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mercredi 2 septembre 2026

NFL 2026 : LES BROWNS DE CLEVELAND TOUJOURS À LA RECHERCHE D'UNE SOLUTION AU POSTE DE QUART ARRIÈRE, MAIS, DESHAUN WATSON, VRAIMENT ?!



Les Browns de Cleveland ont beaucoup fait parler d'eux durant la saison morte de la Ligue Nationale de Football.  Selon certains observateurs, ils ont réalisé l'échange du siècle quand ils ont envoyé le joueur défensif de l'année, Myles Garrett, aux Rams de Los Angeles, pour obtenir en retour Jared Verse, un choix de première ronde au prochain repêchage, un choix de 2e tour à celui de 2028, et une sélection en 3e ronde à celui de 2029.

Les avis divergent à savoir quelle équipe sort gagnante de cette méga transaction.  Les Rams l'ont faite pour gagner un Super Bowl dès cette saison.  Les Browns l'ont faite en pensant à l'avenir de leur formation.

En ce qui concerne leur passé, les partisans de Cleveland traversent des périodes décourageantes depuis aussi longtemps qu’ils s’en souviennent.  Des reconstructions, ils en ont vu une puis une autre, sans jamais qu'elles réussissent.  Avec Garrett, en neuf saisons : aucun titre de division, deux participations aux séries éliminatoires (une victoire), et une fiche de 54-79-1, quand leur joueur défensif étoile était dans l'alignement.



Parlant d’échange du siècle, les Browns pensaient avoir frappé fort en mettant la main sur le quart arrière Deshaun Watson des Texans de Houston, en mars 2022, en échange de pas moins de six choix de repêchage répartis entre 2022 et 2024.  Il lui avait ensuite fait signer le contrat du siècle : 230 millions de dollars garantis sur cinq ans.

Aujourd'hui, cet échange et ce contrat s'avèrent les désastres du siècle, puisque depuis ce temps, Watson a été le pire quart arrière de la NFL.  

En quatre ans, il n'a joué que 19 matchs pour les Browns, dont aucun la saison dernière en raison d'une blessure au tendon d'Achille.  En octobre 2024, une blessure identique lui avait fait rater le reste de la campagne (onze rencontres).  Et en 2023, il avait manqué le même nombre de parties à cause d'une grave blessure à l'épaule.



En 2025, les Browns ont tenté de le remplacer par deux recrues, après avoir échangé le vétéran Joe Flacco après le 4e match.  Dillon Gabriel a ensuite obtenu six départs consécutifs avant de subir une commotion cérébrale.  L'autre recrue, Shedeur Sanders (photo ci-dessus) a ensuite pris la relève pour la balance de la campagne.

Au camp d'entraînement cette année, le nouveau coach des Browns, Todd Monken a annoncé que le poste de quart partant serait disputé entre Sanders et Watson.  À quelques jours du début de la saison régulière, il a décidé que ce serait ce dernier qui serait son homme de confiance pour le match inaugural à Jacksonville, le 13 septembre.

C’est une décision étrange, mais certains observateurs estiment que Monken (photo ci-dessous) et les Browns comptent sur lui pour jouer assez bien afin de susciter l’intérêt d’autres équipes qui pourraient soudainement vouloir l’acquérir. Les Browns seraient ravis de s’en défaire, tout comme de son contrat coûteux, qui pèse lourdement sur leur budget depuis longtemps.




Quant à Sanders, il a montré quelques éclairs intéressants en seconde moitié de saison, mais son total de huit passes de touché pour dix interceptions, ainsi que son taux de passes complétées de 57 % (le plus faible de la ligue), n’ont pas été convaincants.

Si, comme on peut le prévoir, les Browns subissent des séries de défaites cette saison (bilan de 5-12 l'an passé), on pourrait voir d'autres quarts arrières, c'est-à-dire Dillon Gabriel, et peut-être même la recrue Taylen Green, obtenir du temps de jeu.

C’est dommage que les Browns n’aient pas un passeur fiable, ni une ligne offensive correcte, car ils comptent plusieurs jeunes joueurs qui ont bien performé en attaque l’an dernier, et qui sont prometteurs pour l’avenir.



À la position d'ailier rapproché Harold Fannin (photo ci-dessus) a brillé à sa saison recrue, avec 72 réceptions pour 731 verges et six touchés.  David Njoku ayant quitté l'équipe pour se joindre aux Chargers de Los Angeles, Fannin verra sa charge de travail augmenter la saison prochaine.

Au champ arrière, les demis offensifs recrues Quinshon Judkins et Dylan Sampson ont fait bonne impression à leurs débuts dans le circuit Goodell.  Malheureusement, la saison de Judkins a pris fin abruptement à son 14e match, quand il a subi une dislocation de la cheville, et une fracture du péroné de la jambe droite.  Tout indique qu'il sera prêt pour le début de la saison prochaine.

L'attaque des Browns n'a généré qu'une faible moyenne de 16,4 points par match l'an passé, le 2e pire total dans la NFL (Raiders ⇨ 14,2).  Les receveurs ayant eu leur part de responsabilités dans cette impuissance, la direction de l'équipe a fait le ménage dans ce groupe.  Outre Njoku, Cedric Tillman (Saints) est parti, et derrière l'ailier espacé numéro 1 Jerry Jeudy, on retrouvera les recrues KC Conception (photo ci-dessous), et Denzel Boston, comme titulaires, sur l'alignement de départ. 



Conception (1ère ronde, Texas A & M) a fait sa marque à l'université avec son incroyable moyenne de 7,2 verges gagnées après l'attrapé, tandis que Boston (2e tour, Washington) s'est distingué par son taux de réussite sur les attrapés contestés (76,9 %).

De son côté, Jeudy a connu la pire saison de sa carrière, l'an dernier.  Sa production a été coupé de moitié par rapport à sa campagne précédente.  Ciblé 106 fois, il n'a capté que 50 passes pour 602 verges de gains, et seulement deux touchés.  Ouf !  Il est vrai qu'une partie du blâme doit être porté par les quarts arrières inefficaces de l'équipe.  Ils ont eu un coefficient d'efficacité de 69,9 - de loin le pire de toute la NFL -.  Ayoye !

Si l'attaque des Browns a été si «inoffensive» (!!!) en 2025-26, c'est aussi à cause de l'incompétence des membres de la ligne offensive.  Là aussi, un grand ménage était nécessaire.  Des cinq joueurs qui composaient cette unité l'an passé, il en reste un seul avec le club : le garde à droite, Teven Jenkins (no 78, photo ci-dessous), qui n'a été partant que dans quatre matchs.



Les Browns ont embauché les vétérans Tytus Howard (ex Texans, bloqueur à droite), le joueur de centre Elgton Jenkins (ex Packers), et Zion Johnson (ex Chargers, garde à gauche).  Pour le poste restant, bloqueur à gauche, c'est la recrue Spencer Fano (1ère ronde, Utah) qui sera titulaire.

C’est un groupe de joueurs aux profils variés et polyvalents, qui ont bien performé en protection du quart arrière, dans leurs anciennes équipes, mais rien ne garantit que ce sera pareil avec leur nouveau club.  Ils doivent développer rapidement une cohésion, et favoriser une harmonie de groupe, pour travailler efficacement ensemble.  

Les experts sont d'avis qu'ils ne peuvent pas être pires que leurs prédécesseurs de l'an dernier, mais ils les classent parmi les moins bonnes unités en vue de la saison prochaine.



En défensive, la grande question c'est de savoir quel sera l'impact du départ de Myles Garrett.  Bien que son remplaçant Jared Verse soit très performant, il ne pourra être aussi efficace que lui.  

Garrett a obtenu 23 des 53 sacs de la défense la saison dernière.  Maliek Collins (photo ci-dessus) et Alex Wright en ont réussis respectivement 6½ et 5½ et ça, c'est parfois parce que Garrett devait faire face à une double couverture (59 % des jeux de pression).  Verse en a eu 7½ avec les Rams, lors de la dernière campagne. 

En plus de Garrett, les Browns ont aussi perdu l'important secondeur de ligne Devin Bush (Bears), ainsi que le joueur de ligne Shelby Harris (Giants).  Mais ils devraient être en mesure de conserver une défense qui est de calibre top-10.  C'est ce que vise le nouveau coordonnateur Mike Rutenberg.

Ce qui va l'aider, c'est qu'il compte des joueurs de Pro Bowl à plusieurs postes.  Au niveau de la tertiaire, les demis de coin Denzel Ward et Tyson Campbell uniront leurs efforts à ceux du nickel back Myles Harden, mais la performance de ce dernier et celle de Ward ont été inférieures à la moyenne, la saison dernière.



Les demis de sûreté Grant Delpit (no 9, photo ci-dessus) et Ronnie Hickman ont mieux joué que leurs coéquipiers cités ci-dessus, et les Browns fondent beaucoup d'espoir sur la recrue Emmanuel McNeil-Warren (2e tour, toledo), un joueur exceptionnel au niveau collégial.

La crainte, c'est qu'avec un "pass rush" diminué par la perte de Garrett, la tertiaire ait moins de temps de réaction, subisse plus de pression, et devienne ainsi plus vulnérable.

À la hauteur de la seconde ligne, Carson Schwesinger a été un choix facile pour le titre de recrue défensive de l'année, dans la NFL, la saison dernière.  Il a de la graine de leader, et c'est lui qui appellera les jeux défensifs en 2026-27.  C'est un gars qui possède un instinct sûr, et une grande portée.  Il est athlétique, mobile, et couvre beaucoup de terrain.


Cependant, la perte de Devin Bush sera difficile à combler.  Les Browns ont mis sous contrat Quincy Williams (no 5, photo ci-dessus), un ancien des Jets de New York, mais il est loin du calibre de Bush.  À ses côtés, Winston Reid complète le trio de cette défense 4-3.  Agent libre non repêché en 2024, il n'a pas joué l'an passé, et il a surtout été employé sur les unités spéciales, à sa première année.  C'est donc difficile de l'évaluer dans son nouveau rôle élargi.

C'est plus simple en ce qui regarde la ligne de front.  On connaît la grande valeur de Jared Verse qui, à ses deux premières saisons, a été un des 12 meilleurs de la NFL à sa position, sur le "pass rush".  Il a réussi très souvent à remporter ses batailles contre les bloqueurs qui tentaient de le freiner.  L'ennui, c'est qu'il devra supporter longtemps les comparaisons avec Garrett, un futur membre du Temple de la Renommée, et ce qu'on appelle, un joueur "générationnel".

Sur l'autre aile, à gauche, Isaiah McGuire va voir plus d'action avec le départ de Myles Garrett.  Il va se concentrer davantage sur son travail de titulaire alors qu'auparavant il était plutôt un joueur de rotation et d'unités spéciales.  Il excelle contre le jeu au sol, mais est plutôt moyen sur le "pass rush".



À l'intérieur de la ligne frontale Maliek Collins fait partie de l'élite du circuit Goodell, à sa position.  Son coéquipier du centre, Mason Graham (no 94, photo ci-dessus) n'a pas grand chose à lui envier.  Ce choix de première ronde (Michigan) l'an passé,  célèbre son 23e anniversaire aujourd'hui, et il va continuer sa progression cette saison.

Les unités spéciales ont causé des soucis aux entraîneurs des Browns l'an passé.  Si les botteurs Andre Szmyt (placements) et Corey Bojorquez ont su tirer leur épingle du jeu, les retourneurs de bottés, et les joueurs chargés des couvertures et du blocage, ont failli à la tâche.  Le nouveau coach des unités spéciales, Byron Storer devra trouver du personnel plus qualifié pour régler ces problèmes.  

Le très rapide receveur Isaiah Bond devait être chargé des retours de bottés de dégagement, mais il a subi une commotion cérébrale durant un match préparatoire, et son cas est incertain pour le début de la saison régulière.  Malachi Corley a retourné 21 bottés d'envoi, la saison dernière, et il sera désigné pour remplir à nouveau cette fonction, cette année.


Étant donnée leur faiblesse en attaque, les dirigeants des Browns ont choisi un nouvel entraîneur chef spécialisé dans ce domaine : Todd Monken, 60 ans.  Il en sera à sa première expérience dans ce rôle.  Depuis 2023, il occupait le poste de coordonnateur offensif des Ravens de Baltimore, et il est connu avantageusement pour son aide précieuse auprès des quarts arrières.  Ce qui, évidemment correspond aux besoins des Browns.
  


Par contre, il préconise également des jeux explosifs en attaque, ce qui pourrait moins correspondre aux qualités de son personnel, à Cleveland.  On verra bien.  Il nous réserve peut-être des surprises avec les jeunes joueurs talentueux dont il dispose, surtout si l'inexpérimentée ligne offensive tient le coup, et si on se trompe sur le manque d'efficacité de ses quarts arrières.  Mais, enfin, ça fait beaucoup de "si"...  Rien n'est garanti...surtout avec sept partants ayant un an d'expérience ou moins à l'attaque !

Je pense que la défensive des Browns va être affectée par la perte de Myles Garrett et de Devin Bush.  Leur grand impact sur le "pass rush" va manquer à l'équipe, surtout pour les gars de la tertiaire qui seront davantage sous pression, les quarts arrières adverses ayant plus de temps pour repérer leurs receveurs, et ceux-ci, pour se démarquer.
 


Ce sera encore une saison de transition (encore une !) pour donner le temps aux jeunes joueurs de se développer.  Mais l'alignement manque de profondeur un peu partout, et la question du quart arrière se pose toujours.  Deshaun Watson a déjà commencé à se faire huer par les partisans de l'équipe, durant les matchs hors concours.  Ce qu'il a qualifié de "manque de respect" à son égard.  

Le respect ça se mérite Mr Watson !  De toute façon, ce serait étonnant que coach Monken ne donne pas la chance à Shedeur Sanders de montrer qu'il peut élever son niveau de jeu...  Il est plus talentueux que ce qu'il a démontré l'an passé.
  

Peut-être que, justement, les Browns auront avantage à perdre beaucoup de matchs pour avoir un choix de repêchage dans le top-5, afin de sélectionner le quart arrière de franchise qu'ils recherchent depuis si longtemps. La cuvée est excellente et généreuse chez les jeunes passeurs, pour le prochain encan amateur.  

Avec un autre bon repêchage en 2027, les Browns pourraient vraiment se bâtir une formation prometteuse, capable de connaître enfin du succès, et de redonner espoir à leurs plus fidèles partisans.

En attendant, pour 2026, les Browns ne sont favoris que dans deux matchs, et les experts leur prédisent à peu près le même nombre de victoires que l'an passé (5 ou 6).  Ce qui est certain c'est qu'ils finiront encore derniers dans la section Nord de l'Américaine...


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Les prévisions pour la saison 2026 des équipes ci-dessous :



samedi 20 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : BUFFALO À CLEVELAND ⇨ LES BILLS POURRAIENT "PUNCHER LEUR TICKET" POUR LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Ce ne serait pas vraiment surprenant, au vu des attentes des dernières saisons, mais les Bills de Buffalo (10-4) pourraient décrocher leur place en séries éliminatoires, en remportant leur match de dimanche, contre les modestes Browns de Cleveland (3-11).  

Pour confirmer cette participation au tournoi du Super Bowl, les hommes de l'entraîneur chef Sean McDermott devraient aussi compter sur une défaite des Texans de Houston contre les pitoyables Raiders de Las Vegas, ou un revers des Colts d'Indianapolis face aux 49ers de San Francisco.

Après avoir vaincu les Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), dimanche passé, les Bills ne sont plus qu'à un match de ces derniers, dans la course au championnat de la division Est de l'Association Américaine.  Les Pats sont à Baltimore pour affronter les Ravens, dimanche soir.



À première vue, les Browns de Cleveland ne représentent pas une menace pour Buffalo.  Mais les Bills ont été inconstants cette saison, en enchaînant souvent de brillantes victoires à pointage élevé, avec des contre-performances, lors du match suivant.  Quatre fois, cette année, ils ne sont pas arrivés à marquer plus de 20 points dans une partie.  Après leur triomphe émotif contre les Patriots, est-ce possible qu'ils soient moins motivés et qu'ils éprouvent des ennuis à Cleveland ?

C'est peu probable.  Oui, leur défensive accorde souvent trop de points et de verges au sol (30e de la NFL avec une moyenne de 143,1 verges par rencontre), mais elle ne devrait pas avoir trop de difficultés à contenir la piètre attaque des Browns, qui marque seulement 16,1 points par match (31e).  

Par contre, même si elle a faibli ces derniers temps (88 points accordés au cours des trois dernières semaines), la défensive des Browns est solide, surtout contre le jeu au sol.  Elle pourrait donc limiter le principal atout offensif des Bills, l'attaque terrestre avec leur porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, qu’on pourrait presque considérer comme un demi offensif, tant il excelle lorsqu’il court avec le ballon.
  


Buffalo mise beaucoup sur le jeu au sol (4e de la NFL avec 41,58 % des actions offensives), et si la défense contre la course de Cleveland est à la hauteur de sa réputation, le match de dimanche pourrait être plus serré qu’on ne l’imagine.  Cependant, la défensive des Browns a accordé douze courses de 20 verges et plus, cette année.  C'est le 4e total le plus élevé dans le circuit Goodell.  Il y a donc une possibilité de jeux explosifs en faveur de Buffalo.   

Josh Allen a déjà amassé 535 verges en 98 courses, et il a marqué douze touchés par la voie terrestre, cette saison.  D'ailleurs, les Bills sont no 1 de la NFL pour le jeu au sol, avec une impressionnante moyenne de 158,5 verges de gains par match.

Pour sa part, James Cook (photo ci-dessous) présente également des statistiques éloquentes comme porteur de ballon.  Au cours des quatre derniers matchs de son équipe, il affiche une moyenne de 111,8 verges par rencontre, et les Bills ont un dossier de trois gains et un seul échec durant cette période.



Un autre facteur à considérer en faveur des Bills, c'est la mauvaise protection du quart arrière par la ligne offensive des Browns.  Affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés cette saison, cette unité a subi de multiples changements.  Neuf combinaisons différentes de partants ont été utilisées depuis la première semaine du calendrier.

Et pour empirer la situation, Shedeur Sanders, le quart arrière des Browns, prend énormément de temps à faire ses lectures des défenses opposées, et à lancer ses passes (le plus lent dans la NFL, à 3,3 secondes).  La ligne à l'attaque ne peut pas tenir ses blocs indéfiniment, et c'est ainsi qu'elle a permis 40 sacs du quart (8e plus grand nombre dans la NFL).  Cependant, le "pass rush" des Bills n'est pas le plus rapide pour arriver à presser les pivots adverses (2,87 secondes, 3e plus lent de la Ligue).

Sanders en sera à son 5e départ cette année.  Jusqu'à maintenant, il n'a complété que 52,2 % de ses passes, pour cinq touchés et six interceptions.  Il est davantage dangereux avec ses jambes (dix courses pour 74 verges) qu'avec son bras.  Bien sûr, étant le fils de l'ancienne gloire de la NFL, Deion Sanders, le travail de Shedeur (photo ci-dessous) est scruté à la loupe, et les commentateurs sont prompts à s'extasier quand il joue bien, et à le critiquer sévèrement quand il sous-performe...


Pour lui enlever un peu de cette pression médiatique, les plans de match des Browns font une grande place au jeu au sol avec le demi offensif recrue Quinshon Judkins.  Il a porté le ballon à 222 reprises cette saison (8e porteur de ballon le plus occupé de la Ligue).  Sa moyenne de verges par course n'est pas très élevé à 3,6 mais il a quand même marqué sept touchés au sol.

Le joueur à surveiller chez les Browns est sans contredit l'ailier défensif Myles Garrett, qui tentera d'établir un nouveau record de la NFL pour le plus grand nombre de sacs réussis.  Il ne lui en manque qu'un pour égaler le record de 22 ½ détenu conjointement par Michael Strahan et T.J. Watt.  La défense des Browns a réussi 47 sacs cette année, le 3e plus fort total dans la Ligue. 

L'ailier rapproché recrue Harold Fannin Jr (photo ci-dessous), âgé seulement de 21 ans, est aussi digne d'attention.  Au cours des trois dernières parties de son club, il a été visé 30 fois.  Seulement Trey McBride, des Cardinals de l'Arizona, a été plus ciblé que lui cette année dans la Ligue Nationale.



Contre des adversaires présentant des fiches gagnantes, les Browns ont perdu leurs cinq derniers matchs, et ce, par un écart de 20 points en moyenne, par rencontre.  Ils sont les négligés des parieurs par 10½ points, dimanche.  

Je pense que les coéquipiers de Myles Garrett (no 95, ci-dessous) voudront l'aider à fracasser le record de sacs de la NFL, et qu'ils vont jouer un gros match en défensive.  Ce qui pourrait donner un duel plus corsé, et une victoire moins décisive de Buffalo. 
 


Parmi les blessés qui vont rater la partie, mentionnons, chez les Browns : le bloqueur Jack Conklin, l'ailier rapproché David Njoku, le plaqueur Maliek Collins, le joueur de centre Ethan Pocic, le secondeur Winston Reid, le demi offensif Dylan Sampson, et le demi de coin Denzel Ward.

Chez les Bills, seront absents : le bloqueur Dion Dawkins, l'ailier rapproché Dalton Kincaid, les plaqueurs Jordan Philips et Ed Oliver, les ailiers espacés Mecole Hardman et Curtis Samuel, le bloqueur Chase Lundt, de même que les botteurs Matt Prater et Tyler Bass.  Autant d'absences de joueurs réguliers suggère la possibilité d'un affrontement à plus bas pointage.

Bills   24,     Browns  17.

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : CLEVELAND À NEW ENGLAND ⇨ DRAKE MAYE FACE À LA MEILLEURE DÉFENSIVE DE LA NFL.



Le quart arrière Drake Maye connaît un début de saison fantastique établissant des records d'équipe détenus par le légendaire Tom Brady.  Mais jusqu'à maintenant, il n'a affronté qu'une seule défensive au-dessus de la moyenne (Caroline).   Dimanche, il aura à relever le défi contre la meilleure défense de la NFL, quand les Patriots de la Nouvelle Angleterre (5-2) accueilleront les Browns de Cleveland (2-5) au Gillett Stadium de Foxborough.

Les protégés de l'entraîneur Mike Vrabel sont sur une lancée de quatre victoires consécutives, dont les trois dernières ont été remportées à l'étranger.  Son équipe trône au premier rang de la division Est de la Conférence Américaine, devant les Bills de Buffalo.  Un résultat que personne n'avait prévu.  Mais les Pats n'ont qu'un gain en trois parties à la maison, cet automne, et le receveur Stefon Diggs a déclaré, cette semaine, qu'il était temps que lui et ses coéquipiers offrent de meilleures performances à leurs partisans, qu'ils n'ont guère gâtés jusqu'à maintenant, cette saison.

Pour leur part, les Browns s'amènent en Nouvelle Angleterre après avoir déclassé les Dolphins de Miami au compte de 31 à 6, dans de mauvaises conditions climatiques, à Cleveland, dimanche passé.  En marquant autant de points, ils brisaient une vilaine séquence de onze matchs au cours desquels ils n'avaient pas réussi à marquer plus de 17 points dans une partie.



Avec les succès que connaît leur demi offensif Quinshon Judkins (photo ci-dessus), les Browns ont trouvé leur identité : du football physique, des deux côtés du ballon.  Ce qui les rend compétitifs, même dans la défaite.  Judkins n'aura cependant pas la tâche facile contre la défensive contre le jeu au sol des Patriots, qui se classe au 3e rang du circuit Goodell, avec une faible moyenne de 3,44 verges permises par course.

Ces signes de robustesse et d'intensité, on les retrouve aussi dans leur attaque aérienne qui est menée par leurs deux gros ailiers rapprochés : David Njoku (23 réceptions pour 223 verges et un touché en six matchs, mais il est présentement blessé), et l'excellente recrue Harold Fannin (32 réceptions pour 290 verges et un touché).

La défensive des Browns, -la meilleure de la NFL pour les verges totales accordées avec 256,1 en moyenne par match, et une moyenne de seulement 3,26 verges allouées par portée, sur les jeux au sol-, est menée par les solides joueurs de ligne Myles Garrett (5 sacs), et Maliek Collins (3½ sacs ⇨ no 96, ci-dessous).



Mais les Browns ont perdu leurs trois matchs lorsqu'ils étaient le club visiteur, cette saison, et par une marge moyenne de 20,7 points par rencontre.

Même si leur défensive est étanche, le quart Drake Maye devrait en faire assez dimanche pour conduire son équipe à la victoire.  La semaine dernière contre les Titans, à Nashville (victoire des Pats 31 à 13), il a été phénoménal en complétant 21 de ses 23 passes pour un pourcentage record de 91,3 %.  Il a battu le record de franchise de Tom Brady (88,5 %) établi en décembre 2009.

De plus, en réussissant une 3e partie avec deux passes de touché, un pourcentage de passes complétées d'au moins 80 %, sans lancer d'interception, il est devenu seulement le 3e quart arrière dans la NFL à accomplir un tel exploit (Drew Brees en 2018, et Jared Goff en 2024). 
 


Il excelle contre les couvertures homme pour homme, le système de défense la plus souvent employé par les Browns.  Il est le meneur de la Ligue pour les passes de 50 verges et plus (efficacité parfaite de 158,3).  Sur ce genre de jeux, il peut compter sur son receveur Stefon Diggs (photo ci-dessus) qui est un spécialiste pour trouver des ouvertures en milieu de terrain.

Précis comme passeur, Maye peut aussi étirer les jeux en courant avec le ballon et en s'avançant dans la pochette protectrice pour éviter les chasseurs de quarts ennemis.  Présentement, il est considéré dans le top-5 des favoris pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la Ligue Nationale.

Les Patriots sont favoris par 7½ points contre les Browns, dimanche après-midi, 13 heures.  La défensive des deux équipes est forte contre le jeu au sol.  Et le quart arrière recrue des Browns, Dillon Gabriel ne peut pas compétitionner à la hauteur du talent de son homologue Drake Maye.  Ce dernier fera la différence avec son attaque aérienne.



Coach Vrabel a vanté Maye (ci-dessus), cette semaine, en affirmant qu'il répond à toutes ses attentes et ses exigences, jusqu'ici, cette année.  La seule chose qu'il n'aime pas, c'est que Maye subit trop de sacs (22).  Comme son jeune protégé, Vrabel est dans la course aux honneurs, mais lui, c'est à titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.

Chez les Browns, pendant ce temps, certains observateurs croient même qu'on pourrait voir le substitut de Gabriel, Shedeur Sanders, dans ce match, si le pointage est élevé en faveur du club local.  Ce sera à surveiller car bien du monde pense que Sanders est une carte cachée, et que c'est plutôt lui qui a le meilleur potentiel pour être le quart numéro 1 des Browns.

Browns  16,     Patriots  23.      

vendredi 10 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : CLEVELAND À PITTSBURGH, ⇨ LE CHEMIN S'OUVRE POUR LES STEELERS VERS LE CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



Avec les déroutes des Ravens de Baltimore (1-4) et des Bengals de Cincinnati (2-3), la voie vers le titre de champion de la division Nord de la Conférence Américaine semble se dégager pour les Steelers de Pittsburgh (3-1).  Ce n'est pas ce qui était prévu.

L'équipe du coach Mike Tomlin (photo ci-dessous) a bénéficié d'une semaine de repos (bye) pour se préparer au choc de dimanche contre leur autre rival de division, les Browns de Cleveland (1-4), qui rentrent d'un éprouvant voyage à Londres, après leur défaite serrée de 21 à 17 contre les Vikings du Minnesota. 

Les Steelers ont une fiche éloquente de 14 victoires, quatre défaites, après les "bye", depuis 2007.  Ils ont remporté leur huit derniers matchs après ce genre de congé.  Pour leur part, les Browns n'ont pas gagné à Pittsburgh depuis 2003.  Ils ont perdu 19 de leurs 20 dernières rencontres là-bas.



Leur offensive n'est pas suffisamment forte pour espérer causer la surprise d'une victoire imprévue dimanche.  Elle n'a pas marqué plus de 17 points dans un match cette saison, et elle est au dernier rang de la Ligue avec une piètre moyenne de 14,6 points marqués par match.  Elle se freine trop souvent avec des pénalités, et elle n'est pas assez efficace pour réussir à convertir les 3e essais.  

Mais leur féroce défensive est l'une des meilleures de la NFL, et elle devrait garder le club dans le match contre l'attaque des Steelers, qui est de nature conservatrice mais opportuniste, tout en limitant les erreurs et les revirements.

La grande différence entre ces deux belligérants se situe au niveau de l'expérience.  Par exemple, le vétéran quart des Steelers, Aaron Rodgers, en est à sa 21e année dans la NFL, tandis que son homologue, Dillon Gabriel, commence sa première saison, après avoir eu son premier départ, dimanche dernier, à Londres.



Il a bien paru à cette occasion, en complétant 19 passes sur 33, pour 190 verges, deux touchés, et aucune interception.  Il est apparu calme, patient, en contrôle, et il a démontré beaucoup de sang froid.  Il est maintenant le titulaire du poste de quart partant, après l'échange qui a envoyé Joe Flacco à Cincinnati.

Mais les Steelers ont probablement conçu des simulations de couvertures de passes, et élaboré des schémas de jeu, pour le dérouter dans ses lectures de leur défense. C'est là que son inexpérience pourrait lui jouer de mauvais tours.  La défense de Pittsburgh est experte pour provoquer des revirements.  C'est la 2e meilleure de la NFL à ce chapitre avec 10 (cinq interceptions et autant d'échappés recouvrés).

Gabriel n'est pas la seule recrue des Browns qui a démontré de belles promesses.  Le porteur de ballon Quinshon Judkins a continué d'impressionner à Londres, avec 23 courses pour des gains au sol de 110 verges.



L'ailier rapproché recrue Harold Fannin (ci-dessus) attire aussi l'attention.  Il a marqué un touché contre les Vikings, et avec 21 réceptions de passes cette année, il est le meilleur de son équipe, à ce chapitre.  Il forme un bon duo d'ailiers rapprochés avec David Njoku.     

L'attaque aérienne des Browns est toutefois limitée pour les jeux explosifs sur de longues passes.  Seul l'ailier éloigné Jerry Jeudy réussit ce genre de frappe, son coéquipier Cedric Tillman étant encore absent à cause d'une blessure aux ischio-jambiers.

Ce problème vient en partie du fait que la ligne offensive des Browns est souvent responsable de ruptures, dans la protection du quart arrière, lors des situations de passe.  Elle a déjà accordé 14 sacs cette saison, un chiffre identique à celui enregistré par la défense des Steelers.  Ce sera donc un point à surveiller dimanche à Pittsburgh.  
 


À ce sujet, les nouvelles sont meilleures du côté des représentants de la ville de l'acier.  Le demi offensif et receveur de passes, Jaylen Warren (photo ci-dessus), a profité de la semaine de congé supplémentaire de son club, pour guérir sa blessure.  Il reviendra au jeu dimanche contre Cleveland.  Mais son coéquipier receveur Calvin Austin (épaule), et le demi de coin étoile, Jalen Ramsey (ischio-jambiers), sont des cas incertains pour cet affrontement.

Le groupe d'entraîneurs des Steelers a dû travailler fort durant le congé, car en dépit de la fiche positive de l'équipe, il reste beaucoup de place à l'amélioration en attaque comme en défense.  Aaron Rodgers s'intègre progressivement au système offensif du coordonnateur Arthur Smith, mais ça demeure un "work in progress".  

Contre les Browns, même s'il réagit généralement bien contre le blitz, Rodgers devra garder à l'oeil Myles Garrett, le meilleur joueur défensif de la Ligue Nationale, qui met toujours beaucoup de pression sur les lignes offensives, et les quarts arrières adverses.



Rodgers (ci-dessus) n'a plus la mobilité d'antan, il est porté à garder longtemps le ballon en tentant de prolonger les jeux, et en cherchant ses receveurs à découvert.  Ça pourrait le rendre vulnérable à des sacs de la part des chasseurs de quart des Browns, qui en ont déjà réussi 14 cet automne.

Rodgers entretient une belle complicité avec le receveur D.K. Metcalf, mais l'ajout d'une autre menace similaire, pour les longues passes, serait un atout apprécié et même nécessaire.  L'attaque aérienne de Pittsburgh ne produit que 183,5 verges par partie, et se situe seulement en 27e position dans le circuit Goodell, cette année.

Mais la tendance de la tertiaire des Browns à se faire surprendre par de longues passes (41 fois cette saison) pourrait favoriser Aaron Rodgers et ses receveurs.  C'est probablement la seule faiblesse de cette défensive autrement très étanche.



Parlant de défense, le coordonnateur Teryl Austin (ci-dessus) doit aussi solutionner plusieurs problèmes, surtout en couverture de passes.  Les Steelers sont 30e dans la NFL en défense anti aérienne, avec une ronflante moyenne de 260,5 verges accordées par la voie des airs.  Mais la situation s'est améliorée à cet égard au cours des deux derniers matchs.

Les Steelers aimeraient bien établir leur attaque au sol dimanche contre les Browns, afin de bien préparer le «play action».  Surtout que le porteur de ballon Kenneth Gainwell a semblé émerger au cours des récentes rencontres.  Mais ce sera une tâche difficile contre la défense des Browns, la meilleure de la NFL contre l'attaque terrestre.



Si attaquer cette solide défense de cette façon devient trop compliquée, Aaron Rodgers devra plutôt se fier à ses receveurs pour infliger des dommages dans les rangs ennemis.  Il a l'expérience pour y arriver, avec ses bonnes lectures, son excellent timing, et la précision de ses passes, qui le servent efficacement, afin de trouver des trous, dans les zones de couverture défensive.

On s'attend à un match physique et rude, comme c'est la tradition entre ces deux adversaires du Nord de l'AFC.  Les défensives devraient être à l'honneur, et le score final peu élevé.  Les Steelers sont les favoris pour l'emporter par 6½ points.  Et c'est ce qui devrait se produire.

Browns  16,   Steelers  23.   

samedi 13 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : CLEVELAND À BALTIMORE, LES RAVENS ONT GROS À SE FAIRE PARDONNER !



La débâcle des Ravens de Baltimore lors du 4e quart contre les Bills de Buffalo, la semaine dernière, est passée à l'histoire.  C'était la première fois depuis 2017 qu'un club perdait un match, après avoir eu 15 points ou plus d'avance dans les dernières quatre minutes d'une rencontre.  Un placement de dernière seconde de Matt Prater a donné la victoire aux Bills au compte de 41 à 40.

Comment la réputée défensive des Ravens a-t-elle pu s'effondrer de cette pitoyable façon ?  On se le demande encore aujourd'hui à Baltimore.  L'attaque avait bien suffisamment marqué des points pour assurer la victoire du club du Maryland.  Le super porteur de ballon Derrick Henry avait gagné 168 verges et marqué deux touchés, mais son échappé, en fin de match, a été un tournant.  Il a d'ailleurs pris le blâme pour la défaite, après la partie.

Il est vrai que l'adversaire était de taille, et que la rencontre était disputé à Buffalo, là où les Bills ouvrait leur saison.

Les prochains opposants, les Browns de Cleveland, seront moins intimidants, quand les Ravens ouvriront leur propre saison locale, dimanche après-midi, à 13 hres.  Cependant, les Browns, malgré leur longue série de saisons décevantes, ont toujours entretenu une forte rivalité avec Baltimore.  Ils n'ont pas souvent gagné, mais ils ont souvent vendu chèrement leur peau.



Leur défensive est tout de même assez solide, et elle a pu tenir le coup dans plusieurs des affrontements passés avec les Ravens.  C'est plutôt l'attaque qui manque de moyens pour rivaliser davantage avec celle des vilains Corbeaux.

La semaine dernière, les Browns ont surclassé les Bengals de Cincinnati, qui semblaient figés, comme cela s'est souvent produit ces deux dernières années, avec leurs débuts de saison difficiles.  Les hommes du coach Kevin Stefanski aurait dû gagner ce match d'ouverture à domicile, mais deux bottés ratés de la recrue Andre Szmyt ont entraîné leur perte par un score de 17 à 16.

Leur offensive terrestre ayant été nulle, comme on pouvait s'y attendre, les Browns ont eu cependant droit à une bonne performance de leur vétéran quart arrière Joe Flacco (photo ci-dessus).  Il a réussi 31 de ses 45 tentatives de passe pour des gains de 290 verges et un touché.  À 40 ans bien sonnés, il a encore un bon bras pour effectuer de longues passes, et trouver ses receveurs à découvert.  Les deux interceptions qui ont terni son dossier étaient la faute de ses receveurs, qui ont fait dévier ces passes dans les mains de défenseurs adverses.

L'ailier rapproché recrue Harold Fannin Jr. a fait bonne impression en captant sept passes pour 63 verges et trois premiers essais.  Il sera à surveiller dimanche. 

Quant aux Ravens, ils ont la chance d'avoir avec eux le meilleur quart arrière de la NFL en Lamar Jackson.  Il va sûrement en mettre plein la vue aux spectateurs, dimanche, à Baltimore.

Selon les parieurs, les Ravens ont 85,6 % des chances de gagner ce match.  Mais il n'est pas dit que les Browns s'avoueront vaincus si facilement.

Browns  14,  Ravens  21.

N.B.  ⇰  Pour des renseignements complémentaires, cliquez sur les liens ci-dessous :