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samedi 29 août 2026

SAISON 2026 DES BEARS DE CHICAGO : L'ENTRAÎNEUR CHEF BEN JOHNSON PRUDENT ET SOUCIEUX MALGRÉ LES GRANDS PROGRÈS DE L'AN PASSÉ...



Deux jours après l'élimination de son équipe, alors qu'elle venait de perdre de justesse en prolongation, contre les Rams de Los Angeles, en demi finale de la Conférence Nationale, l'entraîneur chef Ben Johnson des Bears de Chicago, ne se faisait pas d'illusion.  Dans son bilan de fin de saison, malgré les immenses progrès réalisés par ses joueurs au cours de la dernière année, il a simplement conclu qu'il faudrait repartir à zéro en 2026-27.

Pourtant, Johnson, à sa première expérience à titre d'entraîneur chef dans la Ligue Nationale de Football, avait fait passer les Bears, de trois campagnes consécutives au dernier rang de la division Nord de la NFC (fiche cumulative de 15 victoires pour 36 défaites) à la première place, celle de champions de cette section, en vertu d'un bilan de 11-6.  Il s'agissait d'un premier titre de division pour les Bears depuis 2018.  Et il avait aussi guidé sa troupe à une première victoire en séries éliminatoires depuis 2010, par surcroît contre les ennemis jurés des Ours, les Packers de Green Bay.

Reconnu pour être un génie de l'offensive, Johnson n'a pas fait mentir sa réputation.  En 2024, l'attaque des Bears avait terminé 28e de la NFL pour les points marqués, et dernière pour les verges gagnées.  La saison passée, Ben Johnson l'a fait remonter respectivement aux 9e et 6e rang de la Ligue.  Toute une différence !



Une bonne part de ces succès offensifs peuvent être imputés à l'amélioration de la ligne à l'attaque.  Le directeur général Ryan Poles a fait trois acquisitions importantes avant le début de cette fructueuse saison .  Il a d'abord renforcé l'intérieur de ce front offensif en obtenant par des échanges, les gardes Joe Thuney (photo ci-dessus) et Jonah Jackson, deux joueurs ayant participé au Pro Bowl.  

Puis, Poles a mis sous contrat l'agent libre, le centre Drew Dalman, qui a très bien joué, mais qui a surpris tout le monde en prenant sa retraite cette année, à l'âge de 27 ans seulement.  Le DG des Bears a dû réagir rapidement pour le remplacer, en transigeant à nouveau pour s'assurer les services du vétéran de 31 ans, Garrett Bradbury, un ancien des Patriots et des Vikings.  

Il s'agit d'une baisse importante de qualité de jeu par rapport à Dalman.  À Chicago, on chuchote que Bradbury ne fera pas long feu au centre de la ligne offensive, car la recrue Logan Jones (2e ronde, Iowa), qui aura 25 ans en octobre, et qui a été nommé meilleur centre universitaire l'an passé, pourrait lui voler sa place, plus tôt que tard...  Jones a surtout excellé en protection sur les jeux de passe, en permettant seulement trois pressions en 336 essais à Iowa, durant sa dernière saison.



Au poste de plaqueur à droite, pas de souci, Darnell Wright (photo ci-dessus) a été sélectionné sur la 2e équipe d'étoiles au terme de la dernière campagne.  Par contre, de l'autre côté, c'est l'inverse.  Ozzy Trapilo a subi une grave blessure au genou durant les éliminatoires contre les Packers, et il pourrait être absent pendant plusieurs semaines durant la prochaine campagne.

Il y aura une bataille "royale" entre plusieurs joueurs pour le remplacer.  La liste comprend : le vétéran Braxton Jones, qui serait le favori, mais qui sera défié par Theo Benedet, Kiran Amegadjie, et Jedrick Wills Jr, un agent libre mis sous contrat (ex Browns de Cleveland) durant l'intersaison.  Le choix de ce titulaire est crucial, car c'est lui qui a la grande responsabilité de protéger le côté aveugle du quart arrière Caleb Williams lorsqu'il recule pour tenter une passe.  Et, détail peu rassurant, Braxton Jones est justement faible en protection, sur les jeux aériens.  

Ben Johnson a avoué hier qu'il était très préoccupé par cette situation, car peu importe qui occupera ce poste parmi les possibles remplaçants de Trapilo, aucun ne semble très compétent.  



La saison dernière, l'amélioration de cette ligne offensive avait fait une énorme différence pour la protection de Williams (photo ci-dessus).  Son nombre de sacs ayant baissé de 68 en 2024, à 24, en 2025-26.  Le front offensif des Bears a été un des meilleurs de la NFL l'an passé, autant pour bloquer sur les jeux au sol, qu'en protection sur les jeux aériens.

Du côté des demis offensifs, la situation des Bears a été très satisfaisante avec les excellentes prestations de D'Andre Swift (1 087 verges, soit 4,9 verges par course, plus neuf touchés) et de la surprenante recrue Kyle Monangai (783 verges et cinq touchés).  Ce dernier est présentement blessé (hyper extension, genou droit) avec une étiquette "de semaine en semaine", comme période d'inactivité.  

Choix tardif de 7e ronde au repêchage de 2025, Monangai (photo ci-dessous) a étonné par son efficacité et sa puissance, qui lui ont permis de briser une trentaine de plaquages, et de gagner 4,5 verges en moyenne par course.  



Le quart Caleb Williams a aussi fait sa part en gagnant 388 verges au sol, et en marquant trois touchés.  Élusif, puissant coureur, grâce à son gabarit imposant, Williams a souvent échappé aux pressions des défenses adverses pour réussir des courses qui ont constitué des faits saillants, et rapporté des premiers essais.  

L'attaque au sol sera encore au coeur de l'offensive des Ours au cours de la saison prochaine.  Avec une moyenne de 144,5 verges de gains au sol par match, l'attaque terrestre des Bears a fini au 3e rang de la Ligue lors de la dernière campagne.  47 % des jeux offensifs de l'équipe ont été des jeux au sol. 

L'attaque aérienne pourrait manquer de receveurs de premier plan, à la suite du départ de l'ailier espacé no 1, DJ Moore, maintenant avec les Bills de Buffalo.  Les jeunes Rome Odunze (24 ans) et Luther Burden III (photo ci-dessous) sont prêts à assumer plus de responsabilités, et ont connu une bonne saison l'an dernier, mais après eux, le groupe de receveurs manque de profondeur.  



À preuve, l'ailier éloigné no 3 devrait être Kalif Raymond, un ancien des Lions, qui a joué sous les ordres de Ben Johnson, quand ce dernier était coordonnateur offensif à Détroit.  Raymond est plutôt un expert en retours de bottés.  L'autre solution pourrait être Jahdae Walker, 24 ans, un receveur ayant un bon gabarit (6'3", 206 lbs), qui en sera à sa seconde saison en NFL, avec Chicago.  

Odunze a raté cinq matchs à cause d'une fracture de stress à un pied, l'an passé.  Il dit qu'il devra dorénavant faire attention pour éviter de se blesser à nouveau à ce pied.  Mais il a démontré assez de talent et d'explosivité pour être en mesure d'égaler la production de DJ Moore.  Il sera cependant plus surveillé, et aura davantage de pression, en tant que nouvel ailier espacé no 1 de l'équipe.  Il doit améliorer son efficacité sur les attrapées contestées, et diminuer son nombre de passes échappées. 

Quant à Burden, il s’est distingué par sa capacité à gagner beaucoup de terrain après l’attrapé, et il voudra continuer sa progression, cette saison.



Mais aucun d'entre eux pourrait être la cible favorite de Caleb Williams.  Comme la saison dernière, ce devrait être plutôt l'ailier rapproché Colston Loveland (photo ci-dessus), qui, à sa saison recrue, a épaté la planète football avec ses 58 catchs pour 713 verges de gains, six touchés, et dix jeux explosifs de 20 verges et plus.  C'est très rare qu'une recrue puisse exceller autant, à sa position, chez les professionnels. 

Comme c'est en train de devenir une mode dans le circuit Goodell, Loveland pourrait être appelé à participer à une formation à trois ailiers rapprochés avec son coéquipier Cole Kmet, et la recrue Sam Roush (3e ronde, Stanford).  Ça compense pour le manque d'ailiers espacés pour l'attaque aérienne, ou ça aide l'attaque terrestre, quand ces gros ailiers rapprochés servent de bloqueurs.

Mais c'est du moteur de l'attaque, le quart arrière Caleb Williams, que devra venir la différence pour que les Bears aillent loin cette année.  L'ancien tout premier choix du repêchage de 2024 a fait des progrès considérables l'an passé.  Il a un potentiel énorme qui reste à développer.


La saison dernière il a probablement réussi les deux plus belles passes de touchés de la part d'un quart arrière de la NFL : celle de 46 verges à DJ Moore, pour la victoire en prolongation, le 20 décembre contre Green Bay; et celle de 14 verges à Cole Kmet (photo ci-dessus) qui a forcé la prolongation, dans les dernières secondes en temps réglementaire, contre les Rams de Los Angeles, en demi finale de conférence, le 18 janvier.  

En réalité, cette "bombe" a couvert une cinquantaine de verges puisque Williams avait été pourchassé jusqu'au milieu du terrain par les défenseurs des Rams, avant de décocher sa passe avec force, même en déséquilibre.  De l'avis de tous les observateurs, ce fut un des jeux les plus incroyables et quasi impossibles dans l'histoire des séries éliminatoires de la NFL. 

Williams a montré la puissance de son bras, et a considérablement réduit son nombre de sacs (de 68 à 24) la saison dernière, mais il doit encore travailler sur la précision de ses passes (seulement 58,1 % complétées).  Il faut dire qu’une partie de ces passes manquées est due aux receveurs, qui les ont souvent échappées (3e plus haut total de la NFL).  Il n'en reste pas moins que seul J.J. McCarthy, des Vikings, a été plus imprécis que Williams, parmi les quarts réguliers de la Ligue, l'an passé.



Williams (photo ci-dessus) a tout de même établi un record de franchise avec 3 942 verges de gains aériens, et son ratio passes de touché vs interceptions (27 : 7), a été le 5e meilleur dans la NFL.  Il a été particulièrement efficace en fins de matchs, ou en prolongation, quand les Bears sont revenus de l'arrière sept fois, dans les deux dernières minutes de jeu, pour l'emporter.  

Plusieurs de ces actions décisives ont été particulièrement intenses et spectaculaires, Williams s’échappant de la pression pour étirer le jeu, et réussir des passes qui sauvaient la mise à son équipe.  C’est ainsi que les gars de Chicago ont hérité du surnom de “Cardiac Bears”.

Si les attaquants des Ours ont mérité ce surnom, il en va de même également pour les hommes de la brigade défensive.  Ils ont provoqué 33 revirements (dont 23 interceptions, un sommet dans la NFL) pour sortir souvent leur équipe du pétrin, la saison dernière.  Mais seulement quatre de ces larcins appartiennent à des défenseurs qui font encore partie de la formation du club de la ville des vents.



Les changements de possession du ballon sont un élément clé du football américain.  L’habileté des joueurs des Bears dans ce domaine a toutefois camouflé, compensé, ou fait oublier bien des faiblesses de leur défense, l’an passé. Cette année, il sera presque impossible de reproduire ce tour de passe-passe en raison des nombreux changements de personnel survenus durant l’intersaison.

Des membres importants de l'unité défensive ont quitté pour signer des contrats ailleurs dans la NFL, mentionnons : le secondeur de ligne Tremaine Edmunds, l'ailier Dominique Robinson, les demis de sûreté Jaquan Brisker et Kevin Byard, le demi de coin Nashon Wright, et le nickel back C.J. Gardner-Johnson.

La priorité était donc de trouver des remplaçants pour combler ces pertes.  Les dirigeants des Bears voulaient surtout améliorer la vitesse de leur unité défensive.  C'est pourquoi ils ont fait signer des contrats aux agents libres Coby Bryant (demi de sûreté, ex Seanhawks) et Devin Bush (secondeur, ex Browns).  Ils sont aussi passés par le repêchage pour sélectionner le demi de sûreté Dillon Thieneman (1ère ronde, Oregon), et le demi de coin Malik Muhammad (4e tour, Texas).
  


Bryant est un joueur agressif et instinctif, capable de donner le ton, ou de renverser le cours d’un match, grâce à quelques plaquages percutants.  Mais à quel point a-t-il été aidé par la forte tertiaire des champions Seahawks de Seattle au cours des dernières années ?  Il pourrait être sur évalué à cause de ça.  Oups ! Je viens d'apprendre qu'il va manquer de 4 à 6 mois d'activités après avoir été opéré au genou gauche.  Ayoye !  Ça c'est un coup dur pour Dennis Allen et les pauvres Ours ! 

Thieneman (photo ci-dessus) est un marchand de vitesse, versatile, avec beaucoup de caractère, qui selon les dirigeants de l'équipe devrait devenir un joueur étoile.  Il est aussi efficace pour stopper le jeu au sol que pour couvrir sur les passes.  Dans les circonstances, il devra faire sa marque comme partant dès cette année.  

La tertiaire devrait retrouver les demis défensifs Jaylon Johnson (aine) et Kyler Gordon (aine et mollet) qui ont raté plusieurs matchs en raison de blessures, la saison dernière.  Mais les Bears auront du mal à compenser la perte de Kevin Byard qui a réussi sept interceptions l'an passé.



La ligne de front bénéficiera des retours au jeu de Dayo Odeyingbo (photo ci-dessus), qui a manqué la moitié de la plus récente campagne (tendon d'Achille) et de Shemar Turner (genou).  Mais le nom de ce dernier apparaît toujours sur la liste des blessés, et son retour dans l'unité du coordonnateur défensif Dennis Allen pourrait être retardé jusqu'en octobre ou novembre.

Allen voudrait améliorer le "pass rush" de sa bande.  Il n'a rapporté que 35 sacs l'an dernier, le 5e plus petit total dans la NFL.  Le vétéran Montez Sweat devrait encore contribuer à ce nombre (10 sacs en 2025-26), et Allen pense qu'à sa 3e année dans la Ligue, Austin Booker pourra en réussir bien plus que la saison passée (4½).  Booker a raté sept matchs l'automne dernier (genou) et il s'est blessé à l'aine hier, au camp d'entraînement (durée de son absence : de semaine en semaine).

Le manque de "pass rush" de cette première ligne de la défense 4-3 des Bears n'est pas sa seule faiblesse.  Son pourcentage de réussite pour stopper le jeu au sol pose aussi un problème.  Les coupables de cette déficience sont Grady Jarrett, 33 ans (photo ci-dessous), et Gervon Dexter Sr, qui ont obtenu de mauvaises notes sur leur bulletin de la plus récente campagne.  


Les Bears ont signé Neville Gallimore (ex Colts et ex Rams), mais ce n'est pas lui qui peut régler leur problème contre le jeu au sol, tandis que Booker et Odeyingbo sont des cas incertains...  Pas sûr qu'avec ce personnel sur la première ligne, les Bears vont gagner plusieurs batailles dans la guerre de tranchées qui détermine souvent l'issue des matchs dans la NFL...

Par contre, Dennis Allen est très content de l'acquisition du secondeur Devin Bush (ex Browns), un des meilleurs à sa position dans le circuit Goodell.  Bush compose une des plus solide ligne secondaire de la NFL, avec ses coéquipiers TJ Edwards, D'Marco Jackson, Noah Sewell et Jack Sanborn.  

Il n'y a pas grand chose à ajouter en ce qui concerne les unités spéciales.  Cairo Santos revient cette saison pour améliorer encore son statut de botteur de placements le plus précis de l'histoire des Bears (taux de réussite de 88,3 %).  Le botteur de dégagement, Tory Taylor, a battu le record de franchise la saison passée avec une moyenne de 47,8 verges par botté.



Notons toutefois que les unités spéciales seront plus performantes sur les retours de bottés, grâce à l’acquisition de Kalif Raymond (ex Lions, photo ci-dessus), l’un des meilleurs retourneurs de la Ligue Nationale.

*  *  *

Il existe plusieurs raisons de douter que les Bears puissent reproduire l’incroyable saison qu’ils ont réalisée l’an dernier.  D'abord, en 2025-26, incluant les éliminatoires, ils ont remporté huit victoires par la marge d'un touché ou moins, dont sept en revenant de l'arrière dans les deux dernières minutes de jeu, souvent contre des clubs faibles. Ils ont été chanceux.  Mais à trop jouer avec le feu, on finit par se brûler.  

D'ailleurs, dans leurs cinq derniers matchs, ils ont marqué seulement 47 points dans les trois premiers quarts de jeu, et 77 points au dernier quart.  Ils ont perdu trois de ces rencontres.  On ne peut pas toujours revenir d'un déficit, en tardant à se mettre en marche dès le début des parties.  Leur chance a fini par s'enfuir, et elle pourrait bien s'absenter aussi au cours de la prochaine campagne.



La défensive des Bears n'était pas très bonne l'an passé, mais elle a sauvé les meubles grâce aux 33 revirements qu'elle a provoqués.  Des 23 interceptions réussies la saison dernière, toutes, sauf quatre, appartiennent à des joueurs qui ne sont plus avec l'équipe.  Encore là, une diminution des revirements provoqués est à prévoir, laissant la défense encore plus vulnérable...

Équipe de dernière place en 2024, les Bears ont pu bénéficier d'un calendrier facile l'an passé.  Ce ne sera pas le cas cette saison.  Ils auront le 6e calendrier le plus compliqué de la NFL. 

Caleb Williams a joué les héros en fins de matchs, lors de la plus récente campagne.  Mais cela a occulté son manque de précision sur la majorité de ses passes.  Son groupe de receveurs manque de profondeur, et pourrait ne pas l'aider à compenser son imprécision, qui deviendrait ainsi un problème chronique, et fera augmenter son nombre d'interceptions.



Avec tous les changements et les coups durs qui ont secoué la défensive durant l’intersaison, il serait surprenant qu’elle s’améliore par rapport à son modeste niveau de l’an dernier.  Rappelons qu’ils ont terminé 23e pour les points accordés, 29e pour les verges concédées par match, et figuré parmi les derniers de la Ligue pour les sacs et les jeux n’ayant pas entraîné de revirements.

Oui, Ben Johnson (photo ci-dessus) a accompli des miracles lors de sa première saison comme entraîneur chef dans la NFL.  Mais avec l’effectif dont il dispose cette année, il pourrait bien manquer de tours de magie dans son sac, tout comme ses "Cardiac Bears", susceptibles de faire des crises du coeur durant la prochaine campagne, surtout contre des adversaires nettement plus redoutables que ceux qu'ils ont pris pas surprise l'an passé.

Leurs rivaux de division, Détroit et Green Bay, les attendent de pied ferme, et toutes les autres équipes comptent bien exploiter leurs faiblesses défensives pour se venger de ce qu’ils leur ont fait subir en 2025-2026. 
 


Les Bears ont plusieurs bons jeunes joueurs en attaque, et du lot, Caleb Williams peut aussi s'améliorer cette année.  Il pourrait être assez fort pour transporter littéralement son équipe.  Mais les analystes sont sceptiques et projettent environ neuf victoires pour les protégés de Ben Johnson en 2026-27.  Selon leurs prévisions, Chicago va rater les séries éliminatoires puisqu'ils seront devancés au classement de leur division par les Lions et les Packers.

La marge est mince entre la victoire et la défaite dans la NFL.  Il suffit de quelques détails pour faire basculer la chance d'un côté à l'autre.  Parlez en aux Chiefs de Kansas City, qui sont passés du bord des perdants l'an passé, après une décennie au cours de laquelle ils ont établi une dynastie.

Seul le génie offensif de Ben Johnson pourra sauver les Bears du naufrage cette saison, mais son navire va subir des dommages en rencontrant quelques écueils...



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Des prévisions concernant d'autres clubs de la NFL, pour la saison 2026-27 :










vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.