Affichage des articles dont le libellé est Matt Patricia. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Matt Patricia. Afficher tous les articles

samedi 13 janvier 2024



NFL WILD CARD 2024 : PHILADELPHIE À TAMPA BAY, TANT DE QUESTIONS QUI TROUVERONT LEURS RÉPONSES...

Il est bien difficile de prédire ce qui arrivera dans le dernier match de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football, lundi soir, sous la pluie, en Floride.  Des Eagles de Philadelphie (11-6), en pleine débâcle, et handicapés par plusieurs joueurs étoiles blessés, visiteront les Buccaneers de Tampa Bay (9-8), qui eux aussi, devront trouver des réponses ou des solutions à quelques problèmes énigmatiques.

Les Eagles avaient pourtant commencé la saison sur les chapeaux de roues, comme l'année précédente en gagnant dix de leurs onze premiers matchs.  On se disait, voilà, ils sont encore partis pour la gloire, et leur quart-arrière format géant, Jalen Hurts, va être élu le joueur le plus utile à son équipe (MVP) dans la NFL.

Puis, en fin de calendrier, ce club quasi-invincible a complètement déraillé, en perdant cinq de ses six dernières parties.  La défensive s'est écroulée et l'offensive est tombée en panne.  Quelques blessures à des joueurs-clés n'ont certes pas aidé la cause des "Aigles", mais, à la veille de leur affrontement éliminatoire contre les Bucs, les entraîneurs de Philadelphie cherchent encore la clef du mystère du désastre avec lequel ils doivent composer.



Ils sont encore favoris pour renverser la vapeur à Tampa Bay, et pour vaincre le club local qui connait aussi sa part d'ennuis.  Mais leur défensive devra se ressaisir, et leurs as à l'attaque devront jouer suffisamment bien, même s'ils ne sont pas entièrement remis de leurs blessures.  Jalen Hurts devra combattre la douleur d'un doigt disloqué, à la main avec laquelle il lance le ballon.  Les super receveurs éloignés A.J. Brown (genou, photo ci-dessus), et DeVonta Smith (cheville), pourraient aussi être ralentis par leurs "bobos", s'ils parviennent seulement à revenir dans l'alignement de départ.

Le demi défensif Darius Slay (genou), et le porteur de ballon D'Andre Swift (maladie), ont participé aux entraînements cette semaine, mais on ignore s'ils seront au meilleur de leur forme lundi soir.

Les demis défensifs Reed Blankenship (aine), et Sydney Brown (genou) sont également des cas douteux.

Chez les Buccaneers, on est moins amochés, mais le quart-arrière Baker Mayfield (photo ci-dessous) soigne tout de même des blessures à une cheville et aux côtes.  Il va jouer lundi soir, tout comme le receveur Chris Godwin, qui a un genou endolori.



Si les Eagles devraient être en mesure de se débrouiller à l'attaque, malgré tous ces joueurs diminués par les blessures, on ne peut en dire autant de la défensive, qui a continué de mal jouer, même après le congédiement de son coordonnateur Sean Desai, et son remplacement par Matt Patricia.

Les Buccaneers ont mal paru lors de la semaine no 3 en s'écrasant au compte de 25 à 11 contre les Eagles.  Mais ils affirment que les choses ont bien changé depuis cette cinglante défaite.  Après leurs onze premiers matchs, ils ne revendiquaient que quatre gains, et on se disait qu'après la retraite de leur QB Tom Brady, et son remplacement par le médiocre Baker Mayfield, les Bucs se dirigeaient vers les bas fonds de la faible division Sud de la Conférence Nationale.

Mais Mayfield a été meilleur que prévu, avec de substantiels gains aériens de 4 044 verges, 28 passes de touché, contre seulement 10 interceptions, pour un taux d'efficacité de 94,6.  Le porteur de ballon Rachaad White est lui aussi revenu à la charge en deuxième moitié de saison en marquant huit touchés, tout en gagnant 685 verges au sol, et 316 dans les airs.



Ainsi poussés à l'avant avec leur QB et leur demi offensif no 1, avec l'aide aussi de leurs deux receveurs étoiles Mike Evans (saison de 1 255 verges de gains et 13 touchés, photo ci-dessus) et Chris Godwin (1 024 verges, deux TD), les Bucs ont fini la saison régulière en remportant la victoire dans cinq de leur six derniers matchs.  Ils ont ainsi gagné de justesse la course au premier rang de leur division, devançant les Saints de la Nouvelle-Orléans.

Cette poussée victorieuse a été accomplie avec le concours de leur défensive qui s'est réellement resserrée durant cette heureuse période.  Mais des doutes subsistent quant à sa capacité de contrer les attaques aériennes des adversaires.  En effet, la défense anti-aérienne de Tampa Bay a fini au 29e rang de la NFL pour les verges accordées par la passe (248,9 verges par match).  Lundi soir, si les piliers de l'offensive des Eagles sont suffisamment en bonne forme, ils pourraient faire passer de vilains quarts d'heures à la faible tertiaire des Bucs.

Baker Mayfield a toujours été inconstant.  Plus souvent mauvais que bon, il peut néanmoins sortir une belle performance lundi soir prochain.  Son club en aura besoin, sinon les bons éléments que les Bucs possèdent dans leur formation offensive ne pourront pas être mis efficacement à contribution.



Dans le cas contraire, si Mayfield est dans un bon jour, lui et ses coéquipiers pourront profiter des largesses de la défensive des Eagles qui semble en déroute depuis pas mal longtemps.  À moins que Matt Patricia (photo ci-dessus) ait trouvé une solution juste à temps pour que son unité défensive puisse tenir le coup face au défi des Buccaneers.

On annonce de la pluie, possiblement des orages à Tampa Bay lundi soir.  Dans ces circonstances, les attaques aériennes des deux clubs rivaux pourraient être hypothéquées.  Le jeu au sol deviendrait alors crucial.  La défensive de Tampa Bay contre la course (5e de la NFL avec une moyenne de 95,3 verges accordées par joute) est un peu meilleure que celle de Philadelphie (10e, moy. de 103,4 verges par game).

Mais de l'autre côté du ballon, c'est une autre histoire : les Bucs sont bons derniers de la Ligue avec un maigre 88,8 verges de gains au sol par rencontre, alors que les Eagles, bien servis par une bonne ligne à l'attaque, sont 8e avec 128,8 verges de gains en moyenne par partie.



Dans ce département, le quart-arrière Jalen Hurts est bien supérieur à son homologue Baker Mayfield.  Hurts a couru 157 fois, pour 605 verges et 15 touchés, un record.  Les Eagles ont inventé la technique du «Tush Push» (photo ci-dessus) lorsqu'ils sont à la porte des buts adverses.  Inspirée par le rugby, cette technique consiste à se masser derrière le porteur de ballon (la plupart du temps Hurts lui-même), et à le pousser à travers la ligne des buts.

Avec Hurts, qui est déjà fort comme un boeuf, cette pratique est quasi-irrésistible.  Elle pourrait bien "pousser" les Eagles vers la victoire lundi soir, dans la pluie, à Tampa Bay !  Surtout si les mauvaises conditions climatiques empêchent l'attaque des deux clubs d'inscrire beaucoup de points.

VOUS AIMEREZ AUSSI :

Mes analyses des autres matchs éliminatoires de cette semaine dans la NFL...

Cleveland à Houston

Miami à Kansas City

Pittsburgh à Buffalo

Green Bay à Dallas

Los Angeles Rams à Détroit

La très jolie fiancée de Jared Goff

samedi 9 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES RAIDERS DE LAS VEGAS : JOSH McDANIELS JOUE AU CASINO AVEC SON QUART-ARRIÈRE DE PORCELAINE.
 
Le légendaire entraîneur des Patriots de la Nouvelle-Angleterre Bill Belichick a connu des succès retentissants au cours des deux dernières décennies.  Avec plusieurs championnats à la clé.  Ce n'est peut-être pas lui qui a lancé cette tendance, mais souvent, après qu'une équipe ait gagné le Super Bowl ou des titres de Conférence, les adjoints des coachs victorieux deviennent des candidats recherchés pour occuper à leur tour des postes d'entraîneur en chef, dans la Ligue Nationale de Football.

On ne sait pas si cette mode rapporte généralement des dividendes chez les organisations qui procèdent de cette façon pour engager des "head coachs" recrues, mais dans le cas des anciens adjoints de Belichick, les résultats semblent assez désappointants.  On pense entre autres, à Matt Patricia, longtemps un assistant de Belichick avec les Pats, avant de rater complètement son coup comme entraîneur en chef à Détroit.

Patricia a tenté de reconstituer la formule gagnante qu'il avait connue à Foxborough, sous les ordres de Belichick, en embauchant d'anciens joueurs des Patriots.  Ce fut un fiasco.  Ça n'a pas marché du tout.



Un autre ancien élève de Belichick semble suivre le même chemin que Patricia et que plusieurs autres ex-adjoints des Patriots, devenus "head coach", ont empruntés sans succès au cours des dernières années.  En effet, Josh McDaniels (photo ci-dessus), ancien coordonnateur offensif des Patriots, tente sa chance comme entraîneur en chef des Raiders de Las Vegas, en ayant également recours à d'anciens porte-couleurs du club de la Nouvelle-Angleterre.

Et si on se fie aux résultats de l'an passé (six victoires en dix-sept matchs), McDaniels semble voué à connaître le même sort que ses anciens compagnons des Patriots : un congédiement sans appel !  Il a davantage creusé sa "tombe" dans l'entre-saison en allant chercher le quart-arrière Jimmy Garoppolo pour succéder à Derek Carr, qui avait plutôt bien dirigé l'attaque des Raiders pendant les neuf dernières saisons.

McDaniels et Carr n'étaient vraiment pas sur la même longueur d'onde et le divorce entre les deux hommes a été très acrimonieux.  Le coach voulait l'échanger à un autre club, mais Carr s'est prévalu de la clause de non-échange de son contrat pour refuser toute transaction.  Les Raiders l'ont tout de même libéré, n'obtenant rien en retour, quand Carr a signé un très lucratif contrat (150 millions de $$$ sur quatre ans) avec les Saints de la Nouvelle-Orléans.



Puisque Derek Carr était un des rares bon quart-arrière disponible sur le marché, McDaniels et les Raiders ont dû se rabattre sur Jimmy Garoppolo, qui avait perdu son poste de partant avec les 49ers de San Francisco l'an passé.  Jimmy G. est également un ancien des Patriots (2014-2016).  Lui et McDaniels ont travaillé ensemble pendant trois saisons sous la tutelle de Belichick.  Cela facilitera donc l'intégration du vétéran QB à sa nouvelle équipe.

Lorsqu'il était apte à jouer, Garoppolo a eu du succès avec les 49ers (44 victoires en 61 matchs joués, avec en prime une participation au Super Bowl), là où il était bien entouré.  Mais il a aussi manqué pas moins de 30 parties en six saisons à San Francisco, à cause de diverses blessures, la dernière à un pied, qui a requis une opération en mars dernier.  Jimmy G. a d'ailleurs eu du mal à réussir les tests physiques au camp d'entraînement des Raiders.

McDaniels prend donc un grand risque en misant gros sur son nouveau QB de porcelaine, dans la ville des casinos.  Si Garoppolo se blesse à nouveau, il n'y a que le vieux Brian Hoyer (38 ans en novembre) pour prendre la relève.  Par contre, le coach des Raiders pourrait gagner son pari si Jimmy G. ne se retrouve pas à l'infirmerie trop longtemps.



Celui-ci aura le luxe de compter sur une unité offensive de qualité pour faire avancer les chaîneurs sur le terrain.  D'abord, derrière lui il pourra donner le ballon au meilleur demi de l'année passée, Josh Jacobs (no 28, photo ci-dessus).  Ce dernier a mérité une place sur la première équipe d'étoiles de la NFL, en gagnant l'impressionnant total de 2 053 verges (dont 400 par la passe) en plus de marquer 12 touchés.

Garoppolo aura aussi à sa disposition l'un des meilleurs receveurs de la Ligue en Davante Adams (1 516 verges de gains et 14 touchés, photo ci-dessous).  Et devinez quoi ?  McDaniels est encore allé chercher un ancien des Patriots, le receveur espacé Jakobi Meyers pour qu'il se joigne à Adams, de l'autre côté de la formation offensive.  Meyers n'est pas inférieur à Mack Hollins (maintenant avec les Falcons d'Atlanta), celui qu'il remplace à titre de receveur no 2 des Raiders.  Il ne faut pas oublier le petit mais très efficace Hunter Renfrow qui s'amène fréquemment sur le terrain pour réussir des jeux clés.

Les Raiders ont quand même compensé la perte de l'ailier rapproché Darren Waller (avec les Giants), en faisant signer les agents libres Austin Hooper (ex-Browns) et O.J. Howard (ex-Texans).  La recrue Michael Mayer (choix de 2e ronde, no 35 au total) est un excellent prospect, très athlétique, à la fois bon receveur et bon bloqueur.  Il pourrait supplanter Howard comme TE no 2, si ce n'est pas déjà fait.
 


Sans être extraordinaire, la ligne à l'attaque des Raiders fait un boulot honnête qui ne devrait pas nuire aux performances de Garoppolo et de Jacobs.  Les Raiders sont donc bien équipés pour marquer beaucoup de points si ses attaquants demeurent en santé.

Le problème, c'est qu'ils sont très mal équipés pour empêcher les adversaires d'en marquer encore plus !  Le rude et terrifiant Maxx Crosby (photo en tête d'article) est le seul défenseur d'élite de cette brigade (depuis deux ans : 182 pressions et 64 coups sur les QBs adverses, 20,5 sacks) .  De plus, on ne sait pas si son comparse de la première ligne défensive, Chandler Jones pourra jouer bientôt.  Absent à cause de problèmes personnels, on sait seulement qu'il ne sera pas en uniforme pour le match inaugural contre Denver, dimanche.

À part les chasseurs de QBs, la défensive du Silver & Black est faible à toutes les autres positions, spécialement la tertiaire qui ressemble à un formage suisse plein de trous !  Même chose en ce qui concerne les sacks.  Les Raiders en ont réussi un nombre insuffisant (27, au 30e rang de la NFL).



Heureusement le duo de botteurs composé de Daniel Carlson (34 placements réussis en 37 tentatives dont 11 en 13 sur plus de 50 verges, photo ci-dessus) et de AJ Cole (43,9 verges nettes par botté) fait partie de l'élite de leur profession.

Avec le 2e calendrier le plus difficile de la NFL, et en évoluant dans la même division que les puissances que sont les Chiefs de Kansas City et les Chargers de L.A., les Raiders pourraient gagner quelques matchs serrés grâce à leur artillerie lourde en attaque (fusillades offensives).  Mais leur défensive poreuse les coulera bien plus souvent, comme ce fut le cas en 2022-23, quand les Raiders sont devenus la première équipe de l'ère moderne à perdre quatre parties, après avoir pourtant mené par dix points et plus, à la pause de la mi-temps.

La direction a tenté d'améliorer cette défensive déficiente en allant sur le marché des agents libres.  Ont été engagés : le demi de sûreté Marcus Epps (ex-Eagles), le secondeur Robert Spillane (ex-Steelers), et le demi de coin Marcus Peters (ex-Ravens), un produit local natif d'Oakland.  Les Raiders espèrent aussi que la recrue Tyree Wilson (choix de 1ère ronde, 7e au total) pourra les aider dès cette saison au poste d'ailier défensif.  Les experts doutent que ces changements seront salutaires, mais le club n'a rien à perdre à brasser les cartes de ce côté du ballon...



Ces modifications pourraient aider les Raiders à réussir plus de gros jeux et à créer plus de revirements (13 seulement l'an passé, dont six interceptions, le plus faible total dans la NFL).  Les quarts-arrières adverses ont trop festoyé contre cette défensive peu étanche en 2022-23.  Globalement, ils ont maintenu un taux d'efficacité de 99 !   

Ce sera déjà beau si les Raiders réussissent à égaler leur fiche de 6-11 de l'an passé...à moins que Jimmy G. fasse mentir sa réputation de QB de porcelaine, qu'il connaisse la saison de sa vie, et transporte ses nouveaux coéquipiers vers des hauteurs plus appréciables !

À part le danger qui guette la santé précaire de Garoppolo, il y a celui de voir l'entraîneur McDaniels (fiche en carrière de 17-28 comme head coach) continuer de se mettre tout le monde à dos dans l'organisation du club, comme il a commencé à le faire la saison dernière, et comme il l'avait fait lors de son bref passage à la direction des Broncos de Denver (2009-2010).  C'est tout le contraire d'un "player's coach", comme il l'a encore démontré la saison dernière par son conflit avec Derek Carr.

Avec McDaniels, c'est : "my way or the highway" !  Pas fameux pour le climat dans le vestiaire, ou l'esprit d'équipe !  Et ça donne rarement de bons résultats sur le terrain...

CALENDRIER 2023-24 DES RAIDERS DE LAS VEGAS


AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Carolina Panthers

Miami Dolphins

Green Bay Packers

https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/09/saison-2023-24-des-packers-de-green-bay.html

Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City
Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

lundi 5 février 2018

VICTOIRE DES EAGLES AU SUPER BOWL LII : PAS DE MIRACLE CETTE FOIS POUR BRADY ET SA GANG...


Autant je suis un fan passionné de football américain, autant je suis un "hater" acharné de Tom Brady et des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Je suis loin d'être le seul dans ce cas.  L'équipe pilotée par le fade entraîneur Bill Belichick s'est attirée une multitude de détracteurs, en grande partie à cause des scandales de tricherie dont elle s'est rendue coupable au cours de la dernière décennie.  Les "haters" des Pats ont mangé leur pain noir lors des récents Super Bowls dans lesquels leurs "ennemis" jurés ont trouvé le moyen de triompher sur des jeux de dernière minute, pratiquement miraculeux.


On se rappelle de l'an passé, quand Brady a opéré le plus grand revirement de l'histoire des Super Bowl après que ses adversaires, les Falcons d'Atlanta aient laissé filer une avance de 28-3 à la mi-temps...  Les dénigreurs des Patriots ne sont pas près de s'en remettre !

On se rappelle du choix de jeu insensé des Seahawks de Seattle il y a trois ans, au SB, alors qu'à la porte des buts des Patriots, le quart-arrière Russell Wilson a tenté une passe en plein centre, et en plein trafic, dans la zone des buts.  Passe qui a été interceptée par le demi défensif Malcolm Butler, pour sauver son club d'une défaite qui semblait certaine.


Le héros de ce match a été laissé sur le banc hier, ce qui en a fait rager plusieurs qui n'ont pas compris la décision de Belichick, la Presse de Boston qualifiant d'ailleurs celle-ci de pire gaffe de l'histoire des championnats de la NFL.  Un peu excessif...mais admettons que Butler n'aurait pas pu faire pire que le reste de la défensive des Patriots qui a été une véritable passoire tout au long du match, en plus d'être incapable de presser suffisamment le quart-arrière adverse pour l'empêcher de les brûler littéralement, encore et encore...

Fallait voir paniquer Belichick (habituellement très stoïque) et son coordonnateur défensif Matt Patricia (photo ci-dessus) près du banc de leur formation, discutant et gesticulant en tentant de redresser la situation catastrophique de leur défensive.  Eux qui ont toujours solution à tout, eh bien, cette fois-ci, ce fut peine perdue !  Le gâchis n'a fait qu'empirer ! Du gâteau pour les Patriots "haters" !


Difficile de jeter le blâme sur le beau Tom pour cette défaite amère de sa troupe.  Il a lancé plusieurs passes de touché et il a empilé 505 verges de gains par la passe, un record !  Mais c'est tout de même son échappé (photo) qui a scellé l'issue du match.  Brady le savait.  Il avait la tête basse après sa bévue (photo).  Sa "balloune" s'était dégonflée, comme dans son scandale des ballons dégonflés de l'an passé !  Il a eu l'occasion de se reprendre sur le dernier jeu de la partie, mais sa passe désespérée (Hail Mary) a été rabattue dans la zone des buts des Eagles.  Pas de miracle cette fois-ci pour Brady et sa bande !  À ma grande joie !  J'exultais, je criais, et je sautais en l'air dans mon salon !  Douce revanche après ces cruelles victoires du club de la Nouvelle-Angleterre depuis le début de l'ère Belichick-Brady.  Tout de même une troisième défaite (un record) dans le match ultime pour ce duo d'enfer.


Si Brady n'est pas le grand coupable du revers d'hier, on peut dire qu'il n'a pas eu le meilleur sur son rival, le substitut des Eagles, Nick Foles.  Nommé le joueur du match, celui-ci n'a pas commis d'erreur, hormis une interception qui dépendait entièrement du receveur Alshon Jeffery, qui a jonglé avec le ballon.  Le receveur éloigné, ex-Bears de Chicago, a par ailleurs connu un match formidable, avec quelques catchs spectaculaires (photo, son touché, ci-dessus).  Avant le début de la saison, après s'être joint aux Eagles à titre d'agent libre, il avait prédit la victoire au Super Bowl pour sa nouvelle équipe !  Il a pas mal aidé à réaliser sa prédiction !  Chapeau !


Dans cette rencontre folle où les offensives ont complètement dominé, on aurait cru voir un combat de rue entre deux poids lourds se tabassant à qui mieux mieux en baissant la garde et en oubliant totalement de se protéger.  Dans cette furieuse bataille, le coach gagnant, Doug Pederson (photo) n'a pas fait la même erreur que l'entraîneur des Falcons l'an dernier contre les Pats.  Il est resté très agressif et audacieux dans ses choix de jeu, y compris sur des 4e essais très risqués.  Celui qui a conduit au touché de Foles, transformé en receveur sur un jeu truqué, était de toute beauté !  Sur les lignes de côté, juste avant cette exécution géniale, on avait vu le demi offensif LeGarrette Blount (qui a gagné le Super Bowl l'an passé avec les Patriots !) rire avec Pederson après que celui-ci lui ait probablement confié ce qui s'en venait !


C'était d'autant plus drôle que les Pats avaient tenté et raté le même jeu, plus tôt dans le match.  Lent comme une tortue, Brady a échappé la passe (photo), ce qui lui a valu le surnom de "Butter Hands" après la partie !  Gracieuseté des Patriots "haters", bien entendu !  Ha ! Ha ! Ha ! Ha ! Ha !  Fallait voir la mine déconfite du beau Tom, après cette malhabile séquence.  Choix de jeu discutable étant donné l'absence de mobilité du vieux quart, et le risque qu'il courait en pouvant se faire frapper d'aplomb par l'adversaire.  Un peu à l'image de son receveur Brandin Cooks, qui s'est fait sortir de la rencontre par un plaqué violent, lui faisant subir une commotion cérébrale.  Les rares fois que l'on a vu Brady quitter sa pochette protectrice, on a constaté que c'était une aventure pour un gars de son âge !


Pendant ce temps, les partisans des Eagles se régalaient.  Il faut dire qu'ils ont attendu longtemps ce moment de célébrer enfin un championnat.  La plupart d'entre eux n'étaient pas nés la dernière fois que c'était arrivé, en 1960 !  Bien content pour eux !  Surtout en raison de l'absence du quart-arrière Carson Wentz et de quelques autres joueurs clés en défense, tous blessés, leurs favoris étaient négligés ("under dogs") pendant toute la période des éliminatoires.  Après leur triomphe d'hier, ils étaient devenus les "Top Dogs" !  De quoi pavoiser encore plus pour leurs enthousiastes fans !


Outre sa défensive poreuse, Belichick a aussi blâmé ses unités spéciales pour l'échec d'hier.  Habituellement très fiable, son botteur Stephen Gostkowski (photo) n'a, en effet, pas connu son meilleur match.

Autre fait bizarre, l'arme de prédilection de l'attaque de Brady, le monstrueux ailier rapproché Rob Gronkowski, n'a pas été utilisé en première demie (il a capté une passe pour neuf verges).  Mis à contribution au retour de la pause de la demie, il a fait des ravages.  Je croyais bien, à ce moment là, que c'en était fait des Eagles et que, comme d'habitude, j'irais me coucher avec une autre pilule difficile à avaler et...un autre trophée Lombardi pour Brady et ses acolytes...


L'homologue de Gronkowski chez les Eagles, Zach Ertz, a brillé lui aussi.  Son touché après un plongeon mémorable en fin de rencontre, s'est avéré fort important.  Il avait raison de célébrer après ses exploits (photo).

Mais ça ne valait pas mon degré de satisfaction à la fin, en voyant Brady quitter le terrain en "loser", lui qui est tellement mauvais perdant et qui avait les larmes aux yeux !


Bravo aux Eagles : Fly Eagles Fly !