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samedi 18 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : WASHINGTON À DALLAS ⇨ LE MATCH LE PLUS OFFENSIF DE LA SAISON.



Match explosif à prévoir dimanche entre les Commanders de Washington (3-3) et les Cowboys (2-3-1), à Dallas.  Le club du Texas est favori par 1½ point pour gagner, et je pense que la récente nouvelle de l'absence du dangereux receveur Deebo Samuel (blessé à un talon), des Commanders, y est pour quelque chose, dans cette prédiction.

Le meilleur receveur de Washington, Terry McLaurin va aussi manquer la rencontre, et le 3e meilleur, l'ailier rapproché Zach Ertz (épaule + mollet), est un cas incertain pour dimanche.  L'ailier espacé Noah Brown (aine + genou) n'est pas disponible non plus.

Ça laisse seulement Luke McCaffrey (photo ci-dessous) comme receveur fiable, pour le quart arrière Jayden Daniels.  Celui-ci ne joue pas au même niveau d'excellence que la saison dernière.  Dimanche, il aura du mal à surmonter le manque d'effectif de son attaque.



Je veux bien croire que l'affreuse défensive des Cowboys n'est pas capable d'arrêter grand monde, cette année, mais il y a quand même des limites !

De son côté, la défensive des Commanders est moins pire que celle de ses adversaires texans, mais elle n'est pas sans failles.  Le quart des Cowboys, Dak Prescott est capable de les exploiter.  Il joue à un niveau de joueur par excellence de la NFL (MVP) cet automne.  Et son meilleur receveur, CeeDee Lamb, pourrait revenir au jeu pour cet affrontement, qui promet d'être très intéressant, surtout pour ceux qui aiment le jeu offensif.

Avec Lamb, George Pickens, et son excellent ailier rapproché Jake Ferguson, Dak Prescott en fera voir de toutes les couleurs à la défense anti aérienne des Commanders.  Celle-ci n'est pas si solide.  Elle accorde en moyenne 235 verges par match (23e dans la NFL), tandis que l'attaque par la passe des Boys est la meilleure du circuit Goodell, avec une production de 387,5 verges, en moyenne, par partie.



Même avec des moyens réduits, Jayden Daniels (ci-dessus) fera des dégâts dans le fromage suisse plein de trous qu'est la défensive de Dallas.  Celle-ci s'est fait brûler par 21 passes de 20 verges et plus, et par 24 courses de 10 verges et plus, jusqu'ici, cette saison.  Un cauchemar éveillé !  Elle n'a réussi que 11 sacs et 4 revirements, et elle est la plus faible de la Ligue en accordant un taux élevé de succès aux adversaires, qui réussissent à convertir 53 % de leurs troisièmes essais, contre elle.

Prévoyez beaucoup de touchés par les deux équipes, mais ce sont les botteurs de précision qui pourraient faire la différence lors du dernier jeu du match.  Les Cowboys en ont un bon, en Brandon Aubrey, qui a réussi ses 12 tentatives de placement, dont une de 64 verges, cette saison.



Tandis que son homologue des Commanders, Matt Gay, affiche le pire pourcentage de réussite de la Ligue, avec 71,4 % (10 placements réussis en 14 tentatives).  Il a raté son coup trois fois en quatre occasions, sur des tentatives de 50 verges et plus.

Je crois à des efforts supplémentaires de la part des joueurs des Cowboys, chez eux, devant leurs partisans, dans cette bataille pour se rapprocher du premier rang de la division Est de la Conférence Nationale.  Cette première place n'est plus assurée aux Eagles de Philadelphie (4-2), à cause de leurs mauvaises performances cet automne.

Commanders  28,   Cowboys  30.         

dimanche 1 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  COLTS  D'INDIANAPOLIS  :  ENCORE  DANS  UNE  LUTTE  À  TROIS  AVEC  JACKSONVILLE  ET  HOUSTON  POUR  LE  TITRE  DE  LA  DIVISION  SUD  DE  L'AFC ?


Deuxième étape de notre itinéraire pour visiter les formations de la division Sud de l'Association Américaine : Indianapolis.

Les impondérables...  La terreur des analystes et des experts qui tentent de prévoir ce qui arrivera à un club de sport énigmatique, mystérieux et rempli de questions sans réponse.  Les Colts d'Indianapolis constitue un cas type de ce genre d'équipe assez indéchiffrable et imprévisible.

Tenez, la saison dernière, après avoir vu leur prometteur quart arrière recrue, Anthony Richardson, tomber au combat dès le cinquième match; et après avoir vu les Colts être privé de leur meilleur attaquant, le porteur de ballon étoile Jonathan Taylor, blessé et faisant la grève pour une question de contrat; les observateurs ne donnaient pas cher de la peau de la troupe de l'entraîneur Shane Steichen.

Mais, comme ils semblent toujours avoir le don de déjouer les mauvaises prédictions, les Colts ont surnagé, avec le substitut Gardner Minshew au poste de quart, et avec le demi offensif réserviste Zack Moss, comme porteur de ballon principal, pendant les sept premiers matchs ratés par Taylor (photo ci-dessous).



Sans posséder un receveur dominant, mais avec le support d'une bonne ligne à l'attaque, l'offensive des Colts est parvenue, malgré tout, à marquer 396 points, pour se classer au 10e rang de la NFL dans ce domaine.

Les Colts auraient même remporté le championnat de leur division s'ils n'avaient pas gaffé sur un 4e essai controversé, à la fin de leur dernier match de la saison, contre les Texans de Houston.  Ils avaient la victoire à leur portée, mais au lieu de river le dernier clou dans le cercueil des Texans, ils les ont laissé leur voler ce gain, qui, du coup, valait à ces derniers, le titre de la section Sud de l'AFC, à la place des Colts.

Cette défaite s'avérait extrêmement coûteuse pour Indianapolis, car elle les éliminait des séries de fin de saison, avec un dossier de neuf victoires, huit échecs.

Il faut souligner que c'est toujours risqué d'être constamment à cheval sur la clôture, lorsque vous avez un club compétitif, mais jamais assez bon pour dominer suffisamment afin d'être parmi les meilleurs.  Leur dernier championnat de division, et leur dernière victoire en séries éliminatoires, remonte à 2014.  Leur dernière participation en playoffs, elle, est survenue en 2020.



Mais dans les douze dernières années, ils n'ont connu que trois saisons perdantes.  Signe d'une stabilité assez remarquable.  Souvent, ils ont surpris les prophètes de malheur en faisant mieux que prévu, avec des moyens qui semblaient très modestes.  Comme l'an passé...

Dans l'entre saison, les dirigeants des Colts ont fait très peu de changements.  Ils ont renouvelé la très grande majorité des contrats des joueurs qui auraient pu devenir agents libres.  

Gardner Minshew ne sera pas le QB substitut cette saison, puisqu'il joue maintenant pour le compte des Raiders de Las Vegas.  C'est le vieux Joe Flacco, 39 ans, qui va le remplacer dans ce rôle pour les Colts.

De même, Zack Moss ne sera plus le second de Jonathan Taylor dans le champ arrière d'Indianapolis.  Il a été engagé par les Bengals de Cincinnati.  Ça représente d'ailleurs un problème, parce qu'il n'y pas vraiment de candidat de valeur pour le remplacer, chez les demis offensifs des Colts.  Si Jonathan Taylor venait encore à se blesser, et à s'absenter pour une longue période, les Colts seraient bien mal pris.



Parmi les rares autres nouvelles au camp d'entraînement de cet été, les Colts ont renforcé leur défense contre la course, en embauchant le plaqueur Raekwon Davis (ex-Dolphins / photo ci-dessus).  Cette brigade défensive en a bien besoin, elle qui a accordé 2 105 verges aux opposants l'an dernier (24e position dans la NFL).

Les Colts ont aussi repêché un excellent chasseur de quarts arrières, le jeune Laiatu Latu, de UCLA, choix de première ronde, 15e au total, premier joueur défensif sélectionné au dernier encan amateur, ce printemps.  Il se joindra éventuellement aux deux spécialistes des sacks chez les Colts, Samson Ebukam (9½ sacks) et Kwity Paye (8½ sacks l'an dernier).

Si les Colts veulent progresser cette saison, ils devront avoir une bien meilleure contribution de leur unité défensive.  Elle a été beaucoup trop généreuse pour les adversaires, lors de la dernière campagne : 415 points accordés (28e dans la NFL, moyenne de 24,4 points par match); 5 947 verges allouées sur les jeux au sol (24e); 5 947 verges totales (24e).


Ce fut d'ailleurs un fait gênant l'an passé.  Dans cinq défaites à domicile, la défensive d'Indianapolis a permis une moyenne de 32 points aux clubs ennemis.  Comment espérer gagner avec de telles contre performances ?

Les chiffres ne disent pas tout.  Si on s'en tient aux statistiques de la défense anti-aérienne, la tertiaire des Colts ne semble pas si mal (16e de la Ligue).  Mais en vérité, elle a été inconstante durant toute la campagne 2023-24, en donnant trop souvent de gros jeux aux adversaires, dans des situations cruciales ou critiques.

À chaque position défensive, que ce soit en 1ère, 2e ou 3e ligne, il n'y a souvent qu'un nombre insuffisant de bons athlètes.  Un manque de profondeur flagrant.  À chaque saison, le football étant un sport de contacts souvent brutaux, des joueurs se blessent, et ils doivent avoir des coéquipiers assez forts pour les remplacer.  Ce n'est pas le cas chez les Colts.  Un problème épineux...



C'est la même chose du côté de l'offensive.  On a parlé du manque de bons réservistes chez les porteurs de ballon; c'est le cas aussi pour les receveurs.  À part Michael Pittman (photo ci-dessus), les ailiers éloignés de qualité, et les bons ailiers rapprochés, font défaut.  Les Colts espèrent que la recrue Adonai Mitchell (Texas, 2e ronde), va solutionner une partie du casse tête.  On le dit ultra rapide et talentueux.

Pas de soucis en ce qui concerne la ligne à l'attaque.  Les cinq réguliers de l'an passé reviennent, cette saison, et ils devraient encore former une des meilleures unités de la NFL.

Le plus gros questionnement demeure au poste le plus important, celui de quart arrière.  À sa saison recrue, Anthony Richardson (photo ci-dessous), n'a eu que quatre rencontres pour démontrer ses capacités.  Comme bien des jeunes quarts arrières des dernières promotions, c'est un meilleur coureur que passeur, à ses débuts.  Ça rappelle les commencements des Lamar Jackson, Jalen Hurts et autres Justin Fields.

En peu de matchs, le choix de première ronde (4e au total) du repêchage de 2023, a effectué 25 courses pour 136 verges, et quatre touchés.  Il a été électrisant en passant aussi pour 577 verges et trois touchés, contre une seule interception.  Il a fait preuve d'un grand leadership, ce qui est étonnant pour un gars de 21 ans seulement.


Le revers de la médaille, c'est qu'il semble trop se fier à son imposant physique, six pieds quatre pouces, 248 livres, pour foncer sans peur contre les défenseurs adverses.

Trois fois en quatre matchs, il a dû quitté le terrain, parce qu'il était ébranlé, après avoir été frappé durement, en portant le ballon.  Il s'est tordu une cheville, s'est blessé à un genou, et il a subi une commotion cérébrale.  À son 5e match, il s'est fait déboîter une épaule, ce qui l'a mis K.O. pour le reste de la saison.

C'est bien ça la pire crainte à son sujet.  Il se croit indestructible.  Il devra apprendre à mieux se protéger, à glisser, ou à se donner, quand il voit qu'il va se faire frapper en transportant le ballon.  Il aura intérêt à demeurer plus souvent dans la pochette protectrice.

Et son entraîneur Shane Steichen (photo ci-dessous) devrait aussi reconsidérer le nombre peut-être trop élevé de jeux de course qu'il commande à son jeune pivot.  C'est peut-être pour alléger le fardeau de son demi offensif Jonathan Taylor, vu le manque de bons réservistes au champ arrière.  Mais si c'est pour exposer Richardson à un risque élevé de blessures, le coach en chef y perd au change.



Les journalistes ont parlé à Richardson au sujet de son style casse cou, et des blessures qu'il a subies à cause de sa témérité.  Le jeune homme leur a répondus que ça faisait partie du risque du métier de footballeur de la NFL.  Il a renchéri en affirmant qu'il ne changerait pas son style agressif.

Unités Spéciales

Le botteur de précision des Colts, le vétéran Matt Gay, est de retour en bonne forme au camp d'entraînement, après avoir joué en dépit d'une blessure, pendant une grande partie de la saison dernière.  Son efficacité en a d'ailleurs été affectée­.  Il n'a réussi que 80,5 % de ses tentatives de placements.  Il devrait retrouver ses moyens cette année.

Le botteur de dégagements Rigoberto Sanchez est régulier comme une horloge.  Contrairement à la situation ailleurs dan la NFL, c'est lui qui fait aussi les bottés d'envoi.  Normalement, c'est le botteur de précision qui s'en occupe.



La tâche de retourner les bottés incombera probablement au petit Anthony Gould, 5' 8", 174 livres, puisque le titulaire régulier de ce poste, le receveur Josh Downs (photo ci-dessus), a été blessé à une cheville, par un plaqué dangereux et inutile, d'un coéquipier, durant une pratique, au camp d'entraînement.

La blessure est sérieuse et elle lui imposera une absence de 4 à 6 semaines de l'alignement.  Downs a été le deuxième meilleur receveur de l'équipe, la saison dernière, avec 68 ballons attrapés, pour 771 verges et deux touchés.  Et comme je le soulignais plus haut, les Colts manquaient déjà de relève à la position d'ailier espacé.

Conclusion

Les parieurs sont circonspects à l'endroit des Colts pour la prochaine saison.  L'an dernier, ils trouvent que les hommes de Shane Steichen ont été chanceux de gagner six des neuf parties qui se sont décidées par un score serré (sept point ou moins).  Malgré leurs effectifs réduits, ils ont fait le tour de force de battre trois champions éventuels de division : Baltimore, Houston et Tampa Bay.



La défensive n'a pas été tellement améliorée durant la saison morte.  Les entraîneurs croient que les joueurs en postes pourront offrir de meilleures performances que l'an passé, en 2024-25.  Ce n'est pas garanti...

Jonathan Taylor a été fantastique en seconde moitié de saison, une fois remis de sa blessure, et de sa grève du camp d'entraînement.  Il devrait revenir à pleine capacité cette année.  Mais ce serait une catastrophe s'il devait encore se blesser pour une longue durée.  Il n'y a aucun porteur de ballon de qualité pour le remplacer.

Les experts et les preneurs aux livres sont surtout inquiet au sujet d'Anthony Richardson, le moteur de l'offensive d'Indianapolis.  Il semble prometteur, mais est-ce qu'on a suffisamment vu de choses de lui en quatre parties d'expérience seulement ?  Il semble fragile et vulnérable aux blessures.  Est-ce qu'il pourra s'adapter aux risques et périls du jeu de la Ligue Nationale ?  Un problème de durabilité ?



En étant optimiste, et en croyant que les Colts vont bien relever les défis qui se posent à eux, ils devraient encore lutter pour le titre de leur division cette année.  Mais les Texans de Houston, ainsi que les Jaguars de Jacksonville, seront encore difficiles à devancer au classement de la section Sud de l'AFC...

Pour moi, les Texans sont les favoris pour finir en première place.  Et comme la saison dernière, les Colts vont probablement rater les séries éliminatoires, car il y a trop de bonnes équipes dans la Conférence Américaine qui peuvent obtenir au moins une "wild card" à la place des Colts.


N.B. - Vous aimerez aussi :

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jeudi 27 janvier 2022

FINALE DE LA CONFÉRENCE NATIONALE : LES RAMS FACE À LEUR BÊTE NOIRE, LES 49ers DE SAN FRANCISCO.



Les Rams de Los Angeles feront face à leur bête noire, à domicile, dimanche, dans la finale de la Conférence Nationale.  La dernière victoire des champions de la division Ouest de la NFC contre leurs prochains rivaux, les 49ers de San Francisco, remonte à 2018.  Depuis, ils ont subi six revers de suite.  L'entraîneur en chef des 49ers, Kyle Shanahan, montre un reluisant dossier à vie de 7-3 contre l'équipe de son bon ami Sean McVay, avec qui il a appris son métier dans la NFL lorsque tous deux étaient des coachs adjoints dans la Ligue Nationale de Football, notamment avec le club de Washington.

Pour plusieurs analystes ou observateurs de tous niveaux, ce rendez-vous Rams-49ers en finale de la NFC est surprenant.  On attendait plutôt un choc entre les Packers de Green Bay (semé no 1) et les Buccaneers de Tampa Bay, les champions défendants du dernier Super Bowl. Pour moi, la présence des deux finalistes actuels de la NFC n'est pas si étonnante.  En analyse pré-saison j'avais identifié la division Ouest de la Nationale comme la plus forte de toute la NFL : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-wild-wild-west.html

avec les Rams et les Niners comme les deux principales puissances dans cette section.  Il était donc logique que ces deux clubs se rencontrent au sommet comme ce sera le cas dimanche.

Robbie Gould à gauche, après son placement victorieux à Green Bay


Adversaires de division, s'affrontant toujours deux fois en saison régulière, les deux formations se connaissent bien.  Si vous avez lu mes articles avant le début des séries éliminatoires, vous savez que j'ai écrit que personne ne voulait affronter les 49ers, même si ce club, qui a terminé la saison en force, a été le dernier à se qualifier pour le grand tournoi menant au Super Bowl.

Même si San Francisco a le numéro des Rams, ces dernières années, je pense que Sean McVay et sa troupe préfèrent encore jouer contre les 49ers plutôt que de se rendre disputer la finale dans le froid polaire et le vent glacial de Green Bay.  Ce qui serait d'ailleurs arrivé si les Packers de l'endroit n'avaient pas perdu contre les Niners, samedi dernier, en demi-finale de la NFC.

Les deux défaites des Rams (12-5) cette saison contre les 49ers sont survenues dans des circonstances particulières.  La première, au compte écrasant de 31-10, lors de la semaine 10, le 15 novembre, se situait au milieu d'une série de trois revers consécutifs des Rams.  Une période de léthargie assez étrange pendant laquelle rien ne fonctionnait pour l'équipe.

Jimmy Garoppolo


















La seconde, 27-24 en prolongation, lors du dernier match de la saison, le 9 janvier, à L.A., s'explique peut-être par un relâchement de deuxième demie après que les Rams eurent pris les devants 17-0 en première moitié.  Les Rams ne pouvaient pas finir en première position de la NFC car les Packers étaient déjà assurés de cette place.  Puis, en regardant le tableau des résultats des autres parties, ils voyaient que les Cardinals de l'Arizona perdaient contre les Seahawks de Seattle, ce qui avait pour conséquence de couronner les Rams en tant que champions de la NFC West.

Si les deux clubs peuvent s'affronter en finale, ils le doivent à des victoires dramatiques, dimanche passé.  À Green Bay, dans des conditions climatiques exécrables, les joueurs-clés des 49ers ont fait preuve d'un courage remarquable pour vaincre les Packers 13-10 sur un botté de placement de 45 verges de Robbie Gould, à la dernière seconde du match.  Tirant de l'arrière 10-3 avec cinq minutes à jouer au 4e quart, les Niners ont égalé le compte avec un touché marqué sur un retour de botté bloqué.  Assez spécial comme jeu des unités spéciales !

Sur la série offensive qui a conduit au placement victorieux, le quart-arrière Jimmy Garoppolo (blessé à une épaule et au pouce de la main avec laquelle il lance le ballon), l'extraordinaire receveur espacé Deebo Samuel (photo ci-dessous, no 19, blessé à un genou) et le formidable ailier rapproché George Kittle (qui boitait) ont tous fait fi de la douleur pour continuer à jouer et à faire gagner du terrain à leur équipe, sur des jeux d'une importance cruciale.





À Tampa Bay, les Rams ont failli «échapper» la victoire en échappant le ballon quatre fois aux mains des joueurs des Buccaneers.  Ils menaient 27-3 au milieu du 3e quart quand le ciel a commencé à leur tomber sur la tête.  Leurs deux premiers revirements en première demie, les ont empêchés de marquer des points qui auraient encore accru leur avance.  Le porteur de ballon Cam Akers a notamment commis un échappé coûteux à une verge des buts des Bucs.  Son second échappé, en fin de match, dans son territoire, à la ligne de 30 verges, a permis au QB Tom Brady de mener les siens à un touché qui égalait le pointage 27 à 27, avec 42 secondes à faire au 4e quart.

À ce moment-là, on pouvait contempler un autre haut fait d'armes ajoutant à la légende de Brady.  Lors du Super Bowl LI, en 2016, Brady avait orchestré une remontée semblable contre les Falcons d'Atlanta, qui détenaient une avance de 28-3 à la mi-temps.  Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et Tom Brady avaient triomphé 34-28, en prolongation.  Les Falcons ne s'en sont jamais remis...

Mais cette fois-ci, contre les Rams, Brady a commis une erreur en laissant 42 secondes au cadran du match.  Assez de temps pour permettre aux Rams de remonter le terrain et de s'approcher suffisamment des buts adverses, grâce, surtout, à deux longues passes du quart-arrière Matthew Stafford à son receveur de prédilection Cooper Kupp.  Le botteur Matt Gay (no 6, photo ci-dessous) a fait le reste avec un placement de 30 verges.  Victoire des Rams 30-27 !



En gagnant un deuxième match d'affilée en séries de fin de saison, Stafford (photo ci-dessous) a fait mentir ses détracteurs qui disaient qu'il ne pouvait pas avoir du succès en éliminatoires après ses trois défaites (0-3) en pareilles circonstances lorsqu'il s'alignait avec les Lions de Détroit.  Contre Tampa Bay, et précédemment contre les Cardinals de l'Arizona, le vétéran quart-arrière de 33 ans a complété 75% de ses passes pour 568 verges, quatre touchés, et deux autres en portant lui-même le ballon.  Il n'a été victime d'aucune interception.

Il devra jouer avec ce genre de brio, de confiance et de sang-froid dimanche contre les 49ers.  Cela n'a pas été le cas cette saison lors des deux défaites des Rams contre San Francisco.  La défensive des Niners, classée no 3 dans la NFL, a intercepté Stafford quatre fois et a réussi sept sacks à ses dépens, en plus de le presser à 21 reprises.  Dans le dernier match, la ligne à l'attaque des Rams s'est écroulée, laissant Stafford sans protection, à la merci des chasseurs de QB des 49ers...  La répétition d'un telle domination physique de San Francisco dans la bataille des tranchées, dimanche, serait fatale pour les Rams...

Ces derniers doivent aussi gagner la bataille des revirements, qui détermine souvent l'issue des affrontements.  Une bataille encore plus importante en matchs éliminatoires, sans lendemain pour les perdants.



















Durant la saison régulière, la défensive des Rams a souvent été bousculée, notamment sur les jeux au sol.  En éliminatoires, elle a joué avec beaucoup plus d'intensité en limitant les gains au sol à 61 verges contre les Cards et à 51 verges contre les Bucs.  Ce sera primordial de faire aussi bien contre les Niners et leur meilleur porteur de ballon Elijah Mitchell, un bonhomme difficile à plaquer, qui a gagné 1 100 verges combinées (courses + réceptions de passes) en 2021.

Les Rams devront chercher à mieux établir leur propre attaque terrestre.  Contre Tampa Bay, j'ai trouvé que coach McVay n'avait pas assez balancé le travail de ses demis offensifs, Cam Akers (24 portées, deux échappés), et Sony Michel (une seule portée).  Michel a pourtant bien fait en saison régulière en remplacement de Akers (absent -blessé à un tendon d'Achille- toute la saison sauf pour un rôle limité dans le dernier match régulier).

San Francisco a le vent dans les voiles.  Ils ont gagné neuf de leurs onze dernières parties et ils excellent en situation de pression ou de haute tension.  Mais on peut se demander si leur rude affrontement contre les Packers, dans le froid mordant de Green Bay, dimanche passé, aura laissé des traces.  Plusieurs joueurs sont amochés.  Garoppolo a été rudoyé dans ce match.  Idem pour l'as receveur Deebo Samuel, et le demi offensif Elijah Mitchell, tous deux blessés à un genou mais qui devraient cependant être à leur poste dimanche.




Le joueur de ligne offensive Trent Williams est blessé à une cheville et il pourrait s'absenter ou jouer sans être à 100% de ses capacités.  Les Rams pourraient exploiter cette faiblesse...comme ils l'ont fait contre les Bucs avec le remplaçant de Tristan Wirfs.  À venir jusqu'ici en séries éliminatoires, Von Miller (no 40, photo ci-dessus) a été un joueur important pour la défensive des Rams.  Il a réussi deux sacks, neuf plaqués solo; il a frappé le QB adverse deux fois, en plus de forcer un échappé (recouvré par lui).  Il bénéficie de l'attention portée à son coéquipier Aaron Donald qui a souvent deux joueurs adverses devant lui pour le contrer.

Deebo Samuel a été un poison contre les Rams (et les autres clubs aussi !) en saison régulière avec des matchs de 133 et 140 verges de gains + trois touchés.  Il déroute les défensives ennemies en s'alignant tantôt comme un porteur de ballon, tantôt comme un receveur.  Et en changeant soudainement de position juste avant la remise en jeu !  Un cauchemar pour les défenseurs adverses !

Oui, San Francisco est la bête noire des Rams mais cela peut constituer un défi pour L.A. et les amener à redoubler d'efforts pour mettre fin à cette domination, de sorte que plus personne n'en parle une fois pour toutes.  Ils ont plus de joueurs d'impact que les 49ers et ils ont ainsi plus de possibilités de réaliser de gros jeux.  Ils sont favoris par 3½ points pour gagner cette finale.

Cooper  Kupp














Jouant à domicile, ils aimeraient aussi que leurs partisans soient beaucoup plus nombreux dans les estrades que ceux de leurs voisins californiens de San Francisco.  Lors du dernier match contre les 49ers, les Rams avaient l'impression de jouer à San Francisco tellement les cris des fans des Niners les enterraient !  Cette semaine, les Rams ont tenté de remédier à cette situation en vendant les billets disponibles pour le match à des résidents de Los Angeles seulement.  Coach McVay a également demandé aux détenteurs de billets des Rams de ne pas les vendre aux partisans des 49ers...