Affichage des articles dont le libellé est 2025 NFL Divisional Round. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est 2025 NFL Divisional Round. Afficher tous les articles

vendredi 17 janvier 2025

2e TOUR ÉLIMINATOIRE NFL 2025 : RAMS VS EAGLES, REVANCHE OU CONTINUITÉ ?



DIMANCHE,  EST-CE  QUE  LES  RAMS  DE  LOS ANGELES  REVIVRONT  LE  CAUCHEMAR  DE  LA  SEMAINE  12,  QUAND  LES  EAGLES  DE  PHILADELPHIE  LES  AVAIENT  HUMILIÉS  37  À  20  ?

Je suis passé par toute la gamme des émotions, en 2024-25, en suivant les activités de mon équipe favorite, les Rams de Los Angeles (11-7).  Après un affreux début de saison (une victoire, quatre défaites), marqué par de multiples blessures à leurs meilleurs receveurs, et aux membres réguliers de leur ligne à l'attaque, la situation s'était rétablie par la suite, quand leurs nombreux blessés sont revenus au jeu.  Ils étaient parvenus à égaliser leur fiche à 5-5 avant ce fatidique affrontement contre les Eagles de Philadelphie, lors de la semaine 12, le 24 novembre dernier.

Cette rencontre cauchemardesque a eu lieu au domicile des Rams, le SoFi Stadium d'Inglewood, en Californie.  C'est un des pires souvenirs que je garde de la présente campagne de mon club préféré.  Une débâcle de 37 à 20 durant laquelle, le demi offensif Saquon Barkley, a ridiculisé la défensive des Rams, avec des gains combinés de 302 verges, dont 255 par la course.  À mon grand désespoir, je l'ai vu faire des courses de 70 et de 72 verges pour des touchés, en deuxième demie de cette horrible dégelée.

Il s'agissait de la meilleure performance de Barkley en carrière, et de la 9e plus forte dans l'histoire de la NFL.  En ronde divisionnelle, dimanche, à 15 heures, à Philadelphie, est-ce que Barkley répétera ses exploits du 24 novembre (photo ci-dessous) ?  Ou est-ce que la défensive renforcée des Rams pourra limiter les dégâts contre le meilleur porteur de ballon de la NFL cette année ?



Est-ce que le génial entraîneur en chef des Rams, Sean McVay, a pu imaginer un plan de match qui pourrait contrer l'attaque au sol dévastatrice des Eagles (2e de la NFL avec des gains de 179,3 verges en moyenne par match) qui, avec l'assistance de leur féroce défensive (2e meilleure de la Ligue avec 17,8 points accordés en moyenne par rencontre), a fait gagner les Eagles pendant presque toute la saison 2024-25 (15 victoires, trois défaites) ?

On peut en douter...  Dimanche passé, dans leur match de Wild Card contre les Packers de Green Bay, les Eagles ont joué un de leurs matchs typiques.  Le quart arrière de Philadelphie, Jalen Hurts, n'a eu besoin que de 13 passes complétées, pour 131 verges de gains, et deux touchés, pour compléter le travail de son attaque au sol (169 verges de gains en 34 courses), et permettre à son équipe de gagner 22 à 10.

La solide défensive des Aigles a fait sa part en réussissant trois interceptions, et deux sacs, contre le quart du Pack, Jordan Love.



La jeune défensive des Rams n'est plus la même qui s'est fait démolir par Barkley le 24 novembre.  Si on fait exception du dernier match de la saison régulière, contre Seattle, quand McVay (photo ci-dessus) a donné congé à ses meilleurs joueurs, la brigade défensive de L.A. a été formidable.  Dans ses quatre dernières parties, elle n'a jamais accordé plus de neuf points à ses adversaires.

Lundi passé, dans son premier match éliminatoire, contre les Vikings du Minnesota, elle a été superbe.  Elle a réussi neuf sacs du quart, égalant ainsi un record de la NFL pour une rencontre éliminatoire.  Quelles sont les raisons de cette performance exceptionnelle ?  L'incompétence du quart arrière Sam Darnold, des Vikings ?

Peut-être.  Mais si ce dernier a été ainsi neutralisé, c'est aussi parce que les demis défensifs et les secondeurs des Rams couvraient tellement bien ses receveurs, que Darnold n'avait personne à qui lancer le ballon.  C'est également parce que les membres du front 7 des Rams ont dominé la ligne à l'attaque du Minnesota, dans la guerre des tranchées.  L'énergie, l'effort et la rapidité déployés par tous les membres de l'unité défensive des Rams lors de cet affrontement ont été tout simplement phénoménaux !



Ça ne risque pas d'arriver dimanche prochain à Philadelphie contre l'excellente ligne à l'attaque des Eagles.  Mais ça ne veut pas dire que la brigade défensive des Rams ne pourra pas ennuyer Jalen Hurts (photo ci-dessus).  Cependant, le meilleur moyen de réduire la pression sur le quart arrière, c'est avec de bons jeux au sol.  Ce que Hurts et ses porteurs de ballon peuvent fournir à profusion.

De l'autre côté du ballon, la défensive de Philadelphie avait harcelé le quart arrière Matthew Stafford, des Rams, lors de l'affrontement du 24 novembre.  Elle l'avait frappé, et elle avait réussi cinq sacs contre lui, pour des pertes de terrain de 45 verges.  Les Eagles avaient dominé leurs adversaires physiquement, en provoquant quatre échappés, même si seulement un de ceux-ci avait été perdu par les Rams.

Un tel scénario ne peut pas se répéter dimanche prochain, si les Rams veulent rivaliser avec leurs opposants.  Philadelphie est le choix des preneurs aux livres pour gagner par 6 points.  Le pointage pourrait donc être plus serré, et les défensives plus avares de points, que lors du duel du 24 novembre.



Si les Rams ne peuvent pas empêcher Barkley de gagner son nombre habituel de verges au sol, ils doivent au moins éviter qu'il gagne le match à lui seul grâce à une autre performance hors du commun, comme celle de la semaine 12.

Pour espérer causer la surprise d'une victoire inattendue, les Rams devront réussir de gros jeux, autant en attaque, -notamment avec leurs dangereux receveurs Puka Nacua (photo ci-dessus), Cooper Kupp et Tyler Higbee-, qu'en défensive, avec leurs chasseurs de QB Braden Fiske, Kobie Turner, Jared Verse et Byron Young; ainsi que leur as demi de sûreté Kamren Kinchens.

Les membres du front défensif des Rams doivent exploiter les maillons faibles de la ligne à l'attaque des Eagles, le centre Cam Jurgens et le garde à droite Mekhi Becton.  C'est de leur côté de la ligne que les chasseurs de QB des Rams peuvent arriver à faire des percées afin de rejoindre Hurts derrière la ligne de mêlée, et le presser pour qu'il commette des erreurs.  L'instructeur de la défensive, Chris Shula, doit varier les couvertures contre les jeux de passes, pour créer de la confusion et de l'indécision dans l'attaque aérienne des Eagles.



Mais le scénario probable pour ce match, c'est beaucoup de jeux au sol avec Barkley et Kenny Gainwell; et si les Rams se concentrent trop pour les arrêter, Hurts aura des ouvertures pour faire de longues passes à A.J. Brown (no 11, photo ci-dessus) et Devonta Smith; ou porter lui-même le ballon pour des gains appréciables.  L'attaque des Aigles excelle dans le contrôle du ballon, et parvient souvent à obtenir l'avantage en termes de temps de possession.

En ce qui concerne l'attaque au sol des Rams, le demi Kyren Williams (no 23, photo ci-dessous) aura peut-être plus de chances de réussir des gains intéressants, car le secondeur Nakobe Dean, deuxième pour le nombre de plaqués pour les Eagles, sera absent à cause d'une blessure sérieuse à un genou.



Bien qu'ils soient négligés dimanche, les Rams entrent dans cette partie avec confiance, grâce à leur performance extraordinaire contre les Vikings, lundi dernier.  La difficile épreuve des feux dévastateurs qui sévissent dans leur région semble les motiver à remporter la victoire pour les sinistrés de leur coin de pays.

Cependant, un club de football qui doit traverser le continent pour jouer dans le froid de Philadelphie, contre une défense aussi coriace, et une foule de partisans déchaînés, se trouve face à une tâche extrêmement difficile.

2e TOUR ÉLIMINATOIRE DE LA NFL : EST-CE QUE JAYDEN DANIELS PEUT DOMPTER LES LIONS ?



FESTIVAL  OFFENSIF  EN  VUE  À  DÉTROIT,  SAMEDI  SOIR, ENTRE  LES  COMMANDERS  DE  WASHINGTON  ET  LES  LIONS.

Pour le premier tour des séries de la ligue Nationale de Football, la semaine dernière, j'avais prédit que le match le plus captivant serait celui entre les Commanders de Washington (13-5) et les Buccaneers de Tampa Bay.  Ce fut le cas !  Et comment !  Au terme d'un affrontement excitant, le club de Dan Quinn a gagné 23-20 sur un botté de placement de dernière seconde de Zane Gonzalez.  Le ballon a ricoché sur le poteau droit avant de dévier à l'intérieur.  On ne pouvait rêver d'un dénouement plus dramatique dans cette rencontre qui a tenu tout le monde en haleine.

Est-ce que les "Cardiac Commanders" pourront répéter leur manège samedi soir (20 h.) contre les Lions (15-2), à Détroit ?  Même s'ils sont négligés par 9½ points contre l'équipe qui a fini au premier rang de la Conférence Nationale, rien ne semble impossible pour Washington.  Avant le début des séries de fin de saison, j'avais identifié ce club comme étant l'outsider, celui qui pourrait causer de grosses surprises cette année. Je continue de le croire.

Personne ne semble y croire à part moi.  C'est vrai que leurs prochains adversaires possèdent la meilleure machine offensive de la NFL (33,2 points marqués en moyenne par partie).  Mais leur défensive est décimée par les blessures (14), et elle a été la 3e pire de la NFL cette saison, contre les jeux de passes (244 verges allouées en moyenne par match).  De cette longue liste d'éclopés, il y a quatre demis de coin, et quatre ailiers défensifs, dont leur as Aidan Hutchinson (jambe cassée, photo ci-dessous).



L'absence du plaqueur défensif Alim McNeill (genou) se fait également sentir, surtout en ce qui concerne le manque de bons chasseurs de QB.  Daniels pourrait en bénéficier car il aura plus de temps pour repérer ses receveurs, et pour décider de courir avec le ballon.  Cela pourrait être le facteur déterminant dans le match de samedi soir.  Si la défense des Lions n'arrive pas à contenir ou à limiter les actions de Daniels, elle va trouver la soirée très longue et pénible.

De plus, les Commanders utilisent souvent l'attaque sans caucus.  Ce qui impose un train épuisant, et crée de la confusion, en empêchant la défensive des Lions de faire les substitutions nécessaires pour faire souffler ses meilleurs éléments, et contrer les changements de stratégies ennemies.   

Si les Lions vont marquer beaucoup de points, leurs opposants devraient les imiter, surtout contre la faible défense anti-aérienne de l'équipe hôtesse.  Détroit aurait avantage à prolonger ses séries à l'offensive, avec la supériorité de leur attaque au sol, pour garder sur le banc, le plus longtemps possible, le prodigieux quart arrière Jayden Daniels (photo ci-dessous), et sa redoutable unité offensive. 
 


Si la situation est inversée et que c'est l'offensive de Washington qui contrôle le temps de jeu, Goff et son unité offensive n'auront peut-être pas l'occasion de surpasser leurs adversaires au score, comme ils l'ont si souvent fait en saison régulière.  Mais ils n'ont pas toujours réussi à le faire.  Le 15 décembre dernier, ils ont perdu 48 à 42, chez eux, contre les Bills de Buffalo.

On assistera fort probablement à une fusillade (shootout).  Ce genre d'affrontement qui se termine en faveur du club qui a possession du ballon lors des dernières minutes de la joute.

Daniels, sans doute la recrue offensive de l'année dans la NFL, est le facteur X dans cette rencontre sans lendemain pour les perdants.  L'entraîneur en chef des Lions, Dan Campbell (photo ci-dessous), le sait bien, et il l'a dit, il n'y a pas de plan de match infaillible contre ce genre de quart arrière qui peut vous battre autant avec son bras qu'avec ses jambes.



Le danger avec le rapide et élusif Daniels, c'est qu'avec la défensive homme pour homme des Lions, les gars de la première ligne ne seront pas assez rapides pour le plaquer derrière la ligne de mêlée.  Et les gars des 2e et 3e ligne de défense lui tourneront le dos pour couvrir les receveurs des Commanders.  Ils ne pourront donc pas voir, -ou ils verront  trop tard-, Daniels s'échapper vers les lignes de côté, pour des gains substantiels, notamment sur les 3e essais.  C'est aussi vrai sur les 4e essais, pour lesquels les Commanders ont le meilleur taux de conversion de la NFL (20 en 23 pour 87 % de succès).  

Et si Campbell utilise un espion pour surveiller le jeune QB de Washington, ça laisse un homme en moins pour couvrir les receveurs adverses, et Daniels peut alors repérer un ailier, ou un demi offensif, à découvert, en milieu de terrain.

Si le quart arrière des Lions, Jared Goff connaît une mauvaise journée, ou s'il a du mal à trouver son rythme après deux semaines d'inactivité (les Lions ont eu un bye à cause de leur première place dans la NFC), les Commanders pourraient en profiter.  Goff en a toujours arraché en carrière, contre les équipes dirigées par Dan Quinn (photo ci-dessous ⇾ fiche de Goff = 1-4, quatre passes de touché, six interceptions, rating de 74,5).  Et il est nettement moins à l'aise contre les défensives de zone comme celle des Commanders que contre les défensives homme pour homme.  Même s'il peut avoir du succès contre n'importe laquelle des défensives, Goff devra quand même faire face à la 3e meilleure défense anti-aérienne de la NFL (Commanders : moyenne de 189,5 verges accordées par rencontre).



Les Commanders se sont fait une spécialité de gagner dans les matchs décidés par une possession ou moins.  Dans ce type de rencontres ils ont une fiche de 7-3.  Sept fois, cette saison, ils ont gagné sur le dernier jeu du match.

Comme ce sera fort probablement une fusillade mettant en vedettes les meilleurs éléments offensifs des deux équipes, il convient d'analyser les forces en présence.  À première vue, l'attaque des Lions (no 1 de la NFL pour les points marqués cette saison, avec 33,2 points en moyenne par joute) est supérieure à celle des Commanders (5e, avec 28,5 points par match).

Mais cette supériorité est questionnable si on tient compte que Jayden Daniels, une recrue, n'a fait que progresser au cours de la saison.  Ce qui est aussi admirable dans son cas, c'est que malgré son jeune âge et son inexpérience, il semble immunisé contre la pression, dans les situations les plus critiques.



Sa grande mobilité, son sang froid, la précision de ses passes, -après avoir découvert le point faible de la défensive-, sont tout simplement remarquables, surtout pour une recrue.  Il pourra tirer profit de ces qualités contre les stratégies parfois risquées du coordonnateur de la défense des Lions, Aaron Glenn (photo ci-dessus).  Lorsque ces tactiques échouent, en étant démasquées, le quart arrière adverse complète parfois de très longues passes. 

Ce que nous savons maintenant, c'est qu'il est vraiment meilleur que son homologue Jared Goff pour courir avec le ballon.  Goff est exclusivement un QB de pochette.  Si le front défensif adverse réussit à le presser, il devient moins efficace.  Alors que c'est le contraire pour Daniels, qui est meilleur lorsqu'on le blitz.  Et on sait que les Lions sont parmi les défensives qui utilise le plus le blitz dans la NFL.  Ils sont également la deuxième pire équipe à concéder le plus de verges aux quarts arrières qui courent avec le ballon (6,2 verges en moyenne par course).

Au champ arrière, si on peut donner l'avantage aux Lions avec le duo Jahmyr Gibbs & David Montgomery, c'est en raison de la faiblesse du front défensif des Commanders contre le jeu au sol (30e de la NFL, avec 137,5 verges accordées par match, en moyenne).  L'intérieur de la première ligne de ce front est particulièrement vulnérable en accordant un taux élevé de longues courses aux attaquants adverses (13,7 %).



Mais, de l'autre côté, le duo de porteurs de ballon des Commanders, formé de Brian Robinson (photo ci-dessus) et de Austin Ekeler, n'est pas à sous estimer.  Surtout en tant qu'excellent receveur de passes, Ekeler s'est forgé une réputation enviable en huit ans de carrière dans la grande Ligue. L'attaque au sol de Washington a même généré plus de verges de gains que celle des Lions cette saison (154,1 verges contre 146,4).

Mais la force de Jayden Daniels, sur les jeux au sol, rééquilibre les forces à ce niveau.  Il a été le meilleur coureur de Washington avec 891 verges de gains au sol en 2024-25.  Il a ajouté six touchés par la course.  Ses 891 verges de gains au sol, et son pourcentage de passes complétées (69 %), sont des nouveaux records pour une recrue dans la NFL.


Dans les airs, les deux clubs peuvent compter sur des ailiers éloignés d'élite avec Amon-Ra St.Brown (Lions, photo ci-dessus) et Terry McLaurin (Commanders).  Chez les ailiers rapprochés, on pourrait donner l'avantage à Sam LaPorta (Lions), mais son homologue, le vétéran Zach Ertz (Commanders) a joué un rôle crucial dans la série victorieuse de six matchs des siens, en fin de campagne.  On peut en dire autant de ses coéquipiers receveurs Olamide Zaccheaus et Dyami Brown, qui peuvent contre balancer la production de l'autre receveur dangereux des Lions, Jameson Williams.

Les Commanders sont très à l'aise avec le statut de négligés samedi soir.  Cela les stimule et les incite à prouver encore et encore que les parieurs ont tort de leur prédire l'élimination.  Ils ont le vent dans les voiles avec leur actuelle série de six matchs sans défaite, et leur propension à gagner les joutes contestées, à la dernière minute.  Ils croient en leur destinée.

La pression est sur les Lions, qui souhaitent poursuivre leur route vers le Super Bowl. Ils cherchent à participer pour la première fois au grand match et à mettre fin à une disette de championnat qui dure depuis 1957. 

mercredi 15 janvier 2025

ÉLIMINATOIRES DE LA NFL 2025 : MAHOMES ET LES CHIEFS ENTREPRENNENT LA DÉFENSE DE LEURS TITRES DE CHAMPIONS.



BIEN  REPOSÉS  LES  CHIEFS  DE  KANSAS CITY  AMORÇENT  LA  MARCHE  VERS  UN  TROISIÈME  TITRE  CONSÉCUTIF  DU  SUPER  BOWL.


Semés no 1 des séries éliminatoires de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City (15-2) ont bénéficié d'un congé de deux semaines avant d'entamer la défense de leur double titre de champions du monde du football professionnel américain.  Samedi, en fin d'après-midi (16 h 30), en deuxième ronde éliminatoire de la NFL, ils recevront la visite des Texans de Houston (11-7), qui ont défait les Chargers de Los Angeles 32 à 12, samedi dernier, au premier tour (Wild Card).

L'équipe de l'entraîneur Andy Reid est largement favorite (8½ points) pour renverser ses adversaires du Texas, même si sa fiche de de quinze victoires, deux défaites, de la saison régulière, est quelque peu trompeuse.

En effet, les Chiefs ont été moins dominants que leur reluisant bilan peut le laisser croire.  Ils ont parfois bénéficié de la chance et de pénalités en leur faveur, à la fin de certaines rencontres, notamment contre les Broncos de Denver (tentative de placement vainqueur bloqué), et les Raiders de Las Vegas (remise de ballon échappée avant une tentative de placement gagnant).



Comparés aux autres puissances de la NFL, comme les Bills, les Ravens et les Lions, les Chiefs n'ont pas été explosifs à l'attaque en 2024-25.  Ils n'ont jamais dépassé les 30 points dans un match.  En moyenne, ils n'ont marqué que 22,6 points par rencontre (15e rang de la NFL).  Ils n'ont mérité la victoire que quatre fois par plus d'une possession (c'est-à-dire par plus qu'un touché transformé).

Mais, comme d'habitude, le quart arrière Patrick Mahomes arrivait souvent à tirer un lapin de son chapeau de magicien, pour faire gagner les siens en fin de partie.  Il devra faire de même samedi contre la très étanche tertiaire des Texans.  Les demis de coin Kamari Lassiter, Derek Stingley Jr, et Jeff Okudah; ainsi que le demi de sûreté Eric Murray, ne sont pas faciles à déjouer.  Leur unité est une des meilleures de la NFL. 

Comme la saison précédente, c'est la défensive de Kansas City qui leur a permis d'avoir le dessus dans tellement de parties cette année.  Elle a limité les adversaires à 19,2 points par rencontre (4e meilleure moyenne de la Ligue).



Andy Reid avait donné congé à ses meilleurs joueurs lors de la dernière semaine du calendrier (semaine 18, défaite de 38-0 contre Denver).  Plusieurs avaient besoin de soigner des blessures.  Ils étaient tous de retour à l'entraînement hier (mardi).

Si les Chiefs sont en santé, frais, et dispos pour cette ronde divisionnelle, ce n'est pas le cas pour les Texans.  Hier, le coach de Houston, DeMeco Ryans a fait reposer Nico Collins, le seul receveur dangereux qui lui reste (Diggs, Dell, et Woods sont blessés); pendant que les gardes offensifs Shaquille Mason (genou), et Juice Scruggs (cheville), ainsi que le secondeur Azeez Al-Shaair (genou), étaient également indisponibles à cause de blessures.

L'ailier défensif Denico Autry (genou) et l'ailier rapproché Dalton Schultz (épaule) étaient limités, à la pratique de mardi.



La défensive des Texans a été formidable dans le gain de samedi passé contre les Chargers.  Elle a intercepté quatre passes du quart arrière Justin Herbert (photo ci-dessus), lui qui n'avait commis qu'un total de trois interceptions durant toute la saison régulière.  Elle a aussi limité les gains au sol à 50 verges (2,8 verges par course).

De son côté, l'attaque texane a fonctionné à plein régime en gagnant 429 verges (dont 168 au sol), et en marquant deux touchés, en plus de trois placements.

Houston aura besoin d'une performance semblable contre les Chiefs pour espérer les vaincre samedi.  Mais dans le froid de Kansas City, ce ne sera pas facile.  Leur principal espoir réside dans la capacité de leur solide front défensif à perturber Mahomes en exerçant une pression constante sur lui.  La ligne à l'attaque des Chiefs est à peu près leur seule faiblesse, et elle pourrait avoir du mal à contenir les chasseurs de QB des Texans (surtout Will Anderson Jr. et Danielle Hunter ⇾ photo ci-dessous, no 55).



Par contre, on peut en dire autant de la ligne à l'attaque de Houston, dont deux de ses membres partants sont blessés.  Dans ces conditions, face à une ligne diminuée, le plaqueur défensif tout étoile, Chris Jones, des Chiefs, pourrait se payer un festin en pourchassant le quart des Texans, C.J. Stroud, durant toute l'après-midi...

Le demi défensif Trent McDuffie, des Chiefs, devrait avoir la mission de surveiller Nico Collins.  Il a bien réussi à le faire lors de la semaine 16, le 21 décembre dernier, à Kansas City, quand son équipe a battu les Texans 27 à 19.

Dans ce match, Mahomes a dirigé une attaque équilibrée.  Ses coéquipiers et lui ont bien couru avec le ballon; plusieurs receveurs ont contribué à l'effort offensif (surtout l'ailier espacé recrue Xavier Worthy ⇾ no 1, photo ci-dessous); et la défensive a fait sa part en interceptant deux passes de Stroud, en plus d'obtenir deux sacs contre lui.



On s'attend à une performance et à un résultat semblables samedi.  La plus grande expérience des Chiefs en séries éliminatoires, l'avantage du terrain, la supériorité des entraîneurs de K.C., et, surtout, la magie de Mahomes, feront la différence, en faveur des champions défendants.