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samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : MINNESOTA À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD HANTERA-T-IL SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



À la veille d'affronter son ancienne équipe, pour la première fois, le quart arrière des Seahawks de Seattle (8-3) Sam Darnold, a déclaré qu'il était reconnaissant envers l'organisation des Vikings du Minnesota (4-7) de l'avoir aidé à relancer sa carrière, mais qu'il est maintenant très heureux avec son nouveau club, devenu un des meilleurs de la NFL.

Darnold n'a pas été bien remplacé à Minneapolis.  Son successeur, J.J. McCarthy, un haut choix de repêchage en première ronde, en 2024, a été souvent blessé, et lorsqu'il a joué, ce fut assez catastrophique.  

La semaine dernière, dans la défaite de sa formation, par la marque de 23 à 6, contre les Packers de Green Bay, McCarthy a livré une des pires performances des deux dernières décennies par un quart arrière de la Ligue Nationale.  Il a complété 12 passes pour 87 verges, et il a lancé deux interceptions, pour un coefficient d'efficacité (?) de 34,2.
  


Il a subi cinq sacs, et une commotion cérébrale (photo ci-dessus) que l'on a diagnostiquée seulement cette semaine.  Ça explique peut-être, du moins en partie, sa contre performance horrible de dimanche passé.  Dans la seconde demie de la rencontre face aux Packers, l'offensive des Vikings a produit un grand total de quatre verges nettes !!!

Dimanche, McCarthy sera remplacé par une recrue non repêchée du nom de Max Brosmer, qui en sera à son premier départ dans la grande Ligue.  Il devra affronter une des meilleures défensives du circuit Goodell, au domicile des Seahawks, un des endroits les plus hostiles qui soit pour les clubs visiteurs.

Les Hawks sont favoris par 11½ points pour gagner, et ça se comprend, ils sont supérieurs à presque toutes les positions,  sauf pour ce qui est de la profondeur du groupe de receveurs de passes, et celui des secondeurs de ligne.



Max Brosmer (ci-dessus), malgré son inexpérience, peut difficilement être pire que McCarthy, et s'il peut rejoindre mieux que lui ses excellents ailiers espacés Justin Jefferson, Jordan Addison, et Jalen Nailor, le match pourrait être plus contesté que prévu.  Brosmer peut aussi se fier à un très fiable duo de porteurs de ballon en Aaron Jones et Jordan Mason, pour essayer de contrôler l'horloge et imposer le tempo.

De l'autre côté du ballon, la défensive des Vikings aura pour mission de mettre beaucoup de pression sur Sam Darnold.  Lorsqu'il est dérangé, ce dernier est susceptible de commettre des revirements, comme c'est arrivé il y a deux semaines, quand les demis défensifs des Rams de Los Angeles ont intercepté quatre de ses passes.

Évidemment, les entraîneurs des Vikings connaissent bien Darnold, qui les a menés à 14 victoires l'an passé.  Peut-être qu'ils ont préparé des stratégies pour le déstabiliser, et lui faire hâter ses passes.  La défensive du club de l'entraîneur chef Kevin O'Connell est celle qui utilise le plus le blitz.  Ça lui permet de revendiquer le 2e plus haut pourcentage de pression sur les quarts adverses, dans la NFL. 



Mais étant donné que la forte défensive de Seattle risque de dominer ce match, l'attaque des Hawks est susceptible d'être conservatrice, et de favoriser davantage le jeu au sol, ce qui minimisera les possibilités de revirements, et de prolonger les séries offensives.  Mais si Darnold (photo ci-dessus) a besoin de passer le ballon, il a à sa disposition le meilleur receveur de la NFL en Jaxon Smith-Njigba.

Même si c'est improbable, il est possible que les Seahawks sous estiment les Vikings, à cause de la présence de Brosmer au poste de quart.  La défensive du club local possède un des meilleurs "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières, et ce, sans avoir à utiliser souvent le blitz.



Les Vikings ont perdu cinq de leurs six dernières parties, et ils occupent la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ont peut-être intérêt à continuer de perdre d'ici la fin de la saison, afin d'avoir plus de chances de repêcher tôt lors du prochain encan amateur.  Et qui sait, ils pourraient sélectionner un bon jeune quart arrière qui supplanterait éventuellement McCarthy au poste de quart partant.

Cependant, la direction des Vikings pourrait donner une autre chance à McCarthy de faire ses preuves, puisqu'il n'a presque pas joué dans la NFL, depuis son entrée chez les professionnels.

Vikings   17,     Seahawks    26.          

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : MINNESOTA À GREEN BAY ⇨ J.J. McCARTHY OFFRE PEU DE CHANCES DE VICTOIRE AUX VIKINGS...



Il se fait déjà tard pour les Vikings du Minnesota (4-6) au moment où ils se rendent à Green Bay dimanche pour affronter les Packers (6-3-1).  Installés au dernier rang de la division Nord de la Conférence Nationale, ils doivent jouer quatre de leurs cinq prochains matchs sur la route.  Ils traînent déjà de l'arrière par trois parties sur les meneurs de leur section, les Bears de Chicago (7-3).

La semaine dernière ils ont justement encaissé une défaite amère de 19 à 17 contre ces mêmes Bears, alors qu'ils menaient au pointage avec à peine 50 secondes à écouler à la rencontre.  Mais ils ont permis un long retour de botté à leurs adversaires, ce qui a conduit au placement victorieux de Cairo Santos.

Les Packers ont nettement l'avantage au point de vue talent, par rapport au club de l'entraîneur Kevin O'Connell.  Mais ils sont accablés par l'absence de beaucoup de joueurs blessés, et ils peinent à vaincre les formations plus faibles, comme ce fut le cas la semaine passée contre les Giants de New York, qui menaient au pointage, tard dans le match (victoire de 27 à 20 du Pack).



Les hommes du coach Matt LaFleur (ci-dessus) ne sont pas au bout de leur peine, car ils ont un des calendriers les plus difficiles d'ici la fin de la saison.  Ils amorcent dimanche, une série de trois parties contre les clubs de leur division, avant de rencontrer ensuite les Broncos, à Denver (9-2).

L'attaque des Packers a souvent manqué d'opportunisme, mais elle est la meilleure de la NFL pour le taux de conversion des troisièmes essais (49 %).  Le quart Jordan Love est efficace, et commet peu de revirements (trois interceptions et deux échappés perdus).  Mais c'est surtout l'excellente défensive de Green Bay qui sauve les meubles, la plupart du temps.

Celle des Vikings fait un peu la même chose, mais elle ne parvient pas toujours à réchapper les pauvres performances de l'offensive.  Le quart arrière J.J. McCarthy en arrache énormément cette saison.  Imprécis et manquant de confiance, il a du mal à compléter au moins la moitié de ses passes, bien que la faute en revient en partie à ses receveurs, qui échappent trop de ses relais.



McCarthy (ci-dessus) se classe parmi les pires pivots du circuit Goodell.  Il n'a à son crédit que six passes de touché, contre huit interceptions, en cinq matchs joués.  Son taux d'efficacité s'élève à seulement 61,7.

À cause de son inconstance en situations de passes, les Vikings auront probablement davantage recours au jeu au sol, avec les porteurs de ballon Aaron Jones et Jordan Mason.  Mais les Packers possède la 3e meilleure défense contre la course, dans la NFL.  Elle ne concède que 3,83 verges par portée, aux coureurs adverses.

Avec tous leurs effectifs en bonne santé, les Packers pourraient disposer aisément de leurs rivaux de dimanche.  Mais trop de membres de leur alignement sont amochés, pour leur permettre une victoire plus nette.  



L'excellent ailier rapproché Tucker Kraft, le secondeur de ligne Nick Niemann, le garde Elgton Jenkins, l'ailier espacé Jayden Reed et le demi de coin Nate Hobbs sont tous indisponibles en raison de blessures.  Le secondeur Quay Walker est un cas douteux.  Le porteur de ballon Josh Jacobs, les receveurs Matthew Golden et Dontayvion Wicks, ainsi que les ailiers défensifs Lukas Van Ness et Karl Brooks, ne sont pas certains non plus de pouvoir jouer dimanche.

Le match a lieu au Lambeau Field, ce qui peut avantager les Packers.  Les experts misent sur eux par 6 points pour l'emporter, surtout à cause de la faiblesse de l'attaque des Vikings, avec l'inefficace J.J. McCarthy aux commandes...

Vikings    17,    Packers   23.     

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : BALTIMORE AU MINNESOTA ⇨ MOMENTS DE VÉRITÉ POUR LA DÉFENSIVE DES RAVENS ET J.J. McCARTHY DES VIKINGS.



Dimanche après-midi, lorsque les Ravens de Baltimore (3-5) affronteront les Vikings du Minnesota (4-4) au U.S. Bank Stadium de Minneapolis, on pourra mieux évaluer si la défense des Ravens a retrouvé sa force d'antan, et si le quart J.J. McCarthy a réellement retrouvé un niveau de jeu respectable, après son retour de blessure, dimanche dernier.

Après un horrible début de saison, la brigade défensive du club de Baltimore semble avoir retrouvé ses moyens, après le retour au jeu de plusieurs de ses joueurs blessés.  Elle n'a accordé que 13 points en moyenne, dans ses trois derniers matchs.

Et avec le retour au jeu du quart vedette Lamar Jackson, un ex MVP, les Ravens peuvent espérer revenir dans la lutte pour le titre de champions de leur division (Nord de l'AFC).



Les Ravens avaient besoin de renforts pour améliorer leur "pass rush" qui n'a produit que 11 sacs, cette saison.  C'est pourquoi ils ont acquis les services de Dre'Mont Jones, des Titans du Tennessee.

La défense des Vikings utilise beaucoup le blitz, et ce fut une arme efficace contre Jared Goff, dans leur victoire surprise aux dépens des Lions de Détroit au compte de 27à 24, la semaine dernière.  On sait que Goff perd beaucoup de ses moyens quand il est sous pression.

Ce n'est cependant pas le cas de Lamar Jackson, qui complète 78,7 % de ses passes, quand on emploie le blitz contre lui.  Sans oublier qu'en de tels cas, il peut s'échapper de la pochette protectrice pour courir avec le ballon, et obtenir des gains appréciables (moyenne de 6,9 verges par course).



Quant à J.J. McCarthy (ci-dessus), il revenait aussi au jeu après une blessure, tout comme Lamar Jackson.  Sans avoir été extraordinaire contre les Lions, il a livré une de ses meilleures performances en carrière, avec deux passes de touché, en plus d'un majeur de neuf verges, en portant le ballon.  De quoi prendre davantage confiance en lui.

Les Ravens n'ont jamais gagné au domicile des Vikings, mais on ne sait jamais à quoi s'attendre de ces derniers.  Ils sont imprévisibles, enchaînant des bons et des mauvais matchs.  

Ça dépend beaucoup de leur quart arrière, car s'il peut jouer assez bien, il a de bons outils avec lesquels travailler.  Des porteurs de ballon comme Aaron Jones (photo ci-dessous) et Jordan Mason; ainsi que des receveurs capables, comme Justin Jefferson, Jordan Addison, Jalen Nailor et T.J. Hockenson, offrent de belles opportunités à l'attaque.



Les experts qui gagent sur la rencontre n'ont apparemment aucune confiance en J.J. McCarthy.  Ils misent plutôt sur la supériorité de Lamar Jackson, et sur la confirmation du retour en force de la défensive des Ravens, pour faire basculer la victoire du bord de Baltimore, par un écart de 4½ points.

Le fait que les Vikings n'aient gagné qu'une fois en trois parties à domicile, les a peut-être influencés également.  Je me range à leurs arguments, en plus d'invoquer aussi celui de la prépondérance  du super demi offensif Derrick Henry, qui devrait infliger des dommages dans la défense des Vikings.   

Ravens    24,     Vikings    20.

samedi 20 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 3 : CINCINNATI AU MINNESOTA, DUEL DE QUARTS ARRIÈRES REMPLAÇANTS.


Le match de dimanche entre Cincinnati et Minnesota opposera deux quarts arrières substituts, Jake Browning, pour les Bengals, et Carson Wentz, pour les Vikings.  Quelle équipe est la plus mal prise avec cette situation ?  De la réponse à cette brûlante question dépendra le résultat final.

Même si les preneurs aux livres pensent que ce sont les Vikings qui sont favorisés pour gagner, à domicile, dans ces circonstances, je ne partage pas leur avis.

Wentz vient tout juste de se joindre à sa nouvelle équipe.  Il ne connaît pas le système de jeu.  Il n'a pas eu de camp d'entraînement.  Ses coéquipiers ne le connaissent pas.  Il n'a pratiquement pas joué depuis trois ans, et quand il l'a fait, il a été mauvais, subissant interceptions et sacs du quart.

De plus, sa ligne à l'attaque est décimée par les blessures : les plaqueurs Justin Skule et Christian Darrisaw devraient manquer la rencontre; tout comme le joueur de centre Ryan Kelly.  Pas rassurant pour Wentz (photo ci-dessous) qui pourrait être sous pression dans ce match, et incapable de suivre les tracés de ses receveurs.  Des receveurs qui, à part Justin Jefferson, n'ont pas fait grand chose, avec le jeune quart arrière J.J. McCarthy, lorsqu'il a dirigé l'attaque, au cours des deux premiers matchs de la présente saison.



Le porteur de ballon des Viks, Aaron Jones sera également absent, blessé à l'ischio-jambier.  Cela offre peu d'options offensives à Wentz qui, malgré son expérience, devra se contenter de remettre le ballon au demi offensif Jordan Mason et, en raison de la faiblesse de sa ligne offensive, de se débarrasser rapidement du ballon avec de courtes passes vers l'extérieur.  Des passes vives qui pourraient manquer de précision, et qui pourraient être volées par les joueurs adverses.  Avec un remplaçant au poste de centre, des remises de ballon erratiques pourraient aussi conduire à des revirements.

D'autre part, ce ne sera pas la première fois que Jake Browning va remplacer Joe Burrow à long terme.  Il l'a fait avec assez de succès en 2023, en menant les Bengals à une fiche de 4-3.  Comme Wentz, il prend souvent des risques, et lance plusieurs interceptions.  

Mais en relève à Burrow, dimanche passé, contre les Jaguars de Jacksonville, il a joué avec aplomb, en menant de mains de maître une attaque irrésistible qu'il a lui-même couronnée en marquant le touché victorieux, à 18 secondes de la fin du match.  Les Bengals ont gagné 31 à 27.



Browning (photo ci-dessus) ne s'est pas laissé décourager par les trois interceptions qu'il a lancées.  Il a continué d'être agressif, a complété 65,6 % de ses passes, pour 241 verges, et deux touchés.  Il a fait preuve de leadership.  Contrairement à Carson Wentz, il a l'avantage de connaître parfaitement le système offensif de son équipe.  Et avec Ja'Marr Chase et Tee Higgins, il peut compter sur un des meilleurs duos de receveurs de la NFL.

La défensive anti-aérienne des Vikings a été très étanche jusqu'ici cette année.  À l'opposé, elle a été affreuse contre les jeux de course.  Pour exploiter cette dernière faiblesse, le demi offensif Chase Brown (photo ci-dessous), des Bengals, aurait intérêt à retrouver sa forme de l'an dernier, car en 37 courses, cette saison, il n'a maintenu qu'une faible moyenne de 2,4 verges par portée.



De son côté, si Carson Wentz est à l'aise dans son nouvel environnement, et que sa ligne offensive lui donne le temps de lancer le ballon, il pourrait tester avec succès la faible défensive des Bengals contre la passe.

Le rapport de forces et de faiblesses est assez égal dans cette rencontre entre deux clubs éprouvés par les blessures.  L'équipe qui commettra le moins d'erreurs et de revirements devrait l'emporter.  Je pense que ce sont les Bengals qui feront le moins de gaffes, et qui seront les plus dynamiques à l'attaque.

Bengals  23,   Vikings  21.



N.B. > Pour des informations complémentaires sur les deux équipes, cliquez sur les liens ci-dessous :


vendredi 12 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : ATLANTA AU MINNESOTA, LES FALCONS DOIVENT RÉGLER PLUSIEURS PROBLÈMES.



Le duel entre les Falcons d'Atlanta et les Vikings du Minnesota, dimanche soir, s'annonçait plutôt équilibré.  Mais le club de l'état de Georgie doit faire face à plus de problèmes que ses adversaires.  Plusieurs joueurs ont été blessés dans leur défaite de la semaine dernière, contre les Buccaneers de Tampa Bay, au compte de 23 à 20.

Pas moins de quatre joueurs de ligne offensive seront absent contre les Vikings : Kaleb McGary, Storm Norton, Jack Nelson, et Tyrone Wheathley.

Les receveurs Casey Washington et Jamal Agnew manqueront également à l'appel, mais leurs collègues Drake London et Darnell Mooney devraient être en uniforme, même s'ils pourraient ne pas être remis complètement de leurs blessures à l'épaule.

En défensive, les secondeurs de ligne Troy Andersen et Trace Bralen vont rater la rencontre, tout comme le plaqueur défensif Ta'Quon Graham, et le demi de sûreté Malik Verdon.  Le secondeur James Pierce et le demi de sûreté DeMarco Hellams représentent des cas douteux.



Les Falcons ont perdu contre les Bucs quand leur botteur Younghoe Koo (photo ci-dessus) a raté un placement de 44 verges dans les derniers instants du match.  Mécontents, les dirigeants de l'équipe ont fait signer un contrat à son éventuel remplaçant Parker Romo.  Mais l'incertitude à ce poste important désavantage les Falcons face au fiable botteur des Vikings, Will Reichard, dans une partie dont l'issue pourrait justement se décider par un placement victorieux.

La ligne offensive affaiblie d'Atlanta offre une belle opportunité au front défensif des Vikings, qui pourrait exercer une pression importante sur le quart arrière des Falcons, Michael Penix.  Celui-ci n'a pas été capable d'effectuer de longues passes contre Tampa Bay, la semaine passée.  Cela pourrait être encore plus difficile devant la foule bruyante du U.S. Bank Stadium de Minneapolis.

En même temps, à cause des déficiences de ce front offensif, les porteurs de ballon des Faucons pourraient ne pas bénéficier d'un bon blocage sur les jeux au sol, comme ce fut le cas d'ailleurs, dimanche dernier, contre les Bucs (seulement 48 verges de gains, piètre moyenne de 2½ verges par course).



Des incertitudes et des points d'interrogation, il y en a aussi du côté des Vikings.  Comment se comportera le quart arrière J.J. McCarthy ?  Sera-t-il remis de ses émotions après avoir accueilli la naissance de son premier enfant cette semaine ? (photo ci-dessus).

À ses débuts dans la NFL, la semaine passée, contre les Bears de Chicago, il a été inefficace pendant les trois premiers quarts. Il s'est cependant déchaîné au quatrième quart en établissant des records de la NFL, -pour un QB débutant-, en contribuant à trois touchés, et en parvenant à surmonter un déficit de dix points ou plus, afin de conduire son club à la victoire (27 à 24).

Quel McCarthy verra-t-on dimanche soir ?  Celui qui semblait perdu au cours des trois premiers quarts contre les Bears ?  Ou celui qui a tout renversé sur son passage, au 4e quart ?



Comme c'est souvent le cas, l'équipe qui commet le moins de revirements gagne la grande majorité de ses matchs.  Avec deux quarts arrières inexpérimentés, McCarthy et Penix, le risque d'erreurs coûteuses est plus élevé.  Mais si la ligne offensive rapiécée des Falcons cède sous la pression de la grosse défensive des Vikings, Penix (photo ci-dessus) est davantage susceptible de subir des sacs, d'échapper le ballon, et de lancer des interceptions.

Fait intéressant, contre Chicago, dimanche passé, l'attaque au sol des Viks a été menée par le demi offensif Jordan Mason (15 courses pour 68 verges), plutôt que par son coéquipier du champ arrière Aaron Jones.  Ce dernier a plutôt brillé comme receveur de passes (trois attrapés pour 44 verges et un touché).  Des rôles complémentaires qui diversifie agréablement l'offensive de leur équipe.

Minnesota devrait profiter des faiblesses et de l'absence des nombreux blessés des Falcons, notamment au niveau de la ligne à l'attaque, pour imposer son tempo et remporter ce match devant ses partisans.

Falcons  13,  Vikings  24.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨ Pour une analyse complémentaire des alignements des deux formations, consultez mes articles précédents en cliquant sur les liens suivants :


dimanche 7 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : MINNESOTA À CHICAGO, LES BEARS SURÉVALUÉS ?



DE  NOMBREUX  EXPERTS  CROIENT  QUE  LES  BEARS  VONT  FAIRE  DES  PAS  DE  GÉANTS  CETTE  SAISON  À  CAUSE  DE  LEUR  NOUVEL  ENTRAÎNEUR-CHEF  BEN  JOHNSON.

Selon certains analystes, les Bears de Chicago pourraient passer de leur bilan perdant de 5-12, la saison dernière, à une fiche respectable cette année, leur donnant une chance de se battre pour une place en séries éliminatoires, dans la compétitive division Nord de la Conférence Nationale. 

Je ne partage pas cette évaluation optimiste.  Je veux bien croire que le nouvel entraîneur chef des Bears, le gourou offensif Ben Johnson, aura un effet positif, notamment sur le quart arrière Caleb Williams, mais de là à faire des miracles instantanés, pour conduire sa formation en playoffs, il y a une marge...

Johnson a fait des merveilles à titre de coordonnateur offensif des Lions de Détroit, la meilleure attaque au pays, de 2022 à 2024.  Il a beaucoup travaillé avec Caleb Williams au camp d'entraînement des Bears, cet été.  Il voulait surtout corriger le principal défaut de son jeune pivot : son mauvais "timing", lié à son indécision, quand il doit lancer le ballon.



Williams (photo ci-dessus) n'a pas connu une mauvaise saison recrue l'an dernier : 3 541 verges de gains aériens, 20 passes de touché, seulement six interceptions, et un coefficient d'efficacité de 87,8.  Mais il a subi un nombre exorbitant de sacs : 68 !  Une statistique qui prouve justement qu'il garde trop longtemps le ballon, avant de tenter ses passes.

Il ne corrigera probablement pas ce défaut du jour au lendemain, mais Ben Johnson l'a aidé durant l'intersaison, non seulement pas son expertise offensive, mais en solidifiant grandement la ligne à l'attaque, de façon à mieux le protéger.  Ça devrait lui donner plus de temps pour lire les défenses adverses, et prendre de meilleures décisions.

Pas fou ce Ben Johnson !  En agissant ainsi, il offre à Williams de profiter de plus d'opportunités en attaque, de minimiser les erreurs mentales, et d'élargir son éventail de schémas de jeux.  On verra ce que ça va donner en pratique, sur le terrain.  C'est vrai que ça pourrait être surprenant comme progrès, pour Williams.



L'amélioration sensible de la ligne offensive va peut-être aider aussi le jeu au sol, et les performances du porteur de ballon D'Andre Swift, qui a déçu la saison dernière (faible moyenne de 3,8 verges par course).  De plus, Swift (photo ci-dessus) retrouve Ben Johnson, qui l'a coaché à Détroit, de 2020 à 2022, avant qu'il soit échangé à Chicago.  Encore là, Johnson peut avoir un effet bénéfique, l'attaque au sol des Bears ayant fini 25e dans la NFL l'an passé, avec une récolte moyenne de 102 verges par match.

Pour augmenter leurs chances de succès cette année, les Bears doivent également renforcer leur défensive. Ils ont concédé trop de verges au sol (28e de la ligue avec une moyenne de 136,3 verges par joute) durant la saison 2024-25, ce qui a compliqué leurs efforts pour réduire les points encaissés (13e de la NFL avec une moyenne de 21,8 par partie).

Pour réduire la pression sur son jeune quart J.J. McCarthy, l'entraîneur des Vikings, Kevin O'Connell, misera sur une attaque au sol intensive, en s'appuyant sur une ligne à l'attaque améliorée.  Il peut compter aussi sur les excellents demis offensifs Aaron Jones (photo ci-dessous) et Jordan Mason.  Ils pourront tirer parti de la faible défense de Chicago contre la course.
  


La défense anti-aérienne des Ours s'est mieux comportée l'an dernier, mais pour le match de lundi soir contre les Vikings, plusieurs demis de coin pourraient manquer le match d'ouverture locale.  Terell Smith (genou), ainsi que Zah Frazier (raisons personnelles), vont assurément être absents, tout comme le secondeur Amen Ogbonbemiga, et le joueur de ligne Austin Booker (genou).  

Le demi de coin Josh Blackwell, de même que le meilleur joueur défensif de l'équipe, le demi de coin étoile Jaylon Johnson, sont des cas douteux.  Ils sont blessés tous les deux à l'aine.  Blessé à la cuisse, le secondeur T.J. Edwards est lui aussi un cas incertain.

Dans ces conditions, l'attaque aérienne des Vikings pourrait en profiter : surtout le meilleur receveur de la Ligue, Justin Jefferson.  Heureusement pour les Bears, toutefois, l'autre dangereux ailier éloigné des Viks, Jordan Addison, ne sera pas présent.  Il purge une suspension de trois matchs (conduite d'un véhicule alors qu'il était ivre).



Les Vikings ont trouvé un bon remplaçant en refaisant l'acquisition d'un de leurs anciens porte couleurs, Adam Thielen, qui était avec les Panthers de la Caroline depuis deux ans.  Jalen Nailor et l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus) complètent les titulaires des postes principaux de cette attaque aérienne redoutable (6e dans la NFL l'an dernier, avec 4 043 verges de gains).

Pour lancer le ballon à tout ce beau monde, il y aura un nouveau quart arrière, J.J. McCarthy, un 10e choix de repêchage en 2024, mais qui a raté sa saison recrue, l'an passé, à cause d'une blessure au genou, subie en match préparatoire.

Certains détracteurs pensent que son manque d'expérience va plomber l'offensive des Vikings, cette année.  L'entraîneur chef Kevin O'Connell n'est évidemment pas de cet avis.  McCarthy aurait probablement été son quart partant la saison dernière, s'il n'avait pas été blessé.  Par chance, Sam Darnold (maintenant avec Seattle) l'a remplacé de façon surprenante, en conduisant l'équipe à une brillante fiche de 14-3, avec une production offensive de 432 points (9e de la Ligue).



Durant sa longue réhabilitation, McCarthy a eu le temps de se familiariser avec le système offensif efficace d'O'Connell (photo ci-dessus).  C'est un peu une incertitude de voir ce que ça va donner, un cas qui rappelle celui de Caleb Williams avec les Bears.

Mais McCarthy bénéficie tout de même d'un meilleur soutien de la part de coéquipiers de plus grande qualité, tant au niveau de ses demis offensifs que de ses receveurs, comparé à Williams.  Et comme Ben Johnson, Kevin O'Connell a renforcé sa ligne à l'attaque, durant la saison morte, en faisant l'acquisition du joueur de centre Ryan Kelly, et du garde Will Fries, deux anciens des Colts d'Indianapolis.

La défensive de Minnesota (5e de la NFL l'an passé avec une moyenne de 19,5 points accordés par match) est supérieure à celle des Bears.  Les clubs adverses ne peuvent pas courir contre elle (2e meilleure de la Ligue pour les verges concédés au sol avec une moyenne de 93,4 par rencontre).
  


Caleb Williams (photo ci-dessus) pourrait devoir subir beaucoup de pression en étant obligé de tenter plus de passes contre cette unité défensive trop forte contre le jeu au sol.  Le front défensif des Vikings a réussi 49 sacs l'an passé (4e plus haut total de la NFL), et on sait que Williams est souvent plaqué derrière la ligne de mêlée (68 fois en 2024-25). 

Les chasseurs de quart Jonathan Greenard, Javon Hargrave, et Andrew Van Ginkel, pourraient se payer un pic nique contre lui, lundi soir, en attaquant surtout le plaqueur offensif Braxton Jones, le point faible de la ligne à l'attaque des Bears.

Au final, par son expertise, l'instructeur Ben Johnson pourrait améliorer l'attaque de sa nouvelle équipe, mais celle-ci a été une des pires de la Ligue Nationale, l'an passé, en marquant seulement 18,2 points par match.  Même un peu plus forte, cette saison, elle ne sera pas de taille contre la puissante défense des Vikings, lundi soir.



Et de l'autre côté du ballon, la défensive des Bears, affaiblie par les blessures, ne sera pas en mesure de contenir l'attaque diversifiée de Minnesota, à moins que J.J. McCarthy connaisse un affreux baptême, à ses débuts officiels dans la NFL.

Les Bears sont légèrement favoris pour gagner ce premier Monday Night de la saison, sans doute parce qu'ils jouent à domicile.  Mais compte tenu du rapport de forces entre les deux équipes, je crois plutôt que ce sont les visiteurs qui vont l'emporter.

Vikings  24,  Bears  13.

🏈🏈🏈

N.B. ⇢ Pour compléter les informations concernant cette rencontre, consultez mes billets précédents au sujet des deux clubs.


mardi 5 août 2025

PRÉVISIONS NFL 2025-26 : UN EFFONDREMENT DES VIKINGS DU MINNESOTA, VRAIMENT ?



LES VIKINGS AURONT POSSIBLEMENT UNE MEILLEURE ÉQUIPE QUE L'AN PASSÉ MAIS LES EXPERTS LES VOIENT PASSER D'UNE FICHE DE 14-3 L'AN DERNIER, À NEUF OU DIX VICTOIRES SEULEMENT, LA SAISON PROCHAINE.

Pour justifier cette baisse attendue des résultats, les analystes pointent d'abord le changement de quart arrière de l'équipe. Les dirigeants des Viks ont décidé d'économiser beaucoup d'argent en ne renouvelant pas le contrat de Sam Darnold, qui est parti rejoindre les Seahawks de Seattle.

Ils misent désormais sur le jeune J.J. McCarthy, qui a manqué sa saison recrue l'année dernière, après une blessure au genou droit, lors du premier match de pré-saison.  Ils ont une telle confiance en lui qu'ils ont décliné l'offre du quart arrière Aaron Rodgers de les rejoindre.

Les parieurs, eux, se méfient de l'incertitude qu'incarne McCarthy (photo ci-dessous). Ils soutiennent que même les quarts arrières sélectionnés avant lui (il avait été choisi 10e en 2024) échouent souvent à leurs débuts en NFL.  Et si McCarthy ne fait pas l'affaire, ce n'est pas son nouveau substitut, Sam Howell, qui pourrait dépanner l'équipe...

Deuxièmement, de nombreux prévisionnistes estiment que plusieurs des 14 victoires des Vikings en 2024 étaient dues à la chance.  Ils ont remporté huit victoires sur neuf lorsque les matchs se sont joués sur une possession (sept points ou moins), et cinq sur six dans les rencontres décidées par trois points ou moins.

Dans des circonstances similaires, avec autant de rencontres au score serré, les observateurs doutent que les Vikings puissent s'en tirer aussi facilement.  Ils prévoient deux ou trois défaites de plus à cause de cela.

De plus, leur calendrier sera nettement plus complexe en 2025-26. Selon les spécialistes, le Minnesota aura le cinquième calendrier le plus difficile la saison prochaine.

L'an passé les Vikings avaient affronté les clubs de la faible division Sud de la Conférence Américaine, en plus des Jets de New York, en territoire neutre.  Ils ont gagné les cinq rencontres.



Cette année, ils devront plutôt se mesurer aux formations de la forte division Nord de l'AFC, et aux Chargers de Los Angeles, un club qui a participé aux playoffs l'an passé.  Sans oublier qu'ils devront encore affronter deux fois chacune les équipes de leur propre division, qui est considérée comme la plus forte de la NFL (fiche de 4-2 en 2024, les deux défaites contre Détroit).

Enfin, les oiseaux de malheur pointent les faiblesses de la ligne tertiaire des Vikings pour justifier leurs sombres pronostics.  Plusieurs des membres de cette unité ont quitté via le marché des agents libres : Stephon Gilmore, Shaquill Griffin, et Camryn Bynum.

Pour compenser ces pertes, les Vikings sont aussi passés par le marché des joueurs autonomes pour recruter les demis de coin Jeff Okudah, Isaiah Rodgers, et Tavierre Thomas.  C'est loin d'être certain qu'ils y gagneront au change.  Le coordonnateur défensif Brian Flores devra aussi repositionner certains joueurs, ce qui implique des ajustements qui ne sont pas toujours simples ni heureux.

Ces points de vue pessimistes ne sont pas partagés par tout le monde, surtout pas par les dirigeants et les coachs des Vikings.  L'entraîneur chef Kevin O'Connell (nommé l'entraîneur chef de l'année, la saison dernière dans la NFL) est renommé pour savoir bien diriger les quarts arrières.  Ce qui devrait aider J.J. McCarthy.

Le jeune pivot de 22 ans possède des qualités qui ont incité les recruteurs à le sélectionner dans le top-10 du repêchage de l'an dernier.  

À l'Université du Michigan, il a démontré qu'il lançait le ballon avec facilité en courant vers sa droite.  Dans les espaces restreints, il réussissait à effectuer ses passes à des receveurs étroitement marqués.  Sa mobilité lui permettait de gagner des premiers essais par la course, et de gagner du temps pour permettre à ses receveurs de se démarquer.

Il ne devrait pas perdre ces atouts en jouant dans la Ligue Nationale, même si l'opposition est beaucoup plus forte.

Heureusement pour lui, il sera très bien soutenu par ses coéquipiers à l'attaque et par un excellent personnel d'entraîneurs.  Il aura toutes les chances de réussir ses débuts au niveau professionnel.  L'attaque aérienne de son club a brillé en 2024 avec des gains de 4 379 verges, 35 touchés, et une efficacité de 102,9, au 5e échelon de la NFL.



Ses receveurs font partie de l'élite de la Ligue.  En 2024, Justin Jefferson (photo ci-dessus) a été le deuxième meilleur ailier éloigné du circuit Goodell, derrière Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  Il a déjà prouvé qu'il peut s'adapter à n'importe quel quart arrière, tant que ce dernier lui lance souvent le ballon.

Au poste de receveur numéro 2, le jeune Jordan Addison est également dangereux malgré sa petite taille (5'11", 175 lbs).  Il compense en étant très vif dans ses feintes, et parce qu'il sait très bien courir ses tracés.  Son expérience comme retourneur de bottés a fait de lui un receveur qui arrive à bien trouver les ouvertures dans les zones de couverture des joueurs adverses.

À 23 ans, il est toutefois très immature, ce qui lui a valu des ennuis à l'extérieur du terrain.  Il a déjà été condamné pour excès de vitesse (140 milles à l'heure), et pour avoir conduit un véhicule alors qu'il avait les facultés affaiblies.  Cette dernière infraction pourrait lui coûter trois matchs de suspension au début de la prochaine saison de football.



Advenant cette suspension, Jalon Nailor (photo ci-dessus) pourrait le remplacer dans la formation partante.  À titre d'ailier espacé numéro 3 l'an dernier, il a capté 28 passes pour 414 verges de gains, et six touchés.  28,6% de ses réceptions ont été pour 20 verges ou plus.

La recrue Tai Felton, un choix de 3e ronde cette année, pourrait aussi compétitionner pour le poste de numéro 3.  Coach O'Connell aime utiliser une formation à quatre receveurs, et la vitesse de Felton (4,37 secondes sur 40 verges) peut lui servir à "étirer" le terrain, et lui permettre de gagner plusieurs verges après l'attrapé.  

Il y a aussi le nouveau venu Rondale Moore (ancien des Cardinals) qui pourrait être utilisé dans un rôle de substitut pour créer de la confusion dans les défenses ennemies lors des troisièmes essais.



J.J. McCarthy aura aussi à sa disposition,  pour le dépanner en cas d'ennuis, l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus), un receveur de première classe.  Il a manqué les sept premiers matchs de la saison dernière à cause d'une grave blessure au genou droit.

Son remplaçant, Josh Oliver, a suffisamment bien joué pour que l'équipe lui consente un nouveau contrat cette année (trois ans, 23 millions de dollars).  Il est surtout employé comme bloqueur sur les jeux au sol, ou pour capter de courtes passes faciles dans certaines situations.

Les Vikings veulent améliorer leur attaque terrestre.  Elle a fini au 24e rang de la NFL, l'an passé, avec une faible moyenne de 4,06 verges par course, et en 29e place pour les touchés (seulement neuf).  Leurs porteurs de ballon n'ont enregistré que six courses de 20 verges ou plus, et ils ont été inefficaces pour finaliser les séquences offensives à l'approche de la zone des buts adverses.  Et ce triste état de fait dure depuis trois ans.



Aaron Jones (photo ci-dessus) reste le principal demi offensif, mais les entraîneurs souhaitent réduire sa charge de travail.  Il aura 30 ans en décembre prochain, et on estime que ses 306 portées de l'an dernier sont trop pour lui.  En 2024, il a réalisé une belle performance (1 546 verges de gains combinés en course et en réception) malgré plusieurs blessures (hanche, cuisse, côtes, dos, quadriceps).

Pour le ménager et mieux le seconder, les Vikings ont obtenu le demi offensif Jordan Mason, dans un échange avec les 49ers de San Francisco.  En carrière, sa moyenne de verges par portée (5,3) dépasse celle de Jones (4,9), mais cela s'est fait dans un rôle de substitut. Le souci, c'est que, tout comme Jones, il a un historique important de blessures.

La ligne à l'attaque des Vikings a failli dans ses deux tâches en 2024.  Elle n'a pas été performante dans les jeux au sol, et n'a pas réussi non plus à assurer la protection sur les jeux de passe.  Elle a accordé 49 sacs en saison régulière, et un peu enviable record de neuf sacs, dans le match éliminatoire contre les Rams de Los Angeles.


Des changements étaient nécessaires, et les Vikings en ont apporté plusieurs. Les titulaires de l'année dernière ont été remerciés : le centre Garrett Bradbury, le garde Ed Ingram, et le plaqueur Cam Robinson ont pris la porte de sortie.

Les Viks ont utilisé une partie de l'argent économisé sur le contrat de Sam Darnold pour recruter deux joueurs de ligne offensive parmi les agents libres.  Ils ont mis sous contrat le centre Ryan Kelly (photo ci-dessus) et le garde Will Fries, deux excellents anciens joueurs des Colts d'Indianapolis, en plus de confier l'autre poste de garde à la recrue Donovan Jackson, un choix de première ronde, (24e au total).  Fries serait remis d'une fracture de la jambe gauche subie lors de la semaine no 5, l'an passé.

La saison passée, la ligne offensive a souffert de l'absence du plaqueur Christian Darrisaw (photo ci-dessous), qui a manqué les dix derniers matchs de son équipe en raison d'une grave blessure au genou gauche.  Son retour cet automne fera du bien.  Il forme un très bon duo avec l'autre plaqueur Brian O'Neill.  La ligne offensive, qui était une faiblesse en 2024, pourrait devenir une force en 2025.



Les dirigeants du club du Minnesota savaient que, la saison passée, avec leurs joueurs de lignes (offensive et défensive), ils ne pouvaient pas gagner les guerres de tranchées.  Pour la première ligne du front-7, dans le système 3-4, ils ont aussi dépensé une partie de leur trésor de 350 millions de dollars pour obtenir des renforts, sur le marché des agents libres.  Ils ont acquis les plaqueurs Jonathan Allen (ancien des Commanders) et Javon Hargrave (ex 49ers).

Avec leurs coéquipiers de la seconde ligne, Jonathan Greenard (photo ci-dessous), Andrew Van Ginkel, Ivan Pace, et Blake Cashman, ce groupe exerce énormément de pression sur les quarts arrières et les demis offensifs opposés.  Minnesota est l'équipe qui fait le plus de blitz avec cinq joueurs ou plus dans la NFL (38,8%).

Les Vikings détiennent la deuxième meilleure défensive contre le jeu au sol dans la Ligue Nationale (1 588 verges accordées, 12 touchés alloués, et seulement cinq courses d'au moins 20 verges consenties).  C'est beaucoup moins bon contre les jeux de passe (4 114 verges, 24 touchés accordés, en 27e position de la NFL).  Mais elle a cependant réussi 24 interceptions.



La tertiaire est donc en défaut, et ce serait encore pire si le front-7 ne l'aidait pas autant en mettant beaucoup de pression sur les joueurs offensifs adverses (49 sacs réussis, 4e de la Ligue).

Comme mentionné précédemment, cette unité a connu de nombreux changements durant l'intersaison.  Trois des six demis de l'an passé ne sont plus avec l'équipe.  On n'anticipe pas beaucoup d'améliorations à cet égard.  Après la perte du demi de sûreté Camryn Bynum (maintenant avec les Colts), son poste demeure vacant dans la tertiaire des Viks.  La compétition sera intense entre plusieurs prétendants aux divers postes, durant le camp d'entraînement.  

L'année dernière, l'analyse des unités spéciales indiquait une stabilisation à la position de botteur de placements jusqu'à ce que la recrue Will Reichard (photo ci-dessous) se blesse (quadriceps) lors de la semaine 9 contre les Colts.  Il a raté quatre parties, et il a éprouvé des problèmes de précision par la suite.  Il connaît présentement un mauvais camp d'entraînement, et les Vikings pourraient avoir une décision à prendre dans son cas.



Si les unités spéciales ont été efficaces en ce qui regarde la couverture sur les bottés d'envoi et de dégagement (4e dans la NFL), ce fut tout le contraire sur les retours de bottés, où ils ont été derniers de classe.

Peut-être que le nouvel arrivant Rondale Moore, ainsi que les receveurs Tai Felton et Jalon Nailor, pourront apporter des solutions pour améliorer la situation, car il semble que les anciens titulaires, Brandon Powell et Ty Chandler, aient laissé passer leur chance.

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À moins que J.J. McCarthy soit vraiment mauvais, l'offensive des Vikings ne devrait pas faiblir la saison prochaine.  La défense a tout de même reçu des renforts durant l'intersaison, bien que la tertiaire présente encore des problèmes non résolus.  Les Viks seront également mieux équipés pour gagner les guerres de tranchées.



Mais avec moins de chance que l'an dernier pour gagner autant de matchs serrés; un calendrier plus difficile; quelques joueurs clés qui ont un haut risque de blessures; et à cause d'une meilleure préparation de la part de leurs adversaires pour les affronter; les Vikings ne récolteront pas autant de victoires que la saison passée.

Mais ils ne s'effondreront pas, contrairement à ce que beaucoup de parieurs pensent. Au moins une dizaine de victoires reste un objectif tout à fait plausible, tout comme une lutte pour le titre de leur division, et une participation aux séries éliminatoires.

CALENDRIER  2025-26  DES  VIKINGS  DU MINNESOTA