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lundi 7 février 2022

LES RAMS RETOURNENT AU SUPER BOWL : AARON DONALD NE VOULAIT PAS L'ÉCHAPPER CELLE-LÀ !

Sean McVay recevant le trophée George Halas des mains du propriétaire des Rams Stan Kroenke











Les choses n'allaient pas bien pour les Rams de Los Angeles vers la fin du 3e quart de leur match de championnat de la Conférence Nationale contre leurs imbattables rivaux, les 49ers de San Francisco.  Ces derniers venaient de marquer un touché (George Kittle sur une passe de 16 verges de Jimmy Garoppolo) et ils prenaient une bonne avance de 17 à 7.  Les Rams semblaient se diriger vers une 7e défaite de suite contre leurs éternels ennemis de la Californie.


Sur les lignes de côté, dans le camp des Rams, le joueur de ligne étoile Aaron Donald était furieux.  Il a rassemblé ses coéquipiers autour de lui et il leur a passé un savon !  Il est certes un leader du club, mais il ne fait pas souvent de discours devant ses compagnons d'armes.  Mais lorsqu'il en fait un, on a avantage à l'écouter !  Et c'est ce que les gars ont fait...


Que leur a-t-il dit ?  Ou, plutôt, que leur a-t-il crié ?  Les preneurs de son du personnel de télédiffusion des parties de la NFL l'ont enregistré.  Ça va comme suit : «Nous sommes ici pour jouer.  Nous sommes à un match (du Super Bowl).  Redressez-vous !  Redressez-vous !  Nous jouons pour quelque chose, les gars !  Ça doit signifier quelque chose pour vous !  Donnons tout ce que nous avons !  Tout ce que vous avez !  Finissons ça !  Allez !  Tout ce que vous avez !  Finissons-en à : 1, 2, 3 !»

Après ce petit «pep talk» pour galvaniser les siens, Donald a aidé la défensive de l'équipe locale à fermer complètement la porte à l'attaque des 49ers.  Pendant ce temps, l'offensive des Rams se réveillait pour marquer des points (un touché et deux placements) lors de ses trois séries de jeux suivantes.



Lors du dernier jeu offensif des Niners, avec une minute et neuf secondes à écouler au dernier quart, le quart-arrière Jimmy Garoppolo a reculé derrière la ligne de mêlée pour tenter une passe.  Il n'a pas eu le temps de repérer ses receveurs car la ligne défensive des Rams fonçait sur lui avec toutes ses forces.  Au moment où il était plaqué par Aaron Donald (photo ci-dessus), Garoppolo a lancé une passe par en-dessous au demi offensif JaMycal Hasty.  Le ballon avait une trajectoire ascendante et Hasty a sauté pour l'attraper à bout de bras.  Il n'a pu que la faire dévier dans les airs et le secondeur Travin Howard, des Rams, a réussi à l'intercepter.  

Ensuite, l'unité offensive de Los Angeles n'a eu qu'à tuer les dernières secondes du 4e quart pour concrétiser la victoire.

Comme cela avait été le cas en demi-finale contre Tampa Bay, les Rams ont eu chaud !  Ils ont gagné de justesse dans les dernières secondes de ces importantes parties.  Depuis que l'entraîneur Sean McVay dirige l'équipe (2017), c'était seulement la deuxième fois que les Rams gagnaient (23 défaites) après avoir comblé un déficit de dix points et plus en seconde demie d'un match éliminatoire.  La dernière fois, c'était en championnat de Conférence contre les Saints de la Nouvelle-Orléans, en 2018, quand McVay et sa formation ont atteint le Super Bowl 53.



















C'est Jared Goff qui était le quart-arrière des Rams, cette année-là, et il avait failli à la tâche alors que l'attaque tombait en panne en ne marquant que trois maigres points contre la défensive des éventuels champions, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre de Tom Brady et du coach Bill Belichick (compte final : 13 à 3). 

McVay (photo ci-dessus) n'avait que 32 ans ce jour-là, et il a reconnu avoir été «out-coaché» par Belichick quand il a été incapable de s'ajuster aux stratégies de son génial vis-à-vis.  Tous les joueurs qui perdent au Super Bowl disent que c'est la défaite qui fait le plus mal.  Ils souhaitent tous pouvoir se reprendre pour enfin le gagner.  C'est notamment le cas pour Aaron Donald qui a connu cette immense douleur de la défaite ultime en 2018 avec les Rams.

De gauche à droite : Aaron Donald, Von Miller et Jalen Ramsey











Durant la saison régulière, Donald et la défensive des Rams ont connu une baisse de régime.  Mais ils se sont repris en séries de fin de saison en jouant avec beaucoup plus d'aplomb et d'agressivité, surtout contre le jeu au sol (seulement 50 verges permises aux 49ers en 20 courses), et en situations critiques.

Atteindre le Super Bowl était un «must» cette année pour Los Angeles.  Le mot d'ordre était : «All In».  Le propriétaire de l'équipe Stan Kroenke a dépensé une fortune pour se payer des joueurs étoiles obtenus par voie d'échanges ou sur le marché des agents libres par son gérant général Lester Snead.  Avec autant de talent c'était le Super Bowl ou rien. dès cette saison.  Maintenant !  Les joueurs avaient cette pression de réussir.  Ils ne devaient pas échouer.  Et le joueur qui a symbolisé le mieux cette volonté de fer de gagner à tout prix est l'as de la défense : Aaron Donald...



Avant même le début de ce match de championnat, on avait assisté à un phénomène étrange au SoFi Stadium de Inglewood.  Dans les estrades les farouches partisans des Niners (60% de la foule, en rouge) et des Rams (40% des spectateurs, en bleu) avaient cessé les hostilités en regardant  les écrans géants du stade.  Ils voyaient les Bengals de Cincinnati remonter les Chiefs de Kansas City en seconde demie après que la bande de Patrick Mahomes ait pris une avance de 21-3 en première moitié.  Quand les Bengals ont gagné en prolongation, tous les partisans des Rams et des 49ers célébraient ensemble !  En étant convaincus que leur club favori gagnerait et que ce serait plus facile de gagner au Super Bowl contre Cincinnati.  Kansas City étant considéré comme un adversaire beaucoup plus dangereux...

On verra si c'est ce qui arrivera pour les Rams, qui sont donnés favoris par 4½ points pour l'emporter, dans leur stade de 5 milliards de $$$ U.S., par les preneurs aux livres.



Pendant la finale de la NFC, les unités offensives des deux équipes ne s'entendaient pas sur le terrain. Tour à tour, les partisans d'un club ou de l'autre s'époumonaient tellement que les quarts-arrières des deux adversaires devaient utiliser un compte silencieux et des signaux pour appeler les jeux.  Bien qu'ils étaient en désavantage numérique, les fans des Rams ont tenu leur bout.  Le QB Matthew Stafford, des Rams, a tenu à les remercier après la rencontre, alors que les ardents fans des 49ers avaient quitté le stade avec leur grande déception .

«Nos fans ont fait un travail incroyable en rendant l'environnement difficile (pour les 49ers), et c'est bon de renvoyer tous ces chandails rouges à la maison.  Alors, c'était "cool".»  Cette victoire, et cette 2e présence au Super Bowl en quatre ans, va encore aider les Rams à rebâtir leur base de partisans qui était tombée très bas après 21 années passées par les Rams à St-Louis (1994 à 2015) avant de revenir à L.A..  Durant leur longue absence dans la cité des anges, les partisans s'étaient tournés vers l'autre club de la Californie, les 49ers de San Francisco.



Après une douzaine d'années difficiles avec les Lions de Détroit, Matthew Stafford (no 9 photo ci-dessus, avec son épouse Kelly) peut enfin savourer un championnat de Conférence et une place au Super Bowl, avec sa nouvelle équipe.  «J'ai passé plusieurs années dans ce sport, dans cette Ligue, et j'ai aimé chaque minute.  Je me sens béni de pouvoir jouer dans cette Ligue pour aussi longtemps.  Je suis heureux de cette opportunité, pas seulement pour moi, mais pour les gars dans ce vestiaire, qui le méritent aussi.  Et c'est ce que c'est, c'est une opportunité d'y aller et d'en gagner une autre.»

«Nous avons eu de grandes attentes pendant toute l'année.  Nous avons tout fait pour répondre à ces attentes. C'est un groupe motivé que nous avons ici.  Cette partie n'était pas parfaite, ce n'était pas facile par moments.  Mais nous avons trouvé une façon de gagner et c'est tout ce qui compte.»

«Je suis heureux et fier de faire partie de ce groupe et nous avons encore du travail à faire.  À nous de compléter le boulot.»



Coach McVay a bien sûr salué la performance de Stafford, son général en attaque, en qui il a bien plus confiance qu'en son prédécesseur Jared Goff.  Mais l'entraîneur en chef des Rams a tenu également à louanger le receveur éloigné Odell Beckham Jr (à gauche sur photo ci-dessus) qui n'a pas cessé de s'illustrer de plus en plus depuis qu'il s'aligne avec son club (13 novembre 2021) : «Odell a été extraordinaire aujourd'hui.  D'être capable de gagner plus de 100 verges; il a fait des attrapés importants, et en situations critiques, pour que l'on poursuive des poussées offensives...  Il est un joueur spécial.  Il est si brillant.  Il est si talentueux, si doué, et il est si charismatique. Sa présence se fait sentir et il influence ses coéquipiers avec son attitude "cool".»

Personne n'a jamais contesté le talent de Beckham, c'est son caractère difficile qui a été le problème avec les équipes pour lesquelles il a joué auparavent (Giants, Browns).  Est-ce son ami Von Miller qui a une bonne influence sur lui et qui fait que Beckham est un bon coéquipier chez les Rams ?  C'est bien possible.  Il a pris de la maturité et il se contente de jouer du bon football sans rechigner.  Sur le terrain, c'est son excellent coéquipier receveur Cooper Kupp (no 10, photo ci-dessous) qui attire l'attention des défensives opposées.



Pendant ce temps, Beckham peut mieux se libérer de couvertures "homme pour homme", et il peut ainsi exploiter davantage son immense talent.  Au profit des Rams, pour qui il pourrait être un atout de taille pour remporter enfin, et à domicile, ce Super Bowl 56, pour lequel ils ont été expressément assemblés.  

mardi 1 février 2022

49ers : L'AGONIE DE LA DÉFAITE APRÈS UNE FIN DE SAISON MAGIQUE.



Après avoir gagné neuf de leur onze derniers matchs, dont deux victoires en séries éliminatoires contre Dallas et Green Bay, les 49ers de San Francisco abordaient la finale de la Conférence Nationale avec beaucoup de confiance.  D'autant plus qu'ils affrontaient les Rams de Los Angeles, qu'ils avaient vaincus six fois de suite depuis 2018.


Cette fin de saison semblait magique, et, de l'avis des connaisseurs et de plusieurs équipes adverses, San Francisco était le «dark horse», le club que personne ne voulait rencontrer en séries éliminatoires...  


Mais, le beau rêve des 49ers, celui de retourner au Super Bowl pour la seconde fois en trois ans, a connu une fin abrupte dimanche passé, quand ils ont échappé une avance de dix points au 4e quart, avant de perdre 20-17 au profit des Rams, dans le stade de ces derniers, qui était pourtant rempli à 60% de partisans de San Francisco.



La défaite était d'autant plus amère, et quelques membres de l'organisation des 49ers étaient en larmes en quittant le terrain.  Entre autres, le receveur tout étoile Deebo Samuel (photo ci-dessus) et le joueur de centre Alex Mack étaient inconsolables.  Le quart-arrière Jimmy Garoppolo (no 10, photo en tête d'article) s'en voulait d'avoir lancé une interception avec un peu plus d'une minute à faire au 4e quart, ce qui donnait la victoire aux ennemis.



De son côté, le demi défensif Jaquiski Tartt (photo ci-dessus) se blâmait sévèrement pour avoir laissé tomber «ses frères» en ne réussissant pas une interception facile à la sixième minute du 4e quart.  Un jeu qui a changé la partie car, après cette bourde, les Rams ont amorcé leur retour, et ils ont comblé leur déficit de dix points pour aller chercher la victoire qui leur ouvrait les portes du Super Bowl LVI.


Depuis 2019, c'était la deuxième fois que les 49ers perdaient un match éliminatoire après avoir mené par au moins dix points au 4e quart.  Par contre, en pareilles circonstances, ils l'avaient emporté à trois reprises.  La fiche des autres équipes avec une telle avance en éliminatoires au 4e quart ? 23-0 !



«Nous sommes arrivés à court», a déclaré l'entraîneur en chef des Niners, Kyle Shanahan (photo ci-dessus), après la terrible défaite.  «Ça fait partie des sports et de la vie, et vous devez vivre avec» (...) «Les gars souffrent maintenant, mais ils vont rebondir et cela les rendra plus forts.»


Le quart-arrière Jimmy Garoppolo a possiblement joué son dernier match avec San Francisco.  C'est probable que son jeune substitut Trey Lance obtienne les guides de l'attaque la saison prochaine.  Jimmy G. philosophait après la rencontre : «Les émotions sont grandes après une victoire ou une défaite et c'est l'une de ces choses dont vous devez être heureux qu'elle soit arrivée, sourire à ce sujet et penser aux bonnes choses» (...) «On verra ce qui arrivera dans les prochains jours, semaines, ou peu importe, mais j'aime cette équipe.»


L'as ailier rapproché George Kittle mettait cette défaite en perspective en soulignant que les 49ers avaient terminé au dernier rang de leur division l'année précédente. Par la suite, Kittle a fait remarquer qu'ils avaient surmonté un début de saison de cinq revers en huit parties, avec des critiques voulant que tout le monde soit congédié ou échangé dans l'équipe.  Puis, le club avait aligné les gains pour réussir à se classer en séries de fin de saison.  Enfin, lui et les siens s'étaient approchés à deux minutes du Super Bowl avant de perdre contre les Rams...  Pas mal comme parcours, même s'il s'est arrêté trop tôt, avec une fin décevante.



Kittle (photo ci-dessus) a aussi avoué que plusieurs des joueurs-clés de l'équipe avaient disputé cette finale malgré des blessures qui, normalement, les auraient empêchés de jouer.  Lui-même était blessé «au bas du corps», Garoppolo souffrait à chaque fois qu'il lançait le ballon en raison de blessures au pouce de la main droite et à l'épaule du même côté.  Le joueur de ligne Trent Williams était également handicapé par une blessure à la cheville, etc.


Il existe une grande rivalité entre les Rams et les 49ers, (et leurs partisans !) deux clubs de la Californie.  Il y a eu quelques coups salauds qui visaient possiblement à sortir du match des joueurs importants pour leur équipe.  Par exemple, au 2e quart, en tentant de capter une passe, Deebo Samuel a été frappé durement par le demi défensif Nick Scott, qui a d'ailleurs été puni pour rudesse excessive sur ce jeu.


Toujours au 2e quart, après avoir lancé une interception, le quart-arrière Matthew Stafford a été frappé illégalement à la tête par un coup de casque du secondeur de ligne Fred Warner s'amenant vers lui par l'arrière.  Stafford ne l'a pas vu venir et les arbitres n'ont rien vu non plus...



La rivalité n'est pas près de finir entre ces deux clubs ennemis...mais ce sont les Rams qui ont eu le meilleur cette fois et qui accueilleront le Super Bowl chez eux, dans leur merveilleux SoFi Stadium.

jeudi 27 janvier 2022

FINALE DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : LES RAMS FACE À LEUR BÊTE NOIRE, LES 49ers DE SAN FRANCISCO.



Les Rams de Los Angeles feront face à leur bête noire, à domicile, dimanche, dans la finale de la Conférence Nationale.  La dernière victoire des champions de la division Ouest de la NFC contre leurs prochains rivaux, les 49ers de San Francisco, remonte à 2018.  Depuis, ils ont subi six revers de suite.  L'entraîneur en chef des 49ers, Kyle Shanahan, montre un reluisant dossier à vie de 7-3 contre l'équipe de son bon ami Sean McVay, avec qui il a appris son métier dans la NFL lorsque tous deux étaient des coachs adjoints dans la Ligue Nationale de Football, notamment avec le club de Washington.

Pour plusieurs analystes ou observateurs de tous niveaux, ce rendez-vous Rams-49ers en finale de la NFC est surprenant.  On attendait plutôt un choc entre les Packers de Green Bay (semé no 1) et les Buccaneers de Tampa Bay, les champions défendants du dernier Super Bowl. Pour moi, la présence des deux finalistes actuels de la NFC n'est pas si étonnante.  En analyse pré-saison j'avais identifié la division Ouest de la Nationale comme la plus forte de toute la NFL : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-wild-wild-west.html

avec les Rams et les Niners comme les deux principales puissances dans cette section.  Il était donc logique que ces deux clubs se rencontrent au sommet comme ce sera le cas dimanche.

Robbie Gould à gauche, après son placement victorieux à Green Bay


Adversaires de division, s'affrontant toujours deux fois en saison régulière, les deux formations se connaissent bien.  Si vous avez lu mes articles avant le début des séries éliminatoires, vous savez que j'ai écrit que personne ne voulait affronter les 49ers, même si ce club, qui a terminé la saison en force, a été le dernier à se qualifier pour le grand tournoi menant au Super Bowl.

Même si San Francisco a le numéro des Rams, ces dernières années, je pense que Sean McVay et sa troupe préfèrent encore jouer contre les 49ers plutôt que de se rendre disputer la finale dans le froid polaire et le vent glacial de Green Bay.  Ce qui serait d'ailleurs arrivé si les Packers de l'endroit n'avaient pas perdu contre les Niners, samedi dernier, en demi-finale de la NFC.

Les deux défaites des Rams (12-5) cette saison contre les 49ers sont survenues dans des circonstances particulières.  La première, au compte écrasant de 31-10, lors de la semaine 10, le 15 novembre, se situait au milieu d'une série de trois revers consécutifs des Rams.  Une période de léthargie assez étrange pendant laquelle rien ne fonctionnait pour l'équipe.

Jimmy Garoppolo


















La seconde, 27-24 en prolongation, lors du dernier match de la saison, le 9 janvier, à L.A., s'explique peut-être par un relâchement de deuxième demie après que les Rams eurent pris les devants 17-0 en première moitié.  Les Rams ne pouvaient pas finir en première position de la NFC car les Packers étaient déjà assurés de cette place.  Puis, en regardant le tableau des résultats des autres parties, ils voyaient que les Cardinals de l'Arizona perdaient contre les Seahawks de Seattle, ce qui avait pour conséquence de couronner les Rams en tant que champions de la NFC West.

Si les deux clubs peuvent s'affronter en finale, ils le doivent à des victoires dramatiques, dimanche passé.  À Green Bay, dans des conditions climatiques exécrables, les joueurs-clés des 49ers ont fait preuve d'un courage remarquable pour vaincre les Packers 13-10 sur un botté de placement de 45 verges de Robbie Gould, à la dernière seconde du match.  Tirant de l'arrière 10-3 avec cinq minutes à jouer au 4e quart, les Niners ont égalé le compte avec un touché marqué sur un retour de botté bloqué.  Assez spécial comme jeu des unités spéciales !

Sur la série offensive qui a conduit au placement victorieux, le quart-arrière Jimmy Garoppolo (blessé à une épaule et au pouce de la main avec laquelle il lance le ballon), l'extraordinaire receveur espacé Deebo Samuel (photo ci-dessous, no 19, blessé à un genou) et le formidable ailier rapproché George Kittle (qui boitait) ont tous fait fi de la douleur pour continuer à jouer et à faire gagner du terrain à leur équipe, sur des jeux d'une importance cruciale.





À Tampa Bay, les Rams ont failli «échapper» la victoire en échappant le ballon quatre fois aux mains des joueurs des Buccaneers.  Ils menaient 27-3 au milieu du 3e quart quand le ciel a commencé à leur tomber sur la tête.  Leurs deux premiers revirements en première demie, les ont empêchés de marquer des points qui auraient encore accru leur avance.  Le porteur de ballon Cam Akers a notamment commis un échappé coûteux à une verge des buts des Bucs.  Son second échappé, en fin de match, dans son territoire, à la ligne de 30 verges, a permis au QB Tom Brady de mener les siens à un touché qui égalait le pointage 27 à 27, avec 42 secondes à faire au 4e quart.

À ce moment-là, on pouvait contempler un autre haut fait d'armes ajoutant à la légende de Brady.  Lors du Super Bowl LI, en 2016, Brady avait orchestré une remontée semblable contre les Falcons d'Atlanta, qui détenaient une avance de 28-3 à la mi-temps.  Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et Tom Brady avaient triomphé 34-28, en prolongation.  Les Falcons ne s'en sont jamais remis...

Mais cette fois-ci, contre les Rams, Brady a commis une erreur en laissant 42 secondes au cadran du match.  Assez de temps pour permettre aux Rams de remonter le terrain et de s'approcher suffisamment des buts adverses, grâce, surtout, à deux longues passes du quart-arrière Matthew Stafford à son receveur de prédilection Cooper Kupp.  Le botteur Matt Gay (no 6, photo ci-dessous) a fait le reste avec un placement de 30 verges.  Victoire des Rams 30-27 !



En gagnant un deuxième match d'affilée en séries de fin de saison, Stafford (photo ci-dessous) a fait mentir ses détracteurs qui disaient qu'il ne pouvait pas avoir du succès en éliminatoires après ses trois défaites (0-3) en pareilles circonstances lorsqu'il s'alignait avec les Lions de Détroit.  Contre Tampa Bay, et précédemment contre les Cardinals de l'Arizona, le vétéran quart-arrière de 33 ans a complété 75% de ses passes pour 568 verges, quatre touchés, et deux autres en portant lui-même le ballon.  Il n'a été victime d'aucune interception.

Il devra jouer avec ce genre de brio, de confiance et de sang-froid dimanche contre les 49ers.  Cela n'a pas été le cas cette saison lors des deux défaites des Rams contre San Francisco.  La défensive des Niners, classée no 3 dans la NFL, a intercepté Stafford quatre fois et a réussi sept sacks à ses dépens, en plus de le presser à 21 reprises.  Dans le dernier match, la ligne à l'attaque des Rams s'est écroulée, laissant Stafford sans protection, à la merci des chasseurs de QB des 49ers...  La répétition d'un telle domination physique de San Francisco dans la bataille des tranchées, dimanche, serait fatale pour les Rams...

Ces derniers doivent aussi gagner la bataille des revirements, qui détermine souvent l'issue des affrontements.  Une bataille encore plus importante en matchs éliminatoires, sans lendemain pour les perdants.



















Durant la saison régulière, la défensive des Rams a souvent été bousculée, notamment sur les jeux au sol.  En éliminatoires, elle a joué avec beaucoup plus d'intensité en limitant les gains au sol à 61 verges contre les Cards et à 51 verges contre les Bucs.  Ce sera primordial de faire aussi bien contre les Niners et leur meilleur porteur de ballon Elijah Mitchell, un bonhomme difficile à plaquer, qui a gagné 1 100 verges combinées (courses + réceptions de passes) en 2021.

Les Rams devront chercher à mieux établir leur propre attaque terrestre.  Contre Tampa Bay, j'ai trouvé que coach McVay n'avait pas assez balancé le travail de ses demis offensifs, Cam Akers (24 portées, deux échappés), et Sony Michel (une seule portée).  Michel a pourtant bien fait en saison régulière en remplacement de Akers (absent -blessé à un tendon d'Achille- toute la saison sauf pour un rôle limité dans le dernier match régulier).

San Francisco a le vent dans les voiles.  Ils ont gagné neuf de leurs onze dernières parties et ils excellent en situation de pression ou de haute tension.  Mais on peut se demander si leur rude affrontement contre les Packers, dans le froid mordant de Green Bay, dimanche passé, aura laissé des traces.  Plusieurs joueurs sont amochés.  Garoppolo a été rudoyé dans ce match.  Idem pour l'as receveur Deebo Samuel, et le demi offensif Elijah Mitchell, tous deux blessés à un genou mais qui devraient cependant être à leur poste dimanche.




Le joueur de ligne offensive Trent Williams est blessé à une cheville et il pourrait s'absenter ou jouer sans être à 100% de ses capacités.  Les Rams pourraient exploiter cette faiblesse...comme ils l'ont fait contre les Bucs avec le remplaçant de Tristan Wirfs.  À venir jusqu'ici en séries éliminatoires, Von Miller (no 40, photo ci-dessus) a été un joueur important pour la défensive des Rams.  Il a réussi deux sacks, neuf plaqués solo; il a frappé le QB adverse deux fois, en plus de forcer un échappé (recouvré par lui).  Il bénéficie de l'attention portée à son coéquipier Aaron Donald qui a souvent deux joueurs adverses devant lui pour le contrer.

Deebo Samuel a été un poison contre les Rams (et les autres clubs aussi !) en saison régulière avec des matchs de 133 et 140 verges de gains + trois touchés.  Il déroute les défensives ennemies en s'alignant tantôt comme un porteur de ballon, tantôt comme un receveur.  Et en changeant soudainement de position juste avant la remise en jeu !  Un cauchemar pour les défenseurs adverses !

Oui, San Francisco est la bête noire des Rams mais cela peut constituer un défi pour L.A. et les amener à redoubler d'efforts pour mettre fin à cette domination, de sorte que plus personne n'en parle une fois pour toutes.  Ils ont plus de joueurs d'impact que les 49ers et ils ont ainsi plus de possibilités de réaliser de gros jeux.  Ils sont favoris par 3½ points pour gagner cette finale.

Cooper  Kupp














Jouant à domicile, ils aimeraient aussi que leurs partisans soient beaucoup plus nombreux dans les estrades que ceux de leurs voisins californiens de San Francisco.  Lors du dernier match contre les 49ers, les Rams avaient l'impression de jouer à San Francisco tellement les cris des fans des Niners les enterraient !  Cette semaine, les Rams ont tenté de remédier à cette situation en vendant les billets disponibles pour le match à des résidents de Los Angeles seulement.  Coach McVay a également demandé aux détenteurs de billets des Rams de ne pas les vendre aux partisans des 49ers...