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mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ PACKERS ET BEARS DÉJÀ EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Il reste trois semaines à la saison régulière de la Ligue Nationale de Football, et s'il y a actuellement 13 équipes éliminées des séries éliminatoires de janvier prochain, pour plusieurs autres clubs, les matchs qui restent à disputer au calendrier 2025-26 seront pratiquement identiques à des rencontres éliminatoires.  C'est le cas des Bears de Chicago (10-4) qui doivent affronter trois formations redoutables qui luttent également pour une place dans le tournoi du Super Bowl, au début de l'an prochain.

La troupe de l'entraîneur chef Ben Johnson n'a qu'un demi match de priorité sur ses adversaires de samedi soir prochain, les Packers de Green Bay (9-4-1), au sommet de la division Nord de la Conférence Nationale.  L'enjeu de ce duel de samedi est grand.  S'ils perdent, les Bears changeront de position avec les Packers : de semés no 2 dans la NFC, ils tomberont à la 7e position, là où se trouve présentement Green Bay.

Et Chicago doit jouer ensuite contre les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.  Des batailles qui sont loin d'être gagnées d'avance...  On comprend alors mieux la grande importance de la partie de samedi soir contre leurs vieux rivaux de section, qui ont dominé leurs affrontements au cours des dernières décennies. 
 


D'ailleurs, c'est la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Elle remonte à plus d'un siècle, aux années 1920.  Depuis 1990, les Packers se sont bâtis un avantage de 51 victoires contre 20 défaites, dans leurs confrontations face aux Bears.  Ça inclut leurs belles saisons avec leurs formidables quarts arrières Brett Favre et Aaron Rodgers.

Il y a deux semaines ces féroces compétiteurs s'étaient rencontrés à Green Bay, et le club local l'avait emporté 28 à 21, dans un match chaudement disputé.  Le "Pack" avait pris des avances de 14 à 3 et de 21 à 11 avant que les "Ours" reviennent de l'arrière, et égalisent le pointage à la 7e minute du dernier quart.  Quatre minutes et demie plus tard, le demi offensif de Green Bay, Josh Jacobs marquait un touché, sur une course de deux verges, qui donnait à nouveau les devants à son équipe.

Mais le quart arrière de Chicago, Caleb Williams a bien failli créer ensuite l'égalité en toute fin de rencontre, mais sa passe a été interceptée dans la zone des buts des Packers par Keisean Nixon.  Avec ce gain, Green Bay devançait Chicago en tête de la section Nord de la NFC, mais les Packers ont été relégués en deuxième place après leur défaite coûteuse de 34 à 26 à Denver, dimanche dernier, pendant que les Bears battaient les Browns de Cleveland 31 à 3.



Les deux adversaires de samedi soir prochain ne présenteront pas les mêmes alignements que lors de leur duel d'il y a deux semaines au Lambeau Field.  Des blessures sont venues changer le portrait de part et d'autre.  Les Packers ont subi une énorme perte quand leur ailier défensif étoile Micah Parsons (photo ci-dessus) a dû mettre fin à sa saison en raison d'une grave blessure à un genou.  

Il dominait tellement la défensive de son club, et la NFL, à sa position, que la plupart des observateurs estiment que, sans lui, les Packers doivent oublier leurs prétentions d'atteindre le Super Bowl en février prochain.  D'autres analystes pensent que les Packers pourraient même manquer les séries de fin de saison, s'ils perdent samedi contre les Bears, et la semaine prochaine contre les Ravens de Baltimore.  Les Lions de Détroit (8-6) les suivent au classement, à 1½ match de distance dans la division Nord de la NFC, et ils n'ont pas dit leur dernier mot dans la course aux playoffs.

Samedi, les Bears sont favoris par 1½ point pour vaincre le "Pack".  L'absence de Micah Parsons, et celles de ses coéquipiers Devonte Wyatt, Brenton Cox Jr et Collin Oliver, en défensive, enlève aux Packers une partie de la supériorité qu'ils détenaient, de ce côté-là du ballon, par rapport à la défense plutôt faible des Bears (29e contre le jeu au sol, 21e pour les points accordés).  De plus, l'ailier défensif Lukas Van Ness (pied) et le demi de sûreté Evan Williams (genou) sont des cas incertains, du côté de Green Bay.



C'est de mauvais augure contre l'excellent jeu au sol des Bears, le deuxième meilleur de la NFL, avec des gains de 151,9 verges en moyenne par partie.  Le duo D'Andre Swift (photo ci-dessus) & Kyle Monangai a gagné un total combiné de 1 616 verges, avec douze touchés, jusqu'ici cette saison.  Après avoir terminé au 25e rang la saison dernière, l'attaque terrestre était une priorité cette année pour Ben Johnson et les autres dirigeants du club du Michigan.  Ils se sont d'abord assurés d'améliorer la ligne offensive, afin qu'elle soit plus en mesure d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

L'autre élément qui a favorisé le retournement de situation (fiche de 5-12 l'an passé) de la formation dirigée par le nouveau coach Ben Johnson est, - outre la compétence de ce dernier -, leur différentiel sur le plan des revirements (+ 20).  Les Bears en ont provoqué 30 cette saison, et ils n'en ont commis que dix.  Le record de la NFL pour une campagne entière est de 38, établi par les Steelers en 2019.  À titre de comparaison, la défense de Green Bay n'a à son crédit que 13 revirements provoqués, jusqu'ici.

En attaque, les deux belligérants ont produit sensiblement le même nombre de points en 2025 : les Packers occupent la 10e position de la Ligue avec une moyenne de 24,9 points marqués par match, comparés aux  26,1 des Bears (9e).  En défensive, la différence est plus grande : Green Bay est 8e avec une moyenne de 20,1 points accordés par rencontre, par rapport aux 24,1 points concédés par Chicago (21e).



Une autre statistique importante à considérer, c'est la performance des attaques des deux formations en ce qui concerne les troisièmes essais.  Le quart Jordan Love (photo ci-dessus), des Packers, excelle à convertir ces essais.  Il est le meilleur QB de la Ligue Nationale dans ce département avec un taux de réussite de 50 %.  Dans ces situations, il a complété des passes pour 1 066 verges.  Dans leur affrontement d'il y a deux semaines, Love a converti avec succès huit troisièmes essais en douze occasions; alors que son homologue Caleb Williams, de Chicago, en réussissait huit sur 16.

Si les Packers ont des soucis à cause de leurs nombreux blessés en défensive, il y a aussi quelques inquiétudes au sujet de leur ligne offensive.  Leur joueur de centre Elgton Jenkins est toujours sur la liste des blessés à long terme, et les bloqueurs Zach Tom (dos + genou) et Darian Kinnard, ne sont pas sûrs de participer au rendez-vous de samedi contre les Bears.

Du côté de ces derniers, la situation n'est pas rose non plus, au sujet de l'état de santé de plusieurs de leurs porte couleurs.  Au cours du dernier mois, leur nombre de blessés a grimpé à 16 pour la saison.  Sont exclus pour le match de samedi : le meilleur receveur des Bears, Rome Odunze (pied), le secondeur de ligne Tremaine Edmunds (aine), le demi de coin Kyler Gordon (aine), et le bloqueur Luke Newman (pied).  Représentent des cas incertains : l'ailier rapproché Cole Kmet (cheville), l'ailier espacé Luther Burden (cheville), le demi offensif d'Andre Swift (aine), et le secondeur Amen Ogbongbemiga (ischio-jambiers).



C'est certain que les Bears veulent prendre leur revanche après leur revers d'il y a deux semaines à Green Bay.  Ils ont un dossier reluisant au Soldier Field cette saison (cinq victoires en six parties).  Reste à savoir jusqu'à quel point la perte de Micah Parsons va nuire aux Packers.  Mais même sans lui, la défensive de Green Bay est encore supérieure à celle de Chicago.  Celle-ci est dépendante des revirements qu'elle peut créer, mais les Packers protègent bien le ballon (seulement dix revirements commis).

L'attaque terrestre des Bears est certes dominante, sauf si D'Andre Swift est blessé, mais l'offensive aérienne des Packers est meilleure que celle de Chicago, en l'absence de Rome Odunze.  Jordan Love est un quart plus expérimenté et fiable que son vis-à-vis des Bears Caleb Williams.  Dans ce genre de partie cruciale, ça compte.

Packers  24,    Bears  23.       

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : CLEVELAND À CHICAGO ⇨ LES DEMIS DÉFENSIFS DES BEARS VISERONT D'AUTRES INTERCEPTIONS CONTRE SHEDEUR SANDERS...



Les Bears de Chicago (9-4) doivent une bonne part de leurs succès de la présente saison à la grande quantité de revirements provoqués par leur défensive. Elle en a réussi 27, dont 18 étaient des interceptions.  Dimanche, les demis défensifs des Bears seront aux aguets, et tenteront d'ajouter à leur impressionnant total de larcins , contre l'inexpérimenté quart arrière recrue des Browns de Cleveland (3-10), Shedeur Sanders.

Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant.  Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions.  Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours.  La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.

Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11).  En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs.  Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.



Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns.  Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.  

La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago. 

En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage.   Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel.  En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns.  En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).



D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière.  Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale.  Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.

Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier.  Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit.  Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort.  Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout.  Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.

Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns.  Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués.  Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !



La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears.  Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard.  Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears.   Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.  

Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course.  Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.



L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears.  Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders.  On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.  

Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace.  Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match).  Elle peut donc être vulnérable. 

La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.

Browns   20,      Bears    27.  

samedi 6 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : CHICAGO À GREEN BAY ⇨ UN MATCH POUR LA SUPRÉMATIE DANS LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



J’imagine que c’est volontaire de la part des responsables de la NFL de préparer un calendrier avec plusieurs matchs intra division en décembre, au moment où les équipes se disputent âprement une place en séries éliminatoires.  Et pendant ce dernier mois complet de la campagne, un programme double oppose même des rivaux de section, pour attiser encore davantage la rivalité entre ces clubs.

En cette semaine no 14, la NFL offre trois de ces matchs d'importance capitale pour la première place des divisions Nord et Sud de la Conférence Américaine (Colts vs Jaguars + Steelers vs Ravens), et pour celle de la section Nord de la Conférence Nationale (Bears vs Packers).  Nous avons déjà analysé les deux premiers affrontements de ce genre dans l'AFC ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-indianapolis.html) et (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-pittsburgh.html).

Voyons maintenant le cas des équipes de Chicago (9-3) et de Green Bay (8-3-1). Le vainqueur de leur affrontement de dimanche sera seul en tête de la division Nord de la NFC, à l’issue du match.  D'abord, ce qui fait l'intérêt de cette confrontation, outre leur position au classement, c'est qu'elle représente la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Depuis plus d'une décennie, elle a été dominée par les Packers, mais ça pourrait changer cette année, car les Bears, à la surprise générale, ont enfin une bonne équipe !



Actuellement, elle trône même au sommet de la NFC, avec son bilan de neuf gains contre trois échecs.  Mais les Packers sont tout juste derrière, à un demi match de distance.  Alors, qui va gagner dimanche, entre ces deux formations très compétitives ?  Difficile à prédire...

Notons d'abord que le bulletin météo prévoit une température sous le point de congélation, au Lambeau Field de Green Bay, dimanche, en fin d'après-midi (le match est à 16 h. 25).  Il est également possible qu'il neige et qu'il vente.  Dans ces conditions difficiles, la défensive est avantagée, car il est ardu pour les quarts arrières de lancer le ballon avec précision, et pour les porteurs de ballon de tenir fermement un ballon gelé, et de courir sur un terrain glissant.

Puisque les Packers ont de loin la meilleure brigade défensive, ils devraient donc avoir l'avantage, en plus de jouir de l'appui de la foule locale.  La défensive des Bears se classe dans les cinq pires de la NFL, dans presque toutes les catégories de statistiques.  Elle accorde beaucoup de gros jeux de 20 verges et plus (53, contre 30, pour les Packers).



Mais d'un autre côté, dans de telles conditions climatiques, le danger de commettre des revirements augmente considérablement, et ils peuvent changer le résultat de la bataille.  Et dans ce département, les Bears sont des champions, cette saison.  Ils sont de loin le club de la NFL qui provoque le plus de revirements, soit 26 (17 interceptions et 9 échappés recouvrés).  Les Bears ont une fiche de 8-0 quand leur défensive produit plus qu'un revirement dans un match.  

Quant à eux, les Packers n'en ont réussi que 11.  Par contre, ces derniers protègent bien le ballon : ils n'ont commis que sept revirements (trois interceptions, et quatre échappés perdus) cette année.  Lorsqu'ils n'en commettent aucun dans une partie, ils ont un dossier impeccable de 7-0.

En offensive, Chicago possède la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue.  Elle amasse en moyenne 153,8 verges par rencontre.  La semaine dernière contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie, elle a été incroyablement dévastatrice, avec des gains monstrueux de 281 verges : dont 130 par Kyle Monangai (à droite sur la photo ci-dessous), et 125 par D'Andre Swift, chacun ayant aussi marqué un touché au sol.



Les Eagles ont eu beau tenter de stopper cette imparable attaque au sol, en remplissant la "boîte" à la ligne de mêlée, mais ce fut en vain.  Les Bears l'ont emporté 24 à 15, causant une autre surprise de taille, puisqu'ils étaient les négligés, dans cette joute.

En fait, les Bears vont de surprise en surprise, cette saison.  À chaque semaine, à mesure que le calendrier de l'équipe devient de plus en plus exigeant, les prévisionnistes et les experts croient qu'ils vont frapper le mur et chuter au classement. Mais rien n'y fait !  Les hommes de l'entraîneur chef Ben Johnson continuent d'aligner les victoires.  Ils en ont présentement cinq de suite.

Johnson a challengé son quart arrière Caleb Williams, cette semaine, afin qu'il en fasse davantage pour faire gagner son club, contre les Packers.  Le pilote des représentants de la ville des vents sait bien que l'attaque au sol ne suffira pas pour connaître du succès contre la forte défensive du "Pack".  Ça va prendre une meilleure offensive aérienne pour arriver à marquer plus de points.  Les Bears sont 15e dans le circuit Goodell, dans le département des gains par la voie des airs, avec une production de 220,4 verges par partie.



Malheureusement, Ben Johnson a appris une mauvaise nouvelle cette semaine : son meilleur receveur, Rome Odunze, souffre d'une fracture de stress à un pied, et il sera absent du jeu pour une période indéterminée.  Les nouvelles ne sont pas plus encourageants pour les autres blessés : le demi de coin Tyrique Stevenson (hanche), les secondeurs de ligne Ruben Hyppolite II (épaule) et Tremaine Edmunds (aine), les ailiers défensifs Dayo Odeyingbo (tendon d'Achille) et Shemar Turner (genou), ainsi que pour le bloqueur offensif Luke Newman (pied), qui vont tous rater le rendez-vous de dimanche, à Green Bay.

Par contre, les porteurs de ballon des "Ours" se réjouissent de ne pas avoir à rencontrer le colosse Devonte Wyatt (6'3", 304 lbs), peut-être le meilleur joueur de ligne des Packers pour contrer le jeu au sol.  Le nom de Wyatt a été inscrit sur la liste des blessés à long terme.  Il est blessé à une cheville.  Sans lui, l'excellente moyenne de 3,89 verges allouées par course, de la défense des Packers, risque de monter.

La super étoile défensive des Packers, Micah Parsons pourrait compenser partiellement la lourde perte de Wyatt, lui qui a réussi six sacs et 23 pressions sur les quarts opposés, au cours des trois dernières rencontres de sa formation.



Si les Bears profitent d'une bonne série de gains consécutifs (5), le club adverse, dirigé par le coach Matt LaFleur, va bien aussi, après trois victoires d'affilée.  On parle beaucoup de la redoutable attaque au sol de Chicago, mais celle de Green Bay a été très performante récemment, avec les porteurs de ballon Josh Jacobs et Emanuel Wilson, qui, à eux deux, ont gagné au moins 125 verges, dans chacun des trois derniers matchs de l'équipe.

Cette semaine, coach LaFleur a dit espérer les retours au jeu possibles des ailiers éloignés Jayden Reed (blessé à une clavicule et à un pied) et Matthew Golden (poignet).  Ce qui pourrait influencer positivement les chances de succès de son club, dimanche.  Ils se joindraient notamment à leur coéquipier Christian Watson, qui fait flèche de tout bois, ces temps ci, sans oublier les bonnes contributions de Romeo Doubs et de Dontayvion Wicks.  La défensive des Bears a donné beaucoup de touchés par la passe, cette saison, soit 24 (3e total le plus élevé dans la NFL).  

On anticipe un affrontement serré entre ces deux bonnes formations.  Un ou deux gros jeux pourraient faire la différence : comme un sac du quart à un moment déterminant.  Dans ce cas, il pourrait venir surtout du club local, qui est meilleur que les Bears, à ce chapitre (32 sacs contre 23).  Micah Parsons (qui en a 12½ cette saison) pourrait en être l'auteur, ou son coéquipier Rashan Gary (7½ sacs). 
  


Ce jeu opportun pourrait aussi être un 4e essai converti ou non.  Encore là, l'offensive de Green Bay a un meilleur dossier que celle de Chicago : son pourcentage de succès est de 70,6 % (4e meilleur dans la NFL) contre 44,4 % pour les Bears (26e).  La défensive des Packers est également supérieure à celle des Bears pour empêcher les attaques ennemies de convertir les 4e essais.

Les succès des Bears reposent sur leur grande capacité de causer des revirements, et leur opportunisme de réussir de gros jeux en fin de matchs.  Leur ligne à l'attaque excelle pour bloquer, sur les jeux au sol, et pour protéger Caleb Williams, sur les jeux de passes.  Ce dernier est cependant encore trop imprécis dans ses passes, au goût de son coach Ben Johnson.  



Si Chicago gagne dimanche, leurs probabilités de remporter le championnat de leur division grimpe à 64 %.  En cas d'échec, il descend à 22 %.  Du côté de Green Bay, les chiffres sont respectivement de 71 % en cas de victoire, et de 27 % en cas de défaite.  Rappelons que ces deux mêmes équipes se rencontreront à nouveau le samedi 20 décembre, cette fois à Chicago.

Je pense que les Packers ont une formation plus complète que celle des Bears, surtout en raison de leur excellente défensive.  Ils sont d'ailleurs favoris par 7 points pour l'emporter sur leur terrain du Lambeau Field.  Cependant, l'écart de points d'un touché transformé, me semble un peu trop grand.  Tout peut arriver dans cette bataille pour le premier rang du Nord de la NFC.  Les Bears peuvent faire mentir les parieurs, comme ils l'ont fait si souvent cette année.  

Bears    17,      Packers   20.      

jeudi 20 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : PITTSBURGH À CHICAGO ⇨ RÉINVENTÉS PAR LEUR NOUVEAU COACH BEN JOHNSON, LES BEARS SONT EXCITANTS À VOIR JOUER !



Les fans de football américain cherchent avant tout à se divertir et à vivre des émotions fortes en regardant les matchs de la NFL.  Et cette saison, c'est excitant, plus que l'an dernier, de voir à l'oeuvre les joueurs des Bears de Chicago (7-3).  Ces derniers se préparent à rencontrer les Steelers de Pittsburgh (6-4) dimanche prochain, dans le froid du Soldier Field.

Ces deux équipes se battront pour conserver le premier rang de leurs divisions respectives.  Les surprenants protégés de l'entraîneur Ben Johnson ont un demi match de priorité sur les Packers de Green Bay, et une partie d'avance sur les Lions de Détroit, dans la section Nord de la Conférence Nationale.  Personne n'avait prévu un tel accomplissement avant le début de la présente campagne.

Les Steelers sont en tête de la division Nord de la Conférence Américaine, mais ces dernières semaines, les Ravens de Baltimore se sont rapprochés à seulement un match de leur première place.



Les deux adversaires de dimanche, dans la ville des vents, ont dû batailler ferme pour remporter leurs matchs cette saison.  Les Bears sont 6-1 dans les rencontres décidées par une possession, tandis que les Steelers sont 4-1 dans les mêmes circonstances.  Chicago a d'ailleurs gagné 19 à 17 sur un placement de dernière seconde de Cairo Santos, dimanche passé, contre les Vikings du Minnesota. 

Les hommes de Ben Johnson ont gagné sept de leurs huit dernières parties, et cinq fois, cette année, ils sont revenus de l'arrière dans les deux dernières minutes de jeu de leurs matchs, pour remporter la victoire.  C'est pourquoi ils ont été si intéressants à suivre !  Ils semblent toujours trouver une nouvelle façon de gagner à chaque semaine, même si ce n'est pas toujours joli.  Les Bears jouent avec intensité durant 60 minutes, à chaque joute, et ils ne s'avouent pas souvent vaincus : un signe d'une équipe complète, équilibrée, et bien dirigée...

Coach Johnson leur a donnés une nouvelle identité : une identité faite d'intensité physique, d'agressivité, et d'une confiance frôlant la témérité, l'arrogance ou la défiance...  C'est beau à voir !  C'est du football pure et viril qui pourrait leur rapporter un championnat de section cette saison, contre des clubs qui leur semblent pourtant supérieurs.  Nul doute que Ben Johnson fait un travail colossal, et qu'il doit être hautement considéré pour le titre de coach de l'année dans la NFL.  Cependant, petit bémol, les Bears n'ont pas encore battu un club avec une fiche positive, au cours de la présente campagne...



La défensive des Ours a mieux joué récemment, après avoir été renforcée, à la date limite des transactions, au début du mois.  Elle avait bien besoin d'aide, surtout en défense contre le jeu au sol.  Sa force, c'est de provoquer des revirements en étant agressive.  Elle est présentement au sommet de la NFL, avec 22 revirements : 15 interceptions et 7 échappés recouvrés.

Mais c'est surtout en attaque, avec leur jeune quart arrière Caleb Williams, que les Bears ont retenu l'attention des amateurs de football, jusqu'ici.  Williams bénéficie énormément de l'expertise de coach Johnson.  Il ne cesse pas de s'améliorer en jouant avec plus de confiance et d'autorité, de semaine en semaine.  Il se sert de mieux en mieux de sa forte stature physique pour exceller durant les matchs.

Il a développé son habileté à rouler à l'extérieur de sa pochette protectrice pour faire des jeux, et échapper à la pression du "pass rush" des défenses adverses.  Grâce à sa force, il peut se libérer des plaqués des joueurs ennemis qui s'accrochent à lui pour essayer de réussir des sacs.  Assez impressionnant !  Il a aussi appris à ne pas prendre de risques inutiles, et à éviter les revirements, ce qui l'a amené à jouer du football propre, qui fait une grande différence pour lui et son équipe.



Ce qui l'aide énormément, c'est qu'il peut travailler plus aisément dans une structure offensive bien définie, celle que Ben Johnson a établie clairement, grâce à son savoir faire exceptionnel.   Le système offensif de Johnson permet de varier le tempo, et de répandre la confusion dans les rangs ennemis, grâce à des mouvements savants à la ligne de mêlée.

Williams doit également sa progression à son excellente ligne à l'attaque, qui lui permet d'opérer sans trop d'entraves, en situations de passes.  Dimanche, c'est un avantage considérable qui pourra lui permettre d'exploiter la faiblesse de la tertiaire des Steelers, la pire de toute la ligue Nationale.  Elle accorde une monstrueuse moyenne de 261,7 verges par partie.  Williams pourra la déjouer avec ses habituelles passes vives en zones intermédiaires.   

La ligne offensive des Bears est également une des meilleures unités de la Ligue Nationale pour bloquer, sur les jeux au sol.  C'est d'ailleurs un aspect du jeu qui fait partie de la nouvelle identité de l'équipe.  L'attaque au sol de Chicago produit une fantastique moyenne de 146,6 verges par match.  C'est bon pour la deuxième place dans le circuit Goodell.



Le travail constant des porteurs de ballon D'Andre Swift (ci-dessus) et Kyle Monangai, sans oublier les courses opportunes de Caleb Williams, ont aidé la production offensive des Bears à se hisser au 8e échelon de la Ligue pour les points marqués, avec une moyenne de 25,8 par rencontre.  Les demis offensifs des Bears donnent du mal aux défenseurs opposés en effectuant de brusques changements de direction.

Mais les gars de la ligne à l'attaque, et les demis offensifs des Bears, n'auront pas la tâche facile contre le front défensif des Steelers, dimanche après-midi.  Le club de l'entraîneur Mike Tomlin possède un des meilleurs "pass rush" de la NFL, avec en tête, Nick Herbig, T.J. Watt et Alex Highsmith.  Ils sont également efficaces pour stopper le jeu au sol.  On ne se trompe pas en prédisant une furieuse guerre des tranchées entre ces deux clubs.  Une dure bataille dont le résultat est susceptible d'influencer fortement l'issue de la partie.

Un autre facteur déterminant sera la probable absence du quart arrière Aaron Rodgers, blessé au poignet gauche, la semaine dernière, dans la victoire de 34 à 12 de son équipe, contre les Bengals de Cincinnati.  Son remplaçant, Mason Rudolph (photo ci-dessous), est expérimenté, et il peut faire du bon travail, en évitant les erreurs coûteuses.  Mais il ne possède pas le potentiel de Rodgers pour les jeux explosifs, et dépend de sa ligne offensive pour bien le protéger.



On doit s'attendre à des stratégies conservatrices de sa part, avec de courtes passes rapides à ses ailiers rapprochés et à ses demis offensifs, afin de gagner la bataille du temps de possession et du positionnement sur le terrain.  L'attaque des Steelers doit sa productivité, en termes de points marqués (12e meilleure de la NFL avec 24,6 points par joute), à l'opportunisme d'Aaron Rodgers.  Parce qu'au point de vue des verges totales gagnées par match, elle paraît plutôt mal en se situant en 28e place dans la Ligue, avec 286,9 verges de gains par rencontre.

Sans Rodgers dans le onze de départ, et avec la défense des Bears focalisée sur D.K. Metcalf (photo ci-dessous), seul vrai danger sur les longs jeux côté Steelers, la pression monte sur les épaules des défenseurs, pour contenir les poussées offensives des Bears, et donner à leur équipe une vraie chance de l’emporter, dimanche.  Bien qu'elle se soit mieux comportée récemment, cette brigade a été pour le moins irrégulière dans ses performances, cette année.  



Pour se reposer entre les séries de jeux, la défensive des Steelers ne peut pas vraiment miser sur le jeu au sol pour soutenir l’attaque sur de longues séquences, tant celui-ci s’est montré inefficace cette saison (29e de la Ligue avec seulement 88,2 verges par match), en partie à cause d’une ligne offensive instable et peu fiable. 

Les Steelers ont de quoi s’inquiéter à l’idée d’affronter coup sur coup les Bears, les Bills et les Ravens dans les semaines à venir.  Pour dimanche, Chicago est favori par 2½ points pour l'emporter à domicile, dans un stade reconnu pour être extrêmement hostile pour les clubs visiteurs, surtout à cette période de l'année.  Avec la propension des membres de la défensive des Bears à cogner durement pour provoquer des revirements, les attaquants des Steelers sont mieux de tenir le ballon à deux mains en le transportant...

Steelers   20,      Bears   23.
        

jeudi 13 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : CHICAGO AU MINNESOTA ⇨ J.J. McCARTHY DEVRAIT S'INSPIRER DE CALEB WILLIAMS !



En retard dans la course au championnat de leur division, les Vikings du Minnesota (4-5) doivent absolument vaincre les Bears de Chicago (6-3), leurs rivaux de la section Nord de la Conférence Nationale, dimanche prochain, à Minneapolis.

Le club de la ville des vents est à égalité au premier rang de la division Nord de la NFC avec les Lions de Détroit.  Ce que personne n'avait prévu avant le début de la saison.  Mais les analystes hésitent à donner beaucoup de crédit à la formation dirigée par le gourou offensif Ben Johnson.

Certes, l'ex coordonnateur offensif des Lions semble en voie de répéter ses succès à Chicago, mais ce qui fait douter les experts de l'éloquente fiche des Bears, c'est qu'ils ont été favorisés par un calendrier avantageux, et que leur défensive est parmi les pires de la NFL (28e pour les points accordés avec une moyenne de 27,4 par match, 26e contre la passe, 29e contre la course).



Ce qui fait aussi "tiquer" les observateurs, c'est que les Ours ont gagné plusieurs matchs serrés grâce à des retours miraculeux dans les dernières minutes des parties, comme ce fut récemment le cas ces deux dernières semaines, contre les Bengals à Cincinnati, et, dimanche passé, contre les Giants de New York.  Dans des situations qui semblent désespérées, les Bears refusent d'abandonner et de perdre !  Quand même le signe d'un club gagnant.

En effet, il n'en demeure pas moins que les Bears ont gagné six de leurs sept dernières rencontres, en minimisant les revirements (trois seulement depuis trois semaines, et six depuis le début de la saison), et en en provoquant une tonne (20 au total, dont 13 interceptions, un sommet dans la NFL).

En même temps, on peut dire que les difficultés de leurs adversaires de dimanche sont attribuables, du moins en partie, à leurs erreurs, dans la même catégorie des revirements.  Les Vikings se sont rendus coupables de 16 changements de possession (11 interceptions et 5 échappés perdus), le 2e plus haut total dans toute la Ligue Nationale.



La grande différence entre les Bears et les Vikings a été le travail primordial des quarts arrières.  Du côté de Chicago, Caleb Williams (photo ci-dessus) ne cesse de progresser, sous la direction de Ben Johnson.  On savait qu'il avait un bon bras, mais il se révèle un meilleur athlète que prévu, en se servant d'une mobilité insoupçonnée, pour échapper aux pressions des défensives adverses, et pour compléter des passes précises lorsqu'il est en mouvement, à l'extérieur de la pochette protectrice.

Il faut dire qu'il bénéficie de la présence d'excellents receveurs en DJ Moore, Rome Odunze, ainsi que la recrue Luther Burden III, qui s'affirme de plus en plus.  C'est également le cas de l'ailier rapproché recrue Colston Loveland, auteur du long touché victorieux contre les Bengals, il y a deux semaines.

De plus, l'attaque est bien équilibrée avec la contribution de Caleb Williams sur les jeux au sol (48 courses pour 246 verges et trois touchés) de même que le bon travail des porteurs de ballon D'Andre Swift (4,8 verges par course) et Kyle Monangai (5,2 verges par portée).  Avec une production offensive de 379,8 verges en moyenne par rencontre (3e meilleure dans la NFL), ça commence à ressembler à ce que Ben Johnson (photo ci-dessous) accomplissait à Détroit, ces dernières années.



Les statistiques de Caleb Williams, comme passeur, sont éloquentes : 178 passes réussies en 293 tentatives, pour 2 136 verges, 13 passes de touché contre seulement 4 interceptions, et un coefficient d'efficacité de 92,2.  Et, autre signe de sa nette amélioration par rapport à l'an dernier, il n'a subi que 14 sacs en comparaison de 68, la saison passée !

Williams joue maintenant remarquablement bien dans les situations critiques, lorsqu'il est sous pression.  Sa course spectaculaire de 17 verges, pour le touché victorieux, contre les Giants, dimanche dernier, en est la dernière preuve étincelante.

Si le jeune quart de 2e année des Bears brille de plus en plus, il n'en va pas de même pour son homologue, J.J. McCarthy, des Vikings.  Après une performance sans bavure dans la victoire surprenante de son équipe contre les Lions, il y a deux semaines, McCarthy a échoué lamentablement dans la défaite de dimanche passé, 27 à 19, contre les Ravens de Baltimore.  C'était le 3e échec des Viks à domicile cette saison.


À la décharge de McCarthy (ci-dessus), c'était seulement son 4e match comme partant dans la NFL.  On doit s'attendre à ce qu'il connaisse des hauts et des bas.  On peut aussi se demander s'il est complètement remis de la blessure au haut de la cheville, qui lui a fait manquer des parties, cette année.  Il peine à compléter ses passes (53,7 %), a un faible ratio passes de touché vs interceptions (5 - 6) et une piètre efficacité de 65,8.  

Lui et l'autre QB des Vikings, Carson Wentz, n'ont pas suffisamment été capable de rejoindre leur as receveur Justin Jefferson, dont le rendement a fortement diminué cette saison.  Il n'a saisi que 51 passes en 84 tentatives, pour 686 verges, et seulement deux touchés.  Il vient au 8e rang chez les receveurs de la Ligue Nationale, lui qui a l'habitude des premières places avec Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  C'est Jaxon Smith-Njigba, des Seahawks de Seattle, qui est en tête cette année, avec 1 041 verges de gains par la passe.

En ce qui concerne leur calendrier, les Vikings n'ont pas eu la même chance que les Bears, au cours du dernier mois.  Ils ont dû se mesurer à quatre clubs redoutables.  Ils ont été incapables de coller deux victoires d'affilée cette année.



Les Bears tenteront de se venger dimanche, après avoir perdu leur match d'ouverture locale, cette saison, contre les Vikings (défaite de 27 à 24, le 8 septembre).  Les parieurs penchent plutôt du bord du Minnesota par 2½ points, sans doute parce que les Vikings sont dans une situation critique, au dernier rang de leur division, et qu'une autre défaite compromettrait sérieusement leurs chances de participer aux séries éliminatoires.

Cependant, J.J. McCarthy devra être dans un de ses beaux jours pour permettre à son équipe de triompher.  Disons que ses performances, cette saison, n'inspirent guère confiance.  J'hésite à suivre les preneurs aux livres dans leur prédiction, étant donné les prouesses de l'offensive des Bears, ces derniers temps.  Mais il est vrai que leur défensive est vulnérable et qu'une star comme Justin Jefferson pourrait bien l'exploiter.

Bears   23,    Vikings   24.