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samedi 11 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : TENNESSEE À LAS VEGAS ⇨ GENO SMITH DOIT RETROUVER SA TOUCHE.



On connaît l'enthousiasme débordant du vieil entraîneur Pete Carroll.  À son arrivée en poste avec sa nouvelle équipe, les Raiders de Las Vegas (1-4), il a juré dur comme fer qu'il ferait de ce club perdant une formation gagnante.  C'est tout juste s'il n'a pas promis une participation aux séries éliminatoires, et le championnat de la division Ouest de l'AFC.

Quelques semaines après ces élans d'enthousiasme, Carroll contemple les dégâts, résultant de quatre défaites d'affilée, après un premier match pourtant prometteur, lors de la seule victoire de ses protégés, à Foxborough, contre les Patriots, au début du mois de spetembre.

Le dernier revers de sa troupe a été particulièrement décourageant : une raclée sans appel de 40 à 6 aux mains des Colts, à Indianapolis.  Un fiasco inquiétant au cours duquel Carroll a vu sa défensive abandonner, et baisser complètement les bras, au 4e quart.



Le vieux pilote de 74 ans doit maintenant recoller les morceaux de son équipe brisée, à la veille de recevoir à la maison, les Titans du Tennessee (1-4).  Perdre contre ce club faible n'est pas une option.  Si ça devait se produire, devant les farouches partisans des Raiders, ce serait un tremblement de terre catastrophique.

Les joueurs du Black & Silver n'ont pas les moyens de se présenter devant leurs adversaires de dimanche, en ayant la tête entre les jambes.  Encore moins face à un club des Titans revigoré par sa première victoire de la saison, dimanche passé, au compte de 22 à 21, contre les Cardinals, en Arizona.

Bien que ce gain soit plutôt attribuable aux erreurs monumentales des Cards, et aux cadeaux qu'ils ont donnés aux visiteurs, le spectaculaire "come back" des Titans a été orchestré de manière très impressionnante par le quart arrière recrue Cam Ward, qui a démontré du leadership en complétant plusieurs passes lancées avec force, et sous pression, pour des gains de 193 verges, et ce, rien qu'au dernier quart.

Certains de ces boulets de canon de longue portée ont atteint son receveur privilégié Calvin Ridley (ci-dessus), qui a capté cinq passes pour 131 verges, dans cette victoire incroyable de son club.

Un seul bon quart de jeu ne fait pas une saison entière, mais si ce soudain réveil offensif pouvait être un signe des choses à venir, ce serait très encourageant pour les Titans.

Peut-être que cette victoire surprise de leurs prochains adversaires est une bonne chose pour les Raiders.  Ils ne pourront pas prendre les Titans à la légère.  Ils savent qu'ils devront bien jouer pour les battre, dimanche.



À commencer par le quart arrière Geno Smith (no 7 ci-dessus) qui déçoit beaucoup depuis le début de la glissade aux enfers de sa bande, lors des quatre dernières semaines.  Dans un article précédent, j'ai écrit que le quart des Bengals de Cincinnati, Jake Browning, dominait la NFL avec huit interceptions.  J'étais dans l'erreur.  C'est plutôt Gino Smith qui est au premier rang dans cette catégorie peu enviable.  Il a lancé neuf interceptions jusqu'à maintenant cet automne.

La faute de Smith, c'est qu'il se fie trop à la force de son bras et qu'il attend trop avant de décocher ses passes.  Il vise des receveurs qui sont couverts de près, c'est-à-dire que Smith lance le ballon dans des fenêtres trop étroites et trop risquées, ce qui fait en sorte que les joueurs défensifs adverses s'interposent et volent ses passes.

De plus, puisque le quart des Raiders attend trop longtemps pour que ses receveurs se démarquent, la pression des joueurs défensifs opposés a le temps de le rejoindre pour le plaquer derrière la ligne de mêlée.  Smith a déjà subi le nombre astronomique de 16 sacs, cette saison.  Et rien pour soulager Smith, il est maintenant privé de son meilleur receveur, Brock Bowers, blessé au genou gauche (photo ci-dessous).



Si la tenue de Smith inquiète, celle de la défensive des Raiders cause également des soucis à Pete Carroll.  L'an dernier, la tertiaire du club de Las Vegas était la pire de la NFL en couvertures de passes.  Ce n'est guère mieux cette année.  La défense anti aérienne des Raiders occupe la 22e position de la Ligue, en accordant, en moyenne, 227 verges par match.

C'est une faiblesse sur laquelle Cam Ward et ses receveurs pourraient capitaliser, s'ils sont encore dans la forme qui leur a valus la victoire contre les Cardinals, en fin de partie, dimanche passé.

À part Calvin Ridley, Cam Ward rejoint de plus en plus souvent ses autres receveurs, dont ses deux ailiers rapprochés Chig Okonkwo et Gunnar Helm.  L'ailier espacé Elic Ayomanor seconde de mieux en mieux Ridley pour les longs jeux.  Tandis que le porteur de ballon Tony Pollard est suffisamment productif pour rendre efficace le «play action» avec Ward.



Pollard (ci-dessus) pourrait profiter de la tendance du front défensif des Raiders à accorder de gros gains, sur les jeux au sol, quand les lignes offensives adverses gagnent les batailles de tranchées.  Cela pourrait devenir une autre clé de la victoire pour les Titans.

Ce n'est pas encore le Klondike, mais quelques flashes apparaissent maintenant, et la lumière pointe un peu au fond du tunnel, pour l'attaque des Titans.  Cam Ward n'avait pas connu de succès jusque récemment, mais ce n'était pas par manque de talent.  Ce sont plutôt ses receveurs qui manquaient ou échappaient ses relais.  Si ces derniers commencent à mieux s'ajuster aux façons de faire de leur quart, cela pourrait devenir plus intéressant et productif pour l'offensive du Tennessee.

Avec Geno Smith qui joue mal, et Brock Bowers indisponible, l'attaque des Raiders reposera avant tout sur les porteurs de ballon Raheem Mostert, et la recrue Ashton Jeanty (no 2, photo ci-contre).  Ils doivent connaître un gros match contre la piètre défense des Titans contre la course (28e de la NFL avec 5 verges concédées par portée).

De leur côté, les Titans peuvent gagner en provoquant des revirements contre des opposants qui en commettent beaucoup (10, ✈ le 2e plus grand total dans le circuit Goodell, après les 11 des Bengals).

Las Vegas est le choix des parieurs pour l'emporter par 3½ points.  Une victoire s'impose pour sauver leur saison.  Sinon les portes de l'enfer sont grandes ouvertes pour les Raiders.

Titans  20,   Raiders  23.    

NFL 2025, SEMAINE 6 : CINCINNATI À GREEN BAY ⇨ DÉSESPÉRÉS, LES BENGALS LANCENT UN S.O.S. À JOE FLACCO !



Après l'acquisition de la super vedette défensive Micah Parsons, et deux impressionnantes victoires à domicile contre Détroit et Washington, pour ouvrir leur saison 2025-26, les Packers de Green Bay (2-1-1) semblaient partis pour la gloire.  Tout le monde les vantaient, et certains de leurs joueurs rêvaient même à une saison parfaite, sans défaite.

La réalité les a durement rattrapés ensuite, quand leur offensive a implosé à Cleveland, lorsqu'ils ont subi un affront, en perdant 13 à 10 contre les pauvres Browns.  Leur supposée défensive de champions a ensuite été défoncée et malmenée à Dallas, lors d'un match nul, complètement fou, de 40 à 40 avec les Cowboys.

Les membres du "Pack" auront peut-être eu le temps de retrouver tous leurs sens durant leur semaine de congé (bye) au cours des derniers jours, avant de recevoir la visite des infortunés Bengals de Cincinnati (2-3), dimanche après-midi.



Parlons-en des Tigres bigarrés, c'est vraiment la panique à Cincinnati après trois défaites cinglantes d'affilée, à la suite de la perte de leur brillant quart arrière Joe Burrow, blessé au gros orteil du pied gauche.  Ils sont tellement désespérés qu'ils ont transigé avec les Browns, cette semaine, pour faire l'acquisition du vieux pivot Joe Flacco (photo ci-dessus).

Tout ça parce que le remplaçant de Burrow, le substitut Jake Browning, a échoué lamentablement dans sa mission de bien diriger l'attaque de son équipe, en se transformant en une véritable machine à revirements.  En peu de temps, il a lancé pas moins de huit interceptions, un sommet peu enviable parmi les quarts de la NFL, cette saison.

Flacco était disponible puisqu'il avait été lui-même relégué sur le banc par les Browns, à la suite de ses mauvaises performances.  Ironie du sort, cependant, on se rappellera qu'il a été le seul quart arrière qui a battu les Packers cet automne, il y a à peine un peu plus de deux semaines.  Il faut dire que la coriace défensive des Browns l'avait beaucoup aidé.  C'est un luxe qu'il n'aura pas avec les Bengals, puisque leur défense est pourrie.



Il pourra toutefois compter sur de meilleurs receveurs de passes avec Ja'Marr Chase (ci-dessus) et Tee Higgins, ce qui pourrait être une mince consolation, mais nettement insuffisant.

En revenant à la maison, après deux matchs disputés à l'étranger, les Packers attendront les Bengals de pied ferme, bien reposés, après leur semaine de congé.  Les membres de leur défensive auront eu le temps de lécher leurs plaies, après leur dégelée aux mains des Cowboys.

Comptez sur Micah Parsons, et ses nouveaux amis du front défensif des Packers, pour se venger en augmentant la pression sur la ligne offensive de Cincinnati, et sur le peu mobile Joe Flacco.



De l'autre côté du ballon, le quart Jordan Love (ci-dessus) devra composer avec une ligne offensive amoindrie, car tous les titulaires de cette unité seront soit absents en raison de blessures, soit incertains pour la même raison, en ce qui concerne leur participation au match de dimanche.

Ses deux meilleurs receveurs de passes, Christian Watson et Jayden Reed vont également manquer à l'appel, car ils sont toujours indisponibles, à l'infirmerie.  Il pourra quand même compter sur le porteur de ballon Josh Jacobs pour sortir occasionnellement du champ arrière pour saisir ses passes.  Il fait partie du gros comité de receveurs employés par l'entraîneur Matt Lafleur, pour suppléer à l'absence de Reed et de Watson.

Jacobs a cependant déçu cet automne comme porteur de ballon, avec sa piètre moyenne de 3,3 verges par portée, et aucune course de 20 verges et plus.  C'est un contraste désolant comparé à son fort rendement de la saison passée.  Il pourra peut-être faire mieux contre la faible défensive des Bengals, dimanche.



Est-ce que Joe Flacco pourra être la solution au poste de quart à la place de Jake Browning ?  Rien n'est moins certain, mais peut-il être pire que lui ?  C'est peu probable, mais on ne sait jamais.  Il a 18 ans d'expérience sous le casque, ce qui ne peut pas nuire, avec sa 6e équipe depuis le début de sa longue carrière, en 2008, avec les Ravens de Baltimore, avec lesquels il a remporté le Super Bowl en 2013.

Ce qui peut arriver, c'est que lui et ses nouveaux coéquipiers perdent par l'écart de deux touchés contre des Packers affamés, comme les preneurs aux livres le prévoient.

Bengals  16,   Packers  31.               

samedi 4 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : DETROIT À CINCINNATI > LES BENGALS SONT CUITS !



Peu importe comment vous analysez cet affrontement entre Détroit (3-1) et Cincinnati (2-2), une chose est claire : les Lions sont bien trop forts pour les Bengals.  À moins qu'ils ne retrouvent un sursaut de fierté et d'énergie, ce sera un match à sens unique en faveur des Lions.  Comme ce fut le cas pour les Broncos lors du dernier Monday Night, quand les Bengals ont semblé sans énergie ni espoir, en subissant une défaite lamentable de 28 à 3 à Denver.

Au cours de leurs deux dernières parties, les Bengals ont été dominés par un compte combiné de 76 à 13, par les Broncos, et les Vikings du Minnesota.

L'absence du quart arrière Joe Burrow, blessé, n'est même plus une excuse valable pour la troupe de l'entraîneur Zac Taylor.  Burrow ne joue pas en défensive.  On savait que celle-ci n'était pas forte avant le début de la saison.  Mais pas au point d'être parmi les pires de la Ligue Nationale de Football.  Elle donne près de 30 points et 400 verges de gains en moyenne par match.



D'autre part, l'attaque des Tigres est devenue inoffensive après le match où Burrow a été blessé.  Elle est dernière de la NFL dans presque tous les départements.  Burrow n'est pas un demi offensif.  Pourtant les porteurs de ballon de Cincinnati sont les pires du circuit Goodell, en ne gagnant, en moyenne, que 50 verges par partie, et 2,6 verges par course.  Abyssal !

La ligne à l'attaque ne fait pas le travail non plus, ce qui peut expliquer en partie pourquoi le porteur de ballon Chase Brown n'a amassé jusqu'ici que 133 verges en 57 courses, pour une moyenne pitoyable de 2,3 verges par portée.

À part le super ailier éloigné Ja'Marr Chase, aucun autre joueur des Bengals n'offre des performances acceptables.  Sans vouloir faire de vilains jeux de mots, Ja'Marr en a vraiment marre, et on l'a vu furieux, sur les lignes de côté à Denver, dire rageusement sa façon de penser à son coach Zac Taylor (photo ci-dessus). 
 


Les joueurs de ce dernier semblent avoir abandonné, alors qu'on en est seulement à la 5e semaine de la campagne 2025-26.  Un commentateur des matchs de l'équipe se demandait cette semaine : «Est-ce que les Bengals sont cuits ?».  On est bien tenté de répondre par l'affirmative.

Le seul risque pour les Lions, dans ce match, serait de manquer de concentration, et de ne pas faire le nécessaire pour dominer les Bengals avec leur attaque redoutable, en pensant déjà à leur prochaine rencontre contre les Chiefs, à Kansas City, lors de la semaine 6.

On distingue souvent les bonnes équipes des mauvaises, par le différentiel entre le nombre de revirements qu'elles commettent, et celui qu'elles provoquent.  C'est bien vrai dans le cas qui nous occupe ici.  Les Lions ont un différentiel positif de + 4 (5e meilleur de la NFL) tandis que les Bengals sont en bas du classement avec un différentiel de -3, en raison de huit revirements en faveur de leurs adversaires (cinq interceptions et trois échappés perdus).



Jake Browning (photo ci-dessus), le remplaçant de Joe Burrow, doit s'attendre à recevoir la visite des joueurs défensifs des Lions.  Ces derniers ont déjà 14 sacs à leur crédit, tandis que Browning a déjà été plaqué sept fois derrière la ligne de mêlée, en un peu plus de deux matchs, alors qu'il tenait toujours le ballon.

Les problèmes de la ligne offensive pour protéger son quart arrière en situations de passes, tiennent en partie à l'absence des gardes Lucas Partrick (blessé à un mollet) et Cordell Volson (épaule amochée).  Cette unité n'était déjà pas solide d'avance.



Les Lions ont également plusieurs blessés qui ne joueront pas dimanche.  Les éclopés sont surtout en défensive.  Mais face à la faible opposition à Cincinnati, leur absence ne changera pas grand chose.

Détroit est favori par une dizaine de points pour gagner, mais ça semble un écart trop mince, compte tenu des disparités entre les deux équipes.

Lions  38,  Bengals  16.      

samedi 27 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 4 : CINCINNATI À DENVER, LES BENGALS DANS L'ADVERSITÉ...



Les Bengals de Cincinnati ont une fiche de deux victoires et une défaite, cette saison, mais elle ne reflète pas les difficultés qu'ils ont éprouvées jusqu'à maintenant.  Leur dossier pourrait tout aussi bien être de 0-3 tellement ils ont mal joué, autant offensivement que défensivement.  Et ça augure mal en vue de leur rencontre avec les Broncos, à Denver, dans la seconde partie du programme double du Monday Night, lundi soir prochain.

On savait, avant le début de la présente campagne, que la défense des Bengals ne serait pas meilleure que celle de la saison précédente.  Et cela se confirme jusqu'ici.  Elle est au 26e rang de la NFL avec une moyenne de 30,3 points accordés par match.  La semaine dernière, elle a été massacrée au compte de 48 à 10 par les Vikings du Minnesota.

Mais au cours des dernières années, l'attaque de Cincinnati a eu l'habitude de compenser pour les faiblesses de l'unité défensive.  Ce n'est pas ce qui se produit cette saison.  Elle a chuté en dernière position de la Ligue pour les verges totales gagnées (moyenne famélique de 220,7 par rencontre) et les verges au sol (à peine 49 par partie).  Imaginez, le porteur de ballon Chase Brown gagne jusqu'à présent une moyenne ridicule de deux verges par course !  Vous n'allez pas loin avec ça !



D'ailleurs, leurs adversaires de lundi, les Broncos de Denver (1-2), misent sur le jeu au sol pour faire avancer le ballon sur le terrain.  Ils réussissent plutôt bien dans ce domaine avec une moyenne de 5,16 verges par course (5e position dans la NFL).  Mais l'attaque aérienne, elle, piétine plutôt, avec seulement 173 verges de gains en moyenne par match.  Mais contre la défensive poreuse des Bengals, l'offensive des Broncos, propulsée par le quart Bo Nix, le demi J.K. Dobbins (photo ci-dessus), et le receveur Courtland Sutton, devrait connaître un bon match, lundi soir.

Certes, son manque de punch déçoit, mais c'est bien plus la défensive qui ne répond pas aux attentes.  Dans les défaites contre Indianapolis et les Chargers de Los Angeles, elle a craqué au 4e quart en donnant de gros jeux offensifs aux adversaires.  C'est alors que d'éventuelles victoires se sont transformées en revers amers.



J'imagine que l'entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus) va s'assurer qu'un tel scénario cauchemardesque ne se reproduira pas lundi soir, face aux Bengals.  Les chances sont plutôt minces que le quart substitut de Cincinnati, Jake Browning, réussisse un tel tour de force d'une remontée victorieuse contre Denver, lui qui, en moins de deux matchs complets, a déjà été victime de cinq interceptions et de quatre sacs.

Avec une offensive au neutre, du côté de Cincinnati, et une défensive des Broncos qui voudra retrouver sa solidité devant ses partisans, le résultat final de cet affrontement devrait pencher logiquement en faveur de l'équipe locale.  Les paris sont de 7½ points en faveur de Denver pour gagner lundi soir.  Sans doute parce que les parieurs ont en tête le souvenir de cette dégelée de 48 à 10 des Bengals, la semaine passée, contre les Vikings.  

Bengals  13,  Broncos  27.       

samedi 20 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 3 : CINCINNATI AU MINNESOTA, DUEL DE QUARTS ARRIÈRES REMPLAÇANTS.


Le match de dimanche entre Cincinnati et Minnesota opposera deux quarts arrières substituts, Jake Browning, pour les Bengals, et Carson Wentz, pour les Vikings.  Quelle équipe est la plus mal prise avec cette situation ?  De la réponse à cette brûlante question dépendra le résultat final.

Même si les preneurs aux livres pensent que ce sont les Vikings qui sont favorisés pour gagner, à domicile, dans ces circonstances, je ne partage pas leur avis.

Wentz vient tout juste de se joindre à sa nouvelle équipe.  Il ne connaît pas le système de jeu.  Il n'a pas eu de camp d'entraînement.  Ses coéquipiers ne le connaissent pas.  Il n'a pratiquement pas joué depuis trois ans, et quand il l'a fait, il a été mauvais, subissant interceptions et sacs du quart.

De plus, sa ligne à l'attaque est décimée par les blessures : les plaqueurs Justin Skule et Christian Darrisaw devraient manquer la rencontre; tout comme le joueur de centre Ryan Kelly.  Pas rassurant pour Wentz (photo ci-dessous) qui pourrait être sous pression dans ce match, et incapable de suivre les tracés de ses receveurs.  Des receveurs qui, à part Justin Jefferson, n'ont pas fait grand chose, avec le jeune quart arrière J.J. McCarthy, lorsqu'il a dirigé l'attaque, au cours des deux premiers matchs de la présente saison.



Le porteur de ballon des Viks, Aaron Jones sera également absent, blessé à l'ischio-jambier.  Cela offre peu d'options offensives à Wentz qui, malgré son expérience, devra se contenter de remettre le ballon au demi offensif Jordan Mason et, en raison de la faiblesse de sa ligne offensive, de se débarrasser rapidement du ballon avec de courtes passes vers l'extérieur.  Des passes vives qui pourraient manquer de précision, et qui pourraient être volées par les joueurs adverses.  Avec un remplaçant au poste de centre, des remises de ballon erratiques pourraient aussi conduire à des revirements.

D'autre part, ce ne sera pas la première fois que Jake Browning va remplacer Joe Burrow à long terme.  Il l'a fait avec assez de succès en 2023, en menant les Bengals à une fiche de 4-3.  Comme Wentz, il prend souvent des risques, et lance plusieurs interceptions.  

Mais en relève à Burrow, dimanche passé, contre les Jaguars de Jacksonville, il a joué avec aplomb, en menant de mains de maître une attaque irrésistible qu'il a lui-même couronnée en marquant le touché victorieux, à 18 secondes de la fin du match.  Les Bengals ont gagné 31 à 27.



Browning (photo ci-dessus) ne s'est pas laissé décourager par les trois interceptions qu'il a lancées.  Il a continué d'être agressif, a complété 65,6 % de ses passes, pour 241 verges, et deux touchés.  Il a fait preuve de leadership.  Contrairement à Carson Wentz, il a l'avantage de connaître parfaitement le système offensif de son équipe.  Et avec Ja'Marr Chase et Tee Higgins, il peut compter sur un des meilleurs duos de receveurs de la NFL.

La défensive anti-aérienne des Vikings a été très étanche jusqu'ici cette année.  À l'opposé, elle a été affreuse contre les jeux de course.  Pour exploiter cette dernière faiblesse, le demi offensif Chase Brown (photo ci-dessous), des Bengals, aurait intérêt à retrouver sa forme de l'an dernier, car en 37 courses, cette saison, il n'a maintenu qu'une faible moyenne de 2,4 verges par portée.



De son côté, si Carson Wentz est à l'aise dans son nouvel environnement, et que sa ligne offensive lui donne le temps de lancer le ballon, il pourrait tester avec succès la faible défensive des Bengals contre la passe.

Le rapport de forces et de faiblesses est assez égal dans cette rencontre entre deux clubs éprouvés par les blessures.  L'équipe qui commettra le moins d'erreurs et de revirements devrait l'emporter.  Je pense que ce sont les Bengals qui feront le moins de gaffes, et qui seront les plus dynamiques à l'attaque.

Bengals  23,   Vikings  21.



N.B. > Pour des informations complémentaires sur les deux équipes, cliquez sur les liens ci-dessous :