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vendredi 7 août 2026

SAISON 2026 DES BILLS DE BUFFALO : JOSH ALLEN A-T-IL REÇU L'AIDE POUR ENFIN ATTEINDRE LE SUPER BOWL ?


C’était vraiment déchirant : voir le meilleur quart arrière de la NFL, Josh Allen, en larmes, en point de presse devant les journalistes, près du vestiaire de son équipe, après une nouvelle défaite en séries éliminatoires, à Denver, le 17 janvier dernier.  Même s’il s’était donné corps et âme et avait encore joué comme le Superman qu’on connaît, Allen a assumé la responsabilité de cette défaite crève-cœur de 33 à 30 contre les Broncos.

Certains de ses coéquipiers des Bills de Buffalo avaient aussi les larmes aux yeux après cet autre échec amer.  Était ce en voyant leur leader exceptionnel pleurer ?  Ou parce qu’ils se sentaient coupables de ne pas l’avoir suffisamment soutenu pour enfin le voir triompher dans cette inlassable quête d’un Super Bowl qui lui échappe depuis huit longues années  ?

Depuis 2017, seuls les Chiefs de Kansas City ont remporté plus de matchs que les Bills de Buffalo, - avec trois victoires en cinq participations au Super Bowl -.  Durant cette période, l’équipe menée au front par Josh Allen est la seule en NFL à s’être qualifiée sept saisons consécutives pour les séries éliminatoires.  Sans toutefois arriver à la terre promise...



Même s’ils ont souvent aligné de bonnes équipes depuis une trentaine d’années, les Bills n’ont jamais retrouvé le Super Bowl depuis la période 1991-1994, lorsqu’ils avaient encaissé quatre défaites consécutives dans ce match de championnat de la NFL.

Ces dernières années, Josh Allen a souvent croisé de grands quarts arrières qui lui ont barré la route vers le match ultime : Patrick Mahomes des Chiefs, Joe Burrow des Bengals de Cincinnati, ou encore Tom Brady des Patriots de la Nouvelle-Angleterre.  Cette saison, aucun d’eux n’était là pour l’arrêter.  

L’occasion était donc idéale pour Allen et son équipe de réaliser leur rêve : atteindre le Super Bowl tant convoité depuis longtemps par eux et leurs nombreux partisans.

C’est aussi pour ça que plusieurs joueurs des Bills avaient les larmes aux yeux après cette défaite amère à Denver : l’impression d’avoir encore une fois déçu leurs centaines de milliers de fans.  De ne pas avoir tenu une vieille promesse de championnat, alors même qu’ils peuvent compter sur l’un des meilleurs quarts arrières de sa génération.



Allen a maintenant 30 ans, et la possibilité de gagner le trophée Vince Lombardi est encore là.  Mais pour combien de temps ?  Même s'il transporte son club sur ses épaules, il ne peut pas tout faire seul, il a besoin de plus de soutien.

Le propriétaire des Bills, Terry Pegula (photo ci-dessus), était présent lors du point de presse d’Allen à Denver, le 17 janvier.  Il a vu toute la douleur de "l'agonie de la défaite" dans les yeux larmoyants de son quart arrière vedette.  Il en a déduit que des changements étaient nécessaires pour que son équipe franchisse enfin la dernière étape vers le Super Bowl, car il y a plus que jamais urgence en la demeure...

Deux jours plus tard, il remerciait l’entraîneur chef Sean McDermott, malgré son impressionnant bilan gagnant avec les Bills depuis 2017 (98 victoires et 50 défaites en saison régulière, ainsi que huit gains et huit revers en séries éliminatoires).



Plusieurs candidats ont été interviewés pour pourvoir le poste vacant, mais les Bills ont choisi de promouvoir Joe Brady (photo ci-dessus), qui continuera également à assumer les fonctions de coordonnateur offensif, poste qu’il occupe depuis novembre 2023.  

Il partagera ces dernières responsabilités avec Pete Carmichael Jr, un coach expérimenté avec qui il a déjà collaboré lorsqu’ils étaient ensemble chez les Saints de La Nouvelle Orléans en 2017 et 2018.

Les Bills ont également nommé un nouveau coordonnateur défensif, Jim Leonhard, qui a déjà annoncé qu’il passerait au système 3-4 au lieu du 4-2-5 qui est utilisé depuis neuf ans par McDermott. 
 


Les vétérans de la défense ne sont pas familiers avec cette approche.  Le joueur de ligne défensive Ed Oliver (photo ci-dessus) a même affirmé que tout ce qu’il avait appris à son poste, en première ligne, semblait maintenant perdu, et qu’il devrait réapprendre à jouer dans ce nouveau système.  

C’est d’ailleurs une préoccupation pour les supporters de l’équipe.  Combien de temps faudra-t-il avant que les ajustements liés à cette nouvelle défensive portent leurs fruits ?  En attendant, est-ce que ça va nuire aux performances de cette défense, grande responsable des insuccès du club en séries éliminatoires depuis huit ans  ?

Le plus grand changement en passant du 4-2-5 au 3-4, c’est que Greg Rousseau (photo ci-dessous) et Michael Hoecht devront s’adapter.  Depuis leurs positions habituelles à l’intérieur de la première ligne, ils devront dorénavant s’aligner davantage vers l’extérieur, et parfois assumer de nouvelles responsabilités en couverture de passes. 



Sous la houlette des nouveaux entraîneurs, on a procédé à un grand ménage, surtout en défense.  Ont été libérés ou échangés : les demis de coin Taron Johnson, Dane Jackson, Dorion Strong, MJ Devonshire et Daryl Porter Jr.; ainsi que les demis de sûreté Taylor Rapp et Wande Owens.  Ils ont été remplacés par le demi de coin Dee Alford (ex-Falcons d’Atlanta), et les demis de sûreté Geno Stone (ex-Bengals de Cincinnati) et C.J. Gardner-Johnson (ex-Texans et ex-Bears).

Les secondeurs de ligne restent la principale faiblesse de l’équipe, avec le fragile Terrel Bernard, souvent blessé, et Dorian Williams, un joueur qui pourrait être amené à jouer un rôle plus important cette saison, lui qui n’a été qu’un joueur à temps partiel lors de ses trois premières années avec l’équipe.

Les chasseurs de quart des Bills n’ont réussi que 36 sacs en 2025-2026, mais avec le système 3-4, Jim Leonhard pense qu’ils pourraient faire mieux cette saison grâce à des permutations de joueurs et des blitz.
 


Les Bills manquent aussi de profondeur au poste de demi de coin.  Mis à part Christian Benford (photo ci-dessus), l’un des meilleurs de la NFL à sa position, il y a peu de coéquipiers de qualité pour l’épauler.  Les Bills sont mieux pourvus aux postes de demis de sûreté grâce à la signature de Gardner-Johnson, et à l’apport de Cole Bishop, qui devrait continuer à progresser cette saison.  

Depuis 2020, lors des défaites qui ont conduit à leur élimination en séries éliminatoires, la défense des Bills a accordé en moyenne 33,2 points par match.  Josh Allen n’a donc pas à porter seul la responsabilité de ces éliminations... loin de là !

En attaque, Allen aurait bien besoin de plus de soutien aussi, surtout au niveau des receveurs éloignés.  Pour le jeu au sol, il peut compter sur James Cook, le porteur de ballon le plus productif de la NFL la saison dernière avec 1 621 verges de gains.  Cook (photo ci-dessous) est bien secondé dans le champ arrière par Ray Davis, qui affiche d’excellentes moyennes de 4,7 verges par course, et de 8,6 verges par réception de passe. 
 


La ligne offensive fait aussi partie du top 5 de l'élite du circuit Goodell, mais elle pourrait être affaiblie après le départ du garde à gauche David Edwards, maintenant un membre des Saints de la Nouvelle Orléans, et qui n'a pas vraiment de remplaçant de son niveau chez les Bills.

Quand les fans, les analystes, et les journalistes ont fait remarquer à l’entraîneur Sean McDermott qu’il manquait au moins un bon receveur espacé dans son équipe, l'an passé, il a nié ce qui paraissait pourtant évident, vu les stats plutôt médiocres des principales cibles de Josh Allen. 

Le « moins pire » receveur de longue distance des Bills, Khalil Shakir (photo ci-dessous), n’a totalisé que 719 verges de gains aériens la saison dernière.  Sa moyenne par passe captée était plutôt faible, à seulement dix verges par réception. 
 


Parce que ses receveurs de longue distance ne parvenaient pas à se démarquer suffisamment, Josh Allen a subi 40 sacs en 2025-26.  Il tenait le ballon trop longtemps en attendant que ses receveurs se libèrent.  Pas idéal, disons ! 

Pour combler leur manque de vitesse en attaque aérienne, les Bills ont acquis DJ Moore (photo ci-dessous) dans un échange avec les Bears de Chicago.  Toutefois, Moore, 29 ans, ne fait pas l’unanimité chez les experts.  Après une première saison prometteuse avec les Bears en 2023 (96 réceptions pour 1 364 verges), ses statistiques n’ont cessé de baisser par la suite (966 verges en 2024, puis seulement 682 l’an dernier).  



Son éthique de travail a chuté de la même manière après avoir signé son extension de contrat de 110 millions de dollars sur quatre ans en 2024.  Au point que les Bears voulaient s’en débarrasser.  Ce n'est pas le genre de "gazelle" qui peut étirer le terrain.  Il lui manque la robustesse et l’intensité nécessaires pour briser les plaquages.  Et ces dernières années, il semble souvent manquer de concentration.

Les Bills espèrent qu’il retrouvera son niveau de 2023 ainsi que celui de ses belles saisons passées avec les Panthers de la Caroline, où il avait brillé sous la supervision de Joe Brady en 2020 et 2021.  Au moins, il conserve des mains sûres, car il laisse rarement échapper des passes.  



Malgré ses récentes contre-performances, Moore peut encore s’imposer comme le meilleur receveur de sa nouvelle équipe, et offrir à Josh Allen une meilleure option que l’an dernier pour les longs gains aériens.    

Brady compte aussi sur des receveurs comme Josh Palmer et Keon Coleman pour en offrir davantage.  Avec Josh Allen, le meilleur quart arrière de la Ligue, l’attaque aérienne devrait pouvoir dépasser les 216,6 verges par match de l’an dernier (15e rang NFL).  

À ce niveau, les receveurs éloignés doivent contribuer beaucoup plus.  Il n’est pas normal que les receveurs les plus productifs soient les ailiers rapprochés Dalton Kincaid et Dawson Knox.


Avec leur puissante attaque au sol, à laquelle contribue grandement Josh Allen comme coureur, les Bills ont terminé la saison dernière au 4e rang de la NFL pour les verges totales par match avec 376,3.  Mais un peu plus de variété et de complémentarité avec le jeu aérien rendrait cette offensive encore plus redoutable.

À cause des points d'interrogations au sujet de la défensive, cette attaque devra produire encore davantage cette saison pour assurer le succès du club sur le terrain.  Les Bills devraient se battre jusqu'à la fin contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre pour le championnat de la division Est de la Conférence Américaine.

Et si tout se mettait en place, aussi bien en défense qu’en attaque, après les récents changements, qui sait si les Bills ne finiraient pas enfin par atteindre ce Super Bowl qui leur échappe depuis si longtemps ?

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Les prévisions pour la saison 2026 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-nfl-2026-le-scandale-impliquant.html).
           

jeudi 15 janvier 2026

NFL 2025-26, DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE : BUFFALO À DENVER ⇨ TOUT EST EN PLACE POUR UN DÉNOUEMENT DRAMATIQUE METTANT EN VEDETTE JOSH ALLEN ET BO NIX !



C'est le cas de le dire, il y aura un affrontement au "sommet", dans les hauteurs des montagnes du Colorado, quand les Broncos de Denver (14-3) recevront les Bills de Buffalo (13-5), samedi, dans la première demi-finale de Conférence de la Ligue Nationale de Football.

Les experts de la planète football s'attendent à un match "chaudement" disputé, même s'il fera froid à Denver.  Le club local est favori par seulement 1½ point pour gagner cette confrontation entre deux des meilleurs clubs de la NFL.

Les Broncos ne perdent pas souvent à domicile.  Au cours des deux dernières saisons, ils n'ont subi que trois revers, alors qu'ils ont remporté quatorze fois la victoire.  L'altitude des montagnes des Rocheuses y est sûrement pour quelque chose, de même que leur féroce défensive, qui épuise les joueurs des clubs visiteurs.



Semée formation numéro un pour les séries éliminatoires, les hommes de l'entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus, avec son QB Bo Nix) ont eu droit à un congé (bye), et à une semaine de préparation supplémentaire, en prévision de leur rendez-vous avec les Bills, en fin d'après-midi, samedi.

Ce sont des avantages non négligeables face à une équipe dont plusieurs joueurs ont subi des blessures, dans leur match de "wild card" de dimanche dernier, contre les Jaguars, à Jacksonville (victoire in extremis des Bills, 27 à 24).

En offensive, les deux piliers de l'attaque de Buffalo, le porteur de ballon James Cook, et le quart arrière Josh Allen, ont continué de jouer malgré des blessures, mais ils ne sont pas au meilleur de leur forme physique.  Cependant, ils devraient pouvoir représenter des menaces pour la solide défense de Denver.



Les receveurs Tyrell Shavers (genou), Joshua Palmer (cheville), et Gabe Davis (genou) sont toutefois hors de combat; et l'ailier rapproché Dalton Kincaid devrait participer à l'affrontement de samedi, même s'il traîne encore des blessures à un genou et à un mollet.

Il ne reste que quatre receveurs en santé chez les Bills : les ailiers espacés Khalil Shakir, Brandin Cooks, et Keon Coleman; ainsi que l'ailier rapproché Dawson Knox.  Ça pourrait suffire à Josh Allen (no 17, photo ci-dessous), étant donné son immense talent.  

Ce n'est pas pour rien qu'il a été nommé le joueur par excellence (MVP) de la NFL, l'an passé.  Compétiteur exceptionnel, il peut battre n'importe quelle équipe, autant avec son bras puissant, qu'avec ses courses électrisantes.



Reste à savoir si sa défensive, affaiblie par plusieurs blessures à des joueurs clés, pourra contenir l'attaque des Broncos, menée par le quart arrière Bo Nix, spécialiste des retours victorieux, au dernier quart, quand son club tire de l'arrière au pointage.

Sur la plus récente liste des blessés des Bills, on retrouve les plaqueurs Jordan Phillips et Ed Oliver (biceps + genou); les secondeurs de ligne Shaq Thompson (cou), Matt Milano (cheville) et Terrel Bernard (mollet); les ailiers défensifs A.J. Epenesa (cou) et Greg Rousseau; et les demis défensifs Maxwell Hairston (cheville), Damar Hamlin (pectoraux) et Jordan Poyer (ischio-jambiers).  Plusieurs d'entre eux vont possiblement jouer samedi, mais ils seront diminués par leurs blessures.

La plupart des blessés des Broncos ont pu récupérer durant leur semaine supplémentaire de congé, sauf le joueur de centre Luke Wattenberg (épaule) et le demi de sûreté Brandon Jones (pectoraux).  Le coach Sean Payton a indiqué que l'excellent secondeur de ligne Dre Greenlaw (ischio-jambiers → photo ci-dessous) pourrait effectuer un retour au jeu contre Buffalo, samedi.


Outre ses nombreux blessés, la faiblesse de la défensive des Bills est sa défense contre le jeu au sol (30e de la NFL avec 5,14 verges allouées par course, cette saison).  Elle a été encore généreuse pour les porteurs de ballon des Jaguars, la semaine dernière, en leur concédant 154 verges.

Le jeu au sol sera donc un élément important de la stratégie de Sean Payton, samedi.  Les porteurs de ballon RJ Harvey et Jaleel McLaughlin seront donc sollicités pour "gruger" patiemment de bonnes parties de terrain, pour faire avancer méthodiquement les chaîneurs, afin de prolonger les séries de jeux offensifs, et tenir Josh Allen hors de la surface de jeu, le plus longtemps possible.

Le quart Bo Nix (photo ci-dessous), est aussi un bon coureur, qui peut aider l'attaque terrestre, quand c'est nécessaire.  Nix n'a pas toujours été constant cette année, et il a la mauvaise habitude de commencer les matchs trop lentement.  Mais il se rachète en fin de partie par des poussées offensives victorieuses.  Il en a réussit sept cette saison, un sommet dans la Ligue Nationale.  



Sa ligne à l'attaque le protège bien en situations de passes.  Il a subi seulement 23 sacs, le plus petit total dans le circuit Goodell, cette saison.  À l'autre bout du spectre, le "pass rush" des Broncos a dominé la Ligue pour les sacs avec 68.  Ce qui assure que Denver devrait normalement remporter la guerre des tranchées, samedi.

En meilleure santé, plus reposés, coachés par un ancien vainqueur du Super Bowl, les Broncos devraient franchir avec succès cette étape de la demi-finale de l'Association Américaine.



Ils ont une défensive qui peut prendre le contrôle de n'importe quelle rencontre, en mettant beaucoup de pression sur les joueurs offensifs adverses.  Elle risque cependant, d'en avoir plein les bras avec des joueurs d'élite comme Josh Allen et James Cook.  Mais à domicile, devant ses fidèles supporteurs, elle devrait être à la hauteur du défi qu'ils représentent.

Bills  23,    Broncos  24.    

jeudi 13 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : TAMPA BAY À BUFFALO ⇨ L'AVANTAGE DU TERRAIN FAVORISE LES BILLS.



Deux équipes aux fiches identiques de 6-3 s'affrontent dimanche à Buffalo.  Les Buccaneers de Tampa Bay seront les visiteurs contre les Bills, dans un match crucial qui devrait être intense.  Les deux formations ont des problèmes similaires : de nombreux blessés,   des ruptures trop fréquentes en défensive, des attaques qui manquent occasionnellement d'opportunisme. 

Les Bills ont connu un laisser-aller  après leur grosse victoire contre les Chiefs de Kansas City, il y a deux semaines.  Dimanche dernier, ils ont été complètement dominés dans les tranchées, et ils ont commis trois revirements en zone offensive, dans une défaite embarrassante de 30 à 13 contre les médiocres Dolphins de Miami (3-7).

Eux qui devaient remporter facilement le championnat de leur division (Est de l'AFC) cette saison, se retrouvent soudain à 1½ match des Patriots de la Nouvelle Angleterre (8-2), et, étant donné le calendrier facile de ces derniers, il est improbable que les Bills puissent les rejoindre ou les dépasser, d'ici la fin de la saison régulière.



La formation dirigée par l'entraîneur Sean McDermott  (ci-dessus) est inconstante, sauf en ce qui concerne ses problèmes défensifs qui, eux, se reproduisent avec régularité.  L'attaque conduite par le quart arrière étoile Josh Allen n'est pas toujours capable de surmonter ces ennuis, en marquant suffisamment de points.

La défense contre la course est particulièrement horrible (31e de la NFL en accordant 5½ verges par portée), ce qui permet aux équipes opposées d'établir leur attaque au sol, d'imposer le tempo, et de contrôler le temps de possession du ballon.  Les Bills doivent alors revenir de l'arrière en  abandonnant trop souvent leur atout principal, qui est l'attaque au sol (1ère de la Ligue avec une moyenne de 153,2 verges de gains par rencontre), pour lancer plus fréquemment le ballon.  Ce qu’Allen maîtrise moins bien cette saison.

De plus, ses deux meilleurs receveurs, l'ailier espacé Khalil Shakir (photo ci-dessous), blessé aux côtes, et l'ailier rapproché Dalton Kincaid (ischio-jambiers) ne sont pas certains de participer à la rencontre face aux Bucs.



Leurs adversaires  de dimanche ont aussi un problème de personnel chez les receveurs de passes.  Mike Evans et Chris Godwin sont absents, et l'attaque au sol ne fonctionne plus très bien depuis que le porteur de ballon Bucky Irving est au rancart.

Au cours des dernières semaines, l'équipe a dû s'appuyer davantage sur sa défensive, mais celle-ci a connu des ratés occasionnels, qui ont permis des jeux explosifs aux adversaires.  Comme dans la défaite de 28 à 23 contre la Nouvelle Angleterre, la semaine dernière.   Les Patriots ont réussi de longs jeux de 72, 69, 55 et 54 verges, dont trois ont résulté en des touchés.

La magie du premier quart de saison de Baker Mayfield  (photo ci-dessous) ne semble plus opérer depuis quelques semaines.  Le quart arrière des Bucs s'était fait une spécialité de revenir de l'arrière pour procurer de précieuses victoires à son équipe, avec des poussées offensives victorieuses, dans les derniers instants des matchs.  Plus maintenant...



Le manque de personnel qualifié (voir blessés) y est sûrement pour quelque chose dans ces insuccès.  Sans Evans et Godwin, les receveurs secondaires des Bucs sont incapables d'étirer les défensives adverses, et de réussir de longs jeux.  

Mais contrairement aux Bills, les Bucs ont moins de concurrence dans leur division (Sud de la NFC), et après leur match à Buffalo, et celui contre les Rams, à Los Angeles, leur calendrier devient mieux gérable.

Habitués de jouer à la chaleur, dans le sud-est des USA, les Bucs risquent de ne pas être à l'aise dans le froid du stade non couvert des Bills.  Ces derniers en profitent presque toujours pour mieux jouer chez eux.  



Ils ont sans doute pris note des ennuis des Bucs pour freiner le jeu au sol, la semaine passée contre les Patriots.  Le porteur de ballon James Cook (photo ci-dessus), le 2e meilleur  porteur de ballon de la NFL, derrière Jonathan Taylor, des Colts, cherchera à capitaliser sur cette mauvaise tendance des défenseurs de Tampa Bay.

Les Bucs ne peuvent pas en faire autant pour exploiter la faiblesse de la défense des Bills contre le jeu au sol, puisqu'ils n'ont pas de coureurs aussi dangereux que James Cook. 

En défensive, si les Bills peuvent mettre de la pression sur Mayfield, ils réduiront son efficacité.  Greg Rousseau (photo ci-dessous) et Joey Bosa sont bons pour ça.  Bien que Bosa (blessé à un poignet) ne soit pas sûr de participer au match.


Les deux belligérants sont à la croisée des chemins.  Les Bills doivent développer un sentiment d'urgence plus prononcé car, maintenant, ils doivent penser à une place en séries éliminatoires à titre de "wild card", puisqu'ils ne pourront vraisemblablement pas décrocher le titre de champions de leur division.  

Or, il y aura beaucoup de compétition pour mériter une telle place, dans la Conférence Américaine.  Les hommes de Sean McDermott ne peuvent plus se permettre trop de faux pas d'ici la fin de la saison régulière.

Ils ont  une fiche de 2-3 dans leurs cinq dernières parties.  Le quart Josh Allen est moins constant dans ses performances, cette année.  En défense, on remarque souvent un mauvais positionnement des joueurs, ce qui entraîne de la désorganisation, ainsi qu'une couverture inadéquate, sur les jeux de passes.   Ces déficiences permettent des percées importantes de la part des offensives ennemies.



Visiblement, les Bills auraient eu besoin d'aide en défensive, avant la date limite des transactions dans la NFL, le 4 novembre.  Mais ils sont restés inactifs dans ce domaine...

Les Buccaneers risquent d'être encore sonnés après leur dure  bataille perdue contre les Patriots, dimanche dernier.  Si leur attaque au sol pouvait bien fonctionner contre la défense poreuse des Bills, ils auraient des chances de gagner à Buffalo.



Mais c'est peu probable qu'ils réussissent cette mission, car les défenseurs des Bills voudront y aller de meilleurs efforts devant leurs partisans.  Un sentiment d'urgence, pourrait maintenant s'installer, en prévision d'une participation aux séries éliminatoires, qui pourrait être menacée, s'ils ne jouent pas mieux, et avec une meilleure constance. 

Avec l'avantage du terrain et de la température,  Buffalo devrait l'emporter par 5½ points, selon les parieurs.  Si la météo est mauvaise, on pourrait assister à une rencontre dominée par les défensives...

Buccaneers    20,     Bills    24.       

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : BUFFALO EN CAROLINE⇨ APRÈS LEUR SEMAINE DE CONGÉ, LES BILLS SONT PRÊTS À REDRESSER LEUR SITUATION.



Après leur semaine de congé, les Bills de Buffalo (4-2) ont eu le temps de digérer leurs deux dernières défaites d'affilée, et de bien se préparer pour leur match de dimanche à Charlotte, en Caroline du Nord, contre les Panthers (4-3).

Les joueurs de Buffalo ont profité de ce bye pour faire un examen de conscience et refaire le focus, eux qui ont été indisciplinés dernièrement (30 pénalités dans les trois dernières parties).  Leur entraîneur chef, Sean McDermott a souligné le besoin de retrouver le sens de l'urgence, qui fait défaut depuis quelques temps.

Son quart arrière Josh Allen ne joue pas au niveau qui lui a mérité le titre de joueur par excellence (MVP) la saison dernière.  Beaucoup de monde pense aussi qu'il lui manque un bon ailier espacé, capable de réussir des jeux explosifs (gains de 20 verges et plus).  Le meilleur ailier éloigné des Bills, Khalil Shakir, n'en a réussi que deux cette saison.



Et ce n'est pas normal que le receveur le plus productif de l'équipe soit un ailier rapproché, Dalton Kincaid (photo ci-dessus), avec 20 réceptions pour 287 verges et trois touchés, même s'il a raté le dernier match des siens à cause d'une blessure.  Il devrait revenir au jeu dimanche.

Au moins, les Bills vont obtenir des renforts en défense puisque Michael Hoecht et Larry Ogunjobi reviennent au jeu après leurs suspensions de six matchs.  La faible brigade défensive des Bills en a bien besoin, elle qui compte encore plusieurs blessés indisponibles, et qui occupe la dernière place de la NFL contre le jeu au sol (5¾ verges accordées par course).  

Elle doit affronter la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue, qui produit en moyenne 140,1 verges par match, avec les redoutables demis offensifs Rico Dowdle et Chuba Hubbard.  Ainsi, les Panthers peuvent contrôler le temps de possession du ballon en prolongeant leurs séries de jeux à l'attaque.  Un avantage non négligeable.



Le quart arrière du club du pilote Dave Canales (ci-dessus) sera probablement le substitut Andy Dalton, puisque Bryce Young s'est blessé à une cheville, dans la victoire de son équipe par la marque de 13 à 6, contre les Jets de New York, dimanche dernier.  Dalton doit être en mesure d'exploiter la faiblesse de la défensive des Bills contre le "play action", et les jeux en croisé (passes transversales).

Dalton, 37 ans, est un pivot expérimenté, qui peut connaître de grands matchs à l'occasion.  Il tentera de procurer une quatrième victoire consécutive à sa formation.  Il a à sa disposition l'excellent receveur recrue Tetairoa McMillan, ainsi que Xavier Legette et l'ailier rapproché Tommy Tremble, qui ont commencé à mieux performer récemment.  De plus, Jalen Coker est revenu au jeu la semaine dernière.

Les défensives des deux équipes ont du mal à contrer les ailiers rapprochés.  Kincaid et Tremble (no 82, photo ci-dessous) pourraient ainsi connaître un bon match dimanche.  Les Panthers sont invaincus à domicile (3-0) cette saison.



Les Bills ne peuvent pas se fier sur leur fragile défensive pour gagner cette partie, dimanche.  Ce sera à l'attaque de marquer plus de points que la défense en accordera aux Panthers.  Josh Allen doit lancer souvent le ballon à Kincaid, et à Khalil Shakir, qui excelle contre les couvertures de zone.  Et ça adonne que c'est ce genre de couverture que pratique surtout la brigade défensive de la Caroline.

Buffalo est favori par 7½ points pour gagner, dimanche, en terrain étranger.  Josh Allen est renommé pour rebondir après de mauvaises performances (deux interceptions, deux échappés, et quatre sacs subis, dans la défaite de 24 à 14 contre les Falcons d'Atlanta, il y a deux semaines).

Mais les Panthers jouent bien chez eux, et Dalton peut sortir une performance surprenante en prenant la place d'un Bryce Young qui n'a impressionné personne jusqu'ici cette saison.  Il faudra que les Bills aient trouvé des solutions à leurs problèmes durant leur semaine de congé.  Sinon l'écart de 7½ points en leur faveur est exagéré.

Bills   24,   Panthers  23.  

samedi 6 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : BALTIMORE À BUFFALO, UN DUEL DE TITANS DANS L'AFC !



IL  S'AGIT  D'UNE  REPRISE  DU  MATCH  ÉLIMINATOIRE  DE  JANVIER  DERNIER  ENTRE  CES  ÉQUIPES.

De nombreux experts pensent que ce match mettra en opposition les deux meilleures équipes de la Conférence Américaine, cette année.  En ce qui concerne les effectifs des deux clubs, les Ravens ont un léger avantage lorsqu'on compare poste par poste.  Mais le problème, c'est que le quart arrière des Bills, Josh Allen (MVP de la NFL, la saison dernière), est capable de remporter des matchs à lui tout seul !

C'est ce qui peut arriver, dimanche soir, quand ces deux puissances du circuit Goodell vont croiser le fer à Buffalo.  La dernière visite des Ravens à cet endroit, durant les éliminatoires de la saison passée, leur a laissés un goût amer, une défaite de dernière minute, au compte de 27 à 25, sur une passe échappée dans la zone des buts, par l'ailier rapproché Mark Andrews.

Les représentants de Baltimore voudront se venger, et ils ont les atouts pour réussir cette mission.   Les Ravens possèdent la meilleure attaque au sol de la Ligue Nationale avec le porteur de ballon "bulldozer" Derrick Henry, et son équivalent, le quart arrière coureur Lamar Jackson (les Ravens gagnent une moyenne incroyable de 187,6 verges de gains au sol par match). 
 


Les défensives adverses ne savent jamais sur quel pied danser parce que Jackson emploie souvent le jeu d'option avec Henry (photo ci-dessus).  Si les défenseurs mettent huit joueurs dans la boîte pour arrêter  le massif demi offensif des Ravens, Jackson en profite pour garder le ballon, après avoir fait une feinte de remise à Henry, et il y va d'une longue passe à ses ailiers éloignés Zay Flowers ou Rashad Bateman.  Cette tactique sera idéale dimanche, pour exploiter la vulnérabilité des demis de sûreté des Bills.   

Jackson peut également exploiter le jeu d'attiré sur Henry pour gagner du terrain en courant vers les lignes de touche. 

De son côté, Josh Allen pourra abuser de la faible défense anti-aérienne des Ravens (31e de la NFL l'an passé).  Le quart des Bills est particulièrement dangereux quand il improvise des jeux en courant derrière la ligne de mêlée.  Il excelle quand il est sous pression, et que la défensive adverse utilise le blitz.

Les offensives des deux adversaires sont opportunistes en convertissant un haut pourcentage de 3e essais.  Dans ce domaine, les Ravens ont un taux de succès de 48%, et les Bills de 41%.  Ce qui produit de longues séries offensives.  On s'attend d'ailleurs à une bataille offensive entre les deux clubs, dimanche soir. 


Comme il est presque impossible de courir contre la défense de Baltimore, les Bills adopteront une formation offensive élargie sur la ligne de mêlée, afin d'isoler les receveurs Khalil Shakir (photo ci-dessus), Keon Coleman, Joshua Palmer ou Dalton Kincaid.

Si jamais l'attaque des Bills stagne trop, ils peuvent avoir recours à la méthode sans caucus, pour fatiguer la défense adverse, et l'empêcher de faire des substitutions.  Allen peut désorienter les défenseurs opposés en feintant autant avec le play action, qu'en courant avec le ballon.

Les Ravens sont favoris par 1½ point pour l'emporter, mais je crois que l'habileté d'Allen pour bien performer sous pression procurera la victoire à son équipe, qui a aussi l'avantage de jouer à la maison, pour ce match d'ouverture.

Ravens  24,  Bills  27.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨  Pour en savoir plus sur ces deux équipes, consultez mes billets précédents à leur sujet.  Cliquez sur les liens suivants : 


dimanche 3 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES BILLS DE BUFFALO VONT ENCORE FRAPPER À LA PORTE DU SUPER BOWL.



DEPUIS  LA  SAISON  2020,  UNE  SEULE  ÉQUIPE  DE  LA  NFL  A  REMPORTÉ  PLUS  DE  VICTOIRES  EN SAISON RÉGULIÈRE QUE  LES  BILLS  DE  BUFFALO (61)...

Et ce club, est bien sûr les Chiefs de Kansas City (66), qui ont bloqué la route des Bills à quatre reprises en séries éliminatoires au cours de ces cinq dernières années, dont deux fois en finale de la Conférence Américaine. 

Les deux derniers affrontements éliminatoires, au début de cette année, et en 2024, se sont joués à trois points près à chaque fois, et ils auraient tout aussi bien pu basculer en faveur de Buffalo.

Ces défaites amères sont dues à une défense des Bills qui, en playoffs, a cette fâcheuse habitude de laisser tomber l'équipe dans les moments clés, contrairement aux Chiefs qui arrivent presque toujours à réaliser le gros jeu qui fait la différence.  Dans les cinq revers en séries depuis 2020, la défensive de Buffalo a accordé en moyenne 33,2 points par match (166 au total).  Elle est pourtant beaucoup plus étanche en saison régulière.



Habituellement dans le top-5 de la NFL au cours des dernières années, cette solide brigade défensive a régressé la saison dernière.  Elle est tombée au 11e rang de la Ligue pour les points accordés; en 17e place pour les verges totales consenties; en 18e position pour les verges au sol allouées par tentative de course; au 18e échelon pour les sacs réussis; et, surtout, au 29e rang sur l'incapacité à empêcher les adversaires de convertir leurs 3e essais (3e pire de la NFL avec un taux de 44,54% de réussite pour les clubs opposés).

Fait aussi alarmant, la défensive des Bills a terminé en bas du classement de la Ligue pour le pourcentage de pression sur les quarts arrières ennemis quand leurs équipes avaient une chance d'égaler ou de prendre les devants au pointage, au 4e quart.  Elle devra améliorer ce faible pourcentage qui est descendu à 20%.  

La principale faiblesse de la ligne défensive en 2024 a été la couverture de passe par leurs secondeurs.  Ils ont fini derniers de la NFL dans ce domaine.  Matt Milano, Terrel Bernard et Dorian Williams ont tous été fautifs.  Eux, et leurs trois compagnons de ligne, sont tous de retour cette saison, et ils devront faire mieux à ce chapitre.  Les Bills ont ajouté le secondeur Shaq Thompson (agent libre signé, ancien des Panthers) pour leur venir en aide.



Les Bills avaient peu d'argent à dépenser dans l'intersaison pour se payer des agents libres de qualité.  Ils ont utilisé l'argent libéré par les joueurs qui ont quitté l'équipe, pour accorder des contrats à ceux qui les ont remplacés.  Sont partis : les receveurs éloignés Amari Cooper et Mack Hollins; remplacés par Elijah Moore (qui vient des Browns), et Joshua Palmer (ex Chargers).

Les besoins de l'équipe se retrouvant surtout en défense, les Bills ont fait plusieurs changements de ce côté-là.  Les joueurs de ligne Von Miller et Dawuane Smoot sont partis, et les Bills ont acquis deux remplaçants à cette position : Joey Bosa (ex Chargers) et Michael Hoecht (ancien des Rams).   

L'équipe s'est séparée des plaqueurs défensifs Quinton Jefferson, Austin Johnson et Jordan Phillips pour faire de la place à Larry Ogunjobi, qui arrive des Steelers de Pittsburgh.



Quant à eux, les demis de coin Dane Jackson et Tre'Davious White (photo ci-dessus) reviennent à Buffalo après de brefs séjours ailleurs dans la NFL.  Ils viennent combler les départs de Rasul Douglas et Kaiir Elam à ces positions.

Pour sa part, le demi de sûreté Darrick Forrest s'amène des Commanders de Washington pour faire la lutte avec Damar Hamlin et la recrue Jordan Hancock pour être le titulaire désigné à ce poste.  Cole Bishop est également dans le "mix".

Il est à noter que Hoecht et Ogunjobi sont suspendus pour les six premiers matchs de la saison en raison de dopage.

La majorité des joueurs sélectionnés au dernier repêchage sont aussi du côté de la défense.  Le demi de coin Maxwell Hairston (1ère ronde, 30e rang) semble déjà promis à un poste régulier dans la tertiaire.

À ses côtés, Taron Johnson devrait revenir en forme après avoir été éprouvé par des blessures la saison passée.

Christian Benford (photo ci-dessous) a été phénoménal en 2024, et il sera à nouveau l'as de cette unité qui devrait retrouver la respectabilité après une campagne difficile l'an dernier.



La plaqueur T.J. Sanders (2e ronde, 41e), l'ailier Landon Jackson (3e ronde, 72e) et le plaqueur Deone Walker (4e ronde, 109e) vont tenter de challenger les titulaires actuels des postes, à leurs positions respectives (Greg Rousseau, DaQuan Jones et Ed Oliver).  Ce ne sera pas facile pour eux, car cette première ligne défensive est déjà une des meilleures de la NFL.

Le coordonnateur défensif Bobby Babich espère que tout ce beau monde pourra composer un front-7 plus dangereux au point d'attaque contre le jeu au sol, et pour exercer plus de pression sur les quarts arrières et les porteurs de ballon adverses.

On peut dire que les absences prolongées de Matt Milano ont clairement affecté ces deux aspects du jeu.  Souvent blessé, le vétéran secondeur des Bills n'a joué que 9 des 34 matchs réguliers de son équipe au cours des deux dernières saisons.
 


Joey Bosa (photo ci-dessus) a aussi été acquis pour améliorer ces phases du jeu, mais il devra d'abord demeurer en santé, ce qu'il a été incapable de faire au cours des trois dernières saisons au cours desquelles il a manqué 23 parties à cause de blessures.  Il vient de fêter son 30e anniversaire, la mois dernier.  À ses 28 derniers matchs, il n'a réussi que 14 sacs avec les Chargers de L.A..

Avec tous ces changements, la défensive devrait être plus forte.  Le défi sera d'intégrer et de coordonner tous ces nouveaux joueurs.  La saison passée, la défense a réussi à forcer 32 revirements, avec 16 interceptions et 16 échappés recouvrés, se plaçant ainsi au deuxième rang de la NFL dans cette catégorie. L'objectif sera de conserver ce même niveau de performance cette saison.

De son côté, l'attaque des Bills demeure presque identique à celle de la saison passée. Les seuls ajustements significatifs concernent le groupe de receveurs.



La signature des agents libres Joshua Palmer et Elijah Moore (photo ci-dessus) a pour but de combler les postes laissés vacants par les départs d'Amari Cooper (encore agent libre non réclamé), et de Mack Hollins (désormais chez les Patriots). Palmer devrait probablement occuper le poste d'ailier éloigné numéro 3, tandis que Hollins rejoindra le remplaçant Curtis Samuel en réserve.

Leur impact devrait être négligeable comme il le fut avec leurs équipes précédentes.

Au final, cela ne change pas grand-chose, car le talentueux quart arrière Josh Allen peut s'adapter à n'importe quel receveur grâce à son immense talent.  Il n'a pas été choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) pour rien.  C'est parce qu'il a la capacité d'élever le niveau de jeu de ses coéquipiers, plutôt "ordinaires", qu'il a été préféré à Lamar Jackson, qui est sans doute plus talentueux et mieux entouré chez les Ravens de Baltimore.

Allen a conduit les siens à cinq championnats de division consécutif depuis 2020.  Et un 6e s'en vient sans doute cette année.  Il faut dire qu'il y a peu de compétition avec les trois autres équipes de la section Est de l'AFC (Miami, Nouvelle Angleterre et les Jets de New York ⇾ voir https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-lattaque.html).



Avec Josh Allen (photo ci-dessus) au volant de la machine offensive, les Bills ont établi un record de concession en marquant 525 points la saison dernière (deuxième plus haut total dans la NFL).  Et ce, avec un groupe de receveurs très ordinaires.  Treize fois, ils ont inscrit 30 points ou plus au tableau d'affichage; et à quatre reprises, ils ont dépassé les 40 points pendant cette campagne offensive particulièrement fructueuse.

Grâce à une excellente ligne offensive et à son talent pour échapper à la pression des défenseurs, Allen n'a encaissé que 14 sacs.  Une bonne équipe se distingue par sa capacité à minimiser les erreurs.  Dans ce domaine, Allen et ses coéquipiers offensifs ont été remarquables en 2024, ne commettant que huit revirements (six interceptions et deux échappés).  Un exploit extrêmement rare !

Le directeur général Brandon Beane a été critiqué pour ne pas avoir fourni de meilleurs receveurs à Josh Allen, ce qui aurait pu le rendre encore plus performant.  Mais si le groupe de receveurs actuel n'a pas reçu beaucoup d'aide de l'extérieur, il pourrait se développer de l'intérieur.



Khalil Shakir (photo ci-dessus) reste sans conteste le receveur numéro un, même si ses statistiques ne rivalisent pas avec celles des meilleurs ailiers éloignés de la Ligue Nationale.  Cependant, bien qu'il ne capte pas beaucoup de longues passes (sa moyenne de verges par réception est seulement de 10,8), il se distingue par ses verges gagnées après réception, avec une moyenne de huit verges, le plaçant au 5e rang de la NFL dans cette catégorie.

Shakir n'a que 25 ans, il a donc encore le temps de progresser cette saison.  Cela s'applique également à son coéquipier Keon Coleman, qui a réalisé de belles performances lors de sa saison recrue l'année dernière, avant de manquer quatre matchs en fin de saison à cause d'une blessure à la main et au poignet.

Ce choix de deuxième ronde (33e) au repêchage de 2024 a un bon potentiel, et les dirigeants des Bills s'attendent à ce qu'il soit meilleur cette année.  Ils apprécient son gabarit impressionnant, 6'4", 215 lbs, et il constitue une menace sur les longues passes, comme en témoigne sa moyenne de 19,17 verges par réception.



Il en va de même pour l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessus) qui a été ralenti et ennuyé par des blessures aux deux genoux.  Elles lui ont fait rater quatre parties, et il ne s'est jamais rétabli à 100%.  Il a tout de même été le deuxième receveur le plus productif de Buffalo, bien qu'il ait été sous-utilisé.

Il pourrait être plus impliqué dans les stratégies de jeu cette saison car ce choix de première ronde (25e) en 2023 a lui aussi un très bon potentiel.

Comme le groupe de receveurs, le champ arrière des Bills est très diversifié et c'est ce qui fait sa force.  Le porteur de ballon principal, James Cook, a été excellent l'an dernier avec sa moyenne de verges par course de 4,9 et ses 16 touchés au sol (+ 2 autres par la passe).

Pendant l'intersaison, il a exigé une prolongation de contrat et souhaite être rémunéré comme l'un des meilleurs à son poste dans la Ligue.  Il veut 15 millions de dollars par saison, ce qui le placerait au 3e rang des demis offensifs les mieux payés de la NFL.  Le gérant général Brandon Beane n'a pas l'intention de satisfaire sa demande.



Quel impact aura cette décision sur les performances futures de Cook (photo ci-dessus), étant donné son mécontentement actuel ?  C'est son année de contrat.  Sera-t-il motivé à impressionner les dirigeants de l'équipe pour justifier ses ambitions et décrocher le gros lot en 2026 ?

Ray Davis est un auxiliaire intéressant de Cook.  Très costaud, il est très fort pour briser des plaqués.  Quant à lui, le demi offensif numéro 3, Ty Johnson, se spécialise surtout comme receveur, un domaine où il est dans le top-10, en efficacité, dans la NFL.

Ces trois porteurs de ballon se complètent donc très bien en offrant une belle variété d'options aux stratèges de l'offensive de Buffalo.

Si Allen peut si bien travailler, et tout renverser sur son passage, autant par ses courses que par ses passes, c'est aussi en raison de la solidité de sa ligne à l'attaque classée au 3e rang du circuit Goodell.  Tous ses membres sont de retour cette saison, et bien qu'aucun ne fasse partie de l'élite des joueurs de ligne de la Ligue Nationale, aucun ne constitue une faiblesse non plus.



Ils ont dominé l'an dernier en ne permettant que 160 pressions sur Allen, et un très faible total de 14 sacs aux adversaires, soit huit de moins que leurs plus proches poursuivants dans cette catégorie (les Packers de Green Bay).

Cette unité frontale est aussi une des meilleures de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Et si le garde à droite O'Cyrus Torrence (photo ci-dessus) peut progresser encore, à sa troisième saison, ce groupe sera encore plus efficace, ce qui donne un peu...le vertige !

Il n'y a aucun doute, les Bills de Buffalo seront encore des prétendants au Super Bowl cette année.  Trois fois au cours des cinq dernières saisons, ils ont remporté treize victoires.  Et ils pourraient en récolter autant cette année.  Assez pour finir facilement en tête de leur division pour une sixième fois d'affilée.

Tout ce qu'ils espèrent c'est qu'ils ne retrouveront pas les Chiefs de Kansas City sur la route les menant enfin au Super Bowl...

CALENDRIER  2025-26  DES  BILLS  DE  BUFFALO