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dimanche 14 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 2 : DENVER À INDIANAPOLIS, DANIEL JONES PEUT-IL CONTINUER SUR SA LANCÉE ?



Je me suis royalement trompé la semaine dernière dans mes prévisions concernant les Broncos de Denver et les Colts d'Indianapolis.  J'ai écrit que la victoire des Broncos contre les misérables Titans du Tennessee, à l'ouverture de la saison locale, à Denver, ne serait qu'une formalité.  Ce fut tout sauf cela !

La troupe de Sean Payton a été sauvée par sa féroce défensive, car l'offensive des Broncos a fait du sur place jusqu'au milieu du dernier quart, avant de marquer enfin le touché décisif, dans un gain difficile de 20 à 12.

Le quart Bo Nix n'a pas connu un grand match : 25 passes réussies en 40 tentées, 176 verges de gains aériens, un touché, deux interceptions, et un rating peu flatteur de 60.  Déjà victime de la guigne de la deuxième année ?  Disons qu'après sa saison recrue, les adversaires le connaissent davantage, et savent maintenant mieux le contrer.



Au moins, Nix (photo ci-dessus) semble avoir trouvé un nouveau receveur sur lequel compter.  Il n'y en pas des tonnes à Denver, mais le jeune Tray Franklin, 22 ans, a bien paru, dimanche passé, en captant quatre passes pour 44 verges.

Un autre jeune, qui a bien commencé sa carrière, a été le porteur de ballon RJ Harvey, avec six courses pour 70 verges.  Il semble que le coach Payton avait raison de le vanter avant le début de la saison.  Il semble très prometteur.

Les Broncos feraient bien de régler leurs problèmes offensifs cette semaine, car ils voyagent à Indianapolis pour affronter les Colts.  Ces derniers, et surtout leur nouveau quart arrière Daniel Jones, ont surpris tout le monde, dimanche dernier, avec une victoire éclatante de 33 à 8 contre les amorphes Dolphins de Miami.



J'avais avoué mon manque absolu de confiance en Daniel Jones (photo ci-dessus), avant cette partie.  Il m'a fait mentir avec une performance étincelante de 22 passes complétées en 29 essais, 272 verges de gains aériens, un touché, et, oh surprise ! zéro interception, le tout pour une efficacité surprenante de 115,9.

Fait rare dans son cas, il a même contribué à l'offensive terrestre en portant le ballon sur 26 verges, et en marquant deux touchés d'une verge chacun, une première dans l'histoire des Colts pour un quart arrière, en match d'ouverture.  Une imitation de Jalen Hurts !!!

Ses entraîneurs lui avaient conseillé de prendre des décisions rapides, tout en évitant les passes risquées, dues à la précipitation. En somme, ils voulaient qu'il fasse preuve de bon timing et de précision, un défi qu'il a rarement relevé au cours de sa carrière. Pourtant, contre les Dolphins, il a réussi à accomplir cette tâche avec succès.
 


D'ailleurs cette attaque au sol des Colts a eu beaucoup de succès contre les "Fins", en gagnant 156 verges.  Les gars en bleu d'Indy étaient tout simplement déchaînés, autant en attaque qu'en défense.  

Mais ils devraient se calmer dimanche, contre la solide défensive des Broncos. Mais le porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus) demeure une valeur sûre dans le champ arrière des Colts (71 verges de gains au sol et 27 verges par la passe contre Miami).

On avait hâte de voir à l'oeuvre l'ailier rapproché recrue Tyler Warren, dont on disait beaucoup de bien avant son entrée en scène à Indy.  Il n'a pas déçu.  Il a attrapé sept passes pour 76 verges de gains, soit seulement quatre de moins que le principal receveur des Colts, Michael Pittman.



On l'a dit, les Colts, qui ont une défensive de top-10 dans la NFL, et de bons éléments offensifs, serait une équipe plus que respectable si elle pouvait seulement compter sur un excellent quart arrière.  Un pivot vedette qui lui manque depuis les beaux jours d'Andrew Luck (2012-2018 → photo ci-dessus).

Le négligé Daniel Jones pourrait-il être soudain ce sauveur tant attendu ?  Ne nous emballons pas trop vite.  Il n'a réalisé qu'une seule excellente performance.  On verra si ça va tenir contre la défense aguerrie des Broncos, dimanche.  Celle-ci risque de tester sérieusement la nouvelle ligne à l'attaque des Colts.  La semaine dernière, l'unité défensive de Denver a limité l'attaque des Titans à seulement 112 verges, réussi six sacs du quart, et provoqué un échappé. 

Pour vaincre les Colts, Bo Nix et son offensive devront retrouver leur synchronisme de même que leur efficacité.  Deux facteurs qui ont fait grandement défaut contre les Titans, la semaine passée.


Nix devra aussi se méfier de la défensive des Colts qui a provoqué trois revirements contre les Dolphins, dimanche dernier.  Il a été plutôt imprudent à Denver, contre Tennessee.  Il a commis lui-même trois revirements.

La défensive d'Indianapolis a changé cette saison, avec l'arrivée du nouveau coordonnateur Lou Anarumo (photo ci-dessus).  Ce dernier commande souvent une bonne variété de blitz.  Cette agressivité a porté fruit contre les Dolphins, dimanche dernier, avec un échappé forcé, deux interceptions, et trois sacs du quart.  

Sous les ordres de leur ex coordonnateur Gus Bradley, l'an dernier, la brigade défensive des Colts s'était classée au 29e rang pour le pourcentage de blitz, dans la NFL, avec 18,7 %. 



Si Nix n'est pas encore dans son assiette dimanche, Sean Payton (photo ci-dessus) s'en remettra encore plus à ses demis offensifs pour conduire l'attaque de ses protégés.  D'ailleurs, c'est l'excellent coaching de Payton qui pourrait faire la différence dans ce match.

En général, les Broncos ont un peu plus de joueurs talentueux que les Colts, mais ils ne sont favoris que par 1½ point pour l'emporter, dimanche.  L'an dernier, ils avaient écrasé les Colts 31 à 13 à Denver.  Une victoire aussi déterminante serait très surprenante cette saison. 

Broncos  17,  Colts  16.

🏈🏈🏈

N.B. ⇨  Vous pouvez vous informer davantage au sujet de ces deux adversaires en cliquant sur les liens ci-dessous :


samedi 2 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES COLTS D'INDIANAPOLIS : UNE OFFENSIVE...INOFFENSIVE !

Il faut croire que les dirigeants des Colts d'Indianapolis étaient exaspérés de rater leur coup avec la formule choisie pour trouver un bon quart-arrière.  Depuis la retraite inattendue d'Andrew Luck après la saison 2018, les Colts ont tenté sans succès de dénicher un remplaçant en faisant appel à des vétérans de renom.  En cinq ans, cinq candidats choisis ont échoué à combler les attentes.  Le dernier en liste, Matt Ryan (ex-Falcons) en 2022-23.

Lassés de ces échecs répétés et humiliants, les patrons football d'Indianapolis ont pris un autre chemin ce printemps en passant plutôt par le repêchage pour tenter de trouver leur quart-arrière d'avenir.  Leur future star de concession.  Ils croient l'avoir découvert en la personne d'Anthony Richardson (1ère ronde, 4e choix au total) un phénomène physique de   6'4", 244 lbs, qui court le 40 verges en 4,43 secondes, comme un ultra rapide receveur de passes, même s'il a le gabarit d'un gros secondeur de ligne !

Si les Colts ont pu le sélectionner aussi tôt au repêchage de cette année, c'est qu'ils ont connu une saison affreuse (4-12-1) l'an passé.  Matt Ryan a offert des performances gênantes qui lui ont valu de passer deux matchs sur...le banc des joueurs.  L'entraîneur Frank Reich a été mis à la porte et son remplaçant Jeff Saturday, une ex-vedette de l'équipe, sans expérience de coaching, a été une risée, avec un honteux dossier d'une seule petite victoire, contre sept défaites.



Non seulement les Colts ont repêché Richardson (photo ci-dessus) mais ils l'ont désigné comme QB partant cette saison.  Le principal intéressé a été très surpris par cette décision audacieuse, lui qui pensait bénéficier d'une année de formation derrière l'autre quart-arrière de l'équipe, Gardner Minshew (ex-Eagles).

Il faut préciser que, même au niveau collégial, Richardson n'a eu que treize matchs d'expérience comme QB partant.  Certes, c'est tout un athlète, il a un bras puissant et il fait des ravages incroyables en se transformant fréquemment en porteur de ballon difficile à stopper.  Mais comme passeur il est imprécis (seulement 53,8 % de passes complétées avec les Gators de la Floride, la saison passée).

Bref, plusieurs mois de perfectionnement, cette année, comme quart substitut, aurait sans doute été bénéfique pour son développement.  Les dirigeants des Colts ont plutôt opté pour un apprentissage dans le feu de l'action, quitte à le voir commettre pas mal d'erreurs.



Si seulement Richardson avait pu compter sur une solide ligne à l'attaque et de bons demis offensifs pour favoriser l'attaque terrestre et lui enlever de la pression pendant qu'il apprend son métier "sur le tas".  À en juger par les résultats de la dernière campagne, même si elle était évaluée comme une des meilleures de la Ligue Nationale, cette ligne offensive a été mauvaise au possible, autant en protection sur les jeux de passes qu'en blocage sur les jeux de course.

Comble de malheur, le porteur de ballon Jonathan Taylor (photo ci-dessus), l'unique vraie star de cette offensive, est mécontent de son contrat, et il a demandé à être échangé.  Les Colts l'ont offert aux autres équipes, les Dolphins et les Packers (entre autres) étaient intéressés, mais la contre partie de la proposition d'échange ne satisfaisait pas les dirigeants du club de l'Indiana.

Résultat : Taylor est inscrit sur la liste des blessés (il affirme ne pas être rétabli de la blessure à la cheville qui lui a fait manquer six matchs l'an passé), et il ratera au moins les quatre premières rencontres de son club.  Cela ne signifie pas qu'il ne pourra être échangé par la suite, mais la période des transactions se termine le 31 octobre.



Par surcroît, l'autre demi offensif des Colts, Zack Moss, s'est cassé un bras à la fin juillet, ce qui nécessitera 4 à 6 semaines de convalescence.  En l'absence de leurs deux piliers au champ arrière pour débuter la prochaine campagne, les Colts devront donner le ballon aux inexpérimentés Deon Jackson (24 ans) et Evan Hull, une recrue de 22 ans.

Tout indique qu'Anthony Richardson devra non seulement être le quart-arrière des Colts, mais également leur porteur de ballon principal !  D'autant plus qu'il ne doit pas se fier sur l'aide de ses médiocres receveurs de passes pour le dépanner.

L'an passé, les Colts s'attendaient à une bien meilleure production offensive de l'ailier éloigné Michael Pittman (no 11, photo ci-dessus) repêché en 2e ronde (34e au total) en 2020.  Comme le reste de ses coéquipiers, autant en attaque qu'en défensive, Pittman a sous-performé avec des gains de 925 verges pour une moyenne peu impressionnante de 9,3 verges par attrapé, inférieure à celles de ses deux saisons précédentes.



Alec Pierce (photo ci-dessus), l'autre receveur espacé, prévu pour accompagner régulièrement Pittman sur le terrain, a peiné l'an passé, à sa saison recrue.  Il n'a capté qu'environ la moitié des passes dirigées vers lui, pour de modestes gains de 593 verges.  Il doit hausser son jeu de plusieurs crans pour faire une différence dans "l'inoffensive" offensive des Colts.

Ce n'est pas le receveur marginal Isaiah McKenzie (ex-Bills), cueilli sur le marché des agents libres cet été, qui pourra assurer une relève efficace si ses deux collègues ne font pas le travail en 2023-24.  Peut-être que la solution au manque de punch offensif de l'attaque aérienne des Colts viendra plutôt de la recrue Josh Downs (choix de 3e ronde, 79e au total).  Mais à 5'9", 171 lbs, il n'a pas le physique de l'emploi...

Quant aux ailiers rapprochés, inutile de s'étendre sur le sujet.  Aucun n'est vu comme un vrai numéro un pour occuper régulièrement la position.

En défensive, les Colts ont raffermi leur première ligne sur le marché des agents libres en faisant signer des contrats à Samson Ekubam (ex-49ers et ex-Rams) ainsi qu'à Taven Bryan (ex-Browns et ex-Jaguars).



Mais ils ont perdu Bobby Okereke, qui porte maintenant les couleurs des Giants de New York; Yannick Ngakoue (un nouveau Bears) le seul chasseur de QBs valable la saison dernière (9½ sacks); et les vétérans membres de leur tertiaire, Stephon Gilmore (maintenant un Cowboys) et Rodney McLeod (nouveau Browns).  Le demi de coin Isaiah Rodgers a dû également quitter l'équipe (les Eagles viennent de le signer) à cause d'une affaire de paris illégaux.

Les Colts compte surtout sur le retour au jeu de leur super vedette défensive, le secondeur de ligne Shaquille Leonard (photo ci-dessus), après qu'il ait raté presque toute la dernière campagne en raison d'une grave blessure au dos.  Il viendrait solidifier une seconde ligne qui en a besoin, le maillon faible de cette unité étant Zaire Franklin.  Les experts évaluent la tertiaire comme étant la pire de la NFL.  En première ligne, les deux gars au milieu sont bons (surtout DeForest Buckner), mais les deux autres (Samson Ebukam et Dayo Odeyingbo), aux extrémités, ne sont pas de fort calibre.

La meilleure acquisition de l'entre-saison a probablement été celle du vétéran botteur de précision Matt Gay.  Avec les Rams, la saison passée, il a réussi 28 de ses 30 tentatives de placements, les deux essais ratés étant sur plus de 50 verges.



Avec toutes les faiblesses qu'ils montrent, des deux côtés du ballon, et l'incertitude aux postes clés, la saison 2023-24 des Colts d'Indianapolis ne se présente pas sous de bons augures.

La ligne à l'attaque doit corriger ses mauvaises performances de l'an dernier; la verte recrue Anthony Richardson doit pouvoir tirer son épingle du jeu; ses receveurs de passes doivent en donner beaucoup plus; et la défensive rapiécée du nouvel entraîneur en chef Shane Steichen (une recrue à ce poste, photo ci-dessus) doit pouvoir tenir le coup, car elle aura à fouler souvent le terrain, parce que «l'inoffensive» offensive des leurs ne gagnera pas assez de premiers jeux pour accumuler suffisamment de temps de possession.

Malgré un calendrier facile, la saison risque d'être longue et pénible pour les Colts.  Au moins, avec une fiche fort probablement misérable, ils pourront profiter d'un choix élevé au prochain repêchage.

CALENDRIER 2023-24 DES COLTS D'INDIANAPOLIS


AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

lundi 7 janvier 2019

PREMIÈRE RONDE ÉLIMINATOIRE : L'EXPÉRIENCE A PAYÉ POUR LES GAGNANTS.


On ne le répétera jamais assez, les séries éliminatoires sont une autre saison.  Une saison où la pression s'élève à un niveau supérieur.  Une saison où l'expérience s'avère précieuse en permettant de mieux réagir aux situations périlleuses demandant davantage de sang froid.

Les matchs éliminatoires de première ronde de la NFL, le weekend dernier, ont encore permis de vérifier ces assertions.  Au poste-clé de quart-arrière, les vétérans ont eu le dessus sur leurs plus jeunes homologues beaucoup moins expérimentés.  La confrontation Russell Wilson (Seattle) vs Dak Prescott (Dallas) étant la seule exception puisque le plus jeune a eu raison du plus expérimenté (Cowboys 24, Seahawks 22).

Les rencontres de samedi ont été plus intéressantes que celle de dimanche.  À Houston, les Colts d'Indianapolis ont facilement battu les Texans 21-7 alors que Andrew Luck, le général de l'attaque des Colts, a su mieux tirer son épingle du jeu par rapport à son jeune vis-à-vis Deshaun Watson.  Hommage ici aux entraîneurs des Colts pour la maîtrise d'une multitude de schémas de jeux, de formations et de stratégies offensives diverses qui ont étourdi la défensive des Texans, dont les joueurs ne savaient plus où donner de la tête, tout au long de la partie.



En défensive, démonstration également impeccable des Colts qui ont étouffé l'attaque texane sauf la combinaison aérienne Watson-Keke Coutee (onze passes pour 110 verges).  La grande différence s'est révélée sur le plan de l'attaque au sol alors que le porteur de ballon des Colts, Marlon Mack (no 25 ci-dessus) a gagné 148 verges pendant que les demis offensifs de Houston étaient tenus en échec (29 verges de gain).

Si les Colts jouent aussi bien dans la demi-finale de la fin de semaine prochaine contre les Chiefs à Kansas City, leurs chances de gagner sont bonnes.  Si les Chiefs sont explosifs en attaque, leur défensive est faible.


* * * * *

Dans l'autre joute disputée samedi, les Cowboys de Dallas sont parvenus à vaincre les Seahawks en grande partie aussi en raison de leur domination au niveau de l'attaque par la course.  Pendant que les les défenseurs des Boys limitaient la meilleure offensive terrestre de la Ligue à une maigre récolte de 73 verges, les courses de Dak Prescott (no 4, le quart-arrière) et d'Ezekiel Elliott (no 21 ci-dessus) ont rapporté 166 verges (dont 137 par Elliott) et deux touchés (un chacun).

Cela a permis à Dallas de posséder le ballon pendant 35 des 60 minutes de jeu.

Ce qui m'a surpris dans ce match c'est que, justement, puisque l'attaque au sol de Seattle était tenue en respect, le coach Pete Carroll s'est entêté à la prioriser malgré tout.  Évidemment, pendant toute la saison régulière cela a été la marque de commerce des Hawks.  Celle qui leur a valu de connaître du succès.  Mais quand ça ne marche pas, il vaut mieux changer de stratégie.  D'autant plus que le jeu de passe fonctionnait lorsque le quart-arrière Russell Wilson lançait le ballon (18 passes complétées en 27 tentatives pour des gains de 226 verges).

Les Cowboys se rendront à Los Angeles pour se mesurer aux Rams, en demi-finale, le weekend prochain.  Comme les Chiefs de Kansas City, les Rams ont une machine offensive redoutable, mais leur défensive est suspecte, surtout contre le jeu de passe.


*****

Les affrontements de dimanche ont été plutôt endormants sauf peut-être pour les amateurs de batailles défensives et de bottés de placement.  Dans le match de 13 h., le même scénario de l'avantage de l'expérience vs la verdeur de la jeunesse a été mis en lumière.  Le vétéran quart-arrière Philip Rivers, des Chargers de Los Angeles, a supplanté l'inexpérimenté Lamar Jackson qui, avant deux poussées tardives en fin de match, avait été lamentable jusque là...  Et alors qu'il avait peut-être une dernière chance de faire gagner son club, dans les dernières secondes, Jackson a bêtement perdu le ballon quand on lui a fait échapper.  Erreur d'inexpérience...

Les statistiques des deux offensives reflètent le manque de production des belligérants.  Mais comme c'est souvent le cas en éliminatoires, les gagnants de la rencontre ont été ceux qui ont remporté la bataille des revirements (trois à un en faveur des Chargers).  Mention honorable au botteur Michael Badgley (no 4, photo ci-dessus), qui a réussi cinq placements (un record d'équipe en séries éliminatoires).

Les Chargers ont rendez-vous avec les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, a Foxboro, dimanche prochain.  Ça va prendre plus que des placements pour vaincre la troupe de Bill Belichick...


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Est-ce un bon sort ?  Est-ce de la magie ?  Est-ce seulement de la chance ?  Toujours est-il que le quart substitut Nick Foles et ses coéquipiers des Eagles de Philadelphie sont parvenus à confondre les experts qui, comme l'an dernier durant leur périple vers le championnat du Super Bowl, les avaient campés dans le rôle de négligés avant de les voir se sauver avec la victoire (16 à 15) dans les dernières secondes de leur combat acharné contre les Bears à Chicago, dimanche dernier. 



Et, encore une fois, comme la saison passée, c'est l'entraîneur des Eagles, Doug Pederson, qui a tenu la baguette magique.  Avec dix secondes à écouler au match, alors que le botteur des Bears Cody Parkey s'apprêtait à botter le placement de 43 verges donnant la victoire à son équipe, Pederson a obtenu un temps d'arrêt.  Employant ainsi la bonne vieille tactique visant à «geler le botteur».  Parkey a tout de même botté le ballon, qui a passé entre les poteaux du but.  Ensuite, pour la tentative qui allait cette fois compter, Parkey s'est exécuté et il a vu son botté effleurer peut-être la main d'un joueur adverse avant de rebondir sur le poteau gauche du but, puis sur la barre horizontale, pour finalement tomber par-devant.  Placement raté !  Victoire des Eagles !

Il faut dire, que Parkey avait précédemment raté plusieurs placements cette saison (deuxième pire dans la Ligue, à ce chapitre) et, étrangement, en frappant souvent les poteaux...  Dire que Parkey a déjà botté pour les Eagles, et que les Bears ont laissé aller le très fiable Robbie Gould qui botte maintenant pour les 49ers de San Francisco.

Ironiquement, sur YouTube, on peut voir une vidéo montrant Parkey s'entraîner alors qu'il était à l'université Auburn.  Dans un gymnase, il vise un poteau sur un mur !  Et bien, disons que cet entraînement l'a bien préparé pour sa carrière professionnelle !  Il atteint régulièrement les poteaux !


Après le match, les partisans des Eagles ont envoyé de l'argent à Parkey par le remercier par le biais d'un site de socio-financement !  Alors qu'à Chicago, Parkey a quitté le state sous les huées des partisans, et il est devenu l'ennemi public numéro un...

Comme Luck et Rivers avant lui, Foles a disposé d'un jeune rival, Mitchell Trubisky, dans la confrontation : quart aguerri face à un quart qui n'avait pas fait ses preuves en matchs éliminatoires.  Toutefois, on ne peut pas dire que Foles a mieux joué que Trubisky.  Il a même commis deux interceptions...

Les Eagles se rendent en Nouvelle-Orléans dimanche pour tenter de prolonger encore leur saison face à des Saints largement favoris pour l'emporter.  Mais, on le sait depuis longtemps maintenant, les hommes de Doug Pederson adorent leur statut de négligés !  Difficile de parier contre eux en pareille situation !    

mardi 1 janvier 2019

WILD CARD DE L'AFC COLTS-TEXANS: ANDREW LUCK PRÊT À POURSUIVRE SUR SA LANCÉE DU PLUS BEAU RETOUR DE L'ANNÉE.


Le chemin du retour a été long, pénible et douloureux.  Mais en 2018, un an et demi après avoir subi une importante opération pour réparer une épaule démolie, Andrew Luck, le vétéran quart-arrière des Colts d'Indianapolis est enfin revenu au jeu et il est redevenu l'un des meilleurs passeurs de la Ligue Nationale de Football.  Leader incontesté, véritable général sur le terrain, inspiration pour tous ses coéquipiers, le numéro 12 des Colts a passé pour 4 600 verges, avec 39 passes de touché contre quinze interception, et un taux d'efficacité de 99%.  Digne du trophée qui sera remis au joueur ayant réussi le plus beau retour de l'année !

Ça n'a pas été facile.  Beaucoup de gens ont douté qu'il parvienne jamais à retrouver la forme et à surmonter toutes les blessures qui ont miné sa carrière au cours des dernières saisons.  Après un désastreux début de campagne 2018 où son équipe a perdu cinq de ses six premiers matchs, les critiques prétendaient que son bras droit n'était plus assez fort pour que Luck revienne au niveau élevé d'avant ses épreuves physiques.

Or, après ce faux départ, Luck a retrouvé tous ses moyens et les Colts sont devenus invincibles, eux dont les experts ne donnaient pas cher de leur peau quand leur dossier était de 1-5.  Personne ne les voyait atteindre les séries éliminatoires.  Mais les Colts ont fait mentir tout le monde, avec une ligne à l'attaque protégeant presque parfaitement leur as quart-arrière (incroyable total de seulement dix-huit sacks accordés aux adversaires) et une défensive surprenante se hissant dans le top 10 après avoir été pitoyable la saison précédente.

Samedi, les Colts visiteront les Texans de Houston dans le premier match de Wild Card de l'année.  Les représentants du Texas ont une meilleure défensive que celle de leurs opposants, mais si la ligne offensive de Luck continue de bien le protéger et de lui donner le temps de repérer ses receveurs, les probabilités de victoire des Colts seront bonnes.


Deshaun Watson (no 4), le vis-à-vis de Luck au poste de quart chez les Texans, a lui aussi effectué tout un retour après une grave blessure qui avait écourté prématurément sa très prometteuse saison recrue en 2017.  Comme Luck, il a mis du temps à récupérer alors que son club perdait ses trois premières parties.  Une fois bien rétabli et en bonne forme, Watson a également brûlé la compétition, autant avec son puissant bras qu'avec ses jambes, lui qui a gagné 551 verges au sol.

Mais le jeune pivot des Texans n'a aucune expérience en séries d'après saison.  Et il a perdu deux de ses trois meilleurs receveurs en Will Fuller (un marchand de vitesse) et Demaryius Thomas (censé le remplacer), victimes de blessures ayant mis fin à leur saison.  Un autre ailier éloigné, la recrue Keke Coutee, pourrait revenir au jeu samedi après été longtemps à l'infirmerie.  Reste l'extraordinaire DeAndre Hopkins, ennuyé par une cheville endolorie mais qui devrait jouer samedi.



















Le même mal afflige aussi le meilleur receveur des Colts T.Y. Hilton, mais il devrait également être à son poste même s'il pourrait cependant être employé à temps partiel.  Si Hilton a été égal à lui-même, c'est-à-dire superbe, cette saison, c'est le gros ailier rapproché Eric Ebron (no 85) qui a causé la plus agréable surprise à l'attaque.  Ancien haut choix de repêchage des Lions de Détroit, il s'était avéré un "flop" avec cette équipe.  Les Colts ont pris une chance avec lui en lui faisant signer un contrat avant le début de la campagne.  Même s'il a continué à échapper trop de passes, comme c'était le cas avec les Lions, Ebron s'est amélioré et il a rendu de fiers services à sa nouvelle formation (66 passes captées pour 750 verges et 14 touchés)...

Avec Luck aux commandes, les Colts marquent beaucoup de points.  Et, par surcroît, la défensive des Texans est faible contre les jeux de passe.  Avantage Colts dans cette rencontre.  Mais les Texans ont une meilleure fiche en ce qui concerne les revirements provoqués ou accordés.  Indianapolis devra donc s'assurer de bien protéger le ballon et l'empêcher de tomber aux mains de l'ennemi.