Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant. Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions. Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours. La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.
Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11). En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs. Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.
Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns. Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.
La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago.
En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage. Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel. En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns. En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).
D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière. Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale. Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.
Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier. Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit. Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort. Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout. Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.
Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns. Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués. Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !
La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears. Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard. Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears. Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.
Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course. Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.
L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears. Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders. On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.
Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace. Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match). Elle peut donc être vulnérable.
La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.
Browns 20, Bears 27.
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