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samedi 4 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : KANSAS CITY À JACKSONVILLE ⇨ UN MONDAY NIGHT PLUS INTÉRESSANT QUE PRÉVU AVEC DES JAGUARS QUI RUGISSENT !


On aura droit à un bon show lundi soir prochain quand les Chiefs de Kansas City (2-2) se rendront à Jacksonville pour y affronter les surprenants Jaguars (3-1).  Ces derniers ont marqué les esprits et se sont affirmés la semaine passée, en allant battre les 49ers à San Francisco (4-1).  Ils ont démontré qu'on doit les prendre au sérieux cette saison.

Ils jouent bien en défensive, provoquent une tonne de revirements (13, un sommet dans la NFL) et leur attaque au sol est redoutable, avec leur excellente ligne offensive ouvrant le chemin pour le porteur de ballon Travis Etienne, qui connaît un début de saison formidable, avec une moyenne de 6,1 verges par portée, et dix courses pour dix verges et plus.

C'est sur lui que reposeront surtout les espoirs de victoire des Jaguars.  Car la défense des Chiefs contre le jeu au sol est défectueuse.  Elle accorde près de cinq verges par course, au 28e rang de la NFL.  En parallèle, si Étienne (photo ci-dessous) joue à son niveau habituel, il donnera à son équipe l'avantage en termes de temps de possession du ballon, gardant ainsi le dangereux quart arrière des Chiefs, Patrick Mahomes, inactif, sur les lignes de touche, pendant plus longtemps. 



Ce dernier, pour sa part, détient également les clés de la victoire pour son club.  La faiblesse de la défensive des Jaguars se situe dans leur tertiaire.  En effet, la défense anti aérienne de Jacksonville est vulnérable.  Elle accorde en moyenne 233,5 verges par match, en 24e position du circuit Goodell.

Mahomes peut exploiter cette infériorité avec ses excellents receveurs Xavier Worthy, Hollywood Brown, Tyquan Thornton et, surtout, l'ailier rapproché et futur membre du Temple de la Renommée, Travis Kelce.  La défensive des Jaguars a d'ailleurs beaucoup de difficultés, en général, contre les ailiers rapprochés.  Kelce pourrait connaître une bonne soirée, lundi prochain.

Patrick Mahomes ferait bien d'éviter de lancer le ballon en direction du secondeur de ligne Devin Lloyd, des Jaguars.  Celui-ci a réussi trois interceptions en quatre matchs jusqu'ici cette saison.  Il en a fait deux dimanche dernier contre les 49ers, ce qui lui a mérité le titre de joueur défensif de la semaine dans la NFL.



La ligne a l'attaque des Chiefs demeure un point faible qui empêche Mahomes (photo ci-dessus) d'opérer librement en situations de passes.  Il est constamment sous pression parce qu'il est mal protégé.  La défense de Jacksonville est brillante pour provoquer des revirements, et elle pourrait pousser Mahomes à en commettre, en exerçant une forte pression sur lui. 

Un autre aspect important, ce sont les performances des deux équipes dans la zone payante (red zone).  L'attaque des Chiefs a tendance à stagner dans cet espace de 20 verges près de la zone des buts.  Elle ne marque des points qu'à 57% des fois qu'elle s'y rend.  Elle doit souvent se contenter de bottés de placement.



À l'inverse, la défensive des Jaguars est excellente dans cette zone, en limitant les succès des offensives adverses.

On doit s'attendre à un match enlevant entre ces deux bons clubs.  Un match intense où les revirements et la précision dans l'exécution des actions seront cruciaux pour désigner le vainqueur.  Les Chiefs sont favoris pour gagner par 3½ points, mais je pense que les Jaguars peuvent causer une surprise (upset).

Chiefs  24,   Jaguars  23.   

NFL 2025, SEMAINE 5 : TENNESSEE À ARIZONA > UNE BONNE OCCASION POUR LES CARDINALS DE SE RAPLOMBER CONTRE LA PIRE ÉQUIPE DE LA NFL.



Les Titans du Tennessee (04) sont dans une chaude lutte... avec les Saints de la Nouvelle Orléans (0-4) pour l'obtention du dernier rang du classement général de la NFL, cette saison.  Avec un différentiel de -69 entre les points marqués et encaissés, l'équipe du Tennessee semble bien engagée dans la course pour occuper la pire place dans les profondeurs du classement.

Ils n'ont guère de chances de remporter leur première victoire de la saison en rendant visite aux Cardinals en Arizona (2-2), dimanche après-midi.  Ces derniers ne connaissent pas une saison satisfaisante non plus.  Même leurs deux victoires en quatre matchs n'ont pas été convaincantes contre de faibles opposants (Saints et Panthers).

Avec Kyler Murray (photo ci-dessous) à la tête de l'attaque, les performances offensives de l'équipe ont été décevantes, et en deçà des attentes.  L'offensive aérienne des Cards ne produit en moyenne que 164,8 verges par match (28e rang dans la NFL).



De plus, l'attaque au sol des Cardinals vient de subir une deuxième perte consécutive, avec le porteur de ballon Trey Benson, blessé à un genou et indisponible pour une longue durée, après James Conner, lui aussi écarté pour une période prolongée en raison d'une blessure au pied. 

Ça regarde donc mal pour le club de l'Arizona, du moins en offensive.  En défense, c'est un peu mieux, les Cardinals n'accordant en moyenne que 18,5 points par rencontre.  Mais la défense anti-aérienne a quand même des problèmes.  Elle concède trop de verges par la passe : en moyenne, 248,5 par match.

Pas de soucis cependant à la veille de la confrontation avec les Titans.  Ceux-ci n'ont pas d'attaque, ou si peu.  Ils n'ont marqué que 51 points en quatre parties, et ils ont été blanchis 26 à 0 la semaine dernière par les Texans de Houston, un club qui avait pourtant beaucoup d'ennuis en attaque, avant de trouver un bon remède contre la faible défensive du Tennessee.



À la décharge de cette pauvre brigade défensive des Titans, elle est toujours à bout de souffle puisque la pitoyable offensive de l'équipe ne leur donne aucun répit.  Elle reste très peu longtemps sur le terrain, ce qui fait que les joueurs défensifs n'ont pas le temps de reprendre leur souffle, et de récupérer, sur les lignes de côté.

Le quart recrue des Titans, Cam Ward (photo ci-dessus), premier choix du dernier repêchage, connaît des débuts difficiles dans la grande Ligue.  Il complète à peine la moitié de ses passes, et il semble avoir beaucoup de mal à s'adapter au niveau de jeu des professionnels.  Après le blanchissage de dimanche passé, il était visiblement frustré, dans ses déclarations, en point de presse.



Dans ces circonstances, le porteur de ballon Tony Pollard (photo ci-dessus) fait bien son possible pour supporter la médiocre attaque de son équipe.  Mais sa ligne offensive n'est pas à la hauteur, autant pour lui ouvrir des brèches dans les défenses ennemies, que pour protéger Ward, lorsqu'il tente de lancer le ballon.  Celui-ci a déjà subi l'incroyable total de 17 sacs, jusqu'à maintenant cette saison.

Le pire, c'est qu'au lieu de s'améliorer, la situation des Titans se dégrade de semaine en semaine.  Les Cardinals sont le choix des parieurs pour l'emporter par 7½ points dimanche après-midi.  Je prédit plutôt un écart de deux touchés convertis en faveur des oiseaux.

Titans  13,  Cardinals  27.       

NFL 2025, SEMAINE 5 : DETROIT À CINCINNATI > LES BENGALS SONT CUITS !



Peu importe comment vous analysez cet affrontement entre Détroit (3-1) et Cincinnati (2-2), une chose est claire : les Lions sont bien trop forts pour les Bengals.  À moins qu'ils ne retrouvent un sursaut de fierté et d'énergie, ce sera un match à sens unique en faveur des Lions.  Comme ce fut le cas pour les Broncos lors du dernier Monday Night, quand les Bengals ont semblé sans énergie ni espoir, en subissant une défaite lamentable de 28 à 3 à Denver.

Au cours de leurs deux dernières parties, les Bengals ont été dominés par un compte combiné de 76 à 13, par les Broncos, et les Vikings du Minnesota.

L'absence du quart arrière Joe Burrow, blessé, n'est même plus une excuse valable pour la troupe de l'entraîneur Zac Taylor.  Burrow ne joue pas en défensive.  On savait que celle-ci n'était pas forte avant le début de la saison.  Mais pas au point d'être parmi les pires de la Ligue Nationale de Football.  Elle donne près de 30 points et 400 verges de gains en moyenne par match.



D'autre part, l'attaque des Tigres est devenue inoffensive après le match où Burrow a été blessé.  Elle est dernière de la NFL dans presque tous les départements.  Burrow n'est pas un demi offensif.  Pourtant les porteurs de ballon de Cincinnati sont les pires du circuit Goodell, en ne gagnant, en moyenne, que 50 verges par partie, et 2,6 verges par course.  Abyssal !

La ligne à l'attaque ne fait pas le travail non plus, ce qui peut expliquer en partie pourquoi le porteur de ballon Chase Brown n'a amassé jusqu'ici que 133 verges en 57 courses, pour une moyenne pitoyable de 2,3 verges par portée.

À part le super ailier éloigné Ja'Marr Chase, aucun autre joueur des Bengals n'offre des performances acceptables.  Sans vouloir faire de vilains jeux de mots, Ja'Marr en a vraiment marre, et on l'a vu furieux, sur les lignes de côté à Denver, dire rageusement sa façon de penser à son coach Zac Taylor (photo ci-dessus). 
 


Les joueurs de ce dernier semblent avoir abandonné, alors qu'on en est seulement à la 5e semaine de la campagne 2025-26.  Un commentateur des matchs de l'équipe se demandait cette semaine : «Est-ce que les Bengals sont cuits ?».  On est bien tenté de répondre par l'affirmative.

Le seul risque pour les Lions, dans ce match, serait de manquer de concentration, et de ne pas faire le nécessaire pour dominer les Bengals avec leur attaque redoutable, en pensant déjà à leur prochaine rencontre contre les Chiefs, à Kansas City, lors de la semaine 6.

On distingue souvent les bonnes équipes des mauvaises, par le différentiel entre le nombre de revirements qu'elles commettent, et celui qu'elles provoquent.  C'est bien vrai dans le cas qui nous occupe ici.  Les Lions ont un différentiel positif de + 4 (5e meilleur de la NFL) tandis que les Bengals sont en bas du classement avec un différentiel de -3, en raison de huit revirements en faveur de leurs adversaires (cinq interceptions et trois échappés perdus).



Jake Browning (photo ci-dessus), le remplaçant de Joe Burrow, doit s'attendre à recevoir la visite des joueurs défensifs des Lions.  Ces derniers ont déjà 14 sacs à leur crédit, tandis que Browning a déjà été plaqué sept fois derrière la ligne de mêlée, en un peu plus de deux matchs, alors qu'il tenait toujours le ballon.

Les problèmes de la ligne offensive pour protéger son quart arrière en situations de passes, tiennent en partie à l'absence des gardes Lucas Partrick (blessé à un mollet) et Cordell Volson (épaule amochée).  Cette unité n'était déjà pas solide d'avance.



Les Lions ont également plusieurs blessés qui ne joueront pas dimanche.  Les éclopés sont surtout en défensive.  Mais face à la faible opposition à Cincinnati, leur absence ne changera pas grand chose.

Détroit est favori par une dizaine de points pour gagner, mais ça semble un écart trop mince, compte tenu des disparités entre les deux équipes.

Lions  38,  Bengals  16.      

NFL 2025, SEMAINE 5 : HOUSTON À BALTIMORE ⇨ DÉCIMÉS PAR LES BLESSURES, LES RAVENS S'EN REMETTRONT À DERRICK HENRY POUR SAUVER LES MEUBLES.



C'est la catastrophe à Baltimore, où les Ravens (1-3) de l'endroit se prépare à accueillir les Texans de Houston (1-3), dimanche après-midi, au M&T Bank Stadium. La liste des blessés chez les Corbeaux continue de s'allonger chaque semaine.  Il y en a onze en défensive, et quatre en attaque, dont le super quart arrière Lamar Jackson.

Ce dernier sera remplacé par son auxiliaire Cooper Rush, pour affronter la solide défensive des Texans, qui domine la NFL pour le moins de points accordés avec 51.  À l'inverse, la défense des Ravens est dernière avec une affreuse moyenne de 33,2 points concédés par match.

Les Texans ont enfin mérité leur première victoire de la saison, dimanche passé, en blanchissant les médiocres Titans du Tennessee 26 à 0.  Baltimore s'est plutôt incliné 37 à 20 à Kansas City contre les Chiefs, en plus de perdre leur quart arrière étoile Lamar Jackson, blessé aux ischio-jambiers.



Leur tâche ne sera donc pas facile avec une multitude de remplaçants occupant des postes clés dans leur alignement.  Avec Cooper Rush (photo ci-dessus) au poste de quart, l'attaque aérienne des Ravens sera limitée à de courtes passes de côté, ou dans les zones intermédiaires.

Il est à parier que le porteur de ballon Derrick Henry sera surutilisé.  D'autant plus que la défense des Texans est moins efficace contre les jeux au sol (18e de la NFL pour la moyenne de verges par course avec 4,22).

Pour sa part, le quart arrière des Texans, C.J. Stroud, sera soulagé d'apprendre que sa ligne offensive, vulnérable en situations de protection sur les jeux de passe, n'aura pas trop à s'inquiéter, car le front défensif des Ravens n'exerce pratiquement pas de pression sur les fronts offensifs adverses (seulement quatre sacs réussis, cette saison).



Stroud (photo ci-dessus) aura donc le temps de repérer ses receveurs et de leur lancer le ballon.  Le manque de "pass rush" du front-7 n'aide évidemment pas la tertiaire de Baltimore, qui peine contre les ailiers éloignés opposés, parce qu'ils ont trop de temps pour se libérer des couvertures des demis défensifs des Ravens.  Baltimore occupe l'avant-dernier rang de la NFL pour les verges aériennes accordées, avec une moyenne par match de 265,5 verges.

La fiche à vie des Texans contre les Ravens est de deux victoires, treize défaites, matchs éliminatoires inclus.  C.J. Stroud n'a jamais gagné contre eux (0-3), mais les Ravens avaient Lamar Jackson au poste de QB durant ces rencontres.  Il sera absent cette fois-ci.  Ça ne garantie pas la victoire pour les Texans, mais leurs chances de gagner sont nettement meilleures, sans la présence de l'ancien MVP de la NFL.

Une quatrième défaite compliquerait beaucoup la tâche des Ravens de renverser la vapeur, et de parvenir à participer aux séries éliminatoires, eux qui étaient favoris pour atteindre au moins la finale de la Conférence Américaine, avant le début de la présente campagne.  Ils visaient même le Super Bowl.



Si Lamar Jackson (photos ci-dessus) devait manquer plusieurs semaines d'activités, la mission des Ravens deviendrait pratiquement impossible, tellement il est important pour les succès de l'équipe.

Ses coéquipiers vont tout donner sur le terrain afin de l'emporter contre les Texans.  Mais ces derniers sont favoris par 3½ points pour être du côté des vainqueurs, dimanche.



Le quart arrière remplaçant des Ravens, Cooper Rush, est un vétéran.  Il sera appelé à jouer un rôle de manager de l'attaque, et à éviter les erreurs.  Ce qu'il est tout à fait capable de faire, comme il l'a déjà démontré lorsqu'il jouait pour les Cowboys de Dallas. 

Si Derrick Henry se surpasse, comme il peut le faire, les Ravens peuvent encore gagner cette partie.  La défense des Texans devra limiter ses gains, tandis que C.J. Stroud devra tirer parti de la fragilité défensive des Ravens, affaiblie par les nombreuses absences dues aux blessures. 

Texans  24,  Ravens  17.    

NFL 2025, SEMAINE 5 : DENVER À PHILADELPHIE ⇨ INVAINCUS, LES EAGLES N'ONT POURTANT PAS JOUÉ ENCORE À LEUR PLEIN POTENTIEL.



C'est ce qui est le plus effrayant pour leurs futurs adversaires : bien qu'ils soient invaincus cette saison, les champions du dernier Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (4-0), sont loin d'avoir joué leur meilleur football jusqu'ici.  Ils vont encore affronter une bonne équipe dimanche après-midi, quand ils vont recevoir les Broncos de Denver (2-2) au Lincoln Financial Field de Philadelphie.

Il ne faut pas trop se fier aux statistiques comparatives entre ces deux clubs.  Les Broncos ont de meilleures stats dans presque toutes les catégories.  Sauf, peut-être, dans les plus importantes : les points marqués (moyenne par match de 27 pour les Eagles, et de 24 pour Denver), les revirements (Philadelphie différentiel de +4 et Broncos -2), et, bien sûr, le nombre de victoires : 4 contre 2.

Les Eagles ont dû se battre pour gagner contre quatre adversaires (Dallas, Kansas City, L.A. Rams et Tampa Bay) plus coriaces que ceux que les Broncos ont vaincus (victoire à Denver contre Tennessee, et Cincinnati).  Denver a perdu à l'étranger contre des opposants de taille : Indianapolis et les Chargers de Los Angeles.



Et c'est là un détail important.  En général, le quart arrière des Broncos, Bo Nix (photo ci-dessus), ne réussit pas de bonnes performances quand il joue sur des terrains étrangers.  En carrière, en onze visites en dehors de Denver, huit fois il n'a pas dépassé 220 verges de gains aériens.  Il serait surprenant qu'il réussisse à le faire dimanche contre la forte défensive des Eagles, dans la ville de l'amour fraternel.

Les deux équipes se ressemblent, en ce sens qu'elles prônent une approche conservatrice, basée sur l'attaque au sol et une défensive restrictive.  

Les Eagles ont été inconstants dans leurs quatre victoires, alternant mauvaises et bonnes demies.  Mais ils ont toujours su trouver des moyens de gagner, bien que ce fut par de faibles écarts de pointage.  

Ils ont été opportunistes, comme les équipes championnes savent l'être, malgré l'adversité.  En attaque, comme en défensive, ils ont bien performé en zone payante (red zone).  Et surtout, ils ont évité les erreurs coûteuses tout en profitant de celles commises par leurs adversaires (5 revirements).



Si Bo Nix est moins efficace sur les terrains des clubs opposés, ce ne sera pas différent dimanche à Philadelphie.  Le coordonnateur défensif des Eagles, l'expérimenté Vic Fangio (photo ci-dessus), excelle à déstabiliser les jeunes quarts comme Nix. Il maîtrise l'art de simuler de faux schémas de blitz ou de couverture de passes, qu'il modifie habilement dans les dernières secondes avant la remise en jeu.

Cela crée de la confusion dans l'esprit des jeunes quarts arrières ennemis.  Ils sont souvent incapables de s'ajuster aux changements effectués par Fangio, ou d'improviser de nouveaux jeux, en fonction de ces variations de tactiques.

Lorsque le jeu au sol fonctionne moins bien que prévu, malgré l'appui de son excellente ligne offensive, le quart Jalen Hurts, des Eagles, reste calme et en contrôle.



S'il est nécessaire d'emprunter la voie des airs pour faire avancer son attaque trop stagnante sur le terrain, Hurts (photo ci-dessus) dispose d'excellents receveurs à qui lancer le ballon pour dépanner l'offensive.

Cette semaine, l'un d'eux, A.J. Brown s'est plaint qu'il n'était pas assez utilisé dans l'offensive très conservatrice et prudente des siens.  Des rumeurs d'échange ont même commencé à circuler à son endroit.  Le problème pour Brown, c'est que, malgré sa faible contribution à l'attaque, son équipe n'a pas encore perdu un match cette saison.  On peut se passer de lui.

La recette à succès des Eagles a fait ses preuves.  Elle ne changera pas.  Même si le demi offensif Saquon Barkley ne connaît pas les mêmes succès éclatants que l'an dernier, Jalen Hurts va continuer inlassablement de lui donner le ballon, quand il ne le portera pas lui-même, pour des premiers essais importants.



Les Eagles savent qu'ils feront face à un club assez fort pour aspirer au Super Bowl cette saison.  En attaque comme en défensive, ils vont hausser leur niveau de jeu d'au moins un cran ou deux, afin de relever le défi que les Broncos présentent.  Bo Nix, inférieur en terrain hostile, sera menotté par la pression du front défensif de Philadelphie, et ses receveurs vont être bien couverts par la secondaire et la tertiaire des Eagles.

Parce que la défensive des Broncos est une des meilleures de la NFL, Jalen Hurts et ses acolytes de l'offensive des Eagles auront du mal à la percer et à la déjouer.  On s'attend donc à une bataille défensive féroce entre les deux belligérants, dimanche au Lincoln Financial Field.

Avec la nombreuse foule de leurs supporteurs derrière eux, les Eagles vont réussir quelques jeux clés pour réussir à arracher une victoire serrée, par la peau des fesses !  Le touché victorieux étant marqué à l'aide de leur fameuse poussée fraternelle irrésistible (tush push) d'une verge ou deux, à la porte des buts !

Broncos  16,  Eagles  17.   

vendredi 3 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : NEW YORK GIANTS À NOUVELLE ORLÉANS > JAXSON DART EN TERRAIN HOSTILE.


À son premier départ comme quart arrière dans la NFL, le jeune Jaxson Dart a eu tout un effet sur son équipe et les partisans newyorkais !  Il leur a insufflés une nouvelle énergie, un nouvel élan d'enthousiasme qu'on n'a pas vu depuis longtemps dans le Big Apple.  Tout ça parce qu'il a conduit les Giants (1-3) à une victoire surprise de 21 à 18 contre les Chargers de Los Angeles (3-1), qui étaient invaincus jusque là.

Comment Dart se comportera-t-il devant la foule hostile des Saints, au Superdome de la Nouvelle Orléans ?  Recrue sans expérience, sera-t-il intimidé à son premier match à l'étranger, ou si l'adrénaline qui l'a poussé à son premier départ lui servira encore de moteur ?  Poura-t-il à nouveau inspirer ses coéquipiers et ses entraîneurs ?

De l'autre côté du terrain, les Saints verront-ils enfin une occasion de remporter leur première victoire ?  Ils affrontent un club qui semble aussi faible que leur propre formation.  Et ils désirent ardemment mettre fin à une série noire de huit défaites consécutives, remontant à la saison passée.  Ils sont favoris pour gagner à domicile par 2½ points.

Pour l'emporter dimanche après-midi, leur attaque devra exploiter la principale faiblesse défensive des Giants, la défense contre les jeux de course.  Dans ce domaine, les visiteurs de dimanche sont 31e dans la NFL.  Ils accordent en moyenne 6,1 verges par course.  Ce qui est beaucoup trop.

Le porteur de ballon des Saints, Alvin Kamara pourrait ainsi en profiter pour prendre le contrôle du match, et du temps de possession du ballon, en gagnant plusieurs verges et plusieurs premiers essais pour son club.



Quant à Jaxson Dart (photo ci-dessus), il devra supporter la pression du gros front défensif des Saints, qui a déjà réussi 11 sacs.  La protection de la ligne offensive des G-men est déficiente.  Les quarts arrières des Giants ont été plaqués 13 fois derrière la ligne de mêlée, cette saison, le 4e plus haut total dans la NFL.

Les stratèges défensifs des Saints ne manqueront pas de concevoir des plans pour rendre la tâche plus difficile à Dart lorsqu'il tentera de les déchiffrer.  De plus, Dart devra se débrouiller sans son meilleur receveur, Malik Nabers, dont la saison a pris fin dimanche dernier, en raison d'une sérieuse blessure au genou.



Le quart des Saint, Spencer Rattler (photo ci-dessus) sera également motivé pour remporter enfin sa première victoire comme titulaire du poste de partant.  Il a subi dix défaites en autant de tentatives jusqu'à maintenant. 

Un match à faible score est attendu, compte tenu des limites qui pèsent sur les attaques des deux équipes.  En effet, ces deux formations comptent parmi celles qui marquent le moins de points dans la NFL (18,2 points en moyenne par match pour les Giants, et 16,5 points pour les Saints).  



Le Big Blue aura l'avantage en défensive si ses joueurs peuvent répéter leur performance de la semaine dernière contre les Chargers.  C'était la première fois que les membres du front-7 de cette brigade jouaient à la hauteur de leur potentiel cette année. 

Les Saints sont vus encore comme la pire équipe du circuit Goodell.  Et on se demande même s'ils vont parvenir à gagner le moindre match cette année.  Ils ont probablement marqué la date de dimanche comme un objectif potentiel de victoire contre un club qui, comme eux, connaît pas mal de difficultés cette saison.



Mais la défensive devra accorder moins de points que d'habitude si elle veut permettre à l'équipe d'espérer l'emporter.  Elle occupe le 30e rang de la NFL en concédant une moyenne de 30,2 points par match.

Je pense que Jaxson Dart va redescendre sur terre, en Nouvelle Orléans, sous la pression de la foule hostile du Superdome.  Son inexpérience et la faiblesse de sa ligne offensive vont lui faire commettre des erreurs de jugement et des revirements.

La défensive des Saints va tout faire pour lui compliquer la vie, en variant les schémas de couverture contre la passe, afin de répandre la confusion dans ses lectures.

Les joueurs du club local vont redoubler d'efforts pour arracher enfin une victoire.  Mais ça sera de justesse, dans les dernières minutes de la partie.

Giants  16,  Saints  17.      

NFL 2025, SEMAINE 5 : PATRIOTS VS BILLS > JOSH ALLEN ADORE CES MATCHS À DOMICILE DIFFUSÉS AUX HEURES DE GRANDE ÉCOUTE.



Les Bills de Buffalo (4-0) accueilleront les Patriots de la Nouvelle Angleterre (2-2) dimanche soir, au Highmark Stadium.  En saison régulière, les Bills viennent de gagner leurs 14 dernières parties à la maison.  Et leur quart arrière Josh Allen raffole de ces matchs disputés en soirée, ou les jours de semaine, à domicile, devant un auditoire national, à la télé.  

Les rencontres les opposant à leurs rivaux de division, les Patriots de la Nouvelle Angleterre, sont toujours chaudement disputées.  Cela devrait être encore le cas dimanche soir prochain, pour ce grand match en blanc (photo ci-dessus).

Depuis le début de la présente campagne, les deux équipes présentent des attaques qui se ressemblent beaucoup.  Les quarts arrières en présence, Josh Allen, des Bills, et Drake Maye, des Patriots, ont un coefficient d'efficacité identique de 109, et ils aiment distribuer leurs passes à plusieurs receveurs différents.



À sa deuxième saison dans la NFL, Maye (photo ci-dessus) s'est beaucoup amélioré.  Son pourcentage de passes complétées a monté à 74 %, ce qui est remarquable.  Mais il encaisse encore trop de sacs, déjà 13, cette année.  Ça le rend vulnérable aux revirements et aux blessures.  La défensive des Bills cogne fort, et elle est justement efficace pour provoquer des revirements, pendant que l'attaque, elle, évite d'en faire.  Une recette à succès ! 

Mais si les deux pivots font bien fonctionner leur attaque respective, Allen a l'avantage, car la défense anti aérienne des Pats est une des pires de la NFL (26e avec 241,5 verges accordées en moyenne par match).  L'offensive terrestre des Bills est également dévastatrice.  Elle est la plus productive de la Ligue, en gagnant, en moyenne 163,5 verges par joute, tandis que celle de leurs adversaires de dimanche n'amasse que 101,2 verges par partie (25e de la Ligue Nationale).

James Cook (photo ci-dessous), le porteur de ballon principal de Buffalo, est no 1 dans le circuit Goodell pour les touchés au sol, avec cinq, et 2e pour les verges gagnées par la voie terrestre, avec 401.  Mais il devra travailler fort contre le front défensif des Patriots, qui ne concède que 3,33 verges par course (2e meilleure moyenne de la Ligue) aux coureurs ennemis.



Le meilleur receveur des Patriots, Stefon Diggs, revient jouer à Buffalo, contre son ancienne équipe.  Ciblé 22 fois jusqu'à maintenant cette saison, il a capté 19 passes pour 213 verges.  Les Bills sont toutefois très avares de verges contre la passe, puisqu'ils sont premiers de la NFL, avec  une moyenne de seulement 135,8 verges concédées par la voie des airs.

Imbattables à domicile, les Bills ont l'avantage de l'expérience, du talent et du terrain pour cet affrontement face à un club qui est toujours en reconstruction.  Le MVP de l'an dernier, Josh Allen, devrait être encore l'étoile du match, et les Bills vont continuer leur longue série de victoires à domicile, devant leurs fiers partisans.

Patriots  20,  Bills  27.   

NFL 2025, SEMAINE 5 : MIAMI À CAROLINE > LES DOLPHINS "LIBÉRÉS" DE TYREEK HILL ?



Dans leur victoire de 27 à 21 contre les Jets de New York, la semaine dernière, les Dolphins de Miami (1-3) ont perdu les services de leur rapide receveur Tyreek Hill (photo ci-dessus), dont la saison est terminée, après qu'il ait subi une grave blessure au genou gauche.  Quel impact aura son absence prolongée sur l'attaque des "Fins", pour le reste de la présente campagne, y compris pour le match de dimanche prochain, en Caroline, contre les Panthers ?

Beaucoup d'observateurs croient que sans lui, la saison du club de l'entraîneur Mike McDaniel est également finie, vouée à la perdition, au naufrage...  Mais qui dit que la perte de Hill n'est pas plutôt une libération pour l'équipe ?  Mécontent de sa situation, le marchand de vitesse des Dolphins voulait quitter la formation floridienne depuis le dernier match de la saison passée. Il était devenu une source de distraction et un véritable poison dans le vestiaire avec ses plaintes incessantes.  La direction du club avait refusé de le nommer dans le groupe de capitaines des différentes unités de l'alignement.

Son départ assainira l'atmosphère au sein de l'équipe. L'esprit d'équipe ne pourra que s'améliorer.  Bien sûr, son apport pour l'attaque aérienne va manquer pas mal.  Mais si avec la mise au rancart de Hill, les Dolphins perdent en capacité de faire des jeux explosifs en attaque, ils ne manquent pas de solution de rechange.



Le receveur no 2 de la formation, Jaylen Waddle (photo ci-dessus), peut augmenter sa contribution à l'attaque; et l'entrée en scène de l'ailier rapproché Darren Waller, la semaine dernière, a été importante dans la victoire contre les Jets.  Il a marqué deux touchés.

On peut aussi continuer d'utiliser la rapidité et l'agilité du demi offensif De'Von Achane comme receveur de passes.  Les ailiers éloignés marginaux Malik Washington et Nick Westbrook-Ikhine peuvent aussi participer davantage à l'offensive aérienne de leur équipe.

Leurs adversaires de dimanche ne sont pas tellement redoutables.  Les Panthers ne disposent pas d'une meilleure attaque que celle des Dolphins.  En outre, ils viennent d'apprendre que leur pilier offensif, le porteur de ballon et receveur Chuba Hubbard (photo ci-dessous), va rater la rencontre, puisqu'il n'est pas suffisamment remis de sa blessure au mollet.



Cette absence vient s'ajouter à celles de plusieurs coéquipiers de la ligne à l'attaque : le joueur de centre Austin Corbett (blessé à un genou), des gardes Robert Hunt (biceps) et Chandler Zavala (genou).  Pour sa part, l'ailier rapproché Ja'Tavion Sanders (cheville) est un cas incertain.  Rien pour aider le quart arrière Bryce Young à qui il ne reste que l'ailier espacé recrue Tetairoa McMillan comme solide soutien.  À condition que sa ligne offensive rapiécée le protège assez pour qu'il ait le temps de lui lancer le ballon.  Ce qui est loin d'être assuré...

Young, dont les défauts habituels comme : garder le ballon trop longtemps, et avoir du mal à lire les défenses adverses, persistent, risque de subir la pression des membres du front défensif des Dolphins.  Ces derniers, avec déjà huit sacs à leur actif, pourraient forcer des revirements de la part de Young, et du reste du personnel de l'offensive affaiblie des Panthers. 

L'attaque des Panthers a l'habitude de figer en zone payante (red zone).  Elle manque d'explosivité, et n'arrive pas à convertir en succès ses rares opportunités.  Elle n'a marqué que 75 points en quatre matchs jusqu'ici.  Souvent incapable d'avancer le ballon, elle met en difficultés la défensive, en donnant trop souvent des terrains courts aux offensives ennemies.



Dimanche dernier, dans la raclée de 42 à 13 mangée par les Panthers contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre, Bryce Young n'a pas pu faire mieux que de compléter 18 passes en 30 tentatives, pour de maigres gains de 150 verges, et un touché.  S'il continue comme ça, il va se retrouvé cloué au banc, en faveur du substitut Andy Dalton.

En défensive, la situation des Panthères n'est guère plus réjouissante.  L'ailier défensif LaBryan Ray (blessé à une cheville) ne sera pas disponible.  Le secondeur de ligne D.J. Wonnum, ainsi que le plaqueur Tershawn Wharton (orteil) et le demi de coin Chau Smith-Wade représentent également des cas douteux.

Le plan de match des Dolphins devrait s'articuler autour du demi offensif De'Von Achane (no 28, photo ci-dessous), qui cumule un total impressionnant de 389 verges gagnées en passes et courses, ainsi que trois touchés, depuis le début de la saison.  Il devrait profiter de la principale faiblesse des Panthers : la défense contre la course.  En effet, elle accorde en moyenne près de cinq verges par course (27e rang dans la NFL), et elle a déjà été victime de cinq touchés par la voie terrestre.



Les Dolphins ont livré une performance encourageante dans leur première victoire de la saison, la semaine dernière contre les Jets de New York.  Ils n'avaient pas mal joué non plus en tenant tête aux puissants Bills de Buffalo, la semaine précédente.  Leur moral est sans doute meilleur que celui des joueurs des Panthers, après leur cuisant revers contre les Patriots.  Le quart arrière des "Fins", Tua Tagovailoa est nettement meilleur et plus stable que son homologue Bryce Young, des Panthers.

Bien que la Caroline détient l'avantage du terrain, ils ne sont pas favoris pour gagner, dimanche.  Les parieurs misent plutôt sur les Dolphins, par le faible écart de 1½ point.  Mais plusieurs analystes croient à une surprise inattendue en faveur du club local.  J'y vais avec la logique de mon analyse des rapports de forces ci-dessus.

Dolphins  24,  Panthers  20.                  

NFL 2025, SEMAINE 5 : WASHINGTON À L.A. CHARGERS > DANIELS REVIENT, MAIS SES RECEVEURS SONT BLESSÉS.



Après avoir manqué deux parties en raison d'une blessure, le quart arrière des Commanders de Washington (2-2) Jayden Daniels sera de retour au jeu sur la route, contre les Chargers de Los Angeles (3-1), dimanche après-midi.  Bonne nouvelle pour son équipe, mais à qui lancera-t-il le ballon ?

Il est déjà certain que ses ailiers éloignés Terry McLaurin (blessé aux quadriceps) et Noah Brown (blessé à l'aine et à un genou) seront absents.  Le receveur et porteur de ballon Austin Ekeler (tendon d'Achille) manquera aussi à l'appel.  Et le receveur no 2, Deebo Samuel (talon) est un cas incertain.  De plus, pour sa protection en situation de passes, Daniels devra se passer du garde Sam Cosmi, et du plaqueur Lucas Niang, tous les deux blessés à un genou. 

La défense des Commanders est également hypothéquée par l'absence de plusieurs bons éléments : les ailiers défensifs Javontae Jean-Baptiste (pectoraux) et Deatrich Wise (ischio-jambiers); les demis défensifs Jonathan Jones et Will Harris, ne seront pas en uniformes.  Le demi de sûreté Percy Butler, le demi de coin Mike Sainristil, ainsi que le secondeur de ligne Ale Kaho (photo ci-dessous) représentent des cas douteux.



Ça tombe mal, car la défensive de Washington éprouve beaucoup de difficultés, cette saison, surtout contre les jeux de passes (27e dans la NFL avec une moyenne de 248,5 verges accordées par match).  Pour vous donner une idée comment ça va mal, de ce côté du ballon, la brigade défensive des Commanders a concédé 435 verges à l'attaque des Falcons d'Atlanta, la semaine passée, dans une défaite de 34 à 27 de Washington.

Et, malheureuse coïncidence pour elle, l'attaque aérienne est la force des Chargers, avec l'excellent quart arrière Justin Herbert, et ses receveurs Quentin Johnston, Keenan Allen, Ladd McConkey; et le demi offensif Omarion Hampton, qui est très versatile, et qui excelle autant comme receveur (14 réceptions de passes sur 16 ciblées), que comme porteur de ballon (moyenne de 5 verges par course).

Les Bolts voudront se reprendre chez eux, à domicile, dimanche, après avoir subi un affront en s'inclinant 21 à 18 contre les faibles Giants, à New York, dimanche dernier.  Le Big Blue a exploité la faiblesse des Chargers contre les jeux au sol, en gagnant 161 verges, accompagnées d'un touché.



Étant donné qu'ils sont à court de receveurs, les Commanders vont fort probablement tenter de capitaliser sur cette faiblesse de leurs adversaires, avec Jayden Daniels (photo ci-dessus), qui est un très dangereux porteur de ballon, et avec les demis offensifs Jacory Croskey-Merritt, Jeremy McNichols et Chris Rodriguez.  Ensemble, les coureurs des Commanders occupent le 2e rang de la NFL pour les gains au sol, avec une moyenne de 5,9 verges par portée (154,8 verges par match).

Compte tenu de ces rapports de force et des nombreux blessés chez les Commanders, les Chargers sont favoris par 2½ points pour gagner à domicile contre les visiteurs venant de la capitale américaine.

Commanders  17,  Chargers  23.       

jeudi 2 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : BROWNS VS VIKINGS, À LONDRES > DILLON GABRIEL TENTERA D'ANIMER L'ATTAQUE ENDORMIE DES BROWNS.



Si les Browns de Cleveland (1-3) disposaient d'une meilleure attaque, ils gagneraient plus souvent puisqu'ils possèdent une défensive dominante.  Jusqu'ici cette saison, ils ont marqué en moyenne seulement 14 points par match.

Aussi ont-ils décidé de changer de quart arrière en remplaçant le vétéran Joe Flacco par la recrue Dillon Gabriel, pour essayer de stimuler cette offensive déficiente, contre les Vikings du Minnesota (2-2), dans une rencontre qui aura lieu à Londres, dimanche prochain.

Les Viks attendent les Browns dans la capitale anglaise après leur défaite de dimanche passé à Dublin (Irlande), au compte de 24 à 21, aux mains des Steelers de Pittsburgh.  Ils ont donc l'avantage d'être habitués au changement de fuseau horaire d'outre-mer, contrairement à leurs adversaires de dimanche.



L'équipe du coach Kevin O'Connell a également des problèmes de quart arrière.  Avant d'être blessé et de devoir s'absenter, J.J. McCarthy avait été inefficace.  Son remplaçant, le vétéran Carson Wentz (photo ci-dessus), a fait du bon boulot, sauf lors du match à Dublin, quand il a été intercepté deux fois, et a subi six sacs, contre les Steelers.  Il a lancé deux passes de touché dans la seconde moitié du dernier quart, mais c'était trop peu trop tard.

Il devra négocier avec la solide défense des Browns dimanche.  Elle occupe le premier rang de la NFL pour le moins de verges totales accordées, et la meilleure moyenne de verges concédées au sol (seulement 2,7 verges par course).  Ses performances anti aériennes sont également remarquables, avec 152,2 verges permises en moyenne par match (4e meilleure de la Ligue).

C'est par la voie des airs que Wentz a de meilleures chances de la déjouer, avec ses excellents receveurs Justin Jefferson, Jordan Addison (no 18 et 3, photo ci-dessous) et T.J. Hockenson.  Les Lions de Détroit ont tout de même malmené cette brigade défensive des Browns, la semaine passée, en marquant 34 points, dans un gain de 34 à 10.



Ce qui est venu le plus hanter Cleveland cette saison c'est son nombre élevé de revirements commis (8, le pire dossier de la NFL) en faveur de ses adversaires.

Chez les Vikings c'est plutôt le nombre effarent de sacs subis par leurs quarts arrières (18, pire fiche dans la Ligue Nationale) qui les embêtent.  Ça dénote un problème de protection de la part de la ligne offensive.

S'il joue, le chasseur de quarts Myles Garrett, des Browns, pourrait s'en donner à coeur joie contre elle, et Wentz.  Il a déjà quatre sacs à son crédit, mais il représente un cas incertain, en raison d'une blessure à une cheville.



Il sera intéressant de voir ce que pourra accomplir Dillon Gabriel, à son premier départ dans la NFL.  Il aura toutefois un bon receveur en moins, puisque Cedric Tillman sera absent pour une longue période, en raison d'une blessure aux ischio-jambiers.  

Le meilleur atout des Browns à l'attaque sera encore probablement le porteur de ballon recrue Quinshon Judkins (photo ci-dessous), qui connaît un début de carrière intéressant, avec 237 verges de gains au sol en trois matchs (moyenne de 4,8 verges par course), plus deux touchés. 



Les Vikings ont l'avantage en ce qui a trait aux unités spéciales.  Dans un match probablement défensif, au pointage peu élevé, le positionnement sur le terrain, et le travail des botteurs de précision seront cruciaux.

Le botteur de placement des Vikings, Will Reichard, est beaucoup plus fiable que son homologue des Browns, la recrue Andre Szmyt.  Et le retourneur de bottés de Cleveland, l'excellent DeAndre Carter, va manquer plusieurs semaines, à cause d'une blessure à un genou.  Ces facteurs pourraient faire la différence en faveur de Minnesota.

Les Vikings sont favoris par 3½ points pour l'emporter devant le public anglais, dimanche à Londres.

Browns  14,  Vikings  20.