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samedi 3 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : BALTIMORE À PITTSBURGH ⇨ AARON RODGERS ET DERRICK HENRY SERONT LES POINTS DE MIRE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Pour clore la saison 2025-26, la Ligue Nationale de Football a programmé un match de championnat très attendu, dimanche soir, entre les Ravens de Baltimore (8-8) et les Steelers de Pittsburgh (9-7), dans la ville de l'acier.  Le vainqueur de cet affrontement intra division continuera son parcours en séries éliminatoires, tandis que le perdant sera éliminé et devra rentrer chez lui.

Sans aucun doute, la priorité de la défense des Steelers sera de freiner autant que possible les dégâts que pourrait infliger le "bulldozer" des Ravens, Derrick Henry.  Ce dernier a permis à son équipe d'éviter l'élimination, la semaine dernière, en courant 36 fois avec le "cuir" pour d'énormes gains de 216 verges, avec en prime, quatre touchés, dans une victoire importante de 41 à 24 des Ravens contre les Packers, à Green Bay.

Dans le camp adverse, les Steelers comptent sur le vétéran quart arrière Aaron Rodgers (photo ci-dessous) pour leur procurer cet ultime triomphe qui leur permettrait de remporter le championnat de la division Nord de la Conférence Américaine, et la position numéro quatre, pour les séries de fin de saison.



Il y a un mois, Pittsburgh avait vaincu les Ravens, à Baltimore, par la marque de 27 à 22.  Le receveur des Steelers, D.K. Metcalf, avait amassé près de la moitié des verges d'attaque de son équipe en captant sept passes pour 148 verges.  Mais il ne sera pas là dimanche soir, puisqu'il a été suspendu par les autorités de la NFL, pour s'en être pris à un spectateur qui l'invectivait, à Détroit, il y a deux semaines.

Sans lui dans l'alignement, la semaine passée, à Cleveland, Aaron Rodgers et ses coéquipiers de l'offensive, ont été impuissants en ne produisant que six petits points dans un revers de 13 à 6 contre les médiocres Browns, et leur quart arrière recrue Shedeur Sanders.  Une victoire des Steelers aurait été suffisante pour éliminer les Ravens, et remporter le titre de la section Nord de l'AFC.

Les défensives des deux adversaires de dimanche soir ont beaucoup déçu cette saison.  Elles présentent des statistiques presque identiques.  Elles sont très vulnérables contre les jeux de passe, mais assez efficaces contre les jeux au sol .  


C'est donc aux performances des attaques, qu'il faut s'attarder pour trouver des différences entre ces grands rivaux de division.  Évidemment, avec "King" Henry (photo ci-dessus), les "Corbeaux" ont l'avantage en offensive terrestre.  Les Ravens sont les meilleurs de la Ligue Nationale, dans cette phase de jeu, avec une production de 157,8 verges, en moyenne, par match, soit 5,26 verges par course.

Avec Metcalf, Pittsburgh était supérieur à Baltimore dans le domaine de l'attaque aérienne.  Sans lui, ils tombent en déficit. Son absence incite donc les preneurs aux livres à favoriser les Ravens par 3½ points pour avoir le dessus contre les Steelers, dans cette rencontre de la plus haute importance.

L'entraîneur chef Mike Tomlin pense que son club peut compenser la perte de Metcalf car Aaron Rodgers est un expert pour distribuer le ballon à plusieurs receveurs différents, que ce soit aux demis offensifs Kenneth Gainwell et Jaylen Warren; aux ailiers rapprochés Pat Freiermuth (photo ci-dessous) et Jonnu Smith (Darnell Washington est malheureusement blessé à un avant-bras et sera absent); ou aux ailiers espacés Calvin Austin III, Adam Thielen et Marquez Valdes-Scantling.


Rodgers pourrait tenter quelques "bombes" contre la tertiaire poreuse des Ravens.  Elle est la pire du circuit Goodell pour accorder de longues passes.  Elle en a allouées 61 de 20 verges et plus, et neuf de 40 verges et plus.

L'entraîneur chef des Ravens, John Harbaugh, croit que le point le plus important sera de gagner la bataille des revirements.  À ce chapitre, les Steelers ont toutefois mieux fait que son club, cette saison.  Pittsburgh a un bilan positif de plus 11, avec 26 revirements provoqués (3e dans la NFL), alors que Baltimore affiche un dossier négatif de moins 2, avec 22 revirements commis (5e plus haut total dans la Ligue).  À noter que depuis 2008, depuis que John Harbaugh dirige les Ravens, sa formation a une horrible fiche de quatre victoires, onze défaites, quand elle perd la bataille des revirements.

Les Steelers sont supérieurs à leurs opposants en ce qui concerne la protection du quart arrière sur les jeux de passes.  Ils n'ont accordé que 29 sacs, comparés aux 42 permis par les Ravens.  Et, de l'autre côté du ballon, la défense de Pittsburgh a réussi 45 sacs, tandis que celle de Baltimore n'en a que 28 à son actif, cette année.  


De plus, le secondeur de ligne T.J. Watt (ci-dessus) effectuera un retour au jeu pour les Steelers, après avoir raté trois rencontres à cause d'un problème aux poumons.  Sa fiche montre sept sacs réussis, cette saison.

Le quart arrière des Ravens, Lamar Jackson va également redevenir actif après avoir dû s'absenter à cause de diverses blessures durant la campagne qui s'achève.  Reste à savoir s'il sera suffisamment en bonne forme physique pour donner une meilleure chance de gagner à son équipe que son substitut Tyler Huntley.

Si la défense des Steelers réussit à contenir passablement les courses de Derrick Henry, Jackson (photo ci-dessous) devra tenter plus de passes.  Henry n'a jamais fait fureur à Pittsburgh.  En trois rencontres en carrière, sa moyenne de 57,3 verges de gains au sol n'est guère impressionnante.  Lorsque l'attaque aérienne des Ravens a été sollicitée cette saison, elle a été négligeable, avec des gains de 172 verges par partie, au 28e rang de la NFL.


Pittsburgh a remporté neuf des douze derniers duels contre Baltimore.  Ce sont des matchs chaudement disputés étant donnée la grande rivalité entre les deux clubs.  Même s'ils sont les négligés des parieurs pour cette confrontation de dimanche soir, les Steelers ont des chances de gagner.  Dans une bataille "physique" et serrée, la grande expérience de Aaron Rodgers et la faiblesses de la tertiaire des Ravens, lui offrent plus de possibilités de réussir de gros jeux que son homologue Lamar Jackson.  

L'attaque au sol de Pittsburgh, sans être aussi explosive que celle de Baltimore, est quand même efficace, avec le duo Gainwell/Warren.  Elle peut permettre aux Steelers de conserver la possession du ballon pour garder Derrick Henry hors du terrain, le plus longtemps possible.

Mike Tomlin est renommé pour faire gagner son équipe quand ça compte vraiment.  Il vient de signer une 19e saison consécutive sans fiche négative.  Les Steelers sont souvent dominés en termes de verges gagnées, mais ils réussissent souvent à s'en tirer grâce à des revirements provoqués, par le positionnement sur le terrain, une poussée offensive victorieuse en fin de match, ou quelques gros jeux en défense, dans la zone payante ("red zone").


La rencontre a lieu dans le froid d'hiver, au Acrisure Stadium de Pittsburgh, où les "terrible towels" jaunes des partisans locaux vont se faire aller allègrement.  Ça pourrait suffire aux Steelers pour causer une surprise en gagnant contre des Ravens, qui ont déçu toute l'année, car ils étaient le choix de plusieurs experts pour remporter le Super Bowl du 8 février prochain.

Ravens   23,     Steelers   24.     

vendredi 2 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : SEATTLE À SAN FRANCISCO ⇨ LES SEAHAWKS ET LES 49ers SE DISPUTENT LE PREMIER RANG DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


L'enjeu est important pour l'affrontement de samedi soir entre les Seahawks de Seattle (13-3) et les 49ers de San Francisco (12-4).  Le club qui sortira gagnant de cette confrontation cruciale sera sacré champion de la division Ouest de la Conférence Nationale, et il sera semé numéro un de cette Association, en vue des séries éliminatoires.  Cela lui conférera le privilège de sauter la première ronde éliminatoire, et de jouer à domicile pour le reste du tournoi du Super Bowl de cette année.

Évidemment, l'équipe qui profite de cette semaine supplémentaire de "congé" bénéficie d'un repos salutaire pour guérir plusieurs blessures après une saison éprouvante.  On peut aussi peaufiner le plan de match, afin d'être prêt pour affronter les prochains adversaires.

Les 49ers sont super motivés pour ce duel déterminant.  Ils veulent gagner pour avoir une chance additionnelle  d'atteindre le Super Bowl, qui sera joué chez eux, à San Francisco, le 8 février prochain.



On s'attend à un choc du type "force contre force", entre la puissante offensive de San Francisco, et la solide défensive de Seattle.  Dans leurs conférences de presse respectives, les entraîneurs des deux formations, Mike MacDonald des Hawks, et Kyle Shanahan (photo ci-dessus), des Niners, ont parlé d'approches similaires soit : prendre soin de protéger le ballon pour éviter les revirements, jouer prudemment en privilégiant la patience et le conservatisme, au lieu de tenter des jeux explosifs, plus risqués.

Les Seahawks se sont bâtis une formidable équipe grâce à l'excellent travail de leur directeur général John Schneider cette année.  La décision de remplacer le quart arrière Geno Smith par Sam Darnold a été payante, même financièrement parlant.  Darnold a si bien joué, qu'il a été nommé au Pro Bowl, tout comme son coéquipier, le secondeur de ligne DeMarcus Lawrence, une judicieuse acquisition de Schneider sur le marché des agents libres, le printemps dernier.

Deux choix de repêchage, le garde gauche Greg Zabel et le demi défensif Nick Emmanwori, ont vraiment fait une belle différence dans leurs unités respectives. L'acquisition du rapide receveur et retourneur de bottés Rashid Shaheed, obtenu des Saints de la Nouvelle Orléans le 4 novembre dernier, a également été bénéfique.



Je suis porté à favoriser les 49ers surtout à cause de la différence entre les deux quarts arrières qui joueront cette partie.  Sam Darnold (no 14, sur la photo ci-dessus) a souvent flanché et commis des erreurs lorsqu’il évolue sous pression, surtout dans les matchs importants.  Il n'a jamais gagné un match éliminatoire, et il a lancé 14 interceptions cette saison, le 3e nombre le plus élevé dans la NFL, derrière les 15 de Tua Tagovailoa, et les 17 de Geno Smith.

Quant au pivot des 49ers, Brock Purdy, il est en feu depuis quelques semaines et il est habitué à ces rencontres stressantes.  Il a aidé son équipe à remporter ses six derniers matchs, et, en décembre, dans les trois gains des siens, il a propulsé l'attaque des Niners à une impressionnante production offensive de 127 points, soit une moyenne de 42,3 points par match !



Durant cette période faste, Purdy (ci-dessus) a produit 893 verges d'attaque, onze passes de touché, deux touchés au sol, pour un coefficient d'efficacité prodigieux de 131,5.  Sous sa conduite, l'offensive de San Francisco est devenue irrésistible.  

Même si les Seahawks sont également invaincus au cours de leurs six dernières parties, le momentum semble plutôt du côté de San Francisco, en vue de la confrontation de samedi.  Les 49ers ont aussi l'avantage de jouer à domicile, même si Seattle a une fiche extraordinaire d'une seule défaite en huit joutes, à l'étranger.  Mais dans une semaine écourtée, ils en seront à un deuxième long voyage d'affilée, à travers le continent, après avoir joué dimanche dernier en Caroline, contre les Panthers.



À noter également que les Niners ont défait les Hawks 17 à 13, à Seattle, en match d'ouverture, cette saison, le 7 septembre dernier.

Après avoir tardé à se mettre en marche, avec une faible moyenne de 3,5 verges de gains par la course au cours de leurs dix premiers matchs, l'attaque au sol des 49ers a explosé en décembre, avec 161 verges de gains par rencontre, soit 4,69 verges par portée.  Le demi offensif étoile Christian McCaffrey (photo ci-dessus) a été évidemment le catalyseur de la résurgence de cette offensive terrestre.

Il demeure aussi une double menace par sa capacité à exceller sur les jeux de passes.  Si la défensive des Seahawks a une faiblesse, cette saison, c'est d'ailleurs face aux demis offensifs qui sortent du champ arrière pour cueillir des passes.



Les Niners ont encore des joueurs défensifs importants qui sont absents à cause de blessures, mais grâce à l'expertise de leur coordonnateur défensif Robert Saleh (photo ci-dessus), la défense peut compter sur de bons jeunes joueurs qui résistent tant bien que mal en situations critiques.  Assez en tous cas, pour permettre à leurs vedettes offensives de surmonter les déficits au pointage, et gagner la grande majorité de leurs rencontres.

Les deux adversaires de samedi auront à composer avec les blessures au niveau de leur ligne à l'attaque.  Du côté de San Francisco, le bloqueur étoile Trent Williams est un cas incertain puisqu'il souffre d'une blessure aux ischio-jambiers.  Chez les Seahawks, le bloqueur à gauche Charles Cross (ischio-jambiers) va rater la partie, et son remplaçant, Josh Jones (cheville + genou) pourrait lui aussi devoir s'absenter.  Ce qui pourrait forcer l'équipe à utiliser Amari Kight à ce poste, une recrue non repêchée.

Cette situation critique pour la protection des quarts arrières et l'efficacité du blocage sur les jeux au sol peut s'avérer moins grave pour le club de Seattle, car le "pass rush" de San Francisco est au dernier rang pour les sacs (18) et la pression exercée sur les quarts adverses (25 %).  Tandis que celui des Hawks est 8e pour les sacs (44) et 5e pour les pressions (35 %).



Un autre facteur à considérer sera la présence de l'as ailier rapproché George Kittle (photo ci-dessus), des 49ers.  Même s'il ne semble pas remis complètement de sa blessure à une cheville, il a déclaré, cette semaine, qu'il jouera samedi.  Même s'il ne sera probablement pas en mesure de performer à 100 % de ses capacités, c'est mieux que rien.  

En plus d'être un receveur dominant pour les attrapés contestés, c'est un bloqueur émérite sur les jeux au sol.  Deux aspects importants pour ce match qui promet d'être particulièrement "physique".

Rashid Shaheed risque de ne pas être au meilleur de sa forme non plus, chez les Seahawks, même s'il a été capable de quitter le protocole des commotions cérébrales, cette semaine. 
 


La possible absence du demi de sûreté Coby Bryant (photo ci-dessus), un cas douteux pour samedi, en raison d'une blessure au genou, pourrait faciliter la tâche de Brock Purdy, contre la tertiaire de ses adversaires.  

Par ailleurs, Purdy espère que son receveur Ricky Pearsall sera disponible samedi.  Il soigne des blessures au genou et à la cheville, et il représente un cas incertain.

Déjouer la défensive de Seattle ne sera pas une sinécure, mais Kyle Shanahan n'a pas son égal pour arriver à semer la confusion chez les joueurs défensifs opposés.  Surtout avec le dominant Christian McCaffrey qui fait figure de caméléon en se transformant en coureur sur des jeux plus ou moins truqués ou dissimulés, ou en receveur sur des passes latérales, des passes pièges, des jeux d'attiré, ou même des passes en zones intermédiaires ou profondes.  Il fait aussi rater des plaqués après ses attrapés.



Sam Darnold n'a pas autant d'options et d'armes offensives à sa disposition.  Et il est vulnérable pour commettre des revirements aux pires moments.  Jaxon Smith-Njigba (photo ci-dessus), son ailier éloigné de prédilection, est la seule véritable menace fiable pour les actions explosives, mais il sera sans doute étroitement surveillé par la défense des 49ers, quitte à lui imposer une double couverture.



Quant à l'attaque au sol de Seattle, elle est inconstante, tantôt satisfaisante, ou plutôt inefficace.

San Francisco est favori par 1½ point pour remporter cette bataille serrée, samedi soir, à domicile.  C'est la prédominance de leur attaque et de leur coaching qui devrait faire la différence.  On annonce une température douce en Californie, pour cet affrontement, ce qui devrait favoriser le jeu aérien, et le quart Brock Purdy.  Purdy est moins susceptible de commettre des revirements coûteux que Sam Darnold.  Cette facette pourrait être décisive.

Seahawks  23,  49ers   24.  

jeudi 1 janvier 2026

NFL 2025, SEMAINE 18 : CAROLINE À TAMPA BAY ⇨ RENCONTRE DÉCISIVE POUR LE TITRE DE LA DIVISION SUD DE LA NATIONALE.



Nous en sommes rendus à la dernière semaine du calendrier régulier de la Ligue Nationale de Football.  Quatre des huit titres de championnat de division restent à déterminer, de même que deux places en séries éliminatoires.

L'une de ces dernières pourrait être conquise par les Panthers de la Caroline (8-8), samedi, s'ils l'emportent sur les Buccaneers de Tampa Bay (7-9), au Raymond James Stadium, en Floride.

Même s'il perd ce match, le club de l'entraîneur chef Dave Canales pourraient tout de même avoir l'avantage au bris d'égalité, si les Falcons d'Atlanta battent les Saints de la Nouvelle Orléans, dimanche, en début d'après-midi.  Ce serait un premier titre de championnat pour les Panthers depuis 2015, et une première participation aux matchs éliminatoires, depuis 2017.  Les Buccaneers ont fini en tête de cette section Sud de la Conférence Nationale au cours des quatre plus récentes campagnes.



Au cours des dernières années, cette division a souvent été la plus faible de la NFL.  Les Bucs ont même terminé la saison 2022 au sommet de cette section, avec une fiche perdante de huit gains contre neuf échecs.  Les trois autres formations avaient cumulé des dossiers de 7-10.

Cette année n'a pas fait exception.  Tampa Bay, et la Caroline, pourraient terminer avec un bilan de 8-9, et gagner néanmoins la course au championnat, dans le Sud de la NFC.

Même s'ils viennent de perdre sept de leurs huit derniers matchs, les Buccaneers sont le choix des parieurs pour gagner par 2½ points contre les Panthers, samedi, en fin d'après-midi.  Pourtant, les Panthers les ont vaincus 23 à 20, pas plus tard qu'il y a deux semaines, à Charlotte.



Il est vrai que tout peut arriver samedi à Tampa Bay.  Même si les Bucs ont été une des pires équipes du circuit Goodell à partir de la mi-saison, leurs effectifs en attaque sont potentiellement dangereux, avec le quart arrière Baker Mayfield disposant d'excellents receveurs comme Mike Evans (photo ci-dessus), Chris Godwin, Emeka Egbuka, Jalen McMillan, et l'ailier rapproché Cade Otton.

Mais le problème, c'est que le quart Baker Mayfield éprouve d'énormes difficultés depuis la semaine 10, soit après la semaine de congé (bye) de son équipe.  Tampa Bay présentait alors une impressionnante fiche de six victoires, deux revers, et semblait voguer facilement vers un cinquième championnat de suite dans la section Sud de la NFC.

Il est vrai que quatre de ces victoires avaient été acquises grâce à des poussées offensives victorieuses de fin de partie, orchestrées par un Baker Mayfield très opportuniste. Lors de ces victoires arrachées in extremis, l’écart total de points n’avait été que de neuf.  Mayfield jouait tellement bien qu'il était un candidat précoce au titre de joueur le plus utile à son club (MVP) dans la Ligue Nationale.



Ce fut exactement l'inverse dans quatre des plus récentes rencontres de l'équipe, perdues par quatre points ou moins.  Depuis un mois et demi, Mayfield (photo ci-dessus) a vu son rendement s'effondrer, et chuter parmi les pires de tous les quarts arrières de la Grande Ligue.  Son coefficient d'efficacité a dégringolé à 72,6 au cours des six dernières rencontres.

Mayfield semble affecté depuis quelques matchs par des blessures à l'épaule et à un genou.  Contre les Panthers, il y a deux semaines, il n'a complété que dix-huit passes pour 145 verges, un touché, et une interception.  Si on enlève les dix-huit verges perdues sur les deux sacs qu'il a subis, le total de verges aériennes de Mayfield tombe à 127.  Difficile de gagner, avec une telle performance.

Aucune des trois unités, ou phases de jeux, ne fonctionne vraiment bien depuis le début du mois de novembre.  En défensive, plusieurs joueurs sont blessés et vont peut-être jouer malgré tout, étant donné l'importance du match de samedi.  Mais vont-ils pouvoir offrir une performance suffisante ? 
 


La défense contre les jeux de passes est particulièrement affaiblie.  Elle se situe maintenant en 26e position dans la NFL, en accordant 236,4 verges en moyenne par rencontre, et, au total, cette brigade, qui joue mal depuis deux mois, a vu sa moyenne de points concédés par partie, gonfler à 24,8, pour péricliter en 24e place de la Ligue.

Chez leurs adversaires de la Caroline, la situation en défensive est plus enviable.  Elle occupe le milieu du peloton dans le circuit Goodell avec une moyenne de 22,8 points concédés par partie.  C'est plutôt l'offensive qui connaît des pannes trop fréquentes.  Elle ne produit que 18,6 points par joute, et se classe 27e dans la Ligue Nationale.

Le quart arrière Bryce Young est capable du meilleur et du pire.  Comme son équipe, il alterne les mauvaises et les bonnes performances.  Il est imprévisible.  Les Panthers doivent s'arranger pour gagner des matchs à bas pointage, en espérant que leur défense tienne le coup, et que leur offensive réussisse à établir d'abord le jeu au sol avec leurs porteurs de ballon, qui sont heureusement d'assez bonne qualité (Rico Dowdle et Chuba Hubbard).



Mais Bryce Young devra trouver le moyen d'exploiter la faiblesse de la défense anti aérienne des Bucs, pour permettre à son équipe de l'emporter samedi.  Son atout principal en tant que receveur demeure la recrue Tetairoa McMillan (photo ci-dessus), soutenu par les contributions modestes mais essentielles des autres ailiers espacés, Jalen Coker et Xavier Legette, ainsi que de ses demis défensifs, pour attraper les passes et faire avancer les chaîneurs avec constance.

Ce n'est pas le Pérou, mais ça peut suffire, contre des Buccaneers qui semblent continuer de s'enfoncer dans des sables mouvants depuis deux mois.  Ça va encore se régler sur le "fil du rasoir", samedi, à Tampa Bay, dans ce qui est un match éliminatoire, avant le temps...

Panthers  24,     Buccaneers  23.