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samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : MINNESOTA À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD HANTERA-T-IL SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



À la veille d'affronter son ancienne équipe, pour la première fois, le quart arrière des Seahawks de Seattle (8-3) Sam Darnold, a déclaré qu'il était reconnaissant envers l'organisation des Vikings du Minnesota (4-7) de l'avoir aidé à relancer sa carrière, mais qu'il est maintenant très heureux avec son nouveau club, devenu un des meilleurs de la NFL.

Darnold n'a pas été bien remplacé à Minneapolis.  Son successeur, J.J. McCarthy, un haut choix de repêchage en première ronde, en 2024, a été souvent blessé, et lorsqu'il a joué, ce fut assez catastrophique.  

La semaine dernière, dans la défaite de sa formation, par la marque de 23 à 6, contre les Packers de Green Bay, McCarthy a livré une des pires performances des deux dernières décennies par un quart arrière de la Ligue Nationale.  Il a complété 12 passes pour 87 verges, et il a lancé deux interceptions, pour un coefficient d'efficacité (?) de 34,2.
  


Il a subi cinq sacs, et une commotion cérébrale (photo ci-dessus) que l'on a diagnostiquée seulement cette semaine.  Ça explique peut-être, du moins en partie, sa contre performance horrible de dimanche passé.  Dans la seconde demie de la rencontre face aux Packers, l'offensive des Vikings a produit un grand total de quatre verges nettes !!!

Dimanche, McCarthy sera remplacé par une recrue non repêchée du nom de Max Brosmer, qui en sera à son premier départ dans la grande Ligue.  Il devra affronter une des meilleures défensives du circuit Goodell, au domicile des Seahawks, un des endroits les plus hostiles qui soit pour les clubs visiteurs.

Les Hawks sont favoris par 11½ points pour gagner, et ça se comprend, ils sont supérieurs à presque toutes les positions,  sauf pour ce qui est de la profondeur du groupe de receveurs de passes, et celui des secondeurs de ligne.



Max Brosmer (ci-dessus), malgré son inexpérience, peut difficilement être pire que McCarthy, et s'il peut rejoindre mieux que lui ses excellents ailiers espacés Justin Jefferson, Jordan Addison, et Jalen Nailor, le match pourrait être plus contesté que prévu.  Brosmer peut aussi se fier à un très fiable duo de porteurs de ballon en Aaron Jones et Jordan Mason, pour essayer de contrôler l'horloge et imposer le tempo.

De l'autre côté du ballon, la défensive des Vikings aura pour mission de mettre beaucoup de pression sur Sam Darnold.  Lorsqu'il est dérangé, ce dernier est susceptible de commettre des revirements, comme c'est arrivé il y a deux semaines, quand les demis défensifs des Rams de Los Angeles ont intercepté quatre de ses passes.

Évidemment, les entraîneurs des Vikings connaissent bien Darnold, qui les a menés à 14 victoires l'an passé.  Peut-être qu'ils ont préparé des stratégies pour le déstabiliser, et lui faire hâter ses passes.  La défensive du club de l'entraîneur chef Kevin O'Connell est celle qui utilise le plus le blitz.  Ça lui permet de revendiquer le 2e plus haut pourcentage de pression sur les quarts adverses, dans la NFL. 



Mais étant donné que la forte défensive de Seattle risque de dominer ce match, l'attaque des Hawks est susceptible d'être conservatrice, et de favoriser davantage le jeu au sol, ce qui minimisera les possibilités de revirements, et de prolonger les séries offensives.  Mais si Darnold (photo ci-dessus) a besoin de passer le ballon, il a à sa disposition le meilleur receveur de la NFL en Jaxon Smith-Njigba.

Même si c'est improbable, il est possible que les Seahawks sous estiment les Vikings, à cause de la présence de Brosmer au poste de quart.  La défensive du club local possède un des meilleurs "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières, et ce, sans avoir à utiliser souvent le blitz.



Les Vikings ont perdu cinq de leurs six dernières parties, et ils occupent la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ont peut-être intérêt à continuer de perdre d'ici la fin de la saison, afin d'avoir plus de chances de repêcher tôt lors du prochain encan amateur.  Et qui sait, ils pourraient sélectionner un bon jeune quart arrière qui supplanterait éventuellement McCarthy au poste de quart partant.

Cependant, la direction des Vikings pourrait donner une autre chance à McCarthy de faire ses preuves, puisqu'il n'a presque pas joué dans la NFL, depuis son entrée chez les professionnels.

Vikings   17,     Seahawks    26.          

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : MINNESOTA À GREEN BAY ⇨ J.J. McCARTHY OFFRE PEU DE CHANCES DE VICTOIRE AUX VIKINGS...



Il se fait déjà tard pour les Vikings du Minnesota (4-6) au moment où ils se rendent à Green Bay dimanche pour affronter les Packers (6-3-1).  Installés au dernier rang de la division Nord de la Conférence Nationale, ils doivent jouer quatre de leurs cinq prochains matchs sur la route.  Ils traînent déjà de l'arrière par trois parties sur les meneurs de leur section, les Bears de Chicago (7-3).

La semaine dernière ils ont justement encaissé une défaite amère de 19 à 17 contre ces mêmes Bears, alors qu'ils menaient au pointage avec à peine 50 secondes à écouler à la rencontre.  Mais ils ont permis un long retour de botté à leurs adversaires, ce qui a conduit au placement victorieux de Cairo Santos.

Les Packers ont nettement l'avantage au point de vue talent, par rapport au club de l'entraîneur Kevin O'Connell.  Mais ils sont accablés par l'absence de beaucoup de joueurs blessés, et ils peinent à vaincre les formations plus faibles, comme ce fut le cas la semaine passée contre les Giants de New York, qui menaient au pointage, tard dans le match (victoire de 27 à 20 du Pack).



Les hommes du coach Matt LaFleur (ci-dessus) ne sont pas au bout de leur peine, car ils ont un des calendriers les plus difficiles d'ici la fin de la saison.  Ils amorcent dimanche, une série de trois parties contre les clubs de leur division, avant de rencontrer ensuite les Broncos, à Denver (9-2).

L'attaque des Packers a souvent manqué d'opportunisme, mais elle est la meilleure de la NFL pour le taux de conversion des troisièmes essais (49 %).  Le quart Jordan Love est efficace, et commet peu de revirements (trois interceptions et deux échappés perdus).  Mais c'est surtout l'excellente défensive de Green Bay qui sauve les meubles, la plupart du temps.

Celle des Vikings fait un peu la même chose, mais elle ne parvient pas toujours à réchapper les pauvres performances de l'offensive.  Le quart arrière J.J. McCarthy en arrache énormément cette saison.  Imprécis et manquant de confiance, il a du mal à compléter au moins la moitié de ses passes, bien que la faute en revient en partie à ses receveurs, qui échappent trop de ses relais.



McCarthy (ci-dessus) se classe parmi les pires pivots du circuit Goodell.  Il n'a à son crédit que six passes de touché, contre huit interceptions, en cinq matchs joués.  Son taux d'efficacité s'élève à seulement 61,7.

À cause de son inconstance en situations de passes, les Vikings auront probablement davantage recours au jeu au sol, avec les porteurs de ballon Aaron Jones et Jordan Mason.  Mais les Packers possède la 3e meilleure défense contre la course, dans la NFL.  Elle ne concède que 3,83 verges par portée, aux coureurs adverses.

Avec tous leurs effectifs en bonne santé, les Packers pourraient disposer aisément de leurs rivaux de dimanche.  Mais trop de membres de leur alignement sont amochés, pour leur permettre une victoire plus nette.  



L'excellent ailier rapproché Tucker Kraft, le secondeur de ligne Nick Niemann, le garde Elgton Jenkins, l'ailier espacé Jayden Reed et le demi de coin Nate Hobbs sont tous indisponibles en raison de blessures.  Le secondeur Quay Walker est un cas douteux.  Le porteur de ballon Josh Jacobs, les receveurs Matthew Golden et Dontayvion Wicks, ainsi que les ailiers défensifs Lukas Van Ness et Karl Brooks, ne sont pas certains non plus de pouvoir jouer dimanche.

Le match a lieu au Lambeau Field, ce qui peut avantager les Packers.  Les experts misent sur eux par 6 points pour l'emporter, surtout à cause de la faiblesse de l'attaque des Vikings, avec l'inefficace J.J. McCarthy aux commandes...

Vikings    17,    Packers   23.     

vendredi 26 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 4 : MINNESOTA CONTRE PITTSBURGH À DUBLIN, LA DÉFENSIVE DES VIKINGS S'IMPOSE.



Les Vikings du Minnesota (2-1) et les Steelers de Pittsburgh (2-1) s'affronteront ce dimanche à Dublin, en Irlande. Les Viks sont habitués à jouer des matchs en Europe, ayant déjà disputé huit rencontres, dont quatre hors concours, et quatre officielles. Ils les ont toutes remportées.

Au regard des performances des deux équipes cette saison, Minnesota semble bien parti pour prendre à nouveau l'avantage ce dimanche en Irlande.

Leur défensive a été superbe jusqu'ici, en limitant les attaques adverses à une faible moyenne de 141 verges de gains aériens par match.  Elle a provoqué sept revirements,- deux interceptions et cinq échappés-, dont quatre, la semaine passée, dans leur éclatante victoire de 48 à 10 contre les Bengals de Cincinnati (photo ci-dessous).



La saison dernière, la défensive des Vikings avait mis beaucoup de pression sur le quart arrière Aaron Rodgers, alors avec les Jets de New York, dans une victoire de 23 à 17 du Minnesota, à Londres, en Angleterre.  Cette brigade défensive a déjà neuf sacs à son crédit cette saison.

En attaque, l'équipe se réjouit du retour sur le terrain de l'ailier éloigné Jordan Addison, désormais libéré de sa suspension.  Avec Justin Jefferson, Jalen Nailor, et l'ailier rapproché T.J. Hockenson, il complète un quatuor de receveurs très menaçant pour les adversaires.  Et les Steelers ont des problèmes cette année contre les attaques aériennes ennemies.  Ils accordent en moyenne 247 verges par match, au 26e rang de la NFL.

Leur unité défensive permet beaucoup trop de gros jeux (10 verges et +) : 32 jusqu'à maintenant, le pire dossier de la Ligue Nationale dans ce domaine.  Quatre de ces jeux ont produit des touchés pour les opposants.



Les nombreux blessés en défensive (Malik Harrison, Alex Highsmith, DeShon Elliott, Joey Porter) expliquent cette situation, de même que le nouveau personnel, qui semble avoir du mal à bien communiquer et à se coordonner sur le terrain.

En attaque, Aaron Rodgers (photo ci-dessus) joue assez bien, mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes : seulement 247 verges par match (30e dans la NFL).  Au sol, c'est assez pathétique, une piètre récolte de 63 verges par rencontre, soit 2,8 verges par course.  Nettement insuffisant.

Côté attaque aérienne, ce n'est pas brillant non plus. La star D.K. Metcalf peine à s'imposer dans sa nouvelle équipe, avec seulement 45 verges de gains en moyenne, par match, et deux touchés.  Le demi offensif Jaylen Warren a été meilleur pour attraper des passes (11 réceptions pour 142 verges et un touché) que pour porter le ballon (43 courses pour 132 verges, faible moyenne de 3,1 verges par portée).



Pour sa part, l'attaque au sol des Vikings a été bien plus efficace en gagnant près de cinq verges par course.  Jordan Mason (photo ci-dessus) a mené la charge avec 40 courses pour 214 verges et deux touchés (excellente moyenne de 5,3 verges par portée).

On ne savait pas trop à quoi s'attendre du quart arrière Carson Wentz, venu remplacer le blessé J.J. McCarthy au pied levé, contre les Bengals, la semaine dernière.  Il a fait usage de sa vaste expérience pour bien guider l'offensive des Vikings, sans commettre d'erreurs.  La renommée de l'expertise de son entraîneur Kevin O'Connell avec les quarts arrières, l'a certainement aidé, même s'il n'avait eu que quelques jours pour se familiariser avec le système offensif de l'équipe.

L'historique des matchs à l'extérieur des USA des Vikings, et le rapport de forces entre les unités offensives et défensives des deux clubs, favorisent les Vikings dans cet affrontement.  Ils sont favoris par 2½ points pour gagner dimanche à Dublin.  L'écart pourrait être plus prononcé.

Steelers  17,   Vikings  27. 

dimanche 7 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : MINNESOTA À CHICAGO, LES BEARS SURÉVALUÉS ?



DE  NOMBREUX  EXPERTS  CROIENT  QUE  LES  BEARS  VONT  FAIRE  DES  PAS  DE  GÉANTS  CETTE  SAISON  À  CAUSE  DE  LEUR  NOUVEL  ENTRAÎNEUR-CHEF  BEN  JOHNSON.

Selon certains analystes, les Bears de Chicago pourraient passer de leur bilan perdant de 5-12, la saison dernière, à une fiche respectable cette année, leur donnant une chance de se battre pour une place en séries éliminatoires, dans la compétitive division Nord de la Conférence Nationale. 

Je ne partage pas cette évaluation optimiste.  Je veux bien croire que le nouvel entraîneur chef des Bears, le gourou offensif Ben Johnson, aura un effet positif, notamment sur le quart arrière Caleb Williams, mais de là à faire des miracles instantanés, pour conduire sa formation en playoffs, il y a une marge...

Johnson a fait des merveilles à titre de coordonnateur offensif des Lions de Détroit, la meilleure attaque au pays, de 2022 à 2024.  Il a beaucoup travaillé avec Caleb Williams au camp d'entraînement des Bears, cet été.  Il voulait surtout corriger le principal défaut de son jeune pivot : son mauvais "timing", lié à son indécision, quand il doit lancer le ballon.



Williams (photo ci-dessus) n'a pas connu une mauvaise saison recrue l'an dernier : 3 541 verges de gains aériens, 20 passes de touché, seulement six interceptions, et un coefficient d'efficacité de 87,8.  Mais il a subi un nombre exorbitant de sacs : 68 !  Une statistique qui prouve justement qu'il garde trop longtemps le ballon, avant de tenter ses passes.

Il ne corrigera probablement pas ce défaut du jour au lendemain, mais Ben Johnson l'a aidé durant l'intersaison, non seulement pas son expertise offensive, mais en solidifiant grandement la ligne à l'attaque, de façon à mieux le protéger.  Ça devrait lui donner plus de temps pour lire les défenses adverses, et prendre de meilleures décisions.

Pas fou ce Ben Johnson !  En agissant ainsi, il offre à Williams de profiter de plus d'opportunités en attaque, de minimiser les erreurs mentales, et d'élargir son éventail de schémas de jeux.  On verra ce que ça va donner en pratique, sur le terrain.  C'est vrai que ça pourrait être surprenant comme progrès, pour Williams.



L'amélioration sensible de la ligne offensive va peut-être aider aussi le jeu au sol, et les performances du porteur de ballon D'Andre Swift, qui a déçu la saison dernière (faible moyenne de 3,8 verges par course).  De plus, Swift (photo ci-dessus) retrouve Ben Johnson, qui l'a coaché à Détroit, de 2020 à 2022, avant qu'il soit échangé à Chicago.  Encore là, Johnson peut avoir un effet bénéfique, l'attaque au sol des Bears ayant fini 25e dans la NFL l'an passé, avec une récolte moyenne de 102 verges par match.

Pour augmenter leurs chances de succès cette année, les Bears doivent également renforcer leur défensive. Ils ont concédé trop de verges au sol (28e de la ligue avec une moyenne de 136,3 verges par joute) durant la saison 2024-25, ce qui a compliqué leurs efforts pour réduire les points encaissés (13e de la NFL avec une moyenne de 21,8 par partie).

Pour réduire la pression sur son jeune quart J.J. McCarthy, l'entraîneur des Vikings, Kevin O'Connell, misera sur une attaque au sol intensive, en s'appuyant sur une ligne à l'attaque améliorée.  Il peut compter aussi sur les excellents demis offensifs Aaron Jones (photo ci-dessous) et Jordan Mason.  Ils pourront tirer parti de la faible défense de Chicago contre la course.
  


La défense anti-aérienne des Ours s'est mieux comportée l'an dernier, mais pour le match de lundi soir contre les Vikings, plusieurs demis de coin pourraient manquer le match d'ouverture locale.  Terell Smith (genou), ainsi que Zah Frazier (raisons personnelles), vont assurément être absents, tout comme le secondeur Amen Ogbonbemiga, et le joueur de ligne Austin Booker (genou).  

Le demi de coin Josh Blackwell, de même que le meilleur joueur défensif de l'équipe, le demi de coin étoile Jaylon Johnson, sont des cas douteux.  Ils sont blessés tous les deux à l'aine.  Blessé à la cuisse, le secondeur T.J. Edwards est lui aussi un cas incertain.

Dans ces conditions, l'attaque aérienne des Vikings pourrait en profiter : surtout le meilleur receveur de la Ligue, Justin Jefferson.  Heureusement pour les Bears, toutefois, l'autre dangereux ailier éloigné des Viks, Jordan Addison, ne sera pas présent.  Il purge une suspension de trois matchs (conduite d'un véhicule alors qu'il était ivre).



Les Vikings ont trouvé un bon remplaçant en refaisant l'acquisition d'un de leurs anciens porte couleurs, Adam Thielen, qui était avec les Panthers de la Caroline depuis deux ans.  Jalen Nailor et l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus) complètent les titulaires des postes principaux de cette attaque aérienne redoutable (6e dans la NFL l'an dernier, avec 4 043 verges de gains).

Pour lancer le ballon à tout ce beau monde, il y aura un nouveau quart arrière, J.J. McCarthy, un 10e choix de repêchage en 2024, mais qui a raté sa saison recrue, l'an passé, à cause d'une blessure au genou, subie en match préparatoire.

Certains détracteurs pensent que son manque d'expérience va plomber l'offensive des Vikings, cette année.  L'entraîneur chef Kevin O'Connell n'est évidemment pas de cet avis.  McCarthy aurait probablement été son quart partant la saison dernière, s'il n'avait pas été blessé.  Par chance, Sam Darnold (maintenant avec Seattle) l'a remplacé de façon surprenante, en conduisant l'équipe à une brillante fiche de 14-3, avec une production offensive de 432 points (9e de la Ligue).



Durant sa longue réhabilitation, McCarthy a eu le temps de se familiariser avec le système offensif efficace d'O'Connell (photo ci-dessus).  C'est un peu une incertitude de voir ce que ça va donner, un cas qui rappelle celui de Caleb Williams avec les Bears.

Mais McCarthy bénéficie tout de même d'un meilleur soutien de la part de coéquipiers de plus grande qualité, tant au niveau de ses demis offensifs que de ses receveurs, comparé à Williams.  Et comme Ben Johnson, Kevin O'Connell a renforcé sa ligne à l'attaque, durant la saison morte, en faisant l'acquisition du joueur de centre Ryan Kelly, et du garde Will Fries, deux anciens des Colts d'Indianapolis.

La défensive de Minnesota (5e de la NFL l'an passé avec une moyenne de 19,5 points accordés par match) est supérieure à celle des Bears.  Les clubs adverses ne peuvent pas courir contre elle (2e meilleure de la Ligue pour les verges concédés au sol avec une moyenne de 93,4 par rencontre).
  


Caleb Williams (photo ci-dessus) pourrait devoir subir beaucoup de pression en étant obligé de tenter plus de passes contre cette unité défensive trop forte contre le jeu au sol.  Le front défensif des Vikings a réussi 49 sacs l'an passé (4e plus haut total de la NFL), et on sait que Williams est souvent plaqué derrière la ligne de mêlée (68 fois en 2024-25). 

Les chasseurs de quart Jonathan Greenard, Javon Hargrave, et Andrew Van Ginkel, pourraient se payer un pic nique contre lui, lundi soir, en attaquant surtout le plaqueur offensif Braxton Jones, le point faible de la ligne à l'attaque des Bears.

Au final, par son expertise, l'instructeur Ben Johnson pourrait améliorer l'attaque de sa nouvelle équipe, mais celle-ci a été une des pires de la Ligue Nationale, l'an passé, en marquant seulement 18,2 points par match.  Même un peu plus forte, cette saison, elle ne sera pas de taille contre la puissante défense des Vikings, lundi soir.



Et de l'autre côté du ballon, la défensive des Bears, affaiblie par les blessures, ne sera pas en mesure de contenir l'attaque diversifiée de Minnesota, à moins que J.J. McCarthy connaisse un affreux baptême, à ses débuts officiels dans la NFL.

Les Bears sont légèrement favoris pour gagner ce premier Monday Night de la saison, sans doute parce qu'ils jouent à domicile.  Mais compte tenu du rapport de forces entre les deux équipes, je crois plutôt que ce sont les visiteurs qui vont l'emporter.

Vikings  24,  Bears  13.

🏈🏈🏈

N.B. ⇢ Pour compléter les informations concernant cette rencontre, consultez mes billets précédents au sujet des deux clubs.


mardi 5 août 2025

PRÉVISIONS NFL 2025-26 : UN EFFONDREMENT DES VIKINGS DU MINNESOTA, VRAIMENT ?



LES VIKINGS AURONT POSSIBLEMENT UNE MEILLEURE ÉQUIPE QUE L'AN PASSÉ MAIS LES EXPERTS LES VOIENT PASSER D'UNE FICHE DE 14-3 L'AN DERNIER, À NEUF OU DIX VICTOIRES SEULEMENT, LA SAISON PROCHAINE.

Pour justifier cette baisse attendue des résultats, les analystes pointent d'abord le changement de quart arrière de l'équipe. Les dirigeants des Viks ont décidé d'économiser beaucoup d'argent en ne renouvelant pas le contrat de Sam Darnold, qui est parti rejoindre les Seahawks de Seattle.

Ils misent désormais sur le jeune J.J. McCarthy, qui a manqué sa saison recrue l'année dernière, après une blessure au genou droit, lors du premier match de pré-saison.  Ils ont une telle confiance en lui qu'ils ont décliné l'offre du quart arrière Aaron Rodgers de les rejoindre.

Les parieurs, eux, se méfient de l'incertitude qu'incarne McCarthy (photo ci-dessous). Ils soutiennent que même les quarts arrières sélectionnés avant lui (il avait été choisi 10e en 2024) échouent souvent à leurs débuts en NFL.  Et si McCarthy ne fait pas l'affaire, ce n'est pas son nouveau substitut, Sam Howell, qui pourrait dépanner l'équipe...

Deuxièmement, de nombreux prévisionnistes estiment que plusieurs des 14 victoires des Vikings en 2024 étaient dues à la chance.  Ils ont remporté huit victoires sur neuf lorsque les matchs se sont joués sur une possession (sept points ou moins), et cinq sur six dans les rencontres décidées par trois points ou moins.

Dans des circonstances similaires, avec autant de rencontres au score serré, les observateurs doutent que les Vikings puissent s'en tirer aussi facilement.  Ils prévoient deux ou trois défaites de plus à cause de cela.

De plus, leur calendrier sera nettement plus complexe en 2025-26. Selon les spécialistes, le Minnesota aura le cinquième calendrier le plus difficile la saison prochaine.

L'an passé les Vikings avaient affronté les clubs de la faible division Sud de la Conférence Américaine, en plus des Jets de New York, en territoire neutre.  Ils ont gagné les cinq rencontres.



Cette année, ils devront plutôt se mesurer aux formations de la forte division Nord de l'AFC, et aux Chargers de Los Angeles, un club qui a participé aux playoffs l'an passé.  Sans oublier qu'ils devront encore affronter deux fois chacune les équipes de leur propre division, qui est considérée comme la plus forte de la NFL (fiche de 4-2 en 2024, les deux défaites contre Détroit).

Enfin, les oiseaux de malheur pointent les faiblesses de la ligne tertiaire des Vikings pour justifier leurs sombres pronostics.  Plusieurs des membres de cette unité ont quitté via le marché des agents libres : Stephon Gilmore, Shaquill Griffin, et Camryn Bynum.

Pour compenser ces pertes, les Vikings sont aussi passés par le marché des joueurs autonomes pour recruter les demis de coin Jeff Okudah, Isaiah Rodgers, et Tavierre Thomas.  C'est loin d'être certain qu'ils y gagneront au change.  Le coordonnateur défensif Brian Flores devra aussi repositionner certains joueurs, ce qui implique des ajustements qui ne sont pas toujours simples ni heureux.

Ces points de vue pessimistes ne sont pas partagés par tout le monde, surtout pas par les dirigeants et les coachs des Vikings.  L'entraîneur chef Kevin O'Connell (nommé l'entraîneur chef de l'année, la saison dernière dans la NFL) est renommé pour savoir bien diriger les quarts arrières.  Ce qui devrait aider J.J. McCarthy.

Le jeune pivot de 22 ans possède des qualités qui ont incité les recruteurs à le sélectionner dans le top-10 du repêchage de l'an dernier.  

À l'Université du Michigan, il a démontré qu'il lançait le ballon avec facilité en courant vers sa droite.  Dans les espaces restreints, il réussissait à effectuer ses passes à des receveurs étroitement marqués.  Sa mobilité lui permettait de gagner des premiers essais par la course, et de gagner du temps pour permettre à ses receveurs de se démarquer.

Il ne devrait pas perdre ces atouts en jouant dans la Ligue Nationale, même si l'opposition est beaucoup plus forte.

Heureusement pour lui, il sera très bien soutenu par ses coéquipiers à l'attaque et par un excellent personnel d'entraîneurs.  Il aura toutes les chances de réussir ses débuts au niveau professionnel.  L'attaque aérienne de son club a brillé en 2024 avec des gains de 4 379 verges, 35 touchés, et une efficacité de 102,9, au 5e échelon de la NFL.



Ses receveurs font partie de l'élite de la Ligue.  En 2024, Justin Jefferson (photo ci-dessus) a été le deuxième meilleur ailier éloigné du circuit Goodell, derrière Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  Il a déjà prouvé qu'il peut s'adapter à n'importe quel quart arrière, tant que ce dernier lui lance souvent le ballon.

Au poste de receveur numéro 2, le jeune Jordan Addison est également dangereux malgré sa petite taille (5'11", 175 lbs).  Il compense en étant très vif dans ses feintes, et parce qu'il sait très bien courir ses tracés.  Son expérience comme retourneur de bottés a fait de lui un receveur qui arrive à bien trouver les ouvertures dans les zones de couverture des joueurs adverses.

À 23 ans, il est toutefois très immature, ce qui lui a valu des ennuis à l'extérieur du terrain.  Il a déjà été condamné pour excès de vitesse (140 milles à l'heure), et pour avoir conduit un véhicule alors qu'il avait les facultés affaiblies.  Cette dernière infraction pourrait lui coûter trois matchs de suspension au début de la prochaine saison de football.



Advenant cette suspension, Jalon Nailor (photo ci-dessus) pourrait le remplacer dans la formation partante.  À titre d'ailier espacé numéro 3 l'an dernier, il a capté 28 passes pour 414 verges de gains, et six touchés.  28,6% de ses réceptions ont été pour 20 verges ou plus.

La recrue Tai Felton, un choix de 3e ronde cette année, pourrait aussi compétitionner pour le poste de numéro 3.  Coach O'Connell aime utiliser une formation à quatre receveurs, et la vitesse de Felton (4,37 secondes sur 40 verges) peut lui servir à "étirer" le terrain, et lui permettre de gagner plusieurs verges après l'attrapé.  

Il y a aussi le nouveau venu Rondale Moore (ancien des Cardinals) qui pourrait être utilisé dans un rôle de substitut pour créer de la confusion dans les défenses ennemies lors des troisièmes essais.



J.J. McCarthy aura aussi à sa disposition,  pour le dépanner en cas d'ennuis, l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus), un receveur de première classe.  Il a manqué les sept premiers matchs de la saison dernière à cause d'une grave blessure au genou droit.

Son remplaçant, Josh Oliver, a suffisamment bien joué pour que l'équipe lui consente un nouveau contrat cette année (trois ans, 23 millions de dollars).  Il est surtout employé comme bloqueur sur les jeux au sol, ou pour capter de courtes passes faciles dans certaines situations.

Les Vikings veulent améliorer leur attaque terrestre.  Elle a fini au 24e rang de la NFL, l'an passé, avec une faible moyenne de 4,06 verges par course, et en 29e place pour les touchés (seulement neuf).  Leurs porteurs de ballon n'ont enregistré que six courses de 20 verges ou plus, et ils ont été inefficaces pour finaliser les séquences offensives à l'approche de la zone des buts adverses.  Et ce triste état de fait dure depuis trois ans.



Aaron Jones (photo ci-dessus) reste le principal demi offensif, mais les entraîneurs souhaitent réduire sa charge de travail.  Il aura 30 ans en décembre prochain, et on estime que ses 306 portées de l'an dernier sont trop pour lui.  En 2024, il a réalisé une belle performance (1 546 verges de gains combinés en course et en réception) malgré plusieurs blessures (hanche, cuisse, côtes, dos, quadriceps).

Pour le ménager et mieux le seconder, les Vikings ont obtenu le demi offensif Jordan Mason, dans un échange avec les 49ers de San Francisco.  En carrière, sa moyenne de verges par portée (5,3) dépasse celle de Jones (4,9), mais cela s'est fait dans un rôle de substitut. Le souci, c'est que, tout comme Jones, il a un historique important de blessures.

La ligne à l'attaque des Vikings a failli dans ses deux tâches en 2024.  Elle n'a pas été performante dans les jeux au sol, et n'a pas réussi non plus à assurer la protection sur les jeux de passe.  Elle a accordé 49 sacs en saison régulière, et un peu enviable record de neuf sacs, dans le match éliminatoire contre les Rams de Los Angeles.


Des changements étaient nécessaires, et les Vikings en ont apporté plusieurs. Les titulaires de l'année dernière ont été remerciés : le centre Garrett Bradbury, le garde Ed Ingram, et le plaqueur Cam Robinson ont pris la porte de sortie.

Les Viks ont utilisé une partie de l'argent économisé sur le contrat de Sam Darnold pour recruter deux joueurs de ligne offensive parmi les agents libres.  Ils ont mis sous contrat le centre Ryan Kelly (photo ci-dessus) et le garde Will Fries, deux excellents anciens joueurs des Colts d'Indianapolis, en plus de confier l'autre poste de garde à la recrue Donovan Jackson, un choix de première ronde, (24e au total).  Fries serait remis d'une fracture de la jambe gauche subie lors de la semaine no 5, l'an passé.

La saison passée, la ligne offensive a souffert de l'absence du plaqueur Christian Darrisaw (photo ci-dessous), qui a manqué les dix derniers matchs de son équipe en raison d'une grave blessure au genou gauche.  Son retour cet automne fera du bien.  Il forme un très bon duo avec l'autre plaqueur Brian O'Neill.  La ligne offensive, qui était une faiblesse en 2024, pourrait devenir une force en 2025.



Les dirigeants du club du Minnesota savaient que, la saison passée, avec leurs joueurs de lignes (offensive et défensive), ils ne pouvaient pas gagner les guerres de tranchées.  Pour la première ligne du front-7, dans le système 3-4, ils ont aussi dépensé une partie de leur trésor de 350 millions de dollars pour obtenir des renforts, sur le marché des agents libres.  Ils ont acquis les plaqueurs Jonathan Allen (ancien des Commanders) et Javon Hargrave (ex 49ers).

Avec leurs coéquipiers de la seconde ligne, Jonathan Greenard (photo ci-dessous), Andrew Van Ginkel, Ivan Pace, et Blake Cashman, ce groupe exerce énormément de pression sur les quarts arrières et les demis offensifs opposés.  Minnesota est l'équipe qui fait le plus de blitz avec cinq joueurs ou plus dans la NFL (38,8%).

Les Vikings détiennent la deuxième meilleure défensive contre le jeu au sol dans la Ligue Nationale (1 588 verges accordées, 12 touchés alloués, et seulement cinq courses d'au moins 20 verges consenties).  C'est beaucoup moins bon contre les jeux de passe (4 114 verges, 24 touchés accordés, en 27e position de la NFL).  Mais elle a cependant réussi 24 interceptions.



La tertiaire est donc en défaut, et ce serait encore pire si le front-7 ne l'aidait pas autant en mettant beaucoup de pression sur les joueurs offensifs adverses (49 sacs réussis, 4e de la Ligue).

Comme mentionné précédemment, cette unité a connu de nombreux changements durant l'intersaison.  Trois des six demis de l'an passé ne sont plus avec l'équipe.  On n'anticipe pas beaucoup d'améliorations à cet égard.  Après la perte du demi de sûreté Camryn Bynum (maintenant avec les Colts), son poste demeure vacant dans la tertiaire des Viks.  La compétition sera intense entre plusieurs prétendants aux divers postes, durant le camp d'entraînement.  

L'année dernière, l'analyse des unités spéciales indiquait une stabilisation à la position de botteur de placements jusqu'à ce que la recrue Will Reichard (photo ci-dessous) se blesse (quadriceps) lors de la semaine 9 contre les Colts.  Il a raté quatre parties, et il a éprouvé des problèmes de précision par la suite.  Il connaît présentement un mauvais camp d'entraînement, et les Vikings pourraient avoir une décision à prendre dans son cas.



Si les unités spéciales ont été efficaces en ce qui regarde la couverture sur les bottés d'envoi et de dégagement (4e dans la NFL), ce fut tout le contraire sur les retours de bottés, où ils ont été derniers de classe.

Peut-être que le nouvel arrivant Rondale Moore, ainsi que les receveurs Tai Felton et Jalon Nailor, pourront apporter des solutions pour améliorer la situation, car il semble que les anciens titulaires, Brandon Powell et Ty Chandler, aient laissé passer leur chance.

🏈🏈🏈

À moins que J.J. McCarthy soit vraiment mauvais, l'offensive des Vikings ne devrait pas faiblir la saison prochaine.  La défense a tout de même reçu des renforts durant l'intersaison, bien que la tertiaire présente encore des problèmes non résolus.  Les Viks seront également mieux équipés pour gagner les guerres de tranchées.



Mais avec moins de chance que l'an dernier pour gagner autant de matchs serrés; un calendrier plus difficile; quelques joueurs clés qui ont un haut risque de blessures; et à cause d'une meilleure préparation de la part de leurs adversaires pour les affronter; les Vikings ne récolteront pas autant de victoires que la saison passée.

Mais ils ne s'effondreront pas, contrairement à ce que beaucoup de parieurs pensent. Au moins une dizaine de victoires reste un objectif tout à fait plausible, tout comme une lutte pour le titre de leur division, et une participation aux séries éliminatoires.

CALENDRIER  2025-26  DES  VIKINGS  DU MINNESOTA

dimanche 12 janvier 2025

ÉLIMINATOIRES DE LA NFL : UN MATCH ÉMOTIONNEL POUR LES RAMS.



À  CAUSE  DES  DRAMATIQUES  INCENDIES  DANS  LA  RÉGION  DE  LOS  ANGELES,  LES  RAMS  DEVRONT  JOUER  LEUR  MATCH  ÉLIMINATOIRE  DE  WILD  CARD  EN  ARIZONA.  MAIS  ILS  AURONT  À  COEUR  DE  GAGNER  POUR  LES  SINISTRÉS  DE  LEUR  VILLE.

C'est un facteur intangible et inattendu.  D'immenses incendies ravagent la région de Los Angeles, ce qui a forcé les autorités de la Ligue Nationale de Football à déplacer le match éliminatoire qui devait avoir lieu au SoFi Stadium de Inglewood, entre les Vikings du Minnesota (14-3) et les Rams de Los Angeles (10-7).  La partie se déroulera plutôt au State Farm Stadium, à Glendale, en Arizona, lundi soir. 

Est-ce que cet imprévu influencera l'issue de la rencontre entre ces deux clubs de la Conférence Nationale ?  On prévoit l'affrontement le plus serré de tous les matchs de la première ronde éliminatoire de cette semaine, dans la NFL.  Les preneurs aux livres donnent les Vikings gagnants par la mince marge de 1½ point.

Mais est-ce que les Rams seront motivés davantage à remporter cette importante partie pour mettre un baume sur les malheurs des sinistrés de leur coin de pays ?  Cela pourrait bien être le cas...



Ce qui pourrait importer davantage, cependant, c'est le rapport de forces des unités offensives et défensives des deux clubs.  Et s'il ne faut retenir que deux joueurs qui feront probablement la différence dans ce match, il faut se concentrer sur les deux quarts arrières, Matthew Stafford, des Rams, et Sam Darnold, des Vikings.

Stafford a l'expérience des séries de fin de saison.  Il a eu beaucoup de succès dans ce cadre, remportant, entre autres, le Super Bowl, avec son équipe, il y a trois ans.  Darnold, lui, en sera à sa première expérience en séries éliminatoires.  La pression sera donc sur lui.

Avant cette saison, sa 7e dans la NFL, Darnold n'avait été qu'un substitut médiocre, avec les Jets, les Panthers, et les 49ers.  Il était reconnu pour mal supporter la pression, et pour commettre des revirements aux pires moments.

Mais en 2024-25, lancé dans la mêlée comme partant, à la place de la recrue J.J. McCarthy, qui a raté toute la campagne à cause d'une blessure à un genou, Darnold (no 14, photo ci-dessous) a surpris tout le monde en jouant "au-dessus de sa tête", et en offrant des performances dignes d'un champion.  Il a d'ailleurs été nommé au Pro Bowl, et il est un candidat sérieux au titre de "retour de l'année" dans la NFL.



Il est vrai qu'il était bien entouré et qu'il disposait d'un arsenal offensif de première qualité.  Il a lancé 35 passes de touché, à des receveurs qui sont parmi les meilleurs de la NFL.  Ses gains aériens se sont chiffrés à 4 319 verges, et son taux d'efficacité a culminé à 102.5, alors qu'il n'avait guère dépassé les 80, dans ses saisons précédentes.  Cependant, il n'a pas été parfait.  Il a subi 12 interceptions, et il a été plaqué 48 fois derrière la ligne de mêlée (sacs).

Les Vikings n'ont perdu que trois fois en 2024-25. À deux reprises contre les champions de la Conférence Nationale, les Lions de Détroit; et lorsqu'ils ont rencontré les Rams, lors de la semaine 8.  Une défaite assez cinglante de 30 à 20, à Los Angeles.  Comme ce fut le cas contre les Lions, la semaine passée, quand ils ont été écrasés 31 à 9, la faible défensive anti-aérienne des Vikings (28e de la NFL avec une moyenne de 242 verges accordées par match) avait été malmené par la forte attaque des Rams, le 24 octobre dernier.

Tous les as offensifs de L.A. avaient bien performé dans cette rencontre.  Le QB Matthew Stafford avait complété 25 de ses 34 passes, pour 279 verges, quatre touchés, et un excellent coefficient d'efficacité de 124,5.  Il n'avait subi aucun sac.



Le demi offensif Kyren Williams (photo ci-dessus) avait porté le ballon 23 fois pour 97 verges, en plus de capter cinq passes pour 19 verges, et un touché.  Les receveurs de passes avaient également brillé : Puka Nacua avait étourdi la défenses des Viks avec sept attrapés pour 106 verges; Cooper Kupp avait marqué un touché sur une des cinq passes qu'il avait captées; et les deux réceptions de Demarcus Robinson avaient été bonnes pour des touchés.  

Les dommages à l'unité défensive du Minnesota auraient pu être encore plus considérables, puisque les Rams ont joué sans leur meilleur ailier rapproché, Tyler Higbee, absent à cause d'une grave blessure à un genou, subie dans la défaite de son équipe contre Détroit, en séries éliminatoires la saison passée.  

Chez les Vikings, seul le receveur Justin Jefferson a joué à la hauteur de son standard très élevé, avec huit catchs pour 115 verges de gains.  Ses coéquipiers, eux, ont été neutralisés par la défensive des Rams.



L'entraîneur des Rams, Sean McVay (photo ci-dessus) a sûrement pris des notes en analysant la dégelée des Vikings contre Détroit, dimanche dernier.  Darnold a été affreux (efficacité de 55,5), et il ressemblait au quart arrière décevant de ses six saisons antérieures.  La défensive n'était pas capable d'arrêter personne.  Elle a permis 178 verges au sol aux coureurs des Lions.

Il va sans dire que si les Vikings répètent ces contre performances lundi prochain, les Rams auront beau jeu pour gagner facilement.  Sean McVay a fait reposer ses meilleurs joueurs, dimanche dernier, dans le match sans importance que son équipe a disputé à domicile contre les Seahawks de Seattle.  Ça pourrait être un avantage contre les Vikings qui, eux, ont fait jouer tous leurs meilleurs porte couleurs dans le massacre subi contre Détroit.

La jeune défensive des Rams a très bien joué lors de la deuxième moitié de la saison, quand l'équipe a gagné neuf de ses onze dernières parties.  Elle accorde beaucoup de verges, et rate trop souvent des plaqués.  Toutefois, elle plie, mais ne casse pas trop souvent, surtout ces derniers temps.  Lorsqu'elle était en difficulté, lors de moments critiques, elle a su provoquer des revirements opportuns.  Elle est responsable des succès récents de l'équipe, car elle tenu le coup, quand l'offensive des Rams est tombée au neutre.



Donc, le momentum du club de Los Angeles n'est pas moins bon que celui de leurs opposants de lundi, au moment d'entrer en séries éliminatoires.  Mais Stafford (no 9, photo ci-dessus), et ses coéquipiers de l'offensive, devront se réveiller, et sortir de leur torpeur des dernières semaines, s'ils veulent parvenir à ébranler la défensive du Minnesota, lundi prochain.

S'il y a une faiblesse défavorisant Sam Darnold, comparativement à son homologue Stafford, c'est sa protection en situations de passes.  Le front défensif des Rams peut exercer de la pression sur les quarts arrières adverses, et la ligne à l'attaque des Vikings a perdu un membre important durant la récente campagne.

En effet, cette unité n'est plus aussi efficace depuis l'absence du plaqueur à gauche, Christian Darrisaw, dont la saison a pris fin durant la défaite de 30 à 20 contre les Rams, le 24 octobre, à cause d'une blessure au genou gauche (photo ci-dessous), qui a nécessité une opération.



De son côté, Stafford est plus confortable derrière la ligne de mêlée, depuis que ses protecteurs de la ligne à l'attaque sont revenus en santé, après avoir été décimés par les blessures, en début de campagne.  Le seul absent, ces dernières semaines, le vétéran plaqueur Rob Havenstein, reviendra au jeu lundi, après avoir soigné sa blessure à une épaule.

Stafford devra cependant puiser dans son grand réservoir d'expérience pour protéger le ballon, car la défensive des Vikings excelle à provoquer des revirements (no 1 dans la NFL avec 33, dont 24 interceptions).  Le quart des Rams est peu mobile, et il réagit parfois mal au blitz des défensives adverses.

Les Vikings ont la 2e meilleure défensive de la NFL contre le jeu au sol.  Stafford devra donc probablement utiliser davantage les jeux de passes, si ses porteurs de ballon frappent un mur contre le front défensif du Minnesota.  Le vétéran pivot des Rams a donc avantage à sortir de sa léthargie des dernières semaines, et à retrouver ses moyens, lundi soir prochain.



Dans un match qui pourrait se décider par un botté de placement à la toute fin, les Rams ont peut-être un autre avantage.  Après un début de saison plutôt difficile, le botteur de précision du club de McVay, la recrue Joshua Karty, s'est drôlement repris en réussissant treize placements consécutifs lors des cinq derniers matchs.  Il a placé deux de ses quatre bottés entre les poteaux des buts sur des distances de 57 et de 58 verges, dans la dernière rencontre de la saison, contre les Seahawks.

Ce fut tout le contraire pour le botteur des Vikings, Will Reichard.  Après être revenu au jeu après une blessure, il n'a plus été le même, en ratant six de ses seize dernières tentatives de placement.  Ça sera à surveiller lundi.

L'entraîneur des Vikings, Kevin O'Connell, a appris son métier sous la tutelle de Sean McVay, lorsqu'il a été son coordonnateur offensif à Los Angeles, pendant deux ans.  Il était en poste quand les Rams ont gagné le Super Bowl en 2021.  Lui et McVay sont deux amis proches.  Est-ce que l'élève aura le dessus sur le maître lundi ?  On peut en douter, étant donnée la grande expérience de McVay (six ans) à titre d'entraîneur en chef, comparée à celle d'O'Connell (0) en matchs éliminatoires.



Dans le match de lundi en Arizona, les Rams honoreront les pompiers du département des incendies de Los Angeles.  Ils joueront avec fierté pour représenter les nombreux sinistrés de leur ville.

De plus, ils seront encore plus motivés pour gagner parce que, sur le terrain, après la fin du dernier match de la saison, entre Minnesota et Détroit, le coach des Lions, Dan Campbell, a donné rendez vous dans deux semaines au coach des Vikings Kevin O'Connell (photo ci-dessus).  Signifiant ainsi qu'il  était certain que les Vikings allaient battre les Rams, lundi.

La déclaration de Campbell a été affichée dans le vestiaire des Rams.  Les coachs et les joueurs du club californien estiment que c'est un manque de respect à leur égard, et ils comptent bien faire ravaler ses paroles à l'entraîneur des Lions.