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mardi 22 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : UN ESPOIR DE RETOUR À LA RESPECTABILITÉ APRÈS UNE DERNIÈRE SAISON DÉSASTREUSE...






Après la retraite de leur légendaire quart arrière Drew Brees à la fin de la saison 2020, les Saints de la Nouvelle Orléans ont vu leur niveau d'excellence, marqué par 12 ou 13 victoires par saison, diminuer pour atteindre une plus modeste moyenne de neuf victoires.  Mais dans leur division relativement faible (Sud de la Conférence Nationale), cela suffisait pour se battre pour le championnat ou une place en séries éliminatoires.

C'était encore le plan et l'objectif la saison dernière, jusqu'à ce que tout s'effondre après deux grandes victoires (91 points marqués) en début de calendrier.  L'équipe a perdu 12 des 15 matchs suivants pour tomber au dernier rang de sa section.  L'attaque a marqué 20 points ou moins dans 11 de ces 15 rencontres en étant possiblement la pire formation de la NFL.

Après quatre ans de stagnation, était-ce le moment de songer à une reconstruction après un tel désastre ?  Les dirigeants du club ont refusé d'accepter une telle issue, attribuant cette catastrophe à la malchance causée par les nombreuses blessures à des joueurs clés.



Cependant, la réalité aurait dû s'imposer, et ils auraient dû y faire face en adoptant une autre approche.  Les Saints sont désormais l'un des clubs avec la moyenne d'âge la plus élevée de la NFL.  De nombreux vétérans exigent des salaires élevés, ce qui met en péril les limites du budget de l'équipe.

Il n'est pas surprenant que les blessures compromettent fréquemment les chances de succès de l'équipe de la Louisiane, car de nombreux joueurs ont un historique médical lourd, sont fragiles et se blessent souvent.

Cela paraît inévitable, comme pour le meilleur porteur de ballon du club, Alvin Kamara, qui, en huit ans de carrière, n’a disputé qu’une seule saison complète. D’ailleurs, il a manqué les trois derniers matchs de la dernière campagne, cette fois en raison d’une blessure à l’aine.  Celui qui a fêté ses 30 ans cet été a tout de même créé une belle surprise en 2024-25 avec 950 verges au sol et six touchés, malgré une baisse de rendement au cours des trois saisons précédentes.



Le joueur vedette de l'équipe, le talentueux receveur Chris Olave (photo ci-dessus), semble malheureusement devenir un habitué de l'infirmerie. Il a manqué neuf matchs la saison dernière après avoir subi deux commotions cérébrales, les 3e et 4e de sa jeune carrière en NFL.

Son coéquipier receveur éloigné Rashid Shaheed paraît également fragile. En 2024-25, il n’a participé qu’à six rencontres, en raison d’une grave blessure au genou (ménisque).  C'était sa quatrième blessure en seulement deux ans.

Comble de malheur, en avril dernier, les Saints apprenaient que la blessure à l'épaule de leur quart arrière étoile Derek Carr était plus grave que prévue.  Il avait manqué les sept derniers matchs de la saison 2024-25, mais la véritable surprise est venue lorsque Carr a annoncé sa retraite le mois suivant.



Cette triste nouvelle laisse l'équipe démunie, sans quart arrière expérimenté, à l'approche de la prochaine saison.  Les deux remplaçants de Carr, durant son absence, l'année dernière, Spencer Rattler, 24 ans (photo ci-dessus), et Jake Haener, 26 ans, en étaient à leurs premiers pas dans la NFL et ils n'ont pas livré la marchandise.  Ils ont perdu les sept matchs dans lesquels ils ont joué en affichant des coefficients d'efficacité médiocres de 70,4 (Rattler) et 62,6 (Haener).

De telles contre-performances pousseront probablement les Saints à désigner la recrue Tyler Shough comme quart arrière partant dès le début de la prochaine saison.  Choix de 2e ronde (40e au total), ce solide gaillard de 6'5", 223 lbs, se distingue par un bras très puissant, une bonne mobilité et la capacité de lancer le ballon en mouvement à l'extérieur de la pochette.

Étonnamment, il a déjà 26 ans après avoir vécu une carrière exceptionnellement longue pendant sept années, avec trois écoles différentes, en tant qu'amateur.  Il n'a connu du succès qu'à sa dernière saison.  Et devinez quoi ? Il a souvent été blessé pendant ses nombreuses saisons universitaires !  Trois de ces blessures ont mis fin à autant de ces saisons.  Pas très rassurant, en effet ! Le groupe de quarts arrières des Saints paraît être le plus faible de la NFL cette année...



Peu importe qui sera au poste de pivot, il aura besoin du retour au jeu du joueur de centre Erik McCoy (photo ci-dessus), un des meilleurs de la Ligue à sa position.  Il n'a joué que sept parties l'an dernier en raison de blessures au coude et à l'aine.

Le garde Cesar Ruiz a également dû s'absenter pendant quatre matchs à cause d'une blessure à un genou.

Les Saints comptent sur Kelvin Banks Jr, recrue et choix de première ronde (9e), leur nouveau plaqueur gauche, pour renforcer cette ligne offensive et en faire une unité d’un niveau au moins respectable.

Pour renforcer leur effectif, compte tenu de la fragilité de leurs ailiers éloignés, les Saints ont recruté l'agent libre Brandin Cooks, qui fait son retour à la Nouvelle-Orléans après y avoir débuté sa carrière (2014, 2015, 2016).



Le nouvel entraîneur chef des Saints, Kellen Moore (photo ci-dessus), pourrait devenir l'atout majeur de leur attaque.  Connu pour son talent stratégique, il a accompli des exploits en tant que coordonnateur offensif, d'abord avec les Cowboys de Dallas en 2019, puis avec les Eagles de Philadelphie, champions en titre, l'année dernière.

Un signe qui ne trompe pas : conscients de la situation difficile des Saints, aucun entraîneur chef renommé, mais sans emploi, en quête d'un poste ce printemps, n'a postulé pour rejoindre le club de la Nouvelle Orléans.

Cela devrait pousser les dirigeants de l'équipe à reconnaître la véritable précarité de leur alignement, eux qui s'entêtent à ne pas l'admettre, en entamant un processus de reconstruction avec de nouveaux jeunes footballeurs.  On persiste dans la même mentalité, en répétant les mêmes recettes conservatrices, tout en espérant de meilleurs résultats.



Notez que les experts peuvent se tromper en pensant que la déchéance des Saints continuera la saison prochaine.  Ils prévoient pour eux un bilan identique de 5-12, comme en 2024-25. Mais s'ils évitent la même avalanche de blessures que l'an dernier, et que le nouveau coach Kellen Moore fait encore des miracles en offensive, il n'est pas dit que les Saints ne puissent pas s'améliorer.

Mais ce n'est pas seulement en attaque que les Saints doivent résoudre des problèmes. La défense est dans un état lamentable, ayant terminé la dernière saison au 30e rang de la NFL.

Là aussi, la direction a choisi un nouveau responsable de cette unité, en embauchant l'ex entraîneur en chef des Chargers de Los Angeles, Brandon Staley.  En 2020-21, en tant que coordonnateur défensif, il avait transformé les Rams de Los Angeles en la meilleure défense de la Ligue Nationale et en champions du Super Bowl.



Staley (photo ci-dessus) a déjà décidé de changer le schéma de cette brigade défensive pour adopter le système 3-4.  Le plaqueur Davon Godchaux (ex Patriots) a été engagé pour aider à mieux stopper les jeux de courses adverses, et le demi de sûreté Justin Reid (ex Chiefs) a été recruté pour renforcer la tertiaire.

Cette dernière unité avait été affaiblie après l'échange de Marshon Lattimore, au milieu de la sernière saison; et après la perte du demi de coin Paulson Adebo sur le marché des agents libres, ce printemps.

Mais c'est surtout à ce niveau que le vieillissement du club inquiète.  En première ligne, Cameron Jordan a 36 ans; tout comme le secondeur Demario Davis sur la 2e ligne; et sur la 3e, Tyrann Mathieu a fêté son 33e anniversaire en mai dernier.  Les trois défenseurs ont commencé à montrer des signes de déclin.



De plus, le demi de coin Kool-Aid McKinstry devra se rattraper après une saison décevante lors de son année recrue.

C'est à se demander si les Saints ne devraient pas se laisser couler encore plus profondément la saison prochaine.  Ils pourraient alors parler les premiers au prochain repêchage, et sélectionner le meilleur quart arrière disponible.

On pense qu'un certain Arch Manning serait l'heureux élu.  C'est le petit fils de l'ancien quart arrière des Saints Archie Manning, et il est le neveu des anciens quarts arrières étoiles Peyton et Eli Manning.  On dit qu'il est tellement bon qu'il pourrait changer le destin du club de la Nouvelle Orléans.

CALENDRIER DES SAINTS DE LA NOUVELLE ORLÉANS


 


















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jeudi 14 septembre 2023



SAISON 2023-24 DES CHARGERS DE LOS ANGELES : LES L.A. «CHOKERS» ?

Ça remonte à pas mal loin...  À l'époque du quart-arrière Philip Rivers, au milieu des années 2000.  Saison après saison, les Chargers de Los Angeles (autrefois de San Diego) avait une bonne équipe, du moins, sur papier.  Il y avait de gros noms sur l'alignement.  Mais quand arrivaient les séries éliminatoires, ou des matchs importants en fin de calendrier, les Bolts s'écrasaient et faisaient patate, souvent de façon épouvantable.

Comme ce fut le cas encore, la saison dernière.  Lors de leur match de wild card, malgré des avances de 27-0 au 2e quart, et de 30-14, jusque tard au 3e quart, les Chargers se sont fait remonter par les Jaguars de Jacksonville, qui les ont finalement vaincus 31 à 30.

Perdre une avance de 27 points et plus, en temps règlementaire, c'était du jamais vu en 100 ans d'histoire de la NFL, sauf une fois.  C'était un comble parmi toutes les déroutes inopportunes expérimentées depuis presque 20 ans par les Bolts.  Ils ont même établi un record de l'histoire des séries éliminatoires en devenant la première équipe à perdre un match après avoir gagné la bataille des revirements par une marge de 5 et + (quatre interceptions + un échappé recouvré).

Leur dernier championnat de division remonte à 2009, et depuis cette date ils n'ont gagné que deux matchs éliminatoires (wild cards).

Est-ce que ce sera encore la même rengaine cette saison ?  Si on peut se fier sur leur match d'ouverture, chez eux, dimanche passé, on dirait bien que leur triste histoire de «chokers» va se poursuivre.



Contre les Dolphins de Miami, les Chargers (10-7 l'an passé) ont perdu une avance au pointage à cinq reprises, avant de s'avouer vaincus 36 à 34, dans une rencontre complètement folle, au cours de laquelle, le receveur Tyreek Hill s'est moqué de la défensive des locaux en gagnant 215 verges et en marquant deux touchés, dont celui de la victoire, à 1:45 de la fin du match.

Cette rencontre illustre ce qu'est encore l'équipe dirigée par l'entraîneur en chef Brandon Staley (photo ci-dessus): très forte à l'offensive, mais plutôt faible en défensive.  On dirait que c'est comme ça depuis des temps immémoriaux.

C'était comme ça aussi quand Philip Rivers devait se fendre en quatre pour réussir à faire marquer à son équipe plus de points que sa défensive en donnait.  Son successeur, Justin Herbert (photo ci-dessous) a le même défi depuis son arrivée en 2020 (choix de 1ère ronde, 6e au total).  Il fait bien son possible, comme jouer blessé (aux côtes) presque toute la saison dernière, et devoir se débrouiller souvent sans ses receveurs étoiles Keenan Allen (sept rencontres manquées à cause d'une blessure - muscle étiré à une cuisse-) et Mike Williams (absence de cinq parties, dont celle des playoffs, cheville,).



Ses statistiques de passeur ont diminué l'an passé : 4 739 verges de gains aériens et seulement 25 touchés (comparés à un total de 77 lors de ses deux saisons précédentes).  Cette régression s'explique également par les jeux de courtes passes commandés invariablement par son coordonnateur à l'attaque de l'an dernier, Joe Lombardi, congédié depuis.  Son remplaçant, Kellen Moore, qui occupait le même poste avec les Cowboys de Dallas depuis 2019, va sûrement être plus audacieux en incluant beaucoup plus de «bombes» (longues passes) dans son livre de jeux.

D'autant plus qu'avec Allen, Williams, Joshua Palmer, la recrue Quentin Johnston, et Austin Ekeler, -qui est autant un receveur de passes qu'un demi offensif-, Herbert a un abondant choix de cibles pour gagner beaucoup de terrain.  De toutes façons, pour le jeu court, les ailiers rapprochés Gerald Everett et Donald Parham Jr ne sont pas à dédaigner.

Pour sa part, Ekeler est tout un phénomène !  Il est surutilisé, surtout depuis deux ans.  Plus de 200 courses en 2021 et 2022; 70 réceptions de passes en 2021; 107 l'an passé.  Le tout pour des gains combinés de 3 195 verges et 38 touchés !  Ça c'est de l'ouvrage mes amis !  Il en est à sa dernière année de contrat et il pourrait donc frapper le «jack pot» l'an prochain, en devenant agent libre.



Joshua Kelley est le second d'Ekeler.  Il a vu plus d'action la semaine dernière quand Ekeler a été blessé à une cheville.  On ignore son statut pour cette semaine, lui qui est aussi en deuil de son agent, Cameron Weiss, décédé dimanche, d'un cancer, à l'âge de 38 ans.

La ligne à l'attaque est adéquate (top 10), avec Rashawn Slater et Jamaree Salyer à gauche; ainsi que le centre Corey Linsley.  C'est moins bon du côté droit avec Zion Johnson et Trey Pipkins. 

Du côté de la défensive, plusieurs déceptions la saison passée, avec de gros noms comme Joey Bosa, Khalil Mack, Derwin James, J.C. Jackson, et Michael Davis, qui devaient faire de cette unité une des très bonnes de la NFL.  Bosa a raté la plus grande partie de la campagne en raison d'une blessure à l'aine; Jackson (photo ci-dessous) n'a joué que les cinq premières parties (blessé à un tendon du genou), et Mack semble vraiment un joueur en déclin.



La situation pourrait se rétablir si ces gars-là reviennent en santé et au meilleur de leur forme.  Stopper les jeux de course sera une priorité.  Tous les attaquants adverses couraient à volonté contre le «front 7» des Chargers la saison dernière (145,8 verges par match, au 28e rang de la NFL).

À peu près le seul changement remarquable de l'entre-saison s'est produit quand le secondeur de ligne Drue Tranquill a changé de club (Chiefs) pour être remplacé par l'ex-Vikings Eric Kendricks.  Il faut également mentionner la retraite surprise du demi de sûreté Nasir Adderley, à seulement 25 ans.

La faiblesse de cette unité défensive se situe nettement au niveau de la tertiaire.  Celle-ci s'est fait démolir dimanche dernier contre Miami, en accordant une bonne partie des 466 verges (!!!) de gains aériens nets aux Dolphins...  En tout, la défensive des Bolts s'est fait bafouer en allouant 536 verges et quatre touchés aux visiteurs.

Bien sûr, les Chargers ne rencontreront pas toujours des clubs aussi explosifs en offensive pour exposer leurs faiblesses défensives.  Mais il y en a quand même beaucoup dans leur Conférence (K.C., Buffalo, Miami, Cincinnati, Las Vegas), et ils devront aussi se frotter aux dangereuses attaques des Cowboys de Dallas et des Lions de Détroit.  Pas une sinécure...



Les Chargers doivent absolument éviter les blessures en 2023-24; autant chez leurs attaquants que chez leurs défenseurs.  Ils n'ont pas suffisamment de profondeur dans leur alignement pour parer aux longues absences de leurs joueurs principaux.  Leur faible tertiaire doit se ressaisir, car Herbert, et les gros canons de l'offensive, ne pourront pas toujours compenser leurs trop nombreuses défaillances.

Il reste que, globalement, si chacun remplit son rôle comme il en est capable, les Chargers auront encore une bonne équipe cette saison.  De là à leur garantir une place en séries éliminatoires, il y a loin de la coupe aux lèvres.  Plusieurs clubs de l'AFC, dont certains passablement améliorés, se bousculeront au portillon pour accéder aux playoffs.  Et si les Bolts font encore preuve de leur habituelle manie de céder sous la pression, dans les matchs importants, ils pourraient bien rester dehors, à la porte du bal des finissants des séries.

CALENDRIER 2023-24 DES CHARGERS DE LOS ANGELES


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Cincinnati Bengals

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Pittsburgh Steelers

New York Giants

Seattle Seahawks

Indianapolis Colts

Atlanta Falcons

New England Partriots 

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City
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https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2023/08/saison-2023-24-des-chiefs-de-kansas.html

mardi 7 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES CHIEFS DE KANSAS CITY, TOUJOURS LES CHEFS DE FILE DANS L'OUEST DE LA AFC.



Dans l'Ouest de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City sont nettement les favoris.  Non seulement pour dominer leur division, mais pour aller jusqu'au bout et remporter le prochain Super Bowl.  Ils devront cependant faire face à plus de compétition dans leur section et prier pour que leurs joueurs-clés demeurent en santé, car ils manquent de profondeur en défensive...

Finalistes au dernier Super Bowl et très (trop ?) confiants de le gagner, les Chiefs ont été ramenés brutalement sur terre en subissant une cuisante défaite (31-9) aux mains des champions, les Buccaneers de Tampa Bay de Tom Brady.  Cette humiliation sera une source de motivation en 2021 car ils voudront venger cet affront.

Ils en ont d'ailleurs tiré des leçons, notamment dans l'urgence de remodeler leur ligne à l'attaque qui a lamentablement perdu sa guerre des tranchées face à leurs rivaux des Bucs.  Il est vrai que si cette ligne a si mal parue à cette occasion, c'est que leur quart-arrière Patrick Mahomes était blessé à un pied et que le manque de mobilité qui en résultait ne lui permettait plus aussi facilement d'échapper à la pression exercée par le front 7 adverse.


Mahomes a mangé la volée de sa vie en étant plaqué et harcelé pendant tout le match, mais il ne faut pas trop s'en étonner car son style de jeu agressif l'expose à jouer dangereusement.  À seulement 25 ans, il a déjà été ennuyé fréquemment par des blessures aux chevilles, au pied, et à un genou, en plus d'avoir subi au moins une commotion cérébrale.  On sait qu'il sort souvent de sa pochette protectrice, qu'il court fréquemment avec le ballon, en plus de lancer celui-ci en déséquilibre, de toutes les façons possibles.  Toutes ces actions prélèvent un lourd tribut physique et le prédisposent aux «accidents».

D'où l'importance de le protéger davantage, comme Brady l'est, à Tampa Bay.  Ce fut donc la priorité l'été dernier à K.C..  Et il semble que les dirigeants de l'équipe aient bien travaillé en ce sens en allant chercher des joueurs capables de combler les lacunes de cette ligne offensive.

Un échange a amené Orlando Brown (ex-Ravens).  On a pigé chez les agents libres en signant Joe Thuney (ex-Patriots).  À la position de centre, en plus de signer Austin Blythe (ex-Rams), les Chiefs ont repêché Creed Humphrey (2e ronde, 63e choix au total, de Oklaoma).  Le garde Kyle Long (ex-Bears) a été tiré de sa retraite et rejoindra Laurent Duvernay-Tardif quand tous deux seront remis de leurs blessures.

Résultat de tout ces chambardements sur la ligne offensive : Eric Fisher a dû faire ses valises pour aller jouer avec les Colts d'Indianapolis et Mitchell Schwartz a été libéré et se remet encore d'une grave blessure au dos subie en octobre 2020. 

Tout en apprenant à jouer ensemble avec cohésion, les nouveaux membres de cette ligne à l'attaque améliorée devraient ouvrir davantage de bons couloirs de course et profiter ainsi au porteur de ballon Clyde Edwards-Helaire, qui a bien fait à sa saison recrue l'an passé.  Ses coéquipiers, les demis offensifs Darrell Williams et Jerick McKinnon, pourront en bénéficier aussi de cette meilleure tenue de l'O.L..




Chez les receveurs, exit Sammy Watkins, qui en sera déjà à sa quatrième équipe avec Baltimore.  Ça libère le poste de receveur éloigné no 2 aux côtés du lièvre Tyreek Hill.  Les Chiefs croient qu'à sa troisième saison dans la Ligue, le rapide Mecole Hardman (photo ci-dessus) est prêt à prendre du galon.  Byron Pringle et Demarcus Robinson sont d'autres prétendants.  Travis Kelce vieillit (32 ans) mais il demeure l'un des meilleurs de la Ligue à son poste d'ailier rapproché.

De médiocre la saison dernière, la défensive des Chiefs devrait se classer dans la moyenne cette année.  En 2020, des blessures à des joueurs importants ont miné ses ressources et exposé le manque de profondeur de ce côté du ballon.  Quelques changements ont été effectués avant le camp d'entraînement, mais la tertiaire demeure «so-so» et le nouveau venu, le plaqueur Jarran Reed devra donner un sérieux coup de main pour aider cette unité défensive à faire davantage pression sur les QB adverses, une faiblesse, durant la dernière campagne.

Champions incontestés du Super Bowl en 2019, les Chiefs ont perdu de leur superbe l'an passé.  Certes, ils continuaient de gagner presque tous leurs matchs, mais avec des pointages plus serrés.  Mahomes dit viser une fiche de 20-0 (en incluant les séries éliminatoires) cette saison, mais son club devra d'abord se méfier de rivaux plus redoutables dans sa division.




À chaque début de saison, lorsqu'on évalue les forces en présence dans la Ligue Nationale de Football, on constate que la très grande majorité des clubs vont demeurer les mêmes. C'est-à-dire que, malgré les modifications apportées à leur alignement à cause du respect du plafond salarial, du repêchage et du marché des agents libres, les plus fortes formations vont encore dominer et les plus faibles vont toujours en arracher, du moins, à court terme, dans un avenir prévisible.

Il y a bien quelques exceptions, mais elles sont plutôt rares.  Une bonne organisation sait se maintenir longtemps près des sommets, tandis qu'il faut souvent plusieurs années pour reconstruire solidement une franchise qui est tombée dans les bas fonds du classement.

Reste les autres, de force moyenne, qui se seront peut-être améliorées dans l'entre-saisons grâce à de nouveaux entraîneurs, un bon repêchage, l'ajout judicieux d'agents libres de fort calibre pour combler des faiblesses (sans, d'un autre côté, avoir perdu trop de bons joueurs sur ce même marché des agents libres), de bons échanges et la progression bien prévue des jeunes joueurs de l'organisation.

Ainsi, grâce à ce bon travail durant la saison morte, certains clubs pourront causer des surprises durant la saison régulière.  Plusieurs experts pensent que les Chargers de Los Angeles pourraient être une de ces bonnes surprises en 2021.  Et ça pourrait être attribuable en grande partie à leurs nouveaux entraîneurs.  Même si l'an passé, avec les anciens entraîneurs en place, l'équipe a fini la saison en force en alignant cinq victoires d'affilée, dont la dernière contre Kansas City, les éventuels champions de leur Conférence. 


Au poste d'entraîneur-chef, Brandon Staley (photo ci-dessus) arrive de pas très loin puisqu'il dirigeait l'an passé la défensive no 1 de la NFL chez les Rams, les voisins des Chargers, à Los Angeles.  D'ailleurs, c'est lui qui appellera les jeux en défensive pour son nouveau club.  Il s'est fait une réputation de champion pour varier les formations (looks) et les stratégies pour mêler ou dérouter les offensives adverses.

Il a rebrassé les cartes dans les schémas défensifs en changeant certains joueurs de positions en vue de la prochaine campagne.  Autour du noyau des stars défensives des Chargers, il manque toutefois un demi de sûreté de qualité, un secondeur de ligne efficace et il y a encore trop peu de joueurs pour appliquer de la pression sur les quarts-arrières opposés.

En attaque, Staley veut aussi instaurer un mélange de systèmes offensifs, mais il prône surtout l'adoption de celui des Saints de la Nouvelle-Orléans.  Celui-ci est axé sur les longs jeux de passes et il met beaucoup l'accent sur les courtes passes aux demis sortant du champ arrière.  Le porteur de ballon Austin Ekeler doit donc s'attendre à être mis davantage à contribution au cours de la prochaine saison, comme l'est Alvin Kamara avec les Saints.  Ekeler n'est pas Kamara.  Il est moins costaud et moins durable.  Il pourrait ployer sous le fardeau de cette charge supplémentaire de travail.


La demande de Staley pour davantage de longs jeux aériens, genre «bombes», mettra aussi à l'épreuve la force du bras du jeune quart-arrière Justin Herbert (photo ci-dessus) recrue offensive de l'année 2020 dans la NFL.  Si on peut se fier sur la dernière campagne, il n'y a pas d'inquiétude au sujet des capacités de Herbert de propulser le ballon sur de grandes distances...  Du moment que ses receveurs Keenan Allen, Mike Williams, Jalen Guyton et Tyron Johnson soient suffisamment «bien en jambes» pour courir d'aussi longues routes !

Pour les passes courtes, Herbert sera moins bien servi puisque son excellent ailier rapproché Hunter Henry a quitté pour la Nouvelle-Angleterre et qu'il sera remplacé par le «vieux» Jared Cook, qui a beaucoup ralenti.  Herbert pourra toujours se rabattre sur ses demis offensifs pour jouer ce rôle sur les courtes distances.

Pour donner le temps à Herbert de passer aussi souvent le ballon, la ligne offensive devra être à la hauteur pour le protéger.  On a embauché le centre étoile Corey Lindsay (ex-Packers) et on a repêché le plaqueur offensif Rashawn Slater en première ronde, mais les gardes Matt Feiler et Oday Aboushi sont loins d'être très compétents...

Herbert subira-t-il la fameuse «guigne de la 2e année» ?  Il doit se familiariser avec un nouveau livre de jeux et une combinaison de systèmes offensifs pas mal compliquée.  Depuis fort longtemps, à chaque nouvelle saison, on croit que les Chargers ont beaucoup de talent et qu'ils vont se hisser parmi l'élite de la NFL.  Chaque fois, ils déçoivent.  Est-ce que ce sera encore le cas en 2021 ?  On verra bien !




Comme les Chargers, les Broncos de Denver donnent beaucoup d'espoir à leurs partisans au moment d'amorcer le calendrier 2021.  Plusieurs connaisseurs prétendent qu'ils lutteront avec les Chargers pour une des dernières places en séries éliminatoires dans la Conférence Américaine.

Il est vrai que leur excellente défensive force le respect.  Leur tertiaire et leurs joueurs capables de presser les QB adverses (dont Von Miller, photo ci-dessous) représentent des forces de premier ordre.  Mais en attaque, je ne partage pas les évaluations flatteuses de plusieurs analystes.

Les Broncos, dit-on, sont venus très près de mettre le grappin sur Aaron Rodgers cet été.  Mais ils ont manqué leur coup et ils se sont rabattus sur...Teddy Bridgewater qui, à part une bonne performance de cinq matchs en remplacement de Drew Brees, en 2019, n'a jamais rien cassé dans la NFL depuis ses débuts en 2014 au Minnesota.  L'an passé, avec les Panthers de la Caroline, en quinze parties, il a commis onze interceptions.

C'est lui qui sera le quart partant, dimanche prochain, à la place de Drew Lock, qui a connu une saison atroce en 2020 comme QB no 1 des Broncos (seulement 57 % de passes complétées, dont seize pour des touchés, quinze interceptions, faible efficacité de 75).  On reproche aux Broncos de ne pas avoir plutôt repêché un jeune quart-arrière, alors qu'il y en avait encore de très bons qui étaient disponibles quand les recruteurs de Denver ont fait leur choix de première ronde.

Depuis la retraite de Payton Manning, en 2015, les Broncos n'ont jamais pu trouver un quart-arrière valable.  Si vous ne savez pas si votre quart-arrière, au poste le plus important de l'équipe, est en mesure de bien accomplir ses tâches, vous risquez gros en ce qui concerne vos chances de succès.

Je ne partage pas non plus les hommages rendus au groupe de receveurs des Broncos, par certains experts qui les classent très hauts parmi les meilleurs de la NFL.  Qu'est-ce que Courtland Sutton, Tim Patrick, Jerry Jeudy et Noah Fant ont de si excitant pour mériter une aussi bonne évaluation ?  Je me le demande...

Melvin Gordon III n'est pas un mauvais porteur de ballon, mais ce n'est pas ce que l'on peut appeler un «game changer»...

Peut-être neuf victoires pour les Broncos, grâce à leur bonne défensive.  Pas de qualification en séries de fin de saison.




Les Raiders de Las Vegas ont donné tout l'or de Fort Knox (100 millions de dollars sur un contrat de dix ans) pour embaucher le flamboyant entraîneur Jon Gruden.  Après trois ans, les résultats sont assez minces : 29 gains, 39 revers.  À venir jusqu'ici, on ne peut pas dire que Mark Davis, le propriétaire de l'équipe, est content de son énorme investissement...

Il faut dire que les Raiders sont partis de loin et que le dossier de Gruden s'est amélioré d'année en année, jusqu'à parvenir à une moyenne de .500 (8-8 en 2020).  Un fait troublant demeure : après trois bons débuts de saison, le club s'est effondré chaque fois en deuxième moitié de calendrier.

Pour expliquer ces revers de fortune, les observateurs pointent la mauvaise défensive, de mauvais repêchages et de mauvais choix d'agents libres.

Pour remédier aux ennuis de la défensive, qui a été pourrie en 2020, les Raiders ont remplacé quatre partants durant la saison morte.  La plus notable addition est celle de l'excellent agent libre Yannick Ngakoue (ex-Ravens et ex-Jaguars), un maître pour presser les quarts-arrières ennemis, réussir des sacks et faire échapper le ballon aux adversaires.  Sur la première ligne de défense, les ajouts de Solomon Thomas, Quinton Jefferson et Darius Philon sont les bienvenus.  Les Raiders espèrent que sur les deux autres lignes de défense, certains jeunes joueurs, y compris des recrues, pourront hausser leur niveau de jeu et contribuer à faire passer la défensive de médiocre à passable.




En attaque, à son arrivée en poste, Gruden (photo ci-dessus) avait laissé entendre qu'il remplacerait le quart-arrière Derek Carr par «son homme».  Il n'en a rien fait et c'est tant mieux puisque Carr vient de connaître trois saisons irréprochables (plus de 4 000 verges de gains par la passe à chaque année).  Il utilise à merveille son extraordinaire ailier rapproché Darren Waller.  

Mais les deux receveurs de deuxième année, Henry Ruggs III et Bryan Edwards devront en donner beaucoup plus, après des saisons recrues peu impressionnantes. Il y a des limites à toujours lancer le ballon à Waller.  Ça devient une tactique trop prévisible pour les défensives opposées. Par chance, les agents libres John Brown et Willie Snead IV vont ajouter de l'expérience complémentaire pour mieux nantir ce groupe de receveurs.  

La grande force des porteurs de ballon Josh Jacobs et Kenyan Drake va dispenser les Raiders de trop se fier sur leur attaque aérienne.

Malgré quelques changements récents, la ligne à l'attaque reste suspecte, et un point faible.

L'offensive des Raiders a de bonnes chances de bien fonctionner encore en 2021.  Si la défensive peut mieux tenir le coup, Gruden pourrait mieux justifier son salaire astronomique en conduisant les siens à plus de succès.  Mais les autres clubs de leur division sont eux aussi en progression et ils ne leur feront pas de cadeaux...