Affichage des articles dont le libellé est Vic Fangio. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Vic Fangio. Afficher tous les articles

vendredi 9 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : SAN FRANCISCO À PHILADELPHIE ⇨ DANS LE FROID DE PHILADELPHIE, LES 49ers SONT DÉFAVORISÉS PAR LE CLIMAT ET LES BLESSURES À LEURS JOUEURS DÉFENSIFS...



Les 49ers de San Francisco (12-5) ont quitté la chaleur de la Californie pour se rendre dans la froidure de Philadelphie où ils affronteront les Eagles (11-6) en première ronde des séries éliminatoires (Wild Card) de la Ligue Nationale de Football.  

Ce n'est pas ce qu'ils espéraient.  L'idéal, pour eux, aurait été de pouvoir sauter cette 1ère ronde en finissant premiers au classement de la Conférence Nationale, la semaine dernière.  Ils auraient eu l'avantage du terrain pour le reste des playoffs, jusqu'au Super Bowl du 8 février prochain, qui sera joué chez eux, à San Francisco (Santa Clara).

Ils auraient aussi bénéficié de plusieurs jours supplémentaires pour se reposer et permettre à plusieurs de leurs joueurs blessés de guérir leurs blessures.  Mais voilà, les plans ont changé après leur défaite de 13 à 3 subie contre les Seahawks de Seattle, lors du dernier match du calendrier régulier, samedi passé.  Les Hawks ont ainsi pu les devancer en tête de la division Ouest, et de la NFC. 
 


Ce revers humiliant de 13 à 3, a marqué la pire performance offensive des Niners depuis que Kyle Shanahan (photo ci-dessus) dirige l'équipe, soit, depuis 2017.  On peut se demander si cette rebuffade laissera des traces dimanche, face aux Eagles, dans un stade glacial.

Par surcroît, cette dure bataille contre le club de Seattle a coûté cher puisqu'elle a causé d'autres blessures à des joueurs réguliers, surtout en défensive, une unité qui était déjà sévèrement amochée.  

Pas moins de cinq secondeurs de ligne sont sur la liste des blessés : Tatum Bethune (aine) et Nick Martin (commotion) sont déjà exclus de la rencontre de dimanche.  Fred Warner (cheville), Luke Gifford (quadriceps) et Dee Winters (cheville) représentent des cas incertains, mais plutôt douteux.



Quatre ailiers défensifs sont également sur le carreau, dont Mykel Williams (genou) et Nick Bosa (genou) qui sont définitivement hors de combat; tandis que Yetur Gross-Matos et Keion White (ischio-jambiers) sont questionnables pour dimanche, tout comme le plaqueur Jordan Elliott (genou→ photo ci-dessus).

Du côté de l'offensive, le rapide ailier éloigné Brandon Aiyuk, ainsi que le garde Ben Bartch seront encore absents pour une période indéterminée,  L'ailier espacé Ricky Pearsall risque de manquer aussi le rendez-vous de dimanche, car il est blessé à un genou et à une cheville.  L'ailier rapproché George Kittle devrait jouer, même s'il soigne encore une blessure à une cheville.  

Le bloqueur Trent Williams pourrait tenter un retour au jeu s'il est suffisamment remis d'une blessure aux ischio-jambiers.  Williams est un joueur étoile très important pour protéger le quart Brock Purdy sur les jeux de passes, et pour ouvrir le chemin au porteur de ballon Christian McCaffrey.  À lui seul, il peut faire une différence dans un match d'une telle envergure.



De l'autre côté, les Eagles sont en bien meilleure santé car l'entraîneur chef Nick Sirianni (photo ci-dessus) a fait reposer ses meilleurs joueurs, au lieu de les utiliser, lors du dernier match de l'équipe, dimanche dernier, contre les Commanders de Washington.  

Sirianni espère de tout coeur que le bloqueur Lane Johnson pourra revenir au jeu dimanche, après qu'il ait raté six semaines en raison d'une blessure à un pied.  Johnson a participé aux entraînements cette semaine.  L'attaque des Aigles, et son quart arrière Jalen Hurts, sont plus efficaces quand il est à son poste, sur la ligne offensive.  Comme Trent Williams, des Niners, Johnson peut faire une grosse différence, comme le prouve les statistiques du quart Jalen Hurts et du demi offensif Saquon Barkley.  Elles sont meilleures quand Johnson est sur le terrain, pour les appuyer.

L'état de santé des joueurs des deux équipes a influencé le choix des preneurs aux livres pour le duel de dimanche.  Ils misent sur les Eagles pour gagner par 5½ points.  Un autre facteur en leur faveur c'est le fait que la partie a lieu à domicile, devant leurs farouches partisans. 
 


De plus, les 49ers ne sont pas habitués de jouer dans des conditions climatiques aussi rigoureuses, en terrain hostile.  Leur attaque pourrait être ralentie par le froid, la neige et le vent, tandis que leurs jeunes joueurs défensifs, prenant la place des vétérans blessés, manquent d'expérience, dans ce genre de match éliminatoire.

Leurs rivaux de la défensive de Philadelphie sont nettement plus aguerris, et profitent de la vaste expérience de 40 ans, de leur coordonnateur Vic Fangio.  Ils sont bien préparés à faire face à la dangereuse attaque des Niners.  Ils jouent mieux depuis la mi-saison.  

En effet, depuis la semaine 10, cette défensive a été la meilleure de la NFL en n'accordant que 15,6 points en moyenne, par rencontre.  Ainsi, bien supportée, l'attaque peut être conservatrice et s'assurer d'éviter les revirements, afin de marquer juste assez de points pour remporter des victoires.



L'offensive a également fait des progrès au cours des dernières semaines.  Ce n'est pas étranger au fait que les Eagles ont recommencé à utiliser plus fréquemment le jeu d'option de course avec le quart Jalen Hurts (photo ci-dessus) comme porteur de ballon.  Ce sont des jeux de course désignés pour Hurts, après avoir feinté une remise au demi offensif.  Barkley est plus efficace et productif grâce à cette tactique qui rend confuse la défense adverse.  Ce jeu a rapporté tant de succès l'an passé, lors de la conquête du trophée Lombardi (Super Bowl 59).

Hurts a été critiqué cette saison, justement parce qu'il courait moins avec le ballon, et qu'il ne lançait pas suffisamment de passes à ses dangereux ailiers éloignés A.J. Brown et DeVonta Smith.  Mais il a remédié à la situation au cours des dernières semaines, même si l'attaque au sol est toujours privilégiée.  Brown et Smith ont terminé la saison avec plus de 1 000 verges de gains aériens.  Barkley pourrait également recevoir plus de passes dimanche contre les 49ers, afin de déstabiliser leur jeune défensive.

Avant l'affront de la panne offensive de samedi passé contre Seattle, les Niners avaient produit une moyenne de 35,7 points par partie, au cours d'une série de six victoires consécutives.  Le quart Brock Purdy (photo ci-dessous) avait été formidable en lançant au moins deux passes de touchés à chaque match.  Mais la plupart du temps, c'était contre de faibles défensives. 
 


Les Niners ont subi quatre de leurs cinq défaites cette saison quand ils ont affronté des défensives dans le top-7 de la NFL.  Leur moyenne de points marqués n'a été que de 15,6 dans ces rencontres.  Les Eagles possèdent justement une de ces défensives les plus avares de points (5e).  Elle est particulièrement restrictive contre les jeux de passes, et contre les ailiers rapprochés adverses.  

Les demis de coin Cooper DeJean, et surtout Quinyon Mitchell, ne se font pas déjouer souvent par les quarts arrières ennemis.  Mitchell n'a pas alloué de passe de touché, cette saison.  Et il est le demi de coin qui a permis le moins de passes complétées, dans la NFL.  La tertiaire de Philadelphie a été la meilleure de la Ligue dans ce département, en ne permettant qu'un taux de passes complétées de 56,5 %.  Avis à Brock Purdy et à son ailier rapproché George Kittle... 

La fiche de 12-5 des 49ers est pas mal trompeuse.  San Francisco avait probablement le calendrier le plus facile dans la Ligue Nationale.  Contre des adversaires qui ne sont pas en séries éliminatoires cette année, les Niners ont remporté huit matchs sur neuf (8-1); tandis que contre des opposants qui participent aux playoffs cet hiver, leur fiche est de quatre gains et autant d'échecs (4-4).



Leur défense contre le jeu aérien se situe parmi les moins étanches dans le circuit Goodell (25e avec une moyenne de 232,4 verges accordées par rencontre).  Le "pass rush", de cette défense décimée par les blessures, est le pire de la Ligue.  Il n'a produit que 20 sacs (32e), et n'exerce de la pression sur les QBs adverses que 25 % du temps (32e).  Ce qui va faciliter la tâche de Jalen Hurts et de sa ligne offensive, dimanche.  

Ce manque de pression pénalise aussi la défense secondaire des 49ers, car Hurts disposera de plus de temps pour repérer ses receveurs, qui auront eux aussi plus de temps pour se démarquer de leurs couvreurs.

De son côté, la défensive des Eagles va se concentrer sur Christian McCaffrey (photo ci-dessous), qui est à la fois le meilleur porteur de ballon et le meilleur receveur de son équipe.  C'est le moteur de l'attaque de San Francisco.  Parvenir à limiter le plus possible sa production, c'est s'offrir de meilleures chances de gagner cet affrontement de dimanche.
  

Forcer les Niners à de longs 3e essais représente la clé du succès en défensive.  Si Ricky Pearsall est encore absent dimanche, et que McCaffrey est bien surveillé, ça laisse peu d'options à Brock Purdy pour convertir ces longs 3e essais.  Surtout dans le contexte où la défense excelle contre les ailiers rapprochés, dont fait partie George Kittle.  De plus, contrairement au faible "pass rush" des 49ers, celui des Eagles est redoutable.  Il a produit 42 sacs cette saison (8e plus haut total dans la NFL).

Pendant que les 49ers ont compilé un dossier négatif de -6 en ce qui concerne les revirements, cette saison, ce fut l'inverse pour les Aigles (+ 6).  À cause de ses nombreux joueurs absents à cause de blessures, la troupe de Kyle Shanahan aura beaucoup de mal à gagner la guerre des tranchées, surtout dans les conditions hivernales de Philadelphie.  C'est probablement là que la partie va se jouer et se décider.  

Les Eagles ont plus de chances d'avoir le dessus sur leurs adversaires quand ils les dominent physiquement.  Ça leur permet d'établir solidement leur attaque au sol, et d'épuiser leurs opposants en contrôlant le temps de possession du ballon.  Sans oublier que Jalen Hurts et son offensive sont très opportunistes en zone payante ("red zone") puisqu'ils marquent des touchés dans 70,5 % des occasions (1er dans la NFL), notamment à l'aide de leur fameuse poussée fraternelle ("tush push"→ photo ci-dessous).



Peut-être que Kyle Shanahan a soutiré le meilleur de ses joueurs dans cette longue saison marquée par les blessures.  Il ne leur reste probablement plus grand chose dans le réservoir.  Cela a paru dans leurs deux derniers matchs, quand leur défense et leur attaque ont flanché à tour de rôle.

Bien reposés et bien préparés, les Eagles sont prêts à défendre leur titre de champions du Super bowl de l'an dernier.  Les 49ers vont s'en rendre compte dimanche prochain, dans l'igloo de Philadelphie, sous les hurlements d'une foule de partisans déchaînés contre eux.

49ers  20,    Eagles  24.               

dimanche 7 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PHILADELPHIE À L.A. CHARGERS ⇨ JUSTIN HERBERT PEUT-IL BATTRE LES EAGLES AVEC UNE SEULE MAIN ?



Le quart arrière Justin Herbert, des Chargers de Los Angeles (8-4), a été opéré lundi dernier, pour une fracture à la main gauche.  Pourtant il compte bien jouer au Monday Night de lundi prochain, contre les Eagles de Philadelphie (8-4).  De sa performance dépendra grandement le résultat du match.

À cause de son handicap, les Chargers pourraient confier plus de responsabilités aux porteurs de ballon Kimani Vidal et Omarion Hampton, afin d'enlever de la pression sur Herbert.  D'autant plus que la défense contre le jeu au sol des Eagles est particulièrement pourrie ces temps ci.  Elle a alloué un monstrueux total de 281 verges (oui, vous avez bien lu) aux Bears de Chicago, au Black Friday, la semaine dernière, dans une défaite gênante de 24 à 15 de Philadelphie.

Par dessus le marché, la brigade défensive des Aigles a perdu les services du joueur de ligne Jalen Carter, opéré aux deux épaules, cette semaine.  Au cours des deux derniers matchs, deux revers, cette défensive s'est fait déjouer pour 898 verges par les Bears, et les Cowboys de Dallas.  Est-ce que le coordonnateur défensif Vic Fangio va réussir à apporter les correctifs nécessaires avant l'affrontement de lundi soir, au SoFi Stadium d'Inglewood, domicile des Chargers ?



Pendant que la défensive faillit à la tâche, l'offensive ne fait pas mieux.  Au cours du dernier mois (quatre parties), elle n'a généré qu'une piètre moyenne de 15½ points par rencontre.  Le quart arrière Jalen Hurts (photo ci-dessus) a complété moins de 60 % de ses passes, dans trois de ces matchs.  

Et le porteur de ballon, la clé du succès de cette attaque, l'an passé, est toujours au neutre cette saison, avec sa faible moyenne de 3,7 verges par course.  À pareille date, l'année passée, elle était de 6,1 verges par portée...  L'absence du bloqueur Lane Johnson, blessé à un pied, ne pourra pas l'aider à se frayer un chemin dans la défense des Bolts, lundi.

Hurts est beaucoup critiqué ces temps ci, parce qu'il ne court plus autant avec le ballon, comme il le faisait si bien lors des dernières saisons.  Il a même du mal à réussir les fameuses poussées fraternelles ("tush push") maintenant !  Ne pouvant plus se fier sur Barkley pour des jeux explosifs, et prolonger les séries de jeux offensifs, il semble manquer de synchronisme et de rythme, ce qui provoque une désorganisation nuisible à l'offensive.



Dans le vestiaire, le mécontentement et les critiques, n'améliorent pas l'esprit d'équipe, chez les Eagles.  C'est plutôt le chaos.  Heureusement, le club de l'entraîneur Nick Sirianni (photo ci-dessus) n'a pas de concurrence sérieuse dans sa division (Est de la Conférence Nationale), et il est pratiquement assuré de remporter le championnat de la section, et de s'assurer d'une place avantageuse, en séries éliminatoires.

Ce n'est pas le cas des Chargers, qui ont un calendrier horrible d'ici la fin de la saison régulière.  Outre les Eagles, ils devront affronter les Chiefs de Kansas City, les Cowboys de Dallas, les Texans de Houston et les Broncos de Denver !  Ouf !  Ça ne sera pas de la tarte !

S'il fallait que Justin Herbert soit incapable de faire du bon travail à cause de sa main fracturée, les Chargers seraient dans le pétrin, et pourraient rater les playoffs...  Les preneurs aux livres croient que Herbert ne pourra pas être à la hauteur lundi soir contre Philadelphie.  Ils favorisent les Eagles pour gagner par 1½ point.  



Je me fie plutôt aux dernières tendances.  Les Eagles jouent très mal depuis un mois, autant en attaque qu'en défense, tandis que les Bolts viennent de remporter quatre de leur cinq dernières rencontres.  Ils peuvent compter sur la deuxième meilleure défense contre la passe de la NFL (168,3 verges accordées en moyenne par match), et ils sont 3e pour les verges totales allouées (275,2 contre 347,2 pour Philadelphie).

Ils ont plus besoin de gagner cette partie que les Eagles, qui sont déjà assurés d'avoir la chance de défendre leur titre de champions du Super Bowl, au début de l'année prochaine.  À moins que Justin Herbert soit incapable de bien jouer, lundi, je pense que son club va l'emporter.

Eagles   20,     Chargers  23. 

samedi 4 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : DENVER À PHILADELPHIE ⇨ INVAINCUS, LES EAGLES N'ONT POURTANT PAS JOUÉ ENCORE À LEUR PLEIN POTENTIEL.



C'est ce qui est le plus effrayant pour leurs futurs adversaires : bien qu'ils soient invaincus cette saison, les champions du dernier Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (4-0), sont loin d'avoir joué leur meilleur football jusqu'ici.  Ils vont encore affronter une bonne équipe dimanche après-midi, quand ils vont recevoir les Broncos de Denver (2-2) au Lincoln Financial Field de Philadelphie.

Il ne faut pas trop se fier aux statistiques comparatives entre ces deux clubs.  Les Broncos ont de meilleures stats dans presque toutes les catégories.  Sauf, peut-être, dans les plus importantes : les points marqués (moyenne par match de 27 pour les Eagles, et de 24 pour Denver), les revirements (Philadelphie différentiel de +4 et Broncos -2), et, bien sûr, le nombre de victoires : 4 contre 2.

Les Eagles ont dû se battre pour gagner contre quatre adversaires (Dallas, Kansas City, L.A. Rams et Tampa Bay) plus coriaces que ceux que les Broncos ont vaincus (victoire à Denver contre Tennessee, et Cincinnati).  Denver a perdu à l'étranger contre des opposants de taille : Indianapolis et les Chargers de Los Angeles.



Et c'est là un détail important.  En général, le quart arrière des Broncos, Bo Nix (photo ci-dessus), ne réussit pas de bonnes performances quand il joue sur des terrains étrangers.  En carrière, en onze visites en dehors de Denver, huit fois il n'a pas dépassé 220 verges de gains aériens.  Il serait surprenant qu'il réussisse à le faire dimanche contre la forte défensive des Eagles, dans la ville de l'amour fraternel.

Les deux équipes se ressemblent, en ce sens qu'elles prônent une approche conservatrice, basée sur l'attaque au sol et une défensive restrictive.  

Les Eagles ont été inconstants dans leurs quatre victoires, alternant mauvaises et bonnes demies.  Mais ils ont toujours su trouver des moyens de gagner, bien que ce fut par de faibles écarts de pointage.  

Ils ont été opportunistes, comme les équipes championnes savent l'être, malgré l'adversité.  En attaque, comme en défensive, ils ont bien performé en zone payante (red zone).  Et surtout, ils ont évité les erreurs coûteuses tout en profitant de celles commises par leurs adversaires (5 revirements).



Si Bo Nix est moins efficace sur les terrains des clubs opposés, ce ne sera pas différent dimanche à Philadelphie.  Le coordonnateur défensif des Eagles, l'expérimenté Vic Fangio (photo ci-dessus), excelle à déstabiliser les jeunes quarts comme Nix. Il maîtrise l'art de simuler de faux schémas de blitz ou de couverture de passes, qu'il modifie habilement dans les dernières secondes avant la remise en jeu.

Cela crée de la confusion dans l'esprit des jeunes quarts arrières ennemis.  Ils sont souvent incapables de s'ajuster aux changements effectués par Fangio, ou d'improviser de nouveaux jeux, en fonction de ces variations de tactiques.

Lorsque le jeu au sol fonctionne moins bien que prévu, malgré l'appui de son excellente ligne offensive, le quart Jalen Hurts, des Eagles, reste calme et en contrôle.



S'il est nécessaire d'emprunter la voie des airs pour faire avancer son attaque trop stagnante sur le terrain, Hurts (photo ci-dessus) dispose d'excellents receveurs à qui lancer le ballon pour dépanner l'offensive.

Cette semaine, l'un d'eux, A.J. Brown s'est plaint qu'il n'était pas assez utilisé dans l'offensive très conservatrice et prudente des siens.  Des rumeurs d'échange ont même commencé à circuler à son endroit.  Le problème pour Brown, c'est que, malgré sa faible contribution à l'attaque, son équipe n'a pas encore perdu un match cette saison.  On peut se passer de lui.

La recette à succès des Eagles a fait ses preuves.  Elle ne changera pas.  Même si le demi offensif Saquon Barkley ne connaît pas les mêmes succès éclatants que l'an dernier, Jalen Hurts va continuer inlassablement de lui donner le ballon, quand il ne le portera pas lui-même, pour des premiers essais importants.



Les Eagles savent qu'ils feront face à un club assez fort pour aspirer au Super Bowl cette saison.  En attaque comme en défensive, ils vont hausser leur niveau de jeu d'au moins un cran ou deux, afin de relever le défi que les Broncos présentent.  Bo Nix, inférieur en terrain hostile, sera menotté par la pression du front défensif de Philadelphie, et ses receveurs vont être bien couverts par la secondaire et la tertiaire des Eagles.

Parce que la défensive des Broncos est une des meilleures de la NFL, Jalen Hurts et ses acolytes de l'offensive des Eagles auront du mal à la percer et à la déjouer.  On s'attend donc à une bataille défensive féroce entre les deux belligérants, dimanche au Lincoln Financial Field.

Avec la nombreuse foule de leurs supporteurs derrière eux, les Eagles vont réussir quelques jeux clés pour réussir à arracher une victoire serrée, par la peau des fesses !  Le touché victorieux étant marqué à l'aide de leur fameuse poussée fraternelle irrésistible (tush push) d'une verge ou deux, à la porte des buts !

Broncos  16,  Eagles  17.   

mardi 11 février 2025

SUPER BOWL LIX : CHIEFS 22, EAGLES 40 - LA FIN D'UNE DYNASTIE ET LE DÉBUT D'UNE NOUVELLE ?



Les Chiefs de Kansas City étaient favoris pour gagner un troisième SB d'affilée et enter ainsi dans l'histoire de la NFL.  Les Eagles de Philadelphie ont brisé brutalement leur rêve...

Il n'y aura pas eu de "three-peat" pour les Chiefs de Kansas City, dimanche dernier, au Super Bowl 59.  Double champions défendants de la couronne de la Ligue Nationale de Football, ils visaient un record jamais atteint de trois victoires consécutives dans le match ultime de la Grande Ligue.  Et leur ambition de faire l'histoire pour toujours a vite tourné au cauchemar et à la déroute quand leurs adversaires, les Eagles de Philadelphie, ont été sans pitié pour eux, en leur infligeant une cinglante dégelée au compte de 40 à 22.

Les Chiefs ont été dominés outrageusement dans toutes les phases de jeux.  Et même leur expérimenté entraîneur en chef, Andy Reid, d'habitude génial pour faire des ajustements judicieux afin de conduire sa troupe vers des triomphes éclatants, n'a pu trouver des solutions aux nombreux problèmes posés tant par la défense que l'attaque des hommes du coach adverse Nick Sirianni.

J'avais écrit dans mon billet précédent, que pour l'emporter, les Eagles devaient être très agressifs et ne donner aucun répit à leurs opposants.  Et seigneur qu'ils l'ont été !  Spécialement la défensive qui n'a cessé de faire pression sur le quart arrière étoile des Chiefs, Patrick Mahomes.



Le fait saillant, c'est que le front défensif du coordonnateur de la défense des Aigles, Vic Fangio, n'a même pas eu à utiliser le blitz pour presser Mahomes.  Une pression à quatre, de la première ligne de sa brigade, a suffi pour réussir six sacs du pivot de K.C., en plus de le forcer à lancer deux interceptions, et à commettre un échappé.

Pendant ce temps, Fangio pouvait déployer sa défense anti-aérienne "Cover 4", pour se donner un avantage numérique dans le but de couvrir les receveurs des Chiefs.  L'attaque de Kansas City a été ainsi étouffée jusqu'au dernier quart.  Les Chiefs ont marqué deux touchés dans les trois dernières minutes du match, mais c'était trop peu trop tard, après que les Eagles aient pris une avance insurmontable de 34 à 0, tard au 3e quart.

Au cours des dernières saisons, les hommes d'Andy Reid s'étaient se sont faits une spécialité de revenir de l'arrière pour gagner des matchs serrés, mais cette fois-ci ce fut impossible.  Cette rencontre a ressemblé à leur défaite du Super Bowl du 7 février 2021, quand leur ligne à l'attaque s'était effondrée contre la charge furieuse de la défensive des Buccaneers de Tampa Bay.  Tom Brady en avait profité pour conduire son équipe à un triomphe sans appel de 31 à 9, pour mériter sa 7e bague de championnat.



De l'autre côté du ballon, le plan de match du coordonnateur défensif des Chiefs, Steve Spagnuolo, était d'arrêter à tout prix l'as porteur de ballon des Eagles, Saquon Barkley, la pierre d'assise de l'offensive de Philadelphie.  Pendant que son unité en faisait une obsession en limitant Barkley à seulement 57 verges en 25 courses, le quart arrière des Eagles, Jalen Hurts (photo ci-dessus), trouvait des trous dans la défensive ennemie, autant en atteignant ses receveurs, qu'en courant lui-même avec le ballon.

À ce chapitre, il a battu son propre record du Super Bowl d'il y a deux ans en accumulant 72 verges de gains au sol, en plus de marquer un touché de cette manière.  L'attaque aérienne a été bien diversifiée avec cinq receveurs différents.  Hurts a complété 17 de ses 22 passes pour 221 verges, et deux touchés.  En quelque sorte, les Chiefs ont fait le pari de contenir Barkley pour ainsi forcer Hurts à les battre avec son bras.  Ils ont frappé un noeud !  Hurts a été superbe et il a été nommé le joueur le plus utile (MVP).

Pour se motiver à remporter enfin son premier Super Bowl, Hurts avait conservé une photo dans son téléphone portable. C'était un cliché pris il y a deux ans alors qu'il quittait lentement le terrain du SB LVII, sous les confettis jaunes et rouges, aux couleurs des Chiefs, après la défaite crève-cœur des Eagles par 38 à 35, contre ces mêmes Chiefs.



On peut imaginer qu'il a pleinement savouré cette douce revanche en s'emparant du trophée Vince Lombardi, après le triomphe de son équipe, dimanche soir.

L'autre personne qui avait le coeur résolument à la fête est sûrement le gérant général des Aigles Howie Roseman (photo ci-dessus).  Il avait été durement éprouvé par le revers de son club il y a deux ans.  Il s'était juré de tout faire pour que sa formation se reprenne.  Après une incompréhensible et décevante fin de saison, l'an passé, Roseman s'est mis au travail pour remédier à la situation.  Il a réussi des coups fumants.

D'abord en mettant la main sur l'agent libre Saquon Barkley durant la saison morte.  Ce dernier a établi un record cette année en accumulant 2 504 verges (saison régulière et séries éliminatoires combinées), et 18 touchés.



Roseman est allé chercher ensuite le secondeur Zack Baun (ex-Saints, photo ci-dessus) qui s'est transformé en candidat pour le titre de joueur défensif de l'année dans la NFL.  Dimanche, il a mené son équipe pour le nombre de plaqués, en plus d'intercepter une passe de Mahomes.  Roseman a aussi eu la main heureuse en repêchant les demis de coin Quinyon Mitchell et Cooper DeJean lors du dernier encan amateur.  Celui-ci a réussi un touché sur le retour d'une autre interception contre le QB des Chiefs, lors du SB disputé en Nouvelle Orléans, dimanche.

Au cours des dernières saisons, les Chiefs nous avaient habitués à leur recette gagnante : commettre très peu d'erreurs, être à leur mieux aux moments importants, être opportunistes en profitant des erreurs de leurs adversaires, et être disciplinés.  Dimanche, ce fut l'inverse.  Ils ont multiplié les erreurs et les pénalités d'indiscipline; ils ont été dominés physiquement et mentalement à la ligne de mêlée, et leurs opposants en ont profité pour les embarrasser.

On peut se demander si leur dynastie est vraiment terminée avec ce revers cuisant.  Dans un mois, 28 de leurs porte couleurs pourront devenir agents libres.  Parmi les principaux, notons : les receveurs Mecole Hardman, DeAndre Hopkins, Justin Watson, Marquise "Hollywood" Brown, Juju Smith-Schuster; les demis offensifs Samaje Perine et Kareem Hunt; le quart arrière Carson Wentz; le secondeur Nick Bolton; le plaqueur D.J. Humphries; le demi de sûreté Justin Reid; et le demi de coins Keith Taylor.



Point positif toutefois pour Mahomes et les Chiefs, l'excellent ailier éloigné Rashee Rice (photo ci-dessus) devrait revenir au jeu l'automne prochain après avoir raté presque toute la saison dernière à cause d'une grave blessure à un genou (lors de la semaine no 4).

La ligne à l'attaque est à refaire, et le doute plane sur la possible retraite du super ailier rapproché Travis Kelce, dont l'amie de coeur 💓 Taylor Swift a été huée lors du match du Super Bowl, dimanche.  D'ailleurs, si les Eagles ont dominé la rencontre, leurs partisans dominaient également dans les estrades au Caesars Superdome.  Ils ont été nombreux à chanter la chanson traditionnelle de la victoire : "Fly Eagles Fly, on the road to victory", composée en 1960 par Charles Borrelli et Roger Courtland.



Quelques bons joueurs des Eagles pourront aussi devenir agents libres (Josh Sweat, Brandon Graham, Zack Baun, Mekhi Becton, et Kenneth Gainwell sont les plus connus), mais ils pourraient choisir de demeurer avec l'équipe.  C'est toujours plus facile de retenir ses joueurs, pour une équipe championne.  Les Eagles ont tous les éléments clés pour être champions pour longtemps.  Peut-être même pour devenir la prochaine dynastie du football américain.

mercredi 22 janvier 2025

CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE DE LA NFL 2025 : QUI SERA LE HÉROS, DANIELS OU BARKLEY ?



LES  COMMANDERS  DE  WASHINGTON  PEUVENT-ILS  CAUSER  ENCORE  UNE  SURPRISE  DIMANCHE  EN  ALLANT  BATTRE  LES  EAGLES  À  PHILADELPHIE  ? 


Le résultat de la finale de la Conférence Nationale de la NFL, dimanche 15 heures, est très difficile à prévoir.  Il va dépendre de la tenue des quarts arrières des deux équipes, et de la façon que les défensives réagiront face à eux.

Chez les Eagles de Philadelphie (16-3), les blessures au quart arrière Jalen Hurts (genou), et au demi de coin Quinyon Mitchell (épaule) causent de l'inquiétude.  Les deux joueurs devraient être à leur poste, mais est-ce qu'ils seront à 100 % ?

Du côté des Commanders (14-5), on sait déjà que le garde offensif Sam Cosmi (genou) manquera la partie.  Une lourde perte pour la protection du quart arrière Jayden Daniels contre la défensive des Eagles.  Celle-ci utilise beaucoup le blitz pour mettre de la pression sur les QB adverses.

Si Hurts est trop handicapé par sa blessure et perd ainsi sa mobilité, les Eagles perdent aussi la possibilité d'employer leur dangereux jeu d'option entre lui et le porteur de ballon Saquon Barkley.  Un jeu qui jette souvent la confusion dans les rangs de la défense ennemie en la déstabilisant.



Barkley est la locomotive de l'attaque de Philadelphie et il peut très bien se débrouiller tout seul.  Surtout si la poreuse défensive contre le jeu au sol des Commanders lui offre de belles percées (comme ce fut le cas dans les deux rencontres entre les mêmes équipes cette saison, alors que Barkley a gagné 296 verges et a marqué quatre touchés).

Il peut en faire assez pour conduire ses coéquipiers à la victoire si l'excellente défensive de son équipe fait sa part, comme d'habitude.  Hurts, quant à lui, peut se contenter de faire le minimum comme passeur, tout en évitant les revirements, et ce serait suffisant.

L'avantage du terrain, leur grande expérience  en séries éliminatoires, et le froid de Philadelphie feraient le reste pour augmenter les conditions gagnantes des Aigles.



Évidemment, en face, Daniels et ses compagnons ont d'autres plans.  Jouer à l'étranger et être les négligés (par cinq points) ne semblent pas les déranger du tout.  Certes, Barkley aura ses 150 -ou peut-être même 200- verges de gains au sol, ainsi que ses deux touchés probables.  Mais la puissante attaque de Washington peut marquer davantage de points que celle de Philadelphie.

C'est ce qui a failli se produire d'ailleurs, dimanche passé, quand les Rams de Los Angeles sont presque parvenus à vaincre le club de Nick Sirianni lors de deux poussées offensives de fin de match.  La défensive épuisée et désespérée des Eagles étaient refoulée à la porte de ses buts, et elle a dû avoir l'aide du froid, du vent et de la neige pour faire avorter les deux dernières tentatives des Rams de marquer le touché gagnant.

Pourtant, Barkley avait dominé la jeune défensive des hommes de Sean McVay avec deux touchés, et des gains astronomiques de 205 verges au sol (285 verges au total).  Mais l'attaque des Rams a tout de même gagné 402 verges, dont 291 par la passe, dans cette victoire in extremis de 28-22 de Philadelphie.



L'offensive des Commanders n'est pas moins forte que celle des Rams.  Samedi dernier, elle a détruit les Lions de Détroit au compte de 45 à 31.  Elle n'aura pas la tâche aussi facile contre la défensive autrement plus solide des Eagles que celle des Lions, -décimée par les blessures-, mais cette attaque conduite de mains de maître par Daniels, peut infliger des dommages à n'importe laquelle des défenses opposées.

D'ailleurs, elle l'a prouvé aux Eagles quand elle a effectué toute une remontée pour les battre 36 à 33 le 22 décembre dernier.  Elle a marqué 22 points au 4e quart, quand Daniels a lancé trois passes de touché.  Le génial coordonnateur de la défense de Philadelphie, Vic Fangio devra apporter des ajustements et des correctifs pour qu'un tel scénario ne se répète pas dimanche prochain.

Pour espérer conquérir un deuxième championnat de la NFC en trois ans, je pense que les Eagles devront faire plus en attaque que de confier le ballon à Barkley, même si son excellente ligne à l'attaque lui ouvre de grandes brèches entre les plaqueurs, ou en débordant vers les lignes de côté.



Hurts devra trouver le moyen de compléter plus de passes que jusqu'à maintenant dans les playoffs 2025.  Le hic c'est que son meilleur receveur, A.J. Brown est ennuyé par une blessure à un genou et qu'il est moins efficace.  

Les ailiers éloignés DeVonta Smith et Johan Dotson; les ailiers rapprochés Dallas Goedert et Grant Calcaterra;, ainsi que les porteurs de ballon Saquon Barkley et Kenny Gainwell; devront être plus impliqués et productifs dans une attaque aérienne plus substantielle dirigée par un Jalen Hurts suffisamment en forme, si la défensive des Eagles ne parvient pas à contenir assez la dangereuse offensive de Washington.

Si les défensives sont mises à mal par les attaques adverses, si le match se transforme en fusillade (shootout), Hurts devra élever son niveau de jeu pour faire en sorte de gagner la bataille des points marqués.  Depuis sa commotion cérébrale subie au début de la rencontre du 22 décembre contre les Commanders, la production offensive de Hurts a baissé considérablement.



Je crois que le momentum favorise Washington.  Les gars des Commanders croient que leur club est destiné à atteindre le Super Bowl pour la première fois depuis 33 ans.  Je pense aussi que les Eagles ont laissé pas mal de leurs forces dans le dur affrontement contre les Rams.  Ils ont eu un jour de moins que les Commanders pour se préparer pour la finale de la NFC.

Depuis le début des séries éliminatoires, j'ai désigné le club de Dan Quinn comme le "dark horse", l'équipe surprise, ou Cendrillon, de cette année.  Je demeure sur mes positions jusqu'au Super Bowl du 9 février prochain, à la Nouvelle Orléans. 

samedi 24 août 2024



SAISON  2024-25  DES  EAGLES  DE  PHILADELPHIE  :  LES  NOUVEAUX  INSTRUCTEURS   DOIVENT  RÉSOUDRE  LE  MYSTÈRE  DU  FIASCO  DE  LA  SAISON  DERNIÈRE. 


«Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie».  Bram Stoker / Dracula.

* * *

Troisième étape de notre investigation des équipes de la division Est de la Conférence Nationale, nous nous penchons sur les Eagles de Philadelphie.

Ce fut le plus grand mystère de la saison 2023-24 de la Ligue Nationale de Football.  Comment, après avoir presque gagné le Super Bowl, la saison précédente, les Eagles de Philadelphie ont-ils pu s'effondrer, après avoir commencé la campagne suivante en remportant la victoire dans dix de leurs onze premiers matchs ?

Tout allait pourtant comme sur des roulettes, et tous les observateurs se disaient que l'équipe de Nick Sirianni était partie pour la gloire, et le championnat de la NFL.  Le quart arrière Jalen Hurts faisait flèche de tout bois, et il se dirigeait assurément vers le titre de joueur le plus utile (MVP).

Et puis soudain, les choses se sont sérieusement gâtées.  Les Eagles ont perdu cinq de leurs six dernières rencontres.  Ils ont perdu le premier rang de leur division aux mains des Cowboys de Dallas.  Et dans leur affrontement de première ronde des séries éliminatoires, ils se sont fait aplatir par les Buccaneers de Tampa Bay par le gênant compte de 32 à 9.  Un fiasco !



Cette équipe remplie de joueurs étoiles, dont plusieurs étaient des habitués du Pro Bowl, était devenue un club désemparé, sans émotion, amorphe, impuissant.  La défensive, en particulier, ne faisait plus du tout son travail.  Les gars sur les premières lignes se faisaient défoncer par les coureurs adverses.  Les demis défensifs n'arrivaient plus à couvrir personne.

À l'attaque, Jalen Hurts (photo ci-dessus) multipliait les erreurs et était devenu inefficace.  Dans six des dix dernières parties de la saison, l'offensive a été incapable de gagner plus que 200 verges par la passe.  Inimaginable avec tous les receveurs de qualité dont disposait Hurts.

Lui-même n'était plus reconnaissable : dans la série de défaites de fin de calendrier, son coefficient d'efficacité est tombé à 77,6 et son nombre d'interceptions est passé à 15, avec cinq échappés perdus.  Lui qui, avant, avait de la facilité à éviter le blitz ennemi, était maintenant à sa merci.
  


Sans trouver de solutions à leurs problèmes, les membres de la formation ne faisaient même plus d'efforts pour s'en sortir.  Et comme c'est souvent le cas quand ça va mal, la dissension s'est installée dans le vestiaire.  Avec Hurts déclarant publiquement que certains de ses coéquipiers n'étaient pas dédiés à leur équipe.  À sa décharge, on dit qu'il a souvent joué blessé, ou en mauvaise forme physique l'an passé.

Jamais n'avait-on vu une équipe commencer une saison avec autant de force (10-1), et la finir si mal.  Sur leur chemin victorieux, ils avaient pourtant balayé des opposants redoutables comme les Cowboys, les Chiefs et les Bills !

Après la débâcle de la fin de la saison 2023-24, il fallait réagir.  Identifier ce qui n'allait pas, trouver des solutions aux problèmes.  Dans un premier temps, il fallait faire le grand ménage.  Presque tous les assistants entraîneurs ont été mis dehors, y compris l'incompétent coordonnateur de la défensive, Matt Patricia.



Seul le coach en chef Nick Sirianni (photo ci-dessus) a échappé à la purge, et encore là, on lui a enlevé la responsabilité d'appeler les jeux offensifs, la saison prochaine.  C'est le nouveau coordonnateur de l'attaque, Kellen Moore qui s'en chargera.  Sirianni ne sera plus qu'une sorte de président de comité d'administration.  Et si la situation ne se rétablit pas sur le terrain, il risque fort de perdre son emploi rapidement.

Les problèmes les plus urgents à régler étaient ceux de la défensive : 2e pire de la NFL pour les verges (4 296), et les touchés alloués par la passe ; 30e pour le nombres de points marqués contre elle (428), 29e pour le coefficient des quarts arrières adverses à ses dépens.  Le nombre de sacks réussis était passé de 70, la saison précédente, à 43 en 2023-24.  Des améliorations s'imposaient à tous les niveaux, y compris au poste de coordonnateur défensif.

En ce qui concerne ce dernier point, les Eagles n'ont pas lésiné.  Ils sont allés chercher le très respecté Vic Fangio qui occupait ce poste avec les Dolphins de Miami, l'an passé, mais qui avait été un consultant pour les Eagles en 2022.



Il fallait d'abord remplacer deux gros morceaux de cette brigade : Fletcher Cox, qui a pris sa retraite, et l'expert chasseur de quart Haason Reddick, échangé aux Jets de New York à cause d'une dispute salariale.  Les Eagles ont donc acquis Bryce Huff (photo ci-dessus), qui venait de connaître sa seule bonne saison avec les Jets (10 sacks).

La seconde ligne défensive, celle des secondeurs, étant devenue une faiblesse criante, a incité les Eagles à faire plusieurs acquisitions : Devin White (ex-Buccaneers) devrait donner un sérieux coup de main; Zach Baun, (ex-Saints), va ajouter de la profondeur à cette position; et la recrue Jeremiah Trotter Jr va faire de même.  Ces additions vont aider, mais cette unité reste douteuse.

Au niveau de la tertiaire, il y avait beaucoup de trous à remplir aussi.  C'est le groupe des dépisteurs qui a été mis à contribution en repêchant les demis de coin Quinyon Marshall et Cooper DeJean.  Marshall devrait devenir le partant immédiat et ainsi rejoindre le vétéran Darius Slay (33 ans) à cette position.  DeJean sera réserviste, mais il est considéré comme éventuel retourneur de bottés.



Les Eagles ont également rapatrié le demi de sûreté C.J. Gardner-Johnson, qui était avec eux en 2022, mais qui a joué pour les Lions de Détroit l'an dernier.  À ses côtés on retrouvera Reed Blankenship (photo ci-dessus), qui a supplanté James Bradberry IV à cette position.

En support, toujours sur cette 3e ligne, Avonte Maddox devrait revenir au jeu après avoir été blessé aux muscles pectoraux l'an passé; et Isaiah Rodgers a été recueilli des Colts d'Indianapolis, après avoir été suspendu toute la saison dernière pour cause de gambling.

Encore là, comme pour les secondeurs, il reste des faiblesses dans la défense anti-aérienne de Philadelphie.  Mais on devrait éviter la catastrophe de l'année passée, cette saison.

Des changements importants ont marqué la saison morte, de l'autre côté du ballon.  Le plus grand coup d'état s'est produit avec la signature de l'imposant porteur de ballon (et bon receveur) Saquon Barkley (photo ci-dessous), soutiré aux Giants de New York.



C'est la première fois depuis longtemps que les Eagles auront un demi offensif si considérable.  Ils avaient l'habitude de procéder par comité pour établir leur attaque au sol.  Cette saison Barkley fera indubitablement le gros du travail dans le champ arrière.

Lorsqu'on changera d'option ou de tempo, et lorsque Barkley aura besoin de reprendre son souffle sur les lignes de côté, Kellen Moore enverra Kenneth Gainwell à sa place, possiblement pour qu'il capte une passe.

Barkley remplace D'Andre Swift qui joue maintenant pour les Bears de Chicago.  Sa venue pourrait vouloir dire moins de jeux d'option pour Jalen Hurts, qui demeure toutefois un excellent coureur, et une menace pour les adversaires, quand il décide de porter le ballon.



L'équipe de la ville de l'amour fraternel profite toujours d'un excellent groupe de receveurs (un des meilleurs de la NFL) avec les fantastiques ailiers éloignés A.J. Brown (photo ci-dessus), et DeVonta Smith.  Les Eagles viennent d'obtenir Johan Dotson dans un échange avec les Commanders de Washington.  Dotson a déçu, la saison dernière, mais à Philadelphie, on le voit comme un bon 3e ailier espacé.

Pour la position d'ailier rapproché, Dallas Geodert demeure l'homme de confiance.

La retraite du joueur de centre Jason Kelce fait peur pour le bien-être de la ligne à l'attaque.  Il était tellement dominant et indispensable.  Cam Jurgens (choix de 2e ronde en 2022) tentera d'occuper son poste, mais ça ne sera pas facile.

Mais avec les gardes Landon Dickerson et Mekhi Becton; ainsi que les plaqueurs Jordan Mailata et Lane Johnson, cette unité est encore très bonne.  Barklay pourrait grandement en bénéficier, lui qui était mal servi à ce niveau avec les Giants.

Les Oiseaux ont acquis le quart arrière Kenny Pickett cet été.  Il était avec les Steelers de Pittsburgh.  Il sera le substitut de Jalen Hurts.



Les Eagles sont en "voiture" en ce qui concerne les unités spéciales.  Jake Elliott (photo ci-dessus) a été formidable la saison dernière en envoyant 30 de ses 32 bottés entre les poteaux des buts, dont un de 61 verges, et un autre de 59 verges, en situation cruciale.

Le botteur de dégagement Braden Mann a aussi fait tourner les têtes avec des bottés d'une longueur moyenne de 49,8 verges (43,8 verges nettes).  Il est considéré le 4e meilleur de son genre dans la NFL.

Pour les retours de bottés, l'équipe va se fier sur Britain Covey (bottés de dégagement) et Isaiah Rodgers (bottés d'envoi).  Les recrues Cooper DeJean et Ainias Smith pourraient aussi voir de l'action dans ce rôle.



En résumé, c'est difficile de prédire si les Eagles auront réglé tous leurs problèmes de la saison passée, avant d'entamer la prochaine campagne.  Mais leur déconfiture de fin d'année, et leur chute au 2e rang de leur division, font en sorte qu'ils auront au moins un calendrier plus facile en 2024-25.  Ils éviteront ainsi des confrontations difficiles avec les 49ers de San Francisco et les Lions de Détroit.

Les experts leur prédisent onze victoires et le premier rang de la division Est de la NFC.  En se disant que les Eagles ont trop de joueurs talentueux, et de nouveaux entraîneurs plus qualifiés, pour revivre les affres de la fin de saison dernière...












🏈🏈🏈

Pour les références à mes analyses précédentes au sujet des Panthers, des Bucs, des Falcons, des Saints, des Patriots, des Dolphins, des Jets, des Bills, des Commanders et des Giants, cliquer sur le lien suivant : (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/daniel-jones-doit-rebondir-cette-saison.html).