Affichage des articles dont le libellé est Titans. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Titans. Afficher tous les articles

mardi 6 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS POUR LE CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE.



Remplie de bonnes équipes pouvant prétendre au championnat, la Conférence Américaine de la NFL sera le théâtre d'une compétition féroce et de plusieurs bons spectacles en 2022-23.

N'ayant pu me résoudre à déterminer qui, des Colts d'Indianapolis, et des Titans du Tennessee, remportera le championnat de la division Sud de l'Américaine, j'ai tout simplement décidé que les deux équipes participeront aux séries éliminatoires, mais qu'elles n'iront pas loin, dans leur aventure post-saison régulière.

Même scénario dans la division Ouest, où je prévois une lutte sans merci pour le premier rang, entre les Chargers de Los Angeles et les Chiefs de Kansas City.  Peut-être que les deux autres clubs de la section, les Broncos de Denver et les Raiders de Las Vegas, joueront les trouble-fête, mais je pense que L.A. et K.C. prévaudront et entreront dans le tournoi éliminatoire de janvier prochain.




Les Titans du Tennessee

Parce que les Colts d'Indianapolis semblent s'être enfin trouvé un bon quart-arrière en la personne de Matt Ryan, presque tous les connaisseurs de football américain croient qu'ils vont devancer les Titans du Tennessee en tête de la division Sud de l'AFC.

Le club du coach Mike Vrabel (photo sous le titre principal) ayant perdu ses receveurs de passes vedettes A.J. Brown (parti chez les Eagles à cause d'une dispute salariale), et Julio Jones (Buccaneers), ainsi que son porteur de ballon no 2, D'Onta Foreman (Panthers), les prévisionnistes ont vite conclu que le déclin de l'offensive des Titans était inévitable, et que leur élimination du portrait des séries de fin de saison était certaine.

Je ne suis pas du même avis.  Les Titans comptent encore dans leur rang le bulldozeur Derrick Henry (photo ci-dessus).  Et Vrabel, nommé coach de l'année 2021 dans la NFL, est toujours aux commandes.  Il ne faut pas oublier que Tennessee s'est monté la meilleure fiche de l'AFC la saison passée (semé no 1 pour les playoffs).  Les Titans se sont approchés à deux victoires du Super Bowl.




Jones n'a pas réussi, à sa seule saison au Tennessee, et la recrue Treylon Burks pourrait faire aussi bien, sinon mieux que lui, à sa place, dans l'alignement.  Pour sa part, Robert Woods (ex-Rams ➢ photo ci-dessus), qui va remplacer Brown, n'est pas une quantité négligeable.  Reste à savoir s'il est bien remis de son opération pour réparer un ligament croisé antérieur, à la mi-saison, l'an dernier.

Au poste d'ailier rapproché, Austin Hooper s'amène en provenance des Browns de Cleveland, pour remplacer Anthony Firkser, parti pour Atlanta.  Les Titans ne gagnent pas au change, mais ils ne perdent pas non plus, les deux joueurs étant inférieurs à la moyenne, à leur position dans la NFL.

L'offensive du Tennessee pourrait donc ne pas être aussi affaiblie que bien des experts le pensent.  Surtout si Henry joue une saison complète, comparée aux neuf matchs qu'il a loupés l'an passé, avec sa fracture au pied. 


 
Foreman n'est plus là, mais Dontrell Hilliard (photo ci-dessus) a bien fait dans un rôle limité en 2021 (350 verges au sol, en 56 courses, deux touchés).

La recrue Hassan Haskins (repêché en 4e ronde) est bourré de talent et pourrait aussi apporter une bonne contribution dans le champ arrière.

Si la direction des Titans a des raisons de s'inquiéter, c'est en raison de l'état déplorable de la ligne à l'attaque, une des moins bonnes du circuit Goodell.  Deux de ses membres, le garde à gauche Jamarco Jones, et le bloqueur à droite, Dillon Radunz, ne sont pas à la hauteur.

La situation des quarts-arrières a quelque peu changé, durant la saison morte, quand les Titans ont sélectionné Malik Willis en 3e ronde du repêchage.  On le dit très doué.  Ce choix n'a pas eu l'heur de plaire au pivot régulier de l'équipe, Ryan Tannehill (bientôt 34 ans).  Le rendement du vétéran a baissé l'an dernier, mais sa fiche, comme QB partant au Tennessee, est éblouissante : 30 victoires, 13 défaites.


Craignant que Willis devienne bientôt son successeur à la tête de l'offensive, Tannehill (photo ci-dessus) a déclaré que ce n'était pas son rôle de s'occuper de la formation de la nouvelle recrue.  Hum, hum...  On repassera pour la recherche d'un mentor pour Willis...

Il y a moins de doute du côté de la défensive.  Elle se classe dans le top-10 de la Ligue dans à peu près tous les départements.  En 2021, elle a bien paru en finissant au 6e rang de la Ligue pour le moins de points accordés.  Les Titans sont impliqués dans plusieurs matchs à pointage serré.  C'est important que la défensive résiste aux bons moments, dans les rencontres corsées.

Parmi les joueurs défensifs qui se sont le plus distingués par leur bonne tenue, il y a le secondeur de ligne Harold Landry (12½ sacks, + excellent pour stopper les jeux au sol), et le demi de sûreté Kevin Byard (31 interceptions depuis la saison 2017).  Il est tellement bon que les quarts-arrières adverses évitent de lancer des passes dans sa direction.  Il fait partie de l'élite de la NFL, et son compagnon de ligne , Amani Hooker, n'est pas loin de ce statut de premiers de classe.




 Jeffery Simmons (photo ci-dessus), est en train de devenir un des meilleurs joueurs de ligne intérieure dans la NFL.  Sa performance de 62 pressions sur les QBs adverses, a été la 5e meilleure à sa position, dans la NFL, la saison dernière.  Il est aidé par son collègue Denico Autry (ainsi que Landry) pour ennuyer les pivots opposés.  Ils masquent les faiblesses de leurs coéquipiers Teair Tart et Bud Dupree.

Les linebackers Zach Cunningham, David Long Jr, et Monty Rice, forment une unité se situant dans la moyenne dans le circuit Goodell.  Ils sont reconnus comme de bons plaqueurs pour arrêter le jeu au sol.

La tertiaire assure de bonnes couvertures aériennes, mais ses titulaires sont vieillissants.  Son plus jeune membre, Caleb Farley (choix de première ronde au repêchage de 2021), n'a presque pas joué à sa saison recrue, après s'être tordu un ligament croisé antérieur.

Je pense que la direction chevronnée des Titans saura conduire encore son équipe à bon port en 2022.  Si ce club régresse, ce ne sera pas de beaucoup.  Il bataillera avec les Colts pour s'accrocher près du sommet de la division Sud.  La porte des playoffs sera difficile à ouvrir, mais je pense que les Titans la franchiront.




➤ Les Colts d'Indianapolis

Aucun doute, les dirigeants des Colts d'Indianapolis ne pouvaient pas être plus frustrés, après que leur club ait raté les séries éliminatoires en perdant le dernier match de la saison, contre les Jaguars de Jacksonville, la pire formation de la NFL.  Ils ont vite trouvé un bouc émissaire, en la personne du quart-arrière Carson Wentz (rendu à Washington), dont ils se sont vite départi par la suite.

Pour la quatrième fois en autant d'années, après la retraite surprise d'Andrew Luck, ils auront un nouveau QB, le vétéran Matt Ryan, 37 ans (photo ci-dessus), obtenu des Falcons d'Atlanta, en échange d'un choix de 3e ronde au repêchage de cette année.  Avec lui, les Colts misent le tout pour le tout, en espérant que Ryan leur donne au moins une ou deux bonnes saisons.   L'an passé, avec Atlanta, Ryan a connu une campagne pénible, mais c'était probablement parce qu'il était très mal entouré, et à court de ressources valables.

Ryan n'a pas besoin de retrouver le meilleur de ses plus beaux jours avec les Falcons.  Les Colts lui demandent seulement de bien gérer l'attaque, sans faire d'erreurs coûteuses, comme Wentz en a trop commises l'an passé.  L'expérimenté QB Nick Foles (ex-Bears et ex-Eagles) sera prêt à prendre la relève si nécessaire. 




L'offensive restera centrée sur le champion coureur de 2021, le sensationnel porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus).  Il est devenu le plus jeune joueur de l'histoire de la NFL à franchir la barrière des 2 000 verges de gains (passes et courses combinées), et celle des 20 touchés marqués.  Il a égalé un record de la Ligue avec huit parties consécutives de plus de 100 verges de gains, avec au moins un touché.

Comme son homonyme Derrick Henry, des Titans, Taylor gagnent énormément de verges après le premier contact avec les défenseurs opposés.  La saison dernière, il en a accumulé 1 272 de cette façon.  C'est plus que le total de verges enregistrées (avant et après contact) par les autres porteurs de ballon de la NFL.  Époustouflant !!!

Quand Taylor aura besoin de reprendre son souffle sur les lignes de côté, Phillip Lindsay (ex-Dolphins et ex-Broncos) peut assurer la relève.  Comme Nyheim Hines, qui est également un bon receveur de passes, et un bon retourneur de bottés.




Et quand Ryan devra lancer le ballon, il pourra compter sur son receveur no 1, Michael Pittman Jr (photo ci-dessus).  L'attaque des Colts ressemble à celle des Titans du Tennessee, leurs principaux rivaux dans la division Sud de l'AFC : un porteur de ballon dominant avec un seul receveur dangereux.

Après Pittman, Ryan n'aura, en effet, que des cibles inexpérimentées : soit Parris Campbell, et la recrue Alec Pierce.  Mais il pourra aussi viser Taylor, qui, la saison passée, a été le 2e meilleur receveur de passes de l'équipe.  Mais Ryan pourrait aider sa nouvelle équipe à mieux réussir en zone rouge, une grave défectuosité l'an passé avec Wentz comme général de l'offensive.

La ligne à l'attaque est bien fournie et se classe dans le top-10 de la NFL.  Elle est bâtie pour favoriser le jeu au sol.  Par contre, elle n'obtient pas de bonnes notes en protection de quart-arrière.  Le centre Ryan Kelly est moins bien coté, sur cette unité, mais, au besoin, le bloqueur à gauche, Matt Pryor, peut prendre sa place, et accomplir un meilleur travail.




Braden Smith (à droite sur la photo ci-dessus) excelle à sa position de bloqueur du côté droit, et son coéquipier Danny Pinter, garde du même bord, est supérieur à la moyenne, parmi les joueurs occupant le même poste que lui dans la grande ligue.  Comme le reste de cette ligne, Quenton Nelson, garde à gauche, peut assurer les demis offensifs d'un bon soutien pour les jeux au sol.

Étant donné leurs limitations en offensive, les Colts, - encore une fois comme les Titans du Tennessee -, doivent se fier sur leur bonne défensive pour les garder toujours dans le match.  Sans être super, le "front 7" fait de la bonne besogne.  Les Colts ont recruté l'agent libre Yannick Ngakoue (ex-Raiders) pour sa capacité à mettre de la pression sur les QBs adverses.  Il est cependant peu efficace contre la course.  À ses côtés, le massif Grover Stewart (6 pieds, 4 pouces, 315 lbs), est incontournable, et ne laisse passer personne sur les attaques terrestres. 

Derrière la première ligne de défense, le linebacker Darius Leonard est un joueur étoile depuis longtemps.  Son palmarès en 2021 : 122 plaqués, huit passes rabattues, quatre interceptions, huit échappés provoqués, et meilleur salaire à sa position dans la NFL !

Son coéquipier Bobby Okereke (photo ci-contre) n'a pas rattrapé son haut niveau de jeu de sa meilleure campagne (2019), mais le potentiel est toujours là, et il se défend très bien en couverture de passes.

Heureusement pour la tertiaire, qui avait grand besoin de renforcement, les Colts ont acquis les services de l'agent libre Stephon Gilmore (ex-Panthers) qui trône encore près du sommet dans la hiérarchie des demis défensifs de la NFL.  Le demi de coin Isaiah Rodgers tire également bien son épingle du jeu, et son assistant, Kenny Moore II, a été élu à son premier Pro Bowl l'an dernier.

Rodney McLeod et Armani Watts sont venus du marché des agents libres pour améliorer la situation des demis de sûreté. 

Le reste de l'unité est de qualité moyenne, mais elle peut bien s'adapter à diverses situations, autant en couverture de zone, qu'en couverture homme pour homme.  Par son bon positionnement, et ses mouvements difficiles à interpréter pour les QBs et les receveurs opposés, elle force parfois des jeux risqués qui tournent à son avantage.  Cela explique les 19 interceptions de cette brigade, 3e dans ce département dans la Ligue Nationale.


Colts et Titans devraient se livrer une course nez à nez pour la première place de la division Sud.  En même temps, cette course aux séries éliminatoires sera facilitée par un calendrier très facile, pendant que ce sera l'inverse pour les grosses équipes des autres divisions de l'AFC, qui s'entre-déchireront et se battront entre elles.

D'accord, les deux belligérants devraient prendre la route des séries de fin de saison, mais étant donné la puissance de leurs futurs adversaires, sur ce chemin plein d'embûches, ils n'iront pas loin.


Les Chiefs de Kansas City

Sans vouloir faire un vilain jeu de mots, on peut dire que les Chiefs de Kansas City ont perdu quelques plumes depuis la fin de la saison dernière.  L'échange, qui a envoyé l'incomparable receveur Tyreek Hill aux Dolphins de Miami, a créé une onde de choc à travers la NFL.

Hill voulait être le receveur le mieux payé de la NFL, après avoir brisé le record de franchise, pour le plus grand nombre de passes captées en une saison, avec 111.  Mais les Chiefs n'avaient pas les moyens financiers pour satisfaire ses demandes salariales exorbitantes.

Les cinq choix de repêchage obtenus en retour de l'ex-road-runner de Kansas City, devraient valoir leur pesant d'or.  Déjà, les Chiefs ont pigé dans ces sélections pour mettre la main sur une recrue très prometteuse en la personne du jeune receveur Skyy Moore (choix de 2e ronde ➢ photo ci-dessus).  Il est loin d'avoir la rapidité de Tyreek Hill, mais sa principale qualité c'est d'éviter ou de briser les plaquages des défenseurs adverses.




Les Chiefs ont remodelé leur groupe de receveurs durant la saison morte.  À part Mecole Hardman, un ailier espacé qui n'a pas atteint les objectifs fixés pour lui par les entraîneurs, seul l'ailier rapproché tout étoile Travis Kelce (photo ci-dessus) est de retour à son poste.  Ses statistiques sont encore fantastiques, mais elles ont un peu diminué.  C'est normal.  

Comme Mahomes, il ne pouvait pas soutenir indéfiniment le rythme infernal de ses précédentes saisons.  À bientôt 33 ans (le 5 octobre prochain), Kelce, comme tous les meilleurs joueurs à sa position, est susceptible de connaître un déclin.  C'est historiquement vérifié.


Donc, remue-ménage chez les receveurs de passes : exit les Byron Pringle (Bears), Demarcus Robinson (Raiders) et Darrel Williams (Cardinals).  Bienvenue les Ronald Jones (ex-Buccaneers), Juju Smith-Schuster (ex-Steelers) et Marquez Valdes-Scantling (ex-Packers).  On n'attend rien d'excitant de la part de ce dernier, mais l'arrivée de Smith-Schuster (photo ci-dessus) est intrigante.

Il ne faut pas se fier à ses dernières statistiques (modestes) avec Pittsburgh.  Son QB, Ben Roethlisberger, n'avait plus de force dans le bras, et ses receveurs éloignés en ont payé le prix.  Juju a également été blessé.

Ce sera différent avec Mahomes.  Depuis 2018, année où il devenu le QB partant des Chiefs, seul Tom Brady a été meilleur que lui.  Mahomes a connu une moins bonne saison l'an passé.  Depuis son opération au gros orteil pour réparer des ligaments, avant la saison 2021, il semble moins à l'aise dans ses déplacements.  Mais, entre nous, comme Kelce, il ne pouvait tout simplement pas continuer sa route avec des performances aussi extraordinaires que celles de ses premières années comme QB régulier de Kansas City.




Il n'en demeure pas moins que Smith-Schuster pourrait élever son jeu de quelques crans avec Mahomes (photo ci-dessus) comme passeur.  Il se révélerait ainsi comme un bien meilleur receveur qu'on le croit, si on accepte de ne pas le comparer à Hill.

Sans ce dernier dans leur alignement, les Chiefs vont glisser en bas du 2e rang qu'ils occupaient l'an passé au classement des meilleurs producteurs de gains aériens dans la NFL.  Mais grâce à Mahomes, et à la grande expertise du coach Andy Reid, ils devraient se maintenir parmi les premiers de classe dans ce domaine.  Reid a le tour d'utiliser son personnel en tablant sur les points forts de chacun de ses joueurs.

Néanmoins, tous ces changements vont requérir une période d'adaptation, ou de rodage, pour tout mettre en place, et en bon état de fonctionnement.  Sans Hill pour capter les longues bombes, Reid devra se résigner à commander plus de passes en zones courtes ou intermédiaires.




Mahomes est un maître dans l'art d'improviser, avec succès, des jeux inattendus, ou à faible pourcentage de réussite.  Et ce, sans faire d'erreurs quand le jeu prévu n'est pas disponible, ou qu'il devient impossible.

Les Chiefs doivent espérer que l'attaque aérienne continue de rapporter gros, car leur offensive terrestre est terriblement inefficace avec le porteur de ballon Clyde Edwards-Hilaire (photo ci-dessus).

On a fait signer un contrat à Ronald Jones, après que les Buccaneers l'ait laissé partir à la suite d'une dernière saison décevante à Tampa Bay.  Il va jouer les seconds violons, comme Darrel Williams (Cards), le demi offensif qu'il remplace à Kansas City.

Jerick McKinnon a évité de justesse d'être retranché du camp d'entraînement, au début du mois.  Reid a décidé de le garder, surtout pour ses talents de receveur sur les 3e essais.  

En conclusion de cet état des forces au champ arrière : rien pour faire sortir les Chiefs des bas-fonds dans le domaine des gains au sol chez les pires attaques terrestres de la NFL.




Pourtant ces médiocres porteurs de ballon devraient pouvoir s'engouffrer dans les ouvertures que leur procure l'excellente et versatile ligne à l'attaque des Chiefs.  Le centre Creed Humphrey et le bloqueur Darian Kinnard font partie de l'élite du circuit Goodell.  Et le garde Joe Thuney n'en est pas loin.

Le caractère explosif de l'attaque aérienne des Chiefs, sous la conduite fantastique de Mahomes, a fait oublier très souvent les faiblesses de la défensive de l'équipe.

La première ligne de défense, malgré la forte présence de Chris Jones (photo ci-dessus), est incapable d'arrêter le jeu au sol.  Les principaux coupables de cette tare sont Derrick Nnadi et Frank Clark.  Kansas City a fini à l'avant-dernier rang de la ligue pour la moyenne de verges accordées par course.




Elle a fait mieux pour exercer une pression soutenue sur les QBs opposés, mais cela s'est traduit par seulement 31 sacks du quart (4e plus petit nombre dans la NFL).  Les Chiefs espèrent obtenir du secours, pour améliorer ce volume, après avoir sélectionné George Karlaftis en première ronde du dernier repêchage.

Les sacks, survenant souvent sur les 3e essais, permettent généralement des changements de possession de ballon, en écourtant ainsi le temps passé sur le terrain par la défensive.  Du même coup, pendant que les joueurs défensifs se reposent plus fréquemment, l'offensive de l'équipe peut se déployer davantage pour marquer des points.

Aux postes de linebackers, les jeunes Willie Gay, et surtout la recrue Nick Bolton (photo ci-dessus), ont agréablement surpris en 2021.  Jermaine Carter Jr, l'autre secondeur de ligne, a toutefois mal paru.

La tertiaire est à mi-chemin entre les bonnes et les moins bonnes unités défensives de la Ligue.  Les demis de coin Rashad Fenton et L'Jarius Sneed, ainsi que le demi de sûreté Juan Thornhill, en sont les meilleurs éléments. 




Reste à savoir si Justin Reid (ex-Texans ➢ photo ci-dessus), qui remplace l'excellent Tyrann Mathieu (maintenant avec les Saints), se montrera à la hauteur du défi qui l'attend.  On peut en douter...  

La recrue Trent McDuffie (choix de première ronde du dernier repêchage) sera également appelé à faire sa part pour compenser un peu le vide créé par le départ de Mathieu et celui de Charvarius Ward (49ers).  À noter que les Chiefs ont terminé en 26e position de la NFL, l'an passé, au chapitre des verges nettes allouées sur les jeux de passe des équipes adverses.

Mahomes et les Chiefs risquent de s'ennuyer de Tyreek Hill, leur gros frappeur de circuits.  

La présence de plusieurs jeunes joueurs inexpérimentés en défensive soulève des incertitudes et des inquiétudes, là où des faiblesses persistent.  Cette brigade défensive va être durement testée en début de campagne avec plusieurs parties contre de puissantes attaques du circuit Goodell.

ANDY  REID
L'offensive des Chiefs n'est plus aussi capable qu'avant de surmonter les nombreux passages à vide de son unité défensive.  Cette unité qui devrait être pourtant plus solide qu'avant, afin de soutenir une offensive diminuée, qui doit apprendre à carburer avec de nouvelles ressources, dans un système de jeu compliqué, qui exige cohésion, synchronisme et précision dans l'exécution.  

La force de ses joueurs vedettes devrait cependant permettre au club de Kansas City de minimiser son nombre de défaites, dans une division Ouest ultra compétitive comme jamais.  Mais leurs chances de prolonger à sept, leur record de championnats consécutifs dans cette même section, sont en péril.  Je prévois que les Chargers de L.A. vont les chasser de cette première position, cette saison.




Au cours des quatre dernières années, Kansas City a réussi à disputer quatre finales de Conférence sur son propre terrain.  Du jamais vu dans l'histoire de la NFL.  Ce précédent est une aberration, surtout avec les aléas du plafond salarial, et en cette époque de surenchère sur le marché des agents libres.

Cependant, le paysage a changé dans l'Ouest de l'Américaine, et même dans la Conférence aussi.  Plus d'équipes aspirent sérieusement aux séries éliminatoires.  Les Chiefs devraient quand même y participer cette année.  Et il n'est pas impossible qu'ils y fassent des ravages.  Ils ont tellement l'expérience de ces matchs sans lendemain pour les perdants.  Ils sont aguerris et savent comment gagner ces batailles royales...

🏈🏈🏈

PRÉVISIONS PRÉCÉDENTES

lundi 5 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS AU CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.


samedi 3 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : UNE BATAILLE ROYALE POUR ACCÉDER AUX SÉRIES ÉLIMINATOIRES DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE !


mardi 30 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022-23 : DES CLUBS MOYENS QUI POURRAIENT SURPRENDRE (BROWNS, SAINTS, CARDINALS, RAIDERS)


samedi 27 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022 : DES ÉQUIPES ENTRE DEUX EAUX (PANTHERS, COMMANDERS, STEELERS, VIKINGS).


jeudi 25 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : DES CLUBS ENTRE DOUTE ET ESPOIR (JAGUARS, JETS, LIONS, SEAHAWKS).


dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

mercredi 19 janvier 2022

NFL DEMIES-FINALES DE L'AFC 2022 : CINCINNATI À TENNESSEE, LE TEMPS DE PASSER DE LA PAROLE AUX ACTES POUR LES TITANS.



Comme je le rapportais avant le début de la saison 2021-22, https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2021/09/saison-2021-22-de-la-nfl-les-titans-du.html
les Titans du Tennessee (12-5) visaient pas moins que le Super Bowl cette année.  Et jusqu'ici, ils tiennent promesse.  Ils connaissent une saison à la hauteur de leurs attentes.  Au final, ils ont décroché le tout premier rang de leur Conférence (Américaine).  Une position convoitée puisqu'elle donne une semaine de congé supplémentaire à ses détenteurs avant d'entamer les séries éliminatoires.

Pareille situation est doublement avantageuse puisque leurs adversaires de seconde ronde ont généralement souffert la semaine d'avant, lors de la première ronde éliminatoire, en devant lutter de toutes leurs forces pour gagner et passer à l'étape suivante.

Justement, ce ne fut pas facile pour les Bengals de Cincinnati d'obtenir leur billet d'accès pour avoir l'opportunité d'affronter les Titans à Nashville, samedi prochain, en fin d'après-midi.  Ils ont mis fin à une disette de 31 ans sans remporter un match éliminatoire en battant de justesse les Raiders de Las Vegas au compte de 26 à 19, à Cincinnati.  Les Raiders ont failli égaler le pointage dans les dernières secondes de la partie, alors qu'ils étaient à moins de dix verges de la ligne des buts des Bengals.







      
Et, sujet d'étude intéressant pour le personnel d'entraîneurs des Titans, les Bengals ont montré quelques faiblesses à exploiter, lors de ce gain assez peu convaincant contre Las Vegas.  En fait, les Raiders ont eu le dessus dans plusieurs phases du jeu : verges gagnées au sol (moyenne de 7,4 par course contre 3,3 pour Cincinnati); verges gagnées par la voie des airs (310 contre 244); les premiers essais (23 contre 18).  Les Bengals ont cependant gagné la bataille des revirements 2 à 0 et ils ont été plus opportunistes que leurs rivaux.

Déjà vulnérables contre la passe (26e cette saison avec une moyenne de 248,4 verges allouées par match), la défensive contre le jeu au sol de Cincinnati devra faire mieux contre les Titans qui ont terminé en 5e place (141 verges de gains par joute, en moyenne) pour les gains au sol en 2021, même s'ils ont manqué les services de leur as porteur de ballon Derrick Henry (fracture du pied) pendant la seconde moitié du calendrier.

Malgré sa très longue absence, Henry a tout de même fini au 9e rang pour les gains au sol (937 verges) dans la NFL en 2021 !  Et advenant qu'il ne serait pas à 100% de sa forme à son retour en action, l'attaque au sol des Titans peut produire autant avec ses compagnons du champ arrière (D'Onta Foreman et Dontrell Hilliard) comme ils l'ont démontré en son absence, en seconde moitié de saison.




Et, par surcroît, rien pour arranger les choses, les Bengals (11-7) ont vu quelques-uns de leurs joueurs se blesser dans le rude affrontement contre les Raiders, le week-end dernier.  Deux joueurs importants de la première ligne défensive n'ont pas terminé la rencontre : Larry Ogunjobi (pied, saison finie, photo ci-dessus) et Trey Hendrickson (commotion cérébrale, mais qui devrait jouer samedi prochain).  Déjà que que les tigres sont l'une des pires équipes pour réussir à mettre de la pression sur les quarts-arrières adverses...

Parlant de blessures, les Titans ont gagné la grande majorité de leurs joutes en 2021 malgré une véritable hécatombe dans leur alignement.  Leurs nombreux blessés ont manqué un total de 300 parties.  L'équipe a utilisé 91 joueurs, un record !  Fait encore plus impressionnant, malgré tous ces joueurs à l'infirmerie, les Titans ont établi un record de la NFL en remportant la victoire dans au moins huit matchs contre des clubs ayant une fiche gagnante.  Ils ont notamment battu : Buffalo, Kansas City, les Rams, San Francisco, et deux fois Indianapolis.  Wow !

Le club de l'entraîneur-chef Mike Vrabel (photo en tête d'article) a pu récupéré et se reposer au cours des dernières semaines.  Les Titans ont eu leur semaine de congé tard dans la saison (le 5 décembre); ils ont aussi bénéficié d'une dizaine de jours sans jouer après avoir vaincu les 49ers un jeudi soir, le 23 décembre, et ils ont mérité une semaine de congé de plus (bye) pour avoir fini au sommet de l'AFC.













Il sera crucial pour le Tennessee de contrôler le temps de possession du ballon en faisant bien fonctionner leur forte attaque terrestre.  Car si la défensive des Titans est solide contre le jeu au sol (à quelques poussières du premier rang de la Ligue), elle en arrache contre l'attaque aérienne (25e, tout juste devant celle des Bengals).  Et on sait comment l'offensive aérienne des Bengals est dangereuse avec Joe Burrow (photo ci-dessus, deuxième meilleur QB de la Ligue pour la moyenne d'efficacité) et son excellent groupe de receveurs.  Mieux vaudra pour les Titans que ces redoutables attaquants demeurent le plus longtemps possible en touche, le long des lignes de côté.

Mieux coachés et plus reposés, les Titans devraient disposer des Bengals, qui n'ont jamais gagné un match éliminatoire à l'étranger (0-7).  Mike Vrabel est le bon entraîneur pour le bon club.  Il est le seul élève de Bill Belichick (pour lequel il a joué et gagné trois fois le SB comme secondeur de ligne des Patriots de la Nouvelle-Angleterre) qui a réussi comme entraîneur-chef.  Comme son mentor, Vrabel est un gars «tough» qui sait soutirer le meilleur de ses joueurs.  Il jouait dur quand il était un joueur actif, il veut également que les joueurs qu'il dirige maintenant donnent tout ce qu'ils ont dans le ventre sur le terrain.  Et jusqu'à maintenant c'est un excellent facteur de succès...

lundi 6 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES TITANS DU TENNESSEE VISENT LE SUPER BOWL.









Très largement favoris pour rafler le titre dans la division Sud de la Conférence Américaine, les Titans du Tennessee ont de plus grandes ambitions cette saison.  Ils visent une participation au prochain Super Bowl, rien de moins.  Oui ils ont les outils nécessaires en attaque, mais leur défensive laisse à désirer, du moins pour un club qui aspire aux plus grands honneurs...

Si je faisais partie de l'unité défensive d'une équipe de la NFL, je n'aimerais pas affronter l'attaque des Titans du Tennessee.  Sur les jeux au sol, la locomotive Derrick Henry est presque impossible à arrêter.  Si vous vous massez à la ligne de mêlée pour espérer limiter les dégâts que le gros gaillard peut causer, le quart-arrière Ryan Tannehill peut changer le jeu et passer facilement le ballon à trois dangereux receveurs que sont A.J. Brown, et deux nouvelles acquisitions : Julio Jones -futur membre du Temple de la Renommée- et Josh Reynolds, qui a montré de très belles choses l'an passé avec les Rams de Los Angeles.

Choisissez votre poison !  Jones (photo ci-dessus) a 32 ans, et ses meilleures saisons sont probablement derrière lui, mais sa seule présence imposera le respect aux demis défensifs et aux secondeurs de ligne adverses, et ça va libérer de l'espace pour Brown et Reynolds, en plus de rendre encore plus dangereux Henry quand le front défensif ennemi s'attendra à un jeu de passe mais que le ballon lui sera remis.

La défensive reste douteuse même si les Titans ont signé Bud Dupree et Denico Autry (une grosse perte pour les Colts, les seuls rivaux sérieux des Titans dans leur division) pour corriger la grande lacune qu'a été le manque de pression sur les quarts-arrières opposés l'an passé.  Le Tennessee pourrait avoir des ennuis en couverture de passe car pas moins de quatre de leurs spécialistes se retrouvent sous d'autres cieux après avoir quitté l'équipe.  Au moins la moitié d'entre eux ne seront probablement pas remplacés adéquatement.

Obtenu en 2019 des Dolphins de Miami, en échange de presque rien, le quart-arrière Ryan Tannehill a été un vrai vol pour les Titans.  Il est rare qu'un joueur de plus de 30 ans se révèle enfin, à un âge si tardif.  Mais cela a été le cas pour Tannehill qui s'est classé parmi les QB les plus efficaces depuis deux ans.  Il a métamorphosé l'offensive de l'équipe qui, avec ses quarts précédents, n'allait nulle part.

Le calendrier 2021 des Titans ne sera pas reposant et leur défensive chancelante risque d'accorder encore beaucoup de verges et de points aux adversaires.  Leur puissante attaque devra donc compenser et maintenir un long temps de possession du ballon afin de ménager cette défensive vulnérable.

L'opposition n'est pas très forte dans la division Sud, ce qui devrait permettre aux Titans de finir en tête sans coup férir.  Mais de là à se rendre en finale de Conférence, c'est loin d'être dans la poche...










Alors que l'offensive est la force des Titans du Tennessee, c'est la défensive qui est celle des Cots d'Indianapolis, leurs principaux rivaux dans la division Sud de la Conférence Américaine.  Même si cette unité a perdu les services de Denico Autry (rendu chez leurs pires ennemis, les Titans), de Justin Houston et de Malik Hooker, les Colts devraient pouvoir compter encore sur une défensive très capable de se classer dans le top-10 de la Ligue Nationale.

Mais c'est un tout autre portrait en offensive.  Le quart-arrière Philip Rivers a pris sa retraite et les Colts l'ont remplacé par Carson Wentz (photo ci-dessus), un choix extrêmement risqué.  D'abord, le nouveau titulaire a la réputation d'être un joueur fragile.  On a même établi à 87 % ses probabilités de blessures graves en 2021 !  Ensuite, son niveau de jeu n'a pas cessé de péricliter depuis 2017, sa seule bonne saison chez les pros.

L'an dernier il a été absolument affreux avec les Eagles de Philadelphie.  Mais il devait constamment courir pour sauver sa vie à cause de la pire ligne offensive de la Ligue dans le domaine de la protection du QB.

Les Colts croient que, mieux protégé, et mieux dirigé, Wentz fera du bon travail à Indianapolis.  Ça reste à prouver !  En cas d'absence à cause de blessure, Wentz n'a aucun remplaçant valable puisque le quart substitut, Jacoby Brissett, est maintenant avec les Dolphins de Miami.

En attaque, les Colts devront s'en remettre surtout à leur excellent porteur de ballon Jonathan Taylor (3e meilleur de la Ligue pour les gains au sol en 2020).  Le manque de bons  receveurs pose problème.  T.Y. Hilton (cou) est encore blessé (comme c'est trop souvent le cas) et il aura 32 ans en novembre.  Le seul autre bon prospect à cette position est le jeune Michael Pittman, de qui les Colts expèrent une vraie éclosion en 2021.

Seuls les Colts croient encore que Wentz va «ressusciter» cette année pour conduire à bon port leur attaque plutôt inoffensive sur les longs jeux de passe.  Si ils perdent leur pari sur lui, ils auront bien des bâtons dans les roues pour gagner suffisamment de parties pour accéder aux séries de fin de saison, au terme d'un calendrier très peu commode pour tous les clubs de leur division.









La seule chose que les pitoyables Jaguars de Jacksonville (1-15) ont réellement gagné l'an passé c'est le premier choix au repêchage de 2021.  Et ce choix n'était pas difficile à faire. Le quart-arrière Trevor Lawrence (photo ci-dessus) a été l'heureux élu, comme tout le monde le prévoyait.  Il a bien fait au camp d'entraînement et dans les matchs préparatoires, et les risques qu'il échoue (comme bien d'autres premiers choix dans l'hsitoire de la NFL) sont, semble-t-il, très minces.  Les fans des Jags sont très très excités à son sujet, mais leurs attentes semblent pas mal trop élevées !  Le jeune homme n'est probablement pas un messie ou un sauveur qui va transformer leurs favoris en champions, du moins, pas cette saison...

Dépourvus à chaque position de leur alignement l'an dernier, les Jaguars ont dépensé des fortunes dans l'entre-saisons pour engager des agents libres.  Parmi ceux-ci notons des noms intéressants comme le receveur Marvin Jones (ex-Lions) qui, avec D.J. Chark, devrait former un duo dynamique comme ailiers éloignés.  Dans le champ arrière, Jacksonville a ajouté Carlos Hyde pour seconder le jeune James Robinson qui a été fantastique en 2020 (1 414 verges de gains au total).  Au poste de quart-arrière, on a acquis C.J. Beathard, au cas où le jeune Lawrence faillirait à la tâche.

En défensive, les nouveaux coachs de l'équipe vont passer davantage à un système 3-4 (trois joueurs en première ligne et quatre en seconde ligne) au lieu du 4-3 inefficace de l'an dernier.  Les Jaguars ont profité du marché des agents libres en sur-payant des gars comme Roy Robertson-Harris (ex-Bears) et Jihad Ward (ex-Ravens) pour améliorer leur capacité de presser les quarts adverses.  Une pression qui faisait gravement défaut en 2020.  Ils ont également misé sur Malcom Brown (ex-Saints) pour renforcer leur défense contre le jeu au sol.

Du côté de la couverture contre la passe, ils ont aussi marqué des points en allant chercher le demi de coin Shaquill Griffin (ex-Seahawks) et le demi de sûreté Rayshawn Jenkins (ex-Chargers).  Mais la valeur ajoutée de cette unité défensive, poreuse l'an dernier, va dépendre surtout de la progression des jeunes joueurs qui sont nombreux à plusieurs postes.

Bref, les Jaguars seront meilleurs cette année, surtout si la prometteuse recrue Trevor Lawrence réussit sa rentrée chez les pros.  Il reste trop de trous à boucher en défensive pour que l'équipe connaisse une saison gagnante.  Mais six ou sept victoires en 2021 devient un objectif à leur portée si tous les ajustements apportés à la formation, et aux plans de matchs, portent fruits, pour faire en sorte que tout se déroule assez bien...













En 2021, les joueurs des Texans de Houston auront la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  Et...probablement la pire formation de la Ligue aussi !  Au cours de la dernière année, la franchise du Texas a été une véritable entreprise de destruction massive !  Tous leurs meilleurs éléments ont pris la porte de sortie.

Il restait le quart-arrière Deshaun Watson (photo ci-dessus), mais celui-ci sera probablement écarté de l'alignement car il doit faire face à pas moins de 22 plaintes d'inconduite ou d'agressions sexuelles.  À sa demande, l'équipe tente de l'échanger, mais ils n'ont pas trouvé preneur jusqu'à maintenant, et il semble qu'on le paiera pour qu'il demeure chez lui cette saison.

Comme si les choses n'allaient pas déjà très mal !  Les pronostics sont épouvantables en vue de la prochaine campagne.  Les moins pires prédisent quatre victoires (comme en 2020) aux Texans.  D'autres leur en accordent deux.  Les plus pessimistes : zéro !

Peut-être que ces sombres prédictions sont trop sévères.  L'entraîneur en chef  David Culley a confirmé que c'est Tyrod Taylor qui sera aux commandes de l'attaque lors du premier match régulier de l'équipe, dimanche prochain.  Par le passé, avec d'autres formations, Taylor a connu quelques bonnes séquences, mais ce n'est certainement pas un aussi bon QB que Watson.  De plus, il est sujet aux blessures.

Autour de lui, le personnel offensif ne fera pas de miracle.  Le seul bon receveur est Brandin Cooks qui, gageons-le, verra beaucoup de doubles couvertures sur lui.

Chez les porteurs de ballon, David Johnson devrait voir le plus d'action, mais il y a aussi Phillip Lindsay, Mark Ingram II et Rex Burkhead qui doivent tous se demander comment et dans quelle mesure ils seront utilisés au champ arrière.  Tous peuvent toutefois servir assez bien d'options sur des jeux de passe.  La ligne offensive comporte des faiblesses qui n'ont pas été corrigées dans l'entre-saisons.

La défensive aussi, a été presque complètement changée.  Ce sera étrange de ne plus voir J.J. Watt à son poste, lui dont la direction a eu pitié en l'envoyant poursuivre (et possiblement finir) sa glorieuse carrière en Arizona.  Il faut absolument que cette nouvelle unité, rebâtie avec 19 vétérans provenant du marché des agents libres, soit capable d'effacer la minable performance de leurs prédécesseurs de l'an dernier qui n'ont réussi à provoquer que neuf petits revirements.

Les Texans espèrent que tous ces nouveaux venus d'expérience pourront faire mieux dans tous les départements, que ce soit pour neutraliser les jeux au sol, appliquer de la pression sur les quarts-arrières, ou améliorer la couverture sur les jeux aériens.  Pratiquement derniers dans la Ligue dans tous ces domaines, les Texans peuvent difficilement être aussi pires que la saison passée.

En 2021, les Texans peuvent surprendre quelques adversaires pas très forts qui les prendront trop à la légère.  Quatre victoires, c'est pas mal tout ce qu'ils peuvent espérer...