Après une longue saison 2025-26 durant laquelle j’ai intensifié ma couverture des matchs et des activités de la Ligue nationale de football (NFL), je prévoyais de faire une pause pendant la « saison morte » du circuit Goodell.
Je dois avouer que les efforts que j’ai déployés pour suivre l’actualité de chacune des 32 équipes de la plus grande ligue sportive au monde m’ont laissé plutôt épuisé mentalement. Je n’ai pas une équipe de recherche à ma disposition pour observer et analyser autant de monde, dans un délai souvent très court !
Malgré l’arrêt de mes commentaires sur la NFL après le Super Bowl du 8 février dernier, mon blogue « FOOTBALL MANIA AVEC HACKSAW » a continué d’attirer un grand nombre de lecteurs. L’audience a même connu une hausse.
En fait, je me suis rendu compte qu’il n’y a pas vraiment de « saison morte » dans la Ligue nationale de football.
Peu après la fin des activités sur le terrain, la période des agents libres débute, accompagnée des signatures de contrats des joueurs, puis du très populaire repêchage, qui a récemment attiré 320 000 spectateurs à Pittsburgh (un record).
Il ne faut pas non plus oublier les faits divers qui peuvent surgir, comme l’histoire très médiatisée des infidélités de l’entraîneur de l’année en NFL, Mike Vrabel, des Patriots de la Nouvelle Angleterre !
J’ai donc décidé de mettre fin à ma pause printanière de l'entre saisons, et de revenir parler de l’actualité de la NFL. Pour commencer, je voulais redevenir actif sur ce site en publiant ma “parade” annuelle des cheerleaders les plus charmantes de la saison dernière.
Ensuite, je commencerais mon tour d’horizon des clubs de la Ligue par la section Est de la Conférence Américaine. Les champions de l’Association, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, étaient les premiers dans ma ligne de mire.
Je me suis cependant rappelé d’une controverse survenue l’été dernier à propos d'une vidéo des cheerleaders des Patriots. À ce moment-là, je m’étais promis d’en parler, mais j’avais fini par oublier. Je profite donc de l’occasion pour revenir sur le sujet et, en même temps, présenter les plus belles photos des Pom-Pom Girls des Pats de la saison passée.
D'abord, voici le lien pour voir la vidéo qui a suscité un tollé de protestations parmi les partisans du club de football professionnel de la région de Boston...
Sur les réseaux sociaux, des commentaires virulents ont critiqué la tenue jugée trop "sexy", et les déhanchements "provocants" des cheerleaders des Patriots. La vidéo avait pour but de présenter le nouveau squad de l'équipe, après les auditions qui s’étaient déroulées plus tôt au printemps.
En ce 250e anniversaire de la Révolution américaine, je me demande si ces remarques désobligeantes venaient de descendants des Quakers et des Puritains qui ont fondé le pays ! Pour ma part, je trouve que les danses "endiablées" de ces jolies femmes n'ont pas de quoi fouetter un chat !
Pourtant, certains détracteurs ont comparé ces danses à celles de strip-teaseuses ou d’effeuilleuses. D’après quelques commentateurs et commentatrices, il ne manquait que le poteau — comme celui utilisé par les danseuses nues dans les clubs de nuit — pour compléter ce qu’ils considèrent comme une production médiatique indécente.
Un observateur outré qualifiait même la tenue des filles de... "costume de salope" ! On se calme s.v.p. !
Le bouquet, c'est qu'à la fin de la vidéo, apparaît la nouvelle recrue des meneuses de claques des Pats : un jeune homme du nom de Jeremy Greer, qui y va de sa propre danse survoltée !
Il a été la cible des partisans enragés du club de football professionnel Bostonnais. Des accusations de "wokisme" ont fusé de toutes parts. Selon certaines critiques, le cheerleading doit être une affaire féminine, et les gars n'y ont pas leur place.
À leur avis, voir l'efféminé Jeremy Greer "voler" la place d'une jolie femme, dans le squad de 2025 des Patriots, est tout simplement disgracieux et dégoûtant. Les homophobes ne manquent pas de se joindre à la protestation.
L’an dernier, la nomination de deux hommes au sein de l’équipe de cheerleaders des Vikings du Minnesota a suscité les mêmes réactions négatives. Certains partisans déçus ont même menacé de cesser de soutenir l'équipe de football.
Le sénateur républicain Tommy Tuberville a aussi manifesté son mécontentement, de même qu'un ancien joueur des Vikings, Jack Brewer, un militant conservateur, qui a déclaré à Fox News qu'il était «dégoûté et embarrassé» par l'ajout de pom-pom girls masculins.
Environ un tiers des équipes de la NFL comptent des cheerleaders masculins. Les premiers ont été recrutés en 2018 par les Rams de Los Angeles et les Saints de La Nouvelle Orléans. Il y en a aussi dans la Ligue Canadienne de Football, notamment à Edmonton.
Tiffany Beveridge, présidente de l’Organisation des anciennes pom-pom girls de football canadien, estime que cette question dépend de ce que le public attend des cheerleaders. Leur image traditionnelle, presque sacrée, est ancrée dans la culture américaine.
Elle souligne : «Il semble que ce soit moins une question d'hommes sur le terrain que du fait qu'ils dansent, plutôt que de simplement soulever ou faire des figures de base. Cela montre vraiment les biais que nous avons encore autour du genre et de la danse.»
Il faut se souvenir qu’à la fin du 19e siècle, les premiers cheerleaders étaient des hommes. Ce n’est qu’à partir du milieu du 20e siècle que les filles ont commencé à dominer la composition des squads. J'ai d'ailleurs raconté l'histoire du cheerleading dans ces pages, de même que dans mon blogue «BIKINI AND POM POM GIRLS» (https://bikiniandpompomgirls.blogspot.com/).
Selon Beveridge : «Le cheerleading est un mélange d'athlétisme et de performance, et ce n'est pas quelque chose qui devrait être défini par le genre.»
Le relent de conservatisme, qui condamne l'emploi de cheerleaders masculins dans la NFL, peut être attribué au climat politique défavorable à la diversité de genre dans le sport aux États-Unis. Le président Donald Trump exige de tenir les hommes à l'écart des "sports féminins". Par exemple, il veut interdire les athlètes transgenres dans les compétitions sportives, comme les Jeux Olympiques. Il y en a déjà quelques-uns dans les squads de cheerleaders de la NFL.
Les meneurs de claques des clubs de football professionnel n’ont pas intégré les troupes de cheerleading uniquement pour diversifier les genres. Ils ont souvent un parcours remarquable en danse, et ils ont réussi à traverser, avec brio, un processus d’audition rigoureux.
Pour ma part, j’avoue préférer les cheerleaders féminines. Peut-être est-ce simplement une question d’habitude face à la présence de cheerleaders masculins dans les équipes de la NFL. Mais, pour moi, ce n’est pas évident ! J'éprouve un certain blocage psychologique tenance à l'égard des gars dansant en maniant des pompons !
Les meneuses de claques font partie intégrante du spectacle de la Ligue Nationale de Football. Elles mettent l’ambiance dans la foule pendant les arrêts de jeu, les pauses publicitaires télévisées, et durant la mi-temps. Elles motivent les joueurs sur le terrain, et leurs chorégraphies, souvent élaborées et complexes, doivent être exécutées à la perfection.
Ça demande pas mal d’entraînement et de perfectionnement. C’est vraiment un travail d’équipe où l’harmonie et l’entraide entre tous les membres ont une grande importance. Des liens forts se créent entre les coéquipières, qui deviennent souvent des amies pour la vie.
Chez les Patriots, l’équipe compte 30 membres, nommés pour quatre ans. Cependant, les filles de la troupe doivent refaire leurs preuves et mériter leur place avant chaque saison, en repassant les auditions, qui se tiennent généralement au début du printemps.
Les heureuses élues pratiquent souvent le cheerleading depuis leur enfance, dans le cadre scolaire, et beaucoup d'entre elles ont complété leur formation en suivant des cours de danse. Certaines sont même devenues, à leur tour, professeures de danse ou de cheerleading.
Lors des matchs à domicile des Patriots, les cheerleaders arrivent au stade six heures avant le coup d’envoi, soit dès 7 heures du matin. Elles sont les premières sur place, même avant les autres employés du stade.
Avant de commencer les répétitions d'entraînement, elles doivent s'occuper elles-mêmes de leur préparation physique : coiffure, maquillage, habillage, etc. Leur look doit correspondre à celui qu'elles avaient quand elles ont été choisies lors des auditions printanières.
À la différence de nombreux autres clubs de la NFL, les pom-pom girls des Pats ont la possibilité d’échanger avec les joueurs de l’équipe, notamment lors d’événements promotionnels. Cependant, ces moments restent rares, car leur horaire de travail ne coïncide pas avec celui des footballeurs.
Cette année, les cheerleaders de la troupe ont eu la chance de se rendre au Super Bowl avec les joueurs de la formation, puisqu'ils ont décroché le championnat de l'Association Américaine, et sont donc devenus finalistes du match ultime couronnant les Grands Champions de la NFL.
À la fin de leurs quatre années au sein du squad, les filles peuvent choisir de devenir « All-Star » (alumni), et de servir de réserve pour remplacer une cheerleader officielle, en cas de blessure ou d’absence motivée.
Lors du Super Bowl, deux de ces "All-Star" ont eu exceptionnellement l’occasion et le privilège de se produire aux côtés de la troupe habituelle, pour ce match de championnat très convoité et médiatisé.
Comme d’autres clubs de la NFL, les Patriots ont commencé à intégrer des hommes dans leur équipe de cheerleaders afin de promouvoir la diversité des genres. Et ils se montrent également ouverts à une diversité d'origines et des races parmi les membres du groupe.
C'est ainsi, par exemple, qu'une femme juive, Eliza Kanner (photo ci-dessus), côtoie une coéquipière d'origine palestinienne, Olivia Kerins. On sait que c'est la guerre entre les Palestiniens et les Israéliens ces temps ci, au Moyen Orient.
Les deux cheerleaders peuvent en parler respectueusement, et faire preuve de compréhension et de solidarité. Cela ne les empêche pas de rester amies et de collaborer en parfaite harmonie. Un bel exemple à suivre pour leurs communautés...
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De nombreuses jeunes filles ayant pratiqué le cheerleading pendant leur enfance, ou leur adolescence, sont ensuite devenues des vedettes du show-business, que ce soit comme chanteuses, actrices, ou présentatrices à la télé. Découvrez les sur mon site web « CHEERLEADERS ET STARS ». (https://cheerleadersetstars.blogspot.com/)


















