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mercredi 24 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : DALLAS À WASHINGTON ⇨ QUELLE ÉQUIPE OFFRIRA UN CADEAU DE NOËL À SES PARTISANS ?



Les jeux ne sont pas tous faits dans la Ligue Nationale de Football, alors que nous en sommes à la semaine de Noël.  Avec seulement deux semaines restantes au calendrier régulier, nous avons déjà une bonne idée des équipes qui prendront part aux séries éliminatoires, le mois prochain.

Dans l'Association Américaine, les formations déjà qualifiées sont : les Patriots de la Nouvelle Angleterre, les Bills de Buffalo, les Jaguars de Jacksonville, les Broncos de Denver, et les Chargers de Los Angeles.  À moins d'une catastrophe, les deux autres clubs qualifiés devraient être les Steelers de Pittsburgh, et les Texans de Houston.

Aucun champion de division n'est encore déterminé, mais ça pourrait se faire cette semaine.  Les grands absents cette saison sont bien sûr les Chiefs de Kansas City, qui vont rater les playoffs pour la première fois en dix ans.  L'autre surprise sera probablement l'élimination prochaine des Ravens de Baltimore, qui devaient être de sérieux aspirants au Super Bowl de février 2026.


Dans la Conférence Nationale, presque tous les participants au tournoi du Super Bowl sont déjà connus, mais un seul a déjà remporté le titre de sa section : les Eagles de Philadelphie (10-5), les champions défendants de la NFL, de la saison dernière.  

Les autres clubs de la NFC, qualifiés pour le championnat national 2026 sont : les Bears de Chicago, et trois formations de la division Ouest, les Seahawks de Seattle, les Rams de Los Angeles, et les 49ers de San Francisco.

Deux équipes doivent encore mériter leur place en séries de fin de saison, dans cette Association.  C'est presque fait pour les Packers de Green Bay, et il reste à départager un gagnant entre les Panthers de la Caroline, et les Buccaneers de Tampa Bay, qui s'affronteront la semaine prochaine pour clore le calendrier régulier.



Trois matchs sont à l'affiche jeudi, le jour de Noël.  Dans une partie sans enjeu pour le classement final, les Cowboys de Dallas (6-8-1) visitent les Commanders à Washington (4-11).  Les deux clubs sont déjà éliminés.

Ensuite, à 16 h. 30, les Lions de Détroit (8-7) doivent vaincre les Vikings du Minnesota pour conserver leurs minces chances de sauver leur saison.  

Et enfin, en soirée, les Broncos de Denver (12-3) auront l'opportunité de remporter le championnat de la section Ouest de la Conférence Américaine, s'ils battent les Chiefs, à Kansas City (6-9).



Jeudi, les Cowboys et les Commanders joueront pour l'honneur, et pour offrir un cadeau de Noël à leurs partisans, mais ils auraient pu se rencontrer pour un enjeu bien plus important.  Une place en séries éliminatoires aurait très bien pu être à portée pour les deux clubs.  Avant chaque saison, Dallas, "l'America's Team", est toujours pressentie pour prétendre aux grands honneurs, tandis que les Commanders avaient de grands espoirs en début de campagne, après s'être approché à un seul match du Super Bowl, l'an dernier.

Si les Cowboys ont impressionné avec une attaque superbe en 2025 (2e meilleure de la NFL avec une production de 393,1 verges en moyenne par partie), leur défensive a cependant été pitoyable en accordant 30,3 points par match (2e pire de la Ligue).  De ce côté-là du ballon, la défense des Commanders a été aussi pourrie que celle du club de Jerry Jones, en concédant 382,7 verges en moyenne par rencontre (2e pire du circuit Goodell).

En prévision de leur duel de Noël, les deux adversaires déplorent de nombreux blessés.  Les Commanders seront privés des services de leurs deux principaux quarts arrière, Jayden Daniels (blessé à un coude), et Marcus Mariota (main, quadriceps).  C'est le substitut Josh Johnson (no 14, ci-dessous), 39 ans, qui sera le quart partant.



Déjà, avec ce seul élément de comparaison, on peut estimer que les Commanders ne seront pas en mesure de rivaliser avec la puissante offensive des Cowboys, menée par le quart Dak Prescott.  Celui-ci devrait tailler en pièces la piètre tertiaire des Commanders, alors que Johnson aura du mal à mettre en marche sa propre offensive, sans l'aide de l'ailier rapproché Zach Ertz, blessé à un genou, et de son garde Sam Cosmi (commotion cérébrale).  Le bloqueur Laremy Tunsil soigne aussi une blessure, et pourrait être absent, jeudi.

Dak Prescott n'accuse que quatre verges de retard sur Matthew Stafford, des Rams, pour le plus grand total de verges par la passe cette saison, avec 4 175.  Il pourrait devenir le premier pivot des Cowboys à finir premier dans cette catégorie.  C'est un des rares points d'intérêt dans cette bataille du jour de Noël, dans la capitale américaine.  

Il a les outils nécessaires pour y arriver, avec d'excellents receveurs comme George Pickens, CeeDee Lamb, Jake Ferguson et Ryan Flournoy.  Au champ arrière, Javonte Williams (photo ci-dessous) connaît une saison du tonnerre, qui pourrait lui valoir la récompense du titre de "retour de l'année" dans la NFL.



En plus de s'assurer les services de Pickens et de Williams, en leur faisant signer des contrats durant la saison morte, les Cowboys devront faire des changements en défense, et sélectionner des recrues pour les aider à rebâtir leur unité défensive.  Et un de ces changements pourrait également être au poste de coordonnateur défensif, où Matt Eberflus est en danger de perdre son job.  

Le hic, c’est que, selon les projections budgétaires pour l'an prochain, les Cowboys vont défoncer le plafond salarial par 48 millions de dollars.  Cela ne peut pas se produire.  Il faudra faire des coupures.  Ce qui n'est pas idéal pour rebâtir l'équipe.

C'est un peu le même plan pour les Commanders.  Club avec la moyenne d'âge la plus élevée de la Ligue, ils devront renouveler leur alignement avec du sang neuf.  Leur principal souci sera de préserver la santé de leur quart arrière étoile Jayden Daniels, dont la saison a été ruinée par une série de blessures, cette année.  



Même s'il mesure 6'4" et pèse 210 livres, Daniels (photo ci-dessus) est plutôt fragile, et il s'expose aux blessures en ne se protégeant pas bien en situations de match.  Il devra jouer de manière plus prudente s’il veut réussir dans cette ligue, où les carrières sont souvent abrégées par les blessures et l’intensité physique du jeu.

Le 19 octobre dernier, Dallas a vaincu Washington 44 à 22, et les Cowboys sont favoris par 8½ points pour gagner à nouveau jeudi.  Ils mettraient fin à une série de trois défaites d'affilée, au cours de laquelle leur poreuse défensive a alloué une moyenne de 37,3 points par match.

Dans l'esprit des réjouissances des fêtes de fin d'année, et avec des défensives généreuses, de part et d'autre, on va probablement se faire des cadeaux réciproques en termes de points marqués, en attaque.  Mais le Père Noël sera plus généreux pour les Cowboys que pour leurs adversaires.

Cowboys   30,     Commanders   23. 



Dans un autre ordre d'idées, la Ligue Nationale a fait connaître les participants au prochain Pro Bowl, le 3 février 2026, durant la semaine du Super Bowl, à San Francisco.  Cinq joueurs étoiles des Cowboys ont été nommés : Dak Prescott, George Pickens, le botteur de précision Brandon Aubrey, le garde Tyler Smith, et le plaqueur défensif Quinnen Williams.  Chez les Commanders, seul le botteur de dégagement Tress Way a été élu.           

mercredi 28 août 2024



UN  VENT  D'OPTIMISME  SOUFFLE  SUR  LA  VILLE  DES  VENTS  EN  VUE  DE  LA  SAISON  2024-25  DES  BEARS  DE  CHICAGO...


Après notre excursion pour explorer les clubs des divisions Est et Sud de la Conférence Nationale; ainsi que les formations de l'Est et du Nord de l'Association Américaine; nous restons dans le nord, mais, cette fois, en accostant maintenant les équipes de la section Nord de la Nationale.

Nous abordons d'abord les Bears de Chicago, qui voient avec optimisme, la saison qui s'en vient, dans quelques jours.  Depuis 2012, le club de la ville des vents n'a pas connu de saison gagnante.  Et leur dernière victoire en séries éliminatoires remonte à 2010.  Ça fait un bye et...beaucoup de misère pour les partisans de l'équipe dirigée par Matt Eberflus.

Mais avec les changements effectués durant la saison morte, les Bears sont confiants de mettre derrière eux ces décennies de frustration et de cauchemar.

Fait étonnant, cette franchise très ancienne de la Ligue Nationale de Football, n'a jamais compté dans ses rangs, un quart arrière qui a complété des passes pour plus de 4 000 verges de gains.  C'est la seule concession de la NFL à ne pas avoir réussi à atteindre cette marque.  Par exemple, en 2023-24, les Bears n'ont enregistré que 3 096 verges de gains aériens, au 27e rang de la Ligue Nationale.



Or, les Bears ont fait l'unanimité au plus récent repêchage avec le tout premier choix, le quart arrière Caleb Williams.  Le gagnant du trophée Heisman en 2022, a brûlé la NCAA avec 120 touchés (93 par la passe et 24 au sol), en trois années, avec USC.  C'est peut-être la pièce qui manquait aux Bears pour enfin gagner plus de matchs qu'ils vont en perdre cette année.

Ils avaient déjà fait des progrès énormes l'an passé, en faisant passer leur fiche de 3-14 en 2022; à 7-10.  Ils avaient commencé cette campagne à 2-7, avant de finir forts en gagnant cinq de leurs huit dernières rencontres.

Caleb Williams pourrait éclipser cette marque de 4 000 verges de gains aériens si il est à la hauteur des comparaisons qu'on lui prête avec nul autre que Patrick Mahomes !  Les observateurs ont remarqué qu'il a le don, comme l'excellent quart des Chiefs, de pouvoir étirer les jeux quand il cherche des options de passe, ou qu'il improvise en courant avec le ballon.  Il peut également lancer le ballon à partir d'angles presque impossibles.  Son jeu de pieds et son rythme seraient aussi semblables à ceux du QB champion de Kansas City.



Chose certaine, Williams sera bien entouré à l'attaque, et il aura ainsi plus de chances de réussir son entrée dans la grande Ligue.  Derrière lui, il sera secondé par le porteur de ballon D'Andre Swift, qui, en quatre ans de carrière, a réussi à maintenir une moyenne appréciable de 4,6 verges par course, avec les Lions de Détroit, et, la saison dernière, avec les Eagles de Philadelphie.  Il peut aussi se transformer en un receveur de passes assez habile.

En 2023-24, les Bears ont terminé avec le deuxième plus grand total de verges gagnées par la course, dans le circuit Goodell, avec 2 399.  Le quart Justin Fields a été leur meilleur porteur de ballon avec des gains de 657 verges, suivi par Khalil Herbert (611), D'Onta Foreman (425), et Roschon Johnson (352).  Foreman n'est plus avec l'équipe (rendu à Cleveland).

Avec les quatre receveurs dangereux de Chicago, les adversaires devront les surveiller de près, ce qui favorisera les porteurs de ballon, puisqu'il y aura moins de défenseurs dans la "boîte", pour les arrêter. 



Des cibles de choix pour Williams ?  Parmi les meilleurs de la NFL avec DJ Moore (photo ci-dessus), qui vient de réussir sa meilleure campagne, à sa première année avec les Bears, en arrêtant le compteur à 96 réceptions pour 1 364 verges et 8 touchés.  Chicago a obtenu un autre receveur de choix en faisant l'acquisition cet été de Keenan Allen (108 attrapés, 1 243 verges, et 7 touchés en 13 parties jouées), l'ancienne vedettes des Chargers de Los Angeles.

De plus, les Bears ont sélectionné le rapide Rome Odunze en première ronde (9e choix au total) du repêchage du printemps dernier.  Il prendra le poste d'ailier éloigné numéro 3, à la place de Darnell Mooney, qui porte maintenant l'uniforme des Falcons d'Atlanta.

Le vétéran ailier rapproché Gerald Everett (aussi avec les Chargers au cours des deux dernières saisons), a également été amené pour seconder son coéquipier Cole Kmet (73 ballons captés pour 719 verges et six touchés), un ailier rapproché considéré comme faisant partie du top 10 dans la NFL, à sa position.

Les Bears ont également consolidé leur ligne offensive en lui adjoignant deux joueurs de centre : Ryan Bates, obtenu dans un échange avec les Bills de Buffalo; et Coleman Shelton, un agent libre qui a joué quatre saisons avec les Rams de Los Angeles.



Les plaqueurs Braxton Jones et Darnell Wright (photo ci-dessus); de même que les gardes Teven Jenkins et Nate Davis, complètent cette unité, qui aura fort à faire car, leur nouveau jeune quart arrière recrue a le défaut de tenir le ballon trop longtemps.  C'était aussi le cas de Justin Fields l'an passé, ce qui a entraîné des problèmes de protection, et beaucoup trop de pénalités pour avoir retenu.  Cette ligne à l'attaque n'en est pas une d'élite.  Il y a encore beaucoup à faire pour en hausser le calibre, mais elle est quand même de qualité moyenne.

L'échange de Justin Fields aux Steelers a passablement déçu les fans des Bears, car ils estiment qu'il n'a rapporté qu'un choix de repêchage de 6e ronde à l'équipe.  Ce qui semble insuffisant.

Un nouveau coordonnateur à l'offensive, Shane Waldron, remplace Luke Getsy.  C'est un phénomène courant dans la Ligue Nationale cette année.  Tout le monde semble changer de coordonnateurs, que ce soit à l'attaque ou à la défensive !  Les Bears ne feront pas exception, ils vont aussi avoir un nouveau coordonnateur défensif, Eric Washington.

Parlant de la défensive, elle s'est grandement améliorée à partir de la mi-saison l'an passé.  Cela a coïncidé avec l'arrivée du joueur de ligne Montez Sweat, obtenu dans un échange avec les Commanders de Washington.  Il est devenu le premier joueur à réussir au moins six sacks, avec deux clubs différents, dans la même saison (6½ avec Wash., 6 avec Chicago).



Le coach Eberflus a parlé d'un "effet Montez".  Avant la venue de celui-ci, les Bears étaient 28e dans la NFL pour les points accordés, ils ont fini 20e.  Ils donnaient en moyenne 27,3 points par match, avec Sweat dans l'alignement, cette moyenne a baissé à 17,9.  

Ils étaient 23e pour les verges allouées, ils ont terminé 12e.  Ils étaient 22e pour les revirements provoqués, ils ont conclu la saison au 5e rang de la Ligue avec 28.  De dix sacks avant Sweat, ils sont monté à 20, après.

L'unité défensive de Chicago a revendiqué la première position de la Ligue l'an passé en limitant les gains au sol des opposants à 1 468 verges.  En 2022-23, ils étaient 31e dans ce domaine.

Grosse amélioration aussi au chapitre des interceptions, la brigade défensive en a réussi 22 (1er dans la NFL), contre seulement 14, la saison précédente.  Après dix parties, la défensive des Bears n'avaient que neuf revirements à son actif, l'an dernier.  Elle en a réussi 18 en six matchs, par la suite.  Impressionnant !



Les 2e et 3e lignes défensives sont bonnes avec les secondeurs T.J. Edwards et Tremaine Edmunds qui excellent autant contre les jeux au sol qu'en couverture de passes.  Dans la tertiaire, l'agent libre Kevin Byard III remplacera avantageusement Eddie Jackson, parti rejoindre les Ravens de Baltimore.  Le demi de coin Jaylon Johnson (photo ci-dessus) a émergé l'an passé, au point de mériter une place au Pro Bowl (avec Sweat).

La grande faiblesse du "front 7" de Chicago demeure le manque de chasseurs de QBs.  À part Sweat, il n'y en a pas d'autres pour mettre une pression suffisante sur les quarts ennemis.  Les Bears ont chuté au 31e échelon de la Ligue, la saison dernière, pour le nombre de sacks réussis.

Il faut aussi signaler la faiblesse des joueurs défensifs de Chicago en zone rouge.  L'an passé, ils ont permis aux adversaires de marquer des touchés dans 68,9 % des occasions, quand ils étaient à 20 verges et moins des buts des Bears.

Évidemment, c'est toujours risqué de prédire si une défensive fera aussi bien d'une saison à l'autre.  Des changements rapportant moins que prévus; des blessures à des joueurs clés; et un calendrier plus difficile, peuvent changer les données.



En ce qui concerne ce dernier point, l'horaire de l'équipe sera assez compliqué cette année.  Les Bears vont affronter des adversaires coriaces dans leur division (surtout Détroit et Green Bay).  Ils vont aussi rencontrer les clubs de la division Ouest de leur conférence; et ceux de la division Sud de l'Américaine.  Il n'y aura à peu près que quatre ou cinq joutes contre des opposants plus faibles, qui seront à leur portée.

Les unités spéciales n'ont rien à craindre avec le botteur de précision Cairo Santos (no 8, photo ci-dessus).  Sa moyenne de placements réussis est de 90,4 % en 5 ans avec l'équipe (92,1 % en 2023-24).  Il a envoyé le ballon entre les poteaux des buts sept fois sur huit sur des distances de 50 verges et plus.  Il a l'honneur d'être le botteur le plus précis de l'histoire du club.

Après qu'il ait remporté le trophée Ray Guy (meilleur botteur de dégagements) avec le collège d'Iowa, la saison passée, l'Australien de 26 ans, Tory Taylor (photo ci-dessous) a été choisi en 4e ronde du repêchage par les Bears.  Il a mérité le poste de botteur de dégagements d'emblée cet été, chez les Ours.



La lutte est ouverte pour les postes de retourneurs de bottés puisque le titulaire de la saison dernière, Trent Taylor, a signé un contrat avec les 49ers de San Francisco, cet été.  Les candidats pour lui succéder chez les Bears sont DeAndre Carter et Velus Jones Jr..

Un mot (très intéressant) sur l'échange qui a amené, entre autres, Caleb Williams avec les représentants de la ville des vents.  Pour obtenir le premier choix de repêchage des Bears en 2023 (qui est devenu le quart Bryce Young), les Panthers de la Caroline ont cédé DJ Moore, et un paquet de choix de repêchage qui ont été convertis en de très bons joueurs par Chicago.

Outre Williams, ils ont "ramassé" : le plaqueur offensif Darnell Wright (membre régulier de leur ligne à l'attaque); le demi de coin Tyrique Stevenson (aussi un titulaire partant); et le botteur Tory Taylor.  Et les Bears ont encore un autre choix de repêchage (2e ronde) en 2025 dans cet échange, qui pourrait devenir un des plus fructueux pour une équipe dans l'histoire de la NFL.



Surtout si Caleb Williams rapporte les énormes bénéfices escomptés.  Ce n'est toutefois pas garanti,  Il n'est pas rare que de forts prometteurs premiers choix de repêchage manquent leur coup chez les professionnels.  Les Bears espèrent une recrue à la "C.J.. Stroud", mais il faudra attendre de voir...

Williams a l'entourage idéal pour réussir dès sa première année, avec le club de la ville des vents.  S'il remplit ses promesses, et si la défensive des Bears fait aussi bien qu'en seconde moitié de saison l'an passé, Chicago pourra enfin connaître une saison gagnante, et participer peut-être aux séries éliminatoires.

Les parieurs sont plus modérés dans leurs projections.  Ils prédisent une fiche de .500 aux Ours du mid-ouest.


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lundi 28 août 2023



SAISON 2023-24 DES BEARS DE CHICAGO : ANNÉE DE VÉRITÉ POUR JUSTIN FIELDS.

Après une saison horrible (3-14) l'an passé, les Bears de Chicago ont raison d'espérer de plus beaux jours lors de la prochaine campagne de la NFL.  Ils ont été très actifs dans l'entre-saison pour tenter d'améliorer leur formation, autant en attaque qu'en défense.  Mais leur progression passera en grande partie par celle de leur jeune quart-arrière Justin Fields.

Au cours du printemps, ce dernier a reçu un vote de confiance de la part de la direction de l'équipe quand celle-ci a échangé le tout premier choix du repêchage 2023 aux Panthers de la Caroline en retour du receveur DJ Moore, des choix de première ronde des Panthers en 2023 et 2024, et de leurs choix de seconde ronde en 2023 et 2025.  Une transaction importante dans le processus de reconstruction du club de Chicago.

Malgré le jeune âge de Justin Fields (24 ans), et seulement deux saisons d'expérience dans la grande Ligue, les Bears auraient pu démissionner à son sujet en raison de son insuccès comme passeur depuis sa sélection en première ronde (11e choix au total) du repêchage de 2021.  Chicago aurait ainsi gardé son premier choix de repêchage de cette année pour prendre un quart-arrière prometteur comme Bryce Young, celui même que la Caroline a sélectionné.



Avec Fields, en regardant jouer les Bears l'an passé, on aurait pu croire qu'il n'y avait personne au poste de pivot de la formation dirigé par l'entraîneur Matt Eberflus (photo ci-dessus).  En effet, celui-ci commandait rarement des jeux de passe, et Fields était bien plus souvent un porteur de ballon qu'un passeur.  Ce qu'il a fait très bien d'ailleurs avec des gains au sol de 1 143 verges (moyenne de 7,1 verges par course), mais ce qui est loin d'être suffisant pour galvaniser une attaque dans la NFL.

28e de la Ligue au total des verges récoltées en offensive en 2022-23, avec une moyenne de 308 par match, les Bears ont présenté -et de loin- la pire attaque aérienne du circuit Goodell avec une famélique moyenne de 130,5 verges par rencontre.  Quelque soit la statistique employée pour mesurer les performances aériennes des QBs de la NFL, Justin Fields s'est classé dans les derniers rangs.  

Son imprécision sur les courts tracés, et ses passes dangereuses, susceptibles d'être interceptées, étaient de mauvaises notes flagrantes à son dossier.

Il faut dire que le QB numéro 1 de Chicago n'avait pas les receveurs de qualité pour gonfler ses statistiques par la passe.  Et ce fut encore plus vrai quand Darnell Mooney, son unique menace pour la longue passe, a vu sa saison se terminer à cause d'une blessure à la cheville durant la semaine 12.



Cette saison, Fields n'aura pas cette excuse pour expliquer son manque de compétence comme passeur.  Avec le retour au jeu de Mooney, l'arrivée de DJ Moore (photo ci-dessus), -qui, au cours de trois de ses quatre dernières saisons, a gagné plus de 1 150 verges, malgré des quarts-arrières médiocres en Caroline-, et avec les additions de Chase Claypool (obtenu dans un échange avec les Steelers de Pittsburgh au milieu de la saison passée) et de l'ailier rapproché Robert Tonyan (ex-Packers), les Bears sont équipés pour améliorer grandement leur attaque aérienne.  À condition que leur quart-arrière puisse la faire fonctionner...

Au champ arrière, Chicago a remplacé adéquatement David Montgomery (maintenant avec les Lions de Détroit) par D'Onta Foreman (ex-Panthers).  Au cours des deux dernières saisons, Foreman a gagné au moins 100 verges au sol dans huit des dix-sept matchs qu'il a disputés.  Avec une ligne offensive qui fait généralement du bon blocage, le nouveau demi des Bears devrait bien réussir à Chicago.  Il sera secondé dans son rôle par Khalil Herbert (5,7 verges de gains par portée en 2022-23).

Parlant de la ligne à l'attaque, elle sera meilleure cette année avec l'ajout de Nate Davis (ex-Titans), et de Darnell Wright, choix de première ronde, 10e au total, au repêchage du printemps dernier.



En défensive, les patrons football des Bears ont travaillé fort dans l'entre-saison pour remédier aux faiblesses évidentes de cette unité : pire de la NFL pour les points accordés avec 463 et le nombre de sacks réussis (20); 29e position dans la NFL pour les verges totales allouées -surtout contre le jeu au sol- (avant-derniers).  Ils ont fait signer des contrats aux secondeurs de ligne Tremaine Edmunds (photo ci-dessus, ex-Bills) et T.J. Edwards (ex-Eagles) en plus de s'assurer les services du joueur de ligne DeMarcus Walker (ex-Titans).

C'est encore le manque de "punch" des joueurs chargés d'exercer de la pression sur les QBs opposés qui risque de compromettre l'efficacité de leurs coéquipiers de la ligne tertiaire.  Les Bears ont acquis Yannick Ngakoue (ex-Colts) pour aider à combler cette déficience.

De l'autre côté du ballon, la ligne offensive devra faire du meilleur boulot en protégeant mieux leur quart-arrière, plaqué 58 fois derrière la ligne de mêlée l'an dernier.

Chicago a renforcé sa deuxième ligne de défense avec Edmunds et Edwards, mais au niveau de la première ligne et des demis de coin, la brigade défensive reste douteuse.



Justin Fields aura de meilleures armes offensives afin de poursuivre sa progression amorcée timidement la saison dernière.  Il pourra passer le ballon plus fréquemment, et sur de longues distances, avec des receveurs éloignés plus rapides et habiles.

S'il améliore sa précision à courte distance en lançant aux ailiers rapprochés Robert Tonyan et Cole Kmet, en restant davantage dans la pochette protectrice, au lieu de paniquer et de trop courir avec le ballon si la pression des défensives adverses malmène ses bloqueurs, Fields pourra conduire son attaque aérienne vers de nouveaux sommets.



Sa progression comme passeur sera cruciale si les Bears veulent grimper au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Une section affaiblie par le départ de Aaron Rodgers de l'alignement des Packers de Green Bay, leurs grands rivaux du Midwest américain.  De plus, les Bears pourront capitaliser sur le 6e plus facile calendrier parmi les clubs de la NFL.

Tout pointe vers le haut pour les Bears de Chicago en vue de la saison 2023-24.  Mieux entouré et plus expérimenté, Fields pourrait conduire les siens à au moins quatre victoires de plus (7-10) dans une campagne qui pourrait être déterminante pour lui et son équipe.

CALENDRIER 2023-24 DES BEARS DE CHICAGO



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