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samedi 6 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : BALTIMORE À BUFFALO, UN DUEL DE TITANS DANS L'AFC !



IL  S'AGIT  D'UNE  REPRISE  DU  MATCH  ÉLIMINATOIRE  DE  JANVIER  DERNIER  ENTRE  CES  ÉQUIPES.

De nombreux experts pensent que ce match mettra en opposition les deux meilleures équipes de la Conférence Américaine, cette année.  En ce qui concerne les effectifs des deux clubs, les Ravens ont un léger avantage lorsqu'on compare poste par poste.  Mais le problème, c'est que le quart arrière des Bills, Josh Allen (MVP de la NFL, la saison dernière), est capable de remporter des matchs à lui tout seul !

C'est ce qui peut arriver, dimanche soir, quand ces deux puissances du circuit Goodell vont croiser le fer à Buffalo.  La dernière visite des Ravens à cet endroit, durant les éliminatoires de la saison passée, leur a laissés un goût amer, une défaite de dernière minute, au compte de 27 à 25, sur une passe échappée dans la zone des buts, par l'ailier rapproché Mark Andrews.

Les représentants de Baltimore voudront se venger, et ils ont les atouts pour réussir cette mission.   Les Ravens possèdent la meilleure attaque au sol de la Ligue Nationale avec le porteur de ballon "bulldozer" Derrick Henry, et son équivalent, le quart arrière coureur Lamar Jackson (les Ravens gagnent une moyenne incroyable de 187,6 verges de gains au sol par match). 
 


Les défensives adverses ne savent jamais sur quel pied danser parce que Jackson emploie souvent le jeu d'option avec Henry (photo ci-dessus).  Si les défenseurs mettent huit joueurs dans la boîte pour arrêter  le massif demi offensif des Ravens, Jackson en profite pour garder le ballon, après avoir fait une feinte de remise à Henry, et il y va d'une longue passe à ses ailiers éloignés Zay Flowers ou Rashad Bateman.  Cette tactique sera idéale dimanche, pour exploiter la vulnérabilité des demis de sûreté des Bills.   

Jackson peut également exploiter le jeu d'attiré sur Henry pour gagner du terrain en courant vers les lignes de touche. 

De son côté, Josh Allen pourra abuser de la faible défense anti-aérienne des Ravens (31e de la NFL l'an passé).  Le quart des Bills est particulièrement dangereux quand il improvise des jeux en courant derrière la ligne de mêlée.  Il excelle quand il est sous pression, et que la défensive adverse utilise le blitz.

Les offensives des deux adversaires sont opportunistes en convertissant un haut pourcentage de 3e essais.  Dans ce domaine, les Ravens ont un taux de succès de 48%, et les Bills de 41%.  Ce qui produit de longues séries offensives.  On s'attend d'ailleurs à une bataille offensive entre les deux clubs, dimanche soir. 


Comme il est presque impossible de courir contre la défense de Baltimore, les Bills adopteront une formation offensive élargie sur la ligne de mêlée, afin d'isoler les receveurs Khalil Shakir (photo ci-dessus), Keon Coleman, Joshua Palmer ou Dalton Kincaid.

Si jamais l'attaque des Bills stagne trop, ils peuvent avoir recours à la méthode sans caucus, pour fatiguer la défense adverse, et l'empêcher de faire des substitutions.  Allen peut désorienter les défenseurs opposés en feintant autant avec le play action, qu'en courant avec le ballon.

Les Ravens sont favoris par 1½ point pour l'emporter, mais je crois que l'habileté d'Allen pour bien performer sous pression procurera la victoire à son équipe, qui a aussi l'avantage de jouer à la maison, pour ce match d'ouverture.

Ravens  24,  Bills  27.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨  Pour en savoir plus sur ces deux équipes, consultez mes billets précédents à leur sujet.  Cliquez sur les liens suivants : 


dimanche 3 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES BILLS DE BUFFALO VONT ENCORE FRAPPER À LA PORTE DU SUPER BOWL.



DEPUIS  LA  SAISON  2020,  UNE  SEULE  ÉQUIPE  DE  LA  NFL  A  REMPORTÉ  PLUS  DE  VICTOIRES  EN SAISON RÉGULIÈRE QUE  LES  BILLS  DE  BUFFALO (61)...

Et ce club, est bien sûr les Chiefs de Kansas City (66), qui ont bloqué la route des Bills à quatre reprises en séries éliminatoires au cours de ces cinq dernières années, dont deux fois en finale de la Conférence Américaine. 

Les deux derniers affrontements éliminatoires, au début de cette année, et en 2024, se sont joués à trois points près à chaque fois, et ils auraient tout aussi bien pu basculer en faveur de Buffalo.

Ces défaites amères sont dues à une défense des Bills qui, en playoffs, a cette fâcheuse habitude de laisser tomber l'équipe dans les moments clés, contrairement aux Chiefs qui arrivent presque toujours à réaliser le gros jeu qui fait la différence.  Dans les cinq revers en séries depuis 2020, la défensive de Buffalo a accordé en moyenne 33,2 points par match (166 au total).  Elle est pourtant beaucoup plus étanche en saison régulière.



Habituellement dans le top-5 de la NFL au cours des dernières années, cette solide brigade défensive a régressé la saison dernière.  Elle est tombée au 11e rang de la Ligue pour les points accordés; en 17e place pour les verges totales consenties; en 18e position pour les verges au sol allouées par tentative de course; au 18e échelon pour les sacs réussis; et, surtout, au 29e rang sur l'incapacité à empêcher les adversaires de convertir leurs 3e essais (3e pire de la NFL avec un taux de 44,54% de réussite pour les clubs opposés).

Fait aussi alarmant, la défensive des Bills a terminé en bas du classement de la Ligue pour le pourcentage de pression sur les quarts arrières ennemis quand leurs équipes avaient une chance d'égaler ou de prendre les devants au pointage, au 4e quart.  Elle devra améliorer ce faible pourcentage qui est descendu à 20%.  

La principale faiblesse de la ligne défensive en 2024 a été la couverture de passe par leurs secondeurs.  Ils ont fini derniers de la NFL dans ce domaine.  Matt Milano, Terrel Bernard et Dorian Williams ont tous été fautifs.  Eux, et leurs trois compagnons de ligne, sont tous de retour cette saison, et ils devront faire mieux à ce chapitre.  Les Bills ont ajouté le secondeur Shaq Thompson (agent libre signé, ancien des Panthers) pour leur venir en aide.



Les Bills avaient peu d'argent à dépenser dans l'intersaison pour se payer des agents libres de qualité.  Ils ont utilisé l'argent libéré par les joueurs qui ont quitté l'équipe, pour accorder des contrats à ceux qui les ont remplacés.  Sont partis : les receveurs éloignés Amari Cooper et Mack Hollins; remplacés par Elijah Moore (qui vient des Browns), et Joshua Palmer (ex Chargers).

Les besoins de l'équipe se retrouvant surtout en défense, les Bills ont fait plusieurs changements de ce côté-là.  Les joueurs de ligne Von Miller et Dawuane Smoot sont partis, et les Bills ont acquis deux remplaçants à cette position : Joey Bosa (ex Chargers) et Michael Hoecht (ancien des Rams).   

L'équipe s'est séparée des plaqueurs défensifs Quinton Jefferson, Austin Johnson et Jordan Phillips pour faire de la place à Larry Ogunjobi, qui arrive des Steelers de Pittsburgh.



Quant à eux, les demis de coin Dane Jackson et Tre'Davious White (photo ci-dessus) reviennent à Buffalo après de brefs séjours ailleurs dans la NFL.  Ils viennent combler les départs de Rasul Douglas et Kaiir Elam à ces positions.

Pour sa part, le demi de sûreté Darrick Forrest s'amène des Commanders de Washington pour faire la lutte avec Damar Hamlin et la recrue Jordan Hancock pour être le titulaire désigné à ce poste.  Cole Bishop est également dans le "mix".

Il est à noter que Hoecht et Ogunjobi sont suspendus pour les six premiers matchs de la saison en raison de dopage.

La majorité des joueurs sélectionnés au dernier repêchage sont aussi du côté de la défense.  Le demi de coin Maxwell Hairston (1ère ronde, 30e rang) semble déjà promis à un poste régulier dans la tertiaire.

À ses côtés, Taron Johnson devrait revenir en forme après avoir été éprouvé par des blessures la saison passée.

Christian Benford (photo ci-dessous) a été phénoménal en 2024, et il sera à nouveau l'as de cette unité qui devrait retrouver la respectabilité après une campagne difficile l'an dernier.



La plaqueur T.J. Sanders (2e ronde, 41e), l'ailier Landon Jackson (3e ronde, 72e) et le plaqueur Deone Walker (4e ronde, 109e) vont tenter de challenger les titulaires actuels des postes, à leurs positions respectives (Greg Rousseau, DaQuan Jones et Ed Oliver).  Ce ne sera pas facile pour eux, car cette première ligne défensive est déjà une des meilleures de la NFL.

Le coordonnateur défensif Bobby Babich espère que tout ce beau monde pourra composer un front-7 plus dangereux au point d'attaque contre le jeu au sol, et pour exercer plus de pression sur les quarts arrières et les porteurs de ballon adverses.

On peut dire que les absences prolongées de Matt Milano ont clairement affecté ces deux aspects du jeu.  Souvent blessé, le vétéran secondeur des Bills n'a joué que 9 des 34 matchs réguliers de son équipe au cours des deux dernières saisons.
 


Joey Bosa (photo ci-dessus) a aussi été acquis pour améliorer ces phases du jeu, mais il devra d'abord demeurer en santé, ce qu'il a été incapable de faire au cours des trois dernières saisons au cours desquelles il a manqué 23 parties à cause de blessures.  Il vient de fêter son 30e anniversaire, la mois dernier.  À ses 28 derniers matchs, il n'a réussi que 14 sacs avec les Chargers de L.A..

Avec tous ces changements, la défensive devrait être plus forte.  Le défi sera d'intégrer et de coordonner tous ces nouveaux joueurs.  La saison passée, la défense a réussi à forcer 32 revirements, avec 16 interceptions et 16 échappés recouvrés, se plaçant ainsi au deuxième rang de la NFL dans cette catégorie. L'objectif sera de conserver ce même niveau de performance cette saison.

De son côté, l'attaque des Bills demeure presque identique à celle de la saison passée. Les seuls ajustements significatifs concernent le groupe de receveurs.



La signature des agents libres Joshua Palmer et Elijah Moore (photo ci-dessus) a pour but de combler les postes laissés vacants par les départs d'Amari Cooper (encore agent libre non réclamé), et de Mack Hollins (désormais chez les Patriots). Palmer devrait probablement occuper le poste d'ailier éloigné numéro 3, tandis que Hollins rejoindra le remplaçant Curtis Samuel en réserve.

Leur impact devrait être négligeable comme il le fut avec leurs équipes précédentes.

Au final, cela ne change pas grand-chose, car le talentueux quart arrière Josh Allen peut s'adapter à n'importe quel receveur grâce à son immense talent.  Il n'a pas été choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) pour rien.  C'est parce qu'il a la capacité d'élever le niveau de jeu de ses coéquipiers, plutôt "ordinaires", qu'il a été préféré à Lamar Jackson, qui est sans doute plus talentueux et mieux entouré chez les Ravens de Baltimore.

Allen a conduit les siens à cinq championnats de division consécutif depuis 2020.  Et un 6e s'en vient sans doute cette année.  Il faut dire qu'il y a peu de compétition avec les trois autres équipes de la section Est de l'AFC (Miami, Nouvelle Angleterre et les Jets de New York ⇾ voir https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-lattaque.html).



Avec Josh Allen (photo ci-dessus) au volant de la machine offensive, les Bills ont établi un record de concession en marquant 525 points la saison dernière (deuxième plus haut total dans la NFL).  Et ce, avec un groupe de receveurs très ordinaires.  Treize fois, ils ont inscrit 30 points ou plus au tableau d'affichage; et à quatre reprises, ils ont dépassé les 40 points pendant cette campagne offensive particulièrement fructueuse.

Grâce à une excellente ligne offensive et à son talent pour échapper à la pression des défenseurs, Allen n'a encaissé que 14 sacs.  Une bonne équipe se distingue par sa capacité à minimiser les erreurs.  Dans ce domaine, Allen et ses coéquipiers offensifs ont été remarquables en 2024, ne commettant que huit revirements (six interceptions et deux échappés).  Un exploit extrêmement rare !

Le directeur général Brandon Beane a été critiqué pour ne pas avoir fourni de meilleurs receveurs à Josh Allen, ce qui aurait pu le rendre encore plus performant.  Mais si le groupe de receveurs actuel n'a pas reçu beaucoup d'aide de l'extérieur, il pourrait se développer de l'intérieur.



Khalil Shakir (photo ci-dessus) reste sans conteste le receveur numéro un, même si ses statistiques ne rivalisent pas avec celles des meilleurs ailiers éloignés de la Ligue Nationale.  Cependant, bien qu'il ne capte pas beaucoup de longues passes (sa moyenne de verges par réception est seulement de 10,8), il se distingue par ses verges gagnées après réception, avec une moyenne de huit verges, le plaçant au 5e rang de la NFL dans cette catégorie.

Shakir n'a que 25 ans, il a donc encore le temps de progresser cette saison.  Cela s'applique également à son coéquipier Keon Coleman, qui a réalisé de belles performances lors de sa saison recrue l'année dernière, avant de manquer quatre matchs en fin de saison à cause d'une blessure à la main et au poignet.

Ce choix de deuxième ronde (33e) au repêchage de 2024 a un bon potentiel, et les dirigeants des Bills s'attendent à ce qu'il soit meilleur cette année.  Ils apprécient son gabarit impressionnant, 6'4", 215 lbs, et il constitue une menace sur les longues passes, comme en témoigne sa moyenne de 19,17 verges par réception.



Il en va de même pour l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessus) qui a été ralenti et ennuyé par des blessures aux deux genoux.  Elles lui ont fait rater quatre parties, et il ne s'est jamais rétabli à 100%.  Il a tout de même été le deuxième receveur le plus productif de Buffalo, bien qu'il ait été sous-utilisé.

Il pourrait être plus impliqué dans les stratégies de jeu cette saison car ce choix de première ronde (25e) en 2023 a lui aussi un très bon potentiel.

Comme le groupe de receveurs, le champ arrière des Bills est très diversifié et c'est ce qui fait sa force.  Le porteur de ballon principal, James Cook, a été excellent l'an dernier avec sa moyenne de verges par course de 4,9 et ses 16 touchés au sol (+ 2 autres par la passe).

Pendant l'intersaison, il a exigé une prolongation de contrat et souhaite être rémunéré comme l'un des meilleurs à son poste dans la Ligue.  Il veut 15 millions de dollars par saison, ce qui le placerait au 3e rang des demis offensifs les mieux payés de la NFL.  Le gérant général Brandon Beane n'a pas l'intention de satisfaire sa demande.



Quel impact aura cette décision sur les performances futures de Cook (photo ci-dessus), étant donné son mécontentement actuel ?  C'est son année de contrat.  Sera-t-il motivé à impressionner les dirigeants de l'équipe pour justifier ses ambitions et décrocher le gros lot en 2026 ?

Ray Davis est un auxiliaire intéressant de Cook.  Très costaud, il est très fort pour briser des plaqués.  Quant à lui, le demi offensif numéro 3, Ty Johnson, se spécialise surtout comme receveur, un domaine où il est dans le top-10, en efficacité, dans la NFL.

Ces trois porteurs de ballon se complètent donc très bien en offrant une belle variété d'options aux stratèges de l'offensive de Buffalo.

Si Allen peut si bien travailler, et tout renverser sur son passage, autant par ses courses que par ses passes, c'est aussi en raison de la solidité de sa ligne à l'attaque classée au 3e rang du circuit Goodell.  Tous ses membres sont de retour cette saison, et bien qu'aucun ne fasse partie de l'élite des joueurs de ligne de la Ligue Nationale, aucun ne constitue une faiblesse non plus.



Ils ont dominé l'an dernier en ne permettant que 160 pressions sur Allen, et un très faible total de 14 sacs aux adversaires, soit huit de moins que leurs plus proches poursuivants dans cette catégorie (les Packers de Green Bay).

Cette unité frontale est aussi une des meilleures de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Et si le garde à droite O'Cyrus Torrence (photo ci-dessus) peut progresser encore, à sa troisième saison, ce groupe sera encore plus efficace, ce qui donne un peu...le vertige !

Il n'y a aucun doute, les Bills de Buffalo seront encore des prétendants au Super Bowl cette année.  Trois fois au cours des cinq dernières saisons, ils ont remporté treize victoires.  Et ils pourraient en récolter autant cette année.  Assez pour finir facilement en tête de leur division pour une sixième fois d'affilée.

Tout ce qu'ils espèrent c'est qu'ils ne retrouveront pas les Chiefs de Kansas City sur la route les menant enfin au Super Bowl...

CALENDRIER  2025-26  DES  BILLS  DE  BUFFALO
 

jeudi 5 septembre 2024



SAISON  2024-25  DES  CHARGERS  DE  LOS ANGELES :  EST-CE  QUE  JIM  HARBAUGH  POURRA  ACCOMPLIR  DES  MIRACLES  POUR  SORTIR  SA  NOUVELLE  ÉQUIPE  DU  TROU  ?

Après un arrêt à Kansas City chez les Chiefs, nous poursuivons notre chemin dans l'Ouest de la Conférence Américaine, à Los Angeles, là où les Chargers tenteront de rebondir d'une mauvaise saison l'an dernier (5-12), grâce à leur illustre nouvel entraîneur, Jim Harbaugh.

Partout où il est passé, le vénérable coach de 60 ans a eu des succès fracassants, que ce soit chez les amateurs, ou chez les professionnels.  Il s'est fait le spécialiste des retournements rapides, de situations apparaissant souvent désespérées.  En peu de temps, de 2011 à 2014, il a conduit les 49ers de San Francisco à trois finales de championnats de la Conférence Nationale, et à une participation au Super Bowl (en 2012, contre les Ravens de Baltimore, coaché par son frère John).

Plusieurs équipes de la NFL voulaient l'embaucher cette année, et ce sont les Chargers de Los Angeles qui ont gagné le gros lot.  Harbaugh aura une tâche colossale sur les bras, pour rebâtir ce club, qui a dû laisser partir presque toutes ses vedettes offensives, afin de respecter un plafond salarial qui débordait.



En défensive, on a sauvé les meubles quand les deux piliers de cette brigade, Khalil Mack et Joey Bosa (photo ci-dessus), ont accepté des coupures salariales.  Par mesures budgétaires, les Chargers ont tout de même dû dire adieu aux secondeurs Eric Kendricks et Kenneth Murray, ainsi qu'au demi défensif Michael Davis.

On les a remplacés en faisant venir Poona Ford (ex-Bills et ex-Seahawks), Denzel Perryman (un revenant puisqu'il a joué pour l'équipe, de 2015 à 2020), et le demi de coin Kristian Fulton (ex-Titans).  Si la situation demeure bonne avec les demis de sûreté Alohi Gilman et Derwin James, c'est loin d'être aussi reluisant chez les demis de coin, avec Fulton et Asante Samuel Jr.

La défense anti-aérienne des Chargers a été une des pires de la NFL l'an dernier en permettant 4 246 verges aux adversaires (30e échelon de la Ligue).  Et au sol, elle a accordé 18 touchés aux coureurs ennemis (aussi parmi les pires stats de la NFL).  À moins que le nouveau coordonnateur de la défensive, Jesse Minter fasse des miracles avec ses ouailles, ça ne devrait pas s'améliorer beaucoup, même si on peut difficilement faire aussi pire qu'en 2023-24.



Au niveau des secondeurs de ligne, Daiyan Henley (photo ci-dessus) et Perryman vont essayer de tenir le fort, mais ce ne sont pas des "super man" non plus.  Ils ne sont pas du même excellent calibre que Mack et Bosa.  Ce dernier est un "monstre" mais aux pieds d'argile.  Souvent blessé, il n'a disputé que 14 des 34 derniers matchs de son équipe.

À l'intérieur de la première ligne de cette unité défensive, Poona Ford n'apportera guère de respectabilité en jouant aux côtés de Morgan Fox, et Otito Ogbonnia.  Aucun d'eux ne se classe parmi les meilleurs de la NFL à leur position.  Heureusement, avec Mack et Bosa, le front 7 est en mesure de faire pression sur les quarts arrières adverses (la défensive a réussi 48 sacks en 2023-24).  

Dans l'ensemble, cependant, cette défensive va encore faire partie du dernier tiers du circuit Goodell, en termes de qualité et de capacité.  Pour elle, c'est essentiel que l'attaque au sol, sur laquelle Jim Harbaugh mise énormément, contrôle le temps de possession du ballon, afin qu'elle ne soit pas trop mise à l'épreuve, étant donné sa vulnérabilité.



La formidable réputation de Jim Harbaugh l'a précédé avec les ex représentants de San Diego.  Les parieurs, et certains experts, croient fermement qu'il fera immédiatement des Chargers un club gagnant.  Ils le voient même remporter le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL, à la fin de la saison prochaine.  J'en doute énormément, même si on le dit capable d'opérer des retournements spectaculaires, en faisant quelques miracles.

La défensive reste poreuse, et l'offensive a été changée presque totalement durant la saison morte.  Il n'y a plus de receveur numéro un dans cette attaque.  Keenan Allen a été échangé aux Bears de Chicago; et Mike Williams mettra son immense talent au service des Jets de New York.

Pour prendre leur place, Joshua Palmer et Quentin Johnston obtiennent une promotion, mais c'est la recrue Ladd McConkey (2e ronde, 34e choix au total) qui inspire les plus grands espoirs à ce poste.



Johnston a déçu à sa saison recrue l'an passé.  Palmer (photo ci-dessus) a assez bien fait quand il a été appelé à remplacer Allen et Williams, qui ont souvent été blessés, au cours des trois dernières saisons.  Mais Palmer ne semble pas avoir l'étoffe d'un ailier espacé numéro 1.

Les Chargers ont embauché l'agent libre DJ Chark Jr (photo ci-dessous), qui n'a connu qu'une seule bonne campagne, en 2019, avec les Jaguars, mais il éprouve très souvent des ennuis de santé.  D'ailleurs, il est encore sur le carreau.  Il souffre actuellement d'une blessure à la hanche.

Il y a eu des changements également au poste d'ailier rapproché.  Will Dissly (ex-Seahawks), et Hayden Hurst, (avec les Panthers en 2023-24), remplacent Gerald Everett (rendu à Chicago), et Nick Vannett (maintenant un Titans).



Les deux nouveaux venus sont surtout reconnus pour être de bons bloqueurs pour le jeu au sol.  Un style qu'a toujours privilégié, et qui a fait le succès du coach Jim Harbaugh.  Mais le football de la NFL a bien changé depuis que Harbaugh a quitté la Ligue (neuf ans).  Des changements de règlements ont favorisé l'attaque aérienne, et le jeu au sol a perdu des adeptes chez les entraîneurs du circuit Goodell.

Si Harbaugh s'entête à courir d'abord, et surtout, avec le ballon, afin de mettre la table pour les jeux de passes, avec un bon passeur comme Justin Herbert, est-ce qu'il ne pourrait pas être dépassé par la mode aérienne en vogue maintenant chez les professionnels ?

En tous les cas, cela ne semble pas son intention d'abandonner ses anciennes tactiques.  Pour lui, la base de l'offensive, c'est avant tout une bonne ligne à l'attaque, capable de gagner les guerres de tranchées, et d'ouvrir le chemin aux porteurs de ballon. C'est pourquoi avec le choix de première ronde (5e au total), il a sélectionné le plaqueur Joe Alt, pour commencer la reconstruction de cette unité offensive de base.



Le joueur de centre Corey Linsley ayant pris sa retraite, les Chargers ont engagé l'agent libre Bradley Bozeman (ex-Panthers de la Caroline / no 75 photo ci-dessus) pour lui succéder.  Ajoutés aux partants Rashawn Slater, Zion Johnson, et Trey Pipkins, ces nouveaux venus forment une unité fort respectable.  Une base suffisante pour mettre à exécution les desseins de coach Harbaugh.

On ne peut pas en dire autant, en ce qui concerne l'autre partie des plans d'offensive terrestre du renommé entraîneur en chef.  Il devra réaliser ces plans sans le versatile et très bon demi offensif Austin Ekeler, qui a quitté les Chargers pour aller jouer avec le club de Washington.  Joshua Kelley ne fait plus partie des plans non plus, puisqu'il s'aligne maintenant avec les Giants de New York.

Les remplaçants sont deux anciens des Ravens de Baltimore, les agents libres Gus Edwards et J.K. Dobbins.  Souvent blessé, ce dernier n'a joué que neuf parties au cours des deux dernières campagnes.  Il revient d'une grave blessure au tendon d'Achille, après avoir subi une opération pour reconstruire un genou, l'année précédente.
 


Edwards (photo ci-dessus), lui, a été plus utilisé l'an passé, par les Ravens, mais sa moyenne de verges par course a chuté à 4,1.  Lui et Dobbins sont inconstants.  Ils ne sont pas considérés comme des demis offensifs de première classe.  Pas comme l'est Ekeler, en tous cas.

S'ils ne font pas le travail exigeant escompté par Harbaugh, c'est peut-être la recrue Kimani Vidal (choix de 6e ronde) qui sera appelée à la rescousse.

Reste Justin Herbert (photo ci-dessous).  Après deux bonnes premières saisons en 2020 et 2021, son rendement a diminué au cours des deux dernières.  Ses passes de touché ont baissé de 69 à 45.  Et son coefficient d'efficacité a baissé de 98 à 93.



Il a surtout un défaut aggravant.  Depuis son arrivée dans la NFL en 2020, il est le quart arrière qui a lancé le plus d'interceptions au 4e quart, alors que le pointage était serré.  Il n'a pas une fiche gagnante jusqu'ici (deux parties sous la barre de .500).  Il est bon, mais il ne fait pas encore partie de l'élite des QBs de la Ligue.

Herbert devra encore apprendre un nouveau livre de jeux, car un quatrième coordonnateur offensif en cinq ans, Greg Roman, s'amène avec l'équipe.  Celui-ci partage la philosophie de Jim Harbaugh pour la prédominance du jeu au sol. 

Unités Spéciales

Les trois principaux occupants des postes des unités spéciales sont de retour cette année : le botteur de précision Cameron Dicker (no 11, photo ci-dessous), le botteur de dégagements JK Scott, et le retourneur de bottés Derius Davis.



Conclusion

Les Chargers ont souvent eu des clubs talentueux, mais sans obtenir de bons résultats.  Ils n'ont participé que deux fois aux séries éliminatoires au cours de la dernière décennie.  Leur dernier championnat de division remonte à 2009.

Certes, ils ont maintenant un entraîneur qui pourrait les sortir de leur médiocrité et de leur manque d'opportunisme.  En carrière, à tous les niveaux où il a coaché, il possède un taux de victoires impressionnant à 72½ %.

Les Chargers jouissent du 2e calendrier le plus facile de la NFL cette saison, ce qui est avantageux.  Mais c'est un club en transition.  Harbaugh et ses assistants ont beaucoup de travail à faire avant que leur alignement réponde à leurs objectifs.  Le personnel actuel a des croutes à manger avant d'être à la hauteur de leurs aspirations.



La défensive n'est pas à point.  Le groupe de receveurs est très inexpérimenté, et manque d'un véritable numéro un.  Les nouveaux demis offensifs sont fragiles et inconstants.  Ils n'ont pas les outils nécessaires pour remplir adéquatement l'immense tâche qui les attend.

Jim Harbaugh est un coach extraordinaire et un bon enseignant.  Mais réussir à faire des Chargers un club gagnant, dès cette année, est un tour de magie que même lui ne peut pas accomplir.  À moins qu'il me fasse mentir...  Rien ne semble impossible pour lui...


















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