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samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : NEW ORLEANS À MIAMI ⇨ LES DOLPHINS VISENT UNE 4e VICTOIRE À LEURS 5 DERNIERS MATCHS.



Il est peut-être trop tard pour espérer une place en séries éliminatoires, mais les Dolphins de Miami (4-7) affichent un bien meilleur niveau de jeu depuis un mois. Dimanche, ils tenteront de signer une quatrième victoire en cinq matchs, en affrontant les mal en point Saints de La Nouvelle Orléans (2-9).

Les sombres prévisions d’avant saison se confirment pour le club de la Louisiane.  Les victoires se font rares en raison d'un manque de talent évident, surtout en offensive.  Et les blessures récentes au porteur de ballon Alvin Kamara (genou), et à leur ailier espacé Chris Olave (dos) ne font qu'amplifier leurs problèmes. Il ne reste plus grand chose pour animer l'attaque dirigée par la recrue Tyler Shough, à part l'ailier rapproché Juwan Johnson.

La situation des Dolphins et bien meilleure et, à moins d'un relâchement total après leur semaine de congé (bye), ils devraient disposer des Saints assez facilement, dimanche.  La seule façon qu'ils puissent perdre ce match c'est en se battant eux-mêmes, en commettant des revirements.



Où serait les "Fins" sans leur demi offensif De'Von Achane ? (ci-dessus) Il a été la véritable locomotive de leur attaque avec des gains de 900 verges au sol, et de 370 autres, par la passe.  Il a été surutilisé comme receveur, surtout après la blessure qui a mis fin à la saison de Tyreek Hill. 

Après les Saints, Miami jouera contre les faibles Jets de New York, et la troupe de l'entraîneur Mike McDaniel pourrait alors porter son dossier à six gains et sept revers.  Le reste de leur calendrier est également gérable...

Toutefois, les parieurs ne semblent pas impressionnés par leurs récents succès, car ils ne les favorisent que par 5½ points pour vaincre les Saints.  Ces derniers ne marquent, en moyenne, que 15 points par rencontre, cette saison.  Et sans Kamara et Olave, ça risque d'être encore moins, dimanche, à Miami.

Saints  13,    Dolphins  24.      

dimanche 23 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : ATLANTA À LA NOUVELLE ORLÉANS ⇨ LES SAINTS FAVORIS SEULEMENT POUR LA 2e FOIS CETTE SAISON !



Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer cette semaine pour que les pauvres Saints de la Nouvelle Orléans (2-8) soient favoris, pour seulement la deuxième fois cette saison, pour gagner un match de la NFL  ?

Il y a peut-être deux raisons.  D'abord ils reviennent de leur semaine de congé (bye), et seront donc reposés, et bien préparés à disputer leur match de dimanche après-midi.

Ensuite, ils rencontrent à domicile, les Falcons d'Atlanta (3-7), qui viennent de subir cinq défaites consécutives, et qui joueront sans leur quart arrière Michael Penix, et leur meilleur receveur Drake London, tous les deux blessés.



C'est un fait que les Faucons sont en chute libre, et menacent de tomber au dernier rang de la division Sud de la Conférence Nationale, derrière les Saints.  Et Kirk Cousins (photo ci-dessus), qui va remplacer Penix dimanche, a été mauvais cette saison, quand il a joué en relève du titulaire no 1 de l'équipe, au poste de quart.

En l'absence de Drake London, le pilote des Falcons, Raheem Morris, a désigné le receveur Darnell Mooney, pour le remplacer comme ailier éloigné principal.  Le demi offensif Bijan Robinson pourrait aussi être employé davantage comme receveur de passes.

Mais Robinson devrait être aussi utilisé abondamment pour l'attaque au sol, afin d'exploiter la défense des Saints, moins efficace contre la course, que contre les jeux de passes.  Ainsi, Cousins aurait moins de pression et serait moins susceptible de commettre des erreurs, ce qu'il a tendance à faire trop souvent en tentant de lancer le ballon.  Le vétéran de 37 ans a lancé 16 interceptions en 14 matchs l'an dernier.



Défensivement, les Falcons vont se fier à leur solide demi de coin A.J. Terrell pour surveiller le meilleur receveur des Saints, Chris Olave.  Cette saison, Terrell n’a concédé que 15 réceptions sur 25 passes lancées vers lui, pour un total de 170 verges et aucun touché.  Olave (photo ci-dessus) a capté 60 ballons cette année (7e plus haut total dans la NFL) et il en a échappé seulement deux.

Avant leur semaine de congé, les Saints avaient mis fin à une série de quatre revers de suite en battant les Panthers de la Caroline 17 à 7.  C'était cependant la 5e fois d'affilée qu'ils marquaient moins de 20 points dans un match.

Le quart arrière Tyler Shough est devenu la première recrue des Saints à remporter une victoire, à un poste de partant, depuis les 44 dernières années !  Il a complété 19 passes en 27 tentatives pour des gains de 282 verges et deux touchés contre les Panthers.  Ce qui a été nettement meilleur que la production moyenne de moins de 200 verges par match enregistrée cette année par les pivots de l'équipe.  Shough en était seulement à son second départ comme titulaire du poste principal de QB.



Avec Shough aux commandes de l'attaque, les Saints ont bon espoir de bien terminer la présente campagne.  Ils vont jouer six de leurs sept parties restantes contre des adversaires qui ont présentement une fiche négative.

Le numéro 6 des Saints est très motivé à bien jouer, car il veut être le quart arrière partant de l'équipe, l'an prochain.  Il sera en période d'essai d'ici la fin de la saison, et son rendement déterminera si la direction de l'équipe choisira ou non un pivot recrue, lors du prochain repêchage.


Quant aux Falcons, ils doivent relever le défi de jouer quatre de leurs cinq prochaines rencontres sur la route.  Même s'ils sont les négligés des parieurs, qui favorisent plutôt les Saints pour gagner le match de dimanche par 2½ points, tous les experts ne sont pas d'accord avec ce choix.

À mon avis, les joueurs de l'équipe qui désirent le plus la victoire vont probablement l'emporter.  Les Saints ont gagné les trois dernières parties à domicile contre les Falcons.  Leur moral est sans doute meilleur que celui de leurs adversaires de dimanche, qui ont à digérer une série de cinq revers d'affilée...

Falcons   17,     Saints   20.      

vendredi 7 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : NOUVELLE ORLÉANS @ CAROLINE ⇨ BELLE OCCASION POUR LES PANTHERS D'AJOUTER À LEURS CHANCES DE FAIRE LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Les Panthers de la Caroline (5-4) jouent de mieux en mieux et peuvent encore améliorer leurs chances de mériter une place en séries éliminatoires en battant les pauvres Saints de la Nouvelle Orléans (1-8), dimanche prochain.

Il ne faut pas s'attendre à un festival offensif lors de cette rencontre.  Les deux équipes ne sont pas des puissances en attaque.  Les Saints marquent en moyenne 15,3 points par match, et les Panthers 18,9.

Le club de la Caroline mise sur le jeu au sol, avec leur vedette Rico Dowdle, pour gruger de bonnes portions de terrain, et contrôler le temps de possession du ballon.  Ensuite, le quart arrière Bryce Young s'assure de gérer prudemment l'offensive, sans commettre d'erreurs coûteuses.



Dowdle (ci-dessus) a connu trois parties de 100 verges et plus, depuis qu'il a remplacé Chuba Hubbard comme porteur de ballon principal des panthers.  Dans l'importante victoire surprise de 16 à 13 à Green Bay, la semaine dernière, il a marqué deux touchés, et couru 25 fois pour 130 verges, en plus de saisir deux passes pour onze verges.  Son cas est cependant incertain pour dimanche, car il souffre d'une blessure aux quadriceps.

Autre facteur encourageant, à l'origine des succès récents des hommes de l'entraîneur Dave Canales (quatre victoires à leurs cinq derniers matchs), la défensive s'est améliorée sensiblement.  Au cours des trois dernières rencontres, elle n'a accordé qu'une moyenne de 189,7 verges par la passe.

Chez les Saints, on a lancé la serviette après une 8e défaite la semaine passée (34 à 10 contre les Rams).  Avant la date limite des transactions, mardi, ils ont échangé le receveur Rashid Shaheed aux Seahawks de Seattle, et le joueur de ligne offensive Trevor Penning aux chargers de Los Angeles, contre des choix de repêchage en 2026 et 2027.



Ils ont également confié le poste de quart arrière principal à la recrue Tyler Shough (photo ci-dessus), dimanche dernier, contre les Rams (15 passes complétées pour 176 verges, un touché, et une interception).  Le reste de la saison servira surtout à évaluer leurs jeunes joueurs, pour trouver leur place dans la reconstruction qui se poursuivra l'an prochain.

Les Saints ont des matchs à venir contre les Jets de New York (1-7) et les Titans du Tennessee (1-8).  Le résultat de ces rencontres déterminera probablement quelle équipe finira au dernier rang du classement général, et obtiendra ainsi le premier choix au prochain repêchage.  C'est l'enjeu principal pour ces trois faibles formations.



Avec le départ de Rashid Shaheed, l'ailier espacé Chris Olave (photo ci-dessus) va avoir encore plus de travail, de même que l'ailier rapproché Juwan Johnson.  L'homme à tout faire, Taysom Hill pourrait aussi voir plus d'action, et les Saints voudront également évaluer le demi offensif recrue Devin Neal, en lui confiant plus de responsabilités.  D'autant plus, d'ailleurs, puisque le porteur de ballon principal, Alvin Kamara, est ennuyé par une blessure à la cheville.

Les Panthers jouent bien à domicile, et c'est une des raisons pourquoi ils sont favoris par 5½ points pour disposer des Saints, dimanche après-midi.  Ça ne devrait pas être un match trop excitant, mais les Saints n'ont rien à gagner, et, au contraire, les Panthers ne peuvent pas se permettre de perdre contre des rivaux aussi démunis.

Saints   13,      Panthers    20.       

samedi 18 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : NOUVELLE ORLÉANS À CHICAGO ⇨ BEN JOHNSON FAIT LA DIFFÉRENCE POUR LES BEARS.



Attention, les Bears de Chicago (3-2) sont sur une lancée de trois victoires consécutives, et leurs joueurs ont pris confiance en eux.  Dimanche, ils reçoivent les Saints de la Nouvelle Orléans (1-5) au Soldier Field, en ne prenant toutefois pas leurs adversaires à la légère, malgré leur fiche perdante.

L'équipe de l'entraîneur chef Ben Johnson a gagné ses deux derniers matchs par un score identique de 25 à 24, contre les Raiders, à Las Vegas, et les Commanders, à Washington.  Chaque fois, ce fut en revenant de l'arrière pour inscrire les points gagnants à la toute fin de ces rencontres.  Les Bears de l'an dernier n'auraient pas réussi ces remontées, et auraient perdu ce genre de partie serrée.

La différence cette saison, ils la doivent en grande partie à leur nouvel entraîneur, le génie offensif Ben Johnson, qui a conçu la redoutable machine offensive des Lions de Détroit, lorsqu'il était leur coordonnateur offensif, ces dernières années.



Très bon formateur de jeunes quarts arrières, Johnson fait manifestement du bon travail avec Caleb Williams, à Chicago.  Celui-ci ne cesse pas de s'améliorer, et l'attaque des Bears a atteint la 10e place de la NFL en termes de production de points (25,2 par match en moyenne).  L'offensive aérienne a aussi progressé, et se situe en 11e position, avec des gains de 227,8 verges par rencontre.

Elle parvient souvent à combler les carences de la défensive, qui est avant dernière du circuit Goodell contre le jeu au sol (5,67 verges par course), et 27e pour les points accordés (28,2 points par match, en moyenne).

Avec une telle brigade défensive, on comprend Johnson d'avoir modéré avec prudence l'enthousiasme débordant des partisans de son équipe, en prévision de l'affrontement contre les Saints.  Il a insisté pour que ses joueurs respectent leurs adversaires de dimanche, et qu'ils ne prennent rien pour acquis.

Il est vrai qu'en dépit de leur fiche d'une seule victoire contre cinq revers, le club de la Louisiane n'est pas le pire de la NFL, comme le prévoyaient les experts, avant le début de la saison.  Les Saints ont été compétitifs dans la plupart de leurs matchs, sauf un.  Trois de leurs défaites ont été par un écart d'un touché ou moins.

Mais leur attaque ne marque en moyenne que 18,5 points par joute (29e rang de la NFL).  Il y a toujours quelque chose qui cloche pour l'empêcher de se rendre régulièrement dans la zone des buts adverses : pénalités (50, soit le 3e pire total de la Ligue Nationale), revirements (huit cette saison), sacs, passes échappées par les receveurs, inefficacité en zone payante, etc.  On doit se contenter trop souvent de bottés de placement au lieu de touchés, comme ce fut le cas, la semaine passée, dans la défaite de 25 à 19 contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre.

Face aux Bears dimanche, les Saints auraient tout intérêt à rester disciplinés et à saisir les opportunités. En s'appuyant sur leur jeu au sol mené par les demis Alvin Kamara et Kendre Miller, ils pourraient tenter de contrôler le temps de possession du ballon, contre la défense anti course des Bears, l'une des plus faibles de la NFL, avec 5,67 verges concédées par portée.



Le quart Spencer Rattler (ci-dessus) joue mieux depuis quelques temps, et il dispose de receveurs talentueux en Chris Olave, Rashid Shaheed et Juwan Johnson.  S'ils pouvaient unir leurs efforts et faire preuve de plus d'opportunisme, une victoire serait possible pour leur équipe, à Chicago, dimanche.

Les Bears sont cependant favoris pour gagner cette partie par 4½ points.  Le momentum est de leur côté, après leurs trois victoires d'affilée, et ils ne voudront pas décevoir leurs partisans, qui ont soif de victoires, après plusieurs années de misère et de déception.

Saints  20,   Bears  26.     

dimanche 21 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 3 : NOUVELLE ORLÉANS À SEATTLE, LES VICTOIRES MORALES NE COMPTENT PAS POUR LES SAINTS.



Malgré deux défaites honorables pour commencer leur saison 2025-26, les Saints de la Nouvelle Orléans (0-2) sont toujours considérés comme la pire équipe de la NFL, par les experts, cette année.  Dimanche, ils sont à Seattle pour affronter leur troisième équipe consécutive de la division Ouest de la Conférence Nationale, après des défaites de 20 à 13 contre l'Arizona, et de 26 à 21 contre San Francisco.

Même si leur offensive n'a pas été assez productive pour gagner ces parties, leur défensive a suffisamment bien joué pour les garder dans ces matchs.  Leur manque d'opportunisme en attaque, leur indiscipline, -qui leur a fait prendre trop de pénalités-, et une ligne offensive inconstante, -affaiblie par les blessures-, ont causé leurs deux revers.

Le quart arrière Spencer Rattler n'a pas été mauvais jusqu'à maintenant cette saison.  Son pourcentage de passes complété est correct à 65 %; ses 421 verges de gains aériens sont également respectables, son ratio passes de touché vs interceptions est bon à 3/0.  Il ne manque pas grand chose pour que son rendement global soit bien meilleur que prévu.



Le porteur de ballon Alvin Kamara (photo ci-dessus) n'a pas à rougir non plus de ses performances en 2025 : 32 courses pour 144 verges et un touché.  Mais il n'est plus un demi offensif aussi productif qu'autrefois.

Pour leur part, les receveurs de passes des Saints ont également fait un travail honnête, sans être exceptionnel.  L'ailier rapproché Juwan Johnson a été le meilleur avec 13 attrapés, pour 125 verges, et un touché.  Chris Olave suit avec 13 réceptions pour 108 verges, et Rashid Shaheed a contribué avec dix catchs, pour 85 verges, et un touché.  Mais il en aurait fallu plus.

Après une défaite de 17 à 13 contre les 49ers, pour amorcer le calendrier 2025-26, les Seahawks de Seattle ont causé une belle surprise en allant battre les Steelers au compte de 31 à 17, à Pittsburgh.


Après avoir déçu dans la première partie, le quart arrière Sam Darnold et le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus) ont disputé un fort match, dans la ville de l'acier.

Darnold a complété 22 passes, pour 295 verges, et deux touchés, tandis que Walker a effectué 13 courses, pour 105 verges, et un touché.  

L'ailier éloigné Jaxon Smith-Njigba a encore brillé, en captant huit passes, pour 103 verges de gains, alors que son coéquipier Cooper Kupp a fait sa part, en attrapant sept ballons, pour 90 verges.

La défensive a fait du bon boulot en pressant constamment le quart des Steelers Aaron Rodgers, et en le plaquant trois fois derrière la ligne de mêlée.  C'est le sort qu'elle réserve probablement à Spencer Rattler (photo ci-dessous), dimanche, étant donné que sa ligne offensive, décimée par les blessures, risque de ne pas le protéger adéquatement, en situations de passe.



L'unité défensive des Hawks est no 1 dans la NFL pour le nombre de pressions sans déclencher de blitz.  Elle a déjà quatre interceptions à son crédit.  Elle pourra capitaliser sur la trop fréquente incapacité des Saints à convertir leurs 3e essais, et leur manque d'opportunisme en zone rouge.

C'est probablement ce qui va faire la différence en leur faveur, dans ce match.  Les Seahawks sont donnés gagnants par 7½ points par les parieurs, surtout parce qu'ils jouent à domicile, devant leurs farouches partisans.



Dans les deux affrontements que je n'ai pas encore analysé, les surprenants Colts d'Indianapolis, et leur non moins surprenant quart arrière Daniel Jones, rendent visite aux Titans du Tennessee, à Nashville.  Jones est méconnaissable depuis ses débuts avec les Colts, cette année.  Il semble renaître sous un nouveau jour.

Non seulement il excelle comme passeur en lançant le ballon avec autorité, clairvoyance, et précision, mais il ne commet plus les erreurs qui étaient sa malheureuse marque de commerce, autrefois.



On ne peut pas en dire autant de son vis-à-vis des Titans, la recrue Cam Ward (photo ci-dessus), qui en arrache à ses débuts chez les professionnels.  Il a à peine complété la moitié de ses passes, pour de modestes gains aériens de 287 verges, et un touché.  Il a du mal à lire les défenses adverses, ce qui fait que son indécision lui a valu de subir onze sacs, jusqu'à maintenant.

Il n'aura aucune chance contre l'excellente défensive des Colts.  Ceux-ci sont favoris par 5½ points pour l'emporter, mais l'écart pourrait être bien plus grand en leur faveur si Daniel Jones y va encore d'une performance hors de l'ordinaire.



En Caroline, les Panthers (0-2) reçoivent les Falcons d'Atlanta (1-1) et tenteront de remporter leur première victoire de la saison.  Toutefois, leur quart arrière Bryce Young continue de décevoir en ne remplissant pas les promesses normalement attendues d'un ancien premier choix de repêchage.

Il est imprécis dans ses passes, il commet trop d'erreurs et de revirements (déjà trois interceptions).  Malheureusement pour lui, dimanche, il affronte la défensive contre laquelle les quarts arrières ont eu le plus faible pourcentage de réussite de passes complétées, cette saison, dans la NFL.



Son homologue Michael Penix, chez les Falcons, n'a guère été plus efficace que lui jusqu'ici cette saison.  Mais il a évité les revirements, et il a été mieux appuyé par ses coéquipiers en attaque, notamment par Bijan Robinson (photo ci-dessus) qui a excellé autant comme porteur de ballon (34 courses pour 167 verges de gains) que comme receveur (neuf réceptions pour 125 verges, et un touché).

Les Faucons sont favoris par 4½ points, et les parieurs pourraient bien avoir raison de donner les Falcons gagnants par cette marge.         

mardi 2 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : ARIZONA VS NOUVELLE ORLÉANS, UNE HISTOIRE DE QUARTS ARRIÈRES.



MÊME  S'ILS  ONT  L'AVANTAGE  D'OUVRIR  LEUR  SAISON  À  DOMICILE,  LES  SAINTS  NE  SONT  PAS  FAVORIS  POUR  GAGNER  CONTRE  LES  CARDINALS,  DIMANCHE  APRÈS-MIDI.  MAIS,  AU  FAIT,  AVEC  LEUR  FAIBLE  ÉQUIPE  EN  RECONSTRUCTION,  EST-CE  QU'ILS  SERONT  FAVORIS  POUR  REMPORTER  LA  MOINDRE  VICTOIRE  CETTE  ANNÉE  ?

Contrairement à leurs adversaires de dimanche prochain, les Cardinals de l'Arizona devraient avoir une bonne équipe cette année.  Ils se sont améliorés en défensive en ajoutant à leur formation trois bons vétérans, recrutés sur le marché des agents libres : Josh Sweat, qui a brillé l'an dernier avec les champions Eagles de Philadelphie, Calais Campbell qui revient avec l'équipe après des séjours ailleurs dans la NFL, et Dalvin Tomlinson, en provenance des Browns de Cleveland.  

L'intérieur de la ligne défensive des Cards sera extrêmement solide, rendant la tâche très compliquée pour les coureurs adverses de progresser sur le terrain.  Le front-7 de l'Arizona devrait aussi être en mesure d'exercer beaucoup de pression sur les quarts arrières opposés, cette saison. 

Le secondeur de ligne Akeem Davis-Gaither a été mis sous contrat, après avoir passé les cinq premières années de sa carrière avec les Bengals de Cincinnati.  Il fera partie d'une seconde ligne défensive qui, cependant, laisse à désirer.  La tertiaire dispose d'excellents demis de sûreté, mais elle est moins bonne du côté des demis de coin, avec la recrue Will Johnson et Max Melton.



En attaque, la performance du quart arrière Kyler Murray (photo ci-dessus) sera déterminante cette saison.  À sa septième saison dans la NFL, il doit hausser son niveau de jeu d'au moins un cran, et offrir un rendement plus régulier, pour justifier son énorme chèque de paye.  Il est essentiel qu'il développe une meilleure complicité avec son ailier éloigné Marvin Harrison Jr, son seul receveur capable de l'aider à créer des jeux explosifs.

Pour les courtes passes, cependant, pas de problème, l'ailier rapproché Trey McBride est extrêmement efficace, et l'un des meilleurs de la NFL, à sa position.

Chez les Saints, il y a peu d'espoir.  Le nouvel entraîneur, Kellen Moore, une recrue, a du pain sur la planche pour se débattre avec les nombreux problèmes qui affectent son club.  

Après la blessure qui a mis fin à la saison, et à la carrière du quart arrière Derek Carr, lors du 10e match de la campagne 2024-25, les Saints se sont littéralement effondrés sous la direction du quart substitut Spencer Rattler (zéro victoire, six défaites, seulement quatre passes de touché contre cinq interceptions).  Pourtant, c'est encore lui qui occupera le poste de quart pour commencer la saison 2025-26.



Ce n'est pas qu'il manque de soutien, avec de bons atouts comme le porteur de ballon Alvin Kamara (photo ci-dessus), de même que les talentueux receveurs Chris Olave, Rashid Shaheed, Brandin Cooks, et l'ailier rapproché Juwan Johnson.  Mais la NFL reste une ligue où les quarts arrières font la différence, et les Saints n'en ont tout simplement pas un bon.

D'autres lacunes majeures se trouvent au sein de la première ligne de défense, et au niveau des demi de coin de la tertiaire, donnant à cette brigade défensive l'apparence d'une passoire.  Murray, et le demi offensif James Conner, des Cardinals, devraient en profiter pleinement, et en abuser, dimanche prochain !

Les Saints ont fini à l'avant-dernier rang de la Ligue, l'an dernier, pour les verges accordées par la course.  Malheureusement pour eux, Conner (photo ci-dessous) est un des demis offensifs qui gagnent le plus de verges après contact (moyenne de 3,6 verges par portée), et qui fait rater le plus de plaqués.  De plus, il est excellent pour sortir du champ arrière pour capter des passes.



Si les Cards sont arrivés à court de justesse pour une participation aux séries éliminatoires, l'an passé, c'est à cause des déficiences de leur défense.  Avec les améliorations apportées à cette unité dans l'intersaison, ils pourraient bien atteindre leur objectif cette année.

Le problème c'est qu'ils sont en compétition avec les trois autres équipes de leur division (Ouest de la NFC).  Elles (Rams, 49ers, Seahawks) sont toutes aussi compétitives, voire meilleures que les Cardinals. Le club champion de la section sera sans doute celui qui affichera le meilleur bilan dans les confrontations intra division.  Comparativement à la saison passée, les Cards ont un calendrier plus facile.



Sans Derek Carr, la saison dernière, les Saints ont perdu leurs huit matchs, dont sept avec un écart de plus de 6½ points.  Contre leur défensive poreuse, Murray et les autres rapides coureurs des Cardinals pourront courir à volonté et marquer beaucoup de points, dimanche.

Pas mal plus que l'attaque des Saints, limitée par l'inefficacité de leur QB Spencer Rattler.  La Nouvelle Orléans devra se fier au jeu au sol, avec Kamara, tout en essayant d'éviter les erreurs et les revirements.  Mais ça sera nettement insuffisant.

Cardinals 30,  Saints  13.

N.B. ➡ Pour une analyse plus complète des alignements des deux clubs, voir mes articles précédents.


mardi 22 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : UN ESPOIR DE RETOUR À LA RESPECTABILITÉ APRÈS UNE DERNIÈRE SAISON DÉSASTREUSE...






Après la retraite de leur légendaire quart arrière Drew Brees à la fin de la saison 2020, les Saints de la Nouvelle Orléans ont vu leur niveau d'excellence, marqué par 12 ou 13 victoires par saison, diminuer pour atteindre une plus modeste moyenne de neuf victoires.  Mais dans leur division relativement faible (Sud de la Conférence Nationale), cela suffisait pour se battre pour le championnat ou une place en séries éliminatoires.

C'était encore le plan et l'objectif la saison dernière, jusqu'à ce que tout s'effondre après deux grandes victoires (91 points marqués) en début de calendrier.  L'équipe a perdu 12 des 15 matchs suivants pour tomber au dernier rang de sa section.  L'attaque a marqué 20 points ou moins dans 11 de ces 15 rencontres en étant possiblement la pire formation de la NFL.

Après quatre ans de stagnation, était-ce le moment de songer à une reconstruction après un tel désastre ?  Les dirigeants du club ont refusé d'accepter une telle issue, attribuant cette catastrophe à la malchance causée par les nombreuses blessures à des joueurs clés.



Cependant, la réalité aurait dû s'imposer, et ils auraient dû y faire face en adoptant une autre approche.  Les Saints sont désormais l'un des clubs avec la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  De nombreux vétérans exigent des salaires élevés, ce qui met en péril les limites du budget de l'équipe.

Il n'est pas surprenant que les blessures compromettent fréquemment les chances de succès de l'équipe de la Louisiane, car de nombreux joueurs ont un historique médical lourd, sont fragiles et se blessent souvent.

Cela paraît inévitable, comme pour le meilleur porteur de ballon du club, Alvin Kamara, qui, en huit ans de carrière, n’a disputé qu’une seule saison complète. D’ailleurs, il a manqué les trois derniers matchs de la dernière campagne, cette fois en raison d’une blessure à l’aine.  Celui qui a fêté ses 30 ans cet été a tout de même créé une belle surprise en 2024-25 avec 950 verges au sol et six touchés, malgré une baisse de rendement au cours des trois saisons précédentes.



Le joueur vedette de l'équipe, le talentueux receveur Chris Olave (photo ci-dessus), semble malheureusement devenir un habitué de l'infirmerie. Il a manqué neuf matchs la saison dernière après avoir subi deux commotions cérébrales, les 3e et 4e de sa jeune carrière en NFL.

Son coéquipier receveur éloigné Rashid Shaheed paraît également fragile. En 2024-25, il n’a participé qu’à six rencontres, en raison d’une grave blessure au genou (ménisque).  C'était sa quatrième blessure en seulement deux ans.

Comble de malheur, en avril dernier, les Saints apprenaient que la blessure à l'épaule de leur quart arrière étoile Derek Carr était plus grave que prévue.  Il avait manqué les sept derniers matchs de la saison 2024-25, mais la véritable surprise est venue lorsque Carr a annoncé sa retraite le mois suivant.



Cette triste nouvelle laisse l'équipe démunie, sans quart arrière expérimenté, à l'approche de la prochaine saison.  Les deux remplaçants de Carr, durant son absence, l'année dernière, Spencer Rattler, 24 ans (photo ci-dessus), et Jake Haener, 26 ans, en étaient à leurs premiers pas dans la NFL et ils n'ont pas livré la marchandise.  Ils ont perdu les sept matchs dans lesquels ils ont joué en affichant des coefficients d'efficacité médiocres de 70,4 (Rattler) et 62,6 (Haener).

De telles contre-performances pousseront probablement les Saints à désigner la recrue Tyler Shough comme quart arrière partant dès le début de la prochaine saison.  Choix de 2e ronde (40e au total), ce solide gaillard de 6'5", 223 lbs, se distingue par un bras très puissant, une bonne mobilité et la capacité de lancer le ballon en mouvement à l'extérieur de la pochette.

Étonnamment, il a déjà 26 ans après avoir vécu une carrière exceptionnellement longue pendant sept années, avec trois écoles différentes, en tant qu'amateur.  Il n'a connu du succès qu'à sa dernière saison.  Et devinez quoi ? Il a souvent été blessé pendant ses nombreuses saisons universitaires !  Trois de ces blessures ont mis fin à autant de ces saisons.  Pas très rassurant, en effet ! Le groupe de quarts arrières des Saints paraît être le plus faible de la NFL cette année...



Peu importe qui sera au poste de pivot, il aura besoin du retour au jeu du joueur de centre Erik McCoy (photo ci-dessus), un des meilleurs de la Ligue à sa position.  Il n'a joué que sept parties l'an dernier en raison de blessures au coude et à l'aine.

Le garde Cesar Ruiz a également dû s'absenter pendant quatre matchs à cause d'une blessure à un genou.

Les Saints comptent sur Kelvin Banks Jr, recrue et choix de première ronde (9e), leur nouveau plaqueur gauche, pour renforcer cette ligne offensive et en faire une unité d’un niveau au moins respectable.

Pour renforcer leur effectif, compte tenu de la fragilité de leurs ailiers éloignés, les Saints ont recruté l'agent libre Brandin Cooks, qui fait son retour à la Nouvelle-Orléans après y avoir débuté sa carrière (2014, 2015, 2016).



Le nouvel entraîneur chef des Saints, Kellen Moore (photo ci-dessus), pourrait devenir l'atout majeur de leur attaque.  Connu pour son talent stratégique, il a accompli des exploits en tant que coordonnateur offensif, d'abord avec les Cowboys de Dallas en 2019, puis avec les Eagles de Philadelphie, champions en titre, l'année dernière.

Un signe qui ne trompe pas : conscients de la situation difficile des Saints, aucun entraîneur chef renommé, mais sans emploi, en quête d'un poste ce printemps, n'a postulé pour rejoindre le club de la Nouvelle Orléans.

Cela devrait pousser les dirigeants de l'équipe à reconnaître la véritable précarité de leur alignement, eux qui s'entêtent à ne pas l'admettre, en entamant un processus de reconstruction avec de nouveaux jeunes footballeurs.  On persiste dans la même mentalité, en répétant les mêmes recettes conservatrices, tout en espérant de meilleurs résultats.



Notez que les experts peuvent se tromper en pensant que la déchéance des Saints continuera la saison prochaine.  Ils prévoient pour eux un bilan identique de 5-12, comme en 2024-25. Mais s'ils évitent la même avalanche de blessures que l'an dernier, et que le nouveau coach Kellen Moore fait encore des miracles en offensive, il n'est pas dit que les Saints ne puissent pas s'améliorer.

Mais ce n'est pas seulement en attaque que les Saints doivent résoudre des problèmes. La défense est dans un état lamentable, ayant terminé la dernière saison au 30e rang de la NFL.

Là aussi, la direction a choisi un nouveau responsable de cette unité, en embauchant l'ex entraîneur en chef des Chargers de Los Angeles, Brandon Staley.  En 2020-21, en tant que coordonnateur défensif, il avait transformé les Rams de Los Angeles en la meilleure défense de la Ligue Nationale et en champions du Super Bowl.



Staley (photo ci-dessus) a déjà décidé de changer le schéma de cette brigade défensive pour adopter le système 3-4.  Le plaqueur Davon Godchaux (ex Patriots) a été engagé pour aider à mieux stopper les jeux de courses adverses, et le demi de sûreté Justin Reid (ex Chiefs) a été recruté pour renforcer la tertiaire.

Cette dernière unité avait été affaiblie après l'échange de Marshon Lattimore, au milieu de la sernière saison; et après la perte du demi de coin Paulson Adebo sur le marché des agents libres, ce printemps.

Mais c'est surtout à ce niveau que le vieillissement du club inquiète.  En première ligne, Cameron Jordan a 36 ans; tout comme le secondeur Demario Davis sur la 2e ligne; et sur la 3e, Tyrann Mathieu a fêté son 33e anniversaire en mai dernier.  Les trois défenseurs ont commencé à montrer des signes de déclin.



De plus, le demi de coin Kool-Aid McKinstry devra se rattraper après une saison décevante lors de son année recrue.

C'est à se demander si les Saints ne devraient pas se laisser couler encore plus profondément la saison prochaine.  Ils pourraient alors parler les premiers au prochain repêchage, et sélectionner le meilleur quart arrière disponible.

On pense qu'un certain Arch Manning serait l'heureux élu.  C'est le petit fils de l'ancien quart arrière des Saints Archie Manning, et il est le neveu des anciens quarts arrières étoiles Peyton et Eli Manning.  On dit qu'il est tellement bon qu'il pourrait changer le destin du club de la Nouvelle Orléans.

CALENDRIER DES SAINTS DE LA NOUVELLE ORLÉANS


 


















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mardi 7 janvier 2025

KIRK COUSINS N'A PAS ÉTÉ EN MESURE D'AMENER LES FALCONS D'ATLANTA EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



POURTANT,  LES  FALCONS  AFFICHAIENT  UN  BILAN  DE  7-7  AVANT  QUE  COUSINS  NE  SOIT  RELÉGUÉ  AU  POSTE  DE  REMPLAÇANT  PAR  LA  RECRUE  MICHAEL  PENIX JR.

Après une bonne première moitié de saison (six victoires, trois défaites, et deux matchs d'avance en première place de la NFC sud), les Falcons d'Atlanta ont subi quatre revers consécutifs, avant de mettre fin à cette mauvaise série, en gagnant 15 à 9 à Las Vegas, contre les faibles Raiders.

Dans ce gain peu convaincant, le quart arrière Kirk Cousins (36 ans), avait encore déçu, en ne jouant pas à la hauteur de l'immense contrat de 180 millions de dollars (pour quatre ans), que sa nouvelle équipe lui avait consenti l'été passé, pour l'amener piloter l'offensive, à Atlanta.  Entre autres gaffes, Cousins (no 18) avait lancé sa 16e interception, lui qui ne comptait que 18 passes de touchés en 14 parties. 

Avec la saison en jeu, une fiche de 7-7, et en lutte avec les Buccaneers de Tampa Bay pour finir en tête de leur division, les dirigeants des Falcons en avait assez des contre performances de Cousins.  Ils ont choisi de donner le poste de QB partant à la recrue Michael Penix Jr (choisi en première ronde, au 8e rang, du repêchage de 2024 → photo ci-dessus).



En trois départs, en fin de calendrier, Penix et ses coéquipiers ont perdu leurs deux derniers matchs, chaque fois en prolongation, contre Washington, et la Caroline, pour ainsi terminer la campagne 2024-25 avec un bilan négatif de 8-9.  C'était la septième saison perdante consécutive des Falcons, avec autant d'éliminations précoces successives.

À la fin de cette saison frustrante, Michael Penix (no 9) avait joué suffisamment bien pour convaincre ses supérieurs qu'il représente l'avenir au poste de quart arrière numéro un de l'équipe.  Que fera-t-on alors de Kirk Cousins ?  Il semble que les Falcons aient déjà décidé de le conserver comme substitut et mentor de Penix, malgré la part énorme qu'il accapare sur la masse salariale du club.

En compétition avec Tampa Bay jusqu'au tout dernier match de la saison, cette dernière défaite d'Atlanta contre la Caroline, combinée à la victoire des Bucs contre la Nouvelle Orléans, mettait fin de façon abrupte à une campagne au début de laquelle les experts prédisaient le championnat de la section Sud de la NFC au club de la Georgie.



Moi, je n'étais pas d'accord avec ces prévisions.  Au final, ce n'est pas tant Cousins et l'offensive des Falcons qui leur a coûté le titre de la division Sud mais leur défensive pleine de trous.  Certes, Cousins aurait pu mieux jouer, mais les autres piliers de l'attaque ont assuré, en offrant un très bon rendement.  À commencer par le porteur de ballon Bijan Robinson (photo ci-dessus), qui a gagné 1 887 verges, dont 431 par la passe, pour un total de quinze touchés.

Les receveurs n'ont pas été en reste : Drake London (photo ci-dessous) a capté 100 passes pour 1 271 verges et neuf touchés; Darnell Mooney a fait 64 catchs pour 992 verges et cinq TD; Ray Ray McCloud et Kyle Pitts ont aussi contribué significativement à l'excellente offensive aérienne de leur équipe.

Alors oui, c'est surtout la défensive qui est à blâmer pour l'élimination des Falcons.  Par exemple, dans la cruciale dernière partie de l'équipe, dimanche passé, elle a accordé 44 points et 537 verges de gains aux Panthers de la Caroline, qui ne sont pourtant pas une puissance dans la NFL.



Les Falcons ont perdu six de leurs huit dernières parties, et la défensive a concédé 30 points et plus dans quatre de ces rencontres.  La défense anti-aérienne a été particulièrement vulnérable en allouant 224,5 verges par match (22e rang dans la NFL).

Compte tenu des gros changements apportées au cours de la saison morte, l'été dernier; compte tenu de l'immense talent dans leur alignement; et étant donné leurs investissements importants sur certains joueurs vedettes; les Falcons n'ont pas livré la marchandise en 2024-25.  On comprend pourquoi les joueurs et les entraîneurs du club avaient un goût amer dans la bouche en quittant leur vestiaire après leur élimination trop hâtive...

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Même s'ils ont connu un saison encore plus difficile que les Falcons, les Panthers de la Caroline (5-12) ont quitté leur vestiaire de façon bien plus positive que leurs rivaux, après les avoir battus 44 à 38 en période de surtemps.

Après un désastreux début de saison (1-7), le club de l'entraîneur en chef Dave Canales (à droite sur la photo ci-dessus) s'est redressé en remportant quatre de ses neuf parties suivantes.  Et même dans les cinq défaites de la seconde moitié de saison, les Panthers ont été généralement compétitifs, en perdant trois fois par six points ou moins.  C'était déjà un grand pas en avant car, rappelons-nous, la Caroline avait compilé la pire fiche (2-15) de la NFL en 2023-24. 

Plus important encore, après avoir été "benché" après deux matchs, en début de campagne, le jeune quart arrière Bryce Young (tout premier choix du repêchage de 2023) a montré plusieurs signes d'amélioration par rapport à sa difficile saison recrue de l'an dernier.  D'une certaine façon, il a été chanceux de prendre la relève d'Andy Dalton lorsque celui-ci a été blessé à un pouce, dans un accident d'auto (le 22 octobre).



Si Young (photo ci-dessus) n'avait pas eu cette chance de se racheter, peut-être aurait-il été échangé ou simplement libéré par les Panthers.  Au lieu de cela, il a pu montrer qu'il était capable de bien jouer, et de représenter le quart arrière d'avenir de son équipe.

Point positif cette saison, l'attaque au sol a été efficace, avec une bonne ligne offensive, et le porteur de ballon Chuba Hubbard (1 195 verges au sol et dix touchés).  Young a aussi fait sa part avec plusieurs courses (43) à des moments opportuns (249 verges et six touchés).

Mais de ce côté du ballon, les nombreuses blessures ont empêché les receveurs de passes de donner leur plein rendement : Adam Thielen (à droite sur la photo ci-dessous) a raté sept matchs; Jalen Coker six; et Diontae Johnson a été échangé aux Ravens de Baltimore à la fin du mois d'octobre.  Les Panthers manquent de profondeur à cette position.  Un bon vétéran obtenu par un échange, ou via le marché des agents libres, serait le bienvenu la saison prochaine.



Si l'offensive s'est améliorée au fil de la saison, on ne peut pas en dire autant de la défensive.  Celle-ci a été la pire de la Ligue Nationale en accordant 31,4 points par match (total de 534), la 6e plus haute moyenne de l'histoire de la NFL.

Les Panthers ont perdu trop de bons joueurs défensifs avant et pendant la saison, soit par des échanges (l'excellent chasseur de QB Brian Burns, et le demi de coin étoile Donte Jackson); soit par le marché des agents libres (Frankie Luvu, et Jeremy Chinn); soit à cause de graves blessures (Derrick Brown, Shaq Thompson, et D.J. Wonnum).

Après leur affreuse saison 2023-24, les dirigeants du club ont cherché à renforcer leur attaque.  Ce sera le tour de la défensive l'été prochain de recevoir des renforts (agents libres, repêchage).  On a besoin d'aide à toutes les positions, surtout chez les chasseurs de quarts, et les demis de coin.

En 2024, les Panthers ont mis l'accent sur le "processus", comme l'a dit le vétéran Adam Thielen.  On s'est concentré sur la façon de jouer et l'esprit d'équipe, plutôt que de faire une obsession sur le nombre de victoires.  Et cela a commencé à rapporter des dividendes, et à répandre de l'optimisme parmi les joueurs, et les membres de la direction.

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Pour la deuxième année de suite, je pensais que ce seraient les Saints de la Nouvelle Orléans qui remporteraient les honneurs dans la division Sud de la NFC.  Je croyais qu'ils avaient les effectifs pour y arriver.  Et je me suis encore trompé !  Au lieu de coiffer tous leurs rivaux en tête de la section la plus faible de la NFL, les Saints (5-12) ont fini derniers au classement, pour la première fois depuis 2008 !

L'entraîneur Dennis Allen a été congédié à la mi-saison, et son remplaçant Darren Rizzi, nommé par intérim, n'a pas eu plus de chance, car il ne sera pas de retour en 2025.  Personne n'aurait pu faire mieux, étant donné le nombre effarant de blessés qui ont empêché l'équipe d'avancer.

Seulement le fait que les quarts arrières Derek Carr (no 4, photo ci-dessus), et le versatile Taysom Hill ont raté près de la moitié de la campagne, en se retrouvant à l'infirmerie, suffirait à expliquer la pauvre fiche du club de la Louisiane.  D'autres joueurs importants ont été au rencart pour de longues périodes : le centre Erik McCoy, le meilleur receveur de l'équipe Chris Olave (commotion, photo ci-dessous), l'ailier espacé Rashid Shaheed, le demi offensif Alvin Kamara, Lucas Patrick, Bub Means, Kendre Miller, etc.



Manquant de profondeur dans leur alignement, les Saints n'avaient pas le luxe de compter sur de bons remplaçants...  Au milieu du calendrier, ils avaient un dossier de 2-7 (les deux victoires dès le début, avant que les blessés commencent à s'accumuler), et il n'y avait plus moyen de sauver la saison, après sept défaites consécutives.  Ils allaient rater les séries éliminatoires pour la 4e fois de suite.

Privée de ses meilleurs éléments, y compris certains des membres de sa ligne à l'attaque, l'offensive n'a produit qu'une moyenne de 16,5 points par match durant les quinze dernières parties des Saints.  Dans les deux premières joutes, avec tous ses effectifs, elle en avait marqué 47 contre la Caroline, et 44 contre Dallas !  C'est vous dire !!!

En défensive, ce ne fut pas plus brillant, mais malgré le nombres de verges accordées (380, 30e rang dans la NFL), on a quand même limité les dégâts en permettant "seulement" 23,4 points par rencontre (19e position dans la Ligue).



Le problème au cours de la prochaine saison morte, c'est que les Saints devront faire face à un faramineux surplus de 66 millions de dollars au-dessus du plafond salarial.  Il faudra faire des coupures, mais le quart arrière Derek Carr a déjà indiqué qu'il n'acceptera pas une réduction de salaire...

Des vétérans hauts salariés devront être sacrifiés, et on manque déjà de profondeur tant à l'attaque qu'en défensive.  Au cours des dernières saisons, la mentalité des gens de la direction, c'était qu'en étant près de faire les séries éliminatoires, il suffisait de ne faire qu'un minimum de changements pour y parvenir enfin.  On négligeait de rajeunir l'équipe, et de contrôler le budget des dépenses.

Maintenant, les patrons ont un problème considérable, un casse-tête financier énorme sur les bras. L'horizon s'est passablement obscurci à NOLA.

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Finalement, ce ne sont pas les favoris (Falcons), ou mes préférés (Saints), qui se sont emparés du championnat de la division sud de la NFC : ce sont plutôt les Buccaneers de Tampa Bay (10-7).  Et ils ont réussi à le faire de façon assez impressionnante, avec en tête le très déterminé quart arrière Baker Mayfield.  Ce dernier a été un leader exceptionnel avec sa mentalité du "peu importe ce que ça prend" pour gagner !

Dans le match décisif pour le championnat, dimanche passé contre les Saints, Mayfield (photo ci-dessus) a foncé tête première à plusieurs reprises pour des gains au sol importants, qui ont permis de poursuivre des séquences offensives cruciales.  

Après avoir relancé sa carrière l'an passé à Tampa Bay, après que trois clubs de la NFL eurent démissionné à son sujet, Mayfield vient de connaître la meilleure campagne de sa vie.  Il a complété 71,4 % de ses passes (un record d'équipe), pour 4 500 verges, 41 touchés (plus trois au sol), et une évaluation (rating) de 106,8 (également un record d'équipe).  Wow !!!



Seuls Drew Brees (2011), Joe Burrow (2024, photo ci-dessus) et Aaron Rodgers (2020), avaient accompli le même exploit, soit au moins 40 passes de touché; un pourcentage de passes complétés de plus de 70%; et au moins 4 000 verges de gains aériens, dans une saison.

Mayfield est la principale raison pour laquelle les Bucs viennent de rafler leur quatrième titre consécutif de la division Sud de la NFC, et une cinquième participation d'affilée aux séries éliminatoires de la NFL.  Le pivot portant le no 6 sur son chandail a aidé les siens à établir une nouvelle marque d'équipe, avec un taux de conversion en 3e essais, de 50,9 %.  L'ancien record était de 47,1 %, en 2021, avec Tom Brady aux commandes de l'attaque de Tampa Bay.

Mais Mayfield n'a pas été le seul à participer aux succès de son équipe.  Les membres de l'offensive terrestre ont aussi poussé la formation floridienne vers le sommet.  Au cours des deux saisons précédentes, cette offensive au sol avait fini au dernier rang de la Ligue.  Cette saison elle a terminé au 4e rang, avec une fantastique moyenne de 149,2 verges de gains par match.  La moyenne de 5,25 verges par course constitue un record d'équipe.  Ce fut la 3e meilleure du circuit Goodell cette saison (derrière Baltimore et l'Arizona).


C'est la recrue Mar'Keise Irving (photo ci-dessus) qui a fait la différence en amassant 1 122 verges de gains au sol, en plus de huit touchés.

L'attaque aérienne a fait aussi bien avec 250,4 verges par rencontre (3e meilleure de la NFL).  Le vétéran ailier éloigné Mike Evans a mené la charge avec une 11e saison d'affilée avec plus de 1 000 verges de gains (un record de la NFL), et onze touchés.

Chris Godwin avait fait plus que sa part (50 réceptions, pour 556 verges et cinq touchés) avant de rater le reste de la saison après avoir subi une blessure lors du 7e match du calendrier des Bucs.  Plusieurs de ses coéquipiers ont compensé pour sa perte : Jalen McMillan, Sterling Shepard, l'ailier rapproché Cade Otton (photo ci-dessous); ainsi que les demis offensifs Rachaad White et Mar'Keise Irving, qui se sont convertis souvent en receveurs de passes.



La grande faiblesse des Buccaneers est sa défense anti-aérienne (3e pire de la NFL avec 244 verges allouées par match).  Trois joueurs de la tertiaire sont blessés (Antoine Winfield (genou), Jamel Dean (genou), et Jordan Whitehead (cou), et pourraient manquer le match éliminatoire de premier tour (Wild Card), dimanche soir prochain, contre les Commanders de Washington.

Je reviendrai sur cet affrontement qui promet, entre ces deux clubs "hot", ces derniers temps...