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mardi 1 septembre 2026

SAISON 2026 DES STEELERS DE PITTSBURGH : LA DERNIÈRE CAMPAGNE DE AARON RODGERS SERA D'UNE IMPORTANCE CAPITALE...



Le futur membre du Temple de la Renommée du Football, Aaron Rodgers a annoncé au mois de mai que la prochaine saison, sa 22e, sera sa dernière dans la NFL.  Il aura 43 ans en décembre, et le poids des années se fait de plus en plus sentir.  S'il revient au jeu en espérant  terminer son illustre carrière en beauté, c'est parce qu'il retrouvera son ancien entraîneur, Mike McCarthy, avec qui il a connu 11 belles années chez les Packers de Green Bay, remportant même le Super Bowl au terme de la saison de 2010.

McCarthy remplace Mike Tomlin comme entraîneur chef des Steelers en revenant dans sa ville natale (né le 10 novembre 1963).  Tomlin a remis sa démission le 13 janvier dernier, au lendemain d'une cuisante défaite de 30 à 6 face aux Texans de Houston, en première ronde des séries éliminatoires de la Conférence Américaine.  

En 19 ans à la barre de l'équipe, Tomlin n'a pas connu une seule saison perdante.  Son bilan est éloquent en saison régulière : 193 victoires, 114 défaites, 2 matchs nuls.  Le 1er février 2009, à 36 ans, il était devenu le plus jeune entraîneur à remporter le Super Bowl.  En 13 participations aux séries éliminatoires, il a compilé un dossier de huit gains pour douze revers, sa dernière victoire remontant à 2016.  



Après six échecs consécutifs au premier tour éliminatoire, depuis cette année-là, Tomlin (photo ci-dessus) en est venu à la conclusion, comme ses patrons, qu'il ne pouvait pas conduire son club plus loin.

McCarthy prend les rennes d'une formation qui a enlevé de justesse le titre de la division Nord de L'AFC l'an passé, avec une fiche de dix victoires, sept défaites.  Une fiche positive mais pas excellente.  Il y avait place à l'amélioration, surtout en défense, et la nouvelle direction pense qu'elle a réussi cette mission durant l'intersaison.

Au poste d'ailier espacé on a amené de l'aide pour Aaron Rodgers en procédant à un échange afin d'obtenir Michael Pittman Jr, des Colts d'Indianapolis.  En six années avec les Colts, Pittman (photo ci-dessous) a connu deux saisons de plus de 1 000 verges de gains aériens.  L'an passé il capté 80 passes pour 784 verges et sept touchés.  Sa principale qualité, c’est qu’il a de bonnes mains.  Il échappe rarement une passe (moins de 5 % lors de chacune des quatre dernières saisons) et reste constant, même s’il a souvent eu des quarts arrières peu performants avec les Colts.



Les Steelers avaient vraiment besoin d'un ailier éloigné no 2 pour épauler DK Metcalf, qui a souvent enduré des double couvertures, la saison dernière, ce qui a diminué sa production .  Ils avaient attendu en vain l'émergence de Calvin Austin III.  Ils l'ont laissé partir sur le marché des agents libres cette année.  Il a signé un contrat avec les Giants de New York, mais il va manquer la prochaine saison, puisqu'il s'est blessé au genou droit, durant le camp d'entraînement.

Au poste d'ailier espacé no 3, il semble que Roman Wilson ait suffisamment impressionné pour mériter la confiance des entraîneurs cet été.  À ses deux premières saisons dans la NFL avec les Steelers, il n'a pas pu se justifier car il a été souvent blessé.  S'il devait rater son opportunité cette année, la recrue Germie Bernard (2e ronde Alabama) pourrait obtenir plus de temps de jeu, à sa place.  Comme Pittman, il a des mains sûres.  L’an dernier à l’université, il n’a laissé filer que 1,5 % des passes qui pouvaient être attrapées.  

Ce n'est pas lui que les Steelers voulaient en premier.  Durant la séance de repêchage, les recruteurs ont dit à Makai Lemon que c'est lui qu'ils allaient repêcher.  Mais les Eagles de Philadelphie ont fait une transaction pour s'avancer de quelques rangs, et voler Lemon aux Steelers.  Une maladresse de la part des recruteurs des Steelers ?  



Le vétéran Ben Skowronek est également en lice comme substitut, mais il a subi une commotion cérébrale dans le dernier match pré saison, contre les Bills de Buffalo.  On ignore la durée de son absence.  La recrue Kaden Wetjen (4e tour, Iowa, voir photo ci-dessus) est le suivant sur la liste de disponibilité.

Les Steelers sont bien servis aux postes d'ailiers rapprochés avec le géant Darnell Washington (6'7", 264 lbs) et le vétéran Pat Freiermuth (6'5", 258 lbs).  Les deux grands gaillards sont difficiles à arrêter au premier contact, après attrapé !  

Ils sont des armes offensives précieuses pour Aaron Rodgers qui s'est contenté surtout de courtes passes l'an dernier.  Il semble se débarrasser rapidement du ballon, comme s'il avait peur d'être frappé.  On peut le comprendre à son âge avancé, et avec toutes les blessures qu'il a subies au cours de sa très longue carrière.



Il n'y a que Tom Brady qui a connu du succès à son âge.  L'autre exemple, Brett Favre, que Rodgers a bien connu avec les Packers, a vu sa production chuter dramatiquement à sa dernière saison en 2010, à l'âge de 41 ans.  Si Rodgers (photo ci-dessus) devait connaître un sort semblable cette année, la saison des Steelers serait considérablement compromise.

Au champ arrière, les Steelers ont procédé à un changement de demi offensif.  Kenneth Gainwell a signé avec les Buccaneers de Tampa Bay, et il a été remplacé par Rico Dowdle, qui vient de connaître deux saisons consécutives de plus de 1 000 verges de gains au sol, avec les Panthers de la Caroline, l'an passé, et avec les Cowboys de Dallas, lors de la campagne précédente.

Il devrait former un très bon duo avec Jaylen Warren (no 30, photo ci-dessous) qui a amassé 958 verges au sol et six touchés, en 16 rencontres, la saison dernière avec les Steelers.  



Les gars de la ligne offensive seront de retour cette année, sauf Broderick Jones, qui a été échangé aux Cowboys de Dallas.  Cela entraîne un changement de côté pour le bloqueur Troy Fautanu (de droite à gauche).  Dylan Cook prend sa place à droite, avec la recrue Max Iheanachor (1ère ronde, Arizona State) comme substitut, et possible futur remplaçant.

Zach Frazier conserve son poste au centre, et les gardes seront Mason McCormick (gauche) et Spencer Anderson (droite).  La recrue Gennings Dunker (3e ronde, Iowa) est en réserve, et promet pour l'avenir.  

Si on se fie à ses performances récentes, cette unité est efficace en protection sur les jeux de passe, mais plutôt moyenne en blocage, sur les jeux au sol.  Ses membres sont jeunes, et généralement physiques, tenaces, mobiles, agressifs et polyvalents.  Certains d'entre eux ont cependant certaines limites aux points de vue technique et athlétique.  Pour ces raisons, et à cause de leur manque d'expérience, certains experts les classent parmi les pires groupes dans la NFL, en prévision de la saison prochaine.


La défensive des Steelers avait besoin d'amélioration après ses performances insatisfaisantes de l'an dernier (17e de la Ligue pour les points alloués, 26e pour les verges accordées, 29e contre la passe, 18e pour le coefficient d'efficacité des quarts adverses contre elle, 26e au total).  Des résultats inférieurs à la tradition d'excellence du "rideau d'acier" qui les place habituellement dans le top-10 des défenses de la NFL, à chaque saison. 

En 2025-26, cette brigade a limité les dégâts grâce aux revirements : 15 interceptions, et 12 échappés recouvrés (un sommet dans la NFL).  Ce qui n’arrange pas les choses, c’est que les joueurs de la défense des Steelers affichent la deuxième moyenne d’âge la plus élevée parmi toutes les défensives de la Ligue Nationale.  En défensive, six joueurs sont dans la trentaine, le doyen étant Cameron Heyward, à 37 ans.

Un joueur plus âgé rime souvent avec un risque accru de blessure.  C’est ce qui est arrivé à la star T.J. Watt (no 90) la saison dernière, blessé à un poumon.  Il a manqué trois matchs, et il en a joué d'autres alors qu'il était diminué par ce problème de santé.  Il n'a réussi que sept sacs, un nombre anormalement bas par rapport à son total habituel.  Watt fêtera son 32e anniversaire en octobre, et on peut se demander s'il a encore le potentiel de réaliser autant de ces gros jeux qui font la différence, et qu'il réussissait régulièrement auparavant.  



Il fait partie d'un trio de secondeurs extérieurs importants, avec Alex Highsmith et Nick Herbig, pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ils sont classés en première place parmi leurs homologues du circuit Goodell cette saison.  Avec le reste de leurs coéquipiers de la défense, ils ont réussi 48 sacs la saison dernière, le 5e plus haut total dans la NFL.

Au centre, c'est moins brillant avec Patrick Queen et Payton Wilson.  Selon Pro Football Focus, Queen a obtenu une note d'efficacité de 44 sur 100 la saison dernière, ce qui l'a classé 78e sur 88 joueurs à sa position, dans la Ligue Nationale.  Wilson n'a guère fait mieux avec un score de 52,6.  Ils devront se ressaisir au cours de la prochaine campagne, surtout pour contrer plus efficacement le jeu au sol.  Ils ont mal paru la saison dernière dans ce domaine.

Sur la première ligne du front-7, les Steelers ont ajouté Sebastian Joseph-Day, un ancien des Titans du Tennessee.  C'est une bonne acquisition.  Il pourrait participer à une rotation avec Keenu Benton pour prendre  occasionnellement la relève des titulaires Derrick Harmon, Yahya Black, et Cameron Heyward.  Ensemble ils forment un des plus solides front défensif de la NFL. 
 


Harmon et Black, sont issus du repêchage de l'an passé, et sont en développement, après une saison recrue assez compliquée.  D'où la nécessité d'avoir un bon joueur de soutien expérimenté comme Joseph-Day (photo ci-dessus), pour les complémenter.  L'avantage avec lui, c'est qu'il peut jouer à toutes les positions sur la première ligne.

Deux nouveaux venus vont renforcer la tertiaire en 2026-27 : le demi de coin Jamel Dean et le demi de sûreté Jaquan Brisker.  Vétéran fiable de sept saisons avec les Buccaneers de Tampa Bay, Dean a obtenu la 3e meilleure note de la part de PFF en 2025-26, pour un joueur de sa position.  Les passeurs adverses ont eu un misérable coefficient d'efficacité de 47,7 contre lui.  Brisker n'a pas aussi bien performé l'an passé, avec les Bears de Chicago.

Là encore, il fallait que les Steelers ajoutent de la profondeur à cette tertiaire dont quelques membres ont été inconstants, et ont subi des blessures, la saison dernière.



Pour ce qui est du demi de coin Joey Porter (photo ci-dessus), il se retrouve dans une impasse au sujet de son contrat.  Il est insatisfait de ses conditions, et on ne connaît pas ce qu'il compte faire concernant sa participation aux futurs matchs de son équipe.  Les dirigeants des Steelers ont pour politique de ne pas négocier de contrat, une fois la saison commencée.

Avec Dean et Jalen Ramsey, Porter compose l’un des trios de demis de coin les plus redoutables de la ligue. Depuis deux ans toutefois, l’entrée de Ramsey dans la trentaine a affecté ses performances, surtout en couverture de passe, où il concède trop de jeux explosifs.

C'est un peu le même problème avec les demis de sûreté.  Jaquan Brisker et DeShon Elliott peuvent être vulnérables, au champ extérieur, sur les passes en zone profonde.



Un autre joueur âgé, le botteur de précision Chris Boswell, fait partie de l'alignement du club de la ville de l'acier.  Mais à 35 ans, on dirait qu'il est comme le bon vin qui s'améliore en vieillissant.  Il a réussi 22 de ses 26 tentatives de placement de 50 verges et plus (dont un de 60 verges en 2025) au cours des deux dernières campagnes.

Rappelons que sa tâche n'est pas facile car il doit souvent s'exécuter dans le froid, le vent et la neige de Pittsburgh et des autres villes des clubs de la division Nord de l'AFC.  De plus, son équipe joue souvent des matchs défensifs à bas pointage, d'où l'obligation de pouvoir compter sur un botteur fiable capable de faire la différence avec un long botté de placement, en fin de match.

La troupe de Mike McCarthy aura un nouveau botteur de dégagement cette année, Cameron Johnston (photo ci-dessous), un vétéran de 34 ans qui revient à Pittsburgh après un bref séjour avec les Bills de Buffalo et les Giants de New York, l'an passé.



Pour retourner les bottés, les Steelers tentent un grand coup en confiant cette responsabilité à la recrue Kaden Wetjen.  Au niveau universitaire à Iowa, il a retourné six bottés pour des touchés avec une moyenne de 17,7 verges sur ses retours de bottés de dégagement, et de 27,5 verges sur ceux des bottés d'envoi.

Chez les partisans des Steelers les décisions d'embaucher Mike McCarthy et de ramener Aaron Rodgers comme quart partant ne font pas l'unanimité.  Beaucoup d'entre eux auraient préféré le recrutement d'un jeune entraîneur aux idées innovatrices comme c'est la mode depuis quelques années dans le circuit Goodell.  Ils ne voient pas comment McCarthy pourrait faire mieux que Mike Tomlin, avec le même genre de philosophie et de méthodes.

Pour ce qui est de Rodgers, les critiques sont aussi nombreuses.  À son âge il n'est plus le même qu'il y a quelques années.  Ses capacités ont diminué et il pourrait carrément flancher et disputer la saison de trop, en 2026-27.  Il aurait peut-être été préférable d’opter pour le substitut Mason Rudolph (photo ci-dessous), et de choisir un quart arrière recrue lors de l'excellent repêchage prévu l’an prochain.


Certains parient sur la réunion prometteuse de Rodgers et McCarthy, tandis que d’autres rappellent qu’ils s’étaient brouillés et séparés en mauvais termes, autrefois, à Green Bay.


En attaque, si McCarthy veut ouvrir davantage le jeu, ce n'est peut-être pas une bonne idée.  Avec les excellents porteurs de ballon à sa disposition, en Warren et Dowdle, ainsi que le ailiers rapprochés Washington et Freiermuth, capables de bloquer sur les jeux au sol, pourquoi ne pas être encore conservateurs et emprunter la voie terrestre pour gagner le plus de terrain possible sur les premiers essais.  

En troisièmes essais, il sera toujours temps de faire de courtes passes peu risquées.  Pittman est précisément un receveur de possession qui aime travailler sur des tracés courts, et Dowdle (voir photo ci-dessous) se débrouille plutôt bien en réceptions de passes.  



Ça accommoderait aussi Rodgers, avec ce qu'il lui reste de capacités.  Ce style conservateur a fonctionné l'an dernier, car si la défense des Steelers a provoqué beaucoup de revirements, l'attaque, elle, n'en a pas commis beaucoup, en évitant de trop prendre de risques avec des jeux audacieux.  Avoir beaucoup de joueurs âgés n'a pas que des désavantages, leur expérience est précieuse, et les aide à minimiser les erreurs de jugement. 

C'est ce qui fait justement défaut sur la ligne offensive avec des jeunes joueurs, comme Troy Fautanu (photo ci-dessous), qui manquent d'expérience dans la maîtrise des techniques utiles dans leurs fonctions.  Ça prend du temps pour développer des automatismes et la cohésion nécessaire pour bien jouer ensemble.



La défensive a été perturbée par des blessures en 2025-26.  L'arrivée du nouveau coordonnateur Patrick Graham va entraîner une réorganisation bénéfique, avec des schémas misant sur les forces et les atouts de ses joueurs.  

Son plus grand défi c'est de corriger les erreurs en défense anti-aérienne, qui, rappelons le, a fini 29e de la NFL la saison passée en concédant 244 verges par match, et 30 touchés (6e pire de la Ligue).  L'arrivée de Dean et de Brisker pourrait aider dans cette mission de rendre plus étanche cette défense contre la passe. 


Les huit premiers matchs du calendrier des Steelers, avant leur semaine de congé, sont prenables.  Mais leurs six rencontres suivantes seront difficiles (à Cincinnati, à Philadelphie, vs Denver, vs Houston, à Jacksonville, vs Baltimore).  Les prévisionnistes ne sont pas optimistes.  Selon eux, les Steelers joueront seulement pour .500 ou gagneront tout au plus neuf parties en 2026-27.

Ils basent peut-être leur jugement défavorable sur une concurrence plus forte de la part des Bengals de Cincinnati et des Ravens de Baltimore, dans leur division.  Ces équipes se sont peut-être plus améliorées que les Steelers, dans l'intersaison.  

Moi je dis que la grande question demeure le niveau de jeu de Aaron Rodgers ,qui s'en va lentement mais sûrement vers son 43e anniversaire de naissance...  S'il peut encore être moyen cette saison, les espoirs sont permis pour les Steelers.  S'il casse à cause de l'âge, ils devront regarder vers le bas...et leurs partisans vont se lamenter encore...

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Les prévisions 2026 des clubs suivants :









dimanche 11 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : HOUSTON À PITTSBURGH ⇨ UN MATCH DÉFENSIF ET PHYSIQUE À PRÉVOIR.



Avis aux amateurs de football offensif avec pointage élevé (genre fusillade).  Vous risquez d'être déçus lundi soir, quand vous regarderez le duel éliminatoire de première ronde entre les Texans de Houston (12-5) et les Steelers de Pittsburgh (10-7).

Le club texan possède une des meilleures défensives, au pays de l'Oncle Sam, et elle devrait pouvoir neutraliser l'offensive très ordinaire des porte couleurs de la ville de l'acier.

De l'autre côté, l'attaque de la formation sudiste, habituée d'opérer à la chaleur, chez eux, au Texas, pourrait "figer" dans le froid glacial de Pittsburgh, où l'entraîneur chef Mike Tomlin, des Steelers, a le don de rendre l'accueil plutôt brutal pour les visiteurs, à ce temps ci de l'année.



On pourrait donc assister à une guerre d'usure, axée sur la défensive, et peu excitante.  C'est peut-être la moins intéressante des parties de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans arrivent à cette confrontation sur une lancée de neuf victoires consécutives, tandis que les Steelers ont remporté quatre de leurs cinq derniers matchs, pour finir par coiffer difficilement les Ravens de Baltimore, en tête de la division Nord de l'Association Américaine.

Plusieurs experts ont douté des Steelers quand ils ont embauché le vétéran quart arrière Aaron Rodgers, peu de temps avant le début de la saison.  Ils prévoyaient même une fiche perdante pour la troupe de Mike Tomlin, ainsi que son exclusion des séries éliminatoires.  Sans avoir été extraordinaire, Rodgers a bien géré l'attaque de sa nouvelle équipe, pour la conduire au championnat de sa section.



Lundi soir, ce sera son 23e match éliminatoire, et sa grande expérience, dans ce genre de rencontres, pourrait lui permettre de réserver une mauvaise surprise à ses adversaires.  Houston est favori par trois points pour remporter cet affrontement qui promet d'être corsé et rude, dans des conditions climatiques défavorables pour les deux offensives.

On parle beaucoup, et avec raison, du dangereux "pass rush" des Texans, qui met en vedettes les ailiers défensifs Danielle Hunter et Will Anderson.  À eux deux, ils ont récolté un total de 27 sacs.  Ce qui en fait de loin le meilleur duo dans ce domaine, dans la NFL.  Mais la ligne offensive de Aaron Rodgers le protège bien, et il dégaine très rapidement ses passes, ce qui ne donne pas assez de temps aux chasseurs de quart de le rejoindre derrière la ligne de mêlée.

La tertiaire des Texans ne donne guère de chance aux receveurs adverses, mais Rodgers, en lançant rapidement le ballon dans les flancs et les zones intermédiaires, à ses demis offensifs, notamment Kenneth Gainwell (ci-dessous), et à ses ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith, réussit à faire avancer les chaîneurs assez régulièrement.



Sur le plan de l'attaque au sol, la défense anti course de Houston est dure à battre.  Mais, en contre partie, celle des Steelers devrait pouvoir limiter les gains au sol des porteurs de ballon de leurs opposants.  La ligne offensive des Texans s'est améliorée au fil du temps, cette saison, mais son blocage sur les jeux au sol n'a produit qu'une faible moyenne de 3,9 verges par course (29e rang de la NFL).  À eux deux, les demis offensifs Woody Marks et Nick Chubb n'ont réussi qu'un total de cinq courses "explosives" de 20 verges et plus, et cinq touchés.

Leurs homologues chez les Steelers, Kenneth Gainwell et Jaylen Warren, ont fait mieux, avec une moyenne de 4,6 verges par portée, et onze touchés, par la voie terrestre.  Si la température est mauvaise, lundi soir, à Pittsburgh, le jeu au sol prédominera, et sera donc très important.

En ce qui concerne l'attaque aérienne, le froid, - et possiblement la neige et le vent -, pourraient annuler l'avantage des Texans pour compléter de longues passes.  Le quart arrière C.J. Stroud aime lancer souvent ce genre de "bombes" à son rapide ailier éloigné Nico Collins (photo ci-dessous), qui a réussi 18 catchs de 20 verges et plus, cette saison.  La défense anti aérienne de Pittsburgh est une des pires du circuit Goodell (29e).  Elle a donné 243,9 verges, en moyenne par match, en 2025-25, dont 53 passes de 20 verges et plus.



Aaron Rodgers possède aussi une arme offensive pour les longues passes, en D.K. Metcalf, qui reviendra au jeu lundi, après avoir purgé ses deux matchs de suspension.  Il a réussi 15 de ces catchs de longue portée, et son physique imposant lui permet de gagner beaucoup de verges après l'attrapé.  Il devra cependant jouer contre une des meilleures défenses anti aérienne de la Ligue (6e) et face à deux demis de coin d'élite en Derek Stingley et Kamari Lassiter, sans oublier le très efficace demi de sûreté Jalen Pitre.

Sur les passes de longues distances, il faut donner l'avantage aux Texans, en vertu du rapport de forces attaque vs défensive.



En définitive, c'est la supériorité de Houston en défense qui devrait faire la différence en leur faveur dans ce match sans lendemain pour les perdants.  Cependant, Mike Tomlin est un excellent motivateur, et ses joueurs seront galvanisés par leur bruyante foule de supporteurs, au Acrisure Stadium de Pittsburgh.

Ce serait étonnant qu'un des deux clubs puissent atteindre la barre des 20 points dans cette bataille défensive.

Texans   17,     Steelers   16.        

samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : BUFFALO À PITTSBURGH ⇨ JOSH ALLEN SOUS PRESSION CONTRE LE "PASS RUSH" DES STEELERS...


Gros match en perspective dimanche, alors que les Bills de Buffalo (7-4) seront opposés aux Steelers (6-5), dans des conditions climatiques difficiles, à Pittsburgh.  Si le froid, le vent, la pluie et/ou la neige s'en mêlent vraiment, ça pourrait dicter l'allure de la rencontre, et les stratégies employées par les deux adversaires.

Dans ces circonstances, le club qui remportera la guerre des tranchées, aura l'attaque au sol la plus efficace, évitera le plus les revirements, et disposera des meilleures unités spéciales, aura le plus de chances de l'emporter.

Les Bills et les Steelers ont commencé la présente campagne sur les chapeaux de roues : Buffalo gagnant ses quatre premières parties, et Pittsburgh quatre de ses cinq premières.  Mais les deux clubs ont éprouvé pas mal de difficultés ensuite, surtout en défensive.



La défense contre le jeu au sol des Bills croupit au 30e rang de la NFL pour les verges accordées par match (148,9), elle est 31e pour les verges allouées par portée, et 30e pour le nombre de courses de 20 verges et plus concédées (11 de + de 20 verges, 5 de plus de 40 verges).

De son côté, c'est la défense contre la passe qui mine la défensive des Steelers.  C'est la pire de la Ligue Nationale avec une affreuse moyenne de 258,7 verges permises par rencontre.  C'est à ce niveau que la mauvaise température prévue dimanche pourrait l'aider, car les longues passes seront difficiles à compléter, dans ces conditions défavorables.

En ce qui concerne la guerre des tranchées, l'avantage pourrait bien aller du côté de Pittsburgh.  La ligne à l'attaque de Buffalo est ravagée par les blessures, et cela a paru, la semaine dernière, dans la défaite des Bills contre les Texans de Houston.  Le quart arrière Josh Allen a été pourchassé toute la journée par les chasseurs de quarts des Texans, et il a été victime de huit sacs et de deux interceptions.  



Le "pass rush" des Steelers, avec en tête T.J. Watt, Nick Herbig, Alex Highsmith, et Keeanu Benton, pourrait donc avoir du succès contre la ligne offensive affaiblie des Bills.  Et si le blocage effectué par les remplaçants des blessés de cette unité est de moins bonne qualité, cela prive partiellement l'avantage de l'attaque au sol de Buffalo, avec un James Cook ayant moins de brèches pour se faufiler à travers les rangs ennemis.

Pour ce qui est du facteur clé des revirements, sur un terrain qui sera probablement glissant, le dossier actuel de la troupe du coach Mike Tomlin est plus reluisant que celui des porte couleurs de la formation de Buffalo.  Les Steelers ont un différentiel de + 8 (20 en leur faveur, dont 11 échappés recouvrés, 12 contre), tandis que les Bills sont - 2 (13 en leur faveur, 15 contre, dont 9 interceptions).

Si l'attaque terrestre devient prépondérante, à cause du "temps de chien", les porteurs de ballon seront engagés dans une guerre d'usure et de robustesse, la surface de jeu glissante limitant les courses hors l'aile ou en périphérie.
  


James Cook (ci-dessus) est pratiquement le seul demi offensif utilisé par Buffalo.  Il aura besoin de beaucoup d'énergie pour foncer fréquemment au centre du front défensif des Steelers, qui l'attendra de pied ferme.  La défense de Pittsburgh contre le jeu au sol s'est resserrée dernièrement, et elle a accorde très rarement (quatre fois cette saison, 3e meilleur bilan dans la NFL) de longues courses (20 verges et +).  

Tandis que chez les adversaires, Pittsburgh dispose d'un bon duo de porteurs de ballon (Jaylen Warren et Kenneth Gainwell) qui peut se partager la charge de travail.  Ils bénéficient aussi de bons blocs de leur ligne offensive (8e meilleur taux de succès dans la Ligue).

Dans un match compliqué par les conditions atmosphériques défavorables à l'attaque aérienne, les courtes passes seront privilégiées, et les ailiers rapprochés risquent d'être très sollicités.  Encore là, les Steelers sont avantagés avec Pat Freiermuth (6'5" - 258 lbs), Jonnu Smith (6'3" - 248 lbs) et l'énorme Darnell Washington (6'7" - 264 lbs).  Chez les Bills, il n'y a pas une telle abondance d'ailiers rapprochés, avec Dalton Kincaid qui est blessé (ischio-jambiers, cas incertain pour dimanche), et Dawson Knox, qui n'a que 16 réceptions à son crédit, cette année.



D'ailleurs, les Bills ont de gros problèmes avec leurs receveurs cette saison.  Il n'y a que Khalil Shakir qui offre un rendement satisfaisant.  Keon Coleman a été rayé deux fois de l'alignement en raison de son inefficacité, et Josh Palmer est blessé.  On a donc dû demander de l'aide en embauchant le vétéran Brandin Cooks, récemment libéré par les Saints de la Nouvelle Orléans.

Aaron Rodgers (photo ci-dessous) retrouvera son poste de quart partant, après avoir raté le dernier match des siens (défaite de 31 à 28 à Chicago) à cause d'une blessure au poignet gauche.  Il excelle dans ce genre de rencontre où le jeu aérien commande de courtes passes vives sur les flancs, des passes pièges ou voilées, ainsi que des relais rapides dans les zones intermédiaires mal protégées. 



Les Bills ont perdu trois de leurs cinq joutes sur la route, tandis que les Steelers ont un bilan positif de 4-2 à la maison.  Avec une victoire dimanche, Pittsburgh reprendrait l'exclusivité du premier rang de la division Nord de la Conférence Américaine.  Un revers des Bills les mettrait en danger de rater les séries de fin de saison.  L'enjeu est donc grand pour cet affrontement.

Les Bills sont favoris par un placement pour gagner dimanche, en fin d'après-midi, à Pittsburgh.  Mais je pense que plus les conditions météo seront mauvaises, plus les chances de l'emporter se retrouveront dans le camp des hommes de Mike Tomlin.

Bills    17,     Steelers  20. 

dimanche 26 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : GREEN BAY À PITTSBURGH ⇨ MATCH HISTORIQUE POUR AARON RODGERS CONTRE SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



Il aura fallu beaucoup de temps avant que le légendaire quart arrière Aaron Rodgers affronte enfin son ancienne équipe, les Packers de GreenBay, avec laquelle il a connu beaucoup de succès, de 2005 à 2022.  Le temps est maintenant arrivé.  Ce sera devant une audience nationale, dimanche soir.

S'il gagne, Rodgers (photo ci-dessous) deviendra le 5e quart arrière dans l'histoire de la NFL, à avoir vaincu les 32 équipes de la Ligue.

Mais pour l'aider à réussir ce coup d'éclat, il devra pourvoir compter sur une bonne performance de la défensive de sa nouvelle équipe.  Cette saison, celle-ci n'a pas respecté sa tradition d'excellence des dernières décennies.  Elle a accordé plus de 30 points en trois occasions, soit contre les Jets, les Seahawks, et jeudi de la semaine dernière, contre les Bengals de Cincinnati, menés à l'attaque par le quadragénaire Joe Flacco.



Pourtant, en faisant l'acquisition des demis défensifs Jalen Ramsey, Darius Slay, Juan Thornhill, Chuck Clark, Brandin Echols et Jabrill Peppers, durant la saison morte, les Steelers croyaient s'être assurés d'une ligne tertiaire à toutes épreuves.  Ce n'est pas ce qui s'est produit.  Leur défense contre la passe est à l'avant dernier rang de la NFL, en accordant, en moyenne, 258,8 verges par match.

Elle a été déjouée à volonté par Flacco lors de la dernière partie, dans une défaite alarmante de 33 à 31.  TJ Watt et ses coéquipiers devront corriger le tir contre les Packers, qui présentent une attaque respectable, avec le quart Jordan Love aux commandes.

Le club du pilote Matt Lafleur affiche le meilleur bilan dans la Conférence Nationale : 4-1-1.  Mais ses performances sur les terrains étrangers ont été mitigées cet automne (défaite à Cleveland, match nul à Dallas, et victoire difficile en Arizona, dimanche dernier).



Il faut reconnaître que Jordan Love (ci-dessus) a bien joué cette année, si on tient compte qu'il a dû se passer de ses deux meilleurs receveurs, Jayden Reed et Christian Watson, tous les deux blessés.  Ce dernier fera enfin son début de saison, dimanche, contre les Steelers.

Comme Aaron Rodgers, Love a la chance d'être bien protégé par sa ligne à l'attaque.  Le club qui protègera le mieux le ballon, et qui saura éviter les revirements, gagnera probablement le match.

La défensive du "Pack" manque quelques joueurs, qui sont blessés, et elle a eu du mal, dimanche passé, contre le quart substitut des Cardinals, Jacoby Brissett, qui a réussi 25 passes pour 279 verges et deux touchés.



Ça donne une idée de ce que Aaron Rodgers pourrait accomplir avec son as receveur DK Metcalf (ci-dessus), ainsi que ses excellents ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith.

Même si Rodgers dit ne pas tenir rigueur envers son ancienne équipe, il voudra certainement la vaincre.  Une volonté que partageront ses coéquipiers, par respect pour lui.  Le vétéran quart de 41 ans pourra écrire l'histoire, dimanche, dans une réplique de l'historique uniforme de 1933 que porteront les Steelers pour cette rencontre.

Les Packers sont favoris pour gagner par 2½ points.  Ce sera un des matchs à surveiller cette semaine.  J'opte cependant pour une victoire du club local.

Packers  24,    Steelers  26.