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mercredi 5 août 2026

SAISON NFL 2026 : LE SCANDALE IMPLIQUANT L'ENTRAÎNEUR-CHEF MIKE VRABEL AURA-T-IL UN IMPACT SUR LA SAISON DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE ?



Cette année, la saison de la Ligue Nationale de Football (NFL) démarre plus tôt.  Dès le 9 septembre, le match d’ouverture mettra aux prises les finalistes du dernier Super Bowl : les champions de la Conférence Américaine, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, se déplaceront à Seattle pour affronter les champions de la NFL, les Seahawks.

Chez les Pats, on voudra démontrer que les exploits inattendus de la saison 2025 (une fiche impressionnante de 17 victoires contre seulement quatre défaites) ne relevaient pas de la chance ni d’un calendrier particulièrement avantageux (le troisième plus facile de l'histoire moderne de la NFL, selon certaines sources).

L’an dernier, le nouveau coach des Patriots, Mike Vrabel, avait prédit une saison gagnante pour son équipe.  De nombreux analystes et parieurs étaient plutôt d’accord avec lui, même si la marche était haute après une campagne précédente catastrophique de quatre victoires en dix-sept matchs.  Mais de là à imaginer quatorze victoires en saison régulière, et une place au Super Bowl, personne ne l’avait vu venir.



Il faut reconnaître qu’avant la saison, la direction du club avait fait un excellent travail de reconstruction en recrutant, entre autres, de très bons agents libres.  Vrabel, de son côté, a eu un impact extrêmement positif, au point de remporter le titre d’entraîneur de l’année dans la NFL. 

L'autre grande raison de ce revirement spectaculaire de l'équipe a été le jeu du jeune quart arrière Drake Maye, qui a survolé presque toutes les catégories statistiques des quarts arrières de la NFL la saison dernière.  Il a terminé premier de la NFL, au taux d’efficacité des quarts arrières, avec un rating de 113,5.  En séries éliminatoires, il a toutefois été moins impressionnant, mais il faut dire qu’il a affronté quatre des meilleures défenses de la NFL : les Chargers, les Broncos, les Texans, et les Seahawks.  

La seule raison pour laquelle il n’a été battu que par un vote de première place au scrutin du joueur le plus utile à son équipe (MVP) est ce sempiternel reproche concernant le calendrier facile de son équipe.  Matthew Stafford, des Rams de Los Angeles, a décroché le prestigieux titre de MVP par un vote serré de 366 à 361.  



Cette saison, Maye devra affronter des défenses plus redoutables que l’an passé en raison d’un calendrier plus exigeant pour son équipe.  Comment va-t-il s’en sortir ?

Avec un calendrier nettement plus relevé cette année, les pronostiqueurs prévoient pour les Patriots de Mike Vrabel une fiche plus modeste : autour d’une dizaine de victoires, mais tout de même une place en séries éliminatoires, dans une Conférence Américaine plus compétitive en 2026.  

On saura vite à quoi s’en tenir sur la force de cette équipe dès le premier mois, avec des matchs contre les Seahawks à Seattle, puis un duel face aux Steelers de Pittsburgh à Foxborough, et deux autres rencontres à l’extérieur, à Jacksonville et à Buffalo.  Ce sont tous des adversaires de haut niveau.


En fait, la moitié de leurs futurs adversaires en 2026-27 ont participé aux dernières séries éliminatoires, et des équipes absentes des playoffs comme les Chiefs de Kansas City ou les Lions de Détroit devraient rebondir cette année, et ne seront pas des proies faciles pour les Pats.

En plus d’un calendrier plus ardu, d’autres éléments pourraient jouer sur les performances du club du propriétaire Robert Kraft.  Au printemps dernier, le scandale autour de la liaison adultère du coach Mike Vrabel avec la journaliste Dianna Russini, femme mariée, et chargée de couvrir les activités de la NFL, a fait grand bruit, et pourrait continuer d’influencer l’équipe, voire la ligue entière.

Après avoir d’abord nié toute relation intime, les deux personnes concernées ont été démenties par de nouvelles photos du couple, confirmant que leur histoire d'amour remontait à 2020.  Russini a été contrainte de quitter son poste de journaliste pour The Athletic, tandis que Vrabel n’a pas été sanctionné mais reste visé par une enquête interne.


Pourquoi ce scandale est-il si important ? Ce n’est pas juste une affaire privée ou personnelle.  Russini couvrait la NFL et Vrabel était une source de confiance, ce qui crée un évident conflit d’intérêts.  Leurs premiers mensonges après les accusations de relation intime les ont discrédités et ont terni l’image qu’avaient d’eux le public et les fans des Patriots.  Les dirigeants du club doivent maintenant gérer une crise de confiance.

En interne, on peut se demander si ce scandale ne fragilise pas l’autorité de Vrabel auprès des joueurs et du staff des Pats.  Est-ce que cela pourrait devenir une distraction nuisible dans le vestiaire ?  L’image du club est-elle ternie ? Un coach qui ment publiquement et trompe sa femme peut-il encore prétendre au respect du public et des vétérans de l’équipe ? 

D’ailleurs, Vrabel pourrait bien devoir affronter un divorce coûteux et humiliant, ce qui augmenterait la pression sur lui et donnerait encore du grain à moudre à ses détracteurs.


En plus, la NFL ne supporte pas les scandales ni les écarts de conduite en dehors du terrain. L’affaire Vrabel-Russini touche à la fois la crédibilité de l’information sportive, l’éthique concernant les conflits d’intérêts, et la réputation de la ligue.

Les observateurs pensent que ce scandale n’affectera pas vraiment les performances des joueurs des Patriots sur le terrain cette saison. À moins que l’équipe ne commence à enchaîner trop de défaites.  Dans ce cas, cette affaire désolante pourrait refaire surface, et même mener à la démission ou au licenciement de Vrabel.

Comme c'est le cas pour toutes les équipes de la NFL, il y a eu plusieurs mouvements de personnel chez les Patriots dans l'entre saison. Parmi les joueurs qui ont été libérés, ont quitté via le marché des agents libres, ou qui ont été échangés, notons les suivants :



  • le receveur éloigné Stefon Diggs (photo ci-dessus), toujours agent libre mais qui intéresserait les Commanders de Washington;  
  • l'ailier défensif K'Lavon Chiasson, qui a signé avec les Commanders;
  • l'ailier défensif Anfernee Jennings, maintenant avec les Saints de la Nouvelle Orléans;
  • le joueur de ligne défensive Khyiris Tonga, embauché par les Chiefs de Kansas City;
  • le joueur de centre Garrett Bradbury, échangé aux Bears de Chicago;
  • le quart arrière substitut Joshua Dobbs, toujours agent libre mais qui pourrait intéresser les Dolphins de Miami ou les 49ers de San Francisco;
  • le porteur de ballon Antonio Gibson, possiblement un candidat intéressant pour les Raiders de Las Vegas;
  • l'ailier rapproché Austin Hooper, qui s'alignera maintenant avec les Falcons d'Atlanta;
  • le plaqueur offensif Vederian Lowe, qui portera les couleurs des 49ers;
  • et le demi de sûreté Jaylinn Hawkins, qui jouera maintenant pour les Ravens de Baltimore.
Pour combler ces départs, les Patriots ont recruté :



  • l'ailier éloigné A.J. Brown (photo ci-dessus), grâce à un échange avec les Eagles de Philadelphie;
  • le joueur de ligne offensive Alijah Vera-Tucker, contrat de trois ans, 42 millions de $;
  • l'ailier éloigné Romeo Doubs, ex-Packers, contrat de quatre ans, 68 millions de $;
  • le joueur de ligne défensive Dre'Mont Jones, contrat de trois ans, 39,5 millions de $;
  • le demi de sûreté Kevin Byard, contrat d'un an, 9 millions de $;
  • la recrue Caleb Lomu, joueur de ligne offensive, choix de première ronde;
  • l'ailier défensif Gabe Jacas, choix de deuxième ronde au repêchage de cette année;
  • l'ailier rapproché Eli Raridon, choix de troisième ronde cette année;
  • le full back Reggie Gilliam.
Ces changements devraient rendre les Patriots plus performants que l’an dernier.



Un autre facteur qui pourrait remettre en question cette évaluation, ce sont les blessures.  La saison dernière, les Patriots ont été l’équipe la moins affectée par les blessures dans la NFL.  Ils n'ont perdu que 43,5 parties à cause des éclopés (dont la blessure à l'as de la défensive, le secondeur de ligne Robert Spillane, photo ci-dessus).  Les champions, les Seahawks de Seattle, ont également été épargnés par ce problème (3e club avec le moins de blessures).  

Fait surprenant et révélateur, sept des dix clubs ayant pris part aux séries éliminatoires la saison dernière figuraient parmi les équipes les plus épargnées par les blessures.  Mais c’est le genre de phénomène qui se produit rarement deux années consécutives, et les Patriots pourraient en payer le prix cette saison en étant davantage éprouvés par les blessures à des joueurs importants.

On note déjà qu’A.J. Brown, receveur d’élite censé dynamiser l’attaque aérienne des Patriots cette saison, selon plusieurs experts, a déjà connu des soucis avec une blessure au genou.  Il pourrait être devenu un joueur fragile. 



Sans oublier que l’an dernier, il a joué en dessous de son potentiel, créant une distraction négative en se plaignant de la façon dont les Eagles l’utilisaient.  Sa grande force c'est de savoir éviter les plaqués, d'être rapide et élusif.  Mais va-t-il encore semer le trouble en manquant de discipline avec les Patriots ?  Vrabel a déjà commencé à lui crier dessus pendant le camp d’entraînement...  

Brown est sans doute le receveur no 1 que les Pats attendaient depuis longtemps, mais y a-t-il vraiment une grande différence avec celui qu’il remplace ?  Stefon Diggs a tout de même terminé 12e de la Ligue pour le nombre de passes captées avec 85 réceptions, accumulant 1 013 verges grâce à ces attrapés.

Pendant l’entre saison, la direction a cherché à corriger les principales faiblesses de l’équipe. La plus évidente, mise en lumière lors de la lourde défaite face à la redoutable défense des Seahawks au Super Bowl, était le manque de protection de Drake Maye par sa ligne offensive.



Maye a certes deux meilleurs receveurs en Romeo Doubs (photo ci-dessus) et A.J. Brown, mais s'il est toujours sous pression parce que sa ligne à l'attaque ne le protège pas suffisamment, il n'aura pas le temps ou les conditions idéales pour les rejoindre avec des passes précises.  

Maye a encaissé 47 sacs la saison dernière, le troisième plus haut total de la NFL.  Malgré les ajustements apportés à la ligne offensive cet été, on doute qu’elle parvienne à réduire ce chiffre cette saison.  Plus un quart arrière se fait frapper souvent et durement, plus il risque de se faire blesser.

Autre détail lié à cette situation : Maye a eu la chance de s’en sortir avec seulement huit interceptions l’an dernier.  Selon Pro Football Focus, il a été impliqué dans 26 jeux qui auraient pu mener à des revirements, ce qui représente le deuxième plus haut total dans la NFL.  Maye risque de manquer de chance cette saison s’il continue à jouer ainsi avec le feu.



Pour améliorer la faible protection du quart arrière, les Patriots ont recruté le garde Alijah Vera-Tucker (photo ci-dessus), souvent freiné par les blessures tout au long de sa carrière avec les Jets de New York.  Il a d'ailleurs raté toute la saison dernière en raison d'un triceps tordu.  Les Pats pourront-ils vraiment compter sur lui pendant toute la campagne 2026-27 ?

Toujours sur la ligne d’attaque, on ne sait pas non plus si le plaqueur à gauche, Will Campbell, saura faire oublier ses performances décevantes de la saison dernière, sa première en NFL.  Il faut dire qu’après un bon départ, son niveau de jeu a chuté, probablement parce qu’il jouait blessé.  Il a alloué neuf sacs à sa saison recrue, l'an passé, ce qui est beaucoup trop. 

Reste à voir si la recrue Caleb Lomu saura confirmer les promesses de sa brillante carrière amateur en intégrant le onze de départ de cette attaque.  On se demande aussi si le plaqueur Morgan Moses va continuer à décliner et rester fragile face aux blessures, tandis que le nouveau centre Jared Wilson (photo ci-dessous) pourrait ne pas encore être prêt à endosser convenablement ses nouvelles responsabilités.



Le facteur clé sera la performance de cette ligne offensive des Patriots.  Si elle ne parvient pas à protéger efficacement Drake Maye, l’attaque pourrait en pâtir sérieusement, et cela risquerait d’avoir de lourdes conséquences sur le succès de l’équipe. 

Le porteur de ballon TreVeyon Henderson faisait lui aussi partie du problème de protection du quart arrière lors des situations de passe.  Aura-t-il corrigé cette faiblesse pour sa deuxième saison dans le circuit Goodell ? Son temps de jeu en avait un peu écopé l’an dernier, alors qu’il est pourtant supérieur à son coéquipier Rhamondre Stevenson pour gagner des verges au sol, ou comme receveur de passes.

On pense aussi que l’arrivée du full back Reggie Gilliam, en provenance des Bills de Buffalo, va influencer la stratégie de jeu au sol du coordonnateur offensif Josh McDaniels, qui apprécie particulièrement utiliser ce type de joueur.  L'attaque au sol des Patriots a été productive en 2025-26 avec 2 191 verges de gains (6e rang de la NFL) et 22 touchés (4e), mais elle peut faire encore mieux la saison prochaine en étant plus solide et consistante.



En ce qui concerne les joueurs blessés, l’ailier défensif Harold Landry (no 2 photo ci-dessus) ne s’est toujours pas remis de sa blessure au genou survenue vers la fin de la saison dernière.  On ne sait pas encore s’il sera prêt pour le début de la prochaine saison.  C'est un élément important de la défensive de Vrabel.

Pour renforcer leur défense, les Patriots ont sélectionné l’ailier défensif Gabe Jacas en deuxième ronde, dans l’espoir de combler le manque de pression exercée sur les quarts arrières adverses.  Jacas a excellé dans ce rôle au niveau collégial avec Illinois.  Les chasseurs de quarts des Pats n’ont enregistré que 35 sacs l’an dernier, le 5e plus faible total de la NFL, et Landry a été leur meilleur atout à ce chapitre avec 8½.

La faiblesse des ailiers défensifs reste le principal point faible de l’équipe, et on doute que l’arrivée du vétéran Dre’Mont Jones puisse compenser le départ de K’Lavon Chaisson, auteur de 7½ sacs en 2025-26.



Heureusement, même si les premières lignes de défense leur apportent peu de soutien pour mettre la pression sur les quarts arrières adverses, les membres de la tertiaire des Patriots représentent la plus grande force de l’équipe.  

Les demis de sûreté Craig Woodson, Kevin Byard (meilleur intercepteur en 2025-26 avec sept interceptions lorsqu’il évoluait chez les Bears, et sélectionné dans la première équipe d’étoiles ⇨ no 31 photo ci-dessus), Dell Pettus, Mike Brown, et Brenden Schooler, constituent la meilleure unité de la Ligue nationale après celle des Ravens de Baltimore.

Les demis de coin Christian Gonzalez, Carlton Davis, Marcus Jones, Charles Woods, et Karon Prunty se classent eux aussi au deuxième échelon de la NFL en termes de performance.  



Gonzalez (photo ci-dessus) est toutefois en conflit au sujet de son contrat.  C’est un joueur d’élite et un compétiteur acharné.  Il a d’ailleurs défié A.J. Brown pendant le camp d’entraînement, au point que les deux ont failli en venir aux mains récemment.  

Brown a subi une luxation du pouce, mais Vrabel a assuré qu’il allait bien.  Le coach des Pats veut préserver la réputation de sa défense, connue pour son jeu physique et agressif.

La situation du groupe de receveurs des Patriots a changé avec l'arrivée de Brown et de Romeo Doubs.  Il y a une congestion à ce poste puisque pas moins de sept receveurs espacés sont sur les rangs.  On se demande qui sera le receveur éloigné no 3 entre Kayshon Boutte (qui a demandé à être échangé), DeMario Douglas, Marck Hollins, et Kyle Williams.  

Hunter Henry demeure l'ailier rapproché favori de Drake Maye, et la recrue Eli Raridon lui servira de substitut, après le départ d'Austin Hooper pour les Falcons d'Atlanta.

En somme, avec un calendrier plus exigeant, il est normal de s’attendre à une régression des Patriots cette saison, même s’ils présentent un meilleur alignement sur papier.  Les équipes qui perdent le Super Bowl rencontrent souvent quelques difficultés la saison suivante.
  


C’est pareil pour les coachs qui décrochent le titre d’entraîneur de l’année, comme Mike Vrabel la saison dernière, et en 2021, avec les Titans du Tennessee.  En moyenne, après avoir reçu cette distinction, les entraîneurs de l’année en NFL encaissent trois défaites supplémentaires la saison suivante.

La loi de la moyenne s'applique particulièrement aux clubs qui ont connu une grosse progression, comme les Patriots l'an passé.  L'année d'après ils reviennent à des résultats plus modestes.  Et cette saison encore, les protégés de Mike Vrabel devront composer avec la forte opposition des Bills de Buffalo dans leur division (Est de l'AFC).

Même si les Pats devront sans doute se contenter d’un bilan moins impressionnant qu’en 2025-26, ils resteront dans le top 5 de la NFL, et se battront encore pour décrocher le titre ultime du Super Bowl.  

samedi 13 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : GREEN BAY À DENVER ⇨ UN AVANT-GOÛT DU PROCHAIN SUPER BOWL ?



Deux poids lourds se mesureront dimanche au Colorado, lorsque les Packers de Green Bay (9-3-1) rendront visite aux Broncos de Denver (11-2).  Portés par une série de dix victoires consécutives, les Broncos occupent la première place de la Conférence Américaine et, s’ils s’imposent dimanche à domicile, ils décrocheront leur premier titre de division depuis 2015.

Ils succèderaient ainsi aux Chiefs de Kansas City, et les imiteraient d'une certaine façon, car, cette saison, comme les Chiefs l'an passé, les Broncos se sont fait une spécialité de remporter les matchs décidés par une seule possession (huit de leurs dix gains d'affilée).  Avant leur  victoire de 24-17 contre les Raiders, la semaine passée, leurs quatre succès précédents avaient été obtenus par un total combiné de dix points seulement.  Quatre fois, ils ont gagné en marquant des points sur le dernier jeu de la partie.  

Le quart arrière Bo Nix (photo ci-dessous) a aussi mené six séries victorieuses cette saison en fin de match, malgré des performances parfois irrégulières, manquant par moments de rythme et de synchronisation avec ses receveurs.



Autrement dit, les Broncos ont souvent joué avec le feu sans se brûler, car ils ont presque toujours dû remonter au score, avant de s’imposer au 4e quart, dans leurs matchs.  Ils ont été parfois favorisés par la chance, et certaines décisions controversées des arbitres.  Une autre caractéristique que l’on retrouve aussi chez les Chiefs de 2024.

Bref, ce n'est pas toujours joli, mais ils gagnent quand même !  Et c'est souvent grâce à leur solide défensive, qui mène la NFL dans plusieurs catégories, notamment pour les sacs (55), les verges accordées par course (3,7), le taux de conversion sur les 3e essais (30,9 %), le nombre de coups sur les quarts arrières (120), la meilleure défense en zone payante - ou "red zone" -(40 %).  Elle n'accorde que 18,1 points en moyenne par match (4e de la Ligue), et 282 verges totales par rencontre (3e).

Avec une défensive aussi forte, les Broncos remportent presque toujours la guerre des tranchées.  D'autant plus que, de l'autre côté, leur ligne offensive est la meilleure de la NFL pour bloquer en situations de passes (seulement 16 sacs accordés), et elle est en 9e place pour le blocage sur les jeux au sol.  Globalement, l'attaque de "l'Orange Crush" se situe dans le top-10 du circuit Goodell, ce qui suffit aux Broncos pour gagner la grande majorité de leurs matchs, étant donné la domination de leur défensive.



Avec l'ajout de Micah Parsons (ci-dessus) en début de saison, la défensive des Packers de Green Bay est devenue presqu'aussi forte que celle de Denver.  Elle se classe en 4e position de la NFL pour les verges accordées (287,2), et 6e pour les points concédés (19 par match).  Le "Pack" jouit d'une série de quatre gains de suite, et quand le quart arrière Jordan Love dispose de tous ses receveurs en santé, l'attaque devient très redoutable.  Il faut souligner que son meilleur ailier espacé, Christian Watson, a raté cinq parties, et son no 2, Jayden Reed, n'a joué que trois matchs, cette année.

L'excellente recrue Matthew Golden a manqué trois rencontres à cause d'une blessure, et l'as ailier rapproché  Tucker Kraft, sévèrement blessé à un genou, n'est pas revenu au jeu depuis la 8e semaine du calendrier de la NFL.

On comprend que Jordan Love ait été incapable de fournir son rendement habituel, avec tous ces joueurs offensifs absents en raison de blessures.  Mais il a mieux joué récemment, avec le retour au jeu de la plupart de ces ex éclopés.  Watson est son spécialiste pour les longues passes, et Reed excelle pour procurer des premiers essais.  



Love (ci-dessus) a aussi le luxe de pouvoir distribuer le ballon en le lançant à plusieurs autres options, comme le fiable Romeo Doubs, la recrue Matthew Golden, Dontayvion Wicks, l'ailier rapproché Luke Musgrave, ainsi que le demi offensif Josh Jacobs.  Et au champ arrière, Emanuel Wilson est devenu un bon complément à Jacobs, pour obtenir des gains appréciables, en portant le "cuir".

Les défenses adverses ne savent donc pas sur quel receveur le plus dangereux elles doivent se concentrer davantage.  Par exemple, dimanche, si l'as demi défensif des Broncos, Patrick Surtain, surveille de près Christian Watson, les autres receveurs des Packers profiteront de couvertures moins serrées, pour faire des dommages, dans les zones intermédiaires.

Avec le menaçant "pass rush" que possède les défensives des deux équipes, la protection du quart arrière devient primordiale.  Les pivots des deux adversaires ont la chance d'être bien servis sur ce plan.  L'unité défensive de  Denver utilise souvent le blitz, mais Jordan Love lance le ballon rapidement (2,89 secondes), et il est efficace contre ce genre de tactique.



Si la défense des Broncos est la meilleure de la NFL en zone payante, l'offensive des Packers peut la tester sérieusement, puisqu'elle occupe le second rang de la Ligue, avec 68,1 % de succès dans cette zone de 20 vingt verges près des buts adverses.

Néanmoins, on s'attend à une bataille défensive dimanche, en haute altitude, dans les montagnes rocheuses.  Peu habitués à l'air rarifié dans de telles hauteurs, les joueurs des clubs visiteurs sont souvent à bout de souffle, et deviennent plus vite fatigués.  Les Broncos le savent, et ils essaient de prolonger le plus longtemps possible leurs séries de jeux en attaque, avec beaucoup de jeux au sol, afin de contrôler le temps de possession, et épuiser les défenses ennemies.



Denver est invaincu à domicile cette saison (6-0), et les Broncos n'ont perdu que deux matchs l'an dernier au Mile High.  Mais les preneurs aux livres misent sur les Packers pour les vaincre par 2½ points, dimanche après-midi.  Il est vrai que les porte couleurs de Green Bay jouent bien à l'étranger, cette saison, comme le prouve leur fiche de 4-1-1.  Et ils doivent gagner pour protéger leur mince avance d'un demi match sur les Bears de Chicago, au classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  

Dans une bataille défensive serrée, les unités spéciales joueront un rôle déterminant, et si les botteurs de précision doivent avoir la victoire au bout du pied, ce sont les Broncos qui ont l'avantage, avec Wil Lutz (photo ci-dessus), qui est plus fiable que son homologue des Packers, Brandon McManus.  Lutz a raté trois placements en 23 tentatives, tandis que McManus a manqué son coup à six reprises, sur 21 essais (quatre échecs en sept tentatives, entre les distances de 40 et 49 verges).

Packers   17,     Broncos    19.   

samedi 6 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : DÉTROIT À GREEN BAY, LA RIVALITÉ S'ACCROÎT AVEC L'ARRIVÉE DE PARSONS CHEZ LES PACKERS.

FORTS  DE  L'ACQUISITION  DU  JOUEUR  D'IMPACT  MICAH  PARSONS,  LES  PACKERS  VISENT  LE  CHAMPIONNAT  DE  LEUR  DIVISION  POUR  DÉTRÔNER  LES  LIONS.

Ouais, voilà une transaction qui a fait grand bruit à Green Bay, et dans toutes les équipes de la conférence Nationale de la NFL.  Avec l'ajout de Micah Parsons, un des meilleurs joueurs défensifs au monde, les Packers sont vus maintenant comme de sérieux rivaux des champions Eagles de Philadelphie, pour décrocher le titre de la NFC cette année.

Je pense qu'on saute un peu vite aux conclusions.  Le "pack" devra d'abord écarter de son chemin les puissants Lions de Détroit, qui n'entendent pas être délogés du premier rang de la division Nord de la NFC, dans laquelle évolue également l'équipe de Green Bay.

La bataille pour la suprématie de cette section commence tout de suite, dimanche, quand les deux ennemis s'affrontent en match d'ouverture, au Lambeau Field de Green Bay.

Parsons va certes aider son nouveau club à s'améliorer, mais il n'en reste pas moins que les Lions ont encore plus de bons joueurs que leurs rivaux du Wisconsin.



La saison dernière, les Lions ont gagné 15 de leurs 17 matchs, et s'ils n'avaient pas eu autant de blessés en défensive, ce sont probablement eux qui auraient accéder au Super Bowl, à la place des Eagles.

À elle seule, la grave blessure (fracture de la jambe) qui a mis fin à la saison de leur as ailier défensif Aidan Hutchinson (photo ci-dessus), lors du 5e match de la campagne 2024-25, a coûté très cher.

À quel point Hutchinson est important pour son club ?  Dans le peu de temps qu'il a joué, c'est encore lui qui, de tous ses coéquipiers, a fait le plus de pressions (45) sur les quarts arrières opposés.  Imaginez !  Il avait déjà 7½ sacs à sa fiche après seulement cinq joutes.  Qu'est-ce que ça aurait été s'il avait joué tous les matchs de son équipe !  Il aurait peut-être connu la meilleure saison d'un joueur à sa position, dans toute l'histoire de la NFL.

Par comparaison, avec tous leurs titulaires de retour au jeu cet automne, les Lions ont une meilleure défensive que les Packers.  La première ligne de défense, avec Hutchinson en tête, est encore meilleure que celle de leurs adversaires de dimanche, même si la perte de Za'Darius Smith (maintenant avec les Eagles), et la blessure qui a mis fin à la saison de Levi Onwuzurike, l'affaiblit pas mal, du moins au niveau du front-7.



Cette faiblesse se retrouve aussi chez les demis de coin, où D.J. Reed (photo ci-dessus) et Terrion Arnold, des Lions, surpassent leurs homologues de Green Bay, Keisean Nixon et Nate Hobbs.  Les Packers (fiche de 11-6 l'an dernier) ont perdu deux vétérans à cette position : Jaire Alexander (maintenant avec Baltimore), et Eric Stokes (maintenant avec les Raiders).

Le quart arrière des Lions, Jared Goff devrait d'ailleurs exploiter cette lacune dans la rencontre de dimanche.  Il se pourrait qu'il n'ait pas à affronter Micah Parsons, car celui-ci souffre d'une blessure au dos, et pourrait être contraint de manquer le match, ou de ne pas être suffisamment en forme pour jouer à son plein potentiel.  

En attaque c'est pareil.  La supériorité des Lions se remarque surtout chez les receveurs de passes.  Amon-Ra St-Brown, Jameson Williams, et Sam Laporta, l'emportent sur leurs homologues des Packers Jayden Reed, la recrue Matthew Golden, et Romeo Doubs.  Christian Watson soigne encore sa blessure au genou, subie en janvier dernier, et il devrait rater au moins la première moitié de la saison.



Le QB des Lions, Jared Goff, est mieux supporté par ses coéquipiers en offensive que peut l'être son pendant chez les Packers, Jordan Love.  Goff a plus d'expérience, et il est plus constant que Love (photo ci-dessus).  Ce dernier est moins efficace que le pivot des Lions pour compléter ses passes dans les zones intermédiaires (de 10 à 19 verges).

La saison passée, les Lions ont marqué en moyenne 33,2 points par match, les Packers 27,1.  C'est surtout là qu'est la différence entre les deux formations.  

L'attaque de Détroit pourrait être moins forte cette saison, puisque son coordonnateur de l'an passé, Ben Johnson, est parti pour devenir l'entraîneur en chef des Bears de Chicago.  Mais la transition avec le nouveau coordonnateur, John Morton (photo ci-dessous), devrait bien se passer.



Les Lions ont gagné quatre des cinq derniers affrontements contre Green Bay, en marquant 134 points contre 110 pour les Packers.  Goff, avec ses excellents receveurs, peut imposer un tempo de jeu rapide, difficile à supporter pour les défensives adverses.

Avec le duo complémentaire de porteurs de ballon composé de Jahmir Gibbs et David Montgomery, la défense du "pack" aura fort à faire et s'épuisera plus rapidement, surtout lors d'un premier match de saison régulière, quand les joueurs n'ont pas encore récupéré toute leur endurance (cardio).

Les parieurs misent sur les Packers pour l'emporter par 2½ points dimanche contre les Lions.  Je prédis plutôt une victoire de ces derniers par un placement.

Lions 27,  Packers 24.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Une analyse plus en profondeur de l'alignement des deux clubs est disponible en cliquant sur les liens suivants :


lundi 4 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES PACKERS DE GREEN BAY VEULENT GRANDIR AVEC LEURS JEUNES JOUEURS.



PAS BEAUCOUP DE CHANGEMENTS DANS L'INTERSAISON CHEZ LES PACKERS, ON FAIT CONFIANCE AUX NOMBREUX JEUNES JOUEURS ACTUELS POUR S'AMÉLIORER EN 2025.


L'année dernière, les Packers de Green Bay avaient toujours l'une des équipes les plus jeunes de la Ligue Nationale de Football. La saison précédente, en 2023, ils étaient devenus la plus jeune équipe à remporter un match éliminatoire depuis 1970, année de la fusion entre les ligues Américaine et Nationale pour former la NFL.

Avec 20 victoires lors des deux dernières saisons régulières, et deux participations aux séries éliminatoires, les dirigeants du club du Wisconsin ont choisi de miser sur la continuité, et la jeunesse, en apportant peu de changements à l'effectif, pour la prochaine saison.

Ce statu quo ne signifie pas qu'ils pensent que leur formation va stagner en 2025. Ils estiment que leurs jeunes joueurs vont continuer à se développer et à faire progresser le club.  En raison de plusieurs bonnes années de repêchage, ces jeunes ont donné beaucoup de profondeur à l'alignement.  Beaucoup de titulaires des postes de cet alignement sont des choix de première ou de deuxième ronde.



C'est un club qui n'a pas de grandes faiblesses, mais qui ne compte pas non plus de super vedettes capables de transporter une équipe vers les plus hauts sommets.  Leur seul vrai joueur étoile est peut-être le demi de sûreté Xavier McKinney.

La prochaine saison risque donc de ressembler à la dernière.  Les Packers vont gagner les matchs qu'ils doivent logiquement gagner, contre des clubs qui jouent pour .500 ou moins.  Mais le "pack" ne sera pas assez fort pour vaincre les meilleures équipes.

L'année dernière, ils n'ont perdu qu'un seul match contre une équipe faible, les Bears de Chicago, lors de la dernière rencontre de la saison. Ils avaient choisi de ne pas faire jouer plusieurs de leurs meilleurs joueurs pour les reposer avant les playoffs.



C'était leur cinquième défaite en six matchs face aux équipes de leur division. Ils ont perdu à chaque fois contre les Lions de Détroit et les Vikings du Minnesota; sans oublier leur défaite face aux futurs champions du Super Bowl, les Eagles de Philadelphie.

Leur seule véritable victoire contre des clubs forts est survenue le 20 octobre, à domicile, contre les Texans de Houston.  Ils ont aussi vaincu les Rams de Los Angeles, mais ces derniers connaissaient un mauvais début de saison en perdant quatre de leurs cinq premiers matchs.

En regardant leur calendrier 2025-26, on peut penser que les Packers pourraient avoir du mal à reproduire leurs 11 victoires de la saison précédente.  Ils pourraient y arriver si leur quart arrière Jordan Love (photo ci-dessous) joue comme il l'a fait en deuxième moitié de saison en 2023.  Il avait alors connu une séquence sensationnelle avec 18 passes de touché en huit parties, tout en ne commettant qu'une seule interception.



L'année dernière, les partisans des Packers et les dirigeants de l'équipe s'attendaient à ce que Love poursuive dans la même veine, mais des blessures (genou, aine) ont probablement empêcher le quart arrière de 27 ans de répéter ses exploits de la fin de saison précédente. 

Ses receveurs ne l'ont pas aidé non plus en échappant beaucoup trop de ses passes (23, le 5e plus haut total parmi les clubs de la NFL).  Certaines de ces bévues ont possiblement empêché l'équipe de remporter une ou deux victoires de plus dans des matchs au pointage serré.

Néanmoins, les Packers ont tout de même marqué 27,1 points en moyenne par match (8e rang dans la NFL, 8e aussi pour les touchés avec 52), et leurs receveurs ont quand même fini en tête de la Ligue pour le plus grand nombre de passes complétées pour 40 verges et plus (14).
 


Un autre facteur a fait que Love a été moins en évidence l'an dernier.  L'offensive des Packers, axée sur le jeu aérien en 2023, est devenue davantage concentrée sur le jeu au sol avec les performances inattendues du porteur de ballon Josh Jacobs (photo ci-dessus).

L'ancien demi offensif des Raiders a été tout simplement dominant en portant le ballon 301 fois, pour 1 329 verges et 15 touchés.  Il a ajouté 36 réceptions aériennes pour 342 verges et un touché.  Des statistiques qui l'ont placé dans le top-3 de la Ligue pour ce qui est de l'efficacité globale.

Son coéquipier du champ arrière, Emanuel Wilson (photo ci-dessus), a été moins occupé, mais aussi efficace, en courant 103 fois avec le ballon, pour des gains de 502 verges (4,9 verges par portée) et quatre touchés.



Le demi MarShawn Lloyd n'a joué que lors du premier match de la saison l'an dernier.  Il a subi des blessures à la cheville et à la cuisse droite qui lui ont fait manquer le reste de la campagne.  Cette saison il pourrait contribuer aussi à l'offensive terrestre des Packers s'il revient un bonne forme physique.  Si c'est le cas, les Packers pourraient disposer d'une attaque au sol dans le top-5 de la NFL (6e l'an passé).

Parmi les receveurs, le meilleur du groupe, Christian Watson, sera probablement absent jusqu'en novembre, car il se remet encore d'une opération au genou droit réalisée en janvier.

Son absence donnera la chance à la recrue Matthew Golden de faire ses débuts dans la NFL dans l'alignement partant.  Il est le premier receveur des Packers à être choisi au premier tour du repêchage depuis 2002.  Jordan Love aura donc une chance d'avoir ce genre de recrue à ses côtés.  Une chance que Aaron Rodgers n'a jamais eu durant ses 18 saisons en carrière à Green Bay...



Avec Watson à l'infirmerie pour quelques semaines encore, Jayden Reed devient l'ailier éloigné numéro un, et Romeo Doubs, le numéro 2.  Doubs (photo ci-dessus) doit toutefois veiller à ne pas reproduire l'indiscipline de l'année passée, lorsqu'il avait exprimé son mécontentement quant à son utilisation. Ce qui lui a valu un match de suspension de la part de la direction de l'équipe.

De plus, le jeune Dontayvion Wicks a bien performé dans un rôle réduit la saison passée.  Il pourrait supplanter Doubs à la position d'ailier espacé numéro trois.  Mecole Hardman (ex Chiefs) a été acquis sur le marché des joueurs autonomes, mais c'est par simple mesure de précaution en cas de blessures aux autres receveurs.

L'entraîneur chef Matt Lafleur aime bien employer une formation avec deux ailiers rapprochés.  Il n'a pu le faire autant après qu'un de ses ailiers rapprochés, Luke Musgrave, ait vu sa saison se terminer au 7e match, après s'être blessé gravement à la cheville gauche.



Il tente présentement de compléter sa guérison afin d'être prêt à rejoindre son compagnon de jeu Tucker Kraft pour le début de la saison régulière, le mois prochain.  Kraft (photo ci-dessus) a été le deuxième receveur le plus productif du "pack" (derrière Jayden Reed) avec 50 attrapés pour 707 verges, et 7 touchés.

La situation de la ligne à l'attaque est passablement embrouillée.  De nouveaux joueurs sont sur les rangs pour prendre les postes réguliers, et d'autres seront appelés à changer de position.

Ainsi, Elgton Jenkins pourrait passer de garde, à joueur de centre.

Aaron Banks (un ancien des 49ers de S.F.) sera le nouveau garde à gauche, après avoir été recruté sur le marché des agents libres.
  


Jordan Morgan et Sean Rhyan (photo ci-dessus) se disputeront le pose de garde à gauche, au camp d'entraînement.

La recrue Anthony Belton (2e ronde, 54e choix) tentera de déloger Rasheed Walker au poste de plaqueur partant à gauche.

Seul Zach Tom est assuré de son poste de plaqueur à droite, étant donné qu'il est un des meilleurs joueurs à sa position dans la NFL.

Dans l'ensemble, cette unité frontale est légèrement supérieure à la moyenne dans la Ligue Nationale.  Fait remarquable, elle n'a permis que 22 sacs aux défenses ennemies, le 2e meilleur total dans la NFL (Buffalo 14).



Après avoir repris du poil de la bête sous la direction du nouveau coordonnateur défensif Jeff Hafley (photo ci-dessus), l'an passé, la défensive de Green Bay a subi peu de changements dans l'intersaison.  Les Packers ont laissé partir Jaire Alexander (mis sous contrat immédiatement par les Ravens de Baltimore).  Le turbulant demi de coin était devenu une distraction dans l'équipe.

Néanmoins, sa perte est lourde et se fera sentir dans la tertiaire peu expérimentée des Packers.  Pour tenter de combler un peu le vide créé par le départ d'Alexander, Green Bay s'est assuré les services de l'agent libre Nate Hobbs, qui vient des Raiders de Las Vegas.

Si les dirigeants du "pack" ont décidé de couper les ponts avec Alexander, c'est qu'ils sont confiants que le jeune demi de coin Carrington Valentine, 23 ans, qui a bien joué l'an dernier, va continuer sa progression, et que l'autre demi de coin, Keisean Nixon, va demeurer une valeur sûre à sa position.


Le demi de sûreté Xavier McKinney est toujours l'as de cette ligne tertiaire, et son jeune coéquipier à cette position, Evan Williams, a surpris, à sa saison recrue, l'an passé, en connaissant de très bons débuts dans la NFL.

Si cette unité arrive à jouer avec cohésion et en harmonie, elle pourrait se hisser dans le top-10 du circuit Goodell.

Le portrait est moins joli du côté de la première ligne de défense.  Par ses performances sous standard, le chasseur de quart Rashan Gary a déçu pour une troisième saison consécutive.

À l'intérieur de la ligne, Kenny Clark, qui aura 30 ans en octobre, a déjà démontré des signes de déclin l'an dernier.  Son compagnon de ligne, Devonte Wyatt n'est pas bon pour exercer assez de pression sur les QBs adverses, et Lukas Van Ness est mal coté par Pro Football Focus.

Globalement ce groupe se situe dans le dernier quart de la Ligue Nationale.



Ça regarde mieux au niveau du second rideau.  Peut-être qu'une étoile est en voie de naître en la personne du jeune secondeur Edgerrin Cooper (photo ci-dessus), qui, à sa saison recrue l'an passé, s'est classé parmi les joueurs les plus efficaces de la Ligue, à sa position.

Mais il aurait besoin d'aide à ses côtés.  Quay Walker et Isaiah McDuffie en ont arraché en 2024.  C'est pourquoi les Packers ont repêché le vétéran Isaiah Simmons (ancien des Giants et des Cards) dans le bassin des joueurs autonomes, cet été.

Malgré les défauts de cette brigade défensive, le bon coaching de Jeff Hafley l'a fait grimper en 8e position des défenses de la Ligue pour les points accordés, et en 5e place pour les verges allouées.  Avec si peu de changements apportés de ce côté du ballon, il est difficile d'imaginer que Hafley puisse mener ses hommes à des performances moins intéressantes la saison prochaine.



Les Packers manquent probablement de joueurs étoiles pour espérer se rendre au Super Bowl cette saison.  Ils sont favoris pour encore participer de justesse aux séries éliminatoires, surtout à cause de la forte compétition dans leur division (Nord de la NFC).

La défensive fera sa part dans leurs succès futurs, mais c'est surtout leur attaque qui déterminera jusqu'où ils peuvent aller.  Jordan Love et ses receveurs doivent demeurer en santé et hausser leur niveau de jeu d'au moins un cran ou deux pour permettre à l'équipe de mieux rivaliser avec leurs meilleurs opposants.  Ce qu'ils n'ont pas pu faire l'an dernier.  Et par surcroît, ils ont le 6e calendrier le plus difficile de la Ligue cette saison.

CALENDRIER 2025-26 DES PACKERS DE GREEN BAY


N.B. ⇨ Voir autres prédictions dans la Division Nord de la NFC ⇨ les Bears de Chicago : ⇨ https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-les-bears.html.