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dimanche 21 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : SAN FRANCISCO À INDIANAPOLIS ⇨ PHILIP RIVERS, LE DERNIER ESPOIR DES COLTS !



C'est quand même un peu fou d'y penser : le quart arrière Philip Rivers, 44 ans, qui vient de sortir d'une retraite de cinq ans, et d'un rôle d'instructeur d'un club de football d'une école secondaire, représente le dernier espoir des Colts d'Indianapolis (8-6) de sauver leur saison 2025-26.  

Le futur membre du Temple de la Renommée a également de très minces chances de leur épargner un triste record de la NFL.  En effet, les Colts pourraient devenir la première équipe dans l'histoire de la Ligue à rater les séries éliminatoires, après avoir débuter la saison avec une fiche de huit victoires et deux défaites.

Rivers est revenu au jeu la semaine dernière, et, contre toute attente, il a failli aider son club à battre une des meilleures formations du circuit Goodell, les Seahawks de Seattle (12-3).  Les Colts avaient pris les devants 16 à 15, sur un long botté de placement de 60 verges de Blake Grupe, avec 47 secondes à jouer dans le match, mais les Seahawks ont répliqué, avec un placement de 56 verges de Jason Myers, alors qu'il ne restait que 18 secondes au cadran.



Rivers a joué de façon conservatrice, en évitant le erreurs majeures, et en se contentant de courtes passes (16 en 18 pour 87 verges, et un touché), en plus de confier le ballon à son demi offensif Jonathan Taylor à 25 reprises, pour des gains de 87 verges.  La défensive des Colts a été solide, en limitant la puissante attaque de Seattle à six bottés de placement.  C'est ainsi que les Colts ont failli causer la plus grande surprise de la saison 2025-26 de la NFL.

Ils devront en faire autant, voire plus, face aux 49ers de San Francisco (10-4) lundi soir, s’ils veulent espérer l’emporter et conserver une petite chance de prolonger leur saison au-delà de la fin du calendrier régulier.

Bien sûr, les Niners sont les grands favoris pour les empêcher de réaliser leur rêve, au prochain Monday Night Football.  Les parieurs les donnent gagnants par 5½ points.  Leur offensive est en feu depuis leur dernière défaite, le 9 novembre, contre les Rams de Los Angeles.  Depuis, ils ont enchaîné quatre victoires consécutives, en marquant en moyenne 31 points par match.



Il est vrai que ce fut contre des clubs médiocres, ayant des fiches combinées de 15 gains et 42 revers.  Mais avec l'adversité qu'ils ont dû affronter cette saison, à cause de tous les blessés qui se sont retrouvés hors de leur alignement, ils méritent beaucoup de crédit.

Même si leur défense reste affaiblie par l’absence de plusieurs joueurs clés, blessés pour longtemps, elle s’en sort plutôt bien, et évite de mettre l’équipe en difficulté, en commettant des erreurs trop coûteuses.  La plupart des blessés sont revenus au jeu en attaque, ce qui explique les excellentes performances récentes de ce côté du ballon.

C'est surtout vrai en ce qui concerne l'attaque aérienne qui, pendant une longue période cette saison, a reposé beaucoup sur les épaules du demi offensif Christian McCaffrey.  Maintenant que plusieurs receveurs sont redevenus actifs, après avoir guéri leurs blessures, McCaffrey est moins utilisé pour les jeux de passes.



Mais, lundi soir, il sera intéressant d'observer son duel contre son homologue des Colts, Jonathan Taylor.  Ce dernier a été moins productif au cours de l'actuelle série de quatre défaites consécutives de son club.  Mais il demeure une menace, surtout contre la défense démunie des 49ers, contre le jeu au sol.  Après la perte de quelques-uns de ses meilleurs stoppeurs contre la course, le front défensif des Niners a glissé en 17e place contre le jeu au sol, en accordant 4,33 verges par portée.

Si les Colts peuvent exploiter cette faiblesse, leur offensive pourrait contrôler le temps de possession du ballon, et garder plus longtemps en touche, la dangereuse brigade offensive de San Francisco.

Deux autres moyens de se donner des chances de gagner cette partie, seraient de remporter la bataille des revirements et de dominer avec les unités spéciales.  Les Colts ont un différentiel de + 2 cette année, dans le département des revirements, alors que les Niners sont - 5.



L'autre façon de raccourcir le terrain et de faciliter la tâche du "vieux" Philip Rivers, serait de gagner le positionnement sur le terrain avec une performance extraordinaire des unités spéciales, autant avec les botteurs de dégagement, qu'avec les retourneurs de bottés.

Rivers a eu des jours supplémentaires d'entraînement pour retrouver une certaine forme physique, lui qui affiche visiblement un surplus de poids.  Mais on a pu voir qu'il possède toujours son intelligence du jeu de football, lors du match de la semaine passée à Seattle.  En verra lundi, s'il peut compléter de plus longues passes, ce qu'il n'a pas réussi à faire contre la très forte défensive des Seahawks.

49ers   24,     Colts   20.       

NFL 2025, SEMAINE 16 : NEW ENGLAND @ BALTIMORE ⇨ L'URGENCE DE GAGNER LEUR DERNIER MATCH À DOMICILE POUR LES RAVENS.



S'ils veulent prolonger leur saison en janvier prochain, les Ravens de Baltimore (7-7) doivent gagner leur trois dernières parties du calendrier régulier, et remporter le championnat de leur division.  Ils tirent présentement de l'arrière par un match sur les Steelers de Pittsburgh (8-6) dans la section Nord de la Conférence Américaine, et les deux clubs doivent se rencontrer dans la dernière semaine (18e) de la saison, dans ce qui pourrait être un duel décisif.

Mais auparavant, les Ravens ont deux gros contrats.  Avant de se mesurer aux Packers de Green Bay (9-5-1), la semaine prochaine, au Lambeau Field, ils doivent d'abord faire face aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), ce dimanche, à Baltimore, pour leur dernier match à domicile, cette année.  Ils n'ont guère obtenu de succès à la maison jusqu'ici (3-5), mais pour espérer sauver leur campagne 2025-26, ils doivent absolument l'emporter contre les Pats, dimanche soir.  Cette urgence de gagner incite les bookmakers à miser sur eux par un écart de trois points. 

Pour arriver à confirmer cette prédiction, l'équipe dirigée par John Harbaugh devra surtout compter sur de bonnes performances de leur quart arrière Lamar Jackson, et de leur puissant porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessous).  Ça adonne bien, car ces deux piliers de leur attaque sont habituellement à leur mieux en décembre, quand ça compte beaucoup, lors de matchs importants.  



Mais l'attaque des Ravens devra être bien meilleure en zone payante ("red Zone"), où elle s'est classée à l'avant dernier rang de la Ligue Nationale, cette année.  Ses poussées offensives ne s'y sont terminées que 44 % du temps par un touché.  Lamar Jackson devra exploiter la faiblesse de la défensive des Patriots dans cette zone critique.  Cette dernière est la pire du circuit Goodell, à cet endroit situé près des buts.

La défensive des "Corbeaux" devra également fournir un effort spécial, dimanche, contre la redoutable offensive des Patriots.  Un effort du même genre que celui de la semaine passée, quand elle a blanchi Joe Burrow et les Bengals de Cincinnati, 24 à 0.

On ne sait pas comment les protégés du coach Mike Vrabel (photo ci-dessous) vont réagir, après leur défaite choc de 35 à 31 contre les Bills de Buffalo, dimanche dernier.  Les Patriots avaient pris rapidement une avance de 21 à 0 dans cette partie, avant de s'écrouler en deuxième demie, et concéder cinq touchés d'affilée aux Bills.  Ce revers difficile à avaler contre leurs plus forts rivaux de division, les a empêchés de remporter le titre de la division Est de l'Association Américaine.  Une victoire contre Baltimore, dimanche, ou un revers des Colts d'Indianapolis ou des Texans de Houston, leur assurerait cependant une place en séries éliminatoires.



Le plus inquiétant pour les porte couleurs de la Nouvelle Angleterre, ce sont les blessures de plusieurs de leurs joueurs clés en défense contre le jeu au sol, surtout contre la dangereuse attaque terrestre des Ravens.  On sait déjà que l'ailier défensif Milton Williams (cheville) sera encore absent.  Sans lui au cours des dernières semaines, la défense anti course des Pats a chuté de la 8e à la 31e place de la NFL, depuis la semaine 11.  Au cours des quatre dernières joutes, elle a accordé une moyenne de 134,8 verges par rencontre, sur les jeux au sol.

Le secondeur de ligne Robert Spillane (cheville) est lui aussi tombé au combat.  La semaine dernière, l'attaque au sol des Bills en a profité pour amasser 168 verges de gains, et deux touchés.  Dimanche, le secondeur de ligne Harold Landry (genou), et le plaqueur Christian Barmore (genou) représentent des cas incertains, tout comme les demis de coin Marcus Jones (genou) et Carlton Davis (hanche).  Jones est également un excellent retourneur de bottés.

Les Patriots ont une fiche parfaite sur la route cette année (6-0), et ce qui est nouveau cette saison, c'est qu'ils ont maintenant un porteur de ballon, la recrue TreVeyon Henderson, qui est un marchand de vitesse et qui peut réussir des jeux explosifs.  Il court pour une moyenne de 5,4 verges par portée, et il a à son crédit six courses de 20 verges et plus, cette saison.  Ses gains totaux montent à 773 verges, même s'il n'a pas été employé beaucoup en début de campagne.  Il vient renforcer le champ arrière des Patriots, car son coéquipier Rhamondre Stevenson n'est guère productif cette année.



Drake Maye (ci-dessus), des Pats, demeure le quart arrière le plus précis de la NFL avec un pourcentage de passes complétées de 70,9 %.  À sa deuxième année d'expérience dans la Ligue, il a appris à se débarrasser rapidement du ballon quand il est sous pression, à faire des courses aux bons moments, et à ne pas paniquer en situations de stress.  Il accepte de concéder beaucoup de sacs (43) plutôt que de lancer des interceptions, ou de mal protéger le ballon.

Il a trouvé, en son nouveau receveur Stefon Diggs, un joueur de confiance, qui peut le dépanner en cas d'urgence.  Diggs excelle pour se démarquer de ses couvreurs.  Le vétéran de 32 ans n'a plus sa capacité d'autrefois pour les longs jeux de passes, mais il est très fiable en n'importe quelle occasion.

Au final, l'équipe qui commettra le moins d'erreurs coûteuses, de revirements, et de pénalités l'emportera.  À ce chapitre, les Patriots ont été meilleurs cette saison, ils ont commis 14 revirements, comparés aux 20 des Ravens.  Je pense que la défense des Ravens va dépasser ses standards de cette saison et soutenir l’attaque au sol efficace menée par Derrick Henry et Keaton Mitchell, pour décrocher une victoire serrée de Baltimore.

Patriots  23,    Ravens   24.         

samedi 20 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : BUFFALO À CLEVELAND ⇨ LES BILLS POURRAIENT "PUNCHER LEUR TICKET" POUR LES SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Ce ne serait pas vraiment surprenant, au vu des attentes des dernières saisons, mais les Bills de Buffalo (10-4) pourraient décrocher leur place en séries éliminatoires, en remportant leur match de dimanche, contre les modestes Browns de Cleveland (3-11).  

Pour confirmer cette participation au tournoi du Super Bowl, les hommes de l'entraîneur chef Sean McDermott devraient aussi compter sur une défaite des Texans de Houston contre les pitoyables Raiders de Las Vegas, ou un revers des Colts d'Indianapolis face aux 49ers de San Francisco.

Après avoir vaincu les Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), dimanche passé, les Bills ne sont plus qu'à un match de ces derniers, dans la course au championnat de la division Est de l'Association Américaine.  Les Pats sont à Baltimore pour affronter les Ravens, dimanche soir.



À première vue, les Browns de Cleveland ne représentent pas une menace pour Buffalo.  Mais les Bills ont été inconstants cette saison, en enchaînant souvent de brillantes victoires à pointage élevé, avec des contre-performances, lors du match suivant.  Quatre fois, cette année, ils ne sont pas arrivés à marquer plus de 20 points dans une partie.  Après leur triomphe émotif contre les Patriots, est-ce possible qu'ils soient moins motivés et qu'ils éprouvent des ennuis à Cleveland ?

C'est peu probable.  Oui, leur défensive accorde souvent trop de points et de verges au sol (30e de la NFL avec une moyenne de 143,1 verges par rencontre), mais elle ne devrait pas avoir trop de difficultés à contenir la piètre attaque des Browns, qui marque seulement 16,1 points par match (31e).  

Par contre, même si elle a faibli ces derniers temps (88 points accordés au cours des trois dernières semaines), la défensive des Browns est solide, surtout contre le jeu au sol.  Elle pourrait donc limiter le principal atout offensif des Bills, l'attaque terrestre avec leur porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, qu’on pourrait presque considérer comme un demi offensif, tant il excelle lorsqu’il court avec le ballon.
  


Buffalo mise beaucoup sur le jeu au sol (4e de la NFL avec 41,58 % des actions offensives), et si la défense contre la course de Cleveland est à la hauteur de sa réputation, le match de dimanche pourrait être plus serré qu’on ne l’imagine.  Cependant, la défensive des Browns a accordé douze courses de 20 verges et plus, cette année.  C'est le 4e total le plus élevé dans le circuit Goodell.  Il y a donc une possibilité de jeux explosifs en faveur de Buffalo.   

Josh Allen a déjà amassé 535 verges en 98 courses, et il a marqué douze touchés par la voie terrestre, cette saison.  D'ailleurs, les Bills sont no 1 de la NFL pour le jeu au sol, avec une impressionnante moyenne de 158,5 verges de gains par match.

Pour sa part, James Cook (photo ci-dessous) présente également des statistiques éloquentes comme porteur de ballon.  Au cours des quatre derniers matchs de son équipe, il affiche une moyenne de 111,8 verges par rencontre, et les Bills ont un dossier de trois gains et un seul échec durant cette période.



Un autre facteur à considérer en faveur des Bills, c'est la mauvaise protection du quart arrière par la ligne offensive des Browns.  Affaiblie par l'absence de plusieurs joueurs blessés cette saison, cette unité a subi de multiples changements.  Neuf combinaisons différentes de partants ont été utilisées depuis la première semaine du calendrier.

Et pour empirer la situation, Shedeur Sanders, le quart arrière des Browns, prend énormément de temps à faire ses lectures des défenses opposées, et à lancer ses passes (le plus lent dans la NFL, à 3,3 secondes).  La ligne à l'attaque ne peut pas tenir ses blocs indéfiniment, et c'est ainsi qu'elle a permis 40 sacs du quart (8e plus grand nombre dans la NFL).  Cependant, le "pass rush" des Bills n'est pas le plus rapide pour arriver à presser les pivots adverses (2,87 secondes, 3e plus lent de la Ligue).

Sanders en sera à son 5e départ cette année.  Jusqu'à maintenant, il n'a complété que 52,2 % de ses passes, pour cinq touchés et six interceptions.  Il est davantage dangereux avec ses jambes (dix courses pour 74 verges) qu'avec son bras.  Bien sûr, étant le fils de l'ancienne gloire de la NFL, Deion Sanders, le travail de Shedeur (photo ci-dessous) est scruté à la loupe, et les commentateurs sont prompts à s'extasier quand il joue bien, et à le critiquer sévèrement quand il sous-performe...


Pour lui enlever un peu de cette pression médiatique, les plans de match des Browns font une grande place au jeu au sol avec le demi offensif recrue Quinshon Judkins.  Il a porté le ballon à 222 reprises cette saison (8e porteur de ballon le plus occupé de la Ligue).  Sa moyenne de verges par course n'est pas très élevé à 3,6 mais il a quand même marqué sept touchés au sol.

Le joueur à surveiller chez les Browns est sans contredit l'ailier défensif Myles Garrett, qui tentera d'établir un nouveau record de la NFL pour le plus grand nombre de sacs réussis.  Il ne lui en manque qu'un pour égaler le record de 22 ½ détenu conjointement par Michael Strahan et T.J. Watt.  La défense des Browns a réussi 47 sacs cette année, le 3e plus fort total dans la Ligue. 

L'ailier rapproché recrue Harold Fannin Jr (photo ci-dessous), âgé seulement de 21 ans, est aussi digne d'attention.  Au cours des trois dernières parties de son club, il a été visé 30 fois.  Seulement Trey McBride, des Cardinals de l'Arizona, a été plus ciblé que lui cette année dans la Ligue Nationale.



Contre des adversaires présentant des fiches gagnantes, les Browns ont perdu leurs cinq derniers matchs, et ce, par un écart de 20 points en moyenne, par rencontre.  Ils sont les négligés des parieurs par 10½ points, dimanche.  

Je pense que les coéquipiers de Myles Garrett (no 95, ci-dessous) voudront l'aider à fracasser le record de sacs de la NFL, et qu'ils vont jouer un gros match en défensive.  Ce qui pourrait donner un duel plus corsé, et une victoire moins décisive de Buffalo. 
 


Parmi les blessés qui vont rater la partie, mentionnons, chez les Browns : le bloqueur Jack Conklin, l'ailier rapproché David Njoku, le plaqueur Maliek Collins, le joueur de centre Ethan Pocic, le secondeur Winston Reid, le demi offensif Dylan Sampson, et le demi de coin Denzel Ward.

Chez les Bills, seront absents : le bloqueur Dion Dawkins, l'ailier rapproché Dalton Kincaid, les plaqueurs Jordan Philips et Ed Oliver, les ailiers espacés Mecole Hardman et Curtis Samuel, le bloqueur Chase Lundt, de même que les botteurs Matt Prater et Tyler Bass.  Autant d'absences de joueurs réguliers suggère la possibilité d'un affrontement à plus bas pointage.

Bills   24,     Browns  17.

vendredi 19 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : TAMPA BAY @ CAROLINE ⇨ QUI DE BRYCE YOUNG ET DE BAKER MAYFIELD SERA À SON MIEUX POUR CE MATCH CRUCIAL ?



La division Sud de la Conférence Nationale est vraiment particulière ! Les Buccaneers de Tampa Bay (7-7) l’ont dominée ces quatre dernières saisons, mais lors des trois plus récentes, ils n’ont eu besoin que de neuf, huit, et dix victoires pour décrocher le titre.  Et ça semble bien parti pour être pareil cette année.

Les Bucs sont actuellement à égalité avec les Panthers de la Caroline (7-7) en tête de leur section, et les deux équipes s’affronteront à deux reprises d’ici la fin de la campagne, dont un match dimanche, en Caroline.

Ces dernières semaines ont été frustrantes pour les deux adversaires, incapables de tirer parti des défaites de l’autre, lors de parties qu’ils auraient dû remporter, face à des clubs plus faibles.  



Par exemple, jeudi de la semaine passée, Tampa Bay s'est incliné 29 à 28 contre les Falcons d'Atlanta; et dimanche dernier, les Panthers ont plié l'échine 20 à 17 face aux Saints de la Nouvelle Orléans.  Dans les deux cas, ce fut un botté de placement décisif, dans les dernières secondes du match. qui a causé leur perte.  Et les deux clubs perdants avaient laissé filer de bonnes avances au pointage durant ces parties.

Alors que les Panthers ont alterné entre victoires et défaites au cours des deux derniers mois, les Buccaneers, eux, se sont montrés plus réguliers… dans les revers. Ils ont perdu cinq de leurs six derniers matchs, et six de leurs huit derniers.

Les blessures à plusieurs de leurs joueurs clés ont certes nui aux Bucs, sinon, ils auraient une bonne avance en tête de leur faible division, avec trois parties à jouer au calendrier régulier.  Le quart arrière Baker Mayfield n'offre pas de bonnes performances depuis la mi-saison, soit depuis qu'il joue malgré une blessure à l'épaule gauche.  Mais c'est surtout la défensive de l'entraîneur chef Todd Bowles qui déçoit depuis ce temps.



D'ailleurs, Bowles, un homme généralement calme et modéré, a exprimé son mécontentement, en point de presse, après la plus récente défaite de son club, à domicile, contre Atlanta.  Il a accusé ses joueurs de manquer de professionnalisme, et de ne pas faire leur job.  Il a même avoué qu'il ne savait plus quoi faire pour les réveiller et les sortir de leur mauvaise passe.

En défensive, c'est horrible.  On ne joue pas ensemble, on manque des plaqués et des couvertures, et on donne beaucoup trop de gros jeux et de points.  

La défense contre la passe a chuté en 30e place de la NFL.  Elle concède une moyenne de 246,9 verges par match.  En zone payante ("red zone"), c'est la catastrophe : les adversaires ont un taux d'efficacité de 72,2 %.  Et 26,8 % des présences des opposants, dans cette partie du terrain, se sont terminées par un touché.  Au 4e quart, ce pourcentage grimpe à 35,5 %.



En offensive, les trois meilleurs receveurs de l'équipe (McMillan, Evans et Godwin) sont enfin revenus au jeu, après de longues absences dues à des blessures, mais leur quart arrière Baker Mayfield (photo ci-dessus) a été erratique plus souvent qu'autrement.  Dans l'échec contre les Falcons, il a quand même complété 19 passes, pour des gains de 277 verges et deux touchés.  Mais il a aussi lancé une interception coûteuse, et subi cinq sacs.

Il n'a pas du tout contribué à l'attaque au sol (une seule course pour une verge), ce qui est pourtant un de ses atouts normalement.  Sa blessure à l'épaule le restreint probablement, à ce chapitre.  Il ne veut pas l'aggraver en risquant d'être frappé quand il court.

Son meilleur ailier éloigné, Mike Evans (photo ci-dessous), a connu un excellent match contre les Falcons en captant six passes pour des gains de 132 verges.  Mais il a été plaqué durement en quelques occasions, lui qui revient à peine d'une brisure à un os de la clavicule.  En fin de rencontre, sur les lignes de côté, il était visiblement furieux de voir la défensive de son équipe se faire malmener, avant le placement victorieux de 43 verges de Zane Gonzalez, des Falcons.



Peut-être était-il aussi en maudit contre Mayfield qui rate beaucoup trop de passes, surtout depuis les deux dernières semaines.  Près du quart de ses relais ont manqué de précision, durant cette période.  En fait, Mayfield est un des pires pivots de la NFL depuis la mi-saison (33e parmi les QB éligibles).

Si Evans a bien performé contre Atlanta, le problème, c'est que, de l'autre côté, la défensive des Bucs a permis à l'ailier rapproché des Falcons, Kyle Pitts, de connaître le match de sa vie, en marquant trois touchés et en accumulant 166 verges de gains aériens, sur onze attrapés.  Presque la moitié de ces verges ont été acquises après réception.  D'ailleurs, les Bucs sont les 2e pire de la NFL dans cette catégorie (1 882 verges accordées après attrapés).



⇨ Les clés de la victoire pour Tampa Bay, dimanche.

  • Établir le jeu au sol avec Bucky Irving, (photo ci-dessus) Rachaad White, et Sean Tucker, afin de contrôler le temps de possession du ballon, limiter l'inefficience de la défensive en la tenant le plus longtemps possible hors du terrain, et faciliter la tâche de Baker Mayfield, en ne l'obligeant pas à tenter de longues passes, sur des 3e essais.
  • En défensive : jouer avec agressivité en provoquant des revirements, et en pressant Bryce Young.
  • En attaque : être opportuniste en zone payante, finir les poussées offensives par des touchés au lieu de placements.
Chez les Panthers, on doit viser deux victoires, d'ici la fin de la saison, contre les Buccaneers, car ceux-ci détiennent le bris d'égalité en vertu d'une meilleure fiche que la Caroline, contre leurs adversaires communs, cette année.  

En effet, en cas d'égalité des fiches (victoires, défaites), à la fin du calendrier régulier, ce sont les Bucs qui seraient déclarés champions de la division.  Et dans leur autre partie, à part celles contre Tampa Bay, les Panthers devront affronter les Seahawks de Seattle (12-3), alors que les Buccaneers auront un moindre défi en se mesurant aux Dolphins de Miami (6-8).



⇨ Les clés de la victoire pour les Panthers.

  •  Une bonne performance du quart Bryce Young car il est inconstant d'un match à l'autre.  Lorsqu'il ne commet pas de revirements et que l'attaque au sol fonctionne bien, les Panthers gagnent généralement.
  • Le meilleur receveur de l'équipe, Tetairoa McMillan (photo ci-dessus) doit revenir à son niveau de jeu du début de saison.  Au cours des trois dernières rencontres, il n'a saisi que cinq passes sur treize ciblées, pour des gains de 103 verges.  Il doit profiter de la faiblesse des Bucs contre les jeux de passes (30e de la Ligue).  Son coéquipier Jalen Coker doit également poursuivre sur son élan des derniers matchs.
  • La défense des Panthers est une des moins efficaces de la NFL pour faire pression sur les quarts arrières adverses.  Elle doit trouver les moyens d'harceler Mayfield et l'empêcher de compléter de longues passes à ses dangereux receveurs.
  • Bryce Young et ses coéquipiers de l'offensive doivent protéger le ballon, car la défensive de Tampa Bay a provoqué 20 revirements cette saison (dont 12 interceptions) tandis que la Caroline en a commis 18 (dont dix interceptions).
  • Limiter Mike Evans avec l'aide de leur as demi défensif Jaycee Horn.


En somme, même si les Buccaneers ont gagné leurs cinq matchs contre les Panthers, depuis que Bryce Young (photo ci-dessus) est leur quart partant, c'est difficile de prédire s'ils vont continuer leur série victorieuse contre lui, dimanche.  Ils ont certes l'équipe la plus talentueuse, surtout en attaque, mais Mayfield doit réussir à bien exécuter les jeux, ce qu'il ne fait plus assez depuis le début de la seconde moitié du calendrier.

Les Panthers ont l'avantage du terrain, là où ils ont gagné quatre de leurs six matchs cette saison.  Mais les Bucs n'ont pas joué depuis jeudi 11 décembre.  Ils ont donc eu plus de jours de repos et de préparation pour le duel contre la Caroline.  Bryce Young est imprévisible d'une semaine à l'autre.  Il peut être incroyable un jour, puis disparaître un autre jour.

Les preneurs aux livres misent sur Tampa Bay pour l'emporter par trois points.  Pour que cette prédiction s'avère, la défensive de Todd Bowles devra se ressaisir, et Mayfield se raplomber.  Je ne pense pas que les Panthers ont suffisamment d'attaque pour remporter cet affrontement crucial.

Buccaneers   23,     Panthers  20.  

jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : PHILADELPHIE À WASHINGTON ⇨ LES EAGLES À UN PAS DU CHAMPIONNAT DANS LA DIVISION L'EST DE LA NATIONALE.



Si les Cowboys de Dallas perdent contre les Chargers de Los Angeles dimanche, ou si les Eagles de Philadelphie (9-5) l’emportent samedi, face aux Commanders de Washington (4-10), les champions du Super Bowl en titre seraient assurés d’avoir l’occasion de défendre leur couronne en janvier prochain.  Ce n'est qu'une formalité pour Philadelphie de vaincre leurs adversaires de samedi, et de remporter ainsi le championnat de la division Est de la Conférence Nationale.

Bien que l'offensive des Eagles aient déçu cette saison, leur défensive a assez bien joué pour soutenir l'équipe, et lui permettre de gagner assez de matchs, pour coiffer leur faible opposition, en tête de leur section.  Par contre, le "pass rush" du front défensif n'a pas été à la hauteur des attentes cette année.

Avant le début de la campagne 2025-26, personne n'aurait pu croire que l'attaque des Aigles, menée par l'imposant quart arrière Jalen Hurts, et le sensationnel porteur de ballon Saquon Barkley, serait maintenant 25e de la NFL pour le jeu au sol (moyenne de 4,06 verges par course), et 22e par la passe (199,3 verges par match).  Surtout, dans ce dernier cas, avec le super duo d'ailiers éloignés formé de A.J. Brown et de DeVonta Smith (ci-dessous).



Comment un club champion avec autant de joueurs étoiles a-t-il pu sous-performer à ce point cette année ?  Le quart Jalen Hurts est sans doute à blâmer.  Il a été moins efficace et moins actif en courant avec le ballon, et il a manqué de synchronisme sur les jeux de passes.  Cela s'est vérifié surtout sur les troisièmes essais.  Les Eagles n'ont converti que 37,4 % de ces essais, ce qui les placent au 23e rang de la Ligue Nationale.  L'an passé ils avaient été 11e, avec un taux de réussite de 40,28 %.

Ce qui explique cette baisse, c'est un trop grand nombre de pénalités, ainsi qu'un jeu au sol déficient.  Des blessures aux titulaires des postes de partants de leur ligne offensive, n'ont pas aidé non plus.

Après une série de trois défaites d'affilée, les Eagles ont retrouvé le chemin de la victoire dimanche dernier, contre le pire club de la NFL, les Raiders de Las Vegas (2-12).  Ils les ont blanchis 31 à 0.  Il n'y a pas de quoi être si satisfaits de ce gain facile contre un adversaire si misérable, mais ce fut un bon exercice pour les Eagles, tant en attaque qu'en défensive.  Cette dernière unité a limité l'offensive des Raiders à un maigre 75 verges, un tour de force qui ne s'était pas vu depuis fort longtemps.



Les Commanders de Washington devraient être également une proie assez facile pour les Aigles, en fin d'après-midi, samedi.  Leur défensive est une des pires de la NFL.  En termes de verges totales accordées, elle croupit à l'avant dernier rang du circuit Goodell avec une moyenne de 382,6 verges par partie.

En attaque, sans leur quart-arrière numéro un, Jayden Daniels, blessé au coude, les Commanders ne font peur à personne.  Ils ont mis fin à une affreuse série de huit défaites de suite, dimanche dernier, en battant les pauvres Giants de New York (2-12) au compte de 29 à 21.  Cette année, Washington ne semble pas s'être remis de la cinglante déconfiture de 55 à 23 subie face aux Eagles, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, en janvier dernier.

Le quart Jayden Daniels, qui avait été le héros de cette surprenante campagne 2024-25, a exprimé sa frustration cette semaine, parce qu'il a été souvent blessé et qu'il n'aura participé qu'à sept rencontres cette saison.  Sans lui, l'attaque aérienne a chuté en 24e place de la Ligue, avec une moyenne de gains par joute de seulement 191,3 verges. 
 


Faute d'une production aérienne suffisante, les Commanders ont dû recourir davantage au jeu au sol, avec de bons résultats, cependant.  Les demis offensifs Jacory Croskey-Merritt (photo ci-dessus) et Chris Rodriguez ont excellé en produisant la 4e meilleure attaque terrestre de la NFL, avec des gains de 137,1 verges en moyenne, par rencontre.  On peut s'attendre à ce qu'ils portent souvent le ballon, dimanche, contre la vulnérable défense anti course des Eagles (23e de la Ligue, qui concède 4,47 verges par portée).

Équipe vieillissante, les Commanders devront faire des changements durant l'entre saison 2026.  Ils parleront tôt au premier tour du prochain repêchage, et ils ont beaucoup d'espace sous le plafond salarial pour faire de nouvelles acquisitions sur le marché des joueurs autonomes.

Samedi, les Eagles, qui sont favoris pour gagner par un touché transformé, voudront prendre les devants tôt dans le match, et s'assurer la victoire au 3e quart.  Ils pourront ainsi remplacer leurs joueurs réguliers par des substituts, pour compléter la partie.  Ce fut le cas la semaine passée, contre les Raiders, alors que l'auxiliaire Tanner McKee a pris la relève de Jalen Hurts au dernier quart.

Eagles  24,    Commanders   17.     

NFL 2025, SEMAINE 16 : GREEN BAY À CHICAGO ⇨ PACKERS ET BEARS DÉJÀ EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.



Il reste trois semaines à la saison régulière de la Ligue Nationale de Football, et s'il y a actuellement 13 équipes éliminées des séries éliminatoires de janvier prochain, pour plusieurs autres clubs, les matchs qui restent à disputer au calendrier 2025-26 seront pratiquement identiques à des rencontres éliminatoires.  C'est le cas des Bears de Chicago (10-4) qui doivent affronter trois formations redoutables qui luttent également pour une place dans le tournoi du Super Bowl, au début de l'an prochain.

La troupe de l'entraîneur chef Ben Johnson n'a qu'un demi match de priorité sur ses adversaires de samedi soir prochain, les Packers de Green Bay (9-4-1), au sommet de la division Nord de la Conférence Nationale.  L'enjeu de ce duel de samedi est grand.  S'ils perdent, les Bears changeront de position avec les Packers : de semés no 2 dans la NFC, ils tomberont à la 7e position, là où se trouve présentement Green Bay.

Et Chicago doit jouer ensuite contre les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.  Des batailles qui sont loin d'être gagnées d'avance...  On comprend alors mieux la grande importance de la partie de samedi soir contre leurs vieux rivaux de section, qui ont dominé leurs affrontements au cours des dernières décennies. 
 


D'ailleurs, c'est la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Elle remonte à plus d'un siècle, aux années 1920.  Depuis 1990, les Packers se sont bâtis un avantage de 51 victoires contre 20 défaites, dans leurs confrontations face aux Bears.  Ça inclut leurs belles saisons avec leurs formidables quarts arrières Brett Favre et Aaron Rodgers.

Il y a deux semaines ces féroces compétiteurs s'étaient rencontrés à Green Bay, et le club local l'avait emporté 28 à 21, dans un match chaudement disputé.  Le "Pack" avait pris des avances de 14 à 3 et de 21 à 11 avant que les "Ours" reviennent de l'arrière, et égalisent le pointage à la 7e minute du dernier quart.  Quatre minutes et demie plus tard, le demi offensif de Green Bay, Josh Jacobs marquait un touché, sur une course de deux verges, qui donnait à nouveau les devants à son équipe.

Mais le quart arrière de Chicago, Caleb Williams a bien failli créer ensuite l'égalité en toute fin de rencontre, mais sa passe a été interceptée dans la zone des buts des Packers par Keisean Nixon.  Avec ce gain, Green Bay devançait Chicago en tête de la section Nord de la NFC, mais les Packers ont été relégués en deuxième place après leur défaite coûteuse de 34 à 26 à Denver, dimanche dernier, pendant que les Bears battaient les Browns de Cleveland 31 à 3.



Les deux adversaires de samedi soir prochain ne présenteront pas les mêmes alignements que lors de leur duel d'il y a deux semaines au Lambeau Field.  Des blessures sont venues changer le portrait de part et d'autre.  Les Packers ont subi une énorme perte quand leur ailier défensif étoile Micah Parsons (photo ci-dessus) a dû mettre fin à sa saison en raison d'une grave blessure à un genou.  

Il dominait tellement la défensive de son club, et la NFL, à sa position, que la plupart des observateurs estiment que, sans lui, les Packers doivent oublier leurs prétentions d'atteindre le Super Bowl en février prochain.  D'autres analystes pensent que les Packers pourraient même manquer les séries de fin de saison, s'ils perdent samedi contre les Bears, et la semaine prochaine contre les Ravens de Baltimore.  Les Lions de Détroit (8-6) les suivent au classement, à 1½ match de distance dans la division Nord de la NFC, et ils n'ont pas dit leur dernier mot dans la course aux playoffs.

Samedi, les Bears sont favoris par 1½ point pour vaincre le "Pack".  L'absence de Micah Parsons, et celles de ses coéquipiers Devonte Wyatt, Brenton Cox Jr et Collin Oliver, en défensive, enlève aux Packers une partie de la supériorité qu'ils détenaient, de ce côté-là du ballon, par rapport à la défense plutôt faible des Bears (29e contre le jeu au sol, 21e pour les points accordés).  De plus, l'ailier défensif Lukas Van Ness (pied) et le demi de sûreté Evan Williams (genou) sont des cas incertains, du côté de Green Bay.



C'est de mauvais augure contre l'excellent jeu au sol des Bears, le deuxième meilleur de la NFL, avec des gains de 151,9 verges en moyenne par partie.  Le duo D'Andre Swift (photo ci-dessus) & Kyle Monangai a gagné un total combiné de 1 616 verges, avec douze touchés, jusqu'ici cette saison.  Après avoir terminé au 25e rang la saison dernière, l'attaque terrestre était une priorité cette année pour Ben Johnson et les autres dirigeants du club du Michigan.  Ils se sont d'abord assurés d'améliorer la ligne offensive, afin qu'elle soit plus en mesure d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon.

L'autre élément qui a favorisé le retournement de situation (fiche de 5-12 l'an passé) de la formation dirigée par le nouveau coach Ben Johnson est, - outre la compétence de ce dernier -, leur différentiel sur le plan des revirements (+ 20).  Les Bears en ont provoqué 30 cette saison, et ils n'en ont commis que dix.  Le record de la NFL pour une campagne entière est de 38, établi par les Steelers en 2019.  À titre de comparaison, la défense de Green Bay n'a à son crédit que 13 revirements provoqués, jusqu'ici.

En attaque, les deux belligérants ont produit sensiblement le même nombre de points en 2025 : les Packers occupent la 10e position de la Ligue avec une moyenne de 24,9 points marqués par match, comparés aux  26,1 des Bears (9e).  En défensive, la différence est plus grande : Green Bay est 8e avec une moyenne de 20,1 points accordés par rencontre, par rapport aux 24,1 points concédés par Chicago (21e).



Une autre statistique importante à considérer, c'est la performance des attaques des deux formations en ce qui concerne les troisièmes essais.  Le quart Jordan Love (photo ci-dessus), des Packers, excelle à convertir ces essais.  Il est le meilleur QB de la Ligue Nationale dans ce département avec un taux de réussite de 50 %.  Dans ces situations, il a complété des passes pour 1 066 verges.  Dans leur affrontement d'il y a deux semaines, Love a converti avec succès huit troisièmes essais en douze occasions; alors que son homologue Caleb Williams, de Chicago, en réussissait huit sur 16.

Si les Packers ont des soucis à cause de leurs nombreux blessés en défensive, il y a aussi quelques inquiétudes au sujet de leur ligne offensive.  Leur joueur de centre Elgton Jenkins est toujours sur la liste des blessés à long terme, et les bloqueurs Zach Tom (dos + genou) et Darian Kinnard, ne sont pas sûrs de participer au rendez-vous de samedi contre les Bears.

Du côté de ces derniers, la situation n'est pas rose non plus, au sujet de l'état de santé de plusieurs de leurs porte couleurs.  Au cours du dernier mois, leur nombre de blessés a grimpé à 16 pour la saison.  Sont exclus pour le match de samedi : le meilleur receveur des Bears, Rome Odunze (pied), le secondeur de ligne Tremaine Edmunds (aine), le demi de coin Kyler Gordon (aine), et le bloqueur Luke Newman (pied).  Représentent des cas incertains : l'ailier rapproché Cole Kmet (cheville), l'ailier espacé Luther Burden (cheville), le demi offensif d'Andre Swift (aine), et le secondeur Amen Ogbongbemiga (ischio-jambiers).



C'est certain que les Bears veulent prendre leur revanche après leur revers d'il y a deux semaines à Green Bay.  Ils ont un dossier reluisant au Soldier Field cette saison (cinq victoires en six parties).  Reste à savoir jusqu'à quel point la perte de Micah Parsons va nuire aux Packers.  Mais même sans lui, la défensive de Green Bay est encore supérieure à celle de Chicago.  Celle-ci est dépendante des revirements qu'elle peut créer, mais les Packers protègent bien le ballon (seulement dix revirements commis).

L'attaque terrestre des Bears est certes dominante, sauf si D'Andre Swift est blessé, mais l'offensive aérienne des Packers est meilleure que celle de Chicago, en l'absence de Rome Odunze.  Jordan Love est un quart plus expérimenté et fiable que son vis-à-vis des Bears Caleb Williams.  Dans ce genre de partie cruciale, ça compte.

Packers  24,    Bears  23.       

mercredi 17 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : L.A. RAMS À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD ENCORE FACE AUX FANTÔMES DES RAMS ?



Les Rams de Los Angeles (11-3) et les Seahawks de Seattle (11-3) pourraient bien se battre pour le titre de la division Ouest et, en même temps, celui de la Conférence nationale, jeudi soir, au Lumen Field, dans la Cité d’Émeraude, dans l’État de Washington.  Il s'agit peut-être des deux meilleurs clubs de la NFL, et ils sont à peu près d'égales forces.  

Avant le début de la saison, les experts prévoyaient une lutte à trois dans la section Ouest de la NFC, et c'est ce que nous avons avec les Rams, les Seahawks et les 49ers de San Francisco.  Et ces puissantes formations vont batailler jusqu'au dernier match de la saison régulière, celui entre les Niners et les Hawks, lors de la semaine 18.

Pour jeudi, les paris sont ouverts quant à l'issue de cette rencontre.  Les deux adversaires se sont rencontrés au domicile des Rams, le 16 novembre dernier, et l'équipe locale a gagné de justesse au compte de 21 à 19, sur une tentative de placement ratée de 61 verges de Jason Myers, dans les dernières secondes du face à face.



Les Seahawks avaient largement dominé avec des gains totaux de 414 verges contre 249, tout en contrôlant le ballon pendant 38 des 60 minutes de jeu.  La différence avait été les quatre interceptions lancées par le quart arrière Sam Darnold, des Seahawks.

Les Rams semblent avoir son numéro, en 2025.  Il lui avait fait connaître un autre match de misère (neuf sacs, une interception, et un échappé perdu) le 13 janvier, en séries éliminatoires, dans une défaite cuisante de 27 à 9, alors que Darnold était le quart arrière des Vikings du Minnesota.

Les Seahawks ont beaucoup de succès cette saison, et Sam Darnold a amélioré la situation au poste de quart par rapport à ce qu'elle était l'an passé avec Geno Smith, qui a éprouvé énormément de difficultés cette saison à la direction de l'attaque des Raiders de Las Vegas.



Mais les performances de Darnold ont diminué récemment, et à Seattle, on commence à s'inquiéter, même si les Seahawks ont gagné huit de leur neuf derniers matchs.  Depuis ses six dernières sorties comme quart partant, le rouquin de 28 ans, a lancé autant d'interceptions que de passes de touché (6) et, au cours de la présente campagne, il a commis 16 des 23 revirements de son équipe (11 interceptions et 5 échappés perdus).  

Il a un problème de protection du ballon, et ça pourrait coûter cher à l'équipe dans des rencontres importantes et serrées comme celle prévue jeudi.  Les Hawks sont 2e dans la NFL pour le plus grand nombre de revirements commis.  Seuls les Vikings du Minnesota les devancent à ce chapitre, avec 27.

Au cours de ses deux dernières rencontres face aux Rams, Darnold semble voir des fantômes autour de lui lors des situations de passes.  Le coordonnateur défensif des Rams semblent tellement déguiser les couvertures et les blitz dans la tertiaire et dans le front défensif, que Darnold semble incapable de faire ses lectures correctement, et ça l'amène à faire des erreurs, des revirements, et à tellement hésiter, qu'il subit des sacs à profusion.



Avant qu'il affronte la formation du coach Sean McVay (photo ci-dessus), il y a un mois, on vantait la précision de ses passes.  Il était sur une séquence au cours de laquelle il n'avait presque pas lancé de passes incomplètes.  Les temps ont bien changé depuis.  Dans trois des quatre parties disputées depuis cette séquence quasi parfaite, son taux de passes complétées a dépassé 62 % une seule fois.

Il connaît de lents débuts de match, et il ne parvient pas à compléter les poussées offensives des Hawks par des touchés, lorsqu'il atteint la zone payante.  Ce fut le cas contre les Rams, le mois dernier : en quatre visites dans la zone rouge, les Seahawks n'ont marqué qu'une fois, alors que les Rams l'ont fait à trois reprises, en quatre occasions.

Les Seahawks ont évité la catastrophe dimanche dernier, quand ils ont été sauvés par l'excellente performance de leur botteur de précision, Jason Myers, qui a égalé un record d'équipe en réussissant six bottés de placement.  Il a marqué ainsi tous les points de son club, dans une victoire de 18 à 16 des siens, contre les Colts d'Indianapolis.  Ces derniers étaient dirigés à l'attaque par leur quart arrière de 44 ans, Philip Rivers, qui jouait pour la première fois dans la NFL depuis janvier 2021.  Le dernier des bottés de placement de Myers a été réussi à 18 secondes de la fin de la partie, pour procurer une victoire peu convaincante aux Seahawks.



L'attaque au sol de Seattle a également ralenti ces derniers temps.  Contre les Colts, elle n'a produit que 50 verges de gains, et le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus) n'a gagné que 46 verges au cours des deux derniers matchs, pour une moyenne de 2,4 verges par course.  Les Seahawks n'ont converti que deux troisièmes essais en treize tentatives.

Si l'offensive manque de mordant depuis quelques semaines, la défensive des Oiseaux de mer, elle, reste presque sans faille.  Elle est la deuxième meilleure de la Ligue Nationale pour le nombre de points accordés, et 2e contre le jeu au sol (3,76 verges allouées par course).  Elle est nettement supérieure à celle des Rams contre les jeux de passes (7e de la Ligue avec 191,4 verges concédées par match, contre 219,7 verges accordées par les Rams, 19e rang de la Ligue).  Elle a réussi 42 sacs (4e NFL) contre 37 pour les Rams (8e).

Dernièrement, la tertiaire des Rams s’est fait surprendre un peu trop souvent par de longues passes.  Ce qui est dangereux, à la veille d'affronter le meilleur receveur de la NFL, Jaxon Smith-Njigba.  Mais, en général, même si elle donne beaucoup de verges, elle plie mais ne casse pas, comme le prouve son excellente moyenne de points accordés par match (18,6 points, 3e meilleure de la NFL).



En attaque, les Rams sont normalement supérieurs aux Seahawks à cause du quart arrière Matthew Stafford (no 9, photo ci-dessus) et des options plus nombreuses dont il dispose tant au champ arrière que chez ses receveurs.  Depuis la mi-saison, l'entraîneur Sean McVay a développé une stratégie à trois ailiers rapprochés contre laquelle les adversaires ne semblent pas avoir trouvé de solution.  Colby Parkinson, un ex joueur des Seahawks, est particulièrement efficace dans ce genre de formation.  Il brille en zone payante.  Il a déjà marqué six touchés cette saison.

Stafford pourrait toutefois être privé des services de son as receveur Davante Adams, qui a aggravé sa blessure aux ischio-jambiers dans la victoire de 41 à 34 des Rams contre les Lions de Détroit, dimanche dernier.  Adams mène la NFL pour les touchés par les receveurs, avec 14.  Coach McVay a déclaré cette semaine que la participation d'Adams au match de jeudi serait décidée seulement avant le début de la rencontre. Peut-être qu’on préférera aussi le ménager en ne l’utilisant que dans la zone payante (red zone) ou en attendant les séries éliminatoires, auxquelles les Rams se sont assurés de participer en battant les Lions dimanche dernier.

Si Adams ne peut pas jouer jeudi, ou s’il n’est utilisé que par intermittence ou de façon limitée, l’attaque des Rams perd en dangerosité.  Elle ne gagnera pas 519 verges comme elle l'a fait contre les Lions.  Stafford aura une option importante de moins, si Adams n'est pas présent.  Puka Nacua aura plus de travail, les ailiers rapprochés aussi, et les demis offensifs Blake Corum et Kyren Williams pourraient également devoir contribuer davantage au jeu aérien.



Nacua (ci-dessus) a prétendu cette semaine, que Davante Adams pourrait être remplacé adéquatement par la recrue Konata Mumpfield, un lointain choix de 7e ronde (242e) au dernier repêchage.  Mais le jeune homme de 23 ans, dont on dit qu'il est l'élève d'Adams, n'a capté que cinq passes cette saison, pour des gains de 42 verges et un touché.  C'est peut-être trop lui demander de chausser les souliers d'un futur membre du Temple de la  Renommée...

Même sans Adams, l'attaque des Rams demeurera difficile à arrêter, même si elle a été limitée à 249 verges (dont seulement 130 par la passe) par la défense des Seahawks, le mois dernier.  L'avantage qu'elle possède par rapport à celle de Seattle, c'est qu'elle est expérimentée et commet moins de revirements (seulement 12 cette saison, contre 23 pour Seattle).  Stafford est plus précis et prend de meilleures décisions que Sam Darnold, son homologue des Seahawks.  Il a à sa fiche 37 passes de touchés et cinq interceptions, contre 22 passes de touché et 11 interceptions pour Darnold.

Si l'attaque au sol de Seattle a faibli dernièrement, c'est l'inverse pour celle des Rams qui a produit trois touchés dans chacune des deux dernières joutes.  Elle se classe 8e de la NFL pour la moyenne de verges par portée avec 4,72 verges, tandis que celle des Seahawks n'est que 28e, avec une moyenne de 3,89 verges par course.



Les Hawks sont forts à domicile, devant leurs farouches partisans, surnommés le "12e joueur".  Ils ont gagné cinq de leur six parties à la maison.  Mais les Rams leur ont souvent donné du mal ces dernières années en remportant quatre des cinq plus récents duels contre eux.  Quatre de ces confrontations ont été décidées par une possession.

Si les Rams perdent, ils perdent possiblement aussi le titre de la division, et ils devraient donc disputer un match éliminatoire de "wild card", en terrain étranger, dans le froid, à Green Bay, Chicago ou Philadelphie.  Ce qui serait loin d'être idéal.

Si les Seahawks gagnent jeudi, ils se qualifieront pour les playfoffs pour la première fois depuis 2022, et ils pourraient remporter le championnat de la section Ouest en battant les 49ers à San Francisco lors du dernier match de la saison régulière.  Ils pourraient aussi terminer au sommet de la Conférence Nationale, et obtenir ainsi un congé, ou une passe gratuite, pour le premier tour des séries éliminatoires.



Avec les blessures chez les Rams (Adams → photo, Tyler Higbee, Quentin Lake, Rob Havenstein), la défense plus solide des Seahawks et l’avantage de jouer à domicile, les bookmakers voient Seattle l’emporter par 1½ point jeudi.  Si l'écart de points est si mince en faveur du club local, c'est peut-être parce que Sam Darnold a été tellement vulnérable contre les Rams cette année, et que l'attaque des Hawks a connu des ratés récemment.

Prédire l'issue de cet affrontement c'est comme tirer à pile ou face.  Étant un partisan des Rams depuis très longtemps, j'espère toujours qu'ils vont gagner.  Ils peuvent y parvenir avec l'aide des fantômes si ceux-ci continuent de hanter Sam Darnold, jeudi.

Rams  24,     Seahawks    23.