mercredi 18 novembre 2009

COWBOYS BIEN EN SELLE ?

On savait avant le début de la saison que la lutte serait féroce pour l'obtention du premier rang de la division Est de la Conférence Nationale de la NFL. Après le départ canon (5-0) des Giants de New York, on pouvait croire qu'ils étaient partis pour la gloire et que rien ne pourrait les arrêter. Attaque au sol en forme de rouleau compresseur et défensive solide comme le roc devaient assurer le succès aux New Yorkais. Or, cinq semaines plus tard, les "G" men se retrouvent avec une séquence de quatre défaites de suite et ce sont les Cowboys de Dallas (6-3) qui trônent au sommet du classement de leur division. Et les hommes de Tom Coughlin peuvent s'estimer chanceux d'avoir vu les Cowboys trébucher dimanche dernier à Green Bay (défaite de 17-7) pendant qu'eux se reposaient durant leur bye.

En effet, belle occasion gaspillée par Dallas qui, avec une victoire contre les Packers, aurait pu prendre une avance de deux matchs sur les Giants et les Eagles au sommet de l'Est de la NFC. Après ce revers de trop, les fans de l'America's Team, qui rêvaient déjà au championnat, étaient furieux et imputaient la défaite au coordonnateur à l'attaque Jason Garrett. Ils l'ont trouvé stupide de ne pas avoir eu davantage recours au monstre à trois têtes (Barber, Jones, Choice) qui occupe le champ arrière de l'offensive de leurs favoris. De fait, les talentueux porteurs de ballon des Boys n'ont couru que 14 fois contre la défensive des Packers. Pendant ce temps, le receveur Roy Williams commettait un échappé coûteux après un très long gain et manquait ensuite une passe cruciale qui aurait encore permis à Dallas d'être en position de marquer. Deux jeux qui ont pesé lourd dans la défaite.

On ne peut pas blâmer les partisans d'être en colère. Car pourquoi se fier à un gars peu fiable comme Williams alors que les dangereux demis offensifs du club peuvent aisément gruger du terrain (moyenne de 5,1 verges par portée, sans compter qu'ils sont aussi très bons pour capter des passes dans le flanc) et écouler les minutes au cadran ?

On savait qu'en 2009, Dallas aurait une attaque redoutable et une défensive moyenne. Mais des doutes persistaient au sujet du quart Tony Romo et des ailiers éloignés. L'excellente combinaison Romo-Jason Witten ne pouvait pas faillir et elle ne l'a pas fait. On espérait que Romo soit plus mature et il l'a été jusqu'à maintenant : il lit mieux les défensives ennemies, il commet moins d'erreurs de jugement, il lance moins d'interceptions et il est plus habile pour éviter les sacks. Et ses receveurs Miles Austin et Patrick Crayton ont beaucoup mieux fait que prévu. Crayton est aussi un des meilleurs retourneurs de bottés de la Ligue.

On a aussi beaucoup reproché aux entraîneurs de ne pas exploiter davantage la grande vitesse du demi Felix Jones, une menace constante, capable de réussir le "coup de circuit" à tout moment aussi bien sur les jeux au sol que sur les jeux de passes. Mais les coachs veulent ménager leur "poulin" qui se blesse trop souvent. L'autre raison de son utilisation réduite c'est qu'il est un bloqueur médiocre qui protège mal son quart-arrière.

La défensive des Cowboys est ordinaire mais elle compte sur un secondeur et un leader extraordinaire : Keith Brooking (photo), un agent libre signé au cours de l'été. Il mène l'équipe pour le nombre de plaqués et il est également la "meilleure meneuse de claque" sur les lignes de côté quand c'est l'attaque qui est sur le terrain ! Faut le voir gesticuler, soulever la foule, encourager ses coéquipiers, répandre la bonne humeur sur le banc... Quel contraste avec le spécialiste de la destruction d'esprit d'équipe, et j'ai nommé le détestable Terrell Owens, parti à Buffalo. On ne s'ennuie pas de lui dans le big "D".

Si seulement les Cowboys pouvaient enfin avoir un meilleur ratio de revirements (-3 présentement) et bien jouer en décembre, tous les espoirs seraient permis pour leurs admirateurs. Ça fait trois ou quatre ans qu'ils "chokent" dans cette période cruciale de la saison. Mais qui sait ? Avec un Romo plus mature, un bon équilibre entre l'attaque terrestre et l'offensive par la passe, avec un leader et un cheerleader de la trempe de Brooking (en défensive et en touche !), les Cowboys pourraient conjurer le mauvais sort cette année et rester bien en selle pour les séries éliminatoires...

mercredi 4 novembre 2009

BRILLANT, BRETT FAVRE CONFOND LES SCEPTIQUES

Parce que c'est justement un athlète de la stature géante d'une légende du sport, le bon vieux Brett Favre a fait ça comme un grand dimanche dernier en conduisant ses Vikings à un triomphe de 38-26 contre son ancienne équipe, les Packers de Green Bay. Même s'il a été copieusement hué par un grand nombre de ses ex-partisans, le vétéran quart-arrière de 40 ans a su maîtriser ses émotions et garder son sang froid aux moments opportuns. La pression était énorme sur lui avec tous ces microphones et toutes ces caméras braqués dans sa direction. Mais son talent exceptionnel, sa grande détermination, son désir absolu de vaincre, sa passion dévorante pour le football ont eu raison de tous les obstacles et de l'adversité. Encore une fois... Et de façon excitante et unique... À la Brett Favre !

Le phénomène Favre a déferlé sur les Packers tel un ouragan qui emporte tout sur son passage. Quatre passes de touché, 244 verges de gains par la passe, aucun sack, aucune interception et une 90e victoire à vie au Lambeau Field. Tout ça en dépit d'un muscle étiré à l'aine qui le faisait souffrir. À le voir sauter de joie sur le terrain après chaque touché des siens, ça ne paraissait pas du tout ! Il ressemblait plus à un gamin qu'à un quadragénaire !

C'est vrai qu'il a raison d'être satisfait d'avoir oublié la retraite pour s'aligner avec Minnesota cette saison. Sa fiche personnelle et celle de l'équipe (7-1) sont reluisantes. Il a déjà seize passes de touché à son palmarès. Seulement trois de ses passes ont été interceptées. Il a un taux de passes complétées de 68% et vient au quatrième rang des QB de la NFL avec une évaluation générale (efficacité) de 106. Des statistiques éloquentes qui n'ont rien de comparables à celles qu'il a compilées l'an dernier avec les Jets de New York. Mais il avait alors mal au bras avec lequel il lance le ballon. Une opération au tendon du biceps a réglé le problème durant la saison morte, et il espère que la "réparation" va suffire à maintenir son bras en santé.

Favre est visiblement à l'aise dans le système offensif des Vikings qui est d'ailleurs le même dans lequel il a connu tant de succès pendant seize ans avec les Packers. Autre facteur confortant, Favre s'entendait déjà très bien avec le coordonnateur à l'attaque des Viks, Darrell Bevell, quand celui-ci était le coach des quart-arrières des Packers de 2003 à 2005. Le fait de pouvoir compter sur le meilleur porteur de ballon de la Ligue en Adrian Peterson l'aide aussi énormément. Mais une grande part du crédit lui revient pour la complicité qu'il a développé avec le jeune receveur Sidney Rice qui est en train de devenir un joueur étoile. Le grisonnant vétéran n'est pas étranger non plus au fait que la recrue Percy Harvin étonne tous les experts par son brio non seulement comme receveur de passes mais comme spécialiste sur les retours de bottés. L'ailier rapproché Visanthe Shiancoe profite aussi de l'excellence et de l'expérience du célèbre no 4 pour connaître une saison formidable.

C'est toute l'équipe des Vikings qui est inspirée par l'éthique de travail et l'enthousiasme juvénile de Favre. Un genre de carburant ou d'énergie contagieuse qui galvanise les forces vives du club et pourrait le conduire jusqu'au Super Bowl. L'an passé, les Vikings étaient déjà solides en défensive et dangereux en attaque avec la "locomotive" Peterson mais ils n'avaient pas un bon quart-arrière. Ils ont trouvé la perle rare cet été. De la façon qu'il était employé en début de campagne, on croyait que Favre serait un simple "gérant" de l'offensive du Minnesota, se contentant de remettre le ballon à ses demis et limitant au maximum les erreurs sur les jeux de passe, quitte à "manger" souvent le ballon. Mais les défensives ennemies ont réagi à ce plan de match en se massant de plus en plus souvent à la ligne de mêlée pour arrêter Peterson. Favre s'est alors mis à exploiter le talent de ses receveurs en lançant des passes dans les zones plus profondes, relativement dépourvues de défenseurs.

Jusqu'à maintenant le "vieux" corps de Brett Favre a tenu le coup. Il y a bien eu quelques moments de frayeur chez ses entraîneurs quand le futur membre du Temple de la Renommée s'est fait faucher à la hauteur des genoux par les rudes membres de l'unité défensive des Steelers de Pittsburgh au cours du seul match que les Vikings ont perdu en 2009. Étendu sur le terrain, Favre a mis du temps à se relever mais il l'a fait en remerciant encore la bonne étoile qui le suit sans cesse depuis le début de sa longue et glorieuse carrière.




mercredi 21 octobre 2009

TITANS 0-6 ! QUE SE PASSE-T-IL ?

Après s'être faits démolir 59-0 par les Patriots de la Nouvelle-Angleterre dimanche passé, les Titans du Tennessee (0-6) sont heureux de ne pas jouer le weekend prochain (bye). Ils panseront leurs plaies à l'abri du regard (huis clos) des journalistes cette semaine, et penseront à des moyens de se sortir de l'enfer dans lequel ils se débattent depuis le début de la saison. Même l'entraîneur Jeff Fisher a dû s'excuser, ces derniers jours. Pas à cause du rendement de son club, mais parce qu'il a eu la mauvaise idée de porter ostensiblement le chandail de Peyton Manning des Colts, pour mousser une activité visant à récolter des fonds pour une oeuvre de charité !

Dire que l'an dernier, on se demandait, à un moment donné, si les Titans (13-3) finiraient par subir une défaite. Cette année on se questionne pour savoir quand ils vont gagner une rencontre ! Certes, leur calendrier a été très difficile jusqu'à maintenant : quatre matchs sur la route en plus d'avoir eu à affronter des équipes fortes qui ont une fiche combinée de 22-13. Et ce ne sera pas plus facile face à leur quatre prochains adversaires parmi lesquels seul Buffalo joue pour moins que .500.

Pourquoi cette équipe quasi-invincible en 2008 en arrache-t-elle autant depuis sa défaite "honorable" de 13-10 contre les champions Steelers de Pittsburgh en levée de rideau de la présente campagne ? La défensive, qui était dominante il y a quelques mois, souffre-t-elle à ce point de la perte du gros joueur de ligne Albert Hainsworth, qui a profité de son statut de joueur autonome pour signer un fabuleux contrat de $ 100 M. avec les Redskins de Washington ? Ou est-ce plutôt le nouveau coordonnateur Chuck Cecil qui ne peut remplacer adéquatement son prédécesseur ?

Une chose est sûre, l'état actuel de la situation est désastreux. En seulement six parties, la défensive des Titans a presque donné autant de points (198, au dernier rang de toute la NFL) que durant toute la saison passée (234). Certaines blessures à des partants comme les demis défensifs Finnegan et Fuller n'ont pas aidé non plus, mais de là à descendre si bas... On rate trop de plaqués, on ne met pas de pression sur les quart-arrières ennemis, la tertiaire se fait brûler à répétitions par de longs jeux, et on multiplie les erreurs mentales. Les Titans n'auront pas trop de deux semaines de pratique, avant le prochain match contre Jacksonville, pour clarifier les choses, s'appliquer à réussir les jeux de base et faire les changements de personnel qui s'imposent.

En offensive, l'attaque au sol fonctionne pourtant bien. C'est toujours la force du club. Mais le QB Kerry Collins (photo) ne semble plus capable d'être efficace comme en 2008. L'an dernier il se contentait de donner le ballon à ses demis offensifs et de surprendre les défensives adverses avec des passes occasionnelles bien exécutées. Il prenait de bonnes décisions tout en minimisant les erreurs et les revirements. Il excellait sur les 3e essai. Cette année, rien ne marche pour lui : il n'arrive plus à repérer ses receveurs, ou ces derniers échappent le ballon, ou il lance des interceptions (déjà 8 cette saison, soit une de plus que dans toute la campagne 2008). Venu deux fois en relève, le quart substitut Vince Young n'a pas fait mieux.

Il faut se rappeler qu'il n'y a pas si longtemps, Collins était un réserviste bien ordinaire. Lorsque la défensive n'accordait pratiquement pas de points aux opposants, il pouvait jouer prudemment et se contenter de bien accomplir la tache simple qu'on lui confiait. Maintenant que la défensive n'arrête plus personne, Collins a la pression de combler les écarts de pointage et d'en faire plus avec son bras de passeur. Son rôle a changé. Il est devenu plus exigeant. Des exigences que le no 5 des Titans ne semble pas capable de satisfaire...

Ci-dessous, des images du "massacre dans la neige" contre les Patriots, dimanche dernier. Un véritable film d'horreur...




jeudi 8 octobre 2009

SAINTS : QUAND LA DÉFENSIVE PASSE À L'ATTAQUE !

L'an dernier, les Saints de la Nouvelle-Orléans ont marqué beaucoup de points. Le problème c'est qu'ils en ont accordés autant sinon plus. C'est pourquoi ils n'ont pu faire mieux que de se forger une fiche de 8-8. Pour tenter de remédier à la situation, la direction de l'équipe de la Louisiane a engagé un nouveau coordonnateur à la défensive, Greg Williams (photo). Dès l'annonce de son embauche, Williams a averti les fans des Saints qu'il n'était pas un "sauveur". Mais à voir les performances incroyables de la défensive des Saints (4-0) depuis que Williams est en poste, on peut croire facilement le contraire... En tout cas, les partisans seraient prêts à se cotiser pour lui ériger une statue devant le Superdome !

C'est le meilleur début de saison des Saints depuis seize ans. La défensive ne fait pas seulement un boulot extraordinaire, elle se transforme souvent en une redoutable arme offensive. Dimanche passé, par exemple, dans une victoire de 24-10 contre les Jets de New York, cette unité défensive, jadis vulnérable, a eu le dessus sur l'attaque des deux clubs en marquant deux touchés, un sur un retour d'interception de 99 verges, l'autre sur une échappée recouvrée dans la zone des buts des Jets (voir vidéo ci-dessous).

Pendant que le quart Drew Brees fait fonctionner l'attaque à plein régime, les hommes de Greg Williams dominent la NFL avec treize revirements (dont dix interceptions) en leur faveur. Et dans cette ligue, lorsque la défensive marque des points, vous gagnez invariablement. Les acquisitions estivales des demis défensifs Darren Sharper et Jabari Greer font une grosse différence, ainsi que le retour en forme des nombreux blessés de l'an dernier. Le même scénario que celui que nous avons décrit la semaine passée, dans le cas de la défensive des Broncos de Denver, se répète en Nouvelle-Orléans. Les joueurs croient en leur coach et en son système. Ils exécutent bien le plan de match et gagnent en confiance. Tout ça se fait dans une atmosphère positive et dynamique.

Contrairement à la saison 2008, la défensive des Saints n'alloue plus les gros jeux qui permettaient aux adversaires (surtout lorsqu'ils évoluaient à domicile) de remporter le duel offensif que représentait un affrontement avec la Nouvelle-Orléans. Le succès engendre le succès. Ça facilite le travail des entraîneurs. Forts des victoires qui leur permettent d'occuper le premier rang de leur division, les joueurs des Saints sont plus réceptifs aux conseils et aux enseignements de leurs coachs. Ils veulent gagner encore et encore, ils ne veulent pas que ça s'arrête. Même les unités spéciales tiennent à faire leur part pour améliorer l'équipe d'une semaine à l'autre. C'est l'effet boule de neige !

Les Saints profiteront du "bye" de cette semaine pour peaufiner certains détails ou corriger certaines lacunes puisque rien n'est jamais parfait. Depuis 1990, 84% des équipes qui ont gagné leur quatre premières parties se sont classées en séries de fin de saison. Au contraire, des 64 formations qui ont perdu leurs quatre premières rencontres, une seule a fait les playoffs.


jeudi 1 octobre 2009

BRONCOS : UN DÉFI QUI RAPPORTE GROS

Congédié par les 49ers de San Francisco, l'automne dernier, l'entraîneur Mike Nolan ne s'est pas apitoyé sur son sort. Engagé au mois de janvier, comme coach de la défensive, par les Broncos de Denver, Nolan est parvenu rapidement à mobiliser ses hommes autour de l'application rigoureuse de la technique du PLAQUÉ.

La consigne à respecter pour connaître du succès en défensive : ne pas manquer de plaqué et plaquer solidement. Résultats : une fiche de 3-0 pour Denver. Une surprise. Bien que les Broncos aient battu des adversaires moins redoutables comme Cincinnati, Cleveland et Oakland (vidéo ci-dessous). D'ailleurs dans cette joute, Nolan estime que sa défensive n'a raté que trois plaqués. C'est proche de la perfection !

Ce qui est impressionnant, c'est comment les Broncos ont remporté ces matchs. En offensive par l'attaque terrestre, et en défensive en allouant qu'un seul touché (aucun par la passe). Une performance fantastique : 16 points accordés en trois rencontres; 215 verges concédées en moyenne par partie; un ratio de revirements de + 6 (2e dans la NFL) comprenant cinq interceptions; dix sacks des QB adverses... Les porteurs de ballon ennemis ne peuvent tout simplement pas passer au centre. La ligne défensive est très étanche. Et même lorsque les attaquants opposés réussissent à franchir cette première ligne, les secondeurs les plaquent rapidement et infailliblement. Du beau travail tout en rudesse !

On saura cette semaine si cette défensive féroce est réelle. Un gros test l'attend avec la visite des Cowboys de Dallas, qui possèdent la plus grosse machine de la Ligue en ce qui concerne l'attaque au sol. Ça va cogner dur. Les joueurs de la ligne à l'attaque des Boys sont énormes et représentent tout en défi...




mercredi 23 septembre 2009

LE JEU D'ELI MANNING COMMENCERAIT-IL À RESSEMBLER À CELUI DE SON FRÈRE PEYTON ?

Lundi soir, au Monday Night Football, à Miami, je croyais bien que les Dolphins inaugureraient leur saison à domicile avec une victoire. J'avais hâte de voir leur fameuse attaque "wildcat". Et, d'ailleurs, je n'ai pas été déçu par cette stratégie empruntée au football collégial. Le directeur général Bill Parcells a raffiné cette tactique et c'est captivant d'en voir l'exécution en différentes variantes. C'est un excellent ajout au livre de jeux et c'est très bon pour le spectacle !

Du côté de leurs adversaires, les Colts d'Indianapolis, je croyais que le quart-arrière tout étoile Peyton Manning aurait du mal à faire produire son offensive privée du futur membre du Temple de la renommée Marvin Harrison (nouvellement retraité), et d'un autre ailier Anthony Gonzalez (blessé). De plus, Bobby Sanders, l'âme de la défensive des Colts manquait aussi à l'appel.

Les deux équipes se sont livrées un duel passionnant, s'échangeant l'avance à tour de rôle jusqu'à la fin. C'est le genre de partie qui est souvent gagnée par la dernier club qui a possession du ballon. Sauf que le quart Chad Pennington a démontré qu'il n'était pas du calibre de son vis-à-vis Peyton Manning. Il a très mal géré le temps amplement suffisant qu'il avait à sa disposition pour aller chercher la victoire. Les choix de jeux étaient douteux. Il n'a pu exploiter l'extrême fatigue de la défensive d'Indianapolis qui a passé près de 45 minutes sur le terrain. Et son meilleur receveur Ted Ginn a aussi prouvé qu'il n'était pas dans la même classe que Dallas Clark et Reggie Wayne, des Colts.

En quinze petites minutes de possession du ballon, Peyton Manning a taillé en pièces la secondaire et la tertiaire des 'Phins. Il a opéré avec la précision d'un chirurgien, exploitant les faiblesses de l'ennemi, sachant exactement ce qu'il fait et ce qu'il doit faire. Du grand art qui laisse les amateurs de football ébahis. Dallas Clark (photo) a établi un record de franchise en accumulant pas moins de 183 verges de gains par la passe. Il trône au sommet de la NFL dans cette catégorie avec 222 verges à sa fiche. Il va sans dire qu'il est très rare de retrouver un ailier rapproché en tête des statistiques pour les verges gagnées par un receveur. Manning fait bien paraître même des joueurs inconnus comme le receveur réserviste Pierre Garçon, qui a donné la victoire à son équipe avec un touché de 48 verges (voir faits saillants dans vidéo en bas).

Le frère de Peyton, Eli Manning, connaît lui aussi un excellent début de saison. Il a aidé les Giants de New York à porter leur fiche à 2-0 et à gâcher le party d'ouverture du nouveau stade des Cowboys de Dallas. Comme l'an dernier, les Boys commettent trop de revirements et n'en provoquent pas assez chez leurs adversaires (aucun en deux matchs). On croyait que les départs des receveurs Plaxico Burress et Amani Toomer handicaperaient Eli et l'offensive des G-men. Erreur. Fait remarquable, Peyton et Eli ont été tellement habiles et efficaces (moyenne d'efficacité de 110.3 pour Peyton et de 103.2 pour Eli), que leurs quatre meilleurs receveurs de passes sont parmi les cinq premiers de la ligue pour les verges gagnées. Steve Smith (214 verges) et le surprenant Mario Manningham (208) ont fait le travail pour l'attaque aérienne des Giants. S'il s'avère que le point faible de la troupe d'Eli n'en est pas un, les Giants iront loin !

Les défensives contre la passe des deux équipes des frères Manning se ressemblent pas mal aussi. Les Colts n'ont accordé qu'une moyenne de 139 verges par match aux receveurs adverses, et les Giants ont presque fait aussi bien en limitant l'attaque aérienne des opposants à 157 verges par partie.

Les autres représentants de New York, les Jets, ont presque complètement embouteillé Tom Brady et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. La défensive des Jets n'a pas encore accordé un touché cette saison. Elle s'en fait un défi d'ailleurs. L'entraîneur des Jets, Rex Ryan, est un spécialiste de la défensive. Il est aussi un bon motivateur qui défie lui-même ses joueurs en faisant des déclarations publiques audacieuses. Il fait confiance à ses leaders. En fait, chacune des lignes défensives a son "coach" sur le terrain. Marques Douglas s'occupent des joueurs de ligne, Bart Scott est responsable des secondeurs et Jim Leonhard est en charge des demis défensifs.

Rex Ryan a peut-être compris que, dans les sports professionnels, ce sont les joueurs qui mènent de plus en plus. Autant leur donner "officiellement" un pouvoir qu'ils détiennent informellement. Il est possible qu'un joueur préfère que son unité soit "dirigée" par un coéquipier respecté que par un coach en chef trop autoritaire... Pas bête ! Ça responsabilise et ça motive peut-être davantage un athlète...

Avant le début du calendrier régulier de la NFL, les analystes avaient dit de surveiller le porteur de ballon Cedric Benson, des Bengals. Ils ont vu juste car le demi de Cincinnati est le no 6 dans la ligue pour les verges gagnées au sol (217).

La semaine dernière, j'écrivais que le quart Jay Cutler, des Bears, ferait les ajustements nécessaires pour faire oublier sa contre-performance du match d'ouverture. Il a bien répondu aux critiques en menant sa formation à un gain sur les champions Steelers de Pittburgh. Ce faisant, il s'est peut-être découvert un bon receveur en la personne de Johnny Knox (152 verges de gains cette année).





jeudi 17 septembre 2009

SANCHEZ ET LES JETS : TRÈS PROMETTEURS !

Quelques commentaires au sujet de la première semaine d'activités de la saison régulière de la NFL. Le jeune quart-arrière des Jets de New York Mark Sanchez (photo) m'a fait écarquiller les yeux à son premier match dans la grande Ligue. Il n'a pas commis beaucoup d'erreurs de "recrue" (voir vidéo en bas). Ce qui m'a le plus impressionné c'est son sang froid en situation de 3e essai (56% de réussite). Il a utilisé tout le terrain et a très bien distribué le ballon à ses receveurs dans les trois zones défensives. La défensive des Jets a été impeccable, agressive, dominante. Les Texans ont été neutralisés et n'ont eu le ballon que pendant 21 minutes ! Sanchez a du sang de leader dans les veines. Ce n'est qu'un match mais si le jeune s'améliore encore durant la saison, les Jets seront à surveiller, surtout avec l'excellente défensive qu'ils ont.

Chez les Bears de Chicago, Jay Cutler aura des ajustements à faire avec sa nouvelle équipe. C'est normal. Mais ses coéquipiers et les journalistes de Chicago ont déjà découvert que Jay a un caractère "spécial" et n'est pas très amical ! Déjà de la controverse ! Plus importante est la perte de Brian Urlacher (poignet disloqué, fini pour la saison) au coeur de la défensive des ours. Une perte qui peut signifier qu'il n'y aura pas de séries éliminatoires pour les porte-couleurs de la ville des vents.

On a beau dire que les parties pré-saison ne sont pas importantes, les statistiques révèlent que très peu d'équipes qui ont compilé une fiche de 0-4 en matchs hors-concours (comme Arizona cette année) réussissent à faire les séries. Les Cardinals ont mal paru contre les 49ers dimanche passé. Un autre qui a mal paru c'est le quart des Panthers de la Caroline Jake Delhomme. Il a repris où il avait laissé l'an dernier dans le match éliminatoire affreux qu'il a connu contre Arizona. Il a multiplié les revirements et a été retiré du match assez tôt. Les coachs et les partisans des Panthers sont inquiets.

Brett Favre n'a pas eu à travailler fort contre les pauvres Browns de Cleveland. Seulement 110 verges de gains par la passe mais une bonne gestion de l'offensive des Vikings. Il a néanmoins été victime de quatre sacks. Mais c'est comme ça que les coachs du club entendent utiliser le célèbre no 4 : on veut qu'il s'en remette à l'attaque au sol et qu'il minimise les risques en situation de passe, quitte à avaler le ballon au lieu de lancer des interceptions. Sauf qu'à force d'encaisser des coups derrière la ligne de mêlée, le vieux Favre risque d'être blessé avant longtemps...

Tony Romo et le gros receveur Roy Williams se sont bien amusés contre les Buccaneers de Tampa Bay. Les Cowboys ont une attaque redoutable. Et si Williams joue enfin à la hauteur de son talent il formera une bonne combinaison de receveurs avec Patrick Crayton. La défensive reste toutefois suspecte.

Les Patriots, les Steelers, les Colts et les Chargers l'ont échappé belle en cette semaine no 1 du calendrier, mais les bonnes équipes trouvent toujours les moyens de gagner. Et les mauvaises équipes inventent des façons de perdre. Parlez-en aux Bills !




samedi 12 septembre 2009

PRÉDICTIONS NFL '09: AFC SUD, PEYTON MANNING FERA LA DIFFÉRENCE

Il se jouera du football excitant dans la division Sud de la Conférence Américaine. La lutte pour le premier rang pourrait être corsée. Chacune des quatre équipes de la section possède des chances de participer aux séries.

Mais les Jaguars de Jacksonville manquent de profondeur et d'expérience en défensive. Ce qui les relèguera au dernier rang. La défensive est aussi le point faible des Texans de Houston et le quart Matt Schaub est fragile (a raté dix matchs en deux ans à cause de blessures). Il faut dire que ses joueurs de ligne le protègent mal. Houston va être dans la course aux séries mais va probablement les manquer encore une fois. Ils échoueront en 3e position.

Les Titans du Tennessee, eux, ne manqueront pas le bateau des séries. Leur défensive est toujours très coriace et leur attaque fonctionne assez bien. Mais ils n'ont pas dans leurs rangs un "gamer" de la trempe de Peyton Manning des Colts d'Indianapolis. Les Colts pourraient éprouver des difficultés en défensive si leur as Bob Sanders (photo) passe encore une bonne partie de la saison hors du terrain en raison de blessures. Il va d'ailleurs manquer le premier match à cause d'ennuis de santé. Mais comptez sur P. Manning pour tirer les marrons du feu au quatrième quart lorsque la partie se joue sur une dernière poussée décisive.

Dans la section Ouest de l'AFC, nul besoin de faire une analyse approfondie. Les Chargers de San Diego profiteront de la faiblesse des Chiefs, des Broncos et des Raiders pour filer seuls en tête. Surtout avec le retour du secondeur Shawne Merriman qui ramènera la défensive à un niveau plus respectable que celui atteint en son absence l'an passé. Le quart Philip Rivers fait partie de l'élite de la NFL à sa position, et il pourra exploiter davantage un LaDainian Tomlinson en meilleure forme que la saison dernière.

vendredi 11 septembre 2009

PRÉDICTIONS NFL '09: AFC EST, EXPÉRIENCE ET GÉNIE

On a beau dire que ce sont les joueurs sur le terrain qui font gagner les entraîneurs dans la NFL, il n'en demeure pas moins que des hommes d'expérience et de génie comme Bill Parcells (Miami) et Bill Belichick (Nouvelle-Angleterre) donnent un avantage certain à leur club par rapport aux équipes qui ne peuvent pas compter sur des dirigeants qui ont autant de savoir-faire et de flair.

Ces personnes ressources semblent prendre toujours les bonnes décisions dans la conduite de leur personnel. Ce qui n'est peut-être pas le cas pour les têtes dirigeantes des Bills de Buffalo. Le propriétaire de la franchise a sauté sur le fauteur de troubles Terrell Owens quand celui-ci est devenu disponible cette année. Soi-disant parce que les Bills n'avaient rien à perdre à tenter le coup, après une fin de saison désastreuse en 2008. Hummm... Tenter sa chance avec Owens, c'est peut-être davantage tenter le diable en personne ! Certains observateurs disent que l'arrivée de T.O. va favoriser l'autre receveur étoile des Bills, Lee Evans, en le libérant des "doubles couvertures" . D'autres experts croient, au contraire, que T.O., l'enfant terrible, réclamera que le quart Trent Edwards lui lance trop souvent le ballon, au détriment d'Evans. Et que si ça ne se passe pas comme il le veut, Owens va "chialer" comme d'habitude, et va mettre la pagaille dans le club.

On ne sait trop à quoi s'attendre d'Edwards. Il jouait très bien avant de subir une commotion cérébrale la saison passée. Il ne fût jamais le même après son retour au jeu. Pour ajouter aux problèmes de Buffalo, le porteur de ballon Marshawn Lynch est suspendu pour les trois premiers matchs de la présente campagne. La défensive des Bills s'est écroulée aussi l'an dernier, lorsque Aaron Schobel s'est blessé et a été au rancart pour presque toute la saison. Son retour en 2009 pourrait améliorer les choses surtout pour ce qui est de stopper la course et de presser les QB ennemis. Le pari du proprio des Bills sur T.O. pourrait se retourner contre lui si l'ancien mauvais garçon des Eagles et des Cowboys fait honneur à sa réputation de bouffon, s'avère une distraction pour le reste de l'équipe et, surtout, si le déclin de ses performances se poursuit et s'accélère. Déjà qu'il s'est blessé (orteil) dès ses premières courses avec les Bills au camp d'entraînement. Ça n'augure rien de bon. L'atmosphère de cirque que créera Owens, et l'incertitude au poste de quart-arrière, m'incitent à penser que les Bills finiront au dernier rang de leur division.

Le réputé maître en défensive, Rex Ryan, est devenu coach des Jets de New York durant la saison morte. L'unité défensive des New Yorkais était déjà agressive et formidable. Pas de raison qu'elle soit affaiblie avec l'arrivée de Ryan. On ne peut en dire autant de l'offensive. Blessé au bras en fin de saison, Brett Favre n'a pu arrêter la débâcle qui a ruiné les efforts des Jets en 2008. Son remplaçant, la recrue Mark Sanchez, a impressionné durant les matchs pré-saison. S'il a à sa disposition des porteurs de ballon de qualité en Thomas Jones et Leon Washington, il n'est pas assuré qu'ils seront motivés car les deux sont insatisfaits de leur contrat. Et du côté des receveurs de passes, Laveranius Coles n'est plus avec l'équipe, ce qui ne laisse que Jerricho Cotchery comme menace pour le long jeu. Sanchez pourrait bien tirer son épingle du jeu mais ce n'est peut-être pas un autre Matt Ryan. Trop de doute et d'incertitude me portent à être prudent et à classer les Jets en 3e position dans l'Est de l'AFC.

Guidés par la main experte et le génie du conseiller "très spécial" Bill Parcells, les Dolphins de Miami sont passés, en très peu de temps, du niveau de pire équipe de la NFL à celui de champions de la section Est de l'AFC. Incroyable exploit ! Toutes les pièces du puzzle sont rapidement tombées en place et le plan de Parcells a réussi à merveille. Il a d'abord eu la main heureuse en recueillant le rejet des Jets, le quart Chad Pennington, que plusieurs croyaient fini. Au contraire, le fragile Pennington a tenu le coup physiquement et s'est révélé un véritable général sur le terrain (67 % de ses passes ont été complétées, avec seulement sept interceptions).

Stratégiquement parlant, le recours à la formation offensive "wildcat" a surpris tout le monde, surtout les défensives des clubs adverses. Voulant poursuivre dans cette veine, Parcells a utilisé un choix de repêchage, cet été, pour mettre la main sur le jeune demi offensif Pat White, qui a justement été un as dans l'exécution du "wildcat", dans les rangs collégiaux. Cette même stratégie a permis au porteur de ballon régulier des Dolphins, Ronnie Brown, de s'affirmer comme jamais en 2008.

L'attaque aérienne de Miami repose en grande partie sur le jeune receveur Ted Ginn Jr. Les Dolphins espèrent qu'il sortira enfin de sa "coquille" et qu'il connaîtra une saison à la hauteur de son talent. Sinon, Pennington devra utiliser plus souvent ses ailiers rapprochés Anthony Fasano et David Martin. La défensive contre la passe en a arraché en 2008. Le coach Tony Sparano croit que l'arrivée du demi de sûreté Gibril Wilson aidera à solidifier la tertiaire. Mais le calendrier de Miami sera très difficile cette saison et il serait surprenant que tout marche comme sur des roulettes comme la saison passée. Au mieux, une deuxième place attend les Dolphins dans l'AFC Est.

Aucun quart-arrière jouant dans cette division n'a le luxe d'être protégé par une meilleure ligne à l'attaque que celle qui est devant Tom Brady, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre. En plus de lui donner le temps de repérer ses super receveurs Randy Moss et Wes Welker, cette ligne offensive est constituée d'athlètes qui se complètent très bien, qui ont appris à jouer parfaitement ensemble et qui forment un véritable bélier mécanique qui ouvre des brèches pour les porteurs de ballon Laurence Maroney, Sammy Morris, Kevin Falk et Fred Taylor.

Aucun doute que les Pats marqueront beaucoup de points. Ils en accorderont peut-être plus aussi, car ils ont perdu de bons éléments en défensive, là où un rajeunissement s'imposait. Mais au lieu de gagner leurs parties 45 à 13, les Patriots se contenteront de pointages moins "écrasants" comme 34 à 20 ! On attendra de voir comment la défensive performera avant de prédire que les Patriots se rendront jusqu'au Super Bowl. Mais l'offensive, elle, semble bien assez puissante pour permettre au coach Bill Belichick (photo) de savourer un autre championnat de division.

jeudi 10 septembre 2009

PRÉDICTIONS NFL '09: AFC NORD, UNE QUESTION DE ROBUSTESSE

Mauvaise nouvelle pour les adversaires des Steelers de Pittsburgh : les champions du Super Bowl amorcent la présente saison avec sensiblement la même formation. Qui plus est, aucun joueur n'a apporté sa bague de championnat au camp d'entraînement, et aucun n'a été vu en train de festoyer ou de fournir moins d'efforts. Les troupes sont motivées, et se concentrent sur un seul objectif : répéter leurs exploits de la campagne 2008-2009.

Pour leur part, les Browns de Cleveland ont engagé l'ex-entraîneur des Jets Eric Mangini. Il a amené six joueurs de la défensive des Jets avec lui, à Cleveland. Peut-être qu'avec eux, la défensive des Browns sera moins horrible que l'an passé, mais c'est loin d'être garanti. Beaucoup de jeunes joueurs doivent acquérir de l'expérience avant que l'on puisse vraiment juger leurs capacités. La principale faiblesse est la défense contre la course et en même temps, la pression trop faible exercée sur les quarts-arrières opposés. Et comme tout part de cette base, c'est un euphémisme de dire qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir pour corriger ces carences. En offensive, tout indique que Brady Quinn a supplanté Derek Anderson comme quart partant. De toute façon, si le receveur Braylon Edwards continue à échapper le ballon comme il l'a fait l'an dernier, peu importe qui le lui lancera dans les prochaines semaines. Le porteur de ballon Jamal Lewis est sur une pente descendante et les jeunes Jerome Harrison et James Davis pourraient le remplacer progressivement. Puisqu'il n'y a guère de choses sûres et solides chez les Browns, je les place à la queue du classement.

Il y a plus de noms connus chez les Bengals de Cincinnati, encore faudrait-il qu'ils produisent des dividendes à la hauteur de leurs réputations. À commencer par le QB Carson Palmer, qui n'a disputé que quatre parties l'an dernier. Quatre matchs dans lesquels il a été inefficace. Derrière lui, le demi offensif Cedric Benson n'est pas très dangereux pour les défensives ennemies. Palmer a des armes plus menaçantes du côté de ses receveurs avec Laveranues Coles, Chad Johnson (Ocho Cinco) et Chris Henry. Mais les deux derniers ont des problèmes de constance et/ou de comportement et la ligne à l'attaque n'est pas fiable. En défensive, les gros joueurs de ligne et les secondeurs doivent réussir à presser et à plaquer les adversaires dans le champ arrière sinon ce sera une saison cauchemardesque à l'image de celle de 2008. Les Bengals sont tellement désespérés qu'ils sont allés chercher le gros Tank Johnson à Dallas. Ils ont tout de même plus d'"up side" que les Browns et devraient terminer devant eux au classement.

Les Ravens de Baltimore ont dû supplier le vieux receveur de passes Derrick Mason de renoncer à la retraite pour revenir leur prêter main forte à l'offensive. Démunis au poste de receveur éloigné, ils n'avaient trouvé personne pour remplacer Mason. En fait, les meilleurs receveurs du club auraient été les porteurs de ballon sortant du champ arrière : Ray Rice, Willis McGahee. Le gros Le Ron McClain complète le redoutable trio de l'attaque terrestre des Ravens. Ils enlèvent beaucoup de pression au jeune quart Joe Flacco mais celui-ci sera appelé à en faire plus que durant la dernière campagne. Au cours de son année recrue, on ne lui a demandé que de minimiser les erreurs et de faire de gros jeux lorsque la situation l'exigeait. Ce qu'il a très bien réussi. Je ne crois pas qu'il puisse faire beaucoup plus avec le personnel qu'il a autour de lui. La défensive de Baltimore est encore féroce même après avoir perdu son génial coach Rex Ryan et le secondeur Bart Scott. Mais, dans l'ensemble, les Ravens ne pourront faire mieux que l'an passé et ils ne viendront pas à bout des Steelers dans la AFC Nord.

Les champions Steelers sont parvenus à garder 19 de leurs 22 joueurs partants de l'an dernier. Presqu'un exploit en soi. Et ils ont une bonne attitude au moment d'amorcer la défense de leur titre. Si les Ravens supportent les comparaisons avec les Steelers pour ce qui est de la défensive, ils ne peuvent le faire en ce qui a trait à l'attaque. La force de caractère extraordianire des Hines Ward (photo), Ben Roethlisberger, Santonio Holmes et Heath Miller n'a pas sa contre-partie chez les Ravens. Ces athlètes jouent souvent malgré les blessures et excellent sous la pression. Le demi à l'attaque Willie Parker a, par contre, été ennuyé par les blessures ces dernières saisons, et sa production s'en est ressentie. Rashard Mendenhall et Mewelde Moore verront leur tâche augmentée pour seconder davantage Parker. Le point le plus inquiétant pour les Steelers, c'est la protection de leur QB. Roethlisberger a été plaqué 150 fois derrière la ligne de mêlée au cours des trois dernières saisons. C'est beaucoup trop et la santé de big Ben est menacée. Il a beau jouer blessé, il risque de se faire sortir de l'alignement si ça continue. Le cas échéant, les Steelers pourraient dire adieu au championnat de la Ligue. Mais pas au premier rang de leur division.