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vendredi 4 septembre 2026

SAISON 2026 DES VIKINGS DU MINNESOTA : KEVIN O'CONNELL JOUE LE TOUT POUR LE TOUT AVEC KYLER MURRAY AU POSTE DE QUART ARRIÈRE PARTANT...



Après le congédiement du gérant général Kwesi Adofo-Mensah, à la fin du mois de janvier dernier, son remplaçant, Nolan Teasley, se retrouvait avec le gâchis financier qu'il avait laissé en partant.  

Le nouveau DG avait la lourde tâche de remettre la maison en ordre en réglant d'abord l'épineux problème du respect du plafond salarial.  Pour ce faire, il devait entreprendre un grand ménage : abandonner de gros contrats, afin de se donner une marge de manœuvre, que son prédécesseur avait négligée.

Bien sûr, son entraîneur chef, Kevin O'Connell, devait être consulté pour décider quels joueurs laisser partir, et quels remplaçants recruter.  Tout ça en gardant en tête de mettre de l’argent de côté pour réussir à boucler le nouveau budget.



Cette opération délicate tombait au moment où Teasley (photo ci-dessus) et O'Connell devaient composer avec un contexte compliqué par la concurrence acharnée des trois autres équipes de leur division (Nord de la Conférence Nationale).  

L'an dernier, les Vikings devaient rivaliser dès le départ avec les puissances que représentaient les Lions de Détroit et les Packers de Green Bay.  Mais Ben Johnson ayant relevé les Bears de Chicago jusqu'au point qu'ils ont remporté le titre de la section Nord, voilà que Kevin O'Connell doit préparer sa formation à faire face à une triple opposition redoutable, cette saison, avec une masse salariale restreinte.

Que faire dans une telle situation ?  La saison dernière, son équipe avait été éliminée malgré une fiche passable de neuf victoires, huit défaites.  Sa défensive, menée de main de maître par son brillant coordonnateur Brian Flores, (photo ci-dessous) n'était pas en cause.  Elle a terminé au 3e rang de la NFL pour les verges accordées par match (282,6) et au 7e pour les points concédés avec 19,6.



C'était plutôt l'attaque qui était à blâmer, 26e pour les points marqués (20,2 par rencontre) et 28e pour les verges gagnées (275 en moyenne par partie).  Cette faiblesse ne pouvait être attribuée ni aux receveurs, ni aux demis offensifs, ni même à la ligne offensive.  Le véritable responsable était sans aucun doute le quart arrière, J.J. McCarthy, qui, en dix matchs, avait affiché les pires statistiques de rendement pour un pivot de la NFL en 2025-2026.

Il n’était pas question pour Kevin O’Connell d’affronter la rude concurrence de sa division avec McCarthy dans son onze de départ, la saison prochaine.  Il pense avoir trouvé la solution avec l'acquisition de Kyler Murray, un rejet des Cardinals de l'Arizona.  De plus, il ne coûte que le salaire minimum de 1,3 million de dollars pour un an, les Cards acceptant de payer le reste de son contrat (35,5 millions) pour s'en débarrasser.

Tout premier choix au repêchage de 2019, Murray n'a pas livré la marchandise avec les Cardinals, comme le montre son bilan de 38 gains, 49 échecs, et un match nul, comme quart partant.  Il a mené son club à une seule participation aux séries éliminatoires, en 2021, une défaite cinglante de 34 à 11 contre les Rams de Los Angeles.



Mais Kevin O'Connell (photo ci-dessus) pense qu'il peut faire avec lui ce qu'il a réussi avec Sam Darnold, il y a deux ans.  Ce piètre passeur n'allait nul part, avec une carrière décevante, avant de se joindre aux Vikings et de les conduire à un dossier incroyable de 14 victoires, trois revers, en 2024-25, ce qui a d'ailleurs valu à Kevin O'Connell le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.  

L'année suivante, refusant de lui accorder une substantielle augmentation de salaire, les Vikings l'ont laissé partir, et il est allé gagner le Super Bowl avec les Seahawks de Seattle, en février dernier.

À première vue, Kyler Murray ne cadre pas dans le style de quart que O'Connell aime.  Le coach des Viks préfère les quarts arrières qui reçoivent le ballon directement sous le joueur de centre pour favoriser le "play action", et restent dans la pochette pour lancer le ballon.  Tandis que Murray est un adepte de la position "shotgun", et est réputé pour sortir de la zone de protection, que ce soit pour effectuer ses passes, ou courir lui-même avec le ballon.  Ça peut s'expliquer par sa petite taille (5'10") qui l'empêche souvent de voir par-dessus les grands joueurs massés sur la ligne de mêlée.



Ce que Kevin O'Connell apprécie de Kyler Murray c'est la précision de ses passes (67,1 % taux de complétion), et son ratio "passes de touché vs interception" (121:60).  Il est important que Murray limite les revirements, car O'Connell a expliqué que par le passé, lorsque son équipe a commis autant ou moins de revirements que l’adversaire, les Vikings ont affiché un bilan de 35 victoires pour seulement quatre défaites.  

La saison dernière le quart J.J. McCarthy a multiplié les erreurs en redonnant le ballon aux adversaires 14 fois en dix matchs.  Un problème de "mécanique", dans son geste de passe, expliquerait ses tirs imprécis.

Quoi qu'il en soit, si Murray pouvait seulement être moyen dans ses performances, ça pourrait suffire à O'Connell et aux Vikings, étant donné le talent qui l'entoure : une bonne ligne offensive, des receveurs dangereux, et des demis offensifs convenables.



Sur la ligne offensive, le bloqueur à gauche, Christian Darrisaw (photo ci-dessus) a bien performé l'an passé, mais pas à son niveau d'excellence habituel.  Il n’a joué que dix matchs et s’est retiré assez tôt de cinq autres, semblant ménager le genou qu’il s’était blessé la saison précédente.

Le garde à gauche, Donovan Jackson a connu une saison recrue intéressante l'an dernier.  Son blocage sur les jeux au sol est à améliorer, mais en protection sur les jeux de passe il a assez bien fait, ne permettant que deux sacs (aucun dans les neuf derniers matchs) et cinq coups sur les quarts arrières.  Selon les entraîneurs, ce choix de première ronde en 2025 apprend vite, comme le prouve sa progression en seconde moitié de saison.  C'est prometteur pour cette année et celles à venir.

Pour sa part, Blake Brandel reviendra au centre, comme l'an passé, même si sa position naturelle est garde ou bloqueur.  D'ailleurs, peu familier à la position de centre, il éprouve des difficultés lors des remises de ballon, un point technique à améliorer, tout comme sa discipline, puisqu'il écope de trop de pénalités.  Sinon, sa polyvalence, son intelligence du jeu, sa facilité à lire les défensives ennemies, le servent bien, surtout en protection de passe.  Il prend la relève de Ryan Kelly, contraint de prendre sa retraite l’an dernier, après avoir subi ses quatrième, cinquième et sixième commotions cérébrales. 



Le garde à droite Will Fries (photo ci-dessus) a sous performé en 2025 après avoir été obtenu des Colts d'Indianapolis, où il s'était fracturé une jambe.  Revenu au jeu sans préparation physique adéquate, après sa période de réhabilitation, il a quand même réussi à jouer sur 99 % des jeux offensifs des Vikings, un exploit digne de mention !  Il a concédé trois sacs, quatre coups sur ses quarts arrières, et 37 pressions.  Il se dit maintenant à 100 % de ses capacités, ne ressent plus de douleur, et est prêt à entamer du bon pied la prochaine campagne, avec comme objectif de retrouver son niveau de jeu d'avant sa blessure à la jambe.

Le bloqueur à droite Brian O'Neill a été la star de cette ligne offensive, en 2025.  C'est une valeur sûre dans les deux phases du jeu : protection et blocage.

La plus grande force de l'attaque des Vikings, est leur groupe d'ailiers espacés.  Depuis sa saison recrue en 2020, Justin Jefferson a été le meilleur receveur de la NFL, peut-être à égalité avec Ja'Marr Chase, des Bengals de Cincinnati.  Ses stats ont beaucoup baissé l'an dernier, avec 1 048 verges de gains et seulement deux touchés, mais le manque de bons quarts arrières chez les Viks y est sûrement pour quelque chose...



Son coéquipier Jordan Addison (photo ci-dessus) a aussi subi les mêmes conséquences et a vu sa production diminuer.  Mais à seulement 24 ans, sa progression reprendra avec un passeur plus respectable et performant.

Il y a du nouveau au poste d'ailier éloigné no 3.  Jauan Jennings, l'ancien vétéran de cinq saisons avec les 49ers de San Francisco, remplace Jalen Nailor, recruté par les Raiders de Las Vegas.  Il cadre parfaitement dans les besoins de sa nouvelle équipe par son physique imposant de 6'3", 212 lbs, qui l'avantage pour les attrapés contestés, ce qui manquait dans le personnel des Vikings.  

Sa robustesse fait en sorte qu'il peut quasiment servir d'ailier rapproché pour saisir des passes en milieu de terrain, ou à courte distance dans la zone rouge (red zone).  Il a marqué neuf touchés avec les Niners la saison dernière. 



C'est un des meilleurs ailiers offensifs de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Au Minnesota, il bénéficiera de la présence de Justin Jefferson (photo ci-dessus) qui attire toujours les couvreurs des défenses adverses, ce qui laissera d'autant plus d'espace à Jennings pour se faufiler entre les zones extérieures.

Si Jennings peut presque passer pour un ailier rapproché à cause de son style physique, ça adonne bien car l'ailier rapproché officiel, T.J. Hockenson, est en déclin depuis qu'il a été blessé gravement à un genou en décembre 2023.  Il a même dû accepter une baisse de salaire cette année, et il pourrait être remercié de ses services si ça ne clique pas avec Kyler Murray cette saison...

Au chapitre du jeu au sol, les demis offensifs Aaron Jones Jr et Jordan Mason ont connu une assez bonne saison en 2025-26.  Jones aura 32 ans au début décembre, et il a effectué moins de courses que son coéquipier porteur de ballon (132 contre 159 pour Mason).  Sa faiblesse, c'est qu'il a fini au dernier rang de la Ligue pour le nombre de plaquages brisés, en 2025-26.  



Mason (photo ci-dessus) a gagné en moyenne 4,8 verges par portée contre 4,2 pour Jones.  Mais ce dernier a été plus sollicité pour l'attaque aérienne en captant 28 passes pour une moyenne de 7,1 verges de gains par attrapé.  Mason n'a que 28 réceptions à son crédit, en quatre ans de carrière.   

En joignant leurs forces, les deux compères ont apporté en moyenne 112,9 verges de gains totaux par match, à l’attaque de leur équipe. Mais au final, en additionnant tous les gains combinés des coureurs du club du Minnesota en 2025-26, cela les place seulement à la 23e position du circuit Goodell. 

Au plus récent repêchage, les Viks ont sélectionné l'intriguant demi offensif Demond Claiborne, un gars ultra rapide qui court le 40 verges en 4,37 secondes.  Il pourrait occasionnellement servir de "changement de vitesse" dans le champ arrière de son club, et aussi sur les unités spéciales, comme retourneur de bottés.  À 5'10", 188 lbs, sa petite taille pourrait toutefois le désavantager.



Finalement, la recrue Max Bredeson (5e tour, Michigan ⇨ no 45 photo ci-dessus) remplacera C.J. Ham (parti à la retraite) à la position de "full back".  À Michigan il a démontré un grand talent comme bloqueur.

Pour respecter le plafond salarial, le nouveau gérant général Nolan Teasley a dû effectuer des coupures dans la brigade défensive.  Les joueurs de ligne Jonathan Allen (Cincinnati) et Javon Hargrave (Green Bay) ont signé des contrats avec d'autres équipes, et Jonathan Greenard a été échangé aux Eagles de Philadelphie contre deux choix de repêchage de 3e ronde.  

Harrison Smith a été "techniquement" libéré par les Vikings après 14 saisons, mais il n'a pas encore décidé s'il prendra sa retraite.  Il pourrait signer une nouvelle entente pour revenir avec l'équipe.  Il n'a pas participé au camp d'entraînement ni aux matchs pré saison.



Le coach de l'unité défensive 3-4 des Viks, Brian Flores, va semble-t-il remplacer Greenard par Dallas Turner (photo ci-dessus), qui a dominé pour le nombre de sacs (8) pour les Vikings, la saison dernière.  Les trois autres postes de secondeurs de ligne seront occupés par Eric Wilson, Blake Cashman, et Andrew Van Ginkel, trois gars dans la trentaine qui sont bien établis dans la grande ligue.  La recrue Jake Golday (2e tour, Cincinnati) les remplacera quand ils auront besoin de reprendre leur souffle sur les lignes de côté...

Turner est le plus équilibré du quatuor, avec de bonnes performances autant en couverture de passe que pour contrer le jeu au sol.  Sur le "pass rush" il a réussi 42 pressions l'an passé. 

Wilson et Blake excellent pour stopper les coureurs adverses, mais en arrachent contre les jeux aériens.  Van Ginkel (photo ci-dessous) est généralement fiable.  



Comme les autres joueurs de l'unité défensive, les secondeurs doivent se tenir prêts à tous moments, car Flores commande souvent le blitz (48 % des jeux, les plus proches défenses des autres équipes - Falcons, Chiefs, Bucs - sont à 33 ou 34 %).

Le trio qui compose la première ligne de défense manque d'expérience mais est d'assez bonne qualité.  Levi Drake Rodriguez a seulement 18 matchs d'expérience et devra s'améliorer car il a été peu convaincant l'an passé (note de 57,8 selon Pro Football Focus).  Jalen Redmond a mieux joué surtout pour neutraliser le jeu au sol.  Il a du talent pour bien servir coach Flores sur le blitz et le pass rush.  Il a réussi 35 pressions qui ont résulté en un total combiné de neuf sacs et coups sur les quarts arrières opposés. 

Le groupe de partants est complété par la recrue Caleb Banks (1ère ronde, Florida) un colosse de 6'6" 327 lbs, dont on dit beaucoup de bien.  Il est vif, rapide, et un chasseur de quart redoutable, promis à un statut de vedette dans la NFL.



Le plus drôle c'est qu'il aura pour substitut une autre recrue, Domonique Orange (3e tour, Iowa State ⇨ no 97 photo ci-dessus), surnommé "Big Citrus" !  Il sera employé dans une rotation quand ce sera nécessaire et utile.

Du côté de la tertiaire, la recrue Charles Demmings (5e ronde, SF Austin) a fait tourner les têtes aux essais ("combine"), et il a tellement impressionné au camp d'entraînement, qu'il semble avoir volé le poste de demi de coin partant à Isaiah Rodgers.  

L'autre demi de coin sera James Pierre, (photo ci-dessous) un nouveau venu qui a été surtout un réserviste avec les Steelers de Pittsburgh depuis six ans.  Brian Flores le voyait dans sa soupe et désirait l'avoir dans sa formation depuis un bout de temps !  En 255 couvertures de passe l'an dernier, Pierre n'a alloué que 16 réceptions sur 35 ciblées, il a rabattu neuf passes, et réussi une interception.  Il a mérité la meilleure note de PFF pour son travail (88,1) parmi tous les demis de coin de la NFL.
  

Avec Rodgers, qui a bien performé la saison dernière, le groupe de demis de coin des Vikings est solide.

On ne peut pas en dire autant des demis de sûreté.  Si Theo Jackson s'en est assez tiré l'an passé, Byron Murphy Jr (nickel), et Josh Metellus, ont eu de la difficulté en couverture de passe.  Ce sera un point faible à surveiller pendant la prochaine campagne.

Faute de budget, les Vikings sont restés discrets sur le marché des agents libres et ont dû se serrer la ceinture.  Les experts leur ont donnés la 4e plus basse note pour leur recrutement durant l'intersaison, et les trois équipes pires qu'eux n'avaient pas de choix de première ronde au repêchage de cette année...



Les unités spéciales peuvent compter sur le meilleur botteur de précision de la NFL, Will Reichard (photo ci-dessus), nommé  sur la première équipe d'étoiles, la saison dernière.  En deux ans de carrière, le jeune homme de 25 ans n'a jamais raté une seule transformation, et l'an passé, il a manqué seulement deux tentatives de placement (33 réussis en 35 au total, son plus long a été de 62 verges) et c'était sur 50 verges et plus. 

Le bon vieux botteur de dégagement Johnny Hekker, 36 ans, est arrivé au Minnesota ce printemps pour remplacer Ryan Wright, qui a signé un gros contrat avec les Saints de la Nouvelle Orléans.  Mais, coup de théâtre, il a perdu sa bataille au camp d'entraînement contre la recrue Brett Thorson, un Australien de 26 ans.  Hekker a été libéré par les Vikings le 30 août, pour redevenir agent libre.

Le petit receveur réserviste Myles Price, 5'9", 183 lbs s'occupera des retours de bottés.  Il en a réalisé huit très longs la saison dernière, mais il a tendance à mal protéger le ballon.  Le petit bolide, la recrue Demond Claiborne, pourrait bien le défier pour lui prendre sa place.

Les analystes et les experts ne croient pas que le projet de Kevin O'Connell visant à relancer la carrière de Kyler Murray soit réaliste.  De plus, ils pensent que la défense des Vikings a perdu quelques joueurs clés durant l’intersaison et que, sans être complètement affaiblie, elle sera moins performante que l’an dernier, malgré toute l’expertise de son entraîneur Brian Flores pour la maintenir à un haut niveau.

Néanmoins, si Kyler Murray parvient à offrir une performance ordinaire ou moyenne, comme il l’a fait depuis le début de sa carrière, il pourrait bien réussir sa part de jeux explosifs, grâce à l’excellent groupe de receveurs dont il dispose en attaque, et par son talent de coureur sur le jeu au sol.  Est-ce que ce sera suffisant pour faire gagner sa nouvelle équipe ? 
   
À moins qu'il soit complètement perdu dans le système offensif de Kevin O'Connell, qui sera nouveau pour lui, il ne devrait pas lancer 21 interceptions (un sommet dans la NFL en 2025-26) comme les quarts arrières des Vikings l'ont fait la saison dernière.  Il protège bien le ballon habituellement.  

Kevin O'Connell l’a lui-même souligné : quand ses joueurs remportent la bataille des revirements, ils gagnent très souvent leurs matchs.  En 2025, ils affichaient un différentiel de -9 dans ce domaine, ce qui les plaçait au 30e rang de la Ligue Nationale.

Avec la forte concurrence dans leur division, de nombreux observateurs prévoient que les Vikings finiront avec huit ou neuf victoires, bons derniers de la section Nord de la NFC. 

Kevin O'Connell est à la recherche de sa première victoire en playoffs depuis qu'il entraîne les Vikings (2022), il ne semble pas être en mesure de l'obtenir cette saison.    

Au lieu de trop se fier sur un quart arrière qui n'a pas vraiment émergé ou percé dans la NFL, il devrait plutôt lui enlever de la pression en améliorant l'attaque terrestre.  Elle a été un peu mise de côté ces derniers temps, mais elle peut apporter davantage cette saison, grâce au blocage plus efficace des gars de la ligne offensive.  

Bref, c'est un effort collectif constant qui pourrait sauver la saison des Viks, en balayant les incertitudes et les faiblesses, cette année.  O'Connell et Brian Flores ont l'habitude et le pouvoir de soutirer le meilleur de leurs joueurs.  Ce sera encore plus important cette année.


N.B. -  À venir, les prévisions pour la saison 2026 des Panthers de la Caroline et des Buccaneers de Tampa Bay...
  

samedi 29 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : MINNESOTA À SEATTLE ⇨ SAM DARNOLD HANTERA-T-IL SON ANCIENNE ÉQUIPE ?



À la veille d'affronter son ancienne équipe, pour la première fois, le quart arrière des Seahawks de Seattle (8-3) Sam Darnold, a déclaré qu'il était reconnaissant envers l'organisation des Vikings du Minnesota (4-7) de l'avoir aidé à relancer sa carrière, mais qu'il est maintenant très heureux avec son nouveau club, devenu un des meilleurs de la NFL.

Darnold n'a pas été bien remplacé à Minneapolis.  Son successeur, J.J. McCarthy, un haut choix de repêchage en première ronde, en 2024, a été souvent blessé, et lorsqu'il a joué, ce fut assez catastrophique.  

La semaine dernière, dans la défaite de sa formation, par la marque de 23 à 6, contre les Packers de Green Bay, McCarthy a livré une des pires performances des deux dernières décennies par un quart arrière de la Ligue Nationale.  Il a complété 12 passes pour 87 verges, et il a lancé deux interceptions, pour un coefficient d'efficacité (?) de 34,2.
  


Il a subi cinq sacs, et une commotion cérébrale (photo ci-dessus) que l'on a diagnostiquée seulement cette semaine.  Ça explique peut-être, du moins en partie, sa contre performance horrible de dimanche passé.  Dans la seconde demie de la rencontre face aux Packers, l'offensive des Vikings a produit un grand total de quatre verges nettes !!!

Dimanche, McCarthy sera remplacé par une recrue non repêchée du nom de Max Brosmer, qui en sera à son premier départ dans la grande Ligue.  Il devra affronter une des meilleures défensives du circuit Goodell, au domicile des Seahawks, un des endroits les plus hostiles qui soit pour les clubs visiteurs.

Les Hawks sont favoris par 11½ points pour gagner, et ça se comprend, ils sont supérieurs à presque toutes les positions,  sauf pour ce qui est de la profondeur du groupe de receveurs de passes, et celui des secondeurs de ligne.



Max Brosmer (ci-dessus), malgré son inexpérience, peut difficilement être pire que McCarthy, et s'il peut rejoindre mieux que lui ses excellents ailiers espacés Justin Jefferson, Jordan Addison, et Jalen Nailor, le match pourrait être plus contesté que prévu.  Brosmer peut aussi se fier à un très fiable duo de porteurs de ballon en Aaron Jones et Jordan Mason, pour essayer de contrôler l'horloge et imposer le tempo.

De l'autre côté du ballon, la défensive des Vikings aura pour mission de mettre beaucoup de pression sur Sam Darnold.  Lorsqu'il est dérangé, ce dernier est susceptible de commettre des revirements, comme c'est arrivé il y a deux semaines, quand les demis défensifs des Rams de Los Angeles ont intercepté quatre de ses passes.

Évidemment, les entraîneurs des Vikings connaissent bien Darnold, qui les a menés à 14 victoires l'an passé.  Peut-être qu'ils ont préparé des stratégies pour le déstabiliser, et lui faire hâter ses passes.  La défensive du club de l'entraîneur chef Kevin O'Connell est celle qui utilise le plus le blitz.  Ça lui permet de revendiquer le 2e plus haut pourcentage de pression sur les quarts adverses, dans la NFL. 



Mais étant donné que la forte défensive de Seattle risque de dominer ce match, l'attaque des Hawks est susceptible d'être conservatrice, et de favoriser davantage le jeu au sol, ce qui minimisera les possibilités de revirements, et de prolonger les séries offensives.  Mais si Darnold (photo ci-dessus) a besoin de passer le ballon, il a à sa disposition le meilleur receveur de la NFL en Jaxon Smith-Njigba.

Même si c'est improbable, il est possible que les Seahawks sous estiment les Vikings, à cause de la présence de Brosmer au poste de quart.  La défensive du club local possède un des meilleurs "pass rush" pour exercer de la pression sur les quarts arrières, et ce, sans avoir à utiliser souvent le blitz.



Les Vikings ont perdu cinq de leurs six dernières parties, et ils occupent la cave du classement de la division Nord de la Conférence Nationale.  Ils ont peut-être intérêt à continuer de perdre d'ici la fin de la saison, afin d'avoir plus de chances de repêcher tôt lors du prochain encan amateur.  Et qui sait, ils pourraient sélectionner un bon jeune quart arrière qui supplanterait éventuellement McCarthy au poste de quart partant.

Cependant, la direction des Vikings pourrait donner une autre chance à McCarthy de faire ses preuves, puisqu'il n'a presque pas joué dans la NFL, depuis son entrée chez les professionnels.

Vikings   17,     Seahawks    26.          

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : MINNESOTA À GREEN BAY ⇨ J.J. McCARTHY OFFRE PEU DE CHANCES DE VICTOIRE AUX VIKINGS...



Il se fait déjà tard pour les Vikings du Minnesota (4-6) au moment où ils se rendent à Green Bay dimanche pour affronter les Packers (6-3-1).  Installés au dernier rang de la division Nord de la Conférence Nationale, ils doivent jouer quatre de leurs cinq prochains matchs sur la route.  Ils traînent déjà de l'arrière par trois parties sur les meneurs de leur section, les Bears de Chicago (7-3).

La semaine dernière ils ont justement encaissé une défaite amère de 19 à 17 contre ces mêmes Bears, alors qu'ils menaient au pointage avec à peine 50 secondes à écouler à la rencontre.  Mais ils ont permis un long retour de botté à leurs adversaires, ce qui a conduit au placement victorieux de Cairo Santos.

Les Packers ont nettement l'avantage au point de vue talent, par rapport au club de l'entraîneur Kevin O'Connell.  Mais ils sont accablés par l'absence de beaucoup de joueurs blessés, et ils peinent à vaincre les formations plus faibles, comme ce fut le cas la semaine passée contre les Giants de New York, qui menaient au pointage, tard dans le match (victoire de 27 à 20 du Pack).



Les hommes du coach Matt LaFleur (ci-dessus) ne sont pas au bout de leur peine, car ils ont un des calendriers les plus difficiles d'ici la fin de la saison.  Ils amorcent dimanche, une série de trois parties contre les clubs de leur division, avant de rencontrer ensuite les Broncos, à Denver (9-2).

L'attaque des Packers a souvent manqué d'opportunisme, mais elle est la meilleure de la NFL pour le taux de conversion des troisièmes essais (49 %).  Le quart Jordan Love est efficace, et commet peu de revirements (trois interceptions et deux échappés perdus).  Mais c'est surtout l'excellente défensive de Green Bay qui sauve les meubles, la plupart du temps.

Celle des Vikings fait un peu la même chose, mais elle ne parvient pas toujours à réchapper les pauvres performances de l'offensive.  Le quart arrière J.J. McCarthy en arrache énormément cette saison.  Imprécis et manquant de confiance, il a du mal à compléter au moins la moitié de ses passes, bien que la faute en revient en partie à ses receveurs, qui échappent trop de ses relais.



McCarthy (ci-dessus) se classe parmi les pires pivots du circuit Goodell.  Il n'a à son crédit que six passes de touché, contre huit interceptions, en cinq matchs joués.  Son taux d'efficacité s'élève à seulement 61,7.

À cause de son inconstance en situations de passes, les Vikings auront probablement davantage recours au jeu au sol, avec les porteurs de ballon Aaron Jones et Jordan Mason.  Mais les Packers possède la 3e meilleure défense contre la course, dans la NFL.  Elle ne concède que 3,83 verges par portée, aux coureurs adverses.

Avec tous leurs effectifs en bonne santé, les Packers pourraient disposer aisément de leurs rivaux de dimanche.  Mais trop de membres de leur alignement sont amochés, pour leur permettre une victoire plus nette.  



L'excellent ailier rapproché Tucker Kraft, le secondeur de ligne Nick Niemann, le garde Elgton Jenkins, l'ailier espacé Jayden Reed et le demi de coin Nate Hobbs sont tous indisponibles en raison de blessures.  Le secondeur Quay Walker est un cas douteux.  Le porteur de ballon Josh Jacobs, les receveurs Matthew Golden et Dontayvion Wicks, ainsi que les ailiers défensifs Lukas Van Ness et Karl Brooks, ne sont pas certains non plus de pouvoir jouer dimanche.

Le match a lieu au Lambeau Field, ce qui peut avantager les Packers.  Les experts misent sur eux par 6 points pour l'emporter, surtout à cause de la faiblesse de l'attaque des Vikings, avec l'inefficace J.J. McCarthy aux commandes...

Vikings    17,    Packers   23.     

vendredi 26 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 4 : MINNESOTA CONTRE PITTSBURGH À DUBLIN, LA DÉFENSIVE DES VIKINGS S'IMPOSE.



Les Vikings du Minnesota (2-1) et les Steelers de Pittsburgh (2-1) s'affronteront ce dimanche à Dublin, en Irlande. Les Viks sont habitués à jouer des matchs en Europe, ayant déjà disputé huit rencontres, dont quatre hors concours, et quatre officielles. Ils les ont toutes remportées.

Au regard des performances des deux équipes cette saison, Minnesota semble bien parti pour prendre à nouveau l'avantage ce dimanche en Irlande.

Leur défensive a été superbe jusqu'ici, en limitant les attaques adverses à une faible moyenne de 141 verges de gains aériens par match.  Elle a provoqué sept revirements,- deux interceptions et cinq échappés-, dont quatre, la semaine passée, dans leur éclatante victoire de 48 à 10 contre les Bengals de Cincinnati (photo ci-dessous).



La saison dernière, la défensive des Vikings avait mis beaucoup de pression sur le quart arrière Aaron Rodgers, alors avec les Jets de New York, dans une victoire de 23 à 17 du Minnesota, à Londres, en Angleterre.  Cette brigade défensive a déjà neuf sacs à son crédit cette saison.

En attaque, l'équipe se réjouit du retour sur le terrain de l'ailier éloigné Jordan Addison, désormais libéré de sa suspension.  Avec Justin Jefferson, Jalen Nailor, et l'ailier rapproché T.J. Hockenson, il complète un quatuor de receveurs très menaçant pour les adversaires.  Et les Steelers ont des problèmes cette année contre les attaques aériennes ennemies.  Ils accordent en moyenne 247 verges par match, au 26e rang de la NFL.

Leur unité défensive permet beaucoup trop de gros jeux (10 verges et +) : 32 jusqu'à maintenant, le pire dossier de la Ligue Nationale dans ce domaine.  Quatre de ces jeux ont produit des touchés pour les opposants.



Les nombreux blessés en défensive (Malik Harrison, Alex Highsmith, DeShon Elliott, Joey Porter) expliquent cette situation, de même que le nouveau personnel, qui semble avoir du mal à bien communiquer et à se coordonner sur le terrain.

En attaque, Aaron Rodgers (photo ci-dessus) joue assez bien, mais les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes : seulement 247 verges par match (30e dans la NFL).  Au sol, c'est assez pathétique, une piètre récolte de 63 verges par rencontre, soit 2,8 verges par course.  Nettement insuffisant.

Côté attaque aérienne, ce n'est pas brillant non plus. La star D.K. Metcalf peine à s'imposer dans sa nouvelle équipe, avec seulement 45 verges de gains en moyenne, par match, et deux touchés.  Le demi offensif Jaylen Warren a été meilleur pour attraper des passes (11 réceptions pour 142 verges et un touché) que pour porter le ballon (43 courses pour 132 verges, faible moyenne de 3,1 verges par portée).



Pour sa part, l'attaque au sol des Vikings a été bien plus efficace en gagnant près de cinq verges par course.  Jordan Mason (photo ci-dessus) a mené la charge avec 40 courses pour 214 verges et deux touchés (excellente moyenne de 5,3 verges par portée).

On ne savait pas trop à quoi s'attendre du quart arrière Carson Wentz, venu remplacer le blessé J.J. McCarthy au pied levé, contre les Bengals, la semaine dernière.  Il a fait usage de sa vaste expérience pour bien guider l'offensive des Vikings, sans commettre d'erreurs.  La renommée de l'expertise de son entraîneur Kevin O'Connell avec les quarts arrières, l'a certainement aidé, même s'il n'avait eu que quelques jours pour se familiariser avec le système offensif de l'équipe.

L'historique des matchs à l'extérieur des USA des Vikings, et le rapport de forces entre les unités offensives et défensives des deux clubs, favorisent les Vikings dans cet affrontement.  Ils sont favoris par 2½ points pour gagner dimanche à Dublin.  L'écart pourrait être plus prononcé.

Steelers  17,   Vikings  27. 

dimanche 7 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : MINNESOTA À CHICAGO, LES BEARS SURÉVALUÉS ?



DE  NOMBREUX  EXPERTS  CROIENT  QUE  LES  BEARS  VONT  FAIRE  DES  PAS  DE  GÉANTS  CETTE  SAISON  À  CAUSE  DE  LEUR  NOUVEL  ENTRAÎNEUR-CHEF  BEN  JOHNSON.

Selon certains analystes, les Bears de Chicago pourraient passer de leur bilan perdant de 5-12, la saison dernière, à une fiche respectable cette année, leur donnant une chance de se battre pour une place en séries éliminatoires, dans la compétitive division Nord de la Conférence Nationale. 

Je ne partage pas cette évaluation optimiste.  Je veux bien croire que le nouvel entraîneur chef des Bears, le gourou offensif Ben Johnson, aura un effet positif, notamment sur le quart arrière Caleb Williams, mais de là à faire des miracles instantanés, pour conduire sa formation en playoffs, il y a une marge...

Johnson a fait des merveilles à titre de coordonnateur offensif des Lions de Détroit, la meilleure attaque au pays, de 2022 à 2024.  Il a beaucoup travaillé avec Caleb Williams au camp d'entraînement des Bears, cet été.  Il voulait surtout corriger le principal défaut de son jeune pivot : son mauvais "timing", lié à son indécision, quand il doit lancer le ballon.



Williams (photo ci-dessus) n'a pas connu une mauvaise saison recrue l'an dernier : 3 541 verges de gains aériens, 20 passes de touché, seulement six interceptions, et un coefficient d'efficacité de 87,8.  Mais il a subi un nombre exorbitant de sacs : 68 !  Une statistique qui prouve justement qu'il garde trop longtemps le ballon, avant de tenter ses passes.

Il ne corrigera probablement pas ce défaut du jour au lendemain, mais Ben Johnson l'a aidé durant l'intersaison, non seulement pas son expertise offensive, mais en solidifiant grandement la ligne à l'attaque, de façon à mieux le protéger.  Ça devrait lui donner plus de temps pour lire les défenses adverses, et prendre de meilleures décisions.

Pas fou ce Ben Johnson !  En agissant ainsi, il offre à Williams de profiter de plus d'opportunités en attaque, de minimiser les erreurs mentales, et d'élargir son éventail de schémas de jeux.  On verra ce que ça va donner en pratique, sur le terrain.  C'est vrai que ça pourrait être surprenant comme progrès, pour Williams.



L'amélioration sensible de la ligne offensive va peut-être aider aussi le jeu au sol, et les performances du porteur de ballon D'Andre Swift, qui a déçu la saison dernière (faible moyenne de 3,8 verges par course).  De plus, Swift (photo ci-dessus) retrouve Ben Johnson, qui l'a coaché à Détroit, de 2020 à 2022, avant qu'il soit échangé à Chicago.  Encore là, Johnson peut avoir un effet bénéfique, l'attaque au sol des Bears ayant fini 25e dans la NFL l'an passé, avec une récolte moyenne de 102 verges par match.

Pour augmenter leurs chances de succès cette année, les Bears doivent également renforcer leur défensive. Ils ont concédé trop de verges au sol (28e de la ligue avec une moyenne de 136,3 verges par joute) durant la saison 2024-25, ce qui a compliqué leurs efforts pour réduire les points encaissés (13e de la NFL avec une moyenne de 21,8 par partie).

Pour réduire la pression sur son jeune quart J.J. McCarthy, l'entraîneur des Vikings, Kevin O'Connell, misera sur une attaque au sol intensive, en s'appuyant sur une ligne à l'attaque améliorée.  Il peut compter aussi sur les excellents demis offensifs Aaron Jones (photo ci-dessous) et Jordan Mason.  Ils pourront tirer parti de la faible défense de Chicago contre la course.
  


La défense anti-aérienne des Ours s'est mieux comportée l'an dernier, mais pour le match de lundi soir contre les Vikings, plusieurs demis de coin pourraient manquer le match d'ouverture locale.  Terell Smith (genou), ainsi que Zah Frazier (raisons personnelles), vont assurément être absents, tout comme le secondeur Amen Ogbonbemiga, et le joueur de ligne Austin Booker (genou).  

Le demi de coin Josh Blackwell, de même que le meilleur joueur défensif de l'équipe, le demi de coin étoile Jaylon Johnson, sont des cas douteux.  Ils sont blessés tous les deux à l'aine.  Blessé à la cuisse, le secondeur T.J. Edwards est lui aussi un cas incertain.

Dans ces conditions, l'attaque aérienne des Vikings pourrait en profiter : surtout le meilleur receveur de la Ligue, Justin Jefferson.  Heureusement pour les Bears, toutefois, l'autre dangereux ailier éloigné des Viks, Jordan Addison, ne sera pas présent.  Il purge une suspension de trois matchs (conduite d'un véhicule alors qu'il était ivre).



Les Vikings ont trouvé un bon remplaçant en refaisant l'acquisition d'un de leurs anciens porte couleurs, Adam Thielen, qui était avec les Panthers de la Caroline depuis deux ans.  Jalen Nailor et l'ailier rapproché T.J. Hockenson (photo ci-dessus) complètent les titulaires des postes principaux de cette attaque aérienne redoutable (6e dans la NFL l'an dernier, avec 4 043 verges de gains).

Pour lancer le ballon à tout ce beau monde, il y aura un nouveau quart arrière, J.J. McCarthy, un 10e choix de repêchage en 2024, mais qui a raté sa saison recrue, l'an passé, à cause d'une blessure au genou, subie en match préparatoire.

Certains détracteurs pensent que son manque d'expérience va plomber l'offensive des Vikings, cette année.  L'entraîneur chef Kevin O'Connell n'est évidemment pas de cet avis.  McCarthy aurait probablement été son quart partant la saison dernière, s'il n'avait pas été blessé.  Par chance, Sam Darnold (maintenant avec Seattle) l'a remplacé de façon surprenante, en conduisant l'équipe à une brillante fiche de 14-3, avec une production offensive de 432 points (9e de la Ligue).



Durant sa longue réhabilitation, McCarthy a eu le temps de se familiariser avec le système offensif efficace d'O'Connell (photo ci-dessus).  C'est un peu une incertitude de voir ce que ça va donner, un cas qui rappelle celui de Caleb Williams avec les Bears.

Mais McCarthy bénéficie tout de même d'un meilleur soutien de la part de coéquipiers de plus grande qualité, tant au niveau de ses demis offensifs que de ses receveurs, comparé à Williams.  Et comme Ben Johnson, Kevin O'Connell a renforcé sa ligne à l'attaque, durant la saison morte, en faisant l'acquisition du joueur de centre Ryan Kelly, et du garde Will Fries, deux anciens des Colts d'Indianapolis.

La défensive de Minnesota (5e de la NFL l'an passé avec une moyenne de 19,5 points accordés par match) est supérieure à celle des Bears.  Les clubs adverses ne peuvent pas courir contre elle (2e meilleure de la Ligue pour les verges concédés au sol avec une moyenne de 93,4 par rencontre).
  


Caleb Williams (photo ci-dessus) pourrait devoir subir beaucoup de pression en étant obligé de tenter plus de passes contre cette unité défensive trop forte contre le jeu au sol.  Le front défensif des Vikings a réussi 49 sacs l'an passé (4e plus haut total de la NFL), et on sait que Williams est souvent plaqué derrière la ligne de mêlée (68 fois en 2024-25). 

Les chasseurs de quart Jonathan Greenard, Javon Hargrave, et Andrew Van Ginkel, pourraient se payer un pic nique contre lui, lundi soir, en attaquant surtout le plaqueur offensif Braxton Jones, le point faible de la ligne à l'attaque des Bears.

Au final, par son expertise, l'instructeur Ben Johnson pourrait améliorer l'attaque de sa nouvelle équipe, mais celle-ci a été une des pires de la Ligue Nationale, l'an passé, en marquant seulement 18,2 points par match.  Même un peu plus forte, cette saison, elle ne sera pas de taille contre la puissante défense des Vikings, lundi soir.



Et de l'autre côté du ballon, la défensive des Bears, affaiblie par les blessures, ne sera pas en mesure de contenir l'attaque diversifiée de Minnesota, à moins que J.J. McCarthy connaisse un affreux baptême, à ses débuts officiels dans la NFL.

Les Bears sont légèrement favoris pour gagner ce premier Monday Night de la saison, sans doute parce qu'ils jouent à domicile.  Mais compte tenu du rapport de forces entre les deux équipes, je crois plutôt que ce sont les visiteurs qui vont l'emporter.

Vikings  24,  Bears  13.

🏈🏈🏈

N.B. ⇢ Pour compléter les informations concernant cette rencontre, consultez mes billets précédents au sujet des deux clubs.