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vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

vendredi 16 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : L.A. RAMS À CHICAGO ⇨ BEAUCOUP DE POINTS À PRÉVOIR SI LA TEMPÉRATURE GLACIALE N'EST PAS UN OBSTACLE...



Dimanche soir à Chicago, on prévoit une température sous les 20° F. avec un ressenti de 5° F. quand les Bears de l'endroit (12-6) recevront les Rams de Los Angeles (13-5) lors de la dernière demi-finale de Conférence de la semaine, dans la Ligue Nationale de Football.

À quel point ce froid sibérien affectera le jeu offensif des deux équipes ?  Plusieurs observateurs pensent que ce sont les Rams qui seront handicapés par ces conditions climatiques rigoureuses, puisqu'ils viennent de la chaude Californie, et ne sont donc pas habitués à jouer en pareilles situations.

C'est aussi un second match éliminatoire d'affilée sur la route, pour l'entraîneur chef Sean McVay et sa troupe, après leur victoire serrée de 34 à 31, à Charlotte, contre les Panthers de la Caroline, samedi dernier.



Pour leur part, les Bears se sont sauver avec un gain de 31 à 27 contre les Packers de Green Bay, en revenant de l'arrière tard au dernier quart pour la 7e fois de la saison.

Sur papier, les Rams sont supérieurs aux Bears dans la plupart des départements.  Ils sont les favoris des preneurs aux livres par la marge victorieuse de 4½ points. Mais leur entraîneur chef Ben Johnson et ses joueurs se moquent de ces prédictions pessimistes.  Ils les ont défiées et renversées tellement souvent cette saison.  Ils n'ont peur de personne, et jouent sans complexe.



🏈 Comment les Bears peuvent gagner dimanche soir.

À prime abord, avec leur défense, qui est une des pires de la NFL, les Bears devraient craindre la redoutable attaque des Rams, la meilleure, au pays de l'Oncle Sam, avec le quart arrière Matthew Stafford en tête. Il connaît la meilleure saison de sa longue carrière, et il est en lice pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la NFL cette année.

Mais cette défensive très agressive des Bears a compensé ses faiblesses, cette saison, en attaquant sans cesse le ballon, ses porteurs, et les adversaires qui tentaient de l'attraper.  Il en a résulté 33 revirements, dont 23 interceptions, un sommet dans le circuit Goodell.

Si le match est serré dimanche, ça favorise aussi les "Ours", en raison de leur capacité à gagner ce genre de partie, comme ils l'ont prouvé maintes fois cette saison.


De plus, ils profitent de l'avantage du terrain, et de la foule déchaînée du Soldier Field.

Ils misent aussi sur une attaque terrestre dévastatrice, la 3e plus efficace de la Ligue, avec des gains de 4,85 verges, en moyenne par course.  La défense contre le jeu au sol des Rams est vulnérable.  Elle accorde 4,32 verges par portée, aux porteurs de ballon adverses (19e).

La ligne offensive de Chicago fait du bon travail, autant pour ouvrir le chemin à ses demis offensifs, que pour protéger son quart arrière Caleb Williams (seulement 24 sacs accordés, 2e plus petit nombre dans la NFL).  Ce front offensif se donne ainsi la chance de gagner la guerre des tranchées.



Le quart Caleb Williams (ci-dessus) représente lui-même une clé pour la victoire, par son sang froid en situations critiques, sa capacité d'échapper au "pass rush" des adversaires, et grâce à la puissance de son bras pour décocher de longues passes en zones profondes.

Les Bears doivent être aux aguets en tentant d'exploiter la faiblesse des Rams sur les unités spéciales.  En effet, les botteurs du club de Los Angeles se sont fait bloquer plusieurs bottés cette saison, parce que leurs joueurs bloquent mal, - ou manque tout simplement des blocs -, sur ces jeux.  Que ce soit sur des tentatives de placement, ou des bottés de dégagement.



🏈 Pourquoi les Rams devraient gagner.

Ils possèdent beaucoup plus d'expérience en séries éliminatoires que les joueurs et les entraîneurs de Chicago.

Si Matthew Stafford est bien rétabli de sa blessure à l'index de sa main droite, et si les conditions météo ne sont pas si mauvaises, il peut tailler en pièces la poreuse défensive des Bears.  Il dispose du meilleur duo d'ailiers éloignés de la Ligue en Puka Nacua et Davante Adams; ainsi qu'un trio d'ailiers rapprochés format géant très efficace formé de Tyler Higbee, Colby Parkinson, et Davis Allen (en alternance avec la recrue Terrance Ferguson).

L'attaque au sol est également entre bonnes mains, avec le dynamique duo formé de Kyren Williams et de Blake Corum (6e meilleure production de la NFL avec 4,63 verges en moyenne par course).
  


De plus, le garde Kevin Dotson (ci-dessus) effectuera un retour au jeu, après avoir manqué un mois d'activités à cause d'une blessure.  Son absence a été remarquée au cours de cette période.

Si la défense des Bears excelle à créer des revirements, les Rams, par contre, protègent bien le ballon.  Ils n'ont commis que 15 revirements, le 4e plus petit nombre dans la Ligue Nationale.

Le "pass rush" des Rams est plus dangereux que celui des Bears.  Il a récolté 47 sacs contre 35 pour ses opposants de Chicago.  Si les chasseurs de quart des Bears n'arrivent pas à presser Stafford, celui-ci aura le temps de trouver facilement ses receveurs pour des gains considérables et des touchés.



En matchs éliminatoires, quelques gros jeux font souvent la différence entre la victoire et la défaite.  Là encore, les Rams possèdent l'ascendant sur les Bears, par leur plus grand potentiel à réussir de longs jeux en attaque, et à éviter d'en accorder en défensive.

En effet, cette saison, Stafford a complété 72 passes de 20 verges et plus, dont huit de 40 verges et plus.  Caleb Williams, pour sa part, en a lancé 60 de 20 verges et plus, dont sept de 40 verges et plus.

En défensive, les Rams ont été déjoués 53 fois par des passes de 20 verges et plus, dont cinq de 40 verges et plus.  Du côté de Chicago, c'est 61 passes de 20 verges et plus accordées, dont 9 de 40 verges et plus.



Pour ce qui est des longs jeux au sol, c'est sensiblement pareil en attaque pour les deux adversaires, mais en défensive ça diffère beaucoup.  Les Bears ont alloué deux fois plus de courses de 20 verges et plus (13 contre 7 par les Rams).

Autre avantage non négligeable, les Rams sont en meilleur santé que les Bears.  La défense de ces derniers, déjà pas si forte, est privée de plusieurs joueurs blessés, notamment au poste de secondeur de ligne.  Le dernier absent en ligne est T.J. Edwards, blessé au bas d'une jambe lors du plus récent match. Le demi de coin Nick McCloud (aine) va aussi manquer le rendez-vous de dimanche avec les Rams.  

Sur la ligne à l'attaque, le bloqueur Ozzy Trapilo représente une lourde perte après avoir été blessé à un genou contre les Packers, dimanche dernier.  L'ailier espacé Rome Odunze (pied) est également un cas incertain pour dimanche.

🏈🏈🏈

Même si les Rams sont favoris pour gagner cette demi-finale de la Conférence Nationale, il ne faut pas exclure une victoire surprise des porte couleurs de Chicago.  On devrait assister à une fusillade dans ce match qui promet d'être enlevant, si la température n'est pas trop limitative.

La tertiaire des Rams, et parfois même le front défensif au complet, ont mal performé, ces derniers mois.  Au cours des huit premières rencontres, cette saison, les Rams ont alloué une moyenne de 15,9 points par match.  Dans leurs neuf dernières joutes, ce fut 24,3 points par partie.  Et dans leurs quatre derniers matchs, cette moyenne est montée à 29 points par rencontre. 
 


Contre l'offensive modeste des Panthers, samedi passé, la défense des Rams a concédé 31 points.  Définitivement une mauvaise tendance qui est inquiétante pour dimanche soir contre Chicago. Quatre fois sur sept (4-3), Matthew Stafford et ses coéquipiers de l'attaque ont réussi à combler les faiblesses de cette défensive, en marquant plus de points que les opposants.  

Mais avec les nombreux succès qu'ont connus les Bears en fins de matchs cette saison, ils pourraient jouer un vilain tour aux Rams s'ils sont en possession du ballon dans les dernières minutes de jeu, dimanche soir...  Car ça pourrait être ce genre de rencontre : la dernière équipe à posséder le ballon effectue une poussée offensive pour remporter la partie...  

Les Bears ont souvent tiré de l'arrière au pointage cette saison, mais ils n'ont jamais abandonné.  Ils refusent tout simplement de perdre, et semblent bénis par le pape Léon XIV, qui, comme on le sait, est originaire de la région de Chicago...

Rams  27,   Bears  24.           

mercredi 7 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ IMPORTANTE PARTIE D'ÉCHECS ENTRE MATT LAFLEUR ET BEN JOHNSON !



Les duels entre les Bears de Chicago (11-6) et les Packers de Green Bay (9-7-1) représentent la plus vieille rivalité au football professionnel américain.  Les deux adversaires jouent dans la même division (Nord de la Conférence Nationale), ce qui fait qu'ils s'affrontent rarement en séries éliminatoires.  

Ça sera cependant le cas samedi soir prochain, quand les hommes de l'entraîneur chef Matt LaFleur seront les visiteurs au Soldier Field de Chicago pour se mesurer aux Bears du coach Ben Johnson, en première ronde du tournoi éliminatoire menant au Super Bowl du 8 février 2026.

Les bookmakers penchent du côté des Packers pour gagner cette partie par 1½ point.  Mais les prévisionnistes sont vraiment partagés sur cette question.  Les deux clubs disposent d’attaques redoutables capables de marquer beaucoup de points, et il reste à voir comment les défenses parviendront à limiter au maximum leur production.



🏈 QUAND  LES  BEARS  ONT  LE  BALLON.

C'est un peu ironique de parler de l'attaque du club de Chicago.  En fait, on peut dire que les Bears ont deux attaques, de la façon que leur défensive "attaque" le ballon.  La troupe de Ben Johnson a dominé la NFL pour les revirements provoqués avec 33, dont 23 interceptions.  Ce fut une des clés du succès de leur saison extraordinaire, qui a été couronnée par le championnat de leur section.  Rappelons que l'an dernier, avant l'arrivée en poste de Ben Johnson, les Bears n'avaient gagné que cinq parties.

Johnson a fait bénéficier sa nouvelle équipe de sa vaste expertise en attaque lorsqu'il était le coordonnateur offensif des Lions de Détroit, au cours des années précédentes.  Il a transformé l'offensive des Bears en une puissance de la NFL.  S'appuyant sur une ligne à l'attaque dominante, le jeu au sol a explosé, devenant le 3e meilleur du circuit Goodell, avec des gains de 4,85 verges par course.

Johnson a également formé le jeune quart arrière Caleb Williams, qui s'est considérablement amélioré, grâce à ses enseignements.  Bien protégé par sa ligne offensive, Williams profite de beaucoup de temps (3,31 secondes en moyenne) pour lire les défenses ennemies, trouver ses receveurs, et lancer le ballon avec son bras canon.  L'attaque aérienne des "Ours" se situe dans le top-10 de la Ligue, avec une moyenne de gains de 225,1 verges par match.



De plus, samedi, les Bears devraient pouvoir compter à nouveau sur le rapide ailier éloigné Rome Odunze (photo ci-dessus), lui qui a raté les cinq dernières rencontres de son équipe en raison d'une blessure à un pied.

La défensive de Chicago est vulnérable, surtout contre le jeu au sol.  Mais les joueurs de la tertiaire ont souvent aussi du mal à assurer une bonne couverture sur les jeux de passes.  Ce sera donc primordial pour l'attaque terrestre des Bears de contrôler le temps de possession du ballon, pour éviter que la défense soit trop longtemps exposée, sur le terrain.

Cette mission, les porteurs de ballon D'Andre Swift, et la recrue Kyle Monangai, peuvent l’accomplir avec succès.  Le quart arrière Caleb Williams, et même parfois, les différents receveurs de l'équipe, peuvent aussi contribuer à cette menace offensive par la voie terrestre.  



Une fois cette attaque au sol bien établie, Caleb Williams peut recourir efficacement au "play action", afin de lancer le ballon à ses receveurs, dans les zones intermédiaires et profondes.  Outre Odunze, les ailiers rapprochés Colston Loveland (photo ci-dessus) et Cole Kmet; ainsi que les ailiers espacés DJ Moore, Luther Burden et Olamide Zaccheaus, sont disponibles pour capter ces passes pour de longs gains.

Face à eux, la défense des Packers est affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Le front-7 est amputé des plaqueurs Devonte Wyatt (cheville) et Jordon Riley (tendon d'Achille); de l'ailier défensif étoile Micah Parsons (genou); et des secondeurs de ligne Kristian Welch (cheville) et Nick Niemann (pectoraux).  Par surcroît, le plaqueur Warren Brinson, et le secondeur Edgerrin Cooper, sont des cas incertains pour samedi.

Dans la tertiaire, c'est également la catastrophe.  Plusieurs joueurs manquent à l'appel : les demis de coin Bo Melton (genou), Kamal Hadden (cheville), Nate Hobbs (genou), de même que les demis de sûreté Zayne Anderson (cheville) et Javon Bullard (cas incertain, blessé à un genou).



Depuis que Micah Parsons a été blessé pour le reste de la saison, lors du match à Denver, le 14 décembre dernier, les Packers ont accordé une moyenne de 198 verges au sol par match, soit 5,4 verges par course.  Une recette qui pourrait être désastreuse contre la dangereuse attaque terrestre des Bears.  Contre les Ravens de Baltimore, il y a deux semaines, la défense anti course de Green Bay a été "punie" pour 307 verges, dont 216 verges et quatre touchés par Derrick Henry (photo ci-dessus).  

De plus, en perdant les services de Parsons, le "pass rush" de Green Bay est devenu presque nul pour faire pression sur les quarts arrières opposés.  Ce qui devrait laisser encore plus de temps à Caleb Williams pour déjouer la défense du "Pack".  À noter également, que sans Parsons, les Packers ont perdu leurs quatre derniers matchs, cette saison.  



🏈 QUAND  LES  PACKERS  ONT  LE  BALLON.  

Avec leur défensive à court de plusieurs éléments importants, les Packers doivent s'attendre à ce que les Bears marquent beaucoup de points.  Leur offensive devra donc contre attaquer avec force pour scorer encore plus de points que Chicago.  Les porteurs de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus) et Emmanuel Wilson devront exploiter au maximum la faiblesse de la défense des Bears contre le jeu au sol (29e de la NFL avec cinq verges accordées par course).

Mais c'est surtout avec le jeu aérien que les joueurs offensifs du "Pack" devront être agressifs.  Le quart arrière Jordan Love reviendra enfin au jeu après avoir manqué 2¾ matchs à cause d'une commotion cérébrale.  Malgré l'absence importante de son ailier rapproché Tucker Kraft, blessé à un genou, Love dispose d'un bon arsenal de receveurs compétents avec Jayden Reed, Christian Watson (photo ci-dessous), Matthew Golden, et Romeo Doubs. 
 


Mais le problème, c'est que sa ligne offensive doit composer avec l'absence de trois de ses membres réguliers, tous blessés : le centre Elgton Jenkins (fracture au bas d'une jambe), et les gardes John Williams (dos) et Donovan Jennings (cou).  Love aura-t-il la protection et le temps nécessaires pour rejoindre ses receveurs sur une base régulière ?  

Le "pass rush" des Bears pourrait ainsi détenir une des clés de la victoire s'il parvient à gagner la guerre des tranchées contre cette ligne à l'attaque affaiblie des Packers, dans le froid de Chicago...

Si, justement, les conditions climatiques sont mauvaises (froid, neige, vent) au Soldier Field, samedi soir, cela avantagera le club local, car l'attaque aérienne de Green Bay sera défavorisée, tandis que ce sera l'inverse pour l'attaque au sol des Bears.



🏈🏈🏈

Le fait que les Bears soient les négligés des parieurs pour remporter ce match, est un manque de respect, et un élément supplémentaire pour les motiver.  Les deux adversaires se sont partagé les honneurs lors des deux matchs très serrés qu’ils ont disputés l'un contre l'autre pendant la saison régulière.  La rencontre de samedi pourrait aussi être décidée tard au dernier quart.  

Cette année, six des onze victoires des Bears ont été arrachées dans les deux dernières minutes des matchs, alors qu’ils effectuaient une remontée au score.  C'est un record de la NFL (depuis 1970).  Ça prouve qu'ils sont résilients, qu'ils n'abandonnent jamais, et...qu'ils sont également chanceux !



Les Packers sont plus expérimentés en séries éliminatoires, ayant participé à quatre des cinq dernières éditions, tandis que les Bears en sont à leur première présence depuis 2020.  La défense des Bears couvre ses faiblesses en étant agressive et en provoquant de nombreux revirements.  Pour espérer l'emporter, les Packers devront donc protéger le ballon, et enlever cet avantage à la brigade défensive de Chicago.          

Les Bears ont l'avantage du terrain et de la foule.  Sur le plan stratégique, la partie d'échecs entre Ben Johnson et Matt LaFleur risque de tourner en faveur du coach de l'équipe locale.  Trop de soldats sont blessés et absents dans le camp des Packers.  C’est pourquoi, si ce match tourne à la fusillade, Green Bay n’aura pas assez d'effectifs suffisants pour répondre coup pour coup aux assauts de l’attaque du club de la ville des vents.

Packers  23,    Bears   24.       

samedi 27 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 17 : CHICAGO À SAN FRANCISCO ⇨ LA DÉFENSIVE DES BEARS AURA DU MAL À STOPPER LE FEU ROULANT DE L'ATTAQUE DES 49ers...



Comme un bon nombre d'analystes des matchs de la Ligue Nationale de Football, j'ai souvent prédit que la modeste défensive des Bears de Chicago (11-4) ne pouvait pas en faire un club de champions.  Leur attaque a fait d'immense progrès cette année, sous la direction de l'entraîneur chef Ben Johnson.  Elle se situe dans le top-10 de la NFL grâce à la puissance de l'attaque au sol (2e de la Ligue avec des gains de 151,7 verges en moyenne par match).

Mais est-elle assez performante et dominante comme celles qui conduisent leur équipe aux grands honneurs, dans la Ligue Nationale ?  Peut-être pas encore...

Nous voilà toutefois à quelques jours de la fin du calendrier régulier 2025-26 de la NFL, et les Bears sont très près de décrocher le titre de champions de leur division (Nord de la NFC), et ils pourraient même finir premiers de leur Association.  Tout ça après n'avoir remporté que cinq victoires la saison dernière.

Ils auront cependant une grosse commande dimanche soir quand ils croiseront le fer avec les 49ers à San Francisco (11-4).  Comme les "Ours", les Niners sont vulnérables en défensive, surtout contre les jeux de passes.  Mais leur puissante attaque, menée par le quart arrière Brock Purdy, et le demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous), est presqu'impossible à arrêter depuis quelques semaines.  Sa production au-delà des 30 points par match, permet de surmonter les faiblesses de la défense.



En remportant ses deux dernières parties de la saison, contre Chicago et Seattle, les 49ers pourraient non seulement remporter le championnat de leur division (Ouest), mais ils seraient semés équipe no 1 de la Conférence Nationale en prévision des séries éliminatoires.  Le chemin serait ouvert vers le Super Bowl, qui sera joué chez eux, dans leur stade, à San Francisco, le 8 février prochain.

L'offensive des Niners est tellement dominante ces derniers temps, que le botteur de dégagement Thomas Morstead n'a pas eu à effectuer le moindre botté depuis le 30 novembre, soit en 21 séries de jeux offensifs consécutives.  San Francisco vient de remporter cinq victoires d'affilée, et ce, par des écarts de dix points et plus, à chaque fois.

Les Bears ne sont pas en reste, ayant gagné sept de leur huit dernières rencontres.  Après avoir perdu les deux premiers matchs de la saison, ils ont une fiche de 11-2, depuis.  Leur quart arrière Caleb Williams (photo ci-dessous) joue maintenant à la hauteur du premier choix de repêchage qu'il a été en 2024.



Six des onze gains des Bears cette année sont le résultat de poussées offensives victorieuses dans les deux dernières minutes de jeu de ces joutes.  Si leur défensive est loin d'être la meilleure de la NFL, elle compense en étant celle qui a provoqué le plus de revirements, avec 31.  Des changements de possession qui ont souvent tourné les matchs à leur avantage, à des moments opportuns.  Quand elle réussit au moins deux revirements dans une rencontre, les Bears sont invaincus en neuf parties. 

Elle aura de la chance si elle n'a pas à affronter le dangereux ailier rapproché George Kittle, dont la présence au match de dimanche soir est incertaine, puisqu'il soigne une blessure à une cheville.  Mais d'un autre côté, les Bears seront aussi privé de leur meilleur receveur, Rome Odunze, blessé à un pied.

À première vue, l'offensive aérienne de San Francisco (5e meilleure de la NFL) devrait avoir beau jeu contre la défense des Bears, classée au 18e rang du circuit Goodell.  Celle-ci s'est cependant raffermie depuis les six dernières joutes.  



Mais, pour sa part, le quart arrière des Bears, Caleb Williams, pourrait répliquer à l'offensive aérienne de ses adversaires, puisqu'il devrait être à son aise pour lancer ses passes, étant donné que le "pass rush" des 49ers est quasi inexistant.  

Au risque de me tromper encore en disant que cette fois, Williams et son coach Ben Johnson seront à court de miracle pour arracher la victoire, dimanche soir, je pense que les Niners sont trop forts pour les Bears, et qu'ils vont les vaincre.  San Francisco est également le choix des parieurs pour l'emporter par trois points à domicile, devant leurs partisans déchaînés.  

De la façon que l'attaque des 49ers domine depuis quelques semaines, et que les Bears s'en tirent trop à bon compte dernièrement, je crois en un gain plus décisif de la part du club local.

Bears   20,    49ers   27.

jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ PACKERS ET BEARS DÉJÀ EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Il reste trois semaines à la saison régulière de la Ligue Nationale de Football, et s'il y a actuellement 13 équipes éliminées des séries éliminatoires de janvier prochain, pour plusieurs autres clubs, les matchs qui restent à disputer au calendrier 2025-26 seront pratiquement identiques à des rencontres éliminatoires.  C'est le cas des Bears de Chicago (10-4) qui doivent affronter trois formations redoutables qui luttent également pour une place dans le tournoi du Super Bowl, au début de l'an prochain.

La troupe de l'entraîneur chef Ben Johnson n'a qu'un demi match de priorité sur ses adversaires de samedi soir prochain, les Packers de Green Bay (9-4-1), au sommet de la division Nord de la Conférence Nationale.  L'enjeu de ce duel de samedi est grand.  S'ils perdent, les Bears changeront de position avec les Packers : de semés no 2 dans la NFC, ils tomberont à la 7e position, là où se trouve présentement Green Bay.

Et Chicago doit jouer ensuite contre les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.  Des batailles qui sont loin d'être gagnées d'avance...  On comprend alors mieux la grande importance de la partie de samedi soir contre leurs vieux rivaux de section, qui ont dominé leurs affrontements au cours des dernières décennies. 
 


D'ailleurs, c'est la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Elle remonte à plus d'un siècle, aux années 1920.  Depuis 1990, les Packers se sont bâtis un avantage de 51 victoires contre 20 défaites, dans leurs confrontations face aux Bears.  Ça inclut leurs belles saisons avec leurs formidables quarts arrières Brett Favre et Aaron Rodgers.

Il y a deux semaines ces féroces compétiteurs s'étaient rencontrés à Green Bay, et le club local l'avait emporté 28 à 21, dans un match chaudement disputé.  Le "Pack" avait pris des avances de 14 à 3 et de 21 à 11 avant que les "Ours" reviennent de l'arrière, et égalisent le pointage à la 7e minute du dernier quart.  Quatre minutes et demie plus tard, le demi offensif de Green Bay, Josh Jacobs marquait un touché, sur une course de deux verges, qui donnait à nouveau les devants à son équipe.

Mais le quart arrière de Chicago, Caleb Williams a bien failli créer ensuite l'égalité en toute fin de rencontre, mais sa passe a été interceptée dans la zone des buts des Packers par Keisean Nixon.  Avec ce gain, Green Bay devançait Chicago en tête de la section Nord de la NFC, mais les Packers ont été relégués en deuxième place après leur défaite coûteuse de 34 à 26 à Denver, dimanche dernier, pendant que les Bears battaient les Browns de Cleveland 31 à 3.



Les deux adversaires de samedi soir prochain ne présenteront pas les mêmes alignements que lors de leur duel d'il y a deux semaines au Lambeau Field.  Des blessures sont venues changer le portrait de part et d'autre.  Les Packers ont subi une énorme perte quand leur ailier défensif étoile Micah Parsons (photo ci-dessus) a dû mettre fin à sa saison en raison d'une grave blessure à un genou.  

Il dominait tellement la défensive de son club, et la NFL, à sa position, que la plupart des observateurs estiment que, sans lui, les Packers doivent oublier leurs prétentions d'atteindre le Super Bowl en février prochain.  D'autres analystes pensent que les Packers pourraient même manquer les séries de fin de saison, s'ils perdent samedi contre les Bears, et la semaine prochaine contre les Ravens de Baltimore.  Les Lions de Détroit (8-6) les suivent au classement, à 1½ match de distance dans la division Nord de la NFC, et ils n'ont pas dit leur dernier mot dans la course aux playoffs.

Samedi, les Bears sont favoris par 1½ point pour vaincre le "Pack".  L'absence de Micah Parsons, et celles de ses coéquipiers Devonte Wyatt, Brenton Cox Jr et Collin Oliver, en défensive, enlève aux Packers une partie de la supériorité qu'ils détenaient, de ce côté-là du ballon, par rapport à la défense plutôt faible des Bears (29e contre le jeu au sol, 21e pour les points accordés).  De plus, l'ailier défensif Lukas Van Ness (pied) et le demi de sûreté Evan Williams (genou) sont des cas incertains, du côté de Green Bay.



C'est de mauvais augure contre l'excellent jeu au sol des Bears, le deuxième meilleur de la NFL, avec des gains de 151,9 verges en moyenne par partie.  Le duo D'Andre Swift (photo ci-dessus) & Kyle Monangai a gagné un total combiné de 1 616 verges, avec douze touchés, jusqu'ici cette saison.  Après avoir terminé au 25e rang la saison dernière, l'attaque terrestre était une priorité cette année pour Ben Johnson et les autres dirigeants du club du Michigan.  Ils se sont d'abord assurés d'améliorer la ligne offensive, afin qu'elle soit plus en mesure d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

L'autre élément qui a favorisé le retournement de situation (fiche de 5-12 l'an passé) de la formation dirigée par le nouveau coach Ben Johnson est, - outre la compétence de ce dernier -, leur différentiel sur le plan des revirements (+ 20).  Les Bears en ont provoqué 30 cette saison, et ils n'en ont commis que dix.  Le record de la NFL pour une campagne entière est de 38, établi par les Steelers en 2019.  À titre de comparaison, la défense de Green Bay n'a à son crédit que 13 revirements provoqués, jusqu'ici.

En attaque, les deux belligérants ont produit sensiblement le même nombre de points en 2025 : les Packers occupent la 10e position de la Ligue avec une moyenne de 24,9 points marqués par match, comparés aux  26,1 des Bears (9e).  En défensive, la différence est plus grande : Green Bay est 8e avec une moyenne de 20,1 points accordés par rencontre, par rapport aux 24,1 points concédés par Chicago (21e).



Une autre statistique importante à considérer, c'est la performance des attaques des deux formations en ce qui concerne les troisièmes essais.  Le quart Jordan Love (photo ci-dessus), des Packers, excelle à convertir ces essais.  Il est le meilleur QB de la Ligue Nationale dans ce département avec un taux de réussite de 50 %.  Dans ces situations, il a complété des passes pour 1 066 verges.  Dans leur affrontement d'il y a deux semaines, Love a converti avec succès huit troisièmes essais en douze occasions; alors que son homologue Caleb Williams, de Chicago, en réussissait huit sur 16.

Si les Packers ont des soucis à cause de leurs nombreux blessés en défensive, il y a aussi quelques inquiétudes au sujet de leur ligne offensive.  Leur joueur de centre Elgton Jenkins est toujours sur la liste des blessés à long terme, et les bloqueurs Zach Tom (dos + genou) et Darian Kinnard, ne sont pas sûrs de participer au rendez-vous de samedi contre les Bears.

Du côté de ces derniers, la situation n'est pas rose non plus, au sujet de l'état de santé de plusieurs de leurs porte couleurs.  Au cours du dernier mois, leur nombre de blessés a grimpé à 16 pour la saison.  Sont exclus pour le match de samedi : le meilleur receveur des Bears, Rome Odunze (pied), le secondeur de ligne Tremaine Edmunds (aine), le demi de coin Kyler Gordon (aine), et le bloqueur Luke Newman (pied).  Représentent des cas incertains : l'ailier rapproché Cole Kmet (cheville), l'ailier espacé Luther Burden (cheville), le demi offensif d'Andre Swift (aine), et le secondeur Amen Ogbongbemiga (ischio-jambiers).



C'est certain que les Bears veulent prendre leur revanche après leur revers d'il y a deux semaines à Green Bay.  Ils ont un dossier reluisant au Soldier Field cette saison (cinq victoires en six parties).  Reste à savoir jusqu'à quel point la perte de Micah Parsons va nuire aux Packers.  Mais même sans lui, la défensive de Green Bay est encore supérieure à celle de Chicago.  Celle-ci est dépendante des revirements qu'elle peut créer, mais les Packers protègent bien le ballon (seulement dix revirements commis).

L'attaque terrestre des Bears est certes dominante, sauf si D'Andre Swift est blessé, mais l'offensive aérienne des Packers est meilleure que celle de Chicago, en l'absence de Rome Odunze.  Jordan Love est un quart plus expérimenté et fiable que son vis-à-vis des Bears Caleb Williams.  Dans ce genre de partie cruciale, ça compte.

Packers  24,    Bears  23.       

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : CLEVELAND À CHICAGO ⇨ LES DEMIS DÉFENSIFS DES BEARS VISERONT D'AUTRES INTERCEPTIONS CONTRE SHEDEUR SANDERS...



Les Bears de Chicago (9-4) doivent une bonne part de leurs succès de la présente saison à la grande quantité de revirements provoqués par leur défensive. Elle en a réussi 27, dont 18 étaient des interceptions.  Dimanche, les demis défensifs des Bears seront aux aguets, et tenteront d'ajouter à leur impressionnant total de larcins , contre l'inexpérimenté quart arrière recrue des Browns de Cleveland (3-10), Shedeur Sanders.

Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant.  Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions.  Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours.  La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.

Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11).  En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs.  Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.



Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns.  Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.  

La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago. 

En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage.   Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel.  En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns.  En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).



D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière.  Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale.  Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.

Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier.  Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit.  Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort.  Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout.  Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.

Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns.  Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués.  Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !



La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears.  Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard.  Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears.   Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.  

Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course.  Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.



L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears.  Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders.  On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.  

Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace.  Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match).  Elle peut donc être vulnérable. 

La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.

Browns   20,      Bears    27.