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samedi 13 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : GIANTS VS DALLAS, LES COWBOYS NE PEUVENT PAS ÉCHAPPER ENCORE LA VICTOIRE.


On se demandait comment les Cowboys de Dallas allaient réagir après l'échange choc ayant envoyé leur meilleur joueur défensif, Micah Parsons, à Green Bay, juste avant le début de leur saison.  La commande était lourde puisque pour leur premier match, ils devaient affronter les champions de la NFL, les Eagles de Philadelphie.

Eh bien, ça ne s'est pas si mal passé, alors que les Eagles ont dévoilé la banderole de leur championnat, sous les acclamations de leurs partisans, le 4 septembre dernier.

L'incident malheureux du crachat de Jalen Carter sur le quart arrière Dak Prescott (photo ci-dessous), survenu lors du tirage au sort avant le début du match, a certes marqué les esprits, mais l'expulsion du puissant ailier défensif des Eagles s'est finalement avérée bénéfique. En effet, son absence a semblé réduire la pression exercée sur Prescott, qui n'a subi aucun sac pendant toute la rencontre.












L'attaque des Cowboys profitait d'un excellent élan durant les deux premiers quarts, avec une avance au pointage, une maîtrise de la ligne de mêlée, et une belle variation entre les jeux au sol et les passes.  C'est à ce moment que de violents orages ont éclaté sur le Lincoln Financial Stadium, causant un arrêt de jeu qui a duré 65 minutes.

Au retour de la pause, l'élan des Cowboys s'était dissipé, et ils ont été complètement dominés et blanchis en deuxième mi-temps, encaissant une défaite de 24 à 20.

Cela aurait pu se passer différemment, car en manquant plusieurs passes de Dak Prescott, l'ailier éloigné vedette CeeDee Lamb (photo ci-dessous) a probablement "fait échapper" la victoire à ses coéquipiers.  Lamb a tout de même attrapé sept passes pour 110 verges, mais ce sont celles qu'il n'a pas réussies à saisir qui ont été coûteuses, et qui ont retenu l'attention. 



Pendant ce temps, la défensive des "Boys" tenait en respect l'attaque des champions, en ne lui concédant que trois petits points, en seconde demie.  Mais, comme d'habitude, c'est le quart arrière Jalen Hurts qui a fait la différence, pour les Eagles, en courant pour 62 verges de gains au sol, et deux majeurs.

Les Cowboys pourront se reprendre, dimanche, à l'ouverture locale de leur saison, en recevant les faibles Giants de New York.  Faible, ça s'applique surtout à leur piètre attaque, qui a encore failli à la tâche, dans la défaite de 21 à 6 des Giants, contre Washington, dans leur premier match de la saison. 

Le quart arrière du Big Blue, Russell Wilson (photo ci-dessous), en a arraché dans cette rencontre, ne complétant que 17 passes en 37 tentatives, pour des gains aériens de 168 verges.  À 36 ans, il n'a plus la même mobilité qu'autrefois, et il a été plaqué deux fois derrière la ligne de mêlée et...derrière son inefficace ligne offensive !



L'ancienne vedette des Seahawks de Seattle a été particulièrement inefficace lorsqu'il a été sous pression (2 passes complétées en 12 tentatives, pour de maigres gains de 26 verges).  J'imagine que les instructeurs des Cowboys en ont pris note.

À New York, on se demande seulement quand il sera remplacé par la recrue Jaxson Dart ou...quand l'entraîneur chef Brian Daboll sera congédié !  Wilson peut toutefois se consoler car, au moins, il n'aura pas à faire face à l'excellent demi de coin des Cowboys, DaRon Bland, qui s'est blessé à un pied lors du match à Philadelphie. 

Si l'offensive des Giants ne semble pas améliorée depuis l'an dernier, le front défensif, lui, devrait l'être.  Il a tenu les Giants dans le match contre les Commanders, mais ce fut insuffisant, faute de soutien de l'attaque.



Le scénario de ce revers initial devrait se répéter à Dallas, dimanche après-midi.  CeeDee Lamb voudra se racheter en connaissant un très bon match, et les Cowboys ne peuvent pas se permettre de perdre devant leurs exigeants partisans.

Les Giants n'ont pas gagné à Dallas depuis le début de la carrière de Dak Prescott, en 2016.  Ça ne devrait pas arriver non plus dimanche.  Le nouveau receveur de l'America's Team, George Pickens, devrait voir plus d'action contre les Giants, lui qui a été peu visé par Prescott, contre les Eagles.

L'attaque des Cowboys pourrait peiner contre le solide front défensif des Giants, mais deux secondeurs de ligne des G-men seront absents à cause de blessures : Micah McFadden et Demetrius Flannigan-Fowles.  Le demi de sûreté Anthony Johnson ne sera pas disponible non plus.

Tout pointe vers une victoire de Dallas.

Giants 10,  Cowboys  21.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨  Complétez les informations concernant ces deux formations en cliquant sur les liens ci-dessous :


dimanche 25 août 2024



SAISON  2024-25  DES  COWBOYS  DE  DALLAS :  DE  BELLES  PROMESSES...EN  L'AIR... 


L'incorrigible propriétaire des Cowboys de Dallas, le vieux Jerry Jones, 81 ans, a encore fait des siennes au mois de janvier dernier.  Après une autre habituelle élimination hâtive de son club, il a déclaré : «Nous allons tout miser sur des joueurs différents de ceux que nous avons connus par le passé.  Nous allons tout miser.  Nous avons vu des choses chez certains joueurs sur lesquels nous voulons tout miser». 

Par ces paroles, les innombrables partisans de l'"America's Team" ont compris que Jones voulait imiter ce que les Rams de Los Angeles avaient fait en 2021, quand ils avaient sacrifié pratiquement tous leurs meilleurs futurs choix de repêchages, dans des échanges, afin de s'assurer les services de bons vétérans.  Le but : atteindre le Super Bowl, eux qui avaient déjà une excellente équipe.

La stratégie avait réussi, les Rams remportant le Super Bowl suivant, en février 2022.  Donc, on s'attendait à ce que les Cowboys soient très actifs sur le marché des agents libres, ou en procédant à de nombreux échanges durant l'entre saison.



Promesses d'ivrogne, ou promesses en l'air, de la part de Jerry Jones ?  Toujours est-il qu'il ne s'est pas passé grand chose en ce qui concerne les transactions du côté de Dallas.

On a rapatrié le déclinant demi offensif Ezekiel Elliott (photo ci-dessus), après que celui-ci ait passé une saison infructueuse avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre (3,5 verges par course pour 642 verges et trois touchés, + 51 réceptions pour 313 verges et deux touchés; des statistiques loin de ses standards du passé).  Les Cowboys voulaient ainsi combler la perte du porteur de ballon Tony Pollard, parti jouer pour les Titans du Tennessee.

Pour ajouter de la profondeur dans le champ arrière, on a ajouté le porteur de ballon Royce Freeman, un réserviste assez marginal durant sa carrière avec les Rams, Houston, la Caroline et Denver.  On le voit comme demi offensif no 3, derrière Elliott et Rico Dwodle.  Rien pour apeurer les défensives opposées...



Les Boys ont fait signer des contrats aux secondeurs de ligne Eric Kendricks (ex-Chargers et ex-Vikings) et Damien Wilson, un substitut qui avait joué pour eux de 2015 à 2018.  Kendricks (photo ci-dessus) est un bon joueur de position, mais il n'excelle pas en couverture de passes.

À l'inverse, Dallas a perdu beaucoup de joueurs sur le marché des agents libres.  Certains autres se sont retirés.  Outre Pollard, parti remplacer Derrick Henry avec les Titans; le receveur Michael Gallup a pris sa retraite, le plaqueur à gauche de la ligne offensive Tyron Smith est maintenant un Jets de New York, et le joueur de centre Tyler Biadasz s'aligne dorénavant avec les Commanders.

Ça forcera les Cowboys à employer une recrue comme plaqueur à gauche, Tyler Guyton (photo ci-dessous, avec Jerry Jones).  Une autre recrue, Cooper Beebe pourrait éventuellement être le partant au centre, si Brock Hoffman ne fait pas du bon boulot.
 


Les départs ont été bien plus nombreux et significatifs dans l'unité défensive.  Sur la première ligne : Dorance Armstrong (Washington), Jonathan Hankins (Seattle) et Neville Gallimore (Miami) sont rendus ailleurs.

Les secondeurs de ligne Dante Fowler (Washington) a fait de l'air, et Leighton Vander Esch a pris sa retraite.

De plus on vient d'apprendre que le demi de coin étoile Daron Bland s'est blessé et ratera de six à huit semaines de jeu.  La saison dernière, Bland a été époustouflant en réussissant sept interceptions, en ramenant cinq revirements pour des touchés (un record de la NFL), et en étant nommé "All-Pro".

Un autre demi défensif, Stephon Gilmore a évacué les lieux.  Il portera désormais les couleurs des Vikings du Minnesota.



Ouf, ça fait beaucoup de mouvements, mais pas sans le sens promis par Jerry Jones !  Ah ! J'oubliais, le coordonnateur de la défensive, Dan Quinn a aussi fait ses valises pour devenir l'entraîneur en chef des Commanders de Washington.  Une lourde perte car c'est lui qui a bâti l'excellente défense des Cowboys, qui se situait encore dans le top 5 du circuit Goodell l'an dernier.

Il sera remplacé par le vieux Mike Zimmer (photo ci-dessus), 68 ans, qui n'est pas le même type de coach.  Les gars de la brigade défensive devront s'y ajuster...

Pourquoi Dallas n'a pas regarni ses rangs après tous ces départs ?  On répond que l'on a choisi de faire confiance à la progression des jeunes joueurs dans l'équipe, surtout en défensive.



Autre problème de planification, Jerry Jones a refusé de délier les cordons de son immense bourse (les Cowboys valent dix milliards de dollars) pour prolonger les contrats de ses trois meilleurs joueurs : le quart arrière Dak Prescott, le receveur CeeDee Lamb (les deux, photo ci-dessus), et le joueur de ligne défensive Micah Parsons (40½ sacks, 89 coups sur les QBs, sept échappés forcés, en trois ans de carrière).

Prescott pourrait devenir agent libre l'an prochain, et Lamb a exprimé son mécontentement en ne se présentant pas au camp d'entraînement.  Il est toujours absent.  Durant la plus récente campagne, il a été le deuxième meilleur receveur de la NFL (derrière Tyreek Hill, des Dolphins) avec une monstrueuse production de 135 réceptions, 1 749 verges de gains et douze touchés (3e dans la Ligue).  Il veut être payé en conséquence.

La saison dernière, Prescott a offert ses meilleures performances en carrière (4 516 verges de gains aériens, 36 touchés -un sommet dans la NFL-, neuf interceptions, et un rating impressionnant de 105,9.  Il a terminé second aux votes pour le joueur le plus utile (MVP), derrière Lamar Jackson des Ravens de Baltimore.



Est-ce qu'il aura autant de succès la saison prochaine ?  En 2023-24, l'attaque de Dallas a terminé en tête de la NFL pour les points marqué avec 509, 5e pour les verges totales (6 317), 3e pour les verges par la passe (4 397), et 14e pour les gains au sol (1 920).

Mais cette année, la ligne à l'attaque a perdu deux éléments importants, Ezekiel Elliott pourrait en donner moins que Pollard (plus de 1 000 verges au sol dans les deux dernières campagne, avec en plus 371 et 311 verges par la passe), celui qu'il remplace.

Le groupe des receveurs manque de profondeur.  À part Lamb, il n'y a pas grand chose de menaçant chez les ailiers éloignés.  Brandin Cooks aura bientôt 31 ans, et sa production est passée de 1 037 verges (134 réceptions) avec Houston, en 2021, à 657 verges (54 attrapés) l'an dernier.


Le receveur no 3, Jalen Tolbert (photo ci-dessus, avec coach McCarthy), n'a presque pas été utilisé à ses deux premières saisons avec Dallas, mais on dit qu'il a fait des progrès et qu'il pourrait "éclore" cette année.

Le vrai receveur no 2 sera probablement l'ailier rapproché Jake Ferguson.  En 2023, à sa deuxième campagne, on l'a visé 102 fois, il a cueilli 71 passes pour 761 verges et cinq touchés.  Il est déjà dans le top 10 de la NFL à sa position, et il pourrait encore faire mieux dans les prochaines saisons.

Le manque de punch de l'attaque au sol fera en sorte que Prescott utilisera davantage les jeux de passe, lui qui se servait déjà beaucoup de son bras l'an passé, pour bombarder les défenses ennemies.
  


Avant le début de la saison dernière, l'entraîneur Mike McCarthy avait prévu d'axer surtout l'offensive sur le jeu au sol, mais, lui, qui appelait les jeux offensifs pour la première fois, s'est vite rendu compte que ça ne fonctionnait pas.  Il a dû changer de stratégie.

Malgré qu'elle a perdu des plumes cet été, la défensive devrait être encore solide avec Parsons (photo ci-dessus), et DeMarcus Lawrence sur la première ligne; Damone Clark et Kendricks sur la deuxième; ainsi qu'avec Malik Hooker et surtout Trevon Diggs, sur la troisième.  Diggs reviendra au jeu après n'avoir disputé que deux parties l'an passé, à cause d'une blessure.

Le seul vrai point faible est au centre de la première ligne avec Mazi Smith.  Reste à voir si cette défensive de top 5 fera aussi bien sans son directeur de la saison dernière Dan Quinn.



Les unités spéciales sont bien assurées par les botteurs Brandon Aubrey (placements, photo ci-dessus) un All-Pro, et Bryan Anger (dégagements), qui a été au Pro Bowl en 2021 et 2023.  Kavontae Turpin est efficace pour retourner les bottés.

C'est toujours la même histoire à Dallas.  On gagne en saisons régulières (12-5 à chaque saison depuis trois ans), mais on perd en séries éliminatoires (trois victoires, six défaites depuis 2011).  En carrière, Dak Prescott a une fiche de deux gains, cinq revers, en playoffs.  Dans la Conférence Nationale, seuls les Cowboys, et le club de Washington, n'ont pas atteint la finale de leur conférence depuis 1996 !

En raison de la perte de plusieurs bons joueurs durant l'entre saison, les Cowboys sont moins forts que l'an dernier, du moins sur papier.  Les parieurs et les experts en ont pris note, et ils ont baissé la cote de l'équipe.  On leur prédit dix ou onze victoires, car leur calendrier sera quand même plus facile.  Mais on les voit chuter au 2e rang de leur division, derrière Philadelphie.

















Vous trouverez les références pour les analyses de plusieurs autres équipes en cliquant sur le lien suivant : (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-eagles-de.html)

vendredi 12 janvier 2024



NFL  WILD  CARD  2024 : CETTE  FOIS,  LES  COWBOYS  NE  DOIVENT  PAS  MANQUER  LEUR  COUP  !

Après avoir échoué et déçu tant de fois durant les séries éliminatoires ces dernières saisons, les Cowboys de Dallas (12-5) doivent briser cette guigne cette année.  Ils ont encore une excellente équipe cette fois-ci, et ils sont semés no 2 dans la Conférence Nationale, ce qui signifie qu'ils pourraient jouer tous leurs matchs éliminatoires à domicile, (du moins jusqu'à la finale), là où ils sont invaincus à leurs seize dernières parties !

Je sais bien qu'un match de football se joue sur le terrain.  Pas sur papier. Ni sur des projections statistiques de jeux vidéo.  Mais les données statistiques concernant cette rencontre opposant Green Bay (9-8) et Dallas, dimanche, en fin d'après-midi, sont plus que révélatrices.

Les Cowboys ont pourchassé les Eagles de Philadelphie pendant deux mois pour s'emparer finalement du titre de la division Est de la NFC, quand leurs grands rivaux de section ont faibli dans le dernier droit de la course, ces dernières semaines.



Imbattables dans leur stade (8-0, le seul dossier parfait à domicile dans toute la NFL cette année), avec une moyenne de 37,4 points marqués par partie contre 15,9 points accordés, les Boys ont fait douter d'eux toutefois, en étant nettement moins bons dans leurs matchs à l'étranger (4-5, et défaits constamment lorsqu'ils ont affronté de bonnes équipes).  Mais, au total, leur défensive a été solide (5e meilleure de la NFL) malgré des blessures sérieuses à quelques joueurs importants.  Et leur offensive a été dominante.

Le quart-arrière Dak Prescott a connu peut-être la meilleure saison de sa carrière.  Il a fini au premier rang de la Ligue pour le nombre de passes complétées (410), de passes de touché (36).  Il a pris la seconde place pour le pourcentage de passes complétées (69,5%); le ratio passes de touché versus les interceptions (36 contre 9); et le coefficient d'efficacité (105,9).  Il a été 3e pour les gains aériens avec 4 516 verges.

Sans faire ombrage au duo Tyreek Hill-Tua Tagovailoa, des Dolphins de Miami, la combinaison CeeDee Lamb-Dak Prescott a probablement été la meilleure du circuit Goodell.  Lamb a dominé toutes les catégories chez les receveurs avec 181 ballons dirigés vers lui, 135 attrapés, 1 862 verges de gains (passes et courses), 14 touchés, et 29 catchs de plus de 20 verges.



Ce n'est pas mêlant, ce duo est à peu près inarrêtable.  Ils sont la raison principale pour laquelle «America's Team» a été la plus grande productrice de points en moyenne (29,9) cette année dans la NFL.  La redoutable paire a particulièrement été efficace, et mortelle pour ses adversaires, lors des situations de 3e jeux, où les Cowboys ont excellé avec un taux de réussite de 48,3%, bon pour le 2e rang de la NFL derrière Buffalo (49,8%).

C'était la première fois dans l'histoire de la NFL que deux joueurs de la même équipe finissaient en tête pour le nombre de passes de touché et le nombre d'attrapés. 

Pratiquement personne n'avait prévu de voir leurs futurs adversaires, les Packers de Green Bay, accéder aux séries de fin de saison, cette année.  Surtout pas après le départ de leur légendaire quart-arrière Aaron Rodgers pour New York (Jets).  Son successeur, Jordan Love, a su bien prendre la relève après un début de saison plutôt difficile.



En fait, Love, à sa première saison comme QB partant avec le «Pack», a mieux fait que Rodgers dans les mêmes circonstances, en 2008.  Il a terminé juste derrière Prescott pour les passes de touché avec 32 réussites.  Seuls Brock Purdy (45) et C.J. Stroud (40) ont complété plus de passes de 25 verges et plus.  Il en a enregistrées 39.

Plus remarquable encore, Love a lancé 18 passes de touché et une seule interception dans ses huit derniers matchs, pour conduire les siens à six victoires, et une participation aux playoffs.

Il faut dire que les Packers ont profité du fait que la Conférence Nationale comptait plusieurs équipes plutôt faibles (notamment dans la division Sud) et que leurs rivaux de section, les Vikings du Minnesota (7-10) ont dû se débrouiller sans leur quart-arrière no 1 Kirk Cousins, absent pendant la deuxième moitié de la saison en raison d'une blessure au tendon d'Achile.



Outre Love, c'est le porteur de ballon Aaron Jones qui a fait le gros du travail pour propulser les Packers en séries.  Il a couru pour au moins 111 verges dans les trois dernières joutes des siens, toutes des victoires.  En carrière, il a toujours bien joué contre les Cowboys.  Comme le reste de ses coéquipiers, Jones se présentera avec confiance à Dallas, dimanche, en vertu de l'excellente deuxième moitié de saison de son club (fiche de 6-2).

Jordan Love, Aaron Jones et le reste de l'unité offensive de Green Bay devront faire face à tout un compétiteur en la personne du secondeur Micah Parsons, un des meilleurs joueurs défensifs au pays.  En 2023-24, il a réalisé 14 sacks, en plus de 64 plaqués, dont 18 pour des pertes de terrain. Même si les clubs adverses ont souvent mis deux joueurs sur lui pour le contrer, Parsons a terminé la saison en tête des défenseurs de la NFL avec 103 pressions sur les quarts-arrières (taux de 21,8%).

D'ailleurs, les Cowboys ont affiché le meilleur taux de pression (45%) de la Ligue sur les QBs.  Ils ont pris le 6e rang pour le plus faible taux d'efficacité des QBs contre eux (rating de 80,8%).
   


En l'absence du demi défensif étoile Trevon Diggs, blessé, le jeune DaRon Bland et le vétéran Stephon Gilmore ont pris la relève de brillante façon.  Bland a réussi neuf interceptions et il en a ramenées six pour des touchés, un record de la NFL.  Avec lui, la couverture sur les jeux de passe est de première qualité (4e meilleure de la NFL en ayant permis seulement 60,5% de passes complétées).

Les Packers sont assez moyens en défensive, mais ils sont mauvais (28e, moyenne de 128,3 verges allouées par rencontre) pour contenir le jeu au sol.  Cette faiblesse pourrait avantager Tony Pollard (1 005 verges de gains), le porteur de ballon de Dallas, et même Prescott, qui est un bon coureur.

Parmi les clubs participants aux séries, les Packers ont la formation la plus jeune, avec une moyenne d'âge de 25 ans et 214 jours.  Leur inexpérience pourrait peser lourd dans la balance contre les joueurs aguerris de Dallas.



Au chapitre du ratio des revirements pour/contre, ils sont à 0, tandis que les Cowboys sont à plus 10 (3e rang dans la NFL).

Je crois que les Cowboys vont pouvoir établir leur attaque au sol contre la faible défensive des Packers.  Ce sera pour mieux préparer de longs jeux de passe aux excellents receveurs CeeDee Lamb, Brandin Cooks, Michael Gallup et Jake Ferguson.

Pour sa part, Jordan Love aimerait pouvoir compter sur son meilleur receveur, Christian Watson, mais la présence de celui-ci est encore incertaine puisqu'il pourrait ne pas être remis de la blessure à l'ischio-jambié, qui lui a fait rater les cinq derniers match.



Bien armés offensivement et défensivement, et jouant chez eux, où ils n'ont pas perdu depuis septembre 2022, c'est le moment ou jamais pour les Cowboys de faire un plus long chemin en séries éliminatoires.  Les partisans du club du Texas sont impatients depuis longtemps.  Il semble que seule une participation à la grande finale du Super Bowl pourrait les contenter.  Si leur club favori trébuche encore trop tôt durant les premières rondes éliminatoires, ils exigeront (encore !) la tête du coach des Boys, Mike McCarthy...