mardi 5 septembre 2017

ELLES S'ENTRAÎNENT AUSSI, MAIS ELLES, C'EST POUR LA LFL !

En même temps que les gros gaillards de la NFL, les filles "sexy" de la LFL (Legends Football League) subissent elles aussi les supplices des camps d'entraînement qui mettent à dure épreuve leur corps, surtout en cet été où les températures battent des records de chaleur. Ces ravissantes jeunes femmes, dont la très grande majorité sont âgées de moins de 25 ans, se livrent à des exercices semblables à ceux de leurs confrères de la NFL. Leurs pratiques sont intenses et elles doivent respecter une discipline sévère imposée par leurs coachs, tous d'anciens ou d'ex-joueurs de la Ligue Nationale de Football. Elles ont un livre de jeux à apprendre. Elles courent très vite et elles ont beaucoup d'endurance. Certaines quart-arrières ont un bras étonnamment puissant. Et on ne se ménage pas sur les plaqués.
Lors des essais visant à faire la sélection des candidates qui participeront au vrai camp d'entraînement des équipes, les séances durent trois heures, et les pauses peu fréquentes dépassent rarement deux minutes. Les filles sont testées sérieusement et elles doivent démontrer leurs capacités dans toutes les phases du jeu. Celles qui ne sont pas en bonne condition physique sont automatiquement rejetées. Même des gars ordinaires relativement en forme ne pourraient jamais passer au travers de ces séances où les manquements aux directives sont punis. Les punitions sont appliquées à tout le groupe participant à un type d'exercice particulier (il y a plusieurs groupes qui s'exercent en même temps), même si une seule fille est fautive parmi les participantes. Il n'est pas rare d'en voir quelques-unes saigner du nez ou se blesser pendant les épreuves. Aucune n'abandonne à moins que la blessure soit vraiment grave.
Tout ça pour dire qu'on ne prend pas n'importe qui pour jouer dans la LFL. Non vous ne verrez pas des laides ou des grosses parmi ces footballeuses sexy, mais elles sont presque toutes de bonnes sportives qui ont excellé soit au tennis, au volleyball, au basketball, au soccer, au softball, en athlétisme ou en "body building".
À la fin du mois d'août, celles qui ont "survécu" au camp d'entraînement et qui ont mérité un poste avec leur équipe, entreprendront la saison régulière de la LFL. La Ligue compte dix clubs répartis entre la division Est et la division Ouest. C'est du football à 7 contre 7 sur un terrain de 50 verges de long sur 30 verges de large. Les matchs se jouent en deux demies de 17 minutes chacune. En attaque vous avez un centre, un quart-arrière, deux porteurs de ballon, trois receveurs. En défense on retrouve deux joueuses de ligne, deux secondeurs (linebackers), deux demis de coin (corners) et un demi de sureté (safety). Il n'y a pas de bottés de placement ou de dégagement, seulement des bottés d'envoi.
Ça joue dur entre filles ! La compétition est souvent féroce, les contacts sont parfois violents et les coups...illégaux ! Des batailles peuvent éclater à l'occasion et les arbitres (des hommes d'âge mûr) en ont plein les bras ! Des joueuses se blessent et, après les parties, nombreuses sont les filles dont le corps mal protégé est couvert d'ecchymoses et d'égratignures. Ah ! J'ai oublié de vous dire que ces jolies demoiselles jouent...en petite tenue, genre bikini. Pour se protéger des blessures et des coups, elles revêtent un casque de hockey avec visière, des épaulettes, des pièces de protection pour les genoux et les coudes.
C'est drôle mais moi j'aime mieux les voir s'entraîner en shorts, en T-Shirts ou en survêtements de sport que de les voir disputer des matchs en petite tenue. Sans être puritain ou trop prude, il me semble qu'en jouant presque toute nue, devant des foules composées d'une forte majorité d'hommes dont plusieurs pourraient être qualifiés de "voyeurs", ces sportives racées donnent dans le sexisme et dans le spectacle de cirque, genre lutte WWF ou roller derby. Dommage ! Si, durant les rencontres, elles portaient des uniformes et de l'équipement un peu plus légers mais semblables à ceux des joueurs de football collégiaux, on pourrait mieux apprécier leur savoir-faire et leurs qualités athlétiques. Certaines personnes diront que le football n'est tout simplement pas un sport de femmes, mais ça, c'est sujet à débat...

mercredi 27 août 2014

RECRUE TRÈS SPÉCIALE CHEZ LES SAINTS DE LA NOUVELLE-ORLÉANS !


La Ligue Nationale de Football (NFL) entamera une autre excitante saison le 7 septembre.  Comme à chaque année, de nouvelles recrues sauteront sur le terrain des immenses stades des villes possédant des concessions dans la plus grande et la plus prestigieuse ligue de sports professionnels en Amérique.  Ces nouveaux venus vibreront à l'unisson sous les acclamations puissantes des foules impressionnantes qui font trembler les structures de ces cathédrales modernes où est célébré chaque dimanche la "religion" du peuple américain.

Pour ces recrues, ce sera la réalisation d'un rêve qui les a portées à travers des espoirs mêlés parfois à des découragements éprouvants.  Un rêve qui les a portées à se dépasser au prix d'efforts presque surhumains, malgré d'énormes difficultés, de la douleur, des blessures, des pleurs, du sang, de la sueur, des épreuves quasiment insurmontables.  Sur cent candidats valeureux avec lesquels ils étaient entrés en compétition, seulement un ou deux d'entre eux ont pu se frayer un chemin jusqu'au sommet ultime.  En foulant le terrain pour faire leurs débuts officiels dans la grande Ligue, ces recrues auront des papillons dans l'estomac.  Des papillons dans lesquels s'entremêleront de la fébrilité, de la peur, de la joie, de la griserie et une fierté infinie.



Les mêmes remarques s'appliquent aux cheerleaders qui accompagneront ces nouveaux jeunes joueurs sur les surfaces de jeu.  Leur mérite n'est pas moins grand que celui de leurs collègues masculins.  Elles aussi ont dû s'entraîner durement et longtemps afin de batailler ferme aux auditions qui les ont conduites finalement jusqu'au nec plus ultra.  Dans chaque club qui engage des meneuses de claques, plusieurs centaines de candidates s'affrontent chaque année pour tenter de décrocher un des rares postes disponibles sur le squad de pros.

Ce fut le cas chez les Saints de la Nouvelle-Orléans.  Parmi les filles qui ont réussi à impressionner des juges sévères, au jugement exigeant, une de ces recrues a réalisé ce qui semblait impossible.  Elle a renversé tous les pronostics, tous les préjugés, tous les obstacles qui lui barraient la route.  Cette nouvelle "Saintsation" (le nom du squad de pom pom girls des Saints de la Nouvelle-Orléans) a vraiment fait sensation !  À 40 ans, Kriste Lewis a, en effet, surclassé des centaines de jeunes candidates qui auraient toutes pu être ses enfants !

Le 26 octobre prochain, jour de son 41e anniversaire de naissance, elle sera d'office sur le terrain du Superdome de la Nouvelle-Orléans, pour le match des Saints contre les Packers de Green Bay.  Ce sera un an, jour pour jour, après qu'elle ait décidé de relever un défi complètement fou.



En effet, le 26 octobre 2013, alors qu'elle célébrait ses 40 ans, chez elle, avec sa famille et ses amis, Kriste Lewis déclara qu'elle n'avait prévu rien de spécial ou d'excitant pour marquer cette anniversaire souvent "traumatisant" pour les femmes, qui redoutent de vieillir et de voir leur beauté et leur force diminuer.  C'est alors qu'un ami dit, à la blague, qu'elle devrait tenter de participer aux auditions pour le choix des Saintsations, la saison prochaine.  Tous les gens à la fête éclatèrent de rire mais, une fois tout ce beau monde parti, ce soir-là, Kriste se mit à penser à la fameuse plaisanterie en se disant «pourquoi pas ?; je suis une instructeur de danse aérobic; mes deux fils sont grands maintenant; j'ai un mari qui me soutient; je suis forte et en santé.»

Lewis oubliait pourtant sa condition médicale précaire...  Elle est atteinte d'une maladie incurable des reins (polycistic kidney disease) qui, un jour, ne fonctionneront plus; ce qui l'obligera à recourir à la dialyse et, éventuellement, à un donneur pour lui fournir des organes de remplacement.


De fait, Kriste Lewis s'est servi de sa maladie comme motivation pour atteindre son but.  Cette femme déterminée, au corps superbe, de Hattiesburg, dans l'état du Mississippi, s'est entraînée pendant six mois pour être prête pour les auditions de cheerleading des Saints, qui avaient lieu en avril 2014.  Rendue sur les lieux, Lewis a failli rebrousser chemin et renoncer à son projet : «Je suis restée assise dans l'auto pendant à peu près vingt minutes» a-t-elle confié, quelques temps après.  «Je regardais les jeunes filles entrer.  Elles étaient belles; et j'ai songé : "j'ai 40 ans, mon temps est passé, elles vont toutes rire de moi"».

Puis, l'hésitante quadragénaire se décida à y aller, malgré ses craintes, parce qu'elle avait investi tant de temps et d'énergie pour s'entraîner.  Il était trop tard pour reculer et ainsi gaspiller autant d'efforts et de travail.  Somme toute, ce jour-là, les essais se déroulèrent assez bien pour Kriste.

En retournant à son domicile, même si elle ne croyait pas avoir suffisamment impressionné le panel des juges pour mériter une place parmi les 36 membres officiels des Saintsations, Lewis était contente d'avoir au moins tenté sa chance.  Puis, par la suite, en apprenant qu'elle avait été choisie pour faire partie des finalistes aux dernières auditions, sa confiance monta d'un cran.

Le 30 avril, après trois jours intenses de compétions, les juges annoncèrent à Kriste qu'elle avait gagné son pari presque insensé: elle était officiellement nommée membre des Saintsations.  Stupéfaite, sous le choc, l'heureuse élue se mit à trembler et à pleurer.  Ensuite, lorsqu'elle appela son mari Tim, au téléphone, pour lui faire part de la formidable nouvelle, celui-ci fut tellement ému qu'il ne pouvait même plus parler...


La directrice des Saintsations, Lesslee Fitzmorris, a déclaré que la décision des juges avait été unanime.  On n'a pas fait de cadeau à la nouvelle recrue de 40 ans.  Selon Fitzmorris, Kriste Lewis : «est la définition d'une cheerleader.  Elle encourage activement ceux et celles qui doivent comme elle surmonter l'adversité pour atteindre leur but.

Son histoire est une inspiration autant pour les jeunes que pour les vieux.»  Ses jeunes coéquipières des Saintsations l'ont adoptée sans problème.  Elles la considèrent comme une grande soeur.  Elles trouvent normal de lui demander conseil, de façon naturelle et informelle, au sujet de leur carrière ou sur les relations inter-personnelles.  De leur côté, les filles tiennent leur aînée au courant des nouveautés et de tout ce qui est à la mode dans la société.

La nomination de Kriste Lewis comme membre à part entière des Saintsations a fait beaucoup de bruit.  Les médias la réclament un peu partout.  Les félicitations, les demandes de photos et d'autographes abondent.  Les entrevues se multiplient à la télé et à la radio.  Lorsqu'elle fêtera son 41e anniversaire en dansant et en agitant ses pompons, sur le terrain du Superdome, devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs en délire, la super maman sera nerveuse "à mourir" -ce sont ses mots-, mais, en même temps, elle sera remplie de fierté.

Mais pas autant que ses plus fervents admirateurs : son époux Tim, et ses fils Jake, 14 ans, et Rob, 11 ans.  Ce dernier ne rate jamais une occasion d'enlacer sa mère et de lui dire : «mom, tu es tellement "cool"» !

Bref, une bien belle histoire, avec une fin probablement triste -Kriste dit que son temps de vie est compté à cause de sa maladie-, mais on ne peut que souhaiter le meilleur à cette femme courageuse et remarquable à tous les points de vue.

* * *

Pour lire d'autres récits d'aventures semblables, vous pouvez consulter mon blogue BIKINI AND POM POM GIRLS (http://bikiniandpompomgirls.blogspot.com).  Ou CHEERLEADER ÉTOILE (http://cheerleaderetoile.blogspot.ca)

vendredi 7 février 2014

DES CLUBS DE FOOTBALL DE LA NFL ABUSERAIENT DE LEURS CHEERLEADERS...


C'est de loin l'association sportive la plus riche et la plus lucrative sur la planète.  Au cours de la dernière année, elle a généré 9 milliards de dollars en revenus.  On prévoit que ce montant aura triplé en 2027.  Chacune de ses équipes vaut en moyenne 1,17 milliard de dollars et fait d'énormes profits.  Pourtant certains de ces clubs pleins aux as ne respecteraient pas la loi du salaire minimum pour rémunérer leurs cheerleaders, et ils pousseraient même l'odieux jusqu'à leur imposer des amendes pour des peccadilles.  C'est Lacy T. (on ne révèle pas son nom de famille pour des raisons de sécurité), une meneuse de claque des Raiders d'Oakland, qui a sonné l'alarme en lançant une poursuite judiciaire contre son employeur.  Elle l'a fait au nom de ces jeunes femmes qui, comme elle, se démènent sur les terrains de football, lors des matchs locaux de leur club.  Ces danseuses gracieuses animent ces grands spectacles que sont les présentations des rencontres de la NFL.  Des événements que les réseaux de télévision retransmettent en payant des fortunes en droits de toutes sortes à la Ligue Nationale de Football des États-Unis.  Les pom-pom girls s'entraînent régulièrement de façon à parfaire les routines qu'elles exécuteront devant des dizaines de milliers de spectateurs le jour des parties.  De plus, elles représentent l'équipe lors de nombreuses activités communautaires (une dizaine par année).  Ces superbes beautés sont également mises à contribution en servant de modèles pour le fameux calendrier annuel de la franchise (voir photo plus bas, tirée du calendrier de 2006 des Raiders).




En comptant toutes les heures de travail requises pour arriver à remplir ses fonctions avec les Raiders, Lacy T. (photo ci-dessus) a calculé que son salaire de $ 1 250 par saison ($ 125 par match) équivalait à un taux horaire qui n'atteint même pas $ 5 de l'heure.  Ce qui est inférieur au salaire minimum ($ 7,25 en moyenne aux États-Unis).  D'où la poursuite qu'elle vient d'intenter et à laquelle elle espère que d'autres cheerleaders se joindront (c'est déjà le cas pour une couple de ses coéquipières des Raiderettes).  Notons que le président Obama, lors de son récent discours sur l'état de l'Union, a annoncé son intention de combattre la pauvreté aux USA en augmentant le salaire minimum jusqu'à au moins $ 10 l'heure.  Mais les brimades que doivent subir les meneuses de claque des Raiders (et possiblement celles d'autres clubs) ne se limitent pas à leur salaire chiche.  L'équipe est aussi accusée de violer les lois de l'état de la Californie en obligeant leurs cheerleaders (les Raiderettes) à défrayer leurs coûts de voyage, les cosmétiques rendus obligatoires par le club, et divers autres items du même genre.  Dans sa poursuite, Lacy T., 28 ans, dénonce l'imposition d'amendes pour des peccadilles comme : ne pas amener les bons pom-poms lors d'exercices, ou se présenter au travail avec cinq livres en trop au cours de la saison !  Les Raiders retiendraient illégalement le salaire des Raiderettes jusqu'à la fin de la saison alors qu'ils doivent les payer au moins à toutes les deux semaines.  Lacy T., une fille de Alameda, s'est jointe aux Raiderettes en 2013 après avoir passé deux ans avec les danseuses des Warriors de Golden State.  Ces derniers rémunéraient les membres de la troupe pour toutes leurs heures de travail, en plus de payer leurs dépenses.




Parmi les autres abus que font subir les Raiders à leurs meneuses de claque, il y a ces amendes de $ 10 qu'ils leur chargent pour ne pas avoir amener leur tapis de yoga pour les exercices.  Si la directrice du squad des Raiderettes juge qu'une cheerleader a fait preuve de "mollesse" dans l'exécution de son travail, elle peut la suspendre sans salaire pendant un match.  La fille punie doit alors demeurer au vestiaire durant la partie, mais on la contraint à participer à l'avant-match et aux activités de la mi-temps.  Une telle conduite est scandaleuse.  Dans une industrie aussi prospère, on ne réserve que des miettes à ces jeunes travailleuses qui s'exposent à des blessures dans l'exécution de leurs tâches, et qui font le bonheur des amateurs de football qui les observent à partir des gradins durant les matchs, ou les côtoient lors d'activités populaires visant à aider la communauté ou des oeuvres de charité.   Sur le même terrain où elles offrent de solides performances, ces belles athlètes évoluent tout près de joueurs qui gagnent des salaires faramineux.  Les comparaisons et les disproportions donnent le vertige...  Par exemple, le quart-arrière Aaron Rodgers, des Packers de Green Bay, empoche la fabuleuse somme de 22 millions de dollars par saison.  Joe Flacco, des Ravens de Baltimore, et Drew Brees, des Saints de la Nouvelle-Orléans, mettent la main sur une vingtaine de millions par année (à part de revenus, parfois équivalents ou supérieurs, encaissés pour des commandites et des récompenses de toutes sortes).  Je sais bien que les cheerleaders sont bien loin de rapporter autant d'argent à leur club que ces joueurs étoiles, mais de là à les humilier, comme les Raiders le font, il y a quand même des maudites limites !



Lacy T. a amorcé une démarche qui pourrait faire boule de neige.  Des investigations semblables pourraient avoir lieu chez les autres clubs de la NFL.  Ces organisations riches à craquer risquent de mal paraître devant autant d'injustice vis-à-vis ces jeunes femmes dévouées. Les prestigieuses équipes de la plus grande ligue sportive du monde auront sans doute intérêt à trouver une solution à cette problématique embarrassante.  Ci-dessous, un montage qui rend hommage aux Raiderettes d'Oakland.  La musique est celle de Akon qui rend lui-même hommage à Michael Jackson en interprétant une excellente reprise de son succès WANNA BE STARTING SOMETHING, pour fêter le 25e anniversaire de l'album THRILLER.


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dimanche 18 août 2013

LE "LONG" REGARD DE HOWIE LONG SUR LA POITRINE DE BRITNEY SPEARS !


C'est ce qui s'appelle se faire prendre !  La photographie ci-dessus nous montre l'ex-footballeur Howie Long porter un regard visiblement très intéressé et fort insistant sur la poitrine et le ventre de la populaire chanteuse Britney Spears.  Ça se passait il y a deux ans lors d'une présentation qui, d'après l'arrière-scène, était reliée à une course automobile NASCAR.  Long, maintenant analyste de football au réseau de télévision FOX, subit peut-être encore les taquineries de son entourage -y compris celles de son bon ami Terry Bradshaw, toujours prêt à lui tirer la pipe !- au sujet de ce cliché quelque peu gênant pour lui, mais plutôt flatteur pour Britney !  Quoique, si je peux me fier à de récents commentaires d'animatrices de la station de radio CHOI-FM à Québec, la majorité des femmes trouveraient inconvenant et grossier que des hommes fixe leur poitrine.  Ces messieurs pourraient répliquer que lorsque ces dames découvrent trop leurs seins, comme pour les exhiber, et que vous les avez littéralement dans la face, il est bien difficile de ne pas les regarder !  Tout dépend, bien sûr, de quelle façon et combien de temps vous les observer !  Sur la dite photo, Long a pris soin d'attendre que Britney tourne la tête du bon bord avant de scruter ses "attraits", mais malheureusement pour lui, il a été surpris par le photographe !


Le pauvre Howie est myope et il semble avoir du mal à tout voir ce qu'il voulait découvrir.  Il aurait sans doute davantage satisfait sa curiosité ou son voyeurisme si la plantureuse chanteuse avait porté un décolleté comme celui que l'on peut apercevoir sur la photo ci-dessus !  L'histoire ne dit pas si Diane, l'épouse de Long, a apprécié cette oeillade hardie de son mari...  Ce comportement "macho" n'aurait rien d'étonnant étant donné la stature imposante de Howie, de même que son passé d'athlète qui affectionnait le jeu rude et son rôle de "mâle" dominant.  Dès le début de sa carrière professionnel avec les Raiders d'Oakland (choix de 2e ronde en 1981), Long s'était fixé des objectifs très élevés : être le meilleur à sa position et gagner au moins un championnat.  Il a atteint ces buts et plus encore puisqu'il s'est taillé une place au Temple de la Renommée.  Ce qu'il n'avait pas prévu, toutefois, c'est que deux de ses trois fils suivraient ses traces et feraient leur entrée à tour de rôle dans la National Football League, la plus grande Ligue de sports professionnels en Amérique.  Et c'est bien cela qui est le plus rare et le plus formidable, Howie n'aura pas seulement un successeur dans la grande Ligue, mais il en aura deux -son 3e fils, Howie junior, est à l'université Virginia mais il ne joue pas au football- !


Au printemps dernier, lorsque son rejeton Kyle Long (ci-dessus) a été repêché par les Bears de Chicago, Howie ne pouvait être plus heureux.  Chris Long, son aîné (ci-dessous), l'avait précédé de quelques années en signant un riche contrat de six ans d'une valeur de 56,5 millions de dollars avec les Rams de St-Louis (à son année recrue, Howie avait gagné $ 35 000 avec les Raiders !).  Mais Howie était sans doute soulagé parce qu'il aurait trouvé malheureux que Kyle ne réussisse pas, malgré tous ses efforts, à imiter son grand frère en parvenant à se hisser jusque dans les ligues majeures.  Si le paternel s'est beaucoup impliqué pour aider ses fils à parfaire leur formation lors de leur cheminement aux niveaux inférieurs, il se tient à l'écart maintenant qu'ils sont devenus des pros.  Il a montré sa joie et sa fierté quand ses deux gars ont gradué dans la NFL, et il ne manquera pas un de leurs jeux quand ils seront sur le terrain, mais c'est par le truchement du petit écran qu'il suivra leur évolution.  Vous ne le verrez pas assister en direct à leurs exploits et il ne parlera pas d'eux aux médias.  C'est un impératif pour lui de ne pas faire de l'ombre à ses garçons ou de se glorifier d'être leur papa.  Chris et Kyle apprécient sa discrétion car ça leur met moins de pression sur les épaules.  Il n'est pas facile d'être comparé à un joueur tout étoile comme leur père...


Du reste, Howie est trop nerveux quand il assiste aux parties impliquant sa progéniture.  Ça contraste avec son assurance et son attitude défiante lorsqu'il était lui-même joueur et qu'il aimait malmener ses adversaires.  Mais en tant que père c'est normal qu'il ait une certaine peur pour ses fils.  Durant sa carrière, Howie a dû se faire opérer à pas moins de douze reprises pour soigner des blessures qu'il avait subies dans le feu de l'action ou en s'entraînant.  Le football est un métier rude et dangereux.  Ça frappe fort, le jeu est rapide et exigeant.  Les carrières sont généralement assez courtes.  Selon Howie, le plus important c'est de savoir se défendre afin de sauver sa peau et éviter le plus possible les coups durs.  Évidemment, on ne peut pas tout contrôler quand tout va si vite sur le terrain.  Les parents de footballeurs savent qu'ils doivent s'en remettre souvent à la prière en souhaitant qu'il n'arrive rien de grave à leur enfant.  Ils doivent en même temps avoir la foi et croire que tout ira bien pour eux.  Avant chaque match de ses fils, Howie leur envoie des textos leur rappelant qu'ils doivent garder la tête haute et regarder ce qu'ils frappent.  "Garder la tête haute", Howie le fait sans difficulté, mais pour une autre raison.  Il est tellement fier de ses gars.  Même si, pour leur bien, il s'impose de ne pas trop le montrer...              

samedi 17 novembre 2012

LES DOLPHINS DE 1972 CÉLÈBRENT LE 40e ANNIVERSAIRE DE LEUR SAISON PARFAITE.


À leurs plus beaux jours, ils étaient athlétiques, forts et fringants.  Maintenant ils entrent dans la vieillesse et leurs anciennes blessures reviennent parfois les hanter et les faire souffrir à nouveau.  Le poids des années a alourdi leur corps, buriné leur peau, voûté leurs épaules et courbé leur dos.  Autrefois, ils volaient sur le terrain, aujourd'hui la plupart d'entre eux sont bedonnants et leur démarche est lente et mal assurée.  Leur chevelure est clairsemée et grisonnante.  Leur ardeur a beaucoup diminué.  Et les anciens joueurs de ligne ne sont plus forts comme des boeufs.  Oui leur apparence a pris un coup de vieux, mais dans leur coeur, dans leur tête et dans leurs yeux, leur immense fierté, elle, est intacte, 40 ans après leur exploit exceptionnel.  En effet, sur la scène sportive américaine, ces hommes sont les seuls à avoir fait mentir l'adage selon lequel "la perfection n'est pas de ce monde".  Ces champions parmi les champions, ce sont les joueurs de football de la légendaire formation 1972 des Dolphins de Miami.  Le 14 janvier 1973, à Los Angeles, en gagnant le Super Bowl VII au compte de 14 à 7 contre les Redskins de Washington, les membres de cette équipe de rêve inscrivaient à jamais leurs noms dans le grand livre de l'histoire.  Non seulement étaient-ils sacrés champions du monde du football professionnel, ce qui est en soi une réussite formidable, mais ils devenaient les premiers, et jusqu'à maintenant les seuls, à ne pas perdre au moins un match régulier ou éliminatoire dans une saison complète (17 victoires, 0 défaite).


Depuis cette année mémorable, ces gagnants immortels, auréolés de leur fantastique mythe d'invincibilité, fêtent régulièrement leur record incomparable, qui résiste opiniâtrement au passage des décennies.  Le mois prochain, ils se rassembleront encore pour célébrer cette fois le 40e anniversaire de leur singulier triomphe.  Ils espèrent aussi être reçus à la Maison Blanche par le président Obama, car en 1973, cette coutume d'inviter au Capitole les champions des sports professionnels majeurs, n'existait pas encore.  Le temps commence à presser.  Ils aimeraient avoir ce privilège et cet honneur avant d'être trop âgés ou malades.  Si ces heureuses réunions et ces fêtes sont des sources de joie et de fierté pour les Dolphins, leurs partisans et toute la communauté de Miami, elles agacent un peu certains amateurs de football d'autres villes.  Ceux-ci pensent que l'on a assez vu et revu la "dream team" de 1972, que ce soit lors de commémorations de toutes sortes, de tournois de golf spéciaux ou de conférences de presse suivant le premier échec de la saison des quelques équipes qui, au fil des années, se sont "dangereusement" approchées de leur record de perfection.


Parmi les détracteurs des champions invaincus de 1972-73, il y a sans doute des fans des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Vers la toute fin de la campagne 2007-2008, leur club favori était toujours invaincu avant de perdre le match ultime du Super Bowl, contre les Giants de New York.  On raconte que durant les dernières minutes de cette partie chaudement disputée, les vieux routiers des Dolphins de 1972 ont poussé un grand soupir de soulagement quand ils ont vu les Giants renverser la vapeur et défaire les Pats, qui étaient pourtant largement favoris pour l'emporter et ainsi compléter une saison parfaite.  Ils ont vu une "intervention divine" dans le fameux catch, ballon contre casque (photo ci-dessus), du receveur David Tyree, des Giants.  Ce jeu clé a été un point tournant et il a permis au club New Yorkais de poursuivre sa poussée victorieuse et de revenir de l'arrière de façon spectaculaire.


Plus tôt, au cours de cette saison 2007, à mesure que l'équipe de la Nouvelle-Angleterre, menée par l'as quart-arrière Tom Brady, accumulait les gains, les experts et les observateurs envisageait déjà la possibilité qu'elle ne subirait aucun revers.  C'est alors que quelques-uns des Dolphins "parfaits" de 72 ont soulevé une polémique en affirmant que si les Pats rééditaient leur vieux record d'invincibilité, un astérisque devrait être placé à côté de leur fiche, dans le livre des records de la NFL.  Un peu comme l'astérisque accroché au nom du tricheur Barry Bonds, pour son record de coups de circuit, au baseball.  Il faut se rappeler que cette année-là, le coach Bill Belichik et son club ont été mis à l'amende ($ 500 000 pour Belichik et $ 250 000 pour l'organisation des Patriots, en plus de la perte d'un premier choix de repêchage) à cause d'une affaire d'espionnage par caméra (surnommée le scandale du "Spygate").  L'équipe de la Nouvelle-Angleterre et son entraîneur-chef ont été reconnus coupables d'avoir filmé les stratèges des clubs adverses afin de voler leurs signaux et leurs secrets"...  Il n'en fallait pas plus pour que Don Shula, le célèbre coach des Dolphins de 1972, s'en mêle et déclare que ce scandale diminuait ce que les Patriots avaient accompli (trois victoires au Super Bowl au début des années 2000, plus une fiche de 9-0 en 2007, au moment de l'intervention de Shula).


Quelques anciens joueurs du club invaincu de Shula en avaient rajouté.  Le botteur Garo Yepremian avait fait ce commentaire sarcastique : «Si les Patriots finissent avec une fiche de 19-0, ils devraient amener leur caméra avec eux, au Temple de la Renommée.»  Si Shula et sa bande ont voulu mettre en doute la valeur des Patriots de 2007 (fiche de 18-1), les journalistes des médias de Boston ne se sont pas gênés pour répliquer et critiquer le parcours sans faute des Dolphins de 1972.  Ils n'ont pas manqué de faire remarquer que, l'année où il a établi son record, le club de Shula a bénéficié d'un calendrier extrêmement favorable.  Un des plus faciles dans l'histoire de la NFL.  La fiche combinée des équipes que les Dolphins ont battues en 72 a été de 70 victoires, 122 défaites, pour un pourcentage victorieux de seulement 36,7 %.  Les scribes bostonnais ajoutaient que, contrairement aux Patriots de 2007, les "Fins" de 72 n'avaient pas à négocier avec des complications comme le système des agents libres, le plafond salarial et le calendrier balancé.  Ce dernier impose aux meilleurs clubs des affrontements contre des adversaires qui ont terminé aux premier rang de leur division, la saison précédente.


On a parfois attaqué la réputation des vieux recordmen des Dolphins en les accusant d'être arrogants et sarcastiques.  Ces qualificatifs peu flatteurs ne peuvent pas s'appliquer à Karl Noonan, un receveur de passes qui faisait lui aussi partie de l'équipe magique de 1972.  Il se souvient très bien de cette année-là mais il est toujours étonné que le record d'invincibilité de son ancien club tienne encore après quatre décennies.  À l'époque, lui et ses coéquipiers croyaient qu'il serait égalé dans les trois ou quatre années suivantes.  Le fait que cette marque historique résiste toujours, après 40 ans, la place parmi les plus grandes réalisations sportives de tous les temps, selon Noonan, maintenant âgé de 68 ans et habitant Charlotte, en Caroline du Nord.  «Dans ce temps-là, raconte-t-il, il n'y avait pas d'agents libres.  Si vous étiez bons et que le coach vous aimait comme joueur, ils vous gardaient.  Il y avait très peu de changements de joueurs.  Alors c'était pratiquement la même équipe d'une année à l'autre.»  À cause de cette régularité, les joueurs se connaissaient bien et ils étaient vraiment unis et dédiés à la cause commune.  Cette force du "tous pour un et un pour tous" a aidé l'équipe à quelques reprises en 1972, quand sa fameuse série victorieuse a été sérieusement mise en péril.


Qu'est-ce qui motivait autant ce groupe spécial en 1972 ?  C'était un désir absolu de venger une...défaite douloureuse.  Celle que ces prétendants au trophée Lombardi avaient encaissée au Super Bowl précédent, contre les Cowboys de Dallas.  Déterminés à surmonter ce revers cuisant pour retourner au Super Bowl et le gagner, les joueurs étaient en mission et ils concentraient tous leurs efforts et leur attention sur cet objectif ultime.  Noonan se rappelle qu'après la fin de la saison régulière, forts de leurs 14 gains consécutifs, les joueurs étaient très confiants.  Dans le vestiaire, il régnait une atmosphère du tonnerre.  Les gars souriaient et ils étaient animés d'une énergie incroyable.  Ils savaient que leur tour était venu de triompher.  Ils savaient que, cette fois, personne ne pourrait les arrêter dans leur marche vers la conquête du titre de champions du monde.  C'était leur année...et quelle année ce fut !


Même s'il n'est pas aussi volubile ou orgueilleux que les Griese, Morrall, Csonka, Morris, Buoniconti, Little ou Warfield, qui font la fête à chaque fois qu'une équipe vient près d'égaler leur record mais finit par perdre un match, Noonan admet qu'il est heureux lui aussi en ces occasions.  Cependant, il reconnaît qu'aujourd'hui c'est plus dur de gagner dans la NFL, non seulement parce que le contexte diffère de celui du début des années 1970, mais à cause de l'importance des enjeux monétaires, de l'attention des médias, du phénomène de l'internet, et de la forte compétition.  Tous des facteurs qui exercent une forte pression sur les joueurs.


Noonan sera lui aussi à Miami, le mois prochain, pour fêter en grand, encore une fois, ce record intact de la saison parfaite de 1972.  Semi-retraité, ce fier athlète qui, à force de travail et de détermination, a su se tailler un poste dans la NFL, sans avoir été repêché par aucun club, prononce maintenant des conférences lors d'événements organisés afin d'amasser des fonds au profit d'oeuvres de charité.  Ayant récemment vaincu le cancer, il appréciera encore plus ces joyeuses retrouvailles avec ses anciens coéquipiers.  Avec les géants de la "No Name Defense" qui pouvait si bien tenir en respect les offensives adverses.  Avec Larry Csonka et Mercury Morris, les deux porteurs de ballon qui, avec l'aide de leurs gros gardes et de leurs bloqueurs redoutables, alliaient puissance et finesse pour enfoncer les lignes de défenses ennemies.  Comme eux, il portera dignement sa bague de champion.  Un bijou unique...  Parfait !  À jamais !