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vendredi 13 février 2026

HONNEURS INDIVIDUELS DANS LA NFL POUR LA SAISON 2025-26 : MATTHEW STAFFORD ÉLU LE JOUEUR LE PLUS UTILE À SON ÉQUIPE (MVP).



L'ultime honneur pour un joueur de la Ligue Nationale de Football, c'est de remporter le Super Bowl, le match de championnat du plus grand circuit de sports professionnels au monde.

Comme le disait un entraîneur chef à ses joueurs avant le début d'une telle rencontre ultime, pour le titre de champions de la grande Ligue : non seulement gagner cette partie est un honneur incomparable pour chaque footballeur victorieux, mais cette récompense, après plusieurs mois de dur labeur, souvent marqué par des blessures, rejaillit sur votre famille, et votre communauté d'appartenance, et ce, à tout jamais...

Mais il s'agit avant tout d'un honneur collectif, dans un sport d'équipe.  Durant la semaine du Super Bowl, la NFL honore également ses joueurs les plus méritants de la dernière saison.  Ces honneurs individuels soulignent en quelque sorte les exploits des joueurs qui ont illustré le grand spectacle du circuit Goodell.  

Ces athlètes exceptionnels, par leur jeu brillant et leur talent incroyable, ont attiré l'admiration de millions d'amateurs de football américain, et fait de ce sport exigeant, l'objet de passion, d'excellence et de fierté.



Parmi ces honneurs individuels, le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) est certes le plus convoité, puisqu'il est en quelque sorte celui du joueur par excellence de la NFL.  Celui du meilleur parmi les meilleurs.  Cette année, il a été décerné au vétéran quart arrière des Rams de Los Angeles, Matthew Stafford, au terme d'un scrutin très serré de l'Associated Press, via le vote de 50 journalistes et chroniqueurs sportifs.  Il accepté le trophée de MVP, flanqué de ses quatre charmantes petites filles, ses "plus ferventes cheerleaders".

Stafford a récolté 366 votes, dont 24 de première place, tandis que le quart arrière des Patriots de la Nouvelle Angleterre, Drake Maye, a recueilli 361 votes, dont 23 de première position.  Le top-5 a été complété par Josh Allen (QB des Bills de Buffalo) avec 91 votes; Christian McCaffrey (demi offensif des 49ers de San Francisco) avec 71 votes; et le quart arrière des Jaguars de Jacksonville, Trevor Lawrence, avec 49 bulletins en sa faveur.

Le titre de joueur offensif de l'année a été attribué au receveur Jaxon Smith-Njigba (272 votes), des champions Seahawks de Seattle; suivi de Christian McCaffrey (223 votes).  L'ailier éloigné Puka Nacua, des Rams, a fini 3e avec 170 votes, suivi du demi offensif des Falcons d'Atlanta, Bijan Robinson (168 votes), et de Drake Maye (58 votes).



La récompense du joueur défensif de la saison 2025-26 est allée à l'ailier Myles Garrett (photo ci-dessus), des Browns de Cleveland.  Avec ses 500 votes, il a éclipsé ses concurrents Will Anderson Jr (Texans), 117 votes; Nik Bonitto (Broncos) 63 votes; Aidan Hutchinson (Lions) 52 votes; et Micah Parsons (Packers) 42 votes.

Garrett a aussi remporté le "Deacon Jones Sack Leader Award" pour ses 23 sacs réussis cette saison, établissant ainsi un nouveau record de la NFL.  Brian Burns, des Giants de New York a terminé 2e avec 16½ sacs.

Il n'y a eu guère de doute en ce qui concerne la recrue offensive de l'année.  Le receveur des Panthers de la Caroline, Tetairoa McMillan l'a emporté haut la main, avec 445 votes.  Le quart Tyler Shough des Saints de la Nouvelle Orléans (168 votes), le porteur de ballon TreVeyon Henderson des Patriots (111 votes), le pivot Jaxson Dart des Giants (88 votes), et l'ailier espacé Emeka Egbuka des Buccaneers de Tampa Bay (66 votes), ont fini loin derrière.



Ce fut moins évident pour le choix de la recrue défensive de l'année.  Le secondeur des Browns de Cleveland, Carson Schwesinger (photo ci-dessus), a remporté l'honneur avec 441 voix, tandis que le demi de sûreté Nick Emmanwori, des Seahawks, devait se contenter de la 2e position avec 361 votes.  James Pearce Jr et son coéquipier des Falcons Xavier Watts, ainsi qu'Abdul Carter, des Giants, ont aussi été considérés, mais avec moins de cent votes chacun.

Parmi les joueurs courageux qui ont effectué le retour de l'année dans la Ligue Nationale, après une saison marquée par les blessures, le plus méritant a été Christian McCaffrey (395 voix), suivi d'Aidan Hutchinson (221 votes), Dak Prescott, des Cowboys de Dallas (167), et Trevor Lawrence (130).

Dans la catégorie intéressante et chaudement disputée, - celle des entraîneurs de l'année -, les surprenants finalistes du Super Bowl, Mike Vrabel et son assistant Josh McDaniels, des Patriots, ont triomphé.  Vrabel a coiffé le coach des Jaguars de Jacksonville Liam Coen par 302 voix contre 239.  Les votants ont aussi reconnu le travail formidable de Mike MacDonald, des Seahawks (191 votes), de Ben Johnson, des Bears de Chicago (145 voix), et de Kyle Shanahan, des 49ers de San Francisco (140 votes).



Le titre de joueur de ligne offensive de l'année (Protecteur) a été accordé à Joe Thuney, qui a vraiment fait une différence en faveur des Bears de Chicago.  Les autres finalistes dans ce domaine ont été Garett Bolles et Quinn Meinerz, de Broncos de Denver, Creed Humphrey (Chiefs de Kansas City), et Penei Sewell, des Lions de Détroit.

Le "Jim Brown Award" a été remis à James Cook III, des Bills de Buffalo, en tant que demi offensif ayant récolté le plus de verges (1 621) durant la campagne 2025-26.  Derrick Henry, des Ravens de Baltimore, a fini 2e avec 1 595 verges.

Pour le jeu de l'année, le choix s'est arrêté sur la fameuse bombe de 46 verges lancée en prolongation par le quart arrière des Bears, Caleb Williams, à DJ Moore, pour la victoire, le 20 décembre dernier.



Enfin, cinq anciens joueurs ont vu s'ouvrir pour eux les portes du Temple de la Renommée du Football en étant élu dans la classe de 2026.  Il s'agit du quart arrière Drew Brees (ex Saints, à droite sur la photo), de l'ailier éloigné Larry Fitzgerald (ex Cardinals, au centre), du botteur de précision Adam Vinatieri (ex Patriots), du demi offensif Rodger Craig (ex 49ers), et du secondeur Luke Kuechly (ex Panthers).

En remportant le titre de Joueur de l'Année, Matthew Stafford a aussi annoncé qu'il serait de retour pour une 18e saison dans la NFL, l'automne prochain.  Le vétéran de 38 ans est rendu à un âge où la très grande majorité des footballeurs ont pris leur retraite depuis longtemps, la moyenne de durée des carrières dans la grande Ligue étant de cinq saisons.  L'endurance de Stafford est tout à fait remarquable.  Il joue presque toujours en dépit de blessures.

 Son retour est un soulagement pour l'organisation des Rams de Los Angeles.  Elle pourra compter sur Stafford pour tenter d'atteindre à nouveau le Super Bowl, la saison prochaine.  Il s'en est fallu de peu pour qu'elle réussisse à y parvenir cette saison.  Un 4e essai raté, à six verges des buts des Seahawks de Seattle, avec cinq minutes à jouer, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, leur a probablement coûté la victoire, et une place dans le Super Bowl LX.



Sur le jeu en question, Stafford devait rejoindre le demi offensif Kyren Williams sur la ligne des buts, mais, manque de chance, celui-ci s'est retrouvé entouré par deux joueurs des Hawks.  Le quart des Rams, sous pression de la défensive adverse, a tenté rapidement de trouver un dépanneur en lançant en  direction de l'ailier rapproché recrue Terrance Ferguson, mais la passe n'a pu être complétée.  Seattle a repris le ballon sur ce 4e essai avorté, et les Seahawks ont écoulé suffisamment de temps au cadran pour confirmer leur gain de 31 à 27.

Le gérant général des Rams, Les Snead, est conscient de la chance d'avoir Matthew Stafford pour diriger la meilleure offensive de la NFL.  Mais il sait aussi que les saisons restantes de son quart étoile sont comptées.  L'urgence de remporter un autre Super Bowl avec lui, c'est maintenant.  Pour y parvenir, Snead doit corriger des problèmes qui ont empêché les Rams d'aller jusqu'au bout cette année.

D'abord, il faut améliorer la ligne tertiaire, qui a beaucoup faibli en seconde moitié de saison, en accordant beaucoup trop de jeux explosifs aux adversaires.  Quatre des demis de coin de l'équipe pourraient devenir agents libres ce printemps, et Snead (photo ci-dessous) devra aussi décider s'il relève l'option de 5e année du contrat d'Emmanuel Forbes Jr.



Pour rebâtir cette troisième ligne de défense, les Rams pourraient avoir recours au marché des joueurs autonomes, utiliser au moins un de leurs deux choix de première ronde au prochain repêchage, et/ou procéder par le biais d'échanges.

Une autre priorité de l'inter saison sera de redresser la situation des unités spéciales.  Leurs défaillances en 2025-26 a coûté au moins quatre des cinq défaites des Rams lors du dernier calendrier.  Bottés bloqués ou ratés, mauvais blocage sur les tentatives de placement ou les retours de bottés, revirements commis par des retourneurs de bottés déficients, bref, beaucoup de mauvais jeux ont fait chuter ces unités parmi les pires de la NFL.

Au sujet de la faiblesse sur les retours de bottés, les Rams pourraient peut-être chercher à mettre sous contrat le rapide Rashid Shaheed, qui devient agent libre ce printemps.  Il a aidé les Seahawks à remporter le championnat de la Ligue, la semaine passée, après avoir été échangé par les Saints de la Nouvelle Orléans, à la mi-saison.



Même si le club dirigé par l'entraîneur Sean McVay (ci-dessus) a présenté la meilleure attaque de la NFL cette saison, il aurait avantage à ajouter un autre ailier espacé fiable, à sa formation offensive.  Les deux premiers postes sont occupés par les excellents receveurs Puka Nacua et Davante Adams, mais ils sont susceptibles d'être blessés, comme c'est arrivé au cours des dernières campagnes.

Il faudrait au moins un remplaçant de qualité lorsqu'ils doivent s'absenter de l'alignement.  Le petit Tutu Atwell avait été signé pour un an, dans ce but, mais il a été blessé et inefficace pour la plus grande partie de la saison.  McVay a compensé ce manque de personnel compétent par un savant usage de ses ailiers rapprochés, mais il faudrait définitivement ajouter de la profondeur dans ce groupe de receveurs.

Les Snead a beaucoup de pain sur la planche en prévision de la prochaine saison, même avant le repêchage des 23, 24 et 25 avril à Pittsburgh.

🏈🏈🏈

Ce fut une saison captivante pour moi en rendant compte, pour la première fois, de presque tous les matchs des 32 clubs de la NFL.  Comme les joueurs et les entraîneurs de la Ligue, je prends une pause bien méritée avant la prochaine campagne qui promet encore d'être excitante et passionnante.  J'espère que vous avez apprécié mes efforts pour illustrer ce merveilleux sport, au cours des derniers mois.  À bientôt !

H. Reynolds...              

mardi 6 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. RAMS @ CAROLINA ⇨ LES RAMS ONT UN COMPTE À RÉGLER AVEC LES PANTHERS...



Le tournoi pour décrocher le prestigieux trophée Lombardi, symbole ultime du championnat de la Ligue Nationale de Football, démarre samedi en fin d’après-midi. Les Rams de Los Angeles (12-5) se déplacent à Charlotte pour affronter les Panthers de la Caroline (8-9), champions de la division Sud de la Conférence Nationale.

Le club californien, mené par l’entraîneur chef Sean McVay, est largement favori, avec une avance de 10 points, pour remporter ce duel éliminatoire qui paraît déséquilibré.  

Tandis que les Rams sont une des principales puissances de la NFL, avec le quart arrière Matthew Stafford aux commandes de la meilleure offensive du circuit Goodell (no 1 pour les points ⇨ 30,5 par match, les verges totales ⇨ 394,6 et les verges par la passe ⇨ 268,1), les Panthers se présentent avec un dossier négatif de huit victoires, neuf défaites, et la 6e pire attaque de la Ligue, avec une production de 18,3 points par rencontre, ainsi que 295,6 verges d'attaque en moyenne par joute (27e).



Mais quand les deux formations se sont rencontrées le 30 novembre dernier, c'est le club du coach Dave Canales qui a eu le meilleur en surprenant les Rams 31 à 28.  À partir de ce revers difficile à encaisser, les protégés de Sean McVay (photo ci-dessus) ont connu beaucoup de problèmes, surtout en défensive, et ils ont déçu en fin de saison, avec une fiche de trois gains et trois échecs.

Ce fut donc cette déconvenue à Charlotte, à la fin de novembre, qui a commencé une période de ralentissement qui leur a fait perdre le premier rang au classement de la Conférence Nationale et, ultérieurement, le championnat de leur division (Ouest de la NFC).  Les Rams ont donc une revanche à prendre contre les Panthers, pour effacer cette défaite qui a malheureusement bouleversé une saison jusque-là très réussie.  En même temps, c’est un sérieux rappel de respecter l’adversaire et de ne pas le sous-estimer. 

Lors de ce match de fin novembre, joué sous une pluie battante, Matthew Stafford a commis trois revirements : deux interceptions et un échappé, qui ont transformé une victoire en défaite à des moments clés.  Sinon, Stafford avait mené une attaque qui a rapporté quatre touchés et accumulé un total de 379 verges.  Malgré les revirements, cela aurait dû suffire pour assurer une victoire.



C'est plutôt la défensive des Rams qui a été responsable du revers.  Contre la faible attaque des Panthers, elle a permis trois passes de touché de 35, 33 et 43 verges au modeste quart arrière des Panthers, Bryce Young (photo ci-dessus).  La défense contre la course a également été médiocre, laissant filer 164 verges aux porteurs de ballon adverses.

À part le centre de la première ligne de défense, Poona Ford, presque tous les autres joueurs de l’unité ont mal performé, notamment le demi défensif Emmanuel Forbes, qui a accordé cinq passes pour un total de 110 verges, et deux touchés, aux receveurs de la Caroline.  La ligne défensive n’a pas su exercer suffisamment de pression sur Bryce Young pour l’empêcher de faire des dégâts dans les zones intermédiaires et profondes.

Dans les matchs suivants, cette brigade défensive a continué de concéder beaucoup trop de gros jeux de dix, vingt verges et plus aux adversaires.  Les Rams doivent apporter des changements pour combler ces lacunes s’ils veulent continuer leur parcours plus loin, en séries éliminatoires.



La tertiaire ayant été malmenée au cours des dernières semaines, elle pourra au moins récupérer le demi de sûreté Quentin Lake (photo ci-dessus), qui a beaucoup manqué à l'équipe en ratant les sept derniers matchs, à cause d'une grave blessures à un coude.  Au cours de cette période, la défensive a accordé 31 points et plus, en trois occasions.  

L'offensive des Rams s'est également ressentie de l'absence du receveur étoile Davante Adams, ainsi que des joueurs de ligne Alaric Jackson, Kevin Dotson et Rob Havenstein.  Adams et Jackson seront de retour au jeu samedi, tandis que Dotson est encore un cas incertain, et que Havenstein est toujours sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Les Rams misent sur ces joueurs pour permettre à l’attaque de compenser les lacunes de la défense en boostant la production offensive.  Et, samedi, en Caroline, il faudra bien sûr, éviter de commettre des revirements coûteux.  Quand Stafford (photo ci-dessous) a lancé au moins une interception, cette année, les Rams ont perdu trois matchs sur cinq.
     


Chez les Panthers, on va espérer que Bryce Young sera dans un bon jour, samedi.  Il a excellé dans la victoire de 31 à 28 des siens, le 30 novembre contre les Rams (coefficient d'efficacité de 147,1), mais plus souvent qu'autrement, il a offert des performances décevantes cette saison. 

Lorsqu'il a été sous pression par le "pass rush" adverse, de la semaine 9 à la semaine 18, il n'a complété que 48,1 % de ses passes, pour un touché, et une moyenne de 5,6 verges de gains par tentative.  Samedi, ce sera donc important pour le front défensif des Rams de ne pas lui laisser beaucoup de temps pour décocher ses passes.  

Le 30 novembre, lorsqu'il n'a pas été pressé par les joueurs défensifs des Rams, Young a complété 82,4 % de ses passes pour 198 verges et trois touchés (11,6 verges par tentative).  Pourtant, la ligne offensive de la Caroline est une des pires de la NFL pour bloquer lors des situations de passes, et la défensive des Rams est 7e dans la Ligue pour générer de la pression sur les quarts ennemis.  Il n'y a donc pas de raison pour qu'elle laisse Young travailler à sa guise, derrière la ligne de mêlée.



Young a profité du retour au jeu de son ailier éloigné Jalen Coker (photo ci-dessus), qui a raté les six premiers matchs de son équipe en raison d'une blessure.  Coker a capté 19 passes, pour 244 verges et trois touchés au cours de ses cinq dernières rencontres.  Il est devenu une menace complémentaire au meilleur receveur de son club, Tetairoa McMillan.  Les défenseurs des Rams devront le surveiller de près.

Les joueurs des Rams sont généralement plus talentueux, et ont plus d'expérience en séries de fin de saison, que leurs rivaux des Panthers.  Leur supériorité se voit surtout en attaque, avec le quart arrière Matthew Stafford, les demis offensifs Kyren Williams et Blake Corum, ainsi qu’un groupe de receveurs composé de Puka Nacua, Davante Adams, et des ailiers rapprochés Tyler Higbee et Colby Parkinson.



Il reste à s'assurer d'une bonne exécution des jeux offensifs, et à minimiser les jeux explosifs de l'attaque adverse, pour gagner cet affrontement de samedi, en Caroline.  Il est aussi essentiel de gagner la guerre des tranchées.  Les Rams avaient été dominés physiquement par les Panthers, lors de la défaite de 31 à 28, le 30 novembre dernier, à Charlotte.

Rams  26,     Panthers   20.                 

jeudi 1 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : CAROLINE À TAMPA BAY ⇨ RENCONTRE DÉCISIVE POUR LE TITRE DE LA DIVISION SUD DE LA NATIONALE.



Nous en sommes rendus à la dernière semaine du calendrier régulier de la Ligue Nationale de Football.  Quatre des huit titres de championnat de division restent à déterminer, de même que deux places en séries éliminatoires.

L'une de ces dernières pourrait être conquise par les Panthers de la Caroline (8-8), samedi, s'ils l'emportent sur les Buccaneers de Tampa Bay (7-9), au Raymond James Stadium, en Floride.

Même s'il perd ce match, le club de l'entraîneur chef Dave Canales pourraient tout de même avoir l'avantage au bris d'égalité, si les Falcons d'Atlanta battent les Saints de la Nouvelle Orléans, dimanche, en début d'après-midi.  Ce serait un premier titre de championnat pour les Panthers depuis 2015, et une première participation aux matchs éliminatoires, depuis 2017.  Les Buccaneers ont fini en tête de cette section Sud de la Conférence Nationale au cours des quatre plus récentes campagnes.



Au cours des dernières années, cette division a souvent été la plus faible de la NFL.  Les Bucs ont même terminé la saison 2022 au sommet de cette section, avec une fiche perdante de huit gains contre neuf échecs.  Les trois autres formations avaient cumulé des dossiers de 7-10.

Cette année n'a pas fait exception.  Tampa Bay, et la Caroline, pourraient terminer avec un bilan de 8-9, et gagner néanmoins la course au championnat, dans le Sud de la NFC.

Même s'ils viennent de perdre sept de leurs huit derniers matchs, les Buccaneers sont le choix des parieurs pour gagner par 2½ points contre les Panthers, samedi, en fin d'après-midi.  Pourtant, les Panthers les ont vaincus 23 à 20, pas plus tard qu'il y a deux semaines, à Charlotte.



Il est vrai que tout peut arriver samedi à Tampa Bay.  Même si les Bucs ont été une des pires équipes du circuit Goodell à partir de la mi-saison, leurs effectifs en attaque sont potentiellement dangereux, avec le quart arrière Baker Mayfield disposant d'excellents receveurs comme Mike Evans (photo ci-dessus), Chris Godwin, Emeka Egbuka, Jalen McMillan, et l'ailier rapproché Cade Otton.

Mais le problème, c'est que le quart Baker Mayfield éprouve d'énormes difficultés depuis la semaine 10, soit après la semaine de congé (bye) de son équipe.  Tampa Bay présentait alors une impressionnante fiche de six victoires, deux revers, et semblait voguer facilement vers un cinquième championnat de suite dans la section Sud de la NFC.

Il est vrai que quatre de ces victoires avaient été acquises grâce à des poussées offensives victorieuses de fin de partie, orchestrées par un Baker Mayfield très opportuniste. Lors de ces victoires arrachées in extremis, l’écart total de points n’avait été que de neuf.  Mayfield jouait tellement bien qu'il était un candidat précoce au titre de joueur le plus utile à son club (MVP) dans la Ligue Nationale.



Ce fut exactement l'inverse dans quatre des plus récentes rencontres de l'équipe, perdues par quatre points ou moins.  Depuis un mois et demi, Mayfield (photo ci-dessus) a vu son rendement s'effondrer, et chuter parmi les pires de tous les quarts arrières de la Grande Ligue.  Son coefficient d'efficacité a dégringolé à 72,6 au cours des six dernières rencontres.

Mayfield semble affecté depuis quelques matchs par des blessures à l'épaule et à un genou.  Contre les Panthers, il y a deux semaines, il n'a complété que dix-huit passes pour 145 verges, un touché, et une interception.  Si on enlève les dix-huit verges perdues sur les deux sacs qu'il a subis, le total de verges aériennes de Mayfield tombe à 127.  Difficile de gagner, avec une telle performance.

Aucune des trois unités, ou phases de jeux, ne fonctionne vraiment bien depuis le début du mois de novembre.  En défensive, plusieurs joueurs sont blessés et vont peut-être jouer malgré tout, étant donné l'importance du match de samedi.  Mais vont-ils pouvoir offrir une performance suffisante ? 
 


La défense contre les jeux de passes est particulièrement affaiblie.  Elle se situe maintenant en 26e position dans la NFL, en accordant 236,4 verges en moyenne par rencontre, et, au total, cette brigade, qui joue mal depuis deux mois, a vu sa moyenne de points concédés par partie, gonfler à 24,8, pour péricliter en 24e place de la Ligue.

Chez leurs adversaires de la Caroline, la situation en défensive est plus enviable.  Elle occupe le milieu du peloton dans le circuit Goodell avec une moyenne de 22,8 points concédés par partie.  C'est plutôt l'offensive qui connaît des pannes trop fréquentes.  Elle ne produit que 18,6 points par joute, et se classe 27e dans la Ligue Nationale.

Le quart arrière Bryce Young est capable du meilleur et du pire.  Comme son équipe, il alterne les mauvaises et les bonnes performances.  Il est imprévisible.  Les Panthers doivent s'arranger pour gagner des matchs à bas pointage, en espérant que leur défense tienne le coup, et que leur offensive réussisse à établir d'abord le jeu au sol avec leurs porteurs de ballon, qui sont heureusement d'assez bonne qualité (Rico Dowdle et Chuba Hubbard).



Mais Bryce Young devra trouver le moyen d'exploiter la faiblesse de la défense anti aérienne des Bucs, pour permettre à son équipe de l'emporter samedi.  Son atout principal en tant que receveur demeure la recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), soutenu par les contributions modestes mais essentielles des autres ailiers espacés, Jalen Coker et Xavier Legette, ainsi que de ses demis défensifs, pour attraper les passes et faire avancer les chaîneurs avec constance.

Ce n'est pas le Pérou, mais ça peut suffire, contre des Buccaneers qui semblent continuer de s'enfoncer dans des sables mouvants depuis deux mois.  Ça va encore se régler sur le "fil du rasoir", samedi, à Tampa Bay, dans ce qui est un match éliminatoire, avant le temps...

Panthers  24,     Buccaneers  23.            

vendredi 19 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : TAMPA BAY @ CAROLINE ⇨ QUI DE BRYCE YOUNG ET DE BAKER MAYFIELD SERA À SON MIEUX POUR CE MATCH CRUCIAL ?



La division Sud de la Conférence Nationale est vraiment particulière ! Les Buccaneers de Tampa Bay (7-7) l’ont dominée ces quatre dernières saisons, mais lors des trois plus récentes, ils n’ont eu besoin que de neuf, huit, et dix victoires pour décrocher le titre.  Et ça semble bien parti pour être pareil cette année.

Les Bucs sont actuellement à égalité avec les Panthers de la Caroline (7-7) en tête de leur section, et les deux équipes s’affronteront à deux reprises d’ici la fin de la campagne, dont un match dimanche, en Caroline.

Ces dernières semaines ont été frustrantes pour les deux adversaires, incapables de tirer parti des défaites de l’autre, lors de parties qu’ils auraient dû remporter, face à des clubs plus faibles.  



Par exemple, jeudi de la semaine passée, Tampa Bay s'est incliné 29 à 28 contre les Falcons d'Atlanta; et dimanche dernier, les Panthers ont plié l'échine 20 à 17 face aux Saints de la Nouvelle Orléans.  Dans les deux cas, ce fut un botté de placement décisif, dans les dernières secondes du match. qui a causé leur perte.  Et les deux clubs perdants avaient laissé filer de bonnes avances au pointage durant ces parties.

Alors que les Panthers ont alterné entre victoires et défaites au cours des deux derniers mois, les Buccaneers, eux, se sont montrés plus réguliers… dans les revers. Ils ont perdu cinq de leurs six derniers matchs, et six de leurs huit derniers.

Les blessures à plusieurs de leurs joueurs clés ont certes nui aux Bucs, sinon, ils auraient une bonne avance en tête de leur faible division, avec trois parties à jouer au calendrier régulier.  Le quart arrière Baker Mayfield n'offre pas de bonnes performances depuis la mi-saison, soit depuis qu'il joue malgré une blessure à l'épaule gauche.  Mais c'est surtout la défensive de l'entraîneur chef Todd Bowles qui déçoit depuis ce temps.



D'ailleurs, Bowles, un homme généralement calme et modéré, a exprimé son mécontentement, en point de presse, après la plus récente défaite de son club, à domicile, contre Atlanta.  Il a accusé ses joueurs de manquer de professionnalisme, et de ne pas faire leur job.  Il a même avoué qu'il ne savait plus quoi faire pour les réveiller et les sortir de leur mauvaise passe.

En défensive, c'est horrible.  On ne joue pas ensemble, on manque des plaqués et des couvertures, et on donne beaucoup trop de gros jeux et de points.  

La défense contre la passe a chuté en 30e place de la NFL.  Elle concède une moyenne de 246,9 verges par match.  En zone payante ("red zone"), c'est la catastrophe : les adversaires ont un taux d'efficacité de 72,2 %.  Et 26,8 % des présences des opposants, dans cette partie du terrain, se sont terminées par un touché.  Au 4e quart, ce pourcentage grimpe à 35,5 %.



En offensive, les trois meilleurs receveurs de l'équipe (McMillan, Evans et Godwin) sont enfin revenus au jeu, après de longues absences dues à des blessures, mais leur quart arrière Baker Mayfield (photo ci-dessus) a été erratique plus souvent qu'autrement.  Dans l'échec contre les Falcons, il a quand même complété 19 passes, pour des gains de 277 verges et deux touchés.  Mais il a aussi lancé une interception coûteuse, et subi cinq sacs.

Il n'a pas du tout contribué à l'attaque au sol (une seule course pour une verge), ce qui est pourtant un de ses atouts normalement.  Sa blessure à l'épaule le restreint probablement, à ce chapitre.  Il ne veut pas l'aggraver en risquant d'être frappé quand il court.

Son meilleur ailier éloigné, Mike Evans (photo ci-dessous), a connu un excellent match contre les Falcons en captant six passes pour des gains de 132 verges.  Mais il a été plaqué durement en quelques occasions, lui qui revient à peine d'une brisure à un os de la clavicule.  En fin de rencontre, sur les lignes de côté, il était visiblement furieux de voir la défensive de son équipe se faire malmener, avant le placement victorieux de 43 verges de Zane Gonzalez, des Falcons.



Peut-être était-il aussi en maudit contre Mayfield qui rate beaucoup trop de passes, surtout depuis les deux dernières semaines.  Près du quart de ses relais ont manqué de précision, durant cette période.  En fait, Mayfield est un des pires pivots de la NFL depuis la mi-saison (33e parmi les QB éligibles).

Si Evans a bien performé contre Atlanta, le problème, c'est que, de l'autre côté, la défensive des Bucs a permis à l'ailier rapproché des Falcons, Kyle Pitts, de connaître le match de sa vie, en marquant trois touchés et en accumulant 166 verges de gains aériens, sur onze attrapés.  Presque la moitié de ces verges ont été acquises après réception.  D'ailleurs, les Bucs sont les 2e pire de la NFL dans cette catégorie (1 882 verges accordées après attrapés).



Les clés de la victoire pour Tampa Bay, dimanche.

  • Établir le jeu au sol avec Bucky Irving, (photo ci-dessus) Rachaad White, et Sean Tucker, afin de contrôler le temps de possession du ballon, limiter l'inefficience de la défensive en la tenant le plus longtemps possible hors du terrain, et faciliter la tâche de Baker Mayfield, en ne l'obligeant pas à tenter de longues passes, sur des 3e essais.
  • En défensive : jouer avec agressivité en provoquant des revirements, et en pressant Bryce Young.
  • En attaque : être opportuniste en zone payante, finir les poussées offensives par des touchés au lieu de placements.
Chez les Panthers, on doit viser deux victoires, d'ici la fin de la saison, contre les Buccaneers, car ceux-ci détiennent le bris d'égalité en vertu d'une meilleure fiche que la Caroline, contre leurs adversaires communs, cette année.  

En effet, en cas d'égalité des fiches (victoires, défaites), à la fin du calendrier régulier, ce sont les Bucs qui seraient déclarés champions de la division.  Et dans leur autre partie, à part celles contre Tampa Bay, les Panthers devront affronter les Seahawks de Seattle (12-3), alors que les Buccaneers auront un moindre défi en se mesurant aux Dolphins de Miami (6-8).



Les clés de la victoire pour les Panthers.

  •  Une bonne performance du quart Bryce Young car il est inconstant d'un match à l'autre.  Lorsqu'il ne commet pas de revirements et que l'attaque au sol fonctionne bien, les Panthers gagnent généralement.
  • Le meilleur receveur de l'équipe, Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) doit revenir à son niveau de jeu du début de saison.  Au cours des trois dernières rencontres, il n'a saisi que cinq passes sur treize ciblées, pour des gains de 103 verges.  Il doit profiter de la faiblesse des Bucs contre les jeux de passes (30e de la Ligue).  Son coéquipier Jalen Coker doit également poursuivre sur son élan des derniers matchs.
  • La défense des Panthers est une des moins efficaces de la NFL pour faire pression sur les quarts arrières adverses.  Elle doit trouver les moyens d'harceler Mayfield et l'empêcher de compléter de longues passes à ses dangereux receveurs.
  • Bryce Young et ses coéquipiers de l'offensive doivent protéger le ballon, car la défensive de Tampa Bay a provoqué 20 revirements cette saison (dont 12 interceptions) tandis que la Caroline en a commis 18 (dont dix interceptions).
  • Limiter Mike Evans avec l'aide de leur as demi défensif Jaycee Horn.


En somme, même si les Buccaneers ont gagné leurs cinq matchs contre les Panthers, depuis que Bryce Young (photo ci-dessus) est leur quart partant, c'est difficile de prédire s'ils vont continuer leur série victorieuse contre lui, dimanche.  Ils ont certes l'équipe la plus talentueuse, surtout en attaque, mais Mayfield doit réussir à bien exécuter les jeux, ce qu'il ne fait plus assez depuis le début de la seconde moitié du calendrier.

Les Panthers ont l'avantage du terrain, là où ils ont gagné quatre de leurs six matchs cette saison.  Mais les Bucs n'ont pas joué depuis jeudi 11 décembre.  Ils ont donc eu plus de jours de repos et de préparation pour le duel contre la Caroline.  Bryce Young est imprévisible d'une semaine à l'autre.  Il peut être incroyable un jour, puis disparaître un autre jour.

Les preneurs aux livres misent sur Tampa Bay pour l'emporter par trois points.  Pour que cette prédiction s'avère, la défensive de Todd Bowles devra se ressaisir, et Mayfield se raplomber.  Je ne pense pas que les Panthers ont suffisamment d'attaque pour remporter cet affrontement crucial.

Buccaneers   23,     Panthers  20.  

dimanche 23 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : CAROLINE À SAN FRANCISCO ⇨ BROCK PURDY ET SON ATTAQUE DOIVENT COMPENSER POUR LA FAIBLESSE DE LA DÉFENSIVE DES 49ers.



L'offensive sera à l'honneur au Monday Night Football, quand les Panthers de la Caroline (6-5) s'attaqueront aux 49ers (7-4), à San Francisco.  La défensive de l'équipe hôtesse est affaiblie par des blessures à plusieurs joueurs clés, ce qui ouvre la porte à une bonne performance du quart arrière Bryce Young, des Panthers.

Celui-ci a été brillant lors de la victoire de son club au compte de 30 à 27, en prolongation, contre les Falcons d'Atlanta, dimanche dernier.  Il a établi un record de franchise avec des gains aériens de 448 verges et trois passes de touché.  Avec cette victoire, leur 5e dans leurs 7 dernières parties, la troupe de l'entraîneur Dave Canales s'est approchée à un demi match des Buccaneers de Tampa Bay et du premier rang de la division Sud de la Conférence Nationale.

Si Bryce Young a été la vedette de ce gain important contre un rival de section, il doit partager ce statut avec son receveur Tetairoa McMillan (photo ci-dessous).  Ce dernier a capté huit passes pour 130 verges et deux touchés.  Il a développé une belle complicité avec Young, et il doit être considéré pour le titre de recrue offensive de l'année dans la Conférence Nationale.



Les Panthers connaissent une saison au-delà des attentes, et ils tentent de mériter une première place en séries éliminatoires depuis 2017.  Ils ont été éprouvés par sept années de misère, depuis ce temps.  Leur parcours est étrange jusqu'ici, en 2025.  Ils remportent des victoires surprises contre de grosses équipes, mais ils perdent parfois contre des clubs faibles.  Ça va de pair avec l'inconstance des performances de Bryce Young.

Leur identité tourne autour d'une attaque au sol efficace, avec les porteurs de ballon Chuba Hubbard et Rico Dowdle, appuyée par une défensive moyenne, mais suffisante.  Ce qui leur manque pour être un vrai club gagnant, ce sont de bonnes performances de Young, avec plus de régularité.

De belle opportunités se présenteront au jeune quart arrière de la Caroline, lundi soir, face à la défensive des Niners, qui en arrache depuis la perte de plusieurs de ses membres, à cause des blessures.  Après avoir établi solidement l'attaque au sol, Young pourra retrouver le rythme et la précision de ses passes qui lui ont permis de connaître tant de succès contre les Falcons, la semaine dernière.



Pour leur part, pour suppléer à la générosité de leur défensive en faveur des attaques ennemies, l'offensive de 49ers doit être efficace en marquant beaucoup de points.  Ce fut d'ailleurs le cas, la semaine passée, dans leur victoire de 41 à 22, contre les Cardinals de l'Arizona.  

Le quart arrière Brock Purdy (photo ci-dessus) a été superbe à son retour au jeu, après plusieurs semaines d'absence en raison de blessures.  Il a lancé trois passes de touché et seulement sept passes incomplètes, dans ce gain qui permet à son équipe de rester dans la course au championnat de la division Ouest de la Conférence Nationale.  Les Niners ne sont qu'à un match et demi des meneurs, les Rams de Los Angeles.

Purdy a retrouvé sa complicité habituelle avec l'ailier rapproché George Kittle.  Celui-ci a également retrouvé la forme après avoir dû lui aussi surmonter une blessure sérieuse en début de saison.  Dans ses deux dernières joutes, il a saisi 15 passes pour 151 verges et trois touchés, dont quelques-uns ont été très spectaculaires.



Une autre raison pour laquelle on pourrait assister à une rencontre divertissante au pointage élevé, lundi prochain, c'est que les deux quarts arrières en présence pourraient travailler à leur aise, parce que les défensives des deux clubs n'ont pratiquement pas de "pass rush".  Elles ne mettent la pression sur les quarts adverses qu’environ 25 % du nombre des jeux.  La défense des Panthers n'a réussi que 16 sacs cette année, et celle des 49ers est encore pire, avec ses 12 petits sacs enregistrés.

Le demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessus) affrontera son ancienne équipe pour la première fois depuis qu'elle l'a échangé aux Niners, en 2022.  C'est certain qu'il aura encore sa large part dans le plan de match du coach Kyle Shanahan, surtout comme receveur de passe.  La défensive des Panthers éprouve beaucoup de difficultés cette année contre les porteurs de ballon qui quittent le champ arrière pour recevoir des passes.  Et c'est encore pire quand des mouvements à la ligne de mêlée ont précédé ce type de jeu.



La défense contre la passe des Panthers est également vulnérable contre les jeux explosifs, et elle accorde trop de verges après les attrapés.  Des faiblesses qui tombent justement dans les forces de l'attaque des 49ers.

Le calendrier des porte couleurs du club de la Caroline est difficile, d'ici la fin de la présente campagne.  Les Panthers n'affronteront qu'une seule équipe qui a présentement une fiche négative.  Le duel contre les Niners sera divertissant pour les amateurs de football, mais Purdy et sa bande risquent de gâcher les choses pour la troupe de Dave Canales.  Les parieurs favorisent San Francisco par un touché converti, dans ce prometteur Monday Night Football.

Panthers   23,     49ers   27.         

jeudi 13 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : CAROLINA À ATLANTA ⇨ BRYCE YOUNG INCAPABLE DE PROPULSER L'ATTAQUE DES PANTHERS...



Match important entre rivaux de division dimanche à Atlanta, quand les Falcons (3-6) accueilleront les Panthers de la Caroline (5-5).  Les Falcons ont subi une 4e défaite de suite, dimanche dernier, à Berlin, en baissant pavillon 31 à 25, en prolongation, contre les Colts d'Indianapolis.  Depuis le début de la présente campagne, ils n'ont vaincu qu'un seul club avec une fiche positive (Buffalo).

La défensive de l'équipe du pilote Raheem Morris ne peut compenser pour la faiblesse de l'attaque conduite par l'inefficace quart arrière Michael Penix.  Dans le revers contre les Colts, il n'a complété que 12 passes sur 28, pour 177 verges.

La série de défaites d'Atlanta correspond à la baisse de production du demi offensif Bijan Robinson.  Durant les cinq premières parties de son club, Robinson a été fantastique, autant comme porteur de ballon, que comme receveur de passes.  Les Faucons avaient alors un dossier de 3-2.  Par la suite, Robinson (photo ci-dessous) a été incapable de franchir la barre des 100 verges au sol, et il n'a plus marqué le moindre touché, dans les quatre défaites des siens.



Pendant ce temps, c'était l'inverse pour les porteurs de ballon des clubs adverses.  La défense contre le jeu au sol des Falcons est devenue une passoire, allouant près de cinq verges par course.  Dimanche passé, l'offensive des Colts a totalisé 519 verges de gains, dont 323 au sol.  Leur as demi offensif Jonathan Taylor a gagné à lui seul 286 verges, passes et courses, en plus de trois touchés.

De semaine en semaine, les Falcons trouvent de nouveaux moyens de perdre.  L'offensive déçoit vraiment avec tous les premiers choix de repêchage qu'elle aligne.

Dans la mauvaise passe où ils se trouvent, peuvent-ils espérer prendre leur revanche sur la lourde défaite 30 à 0 subie en semaine 3 face aux Panthers ?  Les experts et les preneurs aux livres semblent le croire, puisqu'ils les favorisent par 3½ points, dimanche.



De leur côté, les Panthers de la Caroline représentent une énigme depuis le début de la saison.  Ils remportent des victoires surprenantes, et perdent des matchs qu'ils devraient gagner.  Comme celui de la semaine passée, un revers inexplicable contre les médiocres Saints de la Nouvelle Orléans (2-8) par la marque de 17 à 7.

Le quart arrière Bryce Young (photo ci-dessus) a été encore atroce en complétant 17 passes pour seulement 124 verges, en plus de commettre une interception coûteuse.  Young n'a pas dépassé les 150 verges de gains aériens pour une troisième partie d'affilée.  Et il a atteint 200 verges une seule fois cette année.

Les Panthers n'ont marqué qu'un total de 45 points dans leurs quatre dernières rencontres.  Seule la recrue Tetairoa McMillan performe chez les receveurs (61,8 verges en moyenne par match).  Après lui, Xavier Legette gagne une faible moyenne de 22,6 verges par joute.  Le moteur de l'offensive, le porteur de ballon Rico Dowdle, est puissant, mais quand les défenses opposées limitent sa production, les Panthers tombent au neutre, offensivement.



À cause de certaines victoires surprenantes, comme celle de 30 à 0, lors de la semaine 3, contre Atlanta, on a peut-être surévalué le club de football de la Caroline.  Bryce Young, un ancien premier choix de repêchage, pour lequel les Panthers ont payé un fort prix, ne livre pas la marchandise, et on devra se rendre compte finalement, qu'il n'est pas l'homme de la situation.

Les Falcons n'ont pas le choix, ils doivent gagner dimanche, pour espérer sauver leur saison, qui s'en va à la dérive.  Avant le début de la campagne 2025-26, plusieurs experts leur prédisaient le championnat de la division Sud de la Conférence Nationale.  Ils répètent cela depuis déjà quelques années.  Et ils se trompent toujours...

Panthers   17,    Falcons   20.       

jeudi 30 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 9 : CAROLINA @ GREEN BAY ⇨ BRYCE YOUNG REVIENDRAIT AU JEU CONTRE LES PACKERS.



Tout indique que le quart arrière Bryce Young, des Panthers de la Caroline (4-4) effectuera un retour au jeu dimanche, à Green Bay, contre les Packers (5-1-1).

Le club dirigé par l'entraîneur Dave Canales a cruellement besoin de ses services, surtout après que son absence ait été ressentie lors de la débâcle de 40 à 9 des Panthers, la semaine dernière, contre les Bills de Buffalo, où le quart remplaçant Andy Dalton s'est montré totalement inefficace à la tête de l'attaque.



S'il joue, Young (ci-dessus) devra cependant composer avec une ligne offensive remodelée, à cause des nombreuses blessures à ses membres réguliers.  Le garde Brady Christensen a notamment subi une grave blessure au tendon d'Achille, dans la débandade contre les Bills.

Même si les Panthers affichent un ratio de .500 cette saison, ils n'ont pas vraiment dépassé les attentes, qui étaient déjà très modestes avant le début de cette campagne.  Leurs victoires ont été remportées contre des clubs plutôt faibles, qui ont tous des fiches négatives.

Et Young a offert des performances mi figues mi raisins, jusqu'à maintenant, cette année (61,6 % de passes complétées pour 1 288 verges, 11 touchés, 5 interceptions, et un coefficient d'efficacité de 84,4).



L'attaque aérienne de la Caroline a été anémique cette saison, avec des gains de 179,5 verges, en moyenne, par match.  Seul l'ailier éloigné recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) offre un rendement satisfaisant chez les receveurs de l'équipe.

L'attaque au sol a bien fonctionné, avec le porteur de ballon Rico Dowdle (5,7 verges par portée), même si son coéquipier Chuba Hubbard est au neutre, depuis qu'il est revenu au jeu, après sa blessure, il y a une couple de semaines.



Young et son attaque limitée ne seront pas suffisants pour déstabiliser la défense des Packers dimanche prochain. Micah Parsons (photo ci-dessus) et ses coéquipiers sont excellents contre le jeu au sol (3e meilleurs de la NFL en accordant seulement 78,9 verges aux coureurs adverses, en moyenne, par rencontre).  Dans la catégorie des verges totales allouées par partie, ils sont 6e, avec une moyenne de 289,4 par partie.

Les Packers se distinguent également par leur offensive de plus en plus dangereuse.  La semaine dernière, lors d'un match très attendu face aux Steelers de Pittsburgh, Jordan Love, successeur du célèbre quart arrière Aaron Rodgers à Green Bay, a surpassé son mentor.  Il a égalé le record de franchise, établi par Brett Favre, en complétant 20 passes d'affilée, durant une certaine période dans le match.



Au final, il a terminé avec un bilan sensationnel de 29 en 37, pour 360 verges, et trois touchés, dans un gain de 35 à 25 de son équipe.  Cette saison, Love bénéficie de l'ascension de son ailier rapproché Tucker Kraft au statut de joueur étoile, ce dernier ayant inscrit deux touchés et accumulé 143 verges contre les Steelers.

Les perspectives s'annoncent de mieux en mieux pour Love et l'attaque des "Packers". Le retour au jeu du receveur Christian Watson, ainsi que celui imminent de son coéquipier Jayden Reed, promettent beaucoup pour l'offensive dirigée par le coach Matt LaFleur.

Le déséquilibre des forces en présence, dans cet affrontement de dimanche, fait en sorte que Green Bay est favori par deux touchés pour l'emporter à domicile.  D'autant plus que les Panthers ne jouent pas bien à l'étranger cette saison.

Panthers   13,     Packers   27.