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lundi 7 septembre 2026

SAISON 2026 DES PANTHERS DE LA CAROLINE : LA CLÉ DU SUCCÈS DEMEURE LE QUART ARRIÈRE BRYCE YOUNG...


La saison dernière, les Panthers de la Caroline ont profité de l'effondrement des Buccaneers de Tampa Bay pour se faufiler jusqu'au titre de la faible division Sud de la Conférence Nationale.  Il leur a suffi d'un bilan médiocre de huit victoires, neuf défaites, pour être couronnés champions.  Ils devenaient, par le fait même, seulement la 5e équipe, dans l'histoire de la NFL, à participer aux séries éliminatoires, avec une fiche inférieure à .500.  Ils n'avait pas fait les playoffs depuis 2017.

C'était tout de même tout un accomplissement pour un club qui venait de connaître six saisons consécutives de dix défaites et plus.  De leurs huit gains en 2025-26, six ont été obtenus par l'infime marge de trois points ou moins !   Ces succès modestes, ils les doivent surtout à leur défensive qui, même si elle s'est située au milieu du classement de la Ligue, en termes de statistiques, a su parfois tenir le coup en situations critiques. 

Par contre, l'attaque n'a pas du tout ressemblé à celle d'une équipe championne : 27e de la NFL pour les points marqués (18,3 en moyenne par match); 27e pour les verges gagnées (295,6 par rencontre); 26e par la passe (179,3 par partie), et 19e au sol (116,3 par joute).



Les dirigeants de la formation domiciliée à Charlotte, conscients des améliorations à apporter, ont été actifs sur le marché des agents libres, et lors du repêchage amateur, afin de corriger certaines lacunes évidentes.  Mais, curieusement, c'est surtout la défense qui a retenu le plus leur attention, et leur recrutement.

Au poste de quart arrière, ils voulaient rajeunir la position.  C'est pourquoi ils ont laissé partir le quart substitut Andy Dalton (39 ans le mois prochain) chez les Eagles de Philadelphie, pour le remplacer par Kenny Pickett, 28 ans, qui n'a été dans l'alignements des Raiders, et des Eagles, qu'à onze reprises, au cours des deux dernières saisons.

Bryce Young demeure le quart partant, mais ce serait un grand mot de dire qu'il est l'homme de confiance des patrons des Panthers.  Ceux-ci n'ont pas voulu renégocier son contrat, et attendront qu'ils fassent encore ses preuves en 2026-27.  Young (photo ci-dessous) a mieux performé l'an passé, mais il a encore été inconstant et inégal, d'un match à l'autre, comme c'est le cas depuis le début de sa carrière.  Rappelons qu’il a été le tout premier choix du repêchage 2023, mais qu’il n’a jamais vraiment agi comme tel.



En trois campagnes et 46 matchs joués, il affiche un faible taux de passes complétées de 61,4 avec 8 291 verges de gains aériens, 49 touchés, 30 interceptions, et un coefficient d'efficacité peu reluisant de 80,9.  La saison dernière, il a presque "dormi" pendant les trois premiers quarts des rencontres, avant de se réveiller au 4e quart, pour parfois mener des séquences offensives qui ont résulté en victoires.

À ses seize départs l'an passé, Young n'a franchi le cap des 200 verges de gains aériens qu'en quatre occasions, avec entre autres, une performance "inoubliable" de 54 verges contre les Seahawks, le 28 décembre...  Les dirigeants des Panthers veulent qu'il lance plus souvent le ballon cette saison.  Une chose que Young a amélioré la saison dernière, c'est sa mobilité pour échapper à la pression des chasseurs de quarts opposés.

L'attaque a plutôt été centrée sur le jeu au sol en 2025-26, puisque le demi offensif Rico Dowdle a été productif, en gagnant 1 076 verges en 236 courses.  Mais il n'est plus avec l'équipe, il joue maintenant pour les Steelers de Pittsburgh.  



Il ne reste que Chuba Hubbard (photo ci-dessus) comme porteur de ballon valable, mais il alterne les bonnes saisons et les mauvaises, depuis le début de sa carrière, en 2021.  Son adjoint Jonathon Brooks, un choix de 2e ronde au repêchage de 2024, n'a joué que trois matchs en carrière, et aucun l'an passé, parce qu'il a été constamment blessé, comme il l'est encore présentement au camp d'entraînement.

Trevor Etienne devait aussi épauler Hubbard, mais il a subi une blessure à la cheville lors du dernier match préparatoire contre Houston.  Son nom a été inscrit sur la liste de réserve, ce qui signifie qu'il va manquer au moins les quatre premiers matchs de la saison régulière.

Chuba Hubbard est revenu à l'entraînement la semaine dernière, après avoir soigné une blessure aux ischio-jambiers.  En fait, il ne reste que le vétéran AJ Dillon en pleine santé, dans le champ arrière des Panthers.  Il n'a presque pas joué l'an passé avec les Eagles de Philadelphie.



On comprend alors que l'entraîneur chef Dave Canales (photo ci-dessus) veuille axer davantage l'attaque sur le jeu aérien, cette saison.  L'autre raison est peut-être la situation de la ligne offensive, privée de trois de ses membres réguliers : les bloqueurs Ikem Ekwonu (genou) et Taylor Moton (caillots de sang au poumon), ainsi que le garde Brady Christensen (ischio-jambiers), tous blessés.

Par chance, les Panthers ont obtenu le bloqueur Rasheed Walker (ancien des Packers) sur le marché des joueurs autonomes, mais s'il a bien fait en protection sur les jeux de passe, il n'a pas été efficace pour bloquer sur les jeux au sol, la saison dernière.  

Robert Hunt remplace Christensen mais il n'a participé qu'à 126 jeux offensifs en 2025-26.

Les Panthers doivent confier l'autre poste de bloqueur à la recrue Monroe Freeling (1ère ronde, Georgia).
  

Il y a un nouveau joueur de centre, Luke Fortner (ex Saints), puisque Cade Mays a profité de son statut d'agent libre pour signer un lucratif contrat avec les Lions de Détroit.  Fortner est impeccable en protection de quart arrière.  Mais le joueur d'avenir à cette position est la recrue Sam Hecht (5e ronde, Kansas State) qui n'a pas permis un seul sac durant toute sa carrière collégiale (sur 850 jeux).  C'est aussi un bloqueur efficace sur les jeux au sol.

Finalement, seul Damien Lewis revient à son poste de garde à gauche, sur cette ligne offensive remodelée.  Et, vous l'aurez deviné, il est un des meilleurs à sa position en protection de passe.  

Ce front offensif n'impressionne guère les experts de Pro Football Focus, qui le classe en 26e position, parmi les unités semblables dans la NFL.



Si on demande à Bryce Young d'utiliser plus souvent la voie des airs cette année, c'est parce que ses meilleures ressources à l'attaque sont ses ailiers éloignés Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), Jalen Coket, et Xavier Legette.

McMillan a tellement impressionné l'an passé qu'il a remporté le titre de recrue offensive de l'année dans la NFL.  Joueur électrisant et super rapide, il a capté 70 passes pour 1 014 verges et sept touchés, ce qui a représenté 30,7 % de la production de l'attaque aérienne de son équipe.  Aucun autre receveur des Panthers n'a gagné plus de 394 verges.  

Mais le plus remarquable, ce sont les 17 jeux explosifs de 20 verges et plus, de McMillan.  Dans une attaque aérienne plus utilisée en 2026-27, le grand ailier espacé de 6'5" pourra encore améliorer ses stats.  



C'est pareil pour Coker (photo ci-dessus), qui s'est affirmé de plus en plus, à mesure que se déroulait la plus récente campagne.  À sa 3e saison dans la Ligue Nationale, il pourrait encore progresser, surtout s'il évite les blessures qui lui ont fait rater une douzaine de parties, lors de ses deux premières années.  

Ce receveur n’est peut-être pas le plus rapide, mais il fait preuve d’une grande ténacité et se bat sans relâche pour remporter les attrapés contestés.  Il est aussi à l’aise sur les tracés courts que sur ceux de longue distance.  Il a fait écarquiller les yeux des observateurs avec un match de neuf réceptions pour 134 verges et un touché, au premier tour éliminatoire contre les Rams de Los Angeles, en janvier dernier.  

Négligés par la plus grande marge de points dans l'histoire de la NFL pour un match éliminatoire à domicile (10½ points), les Panthers sont passés à 39 secondes de causer une énorme surprise en battant la forte formation des Rams, largement favoris pour gagner.  Les Panthers menaient 31 à 27, dans la dernière minute de jeu, avant de s'incliner finalement 34 à 31, après un touché de 19 verges de l'ailier rapproché Colby Parkinson, avec 38 secondes à écouler au match. 



Xavier Legette (photo ci-dessus) s'est retrouvé derrière McMillan et Coker, dans la hiérarchie des ailiers éloignés, après avoir connu des difficultés l'an dernier.  Ciblé 64 fois, il n'a saisi que 35 passes pour 363 verges et trois touchés.  Ce choix de première ronde, en 2024, déçoit, surtout par son apparent manque de concentration et d'attention sur le terrain.  

Il était même menacé de perdre son poste de receveur no 3 par la recrue Chris Brazzell II (3e ronde, Tennessee), mais ce dernier s'est blessé à un genou, et il ne pourra pas jouer cette année.  À 6'4", 198 lbs, cette "gazelle" court le 40 verges en 4,37 secondes, et les Panthers comptaient s'en servir pour étirer le terrain et libérer de l'espace dans les zones intermédiaires, en faveur des autres receveurs de l'équipe.

Les Panthers ont recruté John Metchie III (ex Jets) sur le marché des agents libres, pour ajouter de la profondeur dans le groupe des receveurs.  Il a brillé par moment durant ses brefs passages chez les Texans et les Jets.  Il pourrait remplacer Legette si celui-ci continue de décevoir.



La situation est moins reluisante aux postes d'ailiers rapprochés.  Tommy Tremble (photo ci-dessus), Mitchell Evans, et Ja'Tavion Sanders, ne font peur à aucune défensive adverse.  En peine de production à cette position, les Panthers ont même engagé Darren Waller, un gars de 34 ans, qui avait pris sa retraite après la saison 2023, avant de revenir au jeu brièvement avec les Dolphins de Miami, l'an passé.  Ça s'appelle du désespoir...

On l'a mentionné plus haut, la défensive des Panthers a assez bien résisté en 2025-26.  Mais son plus grave problème a été son manque de puissance sur le "pass rush", avec seulement 30 sacs à son crédit, le 3e plus petit total dans la NFL.  C'est pourquoi les Panthers ont dépensé beaucoup d'argent sur le marché des agents libres pour essayer de régler ce problème.

Ils ont donc consenti de gros contrats aux secondeurs de ligne  Jaelan Phillips (ancien des Eagles et des Dolphins), Bobby Okereke (ex Giants), et Devin Lloyd (ex Jaguars).  Bien qu'aucun d'eux ne soit réputé comme de bons chasseurs de quarts, les entraîneurs des Panthers pensent qu'ils vont améliorer le "pass rush", la saison prochaine.



Là-dessus, ils comptaient aussi recevoir de l'aide du joueur de 2e année Nic Scourton mais une grave blessure à un genou a mis fin à sa saison avant même qu'elle commence.  Princely Umanmielen est un autre espoir en matière de pression sur les passeurs ennemis.  Tout comme Patrick Jones II (photo ci-dessus) qui reprend son poste de secondeur après avoir raté presque toute la dernière saison à cause d'une hernie discale.  Il avait réussi sept sacs, il y a deux ans avec les Vikings du Minnesota. 

En faisant l'acquisition de Devin Lloyd, les dirigeants du club de la Caroline du Nord pensent avoir maintenant dans leurs rangs un joueur capable de changer n'importe quel match en leur faveur.  Un genre de joueur qu'ils recherchaient depuis longtemps.  

Lloyd (photo ci-dessous) a connu une saison magique l'an passé avec Jacksonville, en réussissant cinq interceptions, et en étant élu au Pro Bowl de même que sur la deuxième équipe d'étoiles.  Selon Pro Football Focus, il s'est classé dans le top-5 des secondeurs du circuit Goodell, autant en couverture de passe que contre le jeu au sol.  En plus de ses cinq interceptions, il a défendu sept passes, réussi 16 pressions, 1½ sac, et six plaqués pour pertes de terrain. 
 


Détail intriguant, cependant, avec les Jaguars il n'a joué que 54 % du temps lors des 3e ou 4e essais, la saison dernière.  Est-ce parce que les entraîneurs ne lui faisaient pas confiance ?  Pour un gars qui a signé un contrat de 45 millions de dollars pour les trois prochaines saisons, qu'est-ce que ça signifie ? 

Jealan Phillips a été efficace sur le "pass rush" avec les Eagles l'an dernier : 73 pressions, dont 5 sacs, et 11 coups sur les quarts arrières.  Il a fait hâter ces derniers à 57 reprises.  Mais il a beaucoup moins bien performé sur les jeux au sol.  Plusieurs analystes pensent qu'il est sur évalué, et trop bien payé, à 30 millions par saison, sur une durée de quatre ans (120 millions au total dont 80 millions garantis).

De son côté, Bobby Okereke a été un des secondeurs le plus occupé dans la NFL l'an dernier, en étant sur le terrain pour 1 104 jeux des Giants de New York.  Efficace en couverture de passe, il a cependant été un des plus nuls pour stopper les coureurs adverses.



Devant ces secondeurs de ligne, le front 7 de cette défense 3-4 est solide avec Derrick Brown (no 95, photo ci-dessus), le bloqueur au centre Bobby Brown III, et la recrue Lee Hunter (2e ronde, Texas Tech).  Hunter a démontré un talent exceptionnel pour contrer le jeu au sol l'an dernier avec Texas Tech, et il est aussi habile sur le "pass rush".   Il aura quand même la lourde tâche de remplacer A'Shawn Robinson, parti chez les Buccaneers de Tampa Bay, via le marché des agents libres.

Sur la dernière ligne, les demis de coin Jaycee Horn et Mike Jackson ont uni leurs efforts pour réussir neuf des quinze interceptions de l'unité défensive.  Ils sont grands et physiques, ce qui leur a permis de couper aussi 27 passes, la saison dernière.  

Parmi les demis de sûreté, Tre'von Moehrig s'est particulièrement distingué par son habileté à stopper le jeu au sol.  

À 31 ans, Nick Scott a beaucoup d'expérience et de savoir-faire, mais il est parfois vulnérable sur les longues passes.  C'est pourquoi il pourrait être défié par le jeune Lathan Ransom s'il commet trop d'erreurs.  L’an dernier, il s’est démarqué par son agressivité face aux coureurs adverses, et par son jeu intimidant en couverture de passe contre les ailiers rapprochés.  Il pourrait voir son temps de jeu augmenter cette saison.



Le point faible de cette unité est probablement le nickel Chau Smith-Wade (photo ci-dessus), qui n'a pas obtenu de bonnes notes de la part des experts de PFF, l'an dernier.

Unités spéciales : c'est la stabilité dans les unités spéciales avec les botteurs Ryan Fitzgerald (placements) et Sam Martin (dégagements), qui sont tous les deux fiables.  Trevor Etienne devait être le retourneur de bottés, mais il est blessé présentement.  C'est le joueur de 2e année Jimmy Horn Jr qui se chargera de cette tâche, avec peut-être le soutien occasionnel de John Metchie III.

* * *

Les experts ne s'entendent pas au sujet de leurs prévisions pour la saison 2026-27 des Panthers de la Caroline.  Certains pensent que dans une division faible comme celle de la section Sud de la NFC, les joueurs de Dave Canales ont de bonnes chances de défendre leur titre de champions de l'an passé.   Ils sont optimistes au sujet de la nouvelle orientation de l'attaque en faveur du jeu aérien, avec Bryce Young en progression, et des receveurs dangereux comme Tetairoa McMillan et Jalen Coker.  



Les additions en défense, notamment chez les secondeurs, leur plaisent également, avec Jaelan Phillips (photo ci-dessus) habile pour neutraliser l'attaque terrestre adverse, et mettre de la pression sur les attaquants opposés (76 pressions, la saison dernière).  Tandis que Devin Lloyd est un atout pour provoquer des revirements, exécuter le blitz, freiner le jeu au sol, et réaliser des actions capables de changer le cours d’un match.

À l'inverse, certains autres analystes prédisent le dernier rang aux Panthers dans leur division.  Ils mentionnent l'inconstance et l'imprécision de Bryce Young comme passeur, de même que la ligne offensive diminuée par l'absence de blessés importants.  De plus, ils sont remplacés par des joueurs inexpérimentés, qui n'ont eux-mêmes aucun substitut de qualité, advenant une autre blessure, ou un manque de compétence.  La relève se fait également rare dans le groupe de receveurs, après McMillan et Coker.


C'est le même problème en défensive où le manque de profondeur peut devenir un sérieux handicap, dans la guerre des tranchées.  Ils soulignent aussi que le nouveau venu Jaelan Phillips est fragile, et se retrouve souvent à l'infirmerie.

Pour eux, la perte de Rico Dowdle va venir hanter le jeu au sol des Panthers voué à un déclin, avec Chuba Hubbard qui n'aura plus personne assez efficace pour le seconder.

Par surcroît, les Panthers auront le 3e plus difficile calendrier cette saison dans la NFL.  Les preneurs aux livres les défavorisent dans pas moins de onze matchs, parce qu'il y a trop de questions et d'incertitudes en attaque comme en défense.  


Pour gagner dans la NFL, ça prend plus qu'une défensive de calibre moyen, et un quart arrière médiocre, qui a réussi à dépasser, de peine et de misère, le modeste cap des 3 000 verges aériennes, pour la première fois de sa carrière, l'an passé.  Et si Dave Canales n'est pas capable d'établir le jeu au sol pour bien préparer les stratégies aériennes, ça augure mal pour sa troupe en 2026-27.

Il ne faut pas oublier que son équipe a eu de la chance en affichant un dossier de 6-2 la saison dernière, dans les matchs décidés par trois points ou moins.  Au mieux une formation  comme la sienne, jouant à peine pour .500, aurait normalement dû partager ce genre de rencontres serrées, ce qui lui aurait donné un bilan final de 6-11.  C’est d’ailleurs ce que les experts prévoient pour les Panthers, la saison prochaine.

À mon avis c'est un peu sévère comme prédiction.  Bryce Young a connu sporadiquement de meilleures performances la saison dernière.  S'il peut répéter plus souvent et plus régulièrement ce genre de rendement, il pourra conduire son équipe à un bilan au moins aussi intéressant que celui de 2025-26...


Cette analyse conclut mon tour d’horizon des 32 clubs de la NFL en vue de la prochaine saison. Je reviendrai partager mes impressions sur les matchs de la première semaine du calendrier, qui débutera le 9 septembre.  À bientôt !

vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

mardi 6 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. RAMS @ CAROLINA ⇨ LES RAMS ONT UN COMPTE À RÉGLER AVEC LES PANTHERS...



Le tournoi pour décrocher le prestigieux trophée Lombardi, symbole ultime du championnat de la Ligue Nationale de Football, démarre samedi en fin d’après-midi. Les Rams de Los Angeles (12-5) se déplacent à Charlotte pour affronter les Panthers de la Caroline (8-9), champions de la division Sud de la Conférence Nationale.

Le club californien, mené par l’entraîneur chef Sean McVay, est largement favori, avec une avance de 10 points, pour remporter ce duel éliminatoire qui paraît déséquilibré.  

Tandis que les Rams sont une des principales puissances de la NFL, avec le quart arrière Matthew Stafford aux commandes de la meilleure offensive du circuit Goodell (no 1 pour les points ⇨ 30,5 par match, les verges totales ⇨ 394,6 et les verges par la passe ⇨ 268,1), les Panthers se présentent avec un dossier négatif de huit victoires, neuf défaites, et la 6e pire attaque de la Ligue, avec une production de 18,3 points par rencontre, ainsi que 295,6 verges d'attaque en moyenne par joute (27e).



Mais quand les deux formations se sont rencontrées le 30 novembre dernier, c'est le club du coach Dave Canales qui a eu le meilleur en surprenant les Rams 31 à 28.  À partir de ce revers difficile à encaisser, les protégés de Sean McVay (photo ci-dessus) ont connu beaucoup de problèmes, surtout en défensive, et ils ont déçu en fin de saison, avec une fiche de trois gains et trois échecs.

Ce fut donc cette déconvenue à Charlotte, à la fin de novembre, qui a commencé une période de ralentissement qui leur a fait perdre le premier rang au classement de la Conférence Nationale et, ultérieurement, le championnat de leur division (Ouest de la NFC).  Les Rams ont donc une revanche à prendre contre les Panthers, pour effacer cette défaite qui a malheureusement bouleversé une saison jusque-là très réussie.  En même temps, c’est un sérieux rappel de respecter l’adversaire et de ne pas le sous-estimer. 

Lors de ce match de fin novembre, joué sous une pluie battante, Matthew Stafford a commis trois revirements : deux interceptions et un échappé, qui ont transformé une victoire en défaite à des moments clés.  Sinon, Stafford avait mené une attaque qui a rapporté quatre touchés et accumulé un total de 379 verges.  Malgré les revirements, cela aurait dû suffire pour assurer une victoire.



C'est plutôt la défensive des Rams qui a été responsable du revers.  Contre la faible attaque des Panthers, elle a permis trois passes de touché de 35, 33 et 43 verges au modeste quart arrière des Panthers, Bryce Young (photo ci-dessus).  La défense contre la course a également été médiocre, laissant filer 164 verges aux porteurs de ballon adverses.

À part le centre de la première ligne de défense, Poona Ford, presque tous les autres joueurs de l’unité ont mal performé, notamment le demi défensif Emmanuel Forbes, qui a accordé cinq passes pour un total de 110 verges, et deux touchés, aux receveurs de la Caroline.  La ligne défensive n’a pas su exercer suffisamment de pression sur Bryce Young pour l’empêcher de faire des dégâts dans les zones intermédiaires et profondes.

Dans les matchs suivants, cette brigade défensive a continué de concéder beaucoup trop de gros jeux de dix, vingt verges et plus aux adversaires.  Les Rams doivent apporter des changements pour combler ces lacunes s’ils veulent continuer leur parcours plus loin, en séries éliminatoires.



La tertiaire ayant été malmenée au cours des dernières semaines, elle pourra au moins récupérer le demi de sûreté Quentin Lake (photo ci-dessus), qui a beaucoup manqué à l'équipe en ratant les sept derniers matchs, à cause d'une grave blessures à un coude.  Au cours de cette période, la défensive a accordé 31 points et plus, en trois occasions.  

L'offensive des Rams s'est également ressentie de l'absence du receveur étoile Davante Adams, ainsi que des joueurs de ligne Alaric Jackson, Kevin Dotson et Rob Havenstein.  Adams et Jackson seront de retour au jeu samedi, tandis que Dotson est encore un cas incertain, et que Havenstein est toujours sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Les Rams misent sur ces joueurs pour permettre à l’attaque de compenser les lacunes de la défense en boostant la production offensive.  Et, samedi, en Caroline, il faudra bien sûr, éviter de commettre des revirements coûteux.  Quand Stafford (photo ci-dessous) a lancé au moins une interception, cette année, les Rams ont perdu trois matchs sur cinq.
     


Chez les Panthers, on va espérer que Bryce Young sera dans un bon jour, samedi.  Il a excellé dans la victoire de 31 à 28 des siens, le 30 novembre contre les Rams (coefficient d'efficacité de 147,1), mais plus souvent qu'autrement, il a offert des performances décevantes cette saison. 

Lorsqu'il a été sous pression par le "pass rush" adverse, de la semaine 9 à la semaine 18, il n'a complété que 48,1 % de ses passes, pour un touché, et une moyenne de 5,6 verges de gains par tentative.  Samedi, ce sera donc important pour le front défensif des Rams de ne pas lui laisser beaucoup de temps pour décocher ses passes.  

Le 30 novembre, lorsqu'il n'a pas été pressé par les joueurs défensifs des Rams, Young a complété 82,4 % de ses passes pour 198 verges et trois touchés (11,6 verges par tentative).  Pourtant, la ligne offensive de la Caroline est une des pires de la NFL pour bloquer lors des situations de passes, et la défensive des Rams est 7e dans la Ligue pour générer de la pression sur les quarts ennemis.  Il n'y a donc pas de raison pour qu'elle laisse Young travailler à sa guise, derrière la ligne de mêlée.



Young a profité du retour au jeu de son ailier éloigné Jalen Coker (photo ci-dessus), qui a raté les six premiers matchs de son équipe en raison d'une blessure.  Coker a capté 19 passes, pour 244 verges et trois touchés au cours de ses cinq dernières rencontres.  Il est devenu une menace complémentaire au meilleur receveur de son club, Tetairoa McMillan.  Les défenseurs des Rams devront le surveiller de près.

Les joueurs des Rams sont généralement plus talentueux, et ont plus d'expérience en séries de fin de saison, que leurs rivaux des Panthers.  Leur supériorité se voit surtout en attaque, avec le quart arrière Matthew Stafford, les demis offensifs Kyren Williams et Blake Corum, ainsi qu’un groupe de receveurs composé de Puka Nacua, Davante Adams, et des ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.



Il reste à s'assurer d'une bonne exécution des jeux offensifs, et à minimiser les jeux explosifs de l'attaque adverse, pour gagner cet affrontement de samedi, en Caroline.  Il est aussi essentiel de gagner la guerre des tranchées.  Les Rams avaient été dominés physiquement par les Panthers, lors de la défaite de 31 à 28, le 30 novembre dernier, à Charlotte.

Rams  26,     Panthers   20.                 

jeudi 1 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : CAROLINE À TAMPA BAY ⇨ RENCONTRE DÉCISIVE POUR LE TITRE DE LA DIVISION SUD DE LA NATIONALE.



Nous en sommes rendus à la dernière semaine du calendrier régulier de la Ligue Nationale de Football.  Quatre des huit titres de championnat de division restent à déterminer, de même que deux places en séries éliminatoires.

L'une de ces dernières pourrait être conquise par les Panthers de la Caroline (8-8), samedi, s'ils l'emportent sur les Buccaneers de Tampa Bay (7-9), au Raymond James Stadium, en Floride.

Même s'il perd ce match, le club de l'entraîneur chef Dave Canales pourraient tout de même avoir l'avantage au bris d'égalité, si les Falcons d'Atlanta battent les Saints de la Nouvelle Orléans, dimanche, en début d'après-midi.  Ce serait un premier titre de championnat pour les Panthers depuis 2015, et une première participation aux matchs éliminatoires, depuis 2017.  Les Buccaneers ont fini en tête de cette section Sud de la Conférence Nationale au cours des quatre plus récentes campagnes.



Au cours des dernières années, cette division a souvent été la plus faible de la NFL.  Les Bucs ont même terminé la saison 2022 au sommet de cette section, avec une fiche perdante de huit gains contre neuf échecs.  Les trois autres formations avaient cumulé des dossiers de 7-10.

Cette année n'a pas fait exception.  Tampa Bay, et la Caroline, pourraient terminer avec un bilan de 8-9, et gagner néanmoins la course au championnat, dans le Sud de la NFC.

Même s'ils viennent de perdre sept de leurs huit derniers matchs, les Buccaneers sont le choix des parieurs pour gagner par 2½ points contre les Panthers, samedi, en fin d'après-midi.  Pourtant, les Panthers les ont vaincus 23 à 20, pas plus tard qu'il y a deux semaines, à Charlotte.



Il est vrai que tout peut arriver samedi à Tampa Bay.  Même si les Bucs ont été une des pires équipes du circuit Goodell à partir de la mi-saison, leurs effectifs en attaque sont potentiellement dangereux, avec le quart arrière Baker Mayfield disposant d'excellents receveurs comme Mike Evans (photo ci-dessus), Chris Godwin, Emeka Egbuka, Jalen McMillan, et l'ailier rapproché Cade Otton.

Mais le problème, c'est que le quart Baker Mayfield éprouve d'énormes difficultés depuis la semaine 10, soit après la semaine de congé (bye) de son équipe.  Tampa Bay présentait alors une impressionnante fiche de six victoires, deux revers, et semblait voguer facilement vers un cinquième championnat de suite dans la section Sud de la NFC.

Il est vrai que quatre de ces victoires avaient été acquises grâce à des poussées offensives victorieuses de fin de partie, orchestrées par un Baker Mayfield très opportuniste. Lors de ces victoires arrachées in extremis, l’écart total de points n’avait été que de neuf.  Mayfield jouait tellement bien qu'il était un candidat précoce au titre de joueur le plus utile à son club (MVP) dans la Ligue Nationale.



Ce fut exactement l'inverse dans quatre des plus récentes rencontres de l'équipe, perdues par quatre points ou moins.  Depuis un mois et demi, Mayfield (photo ci-dessus) a vu son rendement s'effondrer, et chuter parmi les pires de tous les quarts arrières de la Grande Ligue.  Son coefficient d'efficacité a dégringolé à 72,6 au cours des six dernières rencontres.

Mayfield semble affecté depuis quelques matchs par des blessures à l'épaule et à un genou.  Contre les Panthers, il y a deux semaines, il n'a complété que dix-huit passes pour 145 verges, un touché, et une interception.  Si on enlève les dix-huit verges perdues sur les deux sacs qu'il a subis, le total de verges aériennes de Mayfield tombe à 127.  Difficile de gagner, avec une telle performance.

Aucune des trois unités, ou phases de jeux, ne fonctionne vraiment bien depuis le début du mois de novembre.  En défensive, plusieurs joueurs sont blessés et vont peut-être jouer malgré tout, étant donné l'importance du match de samedi.  Mais vont-ils pouvoir offrir une performance suffisante ? 
 


La défense contre les jeux de passes est particulièrement affaiblie.  Elle se situe maintenant en 26e position dans la NFL, en accordant 236,4 verges en moyenne par rencontre, et, au total, cette brigade, qui joue mal depuis deux mois, a vu sa moyenne de points concédés par partie, gonfler à 24,8, pour péricliter en 24e place de la Ligue.

Chez leurs adversaires de la Caroline, la situation en défensive est plus enviable.  Elle occupe le milieu du peloton dans le circuit Goodell avec une moyenne de 22,8 points concédés par partie.  C'est plutôt l'offensive qui connaît des pannes trop fréquentes.  Elle ne produit que 18,6 points par joute, et se classe 27e dans la Ligue Nationale.

Le quart arrière Bryce Young est capable du meilleur et du pire.  Comme son équipe, il alterne les mauvaises et les bonnes performances.  Il est imprévisible.  Les Panthers doivent s'arranger pour gagner des matchs à bas pointage, en espérant que leur défense tienne le coup, et que leur offensive réussisse à établir d'abord le jeu au sol avec leurs porteurs de ballon, qui sont heureusement d'assez bonne qualité (Rico Dowdle et Chuba Hubbard).



Mais Bryce Young devra trouver le moyen d'exploiter la faiblesse de la défense anti aérienne des Bucs, pour permettre à son équipe de l'emporter samedi.  Son atout principal en tant que receveur demeure la recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), soutenu par les contributions modestes mais essentielles des autres ailiers espacés, Jalen Coker et Xavier Legette, ainsi que de ses demis défensifs, pour attraper les passes et faire avancer les chaîneurs avec constance.

Ce n'est pas le Pérou, mais ça peut suffire, contre des Buccaneers qui semblent continuer de s'enfoncer dans des sables mouvants depuis deux mois.  Ça va encore se régler sur le "fil du rasoir", samedi, à Tampa Bay, dans ce qui est un match éliminatoire, avant le temps...

Panthers  24,     Buccaneers  23.            

vendredi 19 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : TAMPA BAY @ CAROLINE ⇨ QUI DE BRYCE YOUNG ET DE BAKER MAYFIELD SERA À SON MIEUX POUR CE MATCH CRUCIAL ?



La division Sud de la Conférence Nationale est vraiment particulière ! Les Buccaneers de Tampa Bay (7-7) l’ont dominée ces quatre dernières saisons, mais lors des trois plus récentes, ils n’ont eu besoin que de neuf, huit, et dix victoires pour décrocher le titre.  Et ça semble bien parti pour être pareil cette année.

Les Bucs sont actuellement à égalité avec les Panthers de la Caroline (7-7) en tête de leur section, et les deux équipes s’affronteront à deux reprises d’ici la fin de la campagne, dont un match dimanche, en Caroline.

Ces dernières semaines ont été frustrantes pour les deux adversaires, incapables de tirer parti des défaites de l’autre, lors de parties qu’ils auraient dû remporter, face à des clubs plus faibles.  



Par exemple, jeudi de la semaine passée, Tampa Bay s'est incliné 29 à 28 contre les Falcons d'Atlanta; et dimanche dernier, les Panthers ont plié l'échine 20 à 17 face aux Saints de la Nouvelle Orléans.  Dans les deux cas, ce fut un botté de placement décisif, dans les dernières secondes du match. qui a causé leur perte.  Et les deux clubs perdants avaient laissé filer de bonnes avances au pointage durant ces parties.

Alors que les Panthers ont alterné entre victoires et défaites au cours des deux derniers mois, les Buccaneers, eux, se sont montrés plus réguliers… dans les revers. Ils ont perdu cinq de leurs six derniers matchs, et six de leurs huit derniers.

Les blessures à plusieurs de leurs joueurs clés ont certes nui aux Bucs, sinon, ils auraient une bonne avance en tête de leur faible division, avec trois parties à jouer au calendrier régulier.  Le quart arrière Baker Mayfield n'offre pas de bonnes performances depuis la mi-saison, soit depuis qu'il joue malgré une blessure à l'épaule gauche.  Mais c'est surtout la défensive de l'entraîneur chef Todd Bowles qui déçoit depuis ce temps.



D'ailleurs, Bowles, un homme généralement calme et modéré, a exprimé son mécontentement, en point de presse, après la plus récente défaite de son club, à domicile, contre Atlanta.  Il a accusé ses joueurs de manquer de professionnalisme, et de ne pas faire leur job.  Il a même avoué qu'il ne savait plus quoi faire pour les réveiller et les sortir de leur mauvaise passe.

En défensive, c'est horrible.  On ne joue pas ensemble, on manque des plaqués et des couvertures, et on donne beaucoup trop de gros jeux et de points.  

La défense contre la passe a chuté en 30e place de la NFL.  Elle concède une moyenne de 246,9 verges par match.  En zone payante ("red zone"), c'est la catastrophe : les adversaires ont un taux d'efficacité de 72,2 %.  Et 26,8 % des présences des opposants, dans cette partie du terrain, se sont terminées par un touché.  Au 4e quart, ce pourcentage grimpe à 35,5 %.



En offensive, les trois meilleurs receveurs de l'équipe (McMillan, Evans et Godwin) sont enfin revenus au jeu, après de longues absences dues à des blessures, mais leur quart arrière Baker Mayfield (photo ci-dessus) a été erratique plus souvent qu'autrement.  Dans l'échec contre les Falcons, il a quand même complété 19 passes, pour des gains de 277 verges et deux touchés.  Mais il a aussi lancé une interception coûteuse, et subi cinq sacs.

Il n'a pas du tout contribué à l'attaque au sol (une seule course pour une verge), ce qui est pourtant un de ses atouts normalement.  Sa blessure à l'épaule le restreint probablement, à ce chapitre.  Il ne veut pas l'aggraver en risquant d'être frappé quand il court.

Son meilleur ailier éloigné, Mike Evans (photo ci-dessous), a connu un excellent match contre les Falcons en captant six passes pour des gains de 132 verges.  Mais il a été plaqué durement en quelques occasions, lui qui revient à peine d'une brisure à un os de la clavicule.  En fin de rencontre, sur les lignes de côté, il était visiblement furieux de voir la défensive de son équipe se faire malmener, avant le placement victorieux de 43 verges de Zane Gonzalez, des Falcons.



Peut-être était-il aussi en maudit contre Mayfield qui rate beaucoup trop de passes, surtout depuis les deux dernières semaines.  Près du quart de ses relais ont manqué de précision, durant cette période.  En fait, Mayfield est un des pires pivots de la NFL depuis la mi-saison (33e parmi les QB éligibles).

Si Evans a bien performé contre Atlanta, le problème, c'est que, de l'autre côté, la défensive des Bucs a permis à l'ailier rapproché des Falcons, Kyle Pitts, de connaître le match de sa vie, en marquant trois touchés et en accumulant 166 verges de gains aériens, sur onze attrapés.  Presque la moitié de ces verges ont été acquises après réception.  D'ailleurs, les Bucs sont les 2e pire de la NFL dans cette catégorie (1 882 verges accordées après attrapés).



⇨ Les clés de la victoire pour Tampa Bay, dimanche.

  • Établir le jeu au sol avec Bucky Irving, (photo ci-dessus) Rachaad White, et Sean Tucker, afin de contrôler le temps de possession du ballon, limiter l'inefficience de la défensive en la tenant le plus longtemps possible hors du terrain, et faciliter la tâche de Baker Mayfield, en ne l'obligeant pas à tenter de longues passes, sur des 3e essais.
  • En défensive : jouer avec agressivité en provoquant des revirements, et en pressant Bryce Young.
  • En attaque : être opportuniste en zone payante, finir les poussées offensives par des touchés au lieu de placements.
Chez les Panthers, on doit viser deux victoires, d'ici la fin de la saison, contre les Buccaneers, car ceux-ci détiennent le bris d'égalité en vertu d'une meilleure fiche que la Caroline, contre leurs adversaires communs, cette année.  

En effet, en cas d'égalité des fiches (victoires, défaites), à la fin du calendrier régulier, ce sont les Bucs qui seraient déclarés champions de la division.  Et dans leur autre partie, à part celles contre Tampa Bay, les Panthers devront affronter les Seahawks de Seattle (12-3), alors que les Buccaneers auront un moindre défi en se mesurant aux Dolphins de Miami (6-8).



⇨ Les clés de la victoire pour les Panthers.

  •  Une bonne performance du quart Bryce Young car il est inconstant d'un match à l'autre.  Lorsqu'il ne commet pas de revirements et que l'attaque au sol fonctionne bien, les Panthers gagnent généralement.
  • Le meilleur receveur de l'équipe, Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) doit revenir à son niveau de jeu du début de saison.  Au cours des trois dernières rencontres, il n'a saisi que cinq passes sur treize ciblées, pour des gains de 103 verges.  Il doit profiter de la faiblesse des Bucs contre les jeux de passes (30e de la Ligue).  Son coéquipier Jalen Coker doit également poursuivre sur son élan des derniers matchs.
  • La défense des Panthers est une des moins efficaces de la NFL pour faire pression sur les quarts arrières adverses.  Elle doit trouver les moyens d'harceler Mayfield et l'empêcher de compléter de longues passes à ses dangereux receveurs.
  • Bryce Young et ses coéquipiers de l'offensive doivent protéger le ballon, car la défensive de Tampa Bay a provoqué 20 revirements cette saison (dont 12 interceptions) tandis que la Caroline en a commis 18 (dont dix interceptions).
  • Limiter Mike Evans avec l'aide de leur as demi défensif Jaycee Horn.


En somme, même si les Buccaneers ont gagné leurs cinq matchs contre les Panthers, depuis que Bryce Young (photo ci-dessus) est leur quart partant, c'est difficile de prédire s'ils vont continuer leur série victorieuse contre lui, dimanche.  Ils ont certes l'équipe la plus talentueuse, surtout en attaque, mais Mayfield doit réussir à bien exécuter les jeux, ce qu'il ne fait plus assez depuis le début de la seconde moitié du calendrier.

Les Panthers ont l'avantage du terrain, là où ils ont gagné quatre de leurs six matchs cette saison.  Mais les Bucs n'ont pas joué depuis jeudi 11 décembre.  Ils ont donc eu plus de jours de repos et de préparation pour le duel contre la Caroline.  Bryce Young est imprévisible d'une semaine à l'autre.  Il peut être incroyable un jour, puis disparaître un autre jour.

Les preneurs aux livres misent sur Tampa Bay pour l'emporter par trois points.  Pour que cette prédiction s'avère, la défensive de Todd Bowles devra se ressaisir, et Mayfield se raplomber.  Je ne pense pas que les Panthers ont suffisamment d'attaque pour remporter cet affrontement crucial.

Buccaneers   23,     Panthers  20.