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dimanche 23 août 2026

SAISON 2026 DES TEXANS DE HOUSTON : SI L'OFFENSIVE ET C.J. STROUD POUVAIENT ÊTRE SEULEMENT DÉCENTS...


Au football, on dit souvent que c’est la défense qui fait gagner les championnats.  Si c’est le cas, la redoutable défensive des Texans de Houston aurait déjà dû mener l’équipe jusqu’au Super Bowl ces dernières saisons.  Sauf qu’il faut un minimum de participation de l’attaque pour atteindre la destination ultime.

On y croyait (je suis du nombre) il y a deux ans, après l'extraordinaire saison recrue du quart arrière C.J. Stroud en 2023.  Lui, et le nouvel entraîneur chef DeMeco Ryans avaient sorti les Texans de la misère (fiche de 3-13-1 en 2022) pour remporter le championnat de la division Sud de la Conférence Américaine, avec un bilan de 10-7.  

L'équipe devait s'incliner par la suite en séries éliminatoires de division contre les Ravens de Baltimore, mais tous les espoirs étaient permis pour la saison suivante.



En 2024-25, encore un titre de division avec le même dossier de 10-7.  Autre défaite en séries éliminatoires de division, cette fois contre les Chiefs de Kansas City.

L'an dernier, la troupe de DeMeco Ryans ajoutait deux victoires à son palmarès en saison régulière (12-5) mais terminait 2e dans la section Sud, derrière les Jaguars de Jacksonville (13-4).  Mais ce qu'on remarquait le plus c'était la performance de la défense, la meilleure de la Conférence avec seulement 295 points accordés, et le moins de verges allouées par match (277,2).

Cette fois, on pensait vraiment que c’était la bonne. Cette incroyable brigade défensive semblait prête à propulser le club texan jusqu’au Super Bowl LX. Mais en séries de division, nouveau revers amer contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, 28 à 16, avec C.J. Stroud et son attaque laissant tomber leur formidable unité défensive.
 

C’était déconcertant et stupéfiant de voir Stroud lancer quatre interceptions, perdre quatre ballons (ses cinquièmes dans chaque catégorie en playoffs) et rester incapable de faire progresser son attaque sur le terrain.  

On aurait dit que sa vue était brouillée par une commotion cérébrale, ou qu’il était figé par une peur panique.  Il était méconnaissable...  On l'a vu quitter le terrain en larmes après sa contre performance à Foxborough (voir montage photo en tête d'article).

Il n'en fallait pas plus pour soulever des doutes et des questionnements au sujet de son avenir avec l'équipe. Une formation qui n'a jamais atteint la finale d'Association (fiche de 0-7, en demi-finales). 
 


Pourtant, il n'avait pas si mal joué avant ce match désastreux.  Tout au long de cette saison, il avait même plutôt bien surmonté le manque flagrant de soutien de sa ligne offensive, incapable de bloquer pour aider les porteurs de ballon (dont Woody Marks, photo ci-dessus) à gagner du terrain (faible moyenne de 3,9 verges par course).

En séries éliminatoires, ce fut encore pire. Il a été frappé à sept reprises, a subi de la pression 17,2 % du temps, et il a encaissé six sacs.  Cela a contribué à ses cinq interceptions et cinq échappés.  Que vouliez-vous qu'il fasse ?  Il ne pouvait quand même pas bloquer à la place des joueurs de ligne ou de ses demis offensifs chargés de le protéger.  

Par contre, il est vrai qu'il ne s'est pas aidé en tardant trop souvent à prendre les bonnes décisions sur le terrain.  Bien qu'il ait été souvent pressé derrière la ligne de mêlée, Stroud a quand même pu limiter son nombre de sacs à seulement 23 pendant la saison.



Il y a aussi son groupe de receveurs qui ne l'a pas soutenu assez.  D'abord, son seul ailier éloigné dangereux, Nico Collins (photo ci-dessus), était absent lors de la demi-finale contre les Pats, encore blessé, comme c'est souvent le cas depuis le début de sa carrière à Houston en 2021.  

Restaient à sa disposition : deux recrues (Jayden Higgins et Jaylin Noel) et deux marginaux (Xavier Hutchinson et Christian Kirk).  Il ne pouvait réellement se fier que sur excellent ailier rapproché Dalton Schulz.  

On a critiqué et blâmé Stroud pour cette catastrophe contre l'équipe de Mike Vrabel.  Mais ce n'était pas entièrement de sa faute.  Il ne pouvait tout simplement pas porter tout seul le poids de son médiocre entourage, et de l'offensive.
 

La direction de l'équipe l'a compris.  Elle s'est attaquée au plus gros problème de l'alignement : la ligne offensive.  

On s'est débarrassé de Tytus Howard (photo ci-dessus), bloqueur peu efficace sur les jeux au sol., en l'échangeant aux Browns de Cleveland.  

On a mis sous contrat l'agent libre Wyatt Teller (ex Browns), pour le poste de garde à gauche (quatre joueurs ont tenté sans succès de s'établir à cette position l'an passé), ainsi que Braden Smith (un ancien des Colts) pour occuper la position de plaqueur à droite. 
 


On a sélectionné le mastodonte Keylan Rutledge (photo ci-dessus) en première ronde (26e, Georgia Tech) pour être le joueur de centre partant.

Les seuls membres de ce front offensif qui ont échappé à la purge sont : le garde à droite Ed Ingram (resigné), et le plaqueur à gauche Aireontae Ersery.

Selon les experts, ces changements de personnel n'ont rien réglé .  Les nouveaux titulaires sur cette ligne ont tous des défauts.  Les uns peuvent être de bons bloqueurs pour le jeu au sol, mais inefficace en protection sur les jeux de passe.  Et c'est l'inverse pour les autres.
  


C'est pourquoi il y a de la compétition au camp d'entraînement pour le poste de centre, avec Jake Andrews (photo ci-dessus); pour celui de garde à gauche, avec Evan Brown; et celui de plaqueur à droite, avec Trent Brown.  

Généralement, les critiques classent encore la ligne à l'attaque des Texans au dernier rang de la NFL même si elle devrait, du moins en principe, être améliorée, cette saison.

Parlant de demis offensifs, les dirigeants du club de Houston ont fait l'acquisition du vétéran porteur de ballon David Montgomery, en envoyant en retour aux Lions de Détroit, le joueur de ligne offensive Juice Scruggs, et des choix de 4e et 7e tour au repêchage.  Certains observateurs estiment que c'est cher payé pour un demi offensif de 29 ans, qui a gagné 4,1 verges par course en moyenne durant sa carrière.



Mais Montgomery (photo ci-dessus) a bien joué avec les Lions, en étant un bon complément à Jahmyr Gibbs.  Mais ce dernier lui a volé du temps de jeu, et Montgomery, moins utilisé, en avait assez de jouer les seconds rôles.  Les Texans avaient besoin de renforts au champ arrière, Joe Mixon ayant été libéré, et Nick Chubb ayant annoncé sa retraite.  

Montgomery partagera le travail avec Woody Marks, qui a peiné à sa saison recrue l'an dernier, avec de modestes gains de 3,59 verges par course.  Si Montgomery offre de bonnes performances, il pourrait aider Stroud sur le "play action", et lui enlever de la pression. Mais si, comme on le croit généralement, la ligne offensive des Texans est encore la pire de la ligue, ça ne facilitera pas sa tâche, cette saison.  

En 2025-26, seulement trois équipes ont eu une moyenne de verges par course inférieure à celle des porteurs de ballon des représentants du club de Houston.  Ce fut particulièrement pénible et difficile pour eux, sur les essais nécessitant de courts gains, et près de la ligne des buts des clubs adverses.
  

D'ailleurs, depuis que J.C. Stroud est le quart arrière régulier de l'équipe texane, l'attaque terrestre des siens a été une des pires du circuit Goodell !  

En ce qui regarde les receveurs, on a appris que la saison de Jayden Higgins (photo ci-dessus) est terminée avant même d'avoir commencé.  Il s'est gravement blessé à un genou au camp d'entraînement.  

Nico Collins devrait effectuer un retour au jeu, mais comme mentionné précédemment, il a tendance à visiter fréquemment l'infirmerie depuis le début de sa carrière.  Il a manqué 19 matchs en cinq saisons, à cause de diverses blessures.  Pourra-t-il demeurer en santé cette année ?


L'espoir des Titans, c'est que Tank Dell puisse être prêt à jouer à l'ouverture de la saison prochaine, après de multiples opérations chirurgicales à son genou littéralement détruit en décembre 2024, et après une longue période de réhabilitation de dix-huit mois.  

Il participe pleinement au présent camp d'entraînement, mais les dirigeants des Texans sont prudents avec lui.  Ils veulent qu'il soit vraiment O.K. avant de lui donner le feu vert pour jouer un match.  Dell a dit qu’il devait encore gagner en confiance mentale avant de pouvoir s'appuyer, sans avoir peur, sur son genou reconstruit. 

Avec la perte de Jayden Higgins pour toute la saison, Jaylin Noel doit prendre sa place comme ailier éloigné no 2.  Il est rapide, possède un bon pouvoir d'accélération, et sait trouver des trous dans la couverture de zone des défenses adverses.
  


Son temps de jeu pourrait augmenter, surtout si on décide de ramener Tank Dell lentement et progressivement dans l'alignement partant.  Noel (photo ci-dessus) récupère présentement d'une légère blessure aux ischio-jambiers. Il devrait revenir en forme et être prêt à débuter la saison.

Il y a toujours le réserviste Xavier Hutchinson qui peut prendre plus de place dans la formation, si nécessaire.  Il est déjà désigné ailier espacé no 2 si Dell et Noel ne sont pas à 100 % de leurs capacités pour entamer la prochaine campagne.  Christian Kirk n'est plus avec l'équipe (maintenant avec les 49ers).

Chez les ailiers rapprochés, le seul titulaire incontesté est le vétéran de 30 ans Dalton Schulz (photo ci-dessous).  Les Texans sont passés par le marché des agents libres pour obtenir Foster Moreau, qui était avec les Saints de la Nouvelle Orléans depuis trois ans.  C'est une bonne acquisition qui satisfait un besoin de profondeur à ce poste.



En défense, dix des onze détenteurs des postes réguliers sont de retour.  Le demi de sûreté C.J. Gardner-Johnson a été "coupé" après seulement trois matchs, la saison passée, en raison de disputes avec les entraîneurs. 

Les Texans ont engagé l'agent libre Reed Blankenship pour combler un poste vacant à cette position.  Il a connu une saison plus que difficile en 2025-26 en couverture de passes (96e sur 98 homologues, selon Pro Football Focus) avec les Eagles de Philadelphie.

Les autres membres de la tertiaire des Texans, Derek Stingley, Calen Bullock, Kamari Lassiter, et surtout l'excellent Jalen Pitre (photo ci-dessous), devraient l'aider à mieux jouer au cours de la prochaine campagne.
  


Sinon, cette unité sera un peu affaiblie par rapport à l'an dernier, même si ses demis de coin demeurent parmi les meilleurs de la Ligue.  

Il y a beaucoup de profondeur à ces positions.  En cas de défaillance ou de blessures, des renforts sont disponibles avec Jaylin Smith, M.J. Stewart, Jaylen Reed, et la recrue Kamari Ramsey.

Le "pass rush" des Texans était déjà redoutable avec Will Anderson (12 sacs) et Danielle Hunter (15 sacs), mais voilà qu'ils ont rapatrié Jedeveon Clowney, leur ancien premier choix de repêchage en 2014.  Il a réussi 8½ sacs la saison passée avec les Cowboys de Dallas.  Il secondera Hunter au poste d'ailier défensif.
  

Ce dernier a formé tout un duo avec Anderson (photo ci-dessus) en 2025-26.  Ils ont uni leurs efforts pour frapper les quarts adverses 45 fois, ils ont effectué 194 pressions, réussi 27 sacs, et 35 plaquages pour des pertes de terrain.

Comme si ces deux joueurs étoiles ne suffisaient pas sur la première ligne de cette défense 4-3, les Texans l'ont encore renforcée en sélectionnant le poids lourd Kayden McDonald (336 lbs, Ohio State) en 2e ronde (36e), et en mettant sous contrat l'agent libre Logan Hall (ex Buccaneers).  

Ils viendront soutenir occasionnellement les titulaires Sheldon Rankins et Tommy Togiai.  McDonald n’a pas laissé filer beaucoup de coureurs lorsqu’il évoluait chez les amateurs.  Il devrait donc être un actif précieux pour les Texans contre le jeu au sol.



Les postes de secondeurs de ligne sont entre bonnes mains avec les titulaires Henry To'oTo'o, Azeez Al-Shaair (photo ci-dessus), et Jake Hansen.

Ce qui fait que, globalement, cette défensive est si forte, c'est qu'elle combine vitesse et robustesse, à un niveau élevé.  Agressive, elle excelle également pour provoquer des revirements (19 interceptions et dix échappés recouvrés la saison dernière).

En unités spéciales, les botteurs de précision des Texans Ka'imi Fairbairn (44 en 48, photo ci-dessous)) et Matthew Wright (4 en 4 durant son absence à cause d'une blessure) ont réussi 48 placements sur 52 tentatives, un sommet dans la NFL l'an passé.  

Ils n’auraient pas eu à en faire autant si l’attaque avait été plus efficace pour marquer des touchés, une fois dans la zone rouge.  Elle en a réussi seulement neuf au sol, le 2e pire total dans la NFL.

Déçus par les performances du botteur de dégagement Tommy Townsend, les Texans l’ont laissé partir sur le marché des agents libres. Pour le remplacer, ils ont conclu un échange avec les Saints de La Nouvelle Orléans afin d’acquérir Kai Kroeger.  

Jaylin Noel continuera d'être une menace pour les adversaires, sur les retours de bottés.  Il profite de l’excellente couverture et du bon blocage lors des bottés.  Il s'agit d'un atout majeur de ces unités dirigées par l’entraîneur Frank Ross.

* * *



Stroud n’a que 24 ans, il a donc tout le temps pour se relancer et progresser, surtout si la ligne offensive s’améliore, et que Nico Collins ainsi que David Montgomery, apportent leur contribution pour dynamiser l’attaque.  Sa marge de manoeuvre est toutefois réduite étant donné le manque de ressources dont il dispose autour de lui, pour bien l'appuyer.

Stroud n'a pas besoin d'atteindre le niveau d’un Josh Allen ou d’un Matthew Stafford.  S’il parvient à être suffisamment efficace dans le système offensif conservateur de son équipe, tout en limitant les erreurs, ça pourrait suffire pour aller chercher un championnat, puisque les Texans misent déjà sur la meilleure défensive de la NFL.
  

Mais beaucoup d’experts doutent qu’il puisse hausser suffisamment son niveau de jeu pour mener à bien cette mission.  S'il échoue, son avenir avec l'équipe, et son prochain contrat, pourraient être compromis. 

Les Texans sont le choix des parieurs pour remporter le titre de la division Sud de l'AFC avec une dizaine de victoires, juste devant leurs rivaux, les Jaguars de Jacksonville et les Colts D'Indianapolis, qui devraient gagner un match de moins.

La défense a peu de chance de régresser même si c'est difficile à prédire d'une saison à l'autre.  La pression de remporter le championnat reposera surtout sur les épaules et le bras de C.J. Stroud.  C’est à lui de faire la différence en élevant son jeu pendant les séries de fin de saison.

🏈🏈🏈

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dimanche 11 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : HOUSTON À PITTSBURGH ⇨ UN MATCH DÉFENSIF ET PHYSIQUE À PRÉVOIR.



Avis aux amateurs de football offensif avec pointage élevé (genre fusillade).  Vous risquez d'être déçus lundi soir, quand vous regarderez le duel éliminatoire de première ronde entre les Texans de Houston (12-5) et les Steelers de Pittsburgh (10-7).

Le club texan possède une des meilleures défensives, au pays de l'Oncle Sam, et elle devrait pouvoir neutraliser l'offensive très ordinaire des porte couleurs de la ville de l'acier.

De l'autre côté, l'attaque de la formation sudiste, habituée d'opérer à la chaleur, chez eux, au Texas, pourrait "figer" dans le froid glacial de Pittsburgh, où l'entraîneur chef Mike Tomlin, des Steelers, a le don de rendre l'accueil plutôt brutal pour les visiteurs, à ce temps ci de l'année.



On pourrait donc assister à une guerre d'usure, axée sur la défensive, et peu excitante.  C'est peut-être la moins intéressante des parties de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.

Les Texans arrivent à cette confrontation sur une lancée de neuf victoires consécutives, tandis que les Steelers ont remporté quatre de leurs cinq derniers matchs, pour finir par coiffer difficilement les Ravens de Baltimore, en tête de la division Nord de l'Association Américaine.

Plusieurs experts ont douté des Steelers quand ils ont embauché le vétéran quart arrière Aaron Rodgers, peu de temps avant le début de la saison.  Ils prévoyaient même une fiche perdante pour la troupe de Mike Tomlin, ainsi que son exclusion des séries éliminatoires.  Sans avoir été extraordinaire, Rodgers a bien géré l'attaque de sa nouvelle équipe, pour la conduire au championnat de sa section.



Lundi soir, ce sera son 23e match éliminatoire, et sa grande expérience, dans ce genre de rencontres, pourrait lui permettre de réserver une mauvaise surprise à ses adversaires.  Houston est favori par trois points pour remporter cet affrontement qui promet d'être corsé et rude, dans des conditions climatiques défavorables pour les deux offensives.

On parle beaucoup, et avec raison, du dangereux "pass rush" des Texans, qui met en vedettes les ailiers défensifs Danielle Hunter et Will Anderson.  À eux deux, ils ont récolté un total de 27 sacs.  Ce qui en fait de loin le meilleur duo dans ce domaine, dans la NFL.  Mais la ligne offensive de Aaron Rodgers le protège bien, et il dégaine très rapidement ses passes, ce qui ne donne pas assez de temps aux chasseurs de quart de le rejoindre derrière la ligne de mêlée.

La tertiaire des Texans ne donne guère de chance aux receveurs adverses, mais Rodgers, en lançant rapidement le ballon dans les flancs et les zones intermédiaires, à ses demis offensifs, notamment Kenneth Gainwell (ci-dessous), et à ses ailiers rapprochés Pat Freiermuth et Jonnu Smith, réussit à faire avancer les chaîneurs assez régulièrement.



Sur le plan de l'attaque au sol, la défense anti course de Houston est dure à battre.  Mais, en contre partie, celle des Steelers devrait pouvoir limiter les gains au sol des porteurs de ballon de leurs opposants.  La ligne offensive des Texans s'est améliorée au fil du temps, cette saison, mais son blocage sur les jeux au sol n'a produit qu'une faible moyenne de 3,9 verges par course (29e rang de la NFL).  À eux deux, les demis offensifs Woody Marks et Nick Chubb n'ont réussi qu'un total de cinq courses "explosives" de 20 verges et plus, et cinq touchés.

Leurs homologues chez les Steelers, Kenneth Gainwell et Jaylen Warren, ont fait mieux, avec une moyenne de 4,6 verges par portée, et onze touchés, par la voie terrestre.  Si la température est mauvaise, lundi soir, à Pittsburgh, le jeu au sol prédominera, et sera donc très important.

En ce qui concerne l'attaque aérienne, le froid, - et possiblement la neige et le vent -, pourraient annuler l'avantage des Texans pour compléter de longues passes.  Le quart arrière C.J. Stroud aime lancer souvent ce genre de "bombes" à son rapide ailier éloigné Nico Collins (photo ci-dessous), qui a réussi 18 catchs de 20 verges et plus, cette saison.  La défense anti aérienne de Pittsburgh est une des pires du circuit Goodell (29e).  Elle a donné 243,9 verges, en moyenne par match, en 2025-25, dont 53 passes de 20 verges et plus.



Aaron Rodgers possède aussi une arme offensive pour les longues passes, en D.K. Metcalf, qui reviendra au jeu lundi, après avoir purgé ses deux matchs de suspension.  Il a réussi 15 de ces catchs de longue portée, et son physique imposant lui permet de gagner beaucoup de verges après l'attrapé.  Il devra cependant jouer contre une des meilleures défenses anti aérienne de la Ligue (6e) et face à deux demis de coin d'élite en Derek Stingley et Kamari Lassiter, sans oublier le très efficace demi de sûreté Jalen Pitre.

Sur les passes de longues distances, il faut donner l'avantage aux Texans, en vertu du rapport de forces attaque vs défensive.



En définitive, c'est la supériorité de Houston en défense qui devrait faire la différence en leur faveur dans ce match sans lendemain pour les perdants.  Cependant, Mike Tomlin est un excellent motivateur, et ses joueurs seront galvanisés par leur bruyante foule de supporteurs, au Acrisure Stadium de Pittsburgh.

Ce serait étonnant qu'un des deux clubs puissent atteindre la barre des 20 points dans cette bataille défensive.

Texans   17,     Steelers   16.        

dimanche 7 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : HOUSTON À KANSAS CITY ⇨ IL Y A BEAUCOUP À GAGNER OU À PERDRE POUR LES TEXANS ET LES CHIEFS.



Les Texans de Houston (7-5) ont quitté la chaleur du Texas pour se rendre dans le froid du Missouri, afin d'affronter les Chiefs de Kansas City (6-6), dimanche soir.  L'enjeu est de taille pour ce face-à-face.  L'équipe de l'expérimenté entraîneur Andy Reid est favorite par 3½ points, et elle doit l'emporter pour garder ses chances de participer aux séries éliminatoires, du début de l'année prochaine.  

Avec une victoire, ces probabilités de faire les playoffs montent à 55 %.  Avec une défaite, elles tombent à 12 %.  Les Chiefs doivent oublier le championnat de leur division (Ouest de l'AFC), car ils accusent un retard de quatre matchs sur les meneurs, les Broncos de Denver, avec seulement cinq parties à disputer, d'ici la fin de la saison régulière.  

En plus, pour décrocher l’une des trois places de « wild card », Kansas City fait face à une forte concurrence et compte déjà deux matchs de retard sur la dernière place en jeu.  Les sept meilleurs clubs détiennent les billets pour le tournoi du Super Bowl dans l'AFC.  Les Chiefs sont présentement 10e au classement de cette Association.  Il ne faut pas oublier non plus que Kansas city a perdu, cette saison, contre les Chargers de Los Angeles, les Bills de Buffalo, et les Jaguars de Jacksonville, des formations qui détiennent donc le bris d'égalité contre les Chiefs, dans cette lutte pour se classer en séries de fin de saison. 



De leur côté, les Texans font face à une situation un peu moins critique, mais quand même urgente, à la veille de leur rendez-vous à Kansas City.  S'ils gagnent, leurs chances de participer aux séries grimpent à 78 %.  S'ils subissent la défaite, ces chances descendent à 38 %.  La table est donc mise pour cet affrontement de la plus haute importance.

On prévoie une température à peine au-dessus du point de congélation à Kansas City, dimanche soir.  Ce qui favorise l'équipe locale.  Mais, autrement, il y a d'autres facteurs qui semblent à l'avantage du club visiteur.  Les Texans jouent leur meilleur football de la saison depuis un mois.  Ils viennent de remporter quatre victoires de suite, et cinq dans leurs six plus récents matchs.  Ils ont battu deux grosses équipes : les Colts d'Indianapolis et les Bills de Buffalo, au cours des deux dernières semaines.

Houston possède la meilleure défensive de la NFL.   Elle n'a alloué qu'une faible moyenne de 16½ points par rencontre, cette année.  Elle compte dans ses rangs le meilleur duo de chasseurs de quarts de la Ligue avec Danielle Hunter (11 sacs) et Will Anderson Jr (10½ sacs).  Et ça adonne que la ligne offensive des Chiefs est décimée par les blessures, et devrait être privée de trois de ses titulaires : les bloqueurs Josh Simmons et Jawaan Taylor, ainsi que le garde Trey Smith, tous aux prises avec des blessures sérieuses.



Ces absences mettent en péril l'efficacité de l'attaque au sol des Chiefs, et la protection du quart arrière Patrick Mahomes.  Chaque fois que Kansas City a perdu des parties importantes au cours des dernières années, la faiblesse de la ligne à l'attaque a été leur talon d'Achille, même dans leurs deux défaites au Super Bowl, en 2021 et en 2025.

Mahomes est conscient du danger qui le guette, dimanche, contre le puissant "pass rush" des Texans.  Il a déclaré qu'il devra lancer rapidement le ballon, le confier plus souvent à ses demis offensifs, et compléter de longues passes en zones profondes, lors des rares occasions favorables qui se présenteront.  

Mahomes et ses coéquipiers de l'attaque devront jouer leur meilleur football de la saison, pour avoir une chance de sortir gagnants de cette confrontation cruciale.  Comme le montre leur fiche de 6-6, les Chiefs ont été inconstants cette année, autant en offensive qu'en défensive.  Le "pass rush" a été trop souvent insuffisant.  L'attaque n'a aucune marge de manoeuvre contre la défensive de Houston, qui est rapide, agressive, et très confiante.



Après avoir perdu leurs trois premières rencontres cette saison, les Texans se sont mis en marche, et ils peuvent encore remporter le championnat de la division Sud de l'AFC.  Leurs récents succès doivent beaucoup à l'amélioration de leur ligne offensive, qui était tellement déficiente, en commencement de campagne.

Le quart arrière C.J. Stroud (photo ci-dessus) est revenu au jeu dimanche dernier, après avoir manqué trois rencontres à cause d'une commotion cérébrale.  Il a offert une bonne performance en complétant 22 passes pour 276 verges de gains, même s'il a admis qu'il était un peu "rouillé" en début de match. 

C'est surtout l'attaque aérienne de Houston qui a porté fruits durant leur séquence victorieuse de quatre joutes.  L'ailier éloigné Nico Collins a été formidable, et l'ailier rapproché Dalton Schultz a bien joué son rôle.  Mais c'est le receveur Jayden Higgins qui a agréablement surpris, en étant plus productif que prévu. 
 


Il y a beaucoup de profondeur dans ce groupe de receveurs texans.  Plusieurs substituts de qualité peuvent contribuer à cette attaque aérienne : Christian Kirk (lorsqu'il n'est pas blessé, il a raté quatre parties → photo ci-dessus), Xavier Hutchinson, Jaylin Noel, et même le demi offensif Woody Marks, qui fait sa part comme receveur.

À moins que le club du Texas soit paralysé par le froid de Kansas City, il peut causer la surprise en venant à bout des Chiefs, dans une guerre d'usure et de tranchées qu'il peut très bien remporter.  Les Texans ont toutefois beaucoup de blessés en défensive, ce qui peut modérer leur ardeur.  

Patrick Mahomes s'est toujours surpassé dans des situations périlleuses, quand il devait faire gagner son équipe.  Il dispose d'excellents coéquipiers à l'attaque pour relever le défi que pose la forte défensive du club visiteur. 
 


La défensive des Chiefs est moins forte que celle de leurs adversaires de dimanche soir, mais elle se situe dans le top-10 de la NFL, dans presque tous les départements.  Avec l'aide de la température glaciale de Kansas City, elle pourrait provoquer des revirements qui feraient la différence, dans ce duel ultra important.  Quoique les revirements, c'est plutôt la spécialité de la défense des Texans, qui en a réussi 19 (dont 12 interceptions) jusqu'ici, cette saison.

Ce ne serait pas surprenant qu'il y ait une période de prolongation, pour connaître les gagnants de cette dure épreuve.  La foule au Arrowhead Stadium pourrait jouer le rôle du "12e joueur", pour faire pencher la balance en faveur du club local...

Texans    17,       Chiefs   20.  

jeudi 27 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : HOUSTON À INDIANAPOLIS ⇨ DANIEL JONES AVEC UNE FRACTURE AU BAS D'UNE JAMBE, CONTRE LE DANGEREUX "PASS RUSH" DES TEXANS ?!



Est-ce courir aveuglément à sa perte, ou être trop téméraire ?  Le quart arrière des Colts d'Indianapolis (8-3), Daniel Jones, insiste pour jouer dimanche prochain contre les Texans de Houston (6-5) et leur féroce défensive, même s'il souffre d'une fracture au bas de la jambe gauche (fibula).  Est-il au courant que lors de leur dernière rencontre, face aux Bills de Buffalo, dans une éclatante victoire de 23 à 19, jeudi de la semaine passée, la défensive des Texans a réussi pas moins de huit sacs contre le quart Josh Allen ?

On sait que Jones a une énorme tolérance à la douleur, mais il semble qu'il ait joué avec cette fracture, dimanche dernier, dans la défaite de son club à Kansas City (23 à 20 en prolongation), et il n'a pas été à son mieux, surtout en fin de match.  Au cours de ses trois dernières joutes, la qualité du jeu de Jones a régressé.

Durant cette période, il a lancé quatre interceptions, et il a manqué souvent de précision comme passeur.  Il a souvent précipité ses gestes, et commis des erreurs, lorsqu'il a été mis sous pression par les défenses adverses.  Ce qui risque fortement d'arriver dimanche prochain face à la meilleure unité défensive de la NFL...



Après un début de saison fulgurant, les Colts ont perdu deux de leurs trois dernières parties, et leurs concurrents de la division Sud (Jaguars, Texans) se sont rapprochés d'eux et du premier rang de cette section de la Conférence Américaine.  Une défaite contre les Texans, dimanche, confirmerait leur "implosion", et serait un signal d'alarme pour le reste de leur campagne 2025-26.

Les clubs adverses semblent avoir trouvé le moyen de les vaincre, en limitant l'impact du porteur de ballon vedette Jonathan Taylor, le meilleur dans la Ligue, à sa position, cette saison.  Ils mettent un surplus de défenseurs dans la "boîte", pour avoir de meilleures chances de l'arrêter.  Ils défient ainsi Daniel Jones de les battre avec le jeu aérien, ce qu'il n'arrive pas à accomplir récemment.

Et ce qu'il arrivera difficilement à faire sur une seule jambe dimanche prochain, contre cette solide défense des représentants de Houston, surtout que celle-ci excelle contre le "play action", le jeu préféré de Jones.



Les Texans de Houston ne sont plus qu’à deux matchs derrière Indianapolis, après avoir remporté leurs trois dernières parties, même avec le quart arrière remplaçant Davis Mills, à la tête de leur attaque.  D’ailleurs, il se pourrait que le quart no 1 de l’équipe, C.J. Stroud, soit remis de sa commotion cérébrale, et joue dimanche contre les Colts.  Il a d’ailleurs pris part pleinement à l’entraînement de son équipe hier.

Ça ne signifie pas que l'attaque des Texans aura la partie facile contre la défensive des Colts, qui est quand même respectable, malgré la perte du plaqueur DeForest Buckner, leur meilleur joueur pour arrêter le jeu au sol.  Du reste, l'offensive terrestre de Houston n'est guère menaçante.  Elle se situe en 21e place de la NFL, avec des gains par course de 4,15 verges.  En contre partie, la défense des Colts est très efficace pour stopper les jeux courts, qu'ils soient au sol ou par la passe, lorsqu'elle utilise le blitz.

Mais contrairement à la défensive des Texans, celle des Colts n'est pas assez dominante pour gagner des matchs à elle seule.  Daniel Jones a été beaucoup harcelé au cours de ses quatre dernières sorties.  C'est pourquoi il a commis sept revirements et subi 15 sacs.  D'où la baisse de régime qu'il connaît depuis ce temps. 
 


Dimanche il devra négocier avec le meilleur duo de chasseurs de quart de la Ligue en Will Anderson Jr (10½ sacs) et Danielle Hunter (11 sacs).  Il n’est pas sorti d’affaire, surtout avec sa blessure qui risque encore de le handicaper dans ses déplacements.  Les Colts n'ont pas vraiment d'alternative au poste de quart, puisque Anthony Richardson est blessé à un oeil, et que c'est la recrue Riley Leonard qui est le second de Daniel Jones.

Indianapolis est tout de même favori pour gagner par 3½ points dimanche prochain contre Houston.  On s'attend à un match axé sur la défensive.  Si Daniel Jones joue diminué par une blessure, je doute qu’il puisse dynamiser suffisamment l’attaque des Colts pour prendre le dessus sur la solide défense des Texans.

Texans    16,     Colts    13.           

mercredi 19 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : BUFFALO À HOUSTON ⇨ JOSH ALLEN DEVRA ENCORE SE SURPASSER CONTRE LA MEILLEURE DÉFENSIVE AU PAYS...



Le défi sera de taille jeudi soir lorsque les Bills de Buffalo (7-3) se déplaceront à Houston pour affronter les Texans (5-5).  Ce sera une confrontation du tonnerre, force contre force : la dangereuse attaque des Bills, dirigée par le formidable quart arrière Josh Allen, contre la meilleure défensive de la Ligue Nationale de Football, avec le solide front-7 mené par les redoutables Danielle Hunter (neuf sacs) et Will Anderson (huit sacs).

Une victoire des Bills de Buffalo leur assurerait pratiquement une place en séries éliminatoires, tandis qu'une défaite des représentants de Houston compromettrait leurs chances d'accéder au tournoi pour le Super Bowl.  Car après les Bills, les Texans doivent jouer à Indianapolis contre les Colts, et ensuite à Kansas City, face aux Chiefs, deux autres adversaires difficiles à battre.

Ce n'est jamais facile pour une équipe de jouer à l'étranger après une si courte semaine de préparation.  Josh Allen s'est encore transformé en Superman dimanche dernier, en lançant trois passes de touché, et en en marquant lui-même trois, avec des courses de 2, 5, et 9 verges, les deux dernières au 4e quart, dans une victoire de 44 à 32 contre les Buccaneers de Tampa Bay.  Mais la défense texane n'a permis aucun touché au sol aux quarts adverses cette saison.



C'est très improbable qu'Allen puisse en faire autant contre la féroce défensive des Texans.  Par surcroît, le numéro 17 des Bills sera privé des services de trois receveurs dans ce match : Mecole Hardman (blessé à un mollet), Curtis Samuel (cou + coude), et Dalton Kincaid (ischio-jambiers).  Il devra bien protéger le ballon, car la défensive de Houston a déjà réussi dix interceptions, cette saison, et Allen en a lancé sept, jusqu'à maintenant.

Par contre, encore une fois, les Texans ne pourront pas compter sur leur quart arrière vedette C.J. Stroud (commotion), ainsi que sur plusieurs joueurs en défense : l'ailier défensif Darrell Taylor (cheville), et le secondeur de ligne Jamal Hill; de même que les demis défensifs Jalen Pitre (commotion), M.J. Stewart (quadriceps), Jaylin Smith, et Jimmy Ward (pied).

Le quart substitut Davis Mills, des Texans, a conduit son équipe à deux gains d'affilée en remplacement de C.J. Stroud : des victoires serrées contre les Titans, dimanche passé, (16 à 13 sur un placement dans les dernières secondes du match), et la semaine précédente, contre les Jaguars de Jacksonville (36 à 29, après être revenus de l'arrière au dernier quart).  Mills a amassé une moyenne de 283 verges aériennes dans ces deux rencontres, avec trois passes de touché, contre une seule interception.



Les Texans ont gagné trois de leurs quatre dernières parties, et cinq de leurs sept dernières.  Ils jouent présentement leur meilleur football.  La tâche des Bills ne sera donc pas facile, jeudi soir, contre ce club qui se bat pour sauver sa saison, chaque match étant devenu, en quelque sorte, un match éliminatoire.

L'attaque des Texans n'est pas très forte.  Elle se situe dans le dernier tiers de celles de la NFL.  Mais elle fera face à une défensive des Bills qui a accordé beaucoup de points dans au moins la moitié de ses dix parties jouées jusqu'à maintenant cette saison.  La défense contre le jeu au sol est la 2e pire du circuit Goodell.  Elle alloue en moyenne 5,43 verges par course.

Dimanche dernier, elle a concédé 202 verges terrestres aux Bucs, et la semaine précédente c'était 197 verges aux Dolphins de Miami. Le "pass rush" des défenseurs de Buffalo, tout comme la qualité de leurs plaquages, a laissé à désirer ces derniers temps.



Et la défensive pourrait être également en difficultés, à cause de plusieurs joueurs absents en raison de blessures (Landon Jackson, Dorian Strong, Michael Hoecht, Ed Oliver, Taylor Rapp, Damar Hamlin).

Si les porteurs de ballon de Houston, Woody Marks (photo ci-dessus), et Nick Chubb, peuvent avoir du succès contre elle, les chances de gagner augmenteraient pour leur club.  Cela permettrait de contrôler le temps de possession du ballon, et d'éloigner plus longtemps Josh Allen, et son attaque, de la surface de jeu.

Cependant, la ligne offensive des Texans est vulnérable, et accorde beaucoup de sacs.  L'offensive texane est pitoyable dans la zone payante ("red zone").  Elle se situe à l'avant dernier rang de la NFL, dans cette partie du terrain.



L'an dernier, Josh Allen a connu le pire match de sa carrière dans une défaite de 23 à 20 contre les Texans.  Il n'a complété que neuf passes en trente tentatives, pour de maigres gains de 131 verges.

Rien n'est donc gagné d'avance pour les Bills, même s'ils sont favoris par 6 points pour l'emporter, jeudi soir.  Une contre performance d'Allen est possible face à la défensive étanche du club local.  Les Bills comptent aussi plusieurs joueurs blessés, ce qui peut influencer le résultat du match.  Les Texans jouent leur meilleur football présentement, et ils luttent pour garder espoir de participer aux séries de fin de saison.

Il faut s'attendre à un affrontement dur et contesté, où le jeu défensif sera à l'honneur.  Il est probable que Josh Allen saura tirer les marrons du feu, mais ce ne sera pas une petite promenade agréable dans le parc.  Il risque de trébucher quelques fois...

Bills   20,      Texans  17.          

dimanche 19 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : HOUSTON À SEATTLE ⇨ LA DÉFENSIVE NO 1 DES TEXANS TENTERA D'ARRÊTER LA DANGEREUSE COMBINAISON DARNOLD & SMITH-NJIGBA.



Dans la seconde partie du programme double du Monday Night Football, la meilleure défensive de la NFL, celle des Texans de Houston (3-2), va tenter de freiner la dangereuse combinaison Darnold & Smith-Njigba, des Seahawks de Seattle (4-2).

Avec le concours du quart arrière Sam Darnold, qui offre de très bonnes performances à sa nouvelle équipe, le jeune receveur Jaxon Smith-Njigba a pris la tête des receveurs de la NFL, avec des gains de 696 verges, cette saison.  Il forme avec Darnold un duo inarrêtable.

Mais s'il y a une défensive qui pourrait au moins les ralentir, c'est bien celle des Texans de Houston, les visiteurs au Lumen Field, lundi soir.  Cette unité défensive a été fantastique cette année.  Elle n'a alloué en moyenne que 12,2 points par match.  Incroyable !  Et elle a été aussi intraitable contre les jeux de passes, avec seulement 175,2 verges accordées, en moyenne, par rencontre.

On prévoit que le meilleur demi défensif des Texans, Derek Stingley, sera chargé de couvrir le rapide Smith-Njigba.  Le résultat de cette confrontation pourrait influencer grandement l'issue du match.



Au cours des deux dernières parties des Seahawks, l'excitant ailier éloigné a saisi 16 passes pour 294 verges et deux touchés.

Les Texans arrivent dans la cité de l'émeraude après avoir bénéficié d'une semaine de congé (bye).  Après leurs trois premiers matchs de la saison 2025-26, trois défaites, leur attaque présentait un bilan désolant.  Mais elle s'est réveillé ensuite, dans les deux victoires, contre les Titans du Tennessee, et les Ravens de Baltimore.

Le secret de ce réveil a été le renouvellement de la complicité entre le quart C.J. Stroud, et son meilleur receveur, Nico Collins.  Ainsi qu'une meilleure tenue du porteur de ballon Nick Chubb.  Le tout, soutenu aussi, évidemment, par l'excellente performance de la brigade défensive, avec en vedettes les ailiers défensifs Will Anderson (3 sacs) et Danielle Hunter (4 sacs), qui mènent la charge du redoutable "pass rush" de leur formation.



Stroud et Collins (ci-dessus) pourraient jouer de chance si les demis défensifs Julian Love (ischio-jambiers), et Devon Whiterspoon (genou), ratent la rencontre à cause de leurs blessures.  Ils sont des cas questionnables.  Par contre, il est assuré que le secondeur de ligne Derick Hall (oblique) sera absent.

Il est difficile de déterminer quel avantage va prévaloir entre ces deux rivaux.  Normalement, un club qui, comme les Texans, revient de sa semaine de congé (bye), a eu plus de temps pour se préparer au match suivant, et ses joueurs sont frais et dispos.  Ce qui est évidemment avantageux.

Les Seahawks ont toutefois l'avantage du terrain, et de leurs bruyants partisans (le "12e joueur" comme ils ont l'habitude de s'identifier).



Reste à savoir qui aura le dessus : la féroce défensive de Houston, ou la puissante attaque aérienne de Seattle ?  Derek Stingley ou Jaxon Smith-Njigba ?  Qui gagnera la bataille des revirements ?  Sur ce plan, les Texans ont un différentiel de + 1, tandis que les Seahawks sont - 1.

L'équipe locale est donnée gagnante par 3½ points par les preneurs aux livres.  Je pense que les chances sont plus égales que cette évaluation des experts le laisse croire.  Une victoire surprise des Texans est possible, à cause de leur défensive exceptionnelle.

Texans   20,    Seahawks   21.