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mercredi 18 janvier 2023

DEMI-FINALES DE CONFÉRENCE DANS LA NFL : DES CHIEFS DE K.C. REPOSÉS ET BIEN PRÉPARÉS VONT DISPOSER DES MENAÇANTS JAGUARS DE JACKSONVILLE.

Galvanisés par leur incroyable et dramatique victoire de dernière seconde samedi passé en wild card, contre les Chargers de Los Angeles, les Jaguars de Jacksonville s'amènent à Kansas City gonflés à bloc, et défiants, pour batailler contre les Chiefs samedi prochain à 16 hres, en demi-finale de la Conférence Américaine.

Bien reposés, et bien préparés par leur expérimenté et très compétent entraîneur Andy Reid (photo ci-dessus),  les joueurs de l'équipe locale seront prêts à faire face à leurs très motivés visiteurs, qui sont en confiance, grâce à une fin de saison superbe, qui les porte sur une très bonne poussée.

Les Jaguars et leur coach Doug Pederson (photo ci-dessous) ne seront pas intimidés par Reid et sa bande.  Négligés, ils n'ont rien à perdre, et après avoir effacé un désastreux déficit de 27-0 en début de match contre les Chargers de Los Angeles, samedi passé,  ils croient qu'ils peuvent surmonter les plus grands obstacles.  En revenant de l'arrière pour l'emporter in extremis 31-30 contre L.A., Jacksonville comblait le 3e plus important retard dans le pointage dans l'histoire des éliminatoires de la NFL.  Il y a neuf ans, les Colts d'Indianapolis, du quart-arrière Andrew Luck, tiraient de l'arrière par 28 points avant de renverser la situation pour gagner contre Kansas City.  Et il y a 30 ans, les Bills de Buffalo ont battu les Oilers de Houston qui menaient pourtant par 32 points avant de s'effondrer.

On dit souvent qu'en séries éliminatoires, le club qui a le dessus au chapitre du différentiel  des revirements gagnent normalement la partie.  Samedi dernier, les Chargers ont été + 5 dans ce département et ils sont devenus la première formation dans l'histoire de la Ligue Nationale à perdre avec un tel avantage.  26 fois, un club avait eu un différentiel de + 5 (ou plus), dans les revirements, et 26 fois ils avaient gagné.



La semaine passée, dans notre analyse de cette rencontre opposant les Chargers aux Jaguars, à Jacksonville, nous avions mentionné que les chances de victoires des visiteurs seraient bien meilleures s'ils pouvaient compter sur le retour au jeu de deux joueurs d'impact, c'est-à-dire le receveur étoile Mike Williams, blessé au dos, et le super secondeur extérieur Joey Bosa, blessé à l'aine.

J'avais souligné que quand Williams et son coéquipier receveur Keenan Allen étaient tous deux actifs et présents ensemble sur le terrain, les Chargers gagnaient bien plus souvent que si les deux ou l'un d'eux étaient absents.  Or, samedi dernier, Williams a dû déclarer forfait puisque sa blessure au dos était en fait une fracture.  Il s'était blessé au dernier match de la saison contre Denver.  L'entraîneur en chef Brandon Staley a d'ailleurs été critiqué pour avoir trop employer ses joueurs réguliers dans cette partie pourtant sans importance au classement.  S'il avait fait reposer Williams au lieu de l'envoyer souvent dans la mêlée, celui-ci aurait possiblement pu éviter sa malencontreuse blessure. 

Même chose pour Bosa (photo ci-dessous), qui a possiblement aggravé sa blessure à l'aine en prenant part au match contre les Broncos.  Il était tout de même à son poste, samedi passé contre les Chargers.  Il aurait dû s'abstenir et rater la partie !


Peut-être était-il ennuyé encore par sa blessure car il maugréait et semblait très frustré.  Au point de prendre trois punitions stupides, dont deux pour inconduite, ce qui a probablement coûté la victoire aux siens.

En effet, en fin de match, après un touché des Jaguars qui réduisaient l'avance des Chargers à quatre points (30 à 26), Bosa a écopé de sa deuxième pénalité d'inconduite, ce qui a amené le ballon à la ligne d'une verge.  Au lieu de convertir le touché par un botté, Doug Pederson a changé sa décision en commandant une tentative de transformation de deux points.  Celle-ci a été réussie et l'écart n'était plus que de deux points (30-28) en faveur de L.A..

On connaît la suite, après que la défensive des Jaguars (intraitable en 2e demie) ait stoppé rapidement (3 essais) la séquence offensive suivante des Chargers, le quart-arrière des Jags a conduit les siens en territoire adverse.


Confronté à un 4e essai et une verge à franchir, et trop loin de la zone des buts ennemie pour tenter un botté de placement,  Pederson, n'aimant pas la disposition de la défensive opposée, en fonction du jeu qu'il avait prévu, prend un temps d'arrêt et change de stratégie.  Au lieu d'appeler une course en plein centre, là où la défensive s'était massée, il a commandé une course sur le périmètre extérieur.  Le porteur de ballon Travis Etienne (photo ci-dessus) a déjoué les défenseurs des Chargers en les contournant et en s'échappant à leur gauche, pour filer sur 24 verges.  Le botté de placement gagnant, avec 3 secondes à écouler en temps régulier, devenait alors possible.

La défensive des Chargers a joué mollement après que cinq revirements des Jaguars (quatre interceptions et une réception de dégagement ratée) eurent conduit l'équipe à une avance de 27 à 0, qui semblait insurmontable.  Imaginez !  Ces cinq revirements étaient survenus à moins de 32 verges de la ligne des buts de Jacksonville.  Après avoir recouvré le dégagement raté, les Chargers étaient à six verges des buts, mais ils n'ont fait avancer le ballon que d'une petite verge, et ils ont dû se contenter d'un botté de précision de 3 points.  Eussent-ils marqué un touché, sur cette faible distance, qu'ils auraient probablement achevé les Jaguars (9-8).

Le club de la Floride n'aura pas le même loisir de revenir d'un déficit énorme samedi après-midi, contre les Chiefs de Kansas City, champions de leur division (Ouest) pour la septième fois consécutive, et qui ont été récompensés par un bye, la semaine dernière, pour avoir fini la saison régulière avec la meilleure fiche de la Conférence Américaine. 
 


Durant sa carrière de 24 ans comme coach en chef, Andy Reid montre une fiche de 28-5 (playoffs inclus) lorsqu'il bénéficie d'une semaine supplémentaire (bye) pour préparer son club.  Avec le QB Patrick Mahomes (photo ci-dessus), à K.C., son dossier est encore plus reluisant (9-1), avec une offensive qui produit 30,1 points en moyenne par joute.  Mais Pederson, son opposant, connaît très bien son homologue.  Il a joué pour Reid pendant trois ans avec Green Bay (1997-99), et il a été son coach adjoint pendant sept saisons (avec Philadelphie de 2009 à 2012 et avec les Chiefs, de 2013 à 2015).  Il peut très bien rivaliser avec lui au point de vu stratégie.

Par contre, même si elle fonctionne à plein régime, avec la bonne tenue de sa ligne à l'attaque, le jeu amélioré de son jeune quart-arrière Trevor Lawrence,  et les solides performances du demi offensif Etienne et des receveurs Evan Engram, Christian Kirk, et les deux Jones (Zay et Marvin),  l'offensive des Jags ne peut se comparer à celle des Chiefs, qui a été de loin la meilleure de la NFL cette saison.

Mahomes est supérieur à Lawrence.  Il a passé pour 5 250 verges et 41 touchés.  Les stats de Lawrence sont modestes en comparaison : 4 113 verges par la passe et 25 touchés.  Et il est parfois inconstant.  Avant le début de la campagne, on se demandait comment Mahomes allait pouvoir s'ajuster à un nouveau groupe de receveurs (à part l'ailier rapproché Travis Kelce).  L'as QB des Chiefs a réussi à mettre à contribution une foule de receveurs en s'ajustant parfaitement à son nouveau personnel, dont font partie les ailiers éloignés Juju Smith-Schuster et Marquez Valdes-Scantling.  Impressionnant !  Ce sont plutôt les défensives adverses qui ont eu des difficultés à contrer les nouveaux venus dans l'offensive des Chiefs !



Andy Reid a une arme offensive clé pour malmener la défensive des Jaguars.  Celle-ci est la plus faible de la NFL contre les ailiers rapprochés.  Et disons qu'avec Travis Kelce (photo ci-dessus) à ce poste, les Chiefs ont un atout pour faire des dommages.  Attendez-vous à un gros match du no 87 !  Et si l'unité défensive tente de le couvrir avec deux ou trois hommes, ça va libérer les autres receveurs de K.C..

Les défensives des deux clubs vont accorder pas mal de verges aux deux puissantes offensives en présence, mais celle des Chiefs est moins vulnérable cette saison.  Elle a réussi 55 sacks (2e meilleur total dans la NFL) et elle est un peu supérieure à celle de leurs opposants de samedi en ce qui concerne les verges allouées.  Lawrence joue mal et il a des problèmes à lire correctement la défensive ennemie quand celle-ci le presse dans son jeu.

L'unité défensive des Jaguars en arrache cependant pour stopper les offensives adverses sur les 3e essais.  Ce qui pourrait être un gros souci contre Mahomes et Kelce.  Par contre, cette brigade défensive excelle pour provoquer des revirements (3e de la Ligue avec 27).


Les deux équipes se sont affrontées le 13 novembre dernier et Kansas City a pris une avance rapide de 20-0 avant de résister à une remontée des Jaguars pour finalement triompher 27-17.  Ce scénario pourrait bien se répéter samedi prochain au domicile des Chiefs.  Cette saison, les hommes d'Andy Reid ont gagné dix des onze matchs dans lesquels Mahomes a passé pour plus de 260 verges.  Et ils sont 8-0 quand il passe pour plus de 320 verges.  Ce qu'il devrait être en mesure d'accomplir samedi contre les Jaguars.

Contre eux, le 13 novembre, il a réussi quatre passes de touché et il a engrangé 331 verges de gains, malgré une interception.  En séries éliminatoires, les Chiefs sont expérimentés et aguerris, contrairement aux Jaguars dont les présences en playoffs ont été rares ces dernières années.  C'est un facteur non négligeable.  Avec Reid, Mahomes et Kelce, les Chiefs sont toujours des aspirants à la grande finale du Super Bowl.

Ils n'écarteront peut-être pas facilement les Jaguars de leur chemin, mais une victoire est plus que probable samedi en demi-finale de l'AFC...

mardi 6 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS POUR LE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Remplie de bonnes équipes pouvant prétendre au championnat, la Conférence Américaine de la NFL sera le théâtre d'une compétition féroce et de plusieurs bons spectacles en 2022-23.

N'ayant pu me résoudre à déterminer qui, des Colts d'Indianapolis, et des Titans du Tennessee, remportera le championnat de la division Sud de l'Américaine, j'ai tout simplement décidé que les deux équipes participeront aux séries éliminatoires, mais qu'elles n'iront pas loin, dans leur aventure post-saison régulière.

Même scénario dans la division Ouest, où je prévois une lutte sans merci pour le premier rang, entre les Chargers de Los Angeles et les Chiefs de Kansas City.  Peut-être que les deux autres clubs de la section, les Broncos de Denver et les Raiders de Las Vegas, joueront les trouble-fête, mais je pense que L.A. et K.C. prévaudront et entreront dans le tournoi éliminatoire de janvier prochain.




Les Titans du Tennessee

Parce que les Colts d'Indianapolis semblent s'être enfin trouvé un bon quart-arrière en la personne de Matt Ryan, presque tous les connaisseurs de football américain croient qu'ils vont devancer les Titans du Tennessee en tête de la division Sud de l'AFC.

Le club du coach Mike Vrabel (photo sous le titre principal) ayant perdu ses receveurs de passes vedettes A.J. Brown (parti chez les Eagles à cause d'une dispute salariale), et Julio Jones (Buccaneers), ainsi que son porteur de ballon no 2, D'Onta Foreman (Panthers), les prévisionnistes ont vite conclu que le déclin de l'offensive des Titans était inévitable, et que leur élimination du portrait des séries de fin de saison était certaine.

Je ne suis pas du même avis.  Les Titans comptent encore dans leur rang le bulldozeur Derrick Henry (photo ci-dessus).  Et Vrabel, nommé coach de l'année 2021 dans la NFL, est toujours aux commandes.  Il ne faut pas oublier que Tennessee s'est monté la meilleure fiche de l'AFC la saison passée (semé no 1 pour les playoffs).  Les Titans se sont approchés à deux victoires du Super Bowl.




Jones n'a pas réussi, à sa seule saison au Tennessee, et la recrue Treylon Burks pourrait faire aussi bien, sinon mieux que lui, à sa place, dans l'alignement.  Pour sa part, Robert Woods (ex-Rams ➢ photo ci-dessus), qui va remplacer Brown, n'est pas une quantité négligeable.  Reste à savoir s'il est bien remis de son opération pour réparer un ligament croisé antérieur, à la mi-saison, l'an dernier.

Au poste d'ailier rapproché, Austin Hooper s'amène en provenance des Browns de Cleveland, pour remplacer Anthony Firkser, parti pour Atlanta.  Les Titans ne gagnent pas au change, mais ils ne perdent pas non plus, les deux joueurs étant inférieurs à la moyenne, à leur position dans la NFL.

L'offensive du Tennessee pourrait donc ne pas être aussi affaiblie que bien des experts le pensent.  Surtout si Henry joue une saison complète, comparée aux neuf matchs qu'il a loupés l'an passé, avec sa fracture au pied. 


 
Foreman n'est plus là, mais Dontrell Hilliard (photo ci-dessus) a bien fait dans un rôle limité en 2021 (350 verges au sol, en 56 courses, deux touchés).

La recrue Hassan Haskins (repêché en 4e ronde) est bourré de talent et pourrait aussi apporter une bonne contribution dans le champ arrière.

Si la direction des Titans a des raisons de s'inquiéter, c'est en raison de l'état déplorable de la ligne à l'attaque, une des moins bonnes du circuit Goodell.  Deux de ses membres, le garde à gauche Jamarco Jones, et le bloqueur à droite, Dillon Radunz, ne sont pas à la hauteur.

La situation des quarts-arrières a quelque peu changé, durant la saison morte, quand les Titans ont sélectionné Malik Willis en 3e ronde du repêchage.  On le dit très doué.  Ce choix n'a pas eu l'heur de plaire au pivot régulier de l'équipe, Ryan Tannehill (bientôt 34 ans).  Le rendement du vétéran a baissé l'an dernier, mais sa fiche, comme QB partant au Tennessee, est éblouissante : 30 victoires, 13 défaites.


Craignant que Willis devienne bientôt son successeur à la tête de l'offensive, Tannehill (photo ci-dessus) a déclaré que ce n'était pas son rôle de s'occuper de la formation de la nouvelle recrue.  Hum, hum...  On repassera pour la recherche d'un mentor pour Willis...

Il y a moins de doute du côté de la défensive.  Elle se classe dans le top-10 de la Ligue dans à peu près tous les départements.  En 2021, elle a bien paru en finissant au 6e rang de la Ligue pour le moins de points accordés.  Les Titans sont impliqués dans plusieurs matchs à pointage serré.  C'est important que la défensive résiste aux bons moments, dans les rencontres corsées.

Parmi les joueurs défensifs qui se sont le plus distingués par leur bonne tenue, il y a le secondeur de ligne Harold Landry (12½ sacks, + excellent pour stopper les jeux au sol), et le demi de sûreté Kevin Byard (31 interceptions depuis la saison 2017).  Il est tellement bon que les quarts-arrières adverses évitent de lancer des passes dans sa direction.  Il fait partie de l'élite de la NFL, et son compagnon de ligne , Amani Hooker, n'est pas loin de ce statut de premiers de classe.




 Jeffery Simmons (photo ci-dessus), est en train de devenir un des meilleurs joueurs de ligne intérieure dans la NFL.  Sa performance de 62 pressions sur les QBs adverses, a été la 5e meilleure à sa position, dans la NFL, la saison dernière.  Il est aidé par son collègue Denico Autry (ainsi que Landry) pour ennuyer les pivots opposés.  Ils masquent les faiblesses de leurs coéquipiers Teair Tart et Bud Dupree.

Les linebackers Zach Cunningham, David Long Jr, et Monty Rice, forment une unité se situant dans la moyenne dans le circuit Goodell.  Ils sont reconnus comme de bons plaqueurs pour arrêter le jeu au sol.

La tertiaire assure de bonnes couvertures aériennes, mais ses titulaires sont vieillissants.  Son plus jeune membre, Caleb Farley (choix de première ronde au repêchage de 2021), n'a presque pas joué à sa saison recrue, après s'être tordu un ligament croisé antérieur.

Je pense que la direction chevronnée des Titans saura conduire encore son équipe à bon port en 2022.  Si ce club régresse, ce ne sera pas de beaucoup.  Il bataillera avec les Colts pour s'accrocher près du sommet de la division Sud.  La porte des playoffs sera difficile à ouvrir, mais je pense que les Titans la franchiront.




➤ Les Colts d'Indianapolis

Aucun doute, les dirigeants des Colts d'Indianapolis ne pouvaient pas être plus frustrés, après que leur club ait raté les séries éliminatoires en perdant le dernier match de la saison, contre les Jaguars de Jacksonville, la pire formation de la NFL.  Ils ont vite trouvé un bouc émissaire, en la personne du quart-arrière Carson Wentz (rendu à Washington), dont ils se sont vite départi par la suite.

Pour la quatrième fois en autant d'années, après la retraite surprise d'Andrew Luck, ils auront un nouveau QB, le vétéran Matt Ryan, 37 ans (photo ci-dessus), obtenu des Falcons d'Atlanta, en échange d'un choix de 3e ronde au repêchage de cette année.  Avec lui, les Colts misent le tout pour le tout, en espérant que Ryan leur donne au moins une ou deux bonnes saisons.   L'an passé, avec Atlanta, Ryan a connu une campagne pénible, mais c'était probablement parce qu'il était très mal entouré, et à court de ressources valables.

Ryan n'a pas besoin de retrouver le meilleur de ses plus beaux jours avec les Falcons.  Les Colts lui demandent seulement de bien gérer l'attaque, sans faire d'erreurs coûteuses, comme Wentz en a trop commises l'an passé.  L'expérimenté QB Nick Foles (ex-Bears et ex-Eagles) sera prêt à prendre la relève si nécessaire. 




L'offensive restera centrée sur le champion coureur de 2021, le sensationnel porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus).  Il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire de la NFL à franchir la barrière des 2 000 verges de gains (passes et courses combinées), et celle des 20 touchés marqués.  Il a égalé un record de la Ligue avec huit parties consécutives de plus de 100 verges de gains, avec au moins un touché.

Comme son homonyme Derrick Henry, des Titans, Taylor gagnent énormément de verges après le premier contact avec les défenseurs opposés.  La saison dernière, il en a accumulé 1 272 de cette façon.  C'est plus que le total de verges enregistrées (avant et après contact) par les autres porteurs de ballon de la NFL.  Époustouflant !!!

Quand Taylor aura besoin de reprendre son souffle sur les lignes de côté, Phillip Lindsay (ex-Dolphins et ex-Broncos) peut assurer la relève.  Comme Nyheim Hines, qui est également un bon receveur de passes, et un bon retourneur de bottés.




Et quand Ryan devra lancer le ballon, il pourra compter sur son receveur no 1, Michael Pittman Jr (photo ci-dessus).  L'attaque des Colts ressemble à celle des Titans du Tennessee, leurs principaux rivaux dans la division Sud de l'AFC : un porteur de ballon dominant avec un seul receveur dangereux.

Après Pittman, Ryan n'aura, en effet, que des cibles inexpérimentées : soit Parris Campbell, et la recrue Alec Pierce.  Mais il pourra aussi viser Taylor, qui, la saison passée, a été le 2e meilleur receveur de passes de l'équipe.  Mais Ryan pourrait aider sa nouvelle équipe à mieux réussir en zone rouge, une grave défectuosité l'an passé avec Wentz comme général de l'offensive.

La ligne à l'attaque est bien fournie et se classe dans le top-10 de la NFL.  Elle est bâtie pour favoriser le jeu au sol.  Par contre, elle n'obtient pas de bonnes notes en protection de quart-arrière.  Le centre Ryan Kelly est moins bien coté, sur cette unité, mais, au besoin, le bloqueur à gauche, Matt Pryor, peut prendre sa place, et accomplir un meilleur travail.




Braden Smith (à droite sur la photo ci-dessus) excelle à sa position de bloqueur du côté droit, et son coéquipier Danny Pinter, garde du même bord, est supérieur à la moyenne, parmi les joueurs occupant le même poste que lui dans la grande ligue.  Comme le reste de cette ligne, Quenton Nelson, garde à gauche, peut assurer les demis offensifs d'un bon soutien pour les jeux au sol.

Étant donné leurs limitations en offensive, les Colts, - encore une fois comme les Titans du Tennessee -, doivent se fier sur leur bonne défensive pour les garder toujours dans le match.  Sans être super, le "front 7" fait de la bonne besogne.  Les Colts ont recruté l'agent libre Yannick Ngakoue (ex-Raiders) pour sa capacité à mettre de la pression sur les QBs adverses.  Il est cependant peu efficace contre la course.  À ses côtés, le massif Grover Stewart (6 pieds, 4 pouces, 315 lbs), est incontournable, et ne laisse passer personne sur les attaques terrestres. 

Derrière la première ligne de défense, le linebacker Darius Leonard est un joueur étoile depuis longtemps.  Son palmarès en 2021 : 122 plaqués, huit passes rabattues, quatre interceptions, huit échappés provoqués, et meilleur salaire à sa position dans la NFL !

Son coéquipier Bobby Okereke (photo ci-contre) n'a pas rattrapé son haut niveau de jeu de sa meilleure campagne (2019), mais le potentiel est toujours là, et il se défend très bien en couverture de passes.

Heureusement pour la tertiaire, qui avait grand besoin de renforcement, les Colts ont acquis les services de l'agent libre Stephon Gilmore (ex-Panthers) qui trône encore près du sommet dans la hiérarchie des demis défensifs de la NFL.  Le demi de coin Isaiah Rodgers tire également bien son épingle du jeu, et son assistant, Kenny Moore II, a été élu à son premier Pro Bowl l'an dernier.

Rodney McLeod et Armani Watts sont venus du marché des agents libres pour améliorer la situation des demis de sûreté. 

Le reste de l'unité est de qualité moyenne, mais elle peut bien s'adapter à diverses situations, autant en couverture de zone, qu'en couverture homme pour homme.  Par son bon positionnement, et ses mouvements difficiles à interpréter pour les QBs et les receveurs opposés, elle force parfois des jeux risqués qui tournent à son avantage.  Cela explique les 19 interceptions de cette brigade, 3e dans ce département dans la Ligue Nationale.


Colts et Titans devraient se livrer une course nez à nez pour la première place de la division Sud.  En même temps, cette course aux séries éliminatoires sera facilitée par un calendrier très facile, pendant que ce sera l'inverse pour les grosses équipes des autres divisions de l'AFC, qui s'entre-déchireront et se battront entre elles.

D'accord, les deux belligérants devraient prendre la route des séries de fin de saison, mais étant donné la puissance de leurs futurs adversaires, sur ce chemin plein d'embûches, ils n'iront pas loin.


Les Chiefs de Kansas City

Sans vouloir faire un vilain jeu de mots, on peut dire que les Chiefs de Kansas City ont perdu quelques plumes depuis la fin de la saison dernière.  L'échange, qui a envoyé l'incomparable receveur Tyreek Hill aux Dolphins de Miami, a créé une onde de choc à travers la NFL.

Hill voulait être le receveur le mieux payé de la NFL, après avoir brisé le record de franchise, pour le plus grand nombre de passes captées en une saison, avec 111.  Mais les Chiefs n'avaient pas les moyens financiers pour satisfaire ses demandes salariales exorbitantes.

Les cinq choix de repêchage obtenus en retour de l'ex-road-runner de Kansas City, devraient valoir leur pesant d'or.  Déjà, les Chiefs ont pigé dans ces sélections pour mettre la main sur une recrue très prometteuse en la personne du jeune receveur Skyy Moore (choix de 2e ronde ➢ photo ci-dessus).  Il est loin d'avoir la rapidité de Tyreek Hill, mais sa principale qualité c'est d'éviter ou de briser les plaquages des défenseurs adverses.




Les Chiefs ont remodelé leur groupe de receveurs durant la saison morte.  À part Mecole Hardman, un ailier espacé qui n'a pas atteint les objectifs fixés pour lui par les entraîneurs, seul l'ailier rapproché tout étoile Travis Kelce (photo ci-dessus) est de retour à son poste.  Ses statistiques sont encore fantastiques, mais elles ont un peu diminué.  C'est normal.  

Comme Mahomes, il ne pouvait pas soutenir indéfiniment le rythme infernal de ses précédentes saisons.  À bientôt 33 ans (le 5 octobre prochain), Kelce, comme tous les meilleurs joueurs à sa position, est susceptible de connaître un déclin.  C'est historiquement vérifié.


Donc, remue-ménage chez les receveurs de passes : exit les Byron Pringle (Bears), Demarcus Robinson (Raiders) et Darrel Williams (Cardinals).  Bienvenue les Ronald Jones (ex-Buccaneers), Juju Smith-Schuster (ex-Steelers) et Marquez Valdes-Scantling (ex-Packers).  On n'attend rien d'excitant de la part de ce dernier, mais l'arrivée de Smith-Schuster (photo ci-dessus) est intrigante.

Il ne faut pas se fier à ses dernières statistiques (modestes) avec Pittsburgh.  Son QB, Ben Roethlisberger, n'avait plus de force dans le bras, et ses receveurs éloignés en ont payé le prix.  Juju a également été blessé.

Ce sera différent avec Mahomes.  Depuis 2018, année où il devenu le QB partant des Chiefs, seul Tom Brady a été meilleur que lui.  Mahomes a connu une moins bonne saison l'an passé.  Depuis son opération au gros orteil pour réparer des ligaments, avant la saison 2021, il semble moins à l'aise dans ses déplacements.  Mais, entre nous, comme Kelce, il ne pouvait tout simplement pas continuer sa route avec des performances aussi extraordinaires que celles de ses premières années comme QB régulier de Kansas City.




Il n'en demeure pas moins que Smith-Schuster pourrait élever son jeu de quelques crans avec Mahomes (photo ci-dessus) comme passeur.  Il se révélerait ainsi comme un bien meilleur receveur qu'on le croit, si on accepte de ne pas le comparer à Hill.

Sans ce dernier dans leur alignement, les Chiefs vont glisser en bas du 2e rang qu'ils occupaient l'an passé au classement des meilleurs producteurs de gains aériens dans la NFL.  Mais grâce à Mahomes, et à la grande expertise du coach Andy Reid, ils devraient se maintenir parmi les premiers de classe dans ce domaine.  Reid a le tour d'utiliser son personnel en tablant sur les points forts de chacun de ses joueurs.

Néanmoins, tous ces changements vont requérir une période d'adaptation, ou de rodage, pour tout mettre en place, et en bon état de fonctionnement.  Sans Hill pour capter les longues bombes, Reid devra se résigner à commander plus de passes en zones courtes ou intermédiaires.




Mahomes est un maître dans l'art d'improviser, avec succès, des jeux inattendus, ou à faible pourcentage de réussite.  Et ce, sans faire d'erreurs quand le jeu prévu n'est pas disponible, ou qu'il devient impossible.

Les Chiefs doivent espérer que l'attaque aérienne continue de rapporter gros, car leur offensive terrestre est terriblement inefficace avec le porteur de ballon Clyde Edwards-Hilaire (photo ci-dessus).

On a fait signer un contrat à Ronald Jones, après que les Buccaneers l'ait laissé partir à la suite d'une dernière saison décevante à Tampa Bay.  Il va jouer les seconds violons, comme Darrel Williams (Cards), le demi offensif qu'il remplace à Kansas City.

Jerick McKinnon a évité de justesse d'être retranché du camp d'entraînement, au début du mois.  Reid a décidé de le garder, surtout pour ses talents de receveur sur les 3e essais.  

En conclusion de cet état des forces au champ arrière : rien pour faire sortir les Chiefs des bas-fonds dans le domaine des gains au sol chez les pires attaques terrestres de la NFL.




Pourtant ces médiocres porteurs de ballon devraient pouvoir s'engouffrer dans les ouvertures que leur procure l'excellente et versatile ligne à l'attaque des Chiefs.  Le centre Creed Humphrey et le bloqueur Darian Kinnard font partie de l'élite du circuit Goodell.  Et le garde Joe Thuney n'en est pas loin.

Le caractère explosif de l'attaque aérienne des Chiefs, sous la conduite fantastique de Mahomes, a fait oublier très souvent les faiblesses de la défensive de l'équipe.

La première ligne de défense, malgré la forte présence de Chris Jones (photo ci-dessus), est incapable d'arrêter le jeu au sol.  Les principaux coupables de cette tare sont Derrick Nnadi et Frank Clark.  Kansas City a fini à l'avant-dernier rang de la ligue pour la moyenne de verges accordées par course.




Elle a fait mieux pour exercer une pression soutenue sur les QBs opposés, mais cela s'est traduit par seulement 31 sacks du quart (4e plus petit nombre dans la NFL).  Les Chiefs espèrent obtenir du secours, pour améliorer ce volume, après avoir sélectionné George Karlaftis en première ronde du dernier repêchage.

Les sacks, survenant souvent sur les 3e essais, permettent généralement des changements de possession de ballon, en écourtant ainsi le temps passé sur le terrain par la défensive.  Du même coup, pendant que les joueurs défensifs se reposent plus fréquemment, l'offensive de l'équipe peut se déployer davantage pour marquer des points.

Aux postes de linebackers, les jeunes Willie Gay, et surtout la recrue Nick Bolton (photo ci-dessus), ont agréablement surpris en 2021.  Jermaine Carter Jr, l'autre secondeur de ligne, a toutefois mal paru.

La tertiaire est à mi-chemin entre les bonnes et les moins bonnes unités défensives de la Ligue.  Les demis de coin Rashad Fenton et L'Jarius Sneed, ainsi que le demi de sûreté Juan Thornhill, en sont les meilleurs éléments. 




Reste à savoir si Justin Reid (ex-Texans ➢ photo ci-dessus), qui remplace l'excellent Tyrann Mathieu (maintenant avec les Saints), se montrera à la hauteur du défi qui l'attend.  On peut en douter...  

La recrue Trent McDuffie (choix de première ronde du dernier repêchage) sera également appelé à faire sa part pour compenser un peu le vide créé par le départ de Mathieu et celui de Charvarius Ward (49ers).  À noter que les Chiefs ont terminé en 26e position de la NFL, l'an passé, au chapitre des verges nettes allouées sur les jeux de passe des équipes adverses.

Mahomes et les Chiefs risquent de s'ennuyer de Tyreek Hill, leur gros frappeur de circuits.  

La présence de plusieurs jeunes joueurs inexpérimentés en défensive soulève des incertitudes et des inquiétudes, là où des faiblesses persistent.  Cette brigade défensive va être durement testée en début de campagne avec plusieurs parties contre de puissantes attaques du circuit Goodell.

ANDY  REID
L'offensive des Chiefs n'est plus aussi capable qu'avant de surmonter les nombreux passages à vide de son unité défensive.  Cette unité qui devrait être pourtant plus solide qu'avant, afin de soutenir une offensive diminuée, qui doit apprendre à carburer avec de nouvelles ressources, dans un système de jeu compliqué, qui exige cohésion, synchronisme et précision dans l'exécution.  

La force de ses joueurs vedettes devrait cependant permettre au club de Kansas City de minimiser son nombre de défaites, dans une division Ouest ultra compétitive comme jamais.  Mais leurs chances de prolonger à sept, leur record de championnats consécutifs dans cette même section, sont en péril.  Je prévois que les Chargers de L.A. vont les chasser de cette première position, cette saison.




Au cours des quatre dernières années, Kansas City a réussi à disputer quatre finales de Conférence sur son propre terrain.  Du jamais vu dans l'histoire de la NFL.  Ce précédent est une aberration, surtout avec les aléas du plafond salarial, et en cette époque de surenchère sur le marché des agents libres.

Cependant, le paysage a changé dans l'Ouest de l'Américaine, et même dans la Conférence aussi.  Plus d'équipes aspirent sérieusement aux séries éliminatoires.  Les Chiefs devraient quand même y participer cette année.  Et il n'est pas impossible qu'ils y fassent des ravages.  Ils ont tellement l'expérience de ces matchs sans lendemain pour les perdants.  Ils sont aguerris et savent comment gagner ces batailles royales...

🏈🏈🏈

PRÉVISIONS PRÉCÉDENTES

lundi 5 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS AU CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


samedi 3 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : UNE BATAILLE ROYALE POUR ACCÉDER AUX SÉRIES ÉLIMINATOIRES DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE !


mardi 30 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022-23 : DES CLUBS MOYENS QUI POURRAIENT SURPRENDRE (BROWNS, SAINTS, CARDINALS, RAIDERS)


samedi 27 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022 : DES ÉQUIPES ENTRE DEUX EAUX (PANTHERS, COMMANDERS, STEELERS, VIKINGS).


jeudi 25 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : DES CLUBS ENTRE DOUTE ET ESPOIR (JAGUARS, JETS, LIONS, SEAHAWKS).


dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

mercredi 26 janvier 2022

FINALE DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE : GRANDE BATAILLE AÉRIENNE À PRÉVOIR ENTRE LES BENGALS ET LES CHIEFS.



D'abord, avant d'analyser les finales de conférences qui auront lieu dimanche prochain dans la NFL, il faut revenir sur les demies-finales du week-end dernier.  De l'avis de tous, amateurs ou experts, on ne se souvient pas d'avoir eu droit à du football plus excitant que celui qui a été vu par un nombre record de téléspectateurs en fin de semaine passée.

Les quatre matchs à l'affiche se sont conclus de façon dramatique, dans les dernières secondes du temps réglementaire ou en prolongation.  Les héros de ces rencontres chaudement disputées ont fait preuve d'un courage et d'une détermination à toute épreuve.  Du grand football par des athlètes extraordinaires !

Dans le premier affrontement de ces prochaines finales de conférence, les Bengals de Cincinnati visiteront les Chiefs à Kansas City.  Si la présence du club local dans cette partie de championnat de la AFC ne surprend guère, celle de leurs adversaires n'était pas attendue.

Avant de gagner 19 à 16 samedi dernier contre les Titans du Tennessee, sur un placement de 52 verges de la recrue Evan McPherson, alors que les dernières secondes du match s'égrainaient au cadran, les Bengals avaient une fiche de 0-7 en séries éliminatoires dans les parties disputées en territoire adverse.




Pour l'emporter, la défensive de Cincinnati devait avant tout arrêter la formidable attaque terrestre des Titans.  Sauf pour une course de 45 verges de D'Onta Foreman, elle est parvenue à limiter le jeu au sol à de faibles gains.  Elle a également rendu la vie difficile au quart-arrière Ryan Tannehill en interceptant trois de ses passes et en réduisant son taux d'efficacité à 66,7.

En offensive, c'est avec leur force de frappe en attaque aérienne que les Bengals ont fait la différence.  Le QB Joe Burrow et sa cible de prédilection Ja'Marr Chase (photo ci-dessus) ont encore fait le plus de dommages dans la défensive opposée.  Burrow a complété 28 de ses 37 passes pour 348 verges; et Chase en a capté cinq pour 109 verges.

Les Bengals se sont mesurés aux Chiefs lors de la semaine 17, le 2 janvier dernier, à Cincinnati.  Dans une victoire trépidante de 34-31 des siens, le phénoménal Ja'Marr Chase a été sublime en réussissant onze attrapés pour un gigantesque total de 266 verges (24,2 verges en moyenne par catch) !  Une performance monstrueuse !  Burrow a rejoint ses receveurs 30 fois en 39 tentatives, pour leur faire franchir 446 verges.












Il va sans dire que les Chiefs ne pourront pas permettre de tels résultats dimanche.  Leur défensive devra beaucoup mieux effectuer les couvertures de passes et éviter de rater autant de plaqués comme elle l'a fait dans le revers à Cincinnati.

Elle devra profiter de la faiblesse de la ligne à l'attaque des Bengals (neuf sacks subis la semaine passée contre les Titans) pour presser Burrow afin qu'il n'ait pas le temps de lancer efficacement le ballon à ses receveurs.  Burrow dégaine rapidement toutefois, et il a été le quart-arrière le plus précis de la NFL cette saison.  Doubler la couverture sur Chase ne serait pas une mauvaise stratégie non plus pour K.C..

Les deux défensives sont vulnérables contre les offensives aériennes, qui, elles, sont en contre-partie très puissantes.  Il faut donc s'attendre à une fusillade qui risque d'être spectaculaire !  Burrow devra répondre coup pour coup à son homologue Patrick Mahomes (photo ci-dessus, no 15 avec Tyreek Hill) des Chiefs.  Il doit lancer le ballon rapidement pour éviter le blitz des Chiefs, tout en profitant des déficiences de couverture de la défensive ennemie.


Mais si Mahomes a pu réussir 33 de ses 44 passes pour des gains de 378 verges et trois touchés contre la meilleure défensive (Buffalo) de la Ligue, dimanche passé, on peut penser qu'il peut en faire encore plus contre la faible défensive anti-aérienne des Bengals.  Avec Mahomes aux commandes de leur attaque, les Chiefs ont un dossier de 8-2 en séries éliminatoires.  Les deux échecs ont été encaissés contre Tom Brady.  Burrow est certes un jeune prodige, mais il n'est pas Tom Brady...