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dimanche 7 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PHILADELPHIE À L.A. CHARGERS ⇨ JUSTIN HERBERT PEUT-IL BATTRE LES EAGLES AVEC UNE SEULE MAIN ?



Le quart arrière Justin Herbert, des Chargers de Los Angeles (8-4), a été opéré lundi dernier, pour une fracture à la main gauche.  Pourtant il compte bien jouer au Monday Night de lundi prochain, contre les Eagles de Philadelphie (8-4).  De sa performance dépendra grandement le résultat du match.

À cause de son handicap, les Chargers pourraient confier plus de responsabilités aux porteurs de ballon Kimani Vidal et Omarion Hampton, afin d'enlever de la pression sur Herbert.  D'autant plus que la défense contre le jeu au sol des Eagles est particulièrement pourrie ces temps ci.  Elle a alloué un monstrueux total de 281 verges (oui, vous avez bien lu) aux Bears de Chicago, au Black Friday, la semaine dernière, dans une défaite gênante de 24 à 15 de Philadelphie.

Par dessus le marché, la brigade défensive des Aigles a perdu les services du joueur de ligne Jalen Carter, opéré aux deux épaules, cette semaine.  Au cours des deux derniers matchs, deux revers, cette défensive s'est fait déjouer pour 898 verges par les Bears, et les Cowboys de Dallas.  Est-ce que le coordonnateur défensif Vic Fangio va réussir à apporter les correctifs nécessaires avant l'affrontement de lundi soir, au SoFi Stadium d'Inglewood, domicile des Chargers ?



Pendant que la défensive faillit à la tâche, l'offensive ne fait pas mieux.  Au cours du dernier mois (quatre parties), elle n'a généré qu'une piètre moyenne de 15½ points par rencontre.  Le quart arrière Jalen Hurts (photo ci-dessus) a complété moins de 60 % de ses passes, dans trois de ces matchs.  

Et le porteur de ballon, la clé du succès de cette attaque, l'an passé, est toujours au neutre cette saison, avec sa faible moyenne de 3,7 verges par course.  À pareille date, l'année passée, elle était de 6,1 verges par portée...  L'absence du bloqueur Lane Johnson, blessé à un pied, ne pourra pas l'aider à se frayer un chemin dans la défense des Bolts, lundi.

Hurts est beaucoup critiqué ces temps ci, parce qu'il ne court plus autant avec le ballon, comme il le faisait si bien lors des dernières saisons.  Il a même du mal à réussir les fameuses poussées fraternelles ("tush push") maintenant !  Ne pouvant plus se fier sur Barkley pour des jeux explosifs, et prolonger les séries de jeux offensifs, il semble manquer de synchronisme et de rythme, ce qui provoque une désorganisation nuisible à l'offensive.



Dans le vestiaire, le mécontentement et les critiques, n'améliorent pas l'esprit d'équipe, chez les Eagles.  C'est plutôt le chaos.  Heureusement, le club de l'entraîneur Nick Sirianni (photo ci-dessus) n'a pas de concurrence sérieuse dans sa division (Est de la Conférence Nationale), et il est pratiquement assuré de remporter le championnat de la section, et de s'assurer d'une place avantageuse, en séries éliminatoires.

Ce n'est pas le cas des Chargers, qui ont un calendrier horrible d'ici la fin de la saison régulière.  Outre les Eagles, ils devront affronter les Chiefs de Kansas City, les Cowboys de Dallas, les Texans de Houston et les Broncos de Denver !  Ouf !  Ça ne sera pas de la tarte !

S'il fallait que Justin Herbert soit incapable de faire du bon travail à cause de sa main fracturée, les Chargers seraient dans le pétrin, et pourraient rater les playoffs...  Les preneurs aux livres croient que Herbert ne pourra pas être à la hauteur lundi soir contre Philadelphie.  Ils favorisent les Eagles pour gagner par 1½ point.  



Je me fie plutôt aux dernières tendances.  Les Eagles jouent très mal depuis un mois, autant en attaque qu'en défense, tandis que les Bolts viennent de remporter quatre de leur cinq dernières rencontres.  Ils peuvent compter sur la deuxième meilleure défense contre la passe de la NFL (168,3 verges accordées en moyenne par match), et ils sont 3e pour les verges totales allouées (275,2 contre 347,2 pour Philadelphie).

Ils ont plus besoin de gagner cette partie que les Eagles, qui sont déjà assurés d'avoir la chance de défendre leur titre de champions du Super Bowl, au début de l'année prochaine.  À moins que Justin Herbert soit incapable de bien jouer, lundi, je pense que son club va l'emporter.

Eagles   20,     Chargers  23. 

NFL 2025, SEMAINE 14 : HOUSTON À KANSAS CITY ⇨ IL Y A BEAUCOUP À GAGNER OU À PERDRE POUR LES TEXANS ET LES CHIEFS.



Les Texans de Houston (7-5) ont quitté la chaleur du Texas pour se rendre dans le froid du Missouri, afin d'affronter les Chiefs de Kansas City (6-6), dimanche soir.  L'enjeu est de taille pour ce face-à-face.  L'équipe de l'expérimenté entraîneur Andy Reid est favorite par 3½ points, et elle doit l'emporter pour garder ses chances de participer aux séries éliminatoires, du début de l'année prochaine.  

Avec une victoire, ces probabilités de faire les playoffs montent à 55 %.  Avec une défaite, elles tombent à 12 %.  Les Chiefs doivent oublier le championnat de leur division (Ouest de l'AFC), car ils accusent un retard de quatre matchs sur les meneurs, les Broncos de Denver, avec seulement cinq parties à disputer, d'ici la fin de la saison régulière.  

En plus, pour décrocher l’une des trois places de « wild card », Kansas City fait face à une forte concurrence et compte déjà deux matchs de retard sur la dernière place en jeu.  Les sept meilleurs clubs détiennent les billets pour le tournoi du Super Bowl dans l'AFC.  Les Chiefs sont présentement 10e au classement de cette Association.  Il ne faut pas oublier non plus que Kansas city a perdu, cette saison, contre les Chargers de Los Angeles, les Bills de Buffalo, et les Jaguars de Jacksonville, des formations qui détiennent donc le bris d'égalité contre les Chiefs, dans cette lutte pour se classer en séries de fin de saison. 



De leur côté, les Texans font face à une situation un peu moins critique, mais quand même urgente, à la veille de leur rendez-vous à Kansas City.  S'ils gagnent, leurs chances de participer aux séries grimpent à 78 %.  S'ils subissent la défaite, ces chances descendent à 38 %.  La table est donc mise pour cet affrontement de la plus haute importance.

On prévoie une température à peine au-dessus du point de congélation à Kansas City, dimanche soir.  Ce qui favorise l'équipe locale.  Mais, autrement, il y a d'autres facteurs qui semblent à l'avantage du club visiteur.  Les Texans jouent leur meilleur football de la saison depuis un mois.  Ils viennent de remporter quatre victoires de suite, et cinq dans leurs six plus récents matchs.  Ils ont battu deux grosses équipes : les Colts d'Indianapolis et les Bills de Buffalo, au cours des deux dernières semaines.

Houston possède la meilleure défensive de la NFL.   Elle n'a alloué qu'une faible moyenne de 16½ points par rencontre, cette année.  Elle compte dans ses rangs le meilleur duo de chasseurs de quarts de la Ligue avec Danielle Hunter (11 sacs) et Will Anderson Jr (10½ sacs).  Et ça adonne que la ligne offensive des Chiefs est décimée par les blessures, et devrait être privée de trois de ses titulaires : les bloqueurs Josh Simmons et Jawaan Taylor, ainsi que le garde Trey Smith, tous aux prises avec des blessures sérieuses.



Ces absences mettent en péril l'efficacité de l'attaque au sol des Chiefs, et la protection du quart arrière Patrick Mahomes.  Chaque fois que Kansas City a perdu des parties importantes au cours des dernières années, la faiblesse de la ligne à l'attaque a été leur talon d'Achille, même dans leurs deux défaites au Super Bowl, en 2021 et en 2025.

Mahomes est conscient du danger qui le guette, dimanche, contre le puissant "pass rush" des Texans.  Il a déclaré qu'il devra lancer rapidement le ballon, le confier plus souvent à ses demis offensifs, et compléter de longues passes en zones profondes, lors des rares occasions favorables qui se présenteront.  

Mahomes et ses coéquipiers de l'attaque devront jouer leur meilleur football de la saison, pour avoir une chance de sortir gagnants de cette confrontation cruciale.  Comme le montre leur fiche de 6-6, les Chiefs ont été inconstants cette année, autant en offensive qu'en défensive.  Le "pass rush" a été trop souvent insuffisant.  L'attaque n'a aucune marge de manoeuvre contre la défensive de Houston, qui est rapide, agressive, et très confiante.



Après avoir perdu leurs trois premières rencontres cette saison, les Texans se sont mis en marche, et ils peuvent encore remporter le championnat de la division Sud de l'AFC.  Leurs récents succès doivent beaucoup à l'amélioration de leur ligne offensive, qui était tellement déficiente, en commencement de campagne.

Le quart arrière C.J. Stroud (photo ci-dessus) est revenu au jeu dimanche dernier, après avoir manqué trois rencontres à cause d'une commotion cérébrale.  Il a offert une bonne performance en complétant 22 passes pour 276 verges de gains, même s'il a admis qu'il était un peu "rouillé" en début de match. 

C'est surtout l'attaque aérienne de Houston qui a porté fruits durant leur séquence victorieuse de quatre joutes.  L'ailier éloigné Nico Collins a été formidable, et l'ailier rapproché Dalton Schultz a bien joué son rôle.  Mais c'est le receveur Jayden Higgins qui a agréablement surpris, en étant plus productif que prévu. 
 


Il y a beaucoup de profondeur dans ce groupe de receveurs texans.  Plusieurs substituts de qualité peuvent contribuer à cette attaque aérienne : Christian Kirk (lorsqu'il n'est pas blessé, il a raté quatre parties → photo ci-dessus), Xavier Hutchinson, Jaylin Noel, et même le demi offensif Woody Marks, qui fait sa part comme receveur.

À moins que le club du Texas soit paralysé par le froid de Kansas City, il peut causer la surprise en venant à bout des Chiefs, dans une guerre d'usure et de tranchées qu'il peut très bien remporter.  Les Texans ont toutefois beaucoup de blessés en défensive, ce qui peut modérer leur ardeur.  

Patrick Mahomes s'est toujours surpassé dans des situations périlleuses, quand il devait faire gagner son équipe.  Il dispose d'excellents coéquipiers à l'attaque pour relever le défi que pose la forte défensive du club visiteur. 
 


La défensive des Chiefs est moins forte que celle de leurs adversaires de dimanche soir, mais elle se situe dans le top-10 de la NFL, dans presque tous les départements.  Avec l'aide de la température glaciale de Kansas City, elle pourrait provoquer des revirements qui feraient la différence, dans ce duel ultra important.  Quoique les revirements, c'est plutôt la spécialité de la défense des Texans, qui en a réussi 19 (dont 12 interceptions) jusqu'ici, cette saison.

Ce ne serait pas surprenant qu'il y ait une période de prolongation, pour connaître les gagnants de cette dure épreuve.  La foule au Arrowhead Stadium pourrait jouer le rôle du "12e joueur", pour faire pencher la balance en faveur du club local...

Texans    17,       Chiefs   20.  

samedi 6 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : L.A. RAMS EN ARIZONA ⇨ MATTHEW STAFFORD DOIT SE REPRENDRE CONTRE LES CARDINALS.



En s’inclinant dimanche dernier face aux Panthers de la Caroline, les Rams de Los Angeles (9-3) ont aussi perdu la tête de la Conférence Nationale, ainsi que l’exclusivité de la première place de la division Ouest, qu’ils doivent désormais partager avec les Seahawks de Seattle (9-3).  

Après une impressionnante série de 28 passes de touché sans la moindre interception, le quart arrière des Rams, Matthew Stafford, en a toutefois lancé deux directement dans les mains des joueurs des Panthers, en plus de commettre un échappé perdu en subissant un sac, en fin de match, alors que son équipe approchait de la zone des buts adverse.  Il a ainsi privé son équipe de points qui auraient pu égaler le score ou même lui donner l’avance. Les Rams ont finalement perdu 31 à 28 lors d’un rare mauvais match de leur quart vedette, qui a montré qu’il était bel et bien humain, et non un robot infaillible !

Ce dernier pourra se reprendre dimanche alors que les Rams visitent les Cardinals (3-9) en Arizona.  L'équipe locale n'a remporté qu'une victoire dans ses dix dernières rencontres, et elle est déjà éliminée des séries de fin de saison.  Elle a une fiche de 0-8 contre les clubs qui ont une fiche positive cette année.  Mais l'entraîneur chef des Rams, Sean McVay (photo ci-dessous) a mis en garde ses joueurs, car les Cardinals ont une meilleure équipe que ne l'indique leur dossier négatif, et ils ne doivent pas les sous estimer.  Ils ont perdu sept de leurs matchs par la mince marge d'une possession (fiche de 2-7 dans ce genre de partie serrée).  Cinq fois, dans ces revers, ils menaient au pointage au 4e quart.



De plus, ils ont été décimés par les blessures, notamment à leurs deux porteurs de ballon (Conner, Benson), et à leur meilleur receveur (Marvin Harrison).  Leur liste d'éclopés compte présentement 25 joueurs.  

Malgré ces malheurs, leur offensive a été la 7e plus productive de la NFL au cours des deux derniers mois, soit depuis que le quart arrière Jacoby Brissett a pris la relève de Kyler Murray, qui est blessé, et absent, depuis ce temps.  Brissett a réussi le tour de force de mener une attaque qui a marqué près de 23 points par partie, et amassé des gains de 370,6 verges, en moyenne, par rencontre.

Le vétéran pivot, qui aura 33 ans jeudi prochain, s'est débrouillé avec plusieurs substituts prenant la place des joueurs réguliers, tombés au combat.  D'ailleurs dimanche, il n'aura que des remplaçants au champ arrière, (dont le meilleur est Bam Knight, qui n'a gagné que 255 verges en dix matchs, cette saison), et deux receveurs expérimentés à qui lancer le ballon, soit l'ailier rapproché Trey McBride, et l'ailier éloigné Michael Wilson (photo ci-dessous).  Aucun des membres réguliers de sa ligne offensive n'est en santé, et des substituts prennent même la place de substituts qui ont aussi subi des blessures !
  


Le problème, c'est que la défensive accorde près de 26 points par joute, et que les unités spéciales ont un des pires botteurs de précision de la Ligue (Chad Ryland, qui n'a réussi que 78 % de ses tentatives de placement).

Les Rams ont aussi des problèmes en défensive.  Leur spécialiste contre le jeu au sol, Poona Ford est blessé à un mollet, et son absence s'est fait sentir en Caroline, dimanche dernier.  Les porteurs de ballon des Panthers ont franchi 164 verges en 40 courses.  La tertiaire des Rams est également affaiblie par l'absence de trois demi défensifs blessés : Darious Williams, Quentin Lake et Roger McCreary.  Dimanche passé, les Panthers en ont profité pour marquer des touchés sur des passes de 33, 35 et 43 verges.  Un vrai désastre !



Ça veut dire que Jacoby Brissett (ci-dessus) pourrait aussi profiter de ces faiblesses, même avec un effectif réduit. Cela implique aussi que l’attaque des Rams devra compenser cette vulnérabilité défensive, et marquer beaucoup de points, pour parvenir à supplanter ses adversaires.  En plus de tout ça, Sean McVay est malade, et a dû se rendre en Arizona séparément de ses joueurs.

Cette semaine, les dirigeants de l'équipe ont décidé de faire signer un contrat au botteur de placement Harrison Mevis, qui a réussi tous ses bottés depuis qu'il a remplacé Joshua Karty, il y a un mois.  Karty a été soumis au ballottage.

En dépit de leurs problèmes en défensive, les Rams sont donnés gagnants par dix points par les bookmakers, dimanche.  Je trouve cet écart exagéré.

Rams   27,    Cardinals   20.

NFL 2025, SEMAINE 14 : SEATTLE À ATLANTA ⇨ LES SEAHAWKS AU PLUS FORT DE LA COURSE AU CHAMPIONNAT DANS L'OUEST DE LA NFC.



Comme prévu avant le début de la saison, les Seahawks de Seattle (9-3) sont dans la course pour mériter le titre de champions de la division Ouest de la Conférence Nationale.  C'est une course à trois équipes, avec les Rams de Los Angeles (9-3), et les 49ers de San Francisco (9-4).  

Les hommes de l'entraîneur chef Mike MacDonald tenteront de remporter une 7e victoire à leurs huit derniers matchs, en rendant visite aux Falcons (4-8) à Atlanta, dimanche après-midi.

Le club local a déçu encore cette année, et s'il perd sa prochaine partie, il s'agira d'une 8e saison perdante d'affilée.  Ça fait pourtant au moins deux ans que les Falcons sont supposés se battre pour le premier rang de la division Sud de la Conférence Nationale.  Ils ont du talent, mais ils ne livrent pas la marchandise.



Encore la semaine passée, à New York, contre les Jets, ils ont dominé la rencontre au point de vue statistique, mais ils se sont néanmoins avoués vaincus 27 à 24.  Il s'agissait d'un 6e revers à leurs 7 dernières rencontres.  Ils devront notamment se concentrer sur la résolution des problèmes de leurs unités spéciales, qui font bien trop d’erreurs.

Leurs quarts arrières, Michael Penix, - avant d'être blessé -, et Kirk Cousins, - qui l'a remplacé depuis un mois -, n'ont pas été à la hauteur des attentes.  Et leur meilleur receveur, Drake London va manquer un 4e match de suite à cause d'une blessure à un genou.  Cousins est particulièrement inefficace sur les passes de dix verges et plus.  Son taux de réussite est le pire de la NFL à 35,7 %, pour un piètre coefficient d'efficacité de 49,4. 

En offensive, ça laisse seulement Bijan Robinson (photo ci-dessous) comme attaquant fiable, autant comme porteur de ballon, que comme receveur de passes.  D'ailleurs, il domine la NFL pour le nombre le plus élevé de verges combinées par rencontre avec 132,4.  Au total, il a à son crédit 1 589 verges de gains (passes + courses), à partir de la ligne de mêlée.  Il est 2e à ce chapitre, derrière Christian McCaffrey, des 49ers de San Francisco.



Les Falcons ont plusieurs jeunes joueurs dont la performance reste à évaluer pour la saison prochaine.  D’ici la fin de cette nouvelle campagne ratée, ils vont jouer pour l’honneur, histoire de semer le trouble chez les clubs en lice pour les séries éliminatoires.

Pour les Seahawks, l’objectif est de ne pas laisser filer la victoire contre Atlanta, avant d’affronter un calendrier considéré comme le quatrième plus difficile de la NFL.  En effet, leurs quatre derniers matchs sont face aux Colts, aux Rams, aux Panthers et aux 49ers, toutes des équipes avec un bilan positif (33-17 au total).

Contre les Falcons, les Hawks devront porter attention à certains points importants.  En défensive, ils devront surveiller étroitement Bijan Robinson, lorsqu'il sort du champ arrière pour capter des passes.  Les demis offensifs des clubs adverses ont eu beaucoup de succès avec ce genre de tactique, cette année.  C'est une faiblesse marquée de la défense de Seattle, alors que c'est une grande force de Bijan Robinson.


Il faudra aussi surveiller la confrontation entre le receveur Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessus), des Hawks, et le demi de coin A.J. Terrell, des Falcons.  Smith-Njigba mène les receveurs de la NFL pour les verges par la passe, avec 1 336.  Il a à son compte 21 réceptions de 20 verges et plus.  Pour sa part, Terrell est un des meilleurs du circuit Goodell, à sa position.  

Smith-Njigba a été neutralisé la semaine dernière, dans la victoire de 26 à 0 de son équipe, contre les Vikings du Minnesota.  Sous une couverture de zone très serrée, il n’a réussi que deux réceptions pour de maigres gains de 23 verges.

Le quart arrière Sam Darnold devra se méfier du blitz de la défensive des Faucons.  C’est la deuxième équipe de la NFL qui emploie le plus cette stratégie.  Elle a aidé à produire 41 sacs, cette saison, le 3e total le plus élevé dans la Ligue Nationale.  Dimanche passé, les Vikings ont plaqué Darnold quatre fois derrière la ligne de mêlée, en première demie seulement (voir ci-dessous).



La défensive d'Atlanta est solide contre les jeux de passes (187,8 verges par match, 8e rang de la NFL) mais elle est médiocre contre le jeu au sol (26e, avec 131,2 verges concédées par rencontre).  Les porteurs de ballon de Seattle, Kenneth Walker et Zach Charbonnet pourraient donc en profiter pour connaître d'excellentes performances.

Avec une victoire, - pour laquelle ils sont favoris par 6½ points, dimanche, - les Seahawks seraient assurés d'une participation aux séries de fin de saison à 95 %.  Ils ont une très bonne fiche de 5-1 pour les joutes disputées à l'étranger, cette année.  Et ils présentent le meilleur différentiel de la NFL entre les points marqués et les points accordés (+ 133).

Mais ils doivent éviter tout relâchement car même les bonnes équipes peuvent se faire battre par des clubs plus faibles.  Comme on l'a vu quelques fois, la semaine dernière, dans la Ligue Nationale.

Seahawks   24,      Falcons   20.    

NFL 2025, SEMAINE 14 : CHICAGO À GREEN BAY ⇨ UN MATCH POUR LA SUPRÉMATIE DANS LA DIVISION NORD DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



J’imagine que c’est volontaire de la part des responsables de la NFL de préparer un calendrier avec plusieurs matchs intra division en décembre, au moment où les équipes se disputent âprement une place en séries éliminatoires.  Et pendant ce dernier mois complet de la campagne, un programme double oppose même des rivaux de section, pour attiser encore davantage la rivalité entre ces clubs.

En cette semaine no 14, la NFL offre trois de ces matchs d'importance capitale pour la première place des divisions Nord et Sud de la Conférence Américaine (Colts vs Jaguars + Steelers vs Ravens), et pour celle de la section Nord de la Conférence Nationale (Bears vs Packers).  Nous avons déjà analysé les deux premiers affrontements de ce genre dans l'AFC ( https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-indianapolis.html) et (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/12/nfl-2025-semaine-14-pittsburgh.html).

Voyons maintenant le cas des équipes de Chicago (9-3) et de Green Bay (8-3-1). Le vainqueur de leur affrontement de dimanche sera seul en tête de la division Nord de la NFC, à l’issue du match.  D'abord, ce qui fait l'intérêt de cette confrontation, outre leur position au classement, c'est qu'elle représente la plus ancienne rivalité au football professionnel américain.  Depuis plus d'une décennie, elle a été dominée par les Packers, mais ça pourrait changer cette année, car les Bears, à la surprise générale, ont enfin une bonne équipe !



Actuellement, elle trône même au sommet de la NFC, avec son bilan de neuf gains contre trois échecs.  Mais les Packers sont tout juste derrière, à un demi match de distance.  Alors, qui va gagner dimanche, entre ces deux formations très compétitives ?  Difficile à prédire...

Notons d'abord que le bulletin météo prévoit une température sous le point de congélation, au Lambeau Field de Green Bay, dimanche, en fin d'après-midi (le match est à 16 h. 25).  Il est également possible qu'il neige et qu'il vente.  Dans ces conditions difficiles, la défensive est avantagée, car il est ardu pour les quarts arrières de lancer le ballon avec précision, et pour les porteurs de ballon de tenir fermement un ballon gelé, et de courir sur un terrain glissant.

Puisque les Packers ont de loin la meilleure brigade défensive, ils devraient donc avoir l'avantage, en plus de jouir de l'appui de la foule locale.  La défensive des Bears se classe dans les cinq pires de la NFL, dans presque toutes les catégories de statistiques.  Elle accorde beaucoup de gros jeux de 20 verges et plus (53, contre 30, pour les Packers).



Mais d'un autre côté, dans de telles conditions climatiques, le danger de commettre des revirements augmente considérablement, et ils peuvent changer le résultat de la bataille.  Et dans ce département, les Bears sont des champions, cette saison.  Ils sont de loin le club de la NFL qui provoque le plus de revirements, soit 26 (17 interceptions et 9 échappés recouvrés).  Les Bears ont une fiche de 8-0 quand leur défensive produit plus qu'un revirement dans un match.  

Quant à eux, les Packers n'en ont réussi que 11.  Par contre, ces derniers protègent bien le ballon : ils n'ont commis que sept revirements (trois interceptions, et quatre échappés perdus) cette année.  Lorsqu'ils n'en commettent aucun dans une partie, ils ont un dossier impeccable de 7-0.

En offensive, Chicago possède la deuxième meilleure attaque au sol de la Ligue.  Elle amasse en moyenne 153,8 verges par rencontre.  La semaine dernière contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie, elle a été incroyablement dévastatrice, avec des gains monstrueux de 281 verges : dont 130 par Kyle Monangai (à droite sur la photo ci-dessous), et 125 par D'Andre Swift, chacun ayant aussi marqué un touché au sol.



Les Eagles ont eu beau tenter de stopper cette imparable attaque au sol, en remplissant la "boîte" à la ligne de mêlée, mais ce fut en vain.  Les Bears l'ont emporté 24 à 15, causant une autre surprise de taille, puisqu'ils étaient les négligés, dans cette joute.

En fait, les Bears vont de surprise en surprise, cette saison.  À chaque semaine, à mesure que le calendrier de l'équipe devient de plus en plus exigeant, les prévisionnistes et les experts croient qu'ils vont frapper le mur et chuter au classement. Mais rien n'y fait !  Les hommes de l'entraîneur chef Ben Johnson continuent d'aligner les victoires.  Ils en ont présentement cinq de suite.

Johnson a challengé son quart arrière Caleb Williams, cette semaine, afin qu'il en fasse davantage pour faire gagner son club, contre les Packers.  Le pilote des représentants de la ville des vents sait bien que l'attaque au sol ne suffira pas pour connaître du succès contre la forte défensive du "Pack".  Ça va prendre une meilleure offensive aérienne pour arriver à marquer plus de points.  Les Bears sont 15e dans le circuit Goodell, dans le département des gains par la voie des airs, avec une production de 220,4 verges par partie.



Malheureusement, Ben Johnson a appris une mauvaise nouvelle cette semaine : son meilleur receveur, Rome Odunze, souffre d'une fracture de stress à un pied, et il sera absent du jeu pour une période indéterminée.  Les nouvelles ne sont pas plus encourageants pour les autres blessés : le demi de coin Tyrique Stevenson (hanche), les secondeurs de ligne Ruben Hyppolite II (épaule) et Tremaine Edmunds (aine), les ailiers défensifs Dayo Odeyingbo (tendon d'Achille) et Shemar Turner (genou), ainsi que pour le bloqueur offensif Luke Newman (pied), qui vont tous rater le rendez-vous de dimanche, à Green Bay.

Par contre, les porteurs de ballon des "Ours" se réjouissent de ne pas avoir à rencontrer le colosse Devonte Wyatt (6'3", 304 lbs), peut-être le meilleur joueur de ligne des Packers pour contrer le jeu au sol.  Le nom de Wyatt a été inscrit sur la liste des blessés à long terme.  Il est blessé à une cheville.  Sans lui, l'excellente moyenne de 3,89 verges allouées par course, de la défense des Packers, risque de monter.

La super étoile défensive des Packers, Micah Parsons pourrait compenser partiellement la lourde perte de Wyatt, lui qui a réussi six sacs et 23 pressions sur les quarts opposés, au cours des trois dernières rencontres de sa formation.



Si les Bears profitent d'une bonne série de gains consécutifs (5), le club adverse, dirigé par le coach Matt LaFleur, va bien aussi, après trois victoires d'affilée.  On parle beaucoup de la redoutable attaque au sol de Chicago, mais celle de Green Bay a été très performante récemment, avec les porteurs de ballon Josh Jacobs et Emanuel Wilson, qui, à eux deux, ont gagné au moins 125 verges, dans chacun des trois derniers matchs de l'équipe.

Cette semaine, coach LaFleur a dit espérer les retours au jeu possibles des ailiers éloignés Jayden Reed (blessé à une clavicule et à un pied) et Matthew Golden (poignet).  Ce qui pourrait influencer positivement les chances de succès de son club, dimanche.  Ils se joindraient notamment à leur coéquipier Christian Watson, qui fait flèche de tout bois, ces temps ci, sans oublier les bonnes contributions de Romeo Doubs et de Dontayvion Wicks.  La défensive des Bears a donné beaucoup de touchés par la passe, cette saison, soit 24 (3e total le plus élevé dans la NFL).  

On anticipe un affrontement serré entre ces deux bonnes formations.  Un ou deux gros jeux pourraient faire la différence : comme un sac du quart à un moment déterminant.  Dans ce cas, il pourrait venir surtout du club local, qui est meilleur que les Bears, à ce chapitre (32 sacs contre 23).  Micah Parsons (qui en a 12½ cette saison) pourrait en être l'auteur, ou son coéquipier Rashan Gary (7½ sacs). 
  


Ce jeu opportun pourrait aussi être un 4e essai converti ou non.  Encore là, l'offensive de Green Bay a un meilleur dossier que celle de Chicago : son pourcentage de succès est de 70,6 % (4e meilleur dans la NFL) contre 44,4 % pour les Bears (26e).  La défensive des Packers est également supérieure à celle des Bears pour empêcher les attaques ennemies de convertir les 4e essais.

Les succès des Bears reposent sur leur grande capacité de causer des revirements, et leur opportunisme de réussir de gros jeux en fin de matchs.  Leur ligne à l'attaque excelle pour bloquer, sur les jeux au sol, et pour protéger Caleb Williams, sur les jeux de passes.  Ce dernier est cependant encore trop imprécis dans ses passes, au goût de son coach Ben Johnson.  



Si Chicago gagne dimanche, leurs probabilités de remporter le championnat de leur division grimpe à 64 %.  En cas d'échec, il descend à 22 %.  Du côté de Green Bay, les chiffres sont respectivement de 71 % en cas de victoire, et de 27 % en cas de défaite.  Rappelons que ces deux mêmes équipes se rencontreront à nouveau le samedi 20 décembre, cette fois à Chicago.

Je pense que les Packers ont une formation plus complète que celle des Bears, surtout en raison de leur excellente défensive.  Ils sont d'ailleurs favoris par 7 points pour l'emporter sur leur terrain du Lambeau Field.  Cependant, l'écart de points d'un touché transformé, me semble un peu trop grand.  Tout peut arriver dans cette bataille pour le premier rang du Nord de la NFC.  Les Bears peuvent faire mentir les parieurs, comme ils l'ont fait si souvent cette année.  

Bears    17,      Packers   20.      

vendredi 5 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PITTSBURGH À BALTIMORE ⇨ MOMENTS DE VÉRITÉ DANS LA COURSE AU CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



En décembre, alors que la fin de la saison régulière de la NFL approche, certains matchs deviennent cruciaux et détermineront quelles équipes participeront au tournoi pour accéder au Super Bowl.  Une de ces rencontres primordiales opposera les Steelers de Pittsburgh aux Ravens de Baltimore, dimanche prochain.

Ces rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine sont à égalité en tête de cette section, avec des fiches identiques de six victoires et autant de défaites.  Ils s'affronteront deux fois en décembre, et le résultat de ces confrontations pourrait bien déterminer quel club remportera le championnat de sa division.

Avant le début de la campagne 2025-26, on ne s'attendait pas à une lutte si serrée entre ces deux formations.  Les Ravens étaient largement favoris pour distancer leurs concurrents dans le Nord de l'AFC.  Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévues.  Baltimore a connu un début de saison catastrophique, en perdant cinq de ses six premiers matchs.  La défensive de l'équipe a été anormalement malmenée, en accordant des points à la tonne !



Ce fut l’inverse pour les Steelers, qui ont gagné quatre de leurs cinq premières parties, même si leur défense a parfois eu du mal, elle aussi.

Les situations des deux adversaires se sont rééquilibrées ensuite.  Pittsburgh a perdu cinq de ses sept rencontres suivantes, et Baltimore a gagné cinq des six dernières.

Dans quel état ces deux belligérants se présentent-ils à la veille de ce duel dominical qui pourrait être décisif, et qui promet d'être physiquement éprouvant ?  Disons que les guerriers des deux clubs ont déjà beaucoup de joueurs blessés, et que le match rude de dimanche risque d'en faire d'autres.  Les Ravens ont un avantage de ce côté-là, car ils ont eu quelques jours de plus que les Steelers pour récupérer, ayant joué jeudi dernier, le jour de l’Action de grâce.



Outre leur longue liste de blessés, ces deux rivaux ont un autre point en commun : de durs revers subis lors de la semaine 13, il y a quelques jours.  Les Steelers ont été humiliés à domicile par les Bills de Buffalo, par la marque de 26 à 7.  Et les Ravens les ont imités, dans une défaite gênante de 32 à 14, chez eux, face à Joe Burrow, et aux Bengals de Cincinnati.

La défensive contre le jeu au sol des Steelers a été défoncée pour 249 verges par les coureurs des Bills, dont James Cook, qui a amassé 144 verges à lui seul.  Pilonnés de cette façon, cela a sûrement laissé des traces dans le front défensif des hommes de l'entraîneur Mike Tomlin (photo ci-dessous).

Ce dernier a entendu un chant pas très flatteur de la part des partisans furieux des Steelers : «Fire Tomlin».  Et c'est un fait que sa longue expérience de 19 saisons, comme coach de l'équipe, tire peut-être à sa fin, si la situation du club continue de se détériorer de la sorte.



Ce qui inquiète surtout à Pittsburgh, c'est que l'offensive semble perdue sur le terrain.  L'attaque au sol ne va nulle part, avec des gains sous la barre des quatre verges par course, et l'attaque aérienne ne produit que 187,8 verges en moyenne par match, ce qui est insuffisant pour gagner régulièrement dans une NFL qui privilégie l'offensive pas la voie des airs.

Le quart arrière Aaron Rodgers joue avec une fracture au poignet gauche qui semble lui nuire sur les remises du ballon.  Il a eu 42 ans mardi, et il a beaucoup ralenti cette saison.  Il ne semble plus avoir grand chose dans le réservoir, et ça sent vraiment la retraite dans son cas.  

Les Steelers sont allés le chercher tardivement, le printemps dernier, après que les Jets de New York l'eurent rejeté.  Ils étaient mal pris, car ils n'avaient pas de quart no 1 dans leur organisation.  Ils croyaient peut-être que Rodgers serait la solution à leur problème, mais avec lui, les Steelers sont demeurés un club qui joue pour .500, comme c'est le cas depuis plusieurs années.


À sa décharge, il n’a pas un bon groupe de receveurs à qui lancer le ballon, et ces derniers ne semblent pas être sur la même longueur d’onde que lui.  On dirait qu'ils ne courent pas de bons tracés.  Même son receveur le plus talentueux, D.K. Metcalf, ne saisit pas ce qui ne va pas dans sa relation avec Rodgers, sur le terrain.

Le futur membre du Temple de la Renommée n'a pas lancé deux passes de touché dans un même même match depuis la semaine 8, et il a quitté la joute perdue de dimanche passé, le nez en sang. Une image désolante de fin de carrière...  Au cours des trois plus récentes semaines, son pourcentage de passes complétées a chuté à 52,2 %, ce qui fait que les séries offensives des Steelers se terminent rapidement, et abruptement, par des jeux avortés.

Il y a fort à parier que si le "pass rush" des Ravens frappe Rodgers tôt dans la rencontre de dimanche, le vétéran pivot des Steelers cherchera ensuite à sauver sa peau, en jouant de prudence, pour éviter les sacs.  Ce qui, évidemment, réduira son efficacité.



On risque alors d'assister au festival du jeu au sol, avec les porteurs de ballon Jaylen Warren (photo ci-dessus) et Kenneth Gainwell.  C'est peut-être la meilleure option pour l'attaque des Steelers, car leur ligne offensive est dans le top-10 de la NFL pour bloquer efficacement, sur ce type de jeu.

De l'autre côté du terrain, les Ravens ont également des problèmes à l'attaque, avec un quart arrière, Lamar Jackson, qui semble encore traîner ses blessures à un orteil, aux ischio-jambiers, et à un genou.  Il ne joue définitivement pas à 100 % de ses capacités, notamment en ce qui concerne son potentiel pour porter le ballon, et sa mécanique sur les jeux de passe.  

Dans ses trois dernières sorties, il n'a porté le ballon que pour un total de 84 verges, ce qui est bien inférieur à sa production habituelle.  Depuis le 9 novembre, il a commis trois interceptions et quatre échappés, et il a subi dix sacs.  Encore là, il s'agit de performances anormales pour lui, un ancien MVP.



Durant cette période, Jackson (ci-dessus) n'a marqué aucun touché au sol, et il n'a lancé aucune passe de touché.  Et durant le dernier mois, son pourcentage de passes complétées est demeuré sous les 60 %, un fait sans précédent dans sa carrière de huit saisons dans la NFL.  Il semble incapable de prendre un bon rythme durant les matchs, ce qui donne du jeu désordonné, et une offensive "imprécise", aux dires mêmes de l'entraîneur des Ravens, John Harbaugh.

Puisque ça ne tourne pas rond pour lui, les Ravens s'en remettront surtout au demi offensif Derrick Henry, pour porter l'attaque de l'équipe.  Celui-ci tentera d'imiter James Cook, des Bills, qui, la semaine dernière, a terrassé le front-7 des Steelers.

La défensive des Corbeaux s'est amélioré au fil du temps, cette année.  Elle aussi aura un rôle important à jouer pour faire gagner le club, dimanche.  Elle doit remporter la guerre des tranchées, et provoquer des revirements afin de raccourcir le terrain pour Lamar Jackson et son attaque.



Mais les revirements et les changements de possession, c'est plutôt la force de la défense des Steelers, qui en a provoqués 22, cette saison.  Elle est en 2e place, à ce chapitre, dans le circuit Goodell.  Pour leur part, les Ravens se sont rendus coupables de quatre échappés perdus, et d'une interception, la semaine passée, dans leur déconfiture de 32 à 14 contre les Bengals.  Une telle catastrophe ne doit pas se reproduire contre Pittsburgh, cette semaine.

De l'avis des experts, qui favorisent Baltimore par 5½ points pour gagner dimanche, les Ravens, comparativement aux Steelers, forment une équipe plus complète, avec de meilleurs substituts, pour remplacer leurs blessés.  Ils ont eu plus de temps, et de jours de congé, pour mieux se préparer à la grosse bataille qui les attend.  Ils ne peuvent pas se permettre de perdre à domicile, contre un club qui semble en implosion.



Vu les problèmes qui touchent les quarts-arrières de ces deux rivaux de division, et donc leurs offensives désorganisées et peu efficaces, je prévois un match serré et à faible score, avec un léger avantage pour l’équipe locale.  

Rien n'est cependant perdu d'avance pour les Steelers, qui ont un calendrier un peu moins difficile que celui des Ravens, d'ici la fin de la saison 2025-26.  Ils n'affronteront qu'un seul club qui une fiche positive (Lions, 8-5), tandis que Baltimore devra faire face aux Patriots (11-2), aux Packers (8-3-1), et de nouveau aux Bengals, qui les ont battu, la semaine dernière.

Steelers    16,      Ravens   17.  

jeudi 4 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : INDIANAPOLIS À JACKSONVILLE ⇨ DUEL POUR L'EXCLUSIVITÉ DU PREMIER RANG DE LA DIVISION SUD DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Un important duel intra division opposera les Colts d'Indianapolis (8-4) aux Jaguars (8-4) à Jacksonville, dimanche prochain.  Les vainqueurs de cet affrontement crucial détiendront l'exclusivité de la première place de la division sud, de la Conférence Américaine.  Ces deux formations vont se faire face à nouveau à la fin du mois, dans ce qui déterminera possiblement le champion de la section.  

Dans cette palpitante course au championnat, il ne faut pas oublier les Texans de Houston (7-5), qui pourraient se faufiler en tête de la division, si les Colts et les Jaguars se nuisent entre eux, en divisant les honneurs de leur programme double du mois de décembre.  Rappelons aussi que le club champion de la section, mérite le privilège de disputer son premier match éliminatoire, à domicile.

Des trois clubs en compétition pour le premier rang, les Colts semblent désavantagés.  Après avoir gagné sept de leur huit premiers matchs, ils viennent de perdre trois de leurs quatre derniers.  Ce qui paraissait être une place garantie en séries éliminatoires, il y a un mois, pourrait bien leur filer entre les doigts.   Leurs deux piliers offensifs, le porteur de ballon Jonathan Taylor, et le quart arrière Daniel Jones, ont considérablement ralenti au cours des dernières semaines.



Jones (ci-dessus) a subi une fracture du fibula de la jambe gauche, il y a une couple de semaines, mais il tient à jouer en dépit de ce handicap qui le prive d'une grande partie de sa mobilité.  Il devient une cible pour le "pass rush" des défensives adverses.  De plus, cela semble affecter la précision de ses passes, puisque son jeu de pieds a changé, et ne le place plus en bonne position pour lancer le ballon.

Les dirigeant des Colts ne peuvent pas vraiment le remplacer à son poste, puisqu'il n'y a pas de solution de rechange valable, le quart substitut de Jones, Anthony Richardson étant blessé lui aussi.

Quant à Jonathan Taylor, sa moyenne de verges par course a fortement diminué au cours des deux dernières parties de son équipe.  Elle se situe à 5,7 verges cette saison, mais elle a baissé à 3,9 récemment.  Quand Taylor (photo ci-dessous) court pour au moins 100 verges dans un match, les Colts sont invaincus (5-0).



Le gros porteur de ballon des Colts aura fort à faire dimanche, car il affrontera la défense contre le jeu au sol qui accorde le moins de verges par rencontre (82,4).  Il y a de grandes chances qu’elle masse plusieurs joueurs sur la ligne de mêlée, pour stopper Taylor, et mettre la pression sur Daniel Jones en l'obligeant à lancer le ballon, sachant qu'il a manqué d’efficacité, lors des dernières joutes.

Par ailleurs, au cours de leurs cinq plus récents matchs, les Jaguars ont marqué beaucoup de points (moyenne de 29,2), et le quart Trevor Lawrence pourra avoir l'avantage sur un Daniel Jones diminué par sa blessure à la jambe.   Autre bonne nouvelle pour Lawrence (photo ci-dessous), il n'aura pas à se préoccuper de Sauce Gardner, puisque l'excellent  demi de coin des Colts est blessé à un mollet, et qu'il va probablement rater la partie (cas douteux).



Les Colts sont favoris par 1½ point pour avoir le dessus sur les Jaguars dimanche après-midi.  Et ce, même s'ils n'ont pas gagné à Jacksonville depuis 2014 !  Ils ont aussi une fiche perdante (2-3) sur les terrains étrangers, cette saison, tandis que les Jaguars ont été vainqueurs dans quatre de leurs six rencontres à domicile.

Quant à moi, je crois que les porte couleurs de Jacksonville vont poursuivre leur séquence victorieuse aux détriments des Colts, qui, eux, sont nettement en déclin depuis un mois.  Jonathan Taylor et Daniel Jones vont devoir jouer dans des conditions désavantageuses, face à la défensive de leurs adversaires.   Les unités spéciales des Jaguars sont également supérieures à celles des Colts.

Colts   20,       Jaguars   23.

NFL 2025, SEMAINE 14 : CINCINNATI À BUFFALO ⇨ LE RETOUR AU JEU DE JOE BURROW CHANGE LA DONNE DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Les Bengals de Cincinnati (4-8) ne sont tout simplement pas la même équipe sans Joe Burrow comme quart arrière partant. Cette saison, sans lui, leur performance a été désastreuse : une victoire en neuf parties.  

Mais jeudi dernier, au retour au jeu de Burrow, après deux mois d'absence en raison d'une blessure à un pied, ils ont signé une victoire éclatante de 32 à 14, face à leurs rivaux de division, les Ravens de Baltimore.

À ses huit derniers départs, Joe Burrow présente un dossier de huit gains, aucun revers.  Dimanche, il tentera d'améliorer encore cette fiche remarquable, quand son équipe jouera à Buffalo, contre les Bills (8-4).


Pour espérer participer aux séries éliminatoires, Cincinnati devra remporter tous ses matchs d'ici la fin de la saison.  C'est une grosse commande, mais Joe Burrow a déjà réussi ce genre de tour de force en 2022 et en 2024.

Il dispose sans doute des atouts offensifs pour marquer suffisamment de points contre n’importe quelle équipe, mais la défense doit aussi réussir à freiner l'attaque des adversaires, pour espérer obtenir de bons résultats, et décrocher des victoires.  Ce qu’elle n’arrive pas assez souvent à faire…

Mais la défense des Bengals, sans doute inspirée par le retour de son quart vedette, a été solide, à l'Action de Grâce, jeudi passé, en tenant en respect Lamar Jackson et son attaque.  Sera-t-elle capable d'en faire autant contre Josh Allen et son offensive des Bills, dimanche ?



Je ne crois pas.  L'attaque des Bills est plus diversifiée que celle des Ravens.  Et Buffalo a l'avantage du terrain, où il a gagné cinq de ses six matchs, cette saison.  Les Bills possèdent aussi la meilleure attaque au sol de la NFL avec des gains de 155,7 verges en moyenne par rencontre.  Elle a été dominante dans la victoire de Buffalo au compte de 26 à 7 à Pittsburgh, dimanche dernier, contre les Steelers.  Menée par le demi offensif James Cook (144 verges en 32 courses), elle a amassé des gains de 249 verges, et a pris le contrôle du match pendant 42 minutes. 

On peut imaginer un scénario semblable dimanche prochain contre Cincinnati.  La défense contre le jeu au sol des Bengals accorde en moyenne 153,2 verges par partie, et se classe à l'avant dernier rang de la NFL, dans cette catégorie.  Et contre la passe, la brigade défensive de Cincinnati est encore pire : bonne dernière du circuit Goodell avec une affreuse moyenne de 256,8 verges allouées par match.

Joe Burrow pourra bien essayer de compenser pour ces faiblesses, en déclenchant la puissance de son attaque aérienne, mais il aura à composer avec la meilleure défense contre la passe de la Ligue, celle de Buffalo, qui ne concède que 163,2 verges par joute, en moyenne.



En ce qui concerne les blessés, dans les deux formations, il y a quelques cas incertains qui pourraient influencer le résultat de l'affrontement.  

Chez les Bengals, le receveur Tee Higgins n'est pas sûr de sortir du protocole des commotions cérébrales, à temps, pour participer au match.  Les secondeurs de ligne Shaka Heyward et Brian Asamoah II; les ailiers défensifs Shemar Stewart et Trey Hensricks; ainsi que les demis de coin Marco Wilson et Cam Taylor-Britt sont tous indisponibles pour le duel de dimanche.



Du côté des Bills, les deux bloqueurs offensifs, Dion Dawkins et Spencer Brown, portent encore l'étiquette de "questionnable"; tout comme l'ailier rapproché Dalton Kincaid (ischio-jambiers + genou), l'ailier espacé Joshua Palmer (genou + cheville), l'ailier défensif Joey Bosa (ischio-jambiers), et le secondeur Terrel Bernard (coude).

Les Bills sont le choix des parieurs par 5½ points pour l'emporter dimanche contre Cincinnati.  On s'attend à beaucoup de points dans cette bataille axée sur l'offensive.  Joe Burrow et son attaque devraient être productifs face à la défense des Bills, qui a souvent éprouvé des difficultés cette année. Mais ces problèmes ne sont rien comparés à ceux, presque constants et inacceptables, rencontrés par les Bengals.

Bengals  24,   Bills   30.