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lundi 7 septembre 2026

LA 107e SAISON DE LA NFL S'OUVRE SUR UN AFFRONTEMENT CORSÉ ENTRE LES PATRIOTS DE LA NOUVELLE ANGLETERRE ET LES SEAHAWKS DE SEATTLE !


La 107e saison de la Ligue Nationale de Football s'ouvre cette semaine, comme la 106e s'est terminée, c'est-à-dire par un affrontement au sommet, entre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, et les Seahawks de Seattle.  

Les médias d'information parlent d'une reprise du match du Super Bowl, et de la possibilité d'une revanche du club de Mike Vrabel, après sa défaite de février dernier au compte de 29 à 13.  Mais, évidemment, l'enjeu n'est pas le même.  Les deux formations voudront tout de même débuter la saison sur une note gagnante, pour se donner un bon élan, pour la suite de la campagne 2026-27.  

Le 8 février 2026, au Levi's Stadium de Santa Clara, en Californie, la féroce défense des Hawks a fait mal paraître le quart arrière Drake Maye, des Patriots, en le plaquant durement à six reprises, derrière la ligne de mêlée.  Cette domination de la brigade défensive du coach Mike MacDonald , des Seahawks, a fait en sorte que leurs adversaires n’ont jamais vraiment été dans le match.



Qu'est-ce qu'on peut prévoir mercredi quand ces deux belligérants vont se mesurer à nouveau ?  Les experts pensent que le pointage final sera beaucoup plus serré.  Les champions sont favoris par seulement 3½ points.

D'abord, les deux formations ne sont plus les mêmes qu'il y a sept mois.  

Les Seahawks ont perdu des joueurs importants sur le marché des agents libres : le demi offensif étoile, et MVP du Super Bowl, Kenneth Walker (maintenant avec les Chiefs de Kansas City), le demi de sûreté Coby  Bryant (Bears de Chicago), l'ailier défensif Boye Mafe (Bengals de Cincinnati), et le demi de coin Riq Woolen (Eagles de Philadelphie).



Les seules additions notables ont été le demi offensif Emanuel Wilson (ex Packers de Green Bay), et le secondeur de ligne Dante Fowler Jr (ex Cowboys de Dallas ⇨ photo ci-dessus), mais ils ne seront que des substituts cette saison.

D'autres joueurs vont manquer le rendez-vous de mercredi pour l'ouverture locale des Seahawks : le demi offensif Zach Charbonnet, blessé à un genou, le receveur Jake Bobo (genou), le demi de sûreté Bud Clark (cheville), le garde Mason Richman (jambe), le demi de coin Terrion Arnold (possible suspension), le receveur Irv Charles, et le secondeur Aaron Smith.

Il y a aussi des cas incertains : le demi de sûreté Nick Emmanwori (cheville), le receveur Tory Horton (ischio-jambiers), les gardes Anthony Bradford et Josh Jones, et le demi de sûreté Ty Okada (ischio-jambiers).



Ces absences confirmées, ou possibles, signifient qu'au poste de demi offensif, c'est la recrue Jadarian Price (1ère ronde Notre Dame ⇨ photo ci-dessus) qui sera sur le terrain dans l'alignement de départ.  Cela pourrait avoir un impact négatif sur l'issue du match, pour son club, s'il ne répond pas aux attentes.  

George Holani et Emanuel Wilson peuvent venir en relève au champ arrière, mais ce ne sont pas des porteurs de ballon susceptibles de faire une différence positive.  La performance de Price sera donc à surveiller mercredi.  Elle influencera le rythme du match.  Mais sa mission sera difficile à remplir contre la défense des Patriots, une des meilleures de la Ligue contre le jeu au sol.

Parmi les absents du camp de Seattle, il ne faut pas oublier le coordonnateur offensif Klint Kubiak, promu entraîneur chef des Raiders de Las Vegas.  Son remplaçant chez les Seahawks, Brian Fleury, devra gérer la situation, si Jadarian Price ne fournit pas un travail suffisant pour l’attaque au sol.



Cela aurait aussi pour effet d'enlever un atout au quart arrière Sam Darnold (photo ci-dessus) sur le "play action".  Il a été le 3e meilleur passeur, en verges gagnées, avec ce type de jeu, l'an dernier, dans le circuit Goodell.

Étant donnée la force offensive des Patriots, avec le quart arrière Drake Maye, et ses nouveaux et dangereux receveur A.J. Brown et Romeo Doubs, ainsi que l'ailier rapproché Hunter Henry, la défense anti-aérienne des Seahawks devra être à la hauteur du défi.  

Avec les blessés, et les pertes subies dans l'intersaison dans cette unité, il y a un manque de profondeur au champ extérieur des champions de la NFL.  Maye pourrait exploiter cette nouvelle faiblesse.  Certains défenseurs des Hawks devront se surpasser : le demi de coin étoile Devon Witherspoon, le bloqueur Leonard Williams, de même que le secondeur Ernest Jones IV (photo ci-dessous), qui a réussi cinq interceptions la saison dernière... 



Du côté des Patriots, le coach Mike Vrabel a avoué, ces jours-ci, qu'il était inquiet au sujet du manque de profondeur de son alignement.  La ligne offensive, dont la faiblesse a coûté la victoire aux siens lors du Super Bowl, est encore un épineux problème en ce début de saison.  

Le bloqueur offensif Marcus Bryant (cheville), et le joueur de centre Ben Brown sont blessés.  De plus, le demi offensif TreVeyon Henderson (cheville) fréquente l'infirmerie depuis le 24 août, et sa disponibilité sur le terrain est hautement improbable, mercredi, à Seattle.  Mais, contrairement aux Seahawks, les Patriots ont un bon substitut, pour remplacer leur titulaire principal à cette position, en la personne de  Rhamondre Stevenson. 

Vrabel doit aussi composer avec une défensive amochée.  Les blessés affluent à l'infirmerie : le demi de sûreté Brenden Schooler, l'important secondeur Harold Landry III, le plaqueur défensif Isaiah Iton, le secondeur Khalil Jacobs, et même le botteur de dégagement Bryce Baringer ont vu leur nom être inscrit sur la liste de réserve des éclopés.  Le plaqueur défensif Christian Barmore (genou) est également un cas douteux pour le match inaugural de mercredi.



On comprend pourquoi Vrabel se gratte la tête, à moins que ce soit à cause de son scandale d'infidélité conjugale qui ne cesse de rebondir, et est devenu une distraction dont on se serait bien passer chez les Patriots.

Sur un point précis, il y a un risque de répétition du scénario du dernier Super Bowl : la confrontation entre la vulnérable ligne offensive des Pats et le dangereux "pass rush" des Seahawks.  Cela pourrait être un facteur déterminant encore mercredi, dans la cité émeraude.  

Les titulaires sur le front offensif du coordonnateur Josh McDaniels ont même eu beaucoup de difficultés lors des pratiques, au cours du camp d'entraînement.  Ça ne regarde pas bien...  

Mais normalement, s'il peut éviter les blessures, ce qui est très peu probable étant donné son dossier médical surchargé, le garde Alijah Vera-Tucker pourra aider grandement cette ligne à l'attaque.  Il revient au jeu après un an d'absence à cause d'une blessure aux triceps.  



Son coéquipier, le bloqueur à droite Will Campbell (photo ci-dessus) est aussi de retour après avoir soigné une blessure à un genou, la saison dernière.  Le point faible de cette unité risque d'être au centre, avec le peu convaincant Jared Wilson.

Le fait que la partie se joue au Lumen Field, le stade le plus bruyant de la Ligue, devant les fervents supporteurs des Seahawks (surnommés le "12e" joueur), est à considérer.  Eux, et les joueurs de leur équipe, voudront célébrer et honorer le dévoilement de la bannière du championnat, remporté lors du dernier Super Bowl.  Il y aura beaucoup d'émotion, et les joueurs seront très motivés pour gagner le match pour leurs partisans survoltés.

En l’état actuel des blessés et des absents, aucun des clubs présents ne devrait pouvoir courir avec le ballon, tant les défenses sont solides et empêchent toute tentative de gagner beaucoup de terrain.  

Le match se jouera donc dans les airs, où les deux adversaires ont de bonnes ressources.  On a déjà mentionné les excellents receveurs des Patriots, mais ceux des Seahawks (Jaxon Smith-Njigba, Rashid Shaheed, Cooper Kupp, AJ Barner) sont aussi bons, sinon meilleurs.



Si, à première vue, Drake Maye est un meilleur quart arrière que son vis-à-vis Sam Darnold, il sera par contre désavantagé par la différence entre les "pass rush" des deux défensives.  

Celui des Seahawks est redoutable, car il est opéré par le plus génial coach défensif de la NFL en Mike MacDonald.  Tandis que celui des Patriots a perdu Harold Landry (blessé), Anfernee Jennings (nouveau Saints), et K'Lavon Chaisson, qui s'aligne maintenant avec les Commanders de Washington.  Les dirigeants des Pats devront trouver des remplaçants en faisant des transactions cette saison.



Joueurs à surveiller :

Chez les Patriots il faudra voir si A.J. Brown (no 1 photo ci-dessus) est aussi bon qu'il le prétend.  Il n'a pas connu une grosse saison l'an passé avec les Eagles, parce qu'il se plaignait tout le temps de son manque d'utilisation.  Son caractère difficile peut-il "cancériser" aussi sa nouvelle équipe ?  Est-ce qu'il développera une bonne complicité, ou une bonne chimie, avec Drake Maye ?  Ça peut faire une grande différence...

Chez les Seahawks, si Rashid Shaheed a prouvé qu'il était très dangereux comme retourneur de bottés, il ne l'a pas encore fait comme receveur de passes.  Sa production a baissé drastiquement la saison dernière, surtout sa moyenne de verges par passe, qui a chuté à 11,6 alors qu'elle avait été à 17½ en 2024, avec les Saints de la Nouvelle Orléans.  



Il devrait tirer parti de l’attention que les défenseurs adverses portent à Smith-Njigba, pour se démarquer, et accumuler davantage de verges après la réception.  Il a la vitesse nécessaire pour y parvenir.


Pour de plus amples informations concernant les deux équipes, voyez mes articles précédents...





mercredi 5 août 2026

SAISON NFL 2026 : LE SCANDALE IMPLIQUANT L'ENTRAÎNEUR-CHEF MIKE VRABEL AURA-T-IL UN IMPACT SUR LA SAISON DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE ?



Cette année, la saison de la Ligue Nationale de Football (NFL) démarre plus tôt.  Dès le 9 septembre, le match d’ouverture mettra aux prises les finalistes du dernier Super Bowl : les champions de la Conférence Américaine, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, se déplaceront à Seattle pour affronter les champions de la NFL, les Seahawks.

Chez les Pats, on voudra démontrer que les exploits inattendus de la saison 2025 (une fiche impressionnante de 17 victoires contre seulement quatre défaites) ne relevaient pas de la chance ni d’un calendrier particulièrement avantageux (le troisième plus facile de l'histoire moderne de la NFL, selon certaines sources).

L’an dernier, le nouveau coach des Patriots, Mike Vrabel, avait prédit une saison gagnante pour son équipe.  De nombreux analystes et parieurs étaient plutôt d’accord avec lui, même si la marche était haute après une campagne précédente catastrophique de quatre victoires en dix-sept matchs.  Mais de là à imaginer quatorze victoires en saison régulière, et une place au Super Bowl, personne ne l’avait vu venir.



Il faut reconnaître qu’avant la saison, la direction du club avait fait un excellent travail de reconstruction en recrutant, entre autres, de très bons agents libres.  Vrabel, de son côté, a eu un impact extrêmement positif, au point de remporter le titre d’entraîneur de l’année dans la NFL. 

L'autre grande raison de ce revirement spectaculaire de l'équipe a été le jeu du jeune quart arrière Drake Maye, qui a survolé presque toutes les catégories statistiques des quarts arrières de la NFL la saison dernière.  Il a terminé premier de la NFL, au taux d’efficacité des quarts arrières, avec un rating de 113,5.  En séries éliminatoires, il a toutefois été moins impressionnant, mais il faut dire qu’il a affronté quatre des meilleures défenses de la NFL : les Chargers, les Broncos, les Texans, et les Seahawks.  

La seule raison pour laquelle il n’a été battu que par un vote de première place au scrutin du joueur le plus utile à son équipe (MVP) est ce sempiternel reproche concernant le calendrier facile de son équipe.  Matthew Stafford, des Rams de Los Angeles, a décroché le prestigieux titre de MVP par un vote serré de 366 à 361.  



Cette saison, Maye devra affronter des défenses plus redoutables que l’an passé en raison d’un calendrier plus exigeant pour son équipe.  Comment va-t-il s’en sortir ?

Avec un calendrier nettement plus relevé cette année, les pronostiqueurs prévoient pour les Patriots de Mike Vrabel une fiche plus modeste : autour d’une dizaine de victoires, mais tout de même une place en séries éliminatoires, dans une Conférence Américaine plus compétitive en 2026.  

On saura vite à quoi s’en tenir sur la force de cette équipe dès le premier mois, avec des matchs contre les Seahawks à Seattle, puis un duel face aux Steelers de Pittsburgh à Foxborough, et deux autres rencontres à l’extérieur, à Jacksonville et à Buffalo.  Ce sont tous des adversaires de haut niveau.


En fait, la moitié de leurs futurs adversaires en 2026-27 ont participé aux dernières séries éliminatoires, et des équipes absentes des playoffs comme les Chiefs de Kansas City ou les Lions de Détroit devraient rebondir cette année, et ne seront pas des proies faciles pour les Pats.

En plus d’un calendrier plus ardu, d’autres éléments pourraient jouer sur les performances du club du propriétaire Robert Kraft.  Au printemps dernier, le scandale autour de la liaison adultère du coach Mike Vrabel avec la journaliste Dianna Russini, femme mariée, et chargée de couvrir les activités de la NFL, a fait grand bruit, et pourrait continuer d’influencer l’équipe, voire la ligue entière.

Après avoir d’abord nié toute relation intime, les deux personnes concernées ont été démenties par de nouvelles photos du couple, confirmant que leur histoire d'amour remontait à 2020.  Russini a été contrainte de quitter son poste de journaliste pour The Athletic, tandis que Vrabel n’a pas été sanctionné mais reste visé par une enquête interne.


Pourquoi ce scandale est-il si important ? Ce n’est pas juste une affaire privée ou personnelle.  Russini couvrait la NFL et Vrabel était une source de confiance, ce qui crée un évident conflit d’intérêts.  Leurs premiers mensonges après les accusations de relation intime les ont discrédités et ont terni l’image qu’avaient d’eux le public et les fans des Patriots.  Les dirigeants du club doivent maintenant gérer une crise de confiance.

En interne, on peut se demander si ce scandale ne fragilise pas l’autorité de Vrabel auprès des joueurs et du staff des Pats.  Est-ce que cela pourrait devenir une distraction nuisible dans le vestiaire ?  L’image du club est-elle ternie ? Un coach qui ment publiquement et trompe sa femme peut-il encore prétendre au respect du public et des vétérans de l’équipe ? 

D’ailleurs, Vrabel pourrait bien devoir affronter un divorce coûteux et humiliant, ce qui augmenterait la pression sur lui et donnerait encore du grain à moudre à ses détracteurs.


En plus, la NFL ne supporte pas les scandales ni les écarts de conduite en dehors du terrain. L’affaire Vrabel-Russini touche à la fois la crédibilité de l’information sportive, l’éthique concernant les conflits d’intérêts, et la réputation de la ligue.

Les observateurs pensent que ce scandale n’affectera pas vraiment les performances des joueurs des Patriots sur le terrain cette saison. À moins que l’équipe ne commence à enchaîner trop de défaites.  Dans ce cas, cette affaire désolante pourrait refaire surface, et même mener à la démission ou au licenciement de Vrabel.

Comme c'est le cas pour toutes les équipes de la NFL, il y a eu plusieurs mouvements de personnel chez les Patriots dans l'entre saison. Parmi les joueurs qui ont été libérés, ont quitté via le marché des agents libres, ou qui ont été échangés, notons les suivants :



  • le receveur éloigné Stefon Diggs (photo ci-dessus), toujours agent libre mais qui intéresserait les Commanders de Washington;  
  • l'ailier défensif K'Lavon Chiasson, qui a signé avec les Commanders;
  • l'ailier défensif Anfernee Jennings, maintenant avec les Saints de la Nouvelle Orléans;
  • le joueur de ligne défensive Khyiris Tonga, embauché par les Chiefs de Kansas City;
  • le joueur de centre Garrett Bradbury, échangé aux Bears de Chicago;
  • le quart arrière substitut Joshua Dobbs, toujours agent libre mais qui pourrait intéresser les Dolphins de Miami ou les 49ers de San Francisco;
  • le porteur de ballon Antonio Gibson, possiblement un candidat intéressant pour les Raiders de Las Vegas;
  • l'ailier rapproché Austin Hooper, qui s'alignera maintenant avec les Falcons d'Atlanta;
  • le plaqueur offensif Vederian Lowe, qui portera les couleurs des 49ers;
  • et le demi de sûreté Jaylinn Hawkins, qui jouera maintenant pour les Ravens de Baltimore.
Pour combler ces départs, les Patriots ont recruté :



  • l'ailier éloigné A.J. Brown (photo ci-dessus), grâce à un échange avec les Eagles de Philadelphie;
  • le joueur de ligne offensive Alijah Vera-Tucker, contrat de trois ans, 42 millions de $;
  • l'ailier éloigné Romeo Doubs, ex-Packers, contrat de quatre ans, 68 millions de $;
  • le joueur de ligne défensive Dre'Mont Jones, contrat de trois ans, 39,5 millions de $;
  • le demi de sûreté Kevin Byard, contrat d'un an, 9 millions de $;
  • la recrue Caleb Lomu, joueur de ligne offensive, choix de première ronde;
  • l'ailier défensif Gabe Jacas, choix de deuxième ronde au repêchage de cette année;
  • l'ailier rapproché Eli Raridon, choix de troisième ronde cette année;
  • le full back Reggie Gilliam.
Ces changements devraient rendre les Patriots plus performants que l’an dernier.



Un autre facteur qui pourrait remettre en question cette évaluation, ce sont les blessures.  La saison dernière, les Patriots ont été l’équipe la moins affectée par les blessures dans la NFL.  Ils n'ont perdu que 43,5 parties à cause des éclopés (dont la blessure à l'as de la défensive, le secondeur de ligne Robert Spillane, photo ci-dessus).  Les champions, les Seahawks de Seattle, ont également été épargnés par ce problème (3e club avec le moins de blessures).  

Fait surprenant et révélateur, sept des dix clubs ayant pris part aux séries éliminatoires la saison dernière figuraient parmi les équipes les plus épargnées par les blessures.  Mais c’est le genre de phénomène qui se produit rarement deux années consécutives, et les Patriots pourraient en payer le prix cette saison en étant davantage éprouvés par les blessures à des joueurs importants.

On note déjà qu’A.J. Brown, receveur d’élite censé dynamiser l’attaque aérienne des Patriots cette saison, selon plusieurs experts, a déjà connu des soucis avec une blessure au genou.  Il pourrait être devenu un joueur fragile. 



Sans oublier que l’an dernier, il a joué en dessous de son potentiel, créant une distraction négative en se plaignant de la façon dont les Eagles l’utilisaient.  Sa grande force c'est de savoir éviter les plaqués, d'être rapide et élusif.  Mais va-t-il encore semer le trouble en manquant de discipline avec les Patriots ?  Vrabel a déjà commencé à lui crier dessus pendant le camp d’entraînement...  

Brown est sans doute le receveur no 1 que les Pats attendaient depuis longtemps, mais y a-t-il vraiment une grande différence avec celui qu’il remplace ?  Stefon Diggs a tout de même terminé 12e de la Ligue pour le nombre de passes captées avec 85 réceptions, accumulant 1 013 verges grâce à ces attrapés.

Pendant l’entre saison, la direction a cherché à corriger les principales faiblesses de l’équipe. La plus évidente, mise en lumière lors de la lourde défaite face à la redoutable défense des Seahawks au Super Bowl, était le manque de protection de Drake Maye par sa ligne offensive.



Maye a certes deux meilleurs receveurs en Romeo Doubs (photo ci-dessus) et A.J. Brown, mais s'il est toujours sous pression parce que sa ligne à l'attaque ne le protège pas suffisamment, il n'aura pas le temps ou les conditions idéales pour les rejoindre avec des passes précises.  

Maye a encaissé 47 sacs la saison dernière, le troisième plus haut total de la NFL.  Malgré les ajustements apportés à la ligne offensive cet été, on doute qu’elle parvienne à réduire ce chiffre cette saison.  Plus un quart arrière se fait frapper souvent et durement, plus il risque de se faire blesser.

Autre détail lié à cette situation : Maye a eu la chance de s’en sortir avec seulement huit interceptions l’an dernier.  Selon Pro Football Focus, il a été impliqué dans 26 jeux qui auraient pu mener à des revirements, ce qui représente le deuxième plus haut total dans la NFL.  Maye risque de manquer de chance cette saison s’il continue à jouer ainsi avec le feu.



Pour améliorer la faible protection du quart arrière, les Patriots ont recruté le garde Alijah Vera-Tucker (photo ci-dessus), souvent freiné par les blessures tout au long de sa carrière avec les Jets de New York.  Il a d'ailleurs raté toute la saison dernière en raison d'un triceps tordu.  Les Pats pourront-ils vraiment compter sur lui pendant toute la campagne 2026-27 ?

Toujours sur la ligne d’attaque, on ne sait pas non plus si le plaqueur à gauche, Will Campbell, saura faire oublier ses performances décevantes de la saison dernière, sa première en NFL.  Il faut dire qu’après un bon départ, son niveau de jeu a chuté, probablement parce qu’il jouait blessé.  Il a alloué neuf sacs à sa saison recrue, l'an passé, ce qui est beaucoup trop. 

Reste à voir si la recrue Caleb Lomu saura confirmer les promesses de sa brillante carrière amateur en intégrant le onze de départ de cette attaque.  On se demande aussi si le plaqueur Morgan Moses va continuer à décliner et rester fragile face aux blessures, tandis que le nouveau centre Jared Wilson (photo ci-dessous) pourrait ne pas encore être prêt à endosser convenablement ses nouvelles responsabilités.



Le facteur clé sera la performance de cette ligne offensive des Patriots.  Si elle ne parvient pas à protéger efficacement Drake Maye, l’attaque pourrait en pâtir sérieusement, et cela risquerait d’avoir de lourdes conséquences sur le succès de l’équipe. 

Le porteur de ballon TreVeyon Henderson faisait lui aussi partie du problème de protection du quart arrière lors des situations de passe.  Aura-t-il corrigé cette faiblesse pour sa deuxième saison dans le circuit Goodell ? Son temps de jeu en avait un peu écopé l’an dernier, alors qu’il est pourtant supérieur à son coéquipier Rhamondre Stevenson pour gagner des verges au sol, ou comme receveur de passes.

On pense aussi que l’arrivée du full back Reggie Gilliam, en provenance des Bills de Buffalo, va influencer la stratégie de jeu au sol du coordonnateur offensif Josh McDaniels, qui apprécie particulièrement utiliser ce type de joueur.  L'attaque au sol des Patriots a été productive en 2025-26 avec 2 191 verges de gains (6e rang de la NFL) et 22 touchés (4e), mais elle peut faire encore mieux la saison prochaine en étant plus solide et consistante.



En ce qui concerne les joueurs blessés, l’ailier défensif Harold Landry (no 2 photo ci-dessus) ne s’est toujours pas remis de sa blessure au genou survenue vers la fin de la saison dernière.  On ne sait pas encore s’il sera prêt pour le début de la prochaine saison.  C'est un élément important de la défensive de Vrabel.

Pour renforcer leur défense, les Patriots ont sélectionné l’ailier défensif Gabe Jacas en deuxième ronde, dans l’espoir de combler le manque de pression exercée sur les quarts arrières adverses.  Jacas a excellé dans ce rôle au niveau collégial avec Illinois.  Les chasseurs de quarts des Pats n’ont enregistré que 35 sacs l’an dernier, le 5e plus faible total de la NFL, et Landry a été leur meilleur atout à ce chapitre avec 8½.

La faiblesse des ailiers défensifs reste le principal point faible de l’équipe, et on doute que l’arrivée du vétéran Dre’Mont Jones puisse compenser le départ de K’Lavon Chaisson, auteur de 7½ sacs en 2025-26.



Heureusement, même si les premières lignes de défense leur apportent peu de soutien pour mettre la pression sur les quarts arrières adverses, les membres de la tertiaire des Patriots représentent la plus grande force de l’équipe.  

Les demis de sûreté Craig Woodson, Kevin Byard (meilleur intercepteur en 2025-26 avec sept interceptions lorsqu’il évoluait chez les Bears, et sélectionné dans la première équipe d’étoiles ⇨ no 31 photo ci-dessus), Dell Pettus, Mike Brown, et Brenden Schooler, constituent la meilleure unité de la Ligue nationale après celle des Ravens de Baltimore.

Les demis de coin Christian Gonzalez, Carlton Davis, Marcus Jones, Charles Woods, et Karon Prunty se classent eux aussi au deuxième échelon de la NFL en termes de performance.  



Gonzalez (photo ci-dessus) est toutefois en conflit au sujet de son contrat.  C’est un joueur d’élite et un compétiteur acharné.  Il a d’ailleurs défié A.J. Brown pendant le camp d’entraînement, au point que les deux ont failli en venir aux mains récemment.  

Brown a subi une luxation du pouce, mais Vrabel a assuré qu’il allait bien.  Le coach des Pats veut préserver la réputation de sa défense, connue pour son jeu physique et agressif.

La situation du groupe de receveurs des Patriots a changé avec l'arrivée de Brown et de Romeo Doubs.  Il y a une congestion à ce poste puisque pas moins de sept receveurs espacés sont sur les rangs.  On se demande qui sera le receveur éloigné no 3 entre Kayshon Boutte (qui a demandé à être échangé), DeMario Douglas, Marck Hollins, et Kyle Williams.  

Hunter Henry demeure l'ailier rapproché favori de Drake Maye, et la recrue Eli Raridon lui servira de substitut, après le départ d'Austin Hooper pour les Falcons d'Atlanta.

En somme, avec un calendrier plus exigeant, il est normal de s’attendre à une régression des Patriots cette saison, même s’ils présentent un meilleur alignement sur papier.  Les équipes qui perdent le Super Bowl rencontrent souvent quelques difficultés la saison suivante.
  


C’est pareil pour les coachs qui décrochent le titre d’entraîneur de l’année, comme Mike Vrabel la saison dernière, et en 2021, avec les Titans du Tennessee.  En moyenne, après avoir reçu cette distinction, les entraîneurs de l’année en NFL encaissent trois défaites supplémentaires la saison suivante.

La loi de la moyenne s'applique particulièrement aux clubs qui ont connu une grosse progression, comme les Patriots l'an passé.  L'année d'après ils reviennent à des résultats plus modestes.  Et cette saison encore, les protégés de Mike Vrabel devront composer avec la forte opposition des Bills de Buffalo dans leur division (Est de l'AFC).

Même si les Pats devront sans doute se contenter d’un bilan moins impressionnant qu’en 2025-26, ils resteront dans le top 5 de la NFL, et se battront encore pour décrocher le titre ultime du Super Bowl.  

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : BUFFALO À NEW ENGLAND ⇨ UN DUEL JOSH ALLEN VS DRAKE MAYE, QUE DEMANDER DE MIEUX !



Les amateurs de football américain seront gâtés dimanche après-midi, quand les Bills de Buffalo (9-4) rencontreront les Patriots de la Nouvelle Angleterre, à Foxborough.  Un cadeau de Noël avant le temps !  Ils pourront voir à l'oeuvre deux des meilleurs joueurs de la NFL : les quarts arrières Josh Allen, des Bills, et Drake Maye, des Pats.

Les deux mêmes clubs se sont affrontés lors de la semaine 5, et dans un match palpitant et très serré, les hommes du coach Mike Vrabel ont eu le dessus 23 à 20.  Cette fois-ci, les experts favorisent plutôt les Bills pour l'emporter par 1½ point.

Les Patriots ont bénéficié de leur congé (bye) la semaine passée, et ils sont invaincus à leurs dix derniers matchs.  Ils seront donc plus reposés que leurs adversaires, et ils auront eu plus de temps pour se préparer à les affronter.



S'ils gagnent, les Patriots seront sacrés champions de la division Est de la Conférence Américaine, détrônant ainsi les Bills, qui règnent sur cette section depuis cinq ans.  Leur quart arrière Drake Maye (photo ci-dessus) est probablement en tête de lice pour le titre de "joueur le plus utile à son équipe" (MVP) dans la Ligue Nationale.  S'il est élu, il succèderait à Josh Allen, qui a mérité la distinction, l'an passé.

La formation de Mike Vrabel connaît une saison de rêve, et cinq de ses onze victoires ont été remportées par un écart de 13 points, en moyenne.  Mais certains remarqueront que les Patriots ont eu la chance d'avoir le calendrier le moins difficile de toute la NFL, et qu'il faut relativiser leurs succès.

En dépit de leur bilan extraordinaire, ils ne sont donc pas parfaits.  Je pense que l'attaque des Bills est supérieure à celle menée par Maye.  Josh Allen a un plus fort potentiel d'explosivité que Maye, notamment parce qu'il est un bien meilleur coureur que son jeune homologue des Pats.  Maye est moins productif que l'an dernier quand il devient un porteur de ballon.  Sa moyenne de verges par course est passée de 7,8 en 2024, à seulement 3,9 cette saison.



Quant à celle de Josh Allen (ci-dessus), elle s'élève à 5,6 verges par portée, accompagnée de quatre courses de 20 verges et plus, de 12 touchés au sol, et de 22 par la passe.  Des chiffres impressionnants !  Maye a marqué deux majeurs au sol, et a lancé 23 passes de touché.  Il a lancé six interceptions, soit quatre de moins qu'Allen, mais il a subi 40 sacs, neuf de plus que son vis-à-vis des Bills.

Je donne aussi l'avantage à Buffalo pour ce qui est des demis offensifs.  James Cook est un meilleur porteur de ballon que Rhamondre Stevenson ou TreVeyon Henderson, et il est également supérieur pour capter des passes.  La défense des Patriots est d'ailleurs vulnérable contre les demis offensifs qui sortent du champ arrière pour devenir receveurs.  Cependant, Cook a commis six échappés perdus cette année, un sommet chez les porteurs de ballon de la Ligue Nationale.

Les Bills vont saluer le retour au jeu de leur as ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  Et ça adonne que la brigade défensive du club de la Nouvelle Angleterre n'est pas très efficace contre les joueurs de cette position (17e dans la NFL).  Allen pourrait avoir beau jeu contre la défense anti aérienne de ses adversaires, qui a accordé 21 touchés cette saison, le 7e total le plus élevé dans le circuit Goodell.



Globalement, l'attaque des Bills produit une moyenne de 383,7 verges par rencontre (2e rang de la NFL), alors que pour les Patriots c'est 362,6 verges (10e place).  Buffalo possède la meilleure attaque au sol de la Ligue avec une production de 157,8 verges par match.  La Nouvelle Angleterre est 21e avec 112,9 mais elle est seulement 27e pour la moyenne de verges par course, avec 3,9.  L'offensive aérienne des Patriots est supérieure avec des gains par partie de 249,7 verges (2e de la Ligue), contre 225,9 pour Buffalo (11e).

Côté blessures, les Patriots seront encore privés des services du bloqueur Will Campbell (genou), du demi de coin Alex Austin (blessure non révélée), et de l'ailier défensif Milton Williams (cheville).

Au niveau des unités spéciales, ils ont la chance de compter Marcus Jones dans leurs rangs (photo ci-dessous).  Il présente la 2e meilleure moyenne de la NFL pour les retours de bottés de dégagement, avec 18,8 verges.  Il a marqué des touchés sur des retours de 87 et de 94 verges, cette saison.  Les retourneurs de bottés des Bills n'affiche qu'une modeste moyenne de 5,3 verges par retour. 



En défensive, il faut donner l'avantage aux Patriots quoique ce n'est pas si évident.  Les Bills sont quand même deuxième contre les jeux de passes (171,8 verges en moyenne par match), alors que les Pats sont 14e (206,9 verges par partie).  

En défense contre le jeu au sol, c'est l'inverse : Buffalo est 29e en accordant 5,1 verges par course, et New England est 10e avec une moyenne de 4,04 verges concédées par portée.   La défense des Bills a accordé 30 points et plus dans trois de ses cinq derniers matchs.

Josh Allen a l'habitude de jouer son meilleur football en décembre.  Il l'a encore prouvé dimanche dernier, en faisant la différence en faveur de son équipe, dans la victoire de 39 à 34 des Bills, contre les Bengals de Cincinnati.  Un scénario qui risque de se répéter dimanche contre les Patriots, même si, évidemment cette fois, Allen n'aura pas affaire à la pire défensive de la NFL.

Bills   24,     Patriots   23.

dimanche 30 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : NEW YORK GIANTS @ NEW ENGLAND ⇨ LES PATRIOTS VISENT UNE 10e VICTOIRE D'AFFILÉE.


Deux équipes aux bilans complètement opposés s’affronteront lors du Monday Night Football, lundi soir prochain. Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-2) croiseront le fer avec les Giants de New York (2-10), première équipe de la NFL déjà officiellement éliminée, cette saison.  Les hommes de l'entraîneur Mike Vrabel tenteront de remporter une dixième victoire d'affilée.

Bien que le dossier des deux adversaires semblent aux antipodes, il faut relativiser les choses.  Les victoires des Patriots ont été acquises contre des clubs ayant gagné seulement 34,6 % de leurs matchs, cette année.  Et de leur côté, les Giants ont perdu plusieurs rencontres, alors qu'ils avaient une avance au pointage au 4e quart.  Ça signifie qu'ils sont plus compétitifs que leur fiche l'indique, malgré qu'ils viennent de subir six revers consécutifs.

Le Big Blue n'a plus rien à perdre, et ils vont risquer le tout pour le tour afin de gagner, et jouer les trouble fête.  C'est la défensive qui leur a surtout coûté des victoires durant la présente campagne.  C'est pourquoi le coach par intérim, Mike Kafka, a congédié le coordonnateur défensif Shane Bowen, cette semaine.  Il a été remplacé par Charlie Bullen (photos ci-dessous), qui promet des stratégies plus agressives, sous sa direction.



Agressive, l'offensive des G-Men l'a été aussi récemment, avec des stratégies audacieuses, et des jeux truqués.  La défensive des Patriots n'est pas sans faiblesses, surtout contre les jeux de passes.  Elle peut être vulnérable contre des tactiques inusitées et originales.  En tous cas, On peut dire que si les Giants perdent trop souvent, au moins, leur attaque donne un bon spectacle.

Lundi soir marquera le retour au jeu du quart arrière recrue des Giants, Jaxson Dart, qui vient d'être libéré du protocole des commotions cérébrales.  Malgré son jeune âge, il en a déjà subi quelques-unes.  Ce qui peut être inquiétant.  Il est vrai qu'il est téméraire, et s'expose à ce genre de blessure, en prenant des risques mal calculés, à cause de son grand désir de bien performer.

Qui sait ce qu’il aurait pu accomplir cette saison, si les Giants n’avaient pas perdu autant de joueurs clés à cause d’une avalanche de blessures ?  Des joueurs offensifs comme le porteur de ballon Cam Skattebo, le meilleur receveur de l'équipe Malik Nabers, le bloqueur Evan Neal, et le garde Joshua Ezendu, sont au rancart depuis longtemps, en raison de blessures sérieuses.



Et si la défensive avait le moindrement collaboré, et répondu davantage aux attentes, la formation New Yorkaise jouerait peut-être pour près de .500 et serait moins mal en point. Le manque de talent, et de profondeur dans l'alignement, doit tout de même être reconnu, et pris en compte par les dirigeants du club, pour leur travail durant la prochaine saison morte.  Un des problèmes urgents à corriger en défense c'est le trop grand nombre de gros jeux accordés au sol.  Les Giants sont les pires de la NFL pour les courses de 20 verges et plus, réussies par leurs adversaires (15, + 6 de 40 verges et plus).

Les Patriots sont également éprouvés par les blessures, et dans leur difficile victoire de 26 à 20 à Cincinnati, dimanche dernier, ils ont notamment perdu les services du joueur de centre Jared Wilson (blessé à une cheville), et du bloqueur Will Campbell (blessé à un genou).  Compte tenu de la force du "pass rush" des Giants, avec, en tête Brian Burns (13 sacs), ça tombe mal, spécialement pour la protection du quart arrière des Pats, Drake Maye, qui a déjà encaissé trop de coups cette saison (dont 37 sacs).

Maye (photo ci-dessous) domine la NFL dans plusieurs catégories offensives cette année, mais il a commis plus de revirements, et son pourcentage de passes complétées, a baissé récemment.  Une tendance qui peut devenir alarmante si elle se poursuit.  Il y a aussi plusieurs éclopés en défensive, et les dirigeants des Patriots ont sans doute hâte à la semaine de congé (bye), qui arrivera après le match contre les Giants.



Bien qu'ils aient le meilleur bilan de la NFL, les Patriots n'ont pas tant de super vedettes, et de bons substituts, dans leurs rangs, si trop de leurs joueurs tombent au combat.  Heureusement que leur calendrier léger les accommode, sur ce plan. 

Pour compenser l'absence des deux blessés sur la ligne à l'attaque, les Patriots devront adapter leurs stratégies en conséquence.  Le centre de la ligne étant affaiblie, les porteurs de ballon devront faire plus de courses vers l'extérieur, les ailiers rapprochés devront faire plus de blocage, les demis défensifs devront collaborer davantage à la protection de Maye sur les jeux de passes, et ce dernier devra lancer le ballon plus rapidement, pour éviter la pression des chasseurs de quart opposés.



Cette situation désavantageuse, au niveau de la ligne offensive, peut dégénérer.  L'attaque au sol est déjà une des pires de la Ligue (28e avec une production de 3,89 verges par course), et si la qualité du blocage baisse encore, à cause de l'absence des blessés sur le front offensif, les Patriots devront utiliser plus souvent le jeu aérien, qui lui également peut être moins efficace, si la protection de Drake Maye diminue, en raison d'un moins bon travail des remplaçants des blessés, sur la ligne de front.

Les Patriots sont favoris par un touché converti (7 points) pour l'emporter, au Monday Night.  La compétence de leurs entraîneurs les aidera à prévenir les mauvaises surprises, et un relâchement malencontreux.

Giants  20,    Patriots   27.