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mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

vendredi 26 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : BALTIMORE À GREEN BAY ⇨ RAVENS ET PACKERS AFFAIBLIS PAR DES BLESSURES À DES JOUEURS CLÉS...



Les joueurs et les membres de la direction des Packers de Green Bay (9-5-1) ont dû pousser un soupir de soulagement, et se réjouir de la défaite surprenante des Lions de Détroit (8-8) au Minnesota, contre les Vikings, le jour de Noël.  Ce revers de ces rivaux de la division Nord de la Conférence Nationale leur a procuré instantanément un gros cadeau, soit une belle place en séries éliminatoires de janvier prochain.  

Les Packers pourraient même encore se hisser en première position de cette section, et en remporter le titre, s'ils gagnent leurs deux derniers matchs, et que les Bears de Chicago perdent leurs deux dernières rencontres, cette saison.

Mais pour ce faire, ils doivent d'abord disposer des Ravens de Baltimore (7-8) samedi soir, au Lambeau Field.  De son côté, le club du coach John Harbaugh (photo ci-dessous) doit triompher contre le "Pack" samedi soir, et espérer que les Steelers de Pittsburgh subissent la défaite contre les Browns de Cleveland, dimanche, pour rester en vie, dans la course au championnat de la section Nord de l'Association Américaine.



Baltimore et Green Bay devront se débrouiller sans plusieurs joueurs importants, qui sont blessés et/ou malades.  Le quart arrière des Packers, Jordan Love, sera absent, en raison d'une commotion cérébrale, subie dimanche dernier, dans la défaite de son club, en prolongation, contre les Bears de Chicago.  

Chez les Ravens, le quart Lamar Jackson est un cas très douteux pour samedi, puisqu'il a été blessé au dos, dans le revers de son équipe, contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, dimanche soir passé.

On verra donc vraisemblablement deux remplaçants aux postes de quart dans ce duel de samedi soir, soit Tyler Huntley pour les Ravens, et Malik Willis (photo ci-dessous) pour les Packers.  Ce dernier obtiendra le départ, malgré une blessure à l'épaule droite, et une maladie qui l'a affecté cette semaine.



Sur le terrain gelé du Lambeau Field, par une température polaire, le jeu au sol devrait être de mise, dans des conditions hivernales et venteuses, peu propices au jeu aérien.  Cela favorise plutôt Baltimore et son puissant porteur de ballon Derrick Henry, qui peut très bien s'accommoder de ce climat rigoureux.

Ce pourrait être plus difficile pour son homologue des Packers, Josh Jacobs, qui joue en dépit d'une blessure à un genou.  Plusieurs de ses coéquipiers représentent des cas incertains pour samedi soir, dont le receveur Christian Watson, blessé à une épaule, et qui a manqué l'entraînement de jeudi, à cause d'une maladie.

Avant le début de la saison, les Ravens de Baltimore étaient des favoris pour accéder au Super Bowl de février prochain.  Mais leur pivot vedette, Lamar Jackson (photo ci-dessous), choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) à deux reprises (saisons 2019 et 2023) a subi une série de blessures cette année, et la défensive a sous performé pendant une grande partie de la campagne 2025-26.  Cela a eu pour effet de conduire l'équipe dans la mauvaise situation où elle est présentement.
  


La troupe du pilote John Harbaugh a connu un faux départ en perdant cinq de ses six premiers matchs.  Malgré une bonne séquence après leur semaine de congé (bye de la semaine 7), les Ravens n'ont pas pu rattraper leur retard, et ils pourraient rater les playfoffs pour la première fois depuis 2021.  Harbaugh pourrait même perdre son emploi si son club ne gagne pas d'ici la fin du calendrier régulier, contre Green Bay et Pittsburgh.

Incapable de performer à la hauteur de son immense potentiel à cause des blessures, Lamar Jackson n'a lancé que huit passes de touché à ses huit dernières joutes, en plus de subir cinq interceptions.  D'ailleurs, il n'a pas été le seul qui a multiplié les revirements de son équipe.  

Les "Corbeaux" ont été coupables de 22 erreurs de ce genre (dix interceptions et douze échappés perdus).  C'est le double du nombre commis par les Packers.  C'est souvent ce qui fait la différence entre un club gagnant et un club perdant...



À Green Bay, on s'est vite ressenti de la perte de l'ailier défensif Micah Parson, victime d'une grave blessure à un genou, il y a deux semaines, à Denver.  Sans lui, la défensive des Packers n'a plus vraiment de "pass rush", ce qui inflige une pression sur la tertiaire qui tombe à la merci des quarts arrières ennemis, qui disposent de plus de temps pour repérer leurs receveurs, et déclencher leurs passes.

Green Bay a perdu ses deux dernières rencontres parce que l'attaque a également manqué d'opportunisme en zone payante, et à cause d'un manque d'exécution.  Comme de ne pas avoir récupéré le ballon après un botté court des Bears, samedi dernier.  Ce qui devait éventuellement leur coûter la victoire.

Malgré leurs problèmes récents, et en dépit de l'absence de plusieurs joueurs blessés, ils sont le choix des preneurs aux livres par trois points, pour l'emporter samedi soir contre les Ravens.  L'entraîneur chef des Packers, Matt LaFleur est quasiment imbattable en décembre (fiche de 21 gains, 4 défaites), surtout au Lambeau Field.



Les quart substituts, Tyler Huntley (ci-dessis) et Malik Willis ont bien joué en relève cette saison.  Willis, s'il n'est pas trop handicapé par sa blessure à l'épaule, possède plus d'options pour les jeux de passes que Huntley.  Par contre, si Derrick Henry est dominant sur les jeux au sol, il peut faire la différence en faveur de son équipe.

La défensive des Packers n'est plus la même sans Micah Parsons.  Elle a perdu l'avantage qu'elle avait sur celle des Ravens.

Dans un match au pointage serré comme ce sera probablement le cas samedi soir, les botteurs de précision joueront un rôle primordial.  Le botteur de placement des Ravens, Tyler Loop a réussi 27 de ses 30 tentatives pour un pourcentage de 90 % cette année.  



Son adversaire des Packers, Brandon McManus (ci-dessus) a été moins efficace en ratant six placements sur 28 tentatives.  Mais il a été plus précis sur les bottés de longue distance (50 verges et plus) en en réussissant trois sur cinq, alors que Loop échouait trois fois sur quatre en pareilles occasions.

Malgré leur saison décevante, les Ravens ont fait élire six joueurs en prévision du Pro Bowl : le demi offensif Patrick Ricard, l'ailier espacé Zay Flowers, le joueur de centre Tyler Linderbaum, le secondeur de ligne Roquan Smith, le demi de sûreté Kyle Hamilton, et le botteur de dégagements Jordan Stout.  Chez les Packers, seul Micah Parsons a été choisi pour cette rencontre de joueurs étoiles.

Ravens   17,    Packers   19.       

samedi 6 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CHICAGO À GREEN BAY ⇨ UN MATCH POUR LA SUPRÉMATIE DANS LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



J’imagine que c’est volontaire de la part des responsables de la NFL de préparer un calendrier avec plusieurs matchs intra division en décembre, au moment où les équipes se disputent âprement une place en séries éliminatoires.  Et pendant ce dernier mois complet de la campagne, un programme double oppose même des rivaux de section, pour attiser encore davantage la rivalité entre ces clubs.

En cette semaine no 14, la NFL offre trois de ces matchs d'importance capitale pour la première place des divisions Nord et Sud de la Conférence Américaine (Colts vs Jaguars + Steelers vs Ravens), et pour celle de la section Nord de la Conférence Nationale (Bears vs Packers).  Nous avons déjà analysé les deux premiers affrontements de ce genre dans l'AFC ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-indianapolis.html) et (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-pittsburgh.html).

Voyons maintenant le cas des équipes de Chicago (9-3) et de Green Bay (8-3-1). Le vainqueur de leur affrontement de dimanche sera seul en tête de la division Nord de la NFC, à l’issue du match.  D'abord, ce qui fait l'intérêt de cette confrontation, outre leur position au classement, c'est qu'elle représente la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Depuis plus d'une décennie, elle a été dominée par les Packers, mais ça pourrait changer cette année, car les Bears, à la surprise générale, ont enfin une bonne équipe !



Actuellement, elle trône même au sommet de la NFC, avec son bilan de neuf gains contre trois échecs.  Mais les Packers sont tout juste derrière, à un demi match de distance.  Alors, qui va gagner dimanche, entre ces deux formations très compétitives ?  Difficile à prédire...

Notons d'abord que le bulletin météo prévoit une température sous le point de congélation, au Lambeau Field de Green Bay, dimanche, en fin d'après-midi (le match est à 16 h. 25).  Il est également possible qu'il neige et qu'il vente.  Dans ces conditions difficiles, la défensive est avantagée, car il est ardu pour les quarts arrières de lancer le ballon avec précision, et pour les porteurs de ballon de tenir fermement un ballon gelé, et de courir sur un terrain glissant.

Puisque les Packers ont de loin la meilleure brigade défensive, ils devraient donc avoir l'avantage, en plus de jouir de l'appui de la foule locale.  La défensive des Bears se classe dans les cinq pires de la NFL, dans presque toutes les catégories de statistiques.  Elle accorde beaucoup de gros jeux de 20 verges et plus (53, contre 30, pour les Packers).



Mais d'un autre côté, dans de telles conditions climatiques, le danger de commettre des revirements augmente considérablement, et ils peuvent changer le résultat de la bataille.  Et dans ce département, les Bears sont des champions, cette saison.  Ils sont de loin le club de la NFL qui provoque le plus de revirements, soit 26 (17 interceptions et 9 échappés recouvrés).  Les Bears ont une fiche de 8-0 quand leur défensive produit plus qu'un revirement dans un match.  

Quant à eux, les Packers n'en ont réussi que 11.  Par contre, ces derniers protègent bien le ballon : ils n'ont commis que sept revirements (trois interceptions, et quatre échappés perdus) cette année.  Lorsqu'ils n'en commettent aucun dans une partie, ils ont un dossier impeccable de 7-0.

En offensive, Chicago possède la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue.  Elle amasse en moyenne 153,8 verges par rencontre.  La semaine dernière contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie, elle a été incroyablement dévastatrice, avec des gains monstrueux de 281 verges : dont 130 par Kyle Monangai (à droite sur la photo ci-dessous), et 125 par D'Andre Swift, chacun ayant aussi marqué un touché au sol.



Les Eagles ont eu beau tenter de stopper cette imparable attaque au sol, en remplissant la "boîte" à la ligne de mêlée, mais ce fut en vain.  Les Bears l'ont emporté 24 à 15, causant une autre surprise de taille, puisqu'ils étaient les négligés, dans cette joute.

En fait, les Bears vont de surprise en surprise, cette saison.  À chaque semaine, à mesure que le calendrier de l'équipe devient de plus en plus exigeant, les prévisionnistes et les experts croient qu'ils vont frapper le mur et chuter au classement. Mais rien n'y fait !  Les hommes de l'entraîneur chef Ben Johnson continuent d'aligner les victoires.  Ils en ont présentement cinq de suite.

Johnson a challengé son quart arrière Caleb Williams, cette semaine, afin qu'il en fasse davantage pour faire gagner son club, contre les Packers.  Le pilote des représentants de la ville des vents sait bien que l'attaque au sol ne suffira pas pour connaître du succès contre la forte défensive du "Pack".  Ça va prendre une meilleure offensive aérienne pour arriver à marquer plus de points.  Les Bears sont 15e dans le circuit Goodell, dans le département des gains par la voie des airs, avec une production de 220,4 verges par partie.



Malheureusement, Ben Johnson a appris une mauvaise nouvelle cette semaine : son meilleur receveur, Rome Odunze, souffre d'une fracture de stress à un pied, et il sera absent du jeu pour une période indéterminée.  Les nouvelles ne sont pas plus encourageants pour les autres blessés : le demi de coin Tyrique Stevenson (hanche), les secondeurs de ligne Ruben Hyppolite II (épaule) et Tremaine Edmunds (aine), les ailiers défensifs Dayo Odeyingbo (tendon d'Achille) et Shemar Turner (genou), ainsi que pour le bloqueur offensif Luke Newman (pied), qui vont tous rater le rendez-vous de dimanche, à Green Bay.

Par contre, les porteurs de ballon des "Ours" se réjouissent de ne pas avoir à rencontrer le colosse Devonte Wyatt (6'3", 304 lbs), peut-être le meilleur joueur de ligne des Packers pour contrer le jeu au sol.  Le nom de Wyatt a été inscrit sur la liste des blessés à long terme.  Il est blessé à une cheville.  Sans lui, l'excellente moyenne de 3,89 verges allouées par course, de la défense des Packers, risque de monter.

La super étoile défensive des Packers, Micah Parsons pourrait compenser partiellement la lourde perte de Wyatt, lui qui a réussi six sacs et 23 pressions sur les quarts opposés, au cours des trois dernières rencontres de sa formation.



Si les Bears profitent d'une bonne série de gains consécutifs (5), le club adverse, dirigé par le coach Matt LaFleur, va bien aussi, après trois victoires d'affilée.  On parle beaucoup de la redoutable attaque au sol de Chicago, mais celle de Green Bay a été très performante récemment, avec les porteurs de ballon Josh Jacobs et Emanuel Wilson, qui, à eux deux, ont gagné au moins 125 verges, dans chacun des trois derniers matchs de l'équipe.

Cette semaine, coach LaFleur a dit espérer les retours au jeu possibles des ailiers éloignés Jayden Reed (blessé à une clavicule et à un pied) et Matthew Golden (poignet).  Ce qui pourrait influencer positivement les chances de succès de son club, dimanche.  Ils se joindraient notamment à leur coéquipier Christian Watson, qui fait flèche de tout bois, ces temps ci, sans oublier les bonnes contributions de Romeo Doubs et de Dontayvion Wicks.  La défensive des Bears a donné beaucoup de touchés par la passe, cette saison, soit 24 (3e total le plus élevé dans la NFL).  

On anticipe un affrontement serré entre ces deux bonnes formations.  Un ou deux gros jeux pourraient faire la différence : comme un sac du quart à un moment déterminant.  Dans ce cas, il pourrait venir surtout du club local, qui est meilleur que les Bears, à ce chapitre (32 sacs contre 23).  Micah Parsons (qui en a 12½ cette saison) pourrait en être l'auteur, ou son coéquipier Rashan Gary (7½ sacs). 
  


Ce jeu opportun pourrait aussi être un 4e essai converti ou non.  Encore là, l'offensive de Green Bay a un meilleur dossier que celle de Chicago : son pourcentage de succès est de 70,6 % (4e meilleur dans la NFL) contre 44,4 % pour les Bears (26e).  La défensive des Packers est également supérieure à celle des Bears pour empêcher les attaques ennemies de convertir les 4e essais.

Les succès des Bears reposent sur leur grande capacité de causer des revirements, et leur opportunisme de réussir de gros jeux en fin de matchs.  Leur ligne à l'attaque excelle pour bloquer, sur les jeux au sol, et pour protéger Caleb Williams, sur les jeux de passes.  Ce dernier est cependant encore trop imprécis dans ses passes, au goût de son coach Ben Johnson.  



Si Chicago gagne dimanche, leurs probabilités de remporter le championnat de leur division grimpe à 64 %.  En cas d'échec, il descend à 22 %.  Du côté de Green Bay, les chiffres sont respectivement de 71 % en cas de victoire, et de 27 % en cas de défaite.  Rappelons que ces deux mêmes équipes se rencontreront à nouveau le samedi 20 décembre, cette fois à Chicago.

Je pense que les Packers ont une formation plus complète que celle des Bears, surtout en raison de leur excellente défensive.  Ils sont d'ailleurs favoris par 7 points pour l'emporter sur leur terrain du Lambeau Field.  Cependant, l'écart de points d'un touché transformé, me semble un peu trop grand.  Tout peut arriver dans cette bataille pour le premier rang du Nord de la NFC.  Les Bears peuvent faire mentir les parieurs, comme ils l'ont fait si souvent cette année.  

Bears    17,      Packers   20.      

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : MINNESOTA À GREEN BAY ⇨ J.J. McCARTHY OFFRE PEU DE CHANCES DE VICTOIRE AUX VIKINGS...



Il se fait déjà tard pour les Vikings du Minnesota (4-6) au moment où ils se rendent à Green Bay dimanche pour affronter les Packers (6-3-1).  Installés au dernier rang de la division Nord de la Conférence Nationale, ils doivent jouer quatre de leurs cinq prochains matchs sur la route.  Ils traînent déjà de l'arrière par trois parties sur les meneurs de leur section, les Bears de Chicago (7-3).

La semaine dernière ils ont justement encaissé une défaite amère de 19 à 17 contre ces mêmes Bears, alors qu'ils menaient au pointage avec à peine 50 secondes à écouler à la rencontre.  Mais ils ont permis un long retour de botté à leurs adversaires, ce qui a conduit au placement victorieux de Cairo Santos.

Les Packers ont nettement l'avantage au point de vue talent, par rapport au club de l'entraîneur Kevin O'Connell.  Mais ils sont accablés par l'absence de beaucoup de joueurs blessés, et ils peinent à vaincre les formations plus faibles, comme ce fut le cas la semaine passée contre les Giants de New York, qui menaient au pointage, tard dans le match (victoire de 27 à 20 du Pack).



Les hommes du coach Matt LaFleur (ci-dessus) ne sont pas au bout de leur peine, car ils ont un des calendriers les plus difficiles d'ici la fin de la saison.  Ils amorcent dimanche, une série de trois parties contre les clubs de leur division, avant de rencontrer ensuite les Broncos, à Denver (9-2).

L'attaque des Packers a souvent manqué d'opportunisme, mais elle est la meilleure de la NFL pour le taux de conversion des troisièmes essais (49 %).  Le quart Jordan Love est efficace, et commet peu de revirements (trois interceptions et deux échappés perdus).  Mais c'est surtout l'excellente défensive de Green Bay qui sauve les meubles, la plupart du temps.

Celle des Vikings fait un peu la même chose, mais elle ne parvient pas toujours à réchapper les pauvres performances de l'offensive.  Le quart arrière J.J. McCarthy en arrache énormément cette saison.  Imprécis et manquant de confiance, il a du mal à compléter au moins la moitié de ses passes, bien que la faute en revient en partie à ses receveurs, qui échappent trop de ses relais.



McCarthy (ci-dessus) se classe parmi les pires pivots du circuit Goodell.  Il n'a à son crédit que six passes de touché, contre huit interceptions, en cinq matchs joués.  Son taux d'efficacité s'élève à seulement 61,7.

À cause de son inconstance en situations de passes, les Vikings auront probablement davantage recours au jeu au sol, avec les porteurs de ballon Aaron Jones et Jordan Mason.  Mais les Packers possède la 3e meilleure défense contre la course, dans la NFL.  Elle ne concède que 3,83 verges par portée, aux coureurs adverses.

Avec tous leurs effectifs en bonne santé, les Packers pourraient disposer aisément de leurs rivaux de dimanche.  Mais trop de membres de leur alignement sont amochés, pour leur permettre une victoire plus nette.  



L'excellent ailier rapproché Tucker Kraft, le secondeur de ligne Nick Niemann, le garde Elgton Jenkins, l'ailier espacé Jayden Reed et le demi de coin Nate Hobbs sont tous indisponibles en raison de blessures.  Le secondeur Quay Walker est un cas douteux.  Le porteur de ballon Josh Jacobs, les receveurs Matthew Golden et Dontayvion Wicks, ainsi que les ailiers défensifs Lukas Van Ness et Karl Brooks, ne sont pas certains non plus de pouvoir jouer dimanche.

Le match a lieu au Lambeau Field, ce qui peut avantager les Packers.  Les experts misent sur eux par 6 points pour l'emporter, surtout à cause de la faiblesse de l'attaque des Vikings, avec l'inefficace J.J. McCarthy aux commandes...

Vikings    17,    Packers   23.     

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : GREEN BAY À NEW YORK GIANTS ⇨ JORDAN LOVE S'EXCUSE POUR LES RATÉS OFFENSIFS DES PACKERS...



À l’approche du match contre les Giants de New York (2-8) dimanche, le quart arrière des Packers de Green Bay (5-3-1), Jordan Love, a réagi aux critiques entourant les deux dernières défaites de son équipe, pointant du doigt le manque de productivité de l’attaque qu’il dirige. 

Dans ces deux revers récents, contre les Panthers de la Caroline et les Eagles de Philadelphie, l'offensive des Packers n'a produit qu'un grand total de 20 points, et Love n'a pas lancé une seule passe de touché.

Love explique cette panne de production par un manque de concentration et d'exécution, de la part de l'unité offensive.  Il s'est excusé auprès des membres de la brigade défensive pour ne pas avoir soutenu leur bon travail, qui aurait mérité d'être récompensé par des victoires.



Il faut remarquer que les blessures à certains de ses éléments clés ont nui aux efforts de cette unité offensive.  Les blessures aux receveurs Tucker Kraft (blessé à un genou), Jayden Reed (clavicule et pied), ainsi que Matthew Golden (épaule) hypothèquent vraiment l'efficacité de l'attaque du "Pack".

Et voilà que le garde Elgton Jenkins a subi une fracture au bas de la jambe gauche, dans la défaite de 10 à 7, lundi dernier, contre les Eagles.  Sans lui, la ligne offensive de Green Bay devient suspecte.

Néanmoins, ces absences n'expliquent pas le récent manque d'efforts du reste des joueurs offensifs du club du Wisconsin.  Certains partisans frustrés de l'équipe demandent même la tête de l'entraîneur chef Matt LaFleur (photo ci-dessus).



Il faut aussi dire que la défense de l’équipe aurait pu donner un coup de main à l’attaque, en provoquant des revirements pour lui offrir de bonnes occasions, grâce à un bon positionnement sur le terrain.  Cette saison, les joueurs de défense n'ont produit que six revirements (dont trois interceptions, au 29e rang de la NFL).

Le demi offensif Josh Jacobs (photo ci-dessus) a marqué 15 des 44 touchés de son club, mais sa moyenne de verges gagnées au sol (3,8) laisse à désirer.

Rencontrer les misérables Giants de New York, cette semaine, offre la possibilité aux Packers de se raplomber.  Les G-men ont subi une quatrième défaite d'affilée, dimanche dernier, en s'inclinant au compte de 24 à 20, devant les Bears de Chicago.  Ils menaient pourtant par dix points, avec seulement quatre minutes à écouler au match.



Durant la partie, ils ont dû se passer de leur quart arrière Jaxson Dart (photo ci-dessus), victime d’une commotion cérébrale. C’était la quatrième fois que le jeune joueur était évalué pour un tel impact.  Les lecteurs de cette chronique se souviendront que j'avais prédit un tel malheur à Dart, parce qu'il joue dangereusement en s'exposant beaucoup trop aux coups violents.  J'avais dit la même chose au sujet du porteur de ballon Cam Skattebo, qui a fini par se faire briser une cheville, il y a une couple de semaines.

Avec Dart, Skattebo et le receveur Malik Nabers, tous hors de combat, l'attaque du Big Blue se trouve bien démunie, sans ses meilleurs éléments.

Quand Jaxson Dart a quitté le match contre les Bears, c'est Russell Wilson qui l'a remplacé.  Mais il a été inefficace en prenant la relève.  Tellement que les dirigeants de l'équipe ont décidé de confier le poste de quart partant à Jameis Winston, pour la rencontre de dimanche contre les Packers.



Winston (ci-dessus, no 19) attendait depuis longtemps de jouer, et il est super enthousiaste à l’idée de voir enfin de l’action cette année.  Il est connu pour être un pivot agressif, prêt à tenter des actions risquées pour dynamiser l'attaque. Exactement ce que recherchent les entraîneurs de l'équipe.

Mais son goût du risque se retourne souvent contre lui.  Au cours de sa carrière, Winston a été une véritable machine à revirements.  Il a lancé pas moins de 111 interceptions, et il a commis 60 échappés (26 perdus) en 105 matchs joués (87 comme partant).

Ces dernières saisons, les Giants ont laissé filer trop de matchs à cause d’erreurs stupides, même lorsqu’ils menaient au score, tard dans le dernier quart.  C’est typique d’un mauvais coaching.  Voilà pourquoi ils ont remercié leur entraîneur chef, Brian Daboll, après une nouvelle défaite du même genre, contre les Bears de Chicago, dimanche dernier.



Mike Kafka (ci-dessus) a été nommé coach par intérim, à sa place.  Plusieurs noms sont mentionnés pour occuper le poste permanent l'an prochain : les coordonnateurs défensifs Vance Joseph (Broncos), Jeff Hafley (Packers), Jesse Minter (Chargers), et Steve Spagnuolo (Chiefs).

Du côté offensif, les noms qui circulent dans les rumeurs sont : Joe Brady (Bills), Matt Nagy (Chiefs) et Arthur Smith (Steelers).  L'ex entraîneur chef des Cowboys de Dallas, Mike McCarthy est également dans les discussions, de même que le coach de l'Université Notre Dame, Marcus Freeman.

Peut-être que les Giants devraient favoriser l'embauche d'un instructeur défensif, car leur brigade défensive actuelle est une des pires de la NFL (dernière contre le jeu au sol).



Les Packers devraient gagner par 6½ points contre les Giants, dimanche, selon les preneurs aux livres.  C'est un écart de point conservateur car les parieurs tiennent compte de la présente léthargie offensive des porte couleurs du club de Green Bay.  

Peut-être que le changement d'entraîneur et de quart arrière va stimuler les joueurs du Big Blue, qui, après tout, luttent pour conserver leur emploi, en vue de la saison prochaine.    
Packers   23,    Giants   17.            

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : PHILADELPHIA À GREEN BAY ⇨ FINI LE NIAISAGE CHEZ LES EAGLES !



Les lendemains de victoire au Super Bowl sont souvent difficiles pour les champions.  Ce fut le cas pour les Eagles de Philadelphie (6-2) qui, après un début de saison couci-couça, se sont finalement mis en marche au cours des dernières semaines, en remportant deux victoires convaincantes.

L'attaque s'est enfin réveillée en produisant une moyenne de 33 points au cours des deux dernières rencontres.  Le quart Jalen Hurts est également sorti de sa torpeur en multipliant les passes de touché.  L'attaque au sol s'est enfin remise à prospérer avec Saquon Barkley et, un nouveau contributeur, Tank Bigsby.

Les Aigles avaient besoin de renforts en défensive, et le gérant général Howie Roseman (photo ci-dessous) n'a pas niaisé durant la semaine de congé (bye) de son équipe.  Il a fait des transactions pour amener deux demis de coin Jaire Alexander et Michael Carter II pour solidifier la tertiaire, qui était affaiblie par des blessures à des titulaires réguliers.
  


Afin d'améliorer le "pass rush", Roseman a également procédé à un échange pour s'assurer les services du secondeur Jaelan Phillips.  Les Eagles ont aussi sorti Brandon Graham de sa retraite, et il pourra faire sa part pour aider le "pass rush" de la défensive.

Philadelphie affrontera Green Bay (5-2-1) dans un "Monday Night Football" qui promet.  Les Packers reviennent d'une défaite difficile à avaler contre les Panthers de la Caroline (16 à 13), la semaine dernière.  L'alignement est décimé par les blessures, et la perte du super ailier rapproché Tucker Kraft (genou → photo ci-dessous) risque de faire très mal, car il était une partie importante des plans de matchs à l'offensive.



Une mauvaise tendance s'est dessinée en ce qui concerne la défense contre le jeu au sol chez le "Pack".  La troupe du coach Matt LaFleur a perdu ses deux matchs quand elle a permis trop de verges aux demis offensifs adverses.  Les Eagles vont sans doute tenter d'exploiter cette faiblesse.  Ils ont la ligne offensive et les porteurs de ballon pour réussir.

C'est probablement le plus gros affrontement de la semaine 10.  Les champions défendants sont sur un bon élan, et ils sont reposés après leur semaine de congé.  Les Packers, eux, sont sans doute encore ébranlés, et doivent se poser des questions, après leur défaite surprise contre les Panthers.



Les Packers jouent à domicile et ça explique pourquoi ils sont favoris par 1½ point pour gagner contre les Eagles.  Je doute que cela puisse se produire car les Eagles ont eu deux semaines pour se préparer, et qu'ils devraient retrouver le momentum qui les a porté récemment.

Eagles  24,     Packers  23.       

dimanche 26 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : GREEN BAY À PITTSBURGH ⇨ MATCH HISTORIQUE POUR AARON RODGERS CONTRE SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



Il aura fallu beaucoup de temps avant que le légendaire quart arrière Aaron Rodgers affronte enfin son ancienne équipe, les Packers de GreenBay, avec laquelle il a connu beaucoup de succès, de 2005 à 2022.  Le temps est maintenant arrivé.  Ce sera devant une audience nationale, dimanche soir.

S'il gagne, Rodgers (photo ci-dessous) deviendra le 5e quart arrière dans l'histoire de la NFL, à avoir vaincu les 32 équipes de la Ligue.

Mais pour l'aider à réussir ce coup d'éclat, il devra pourvoir compter sur une bonne performance de la défensive de sa nouvelle équipe.  Cette saison, celle-ci n'a pas respecté sa tradition d'excellence des dernières décennies.  Elle a accordé plus de 30 points en trois occasions, soit contre les Jets, les Seahawks, et jeudi de la semaine dernière, contre les Bengals de Cincinnati, menés à l'attaque par le quadragénaire Joe Flacco.



Pourtant, en faisant l'acquisition des demis défensifs Jalen Ramsey, Darius Slay, Juan Thornhill, Chuck Clark, Brandin Echols et Jabrill Peppers, durant la saison morte, les Steelers croyaient s'être assurés d'une ligne tertiaire à toutes épreuves.  Ce n'est pas ce qui s'est produit.  Leur défense contre la passe est à l'avant dernier rang de la NFL, en accordant, en moyenne, 258,8 verges par match.

Elle a été déjouée à volonté par Flacco lors de la dernière partie, dans une défaite alarmante de 33 à 31.  TJ Watt et ses coéquipiers devront corriger le tir contre les Packers, qui présentent une attaque respectable, avec le quart Jordan Love aux commandes.

Le club du pilote Matt Lafleur affiche le meilleur bilan dans la Conférence Nationale : 4-1-1.  Mais ses performances sur les terrains étrangers ont été mitigées cet automne (défaite à Cleveland, match nul à Dallas, et victoire difficile en Arizona, dimanche dernier).



Il faut reconnaître que Jordan Love (ci-dessus) a bien joué cette année, si on tient compte qu'il a dû se passer de ses deux meilleurs receveurs, Jayden Reed et Christian Watson, tous les deux blessés.  Ce dernier fera enfin son début de saison, dimanche, contre les Steelers.

Comme Aaron Rodgers, Love a la chance d'être bien protégé par sa ligne à l'attaque.  Le club qui protègera le mieux le ballon, et qui saura éviter les revirements, gagnera probablement le match.

La défensive du "Pack" manque quelques joueurs, qui sont blessés, et elle a eu du mal, dimanche passé, contre le quart substitut des Cardinals, Jacoby Brissett, qui a réussi 25 passes pour 279 verges et deux touchés.



Ça donne une idée de ce que Aaron Rodgers pourrait accomplir avec son as receveur DK Metcalf (ci-dessus), ainsi que ses excellents ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith.

Même si Rodgers dit ne pas tenir rigueur envers son ancienne équipe, il voudra certainement la vaincre.  Une volonté que partageront ses coéquipiers, par respect pour lui.  Le vétéran quart de 41 ans pourra écrire l'histoire, dimanche, dans une réplique de l'historique uniforme de 1933 que porteront les Steelers pour cette rencontre.

Les Packers sont favoris pour gagner par 2½ points.  Ce sera un des matchs à surveiller cette semaine.  J'opte cependant pour une victoire du club local.

Packers  24,    Steelers  26.