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mardi 30 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022-23 : DES CLUBS MOYENS QUI POURRAIENT SURPRENDRE (BROWNS, SAINTS, CARDINALS, RAIDERS)





 Il y a toujours des équipes de sports qui surprennent par les résultats qu'elles obtiennent et que l'on n'attendait pas.  Ces surprises peuvent être bonnes ou mauvaises, mais elles font mal paraître les prévisionnistes qui se sont trompés dans leurs savantes prédictions !

Si ces clubs déjouent les experts c'est souvent à cause d'imprévus ou de malchance.  Par exemple, des joueurs de premier plan qui se blessent, ou sont suspendus, et doivent s'absenter pour longtemps.  Ou encore un joueur de franchise qui, pour une raison ou une autre sous-performe énormément.

Peut-être que, au contraire, un joueur marginal, ou un agent libre signé à la dernière minute, s'affirme plus que prévu et fait pencher la balance en faveur de sa nouvelle équipe.

Selon son bon ou son mauvais sort, un club moyen peut donc décliner ou s'améliorer plus qu'escompté.  Cela fera pencher la balance suffisamment pour lui faire rater les séries éliminatoires ou, au contraire, lui ouvrir une place dans le tournoi de fin de saison.



Les Browns de Cleveland

Les Browns de Cleveland ont gagné la course effrénée à l'immoral Deshaun Watson (photo ci-dessus) contre trois autres équipes.  Mais ils ont perdu le respect de toute la planète football.  Cette quête folle au prix d'un mirobolant contrat garanti de cinq ans pour $ 230 millions (un record) prouve à quel point les dirigeants de ce club sont désespérés.  Ils veulent enfin s'assurer les services d'un quart-arrière de franchise qui les aidera à mettre fin à une très longue tradition perdante en gagnant un championnat.

Ils croient que Watson sera l'élément qui leur manquait pour gagner un championnat dès maintenant, puisque le reste de l'équipe est dans son «prime» et assez fort pour y parvenir.  La saga Watson n'est cependant pas terminée.  Visé par une vingtaine d'allégations d'agression et d'inconduite sexuelles, l'ex-pivot des Texans de Houston n'a pas joué du tout l'an passé, et il est suspendu pour onze parties cette saison.

Il doit payer une amende de $ 5 millions et s'astreindre à programme pour traiter ses comportements pervers.  Le hic c'est que, après s'être excusé pour ses gestes odieux, au début du camp d'entraînement des Browns, Watson s'est récusé après l'annonce de sa suspension en clamant son innocence et en niant les faits qui lui sont reprochés.

Après son programme de réhabilitation, des experts en psychologie comportementale jugeront s'il est apte à revenir au jeu.  Qui sait ce qui pourrait arriver si Watson continue à renier ses responsabilités et qu'il échoue ses traitements ?

Même s'il réussit à revenir au jeu le 4 décembre, contre son ancienne équipe, quelles seront les réactions des spectateurs aux matchs qu'il jouera et, surtout, comment sera-t-il accueilli par ses coéquipiers et les joueurs opposés ?  Sera-t-il une distraction et un sujet de discorde chez les Browns ?

Après presque deux ans sans jouer, sera-t-il en bonne forme physique et mentale ?  Est-ce qu'il retrouvera son rythme et son synchronisme ?  Pourra-t-il bien s'intégrer à sa nouvelle équipe et maîtriser un nouveau système de jeu ?



L'autre série de questions concerne le quart-arrière qui sera d'office avant que Watson finisse de purger sa longue suspension.  Jacoby Brissett, un QB substitut signé durant la saison morte, en sera à sa 4e équipe, avec à son CV 14 victoires, 23 défaites, et un coefficient d'efficacité de 83.  Combien de matchs les Browns gagneront avec ce quart-arrière de second ordre ?

Pour faire de la place à Watson sous le plafond salarial, les Browns ont pratiquement «donné» aux Panthers de la Caroline leur QB régulier de l'an dernier Baker Mayfield, qui a presque joué toute la saison passée avec une blessure à l'épaule.  Par surcroît, Cleveland devra payer $ 10½ millions du salaire de Mayfield. 

De plus, Watson a coûté cinq choix de repêchage en faveur des Texans : trois choix de première ronde (2022, 2023, 2024), un choix de 3e ronde (2023), et un choix de 4e ronde (2024).



Malgré tout ce brouhaha, l'offensive des Browns risque de ressembler à ce qu'elle est depuis quelques années : axée surtout sur le jeu au sol.  On demandera à Brissett de gérer l'attaque de façon conservatrice.  Bien que diminuée par la retraite du centre JC Tretter, la ligne à l'attaque, et le duo de porteurs de ballon formé de Nick Chubb et de Kareem Hunt (photo ci-dessus → Chubb no 24; → Hunt no 27), seront encore dans le top-3 de la Ligue cette saison.

Cela s'est traduit l'an passé par un premier rang de la NFL pour la moyenne de verges gagnées par course (5,1 verges).  Et ce, sans la contribution d'un bon quart-arrière coureur, à la Lamar Jackson, ou comme Watson pourrait l'être lorsqu'il reviendra au jeu.

Hormis le nouveau venu Amari Cooper (ex-Cowboys), il n'y a pas de receveur dangereux pour faire du jeu aérien des Browns une menace pour les adversaires.  On a renouvelé le contrat de l'ailier rapproché David Njoku (4 ans, $ 54,8 millions).  Sans être une super étoile, il est correct à sa position.

On s'attendait à plus de l'autre ailier rapproché, Austin Hooper.  Voilà pourquoi on n'a pas voulu signer une nouvelle entente avec lui.  Il a été récupéré par les Titans du Tennessee.  L'ailier espacé Jarvis Landry n'a pas été retenu non plus.  Il jouera pour les Saints de la Nouvelle-Orléans cette saison.



Peut-être à cause de leur prépondérance pour le jeu au sol, les receveurs éloignés de renom, qui ont évolué avec les Browns, n'ont jamais compilé de statistiques impressionnantes.  On pense aux cas récents d'O'dell Beckham Jr et de Landry.  Depuis que le coach Kevin Stefanski (photo ci-dessus) dirige l'équipe (janvier 2020), un seul receveur a franchi le cap des 600 verges de gains par la passe.

Les Browns compteront sur leur excellente défensive pour neutraliser les offensives ennemies et gagner des matchs à bas pointage.  Peu actifs sur le marché des agents libres, mais contraints de libérer de l'espace sous le cap salarial («because» le contrat monstre de Watson), les Browns ont échangé le demi de coin Troy Hill aux Rams de Los Angeles contre un choix de 5e ronde au prochain repêchage.

La défensive sera de nouveau menée par le formidable Pro Bowler pérenne Myles Garrett (16 sacks en 2021), souvent candidat au titre de joueur défensif par excellence du circuit Goodell.  La première ligne n'est cependant pas blindée contre le jeu au sol.  À l'intérieur de cette ligne, la recrue Perrion Winfrey sera testée et Jordan Elliott n'est pas efficace.  Heureusement, à l'extérieur, Jadeveon Clowney complète bien Garrett.

La secondaire est assez solide avec Jeremiah Owusu-Koramoah et Anthony Walker.



La tertiaire est spectaculaire (top-3 dans la NFL) avec, entre autres, des joueurs d'élite comme le demi de coin Denzel Ward (le mieux payé de l'histoire de la Ligue à sa position → photo ci-dessus) et le demi de sûreté John Johnson III.

Les Browns doivent trouver le moyen de gagner avec Brissett au poste de QB en attendant Watson au 12e match.  Leur très difficile calendrier joue cependant contre eux, et quand le supposé prodige se pointera enfin, il pourrait être trop tard pour sauver la saison.

Tiens donc, devinez quel club ils affronteront la première semaine (11 septembre) ?  Les Panthers de la Caroline (chez eux à Charlotte) de leur ex-QB Baker Mayfield !



Les Cardinals de l'Arizona

Mais que se passe-t-il donc avec les Cardinals de l'Arizona ?  Au cours des deux dernières saisons, ils ont joué comme des champions, avant de s'écrouler après la fête de l'Action de Grâce américaine.  Après un départ canon (7-0) en 2021, leur quart-arrière Kyler Murray (photo ci-dessus) était déjà pressenti comme le MVP de l'année.  Leur entraîneur Kliff Kingsbury était couvert d'éloges et on le voyait rafler le titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.

Mais voilà, Murray, et le meilleur receveur de l'équipe, DeAndre Hopkins, se sont blessés, et les Cardinals ont perdu cinq de leurs six dernières parties (incluant une cinglante défaite en séries éliminatoires contre les Rams).

Blessé à une cheville, le petit QB des Cards est revenu au jeu après avoir dû sortir de l'alignement pour trois matchs.  Mais il n'était plus le même.  Son coefficient d'efficacité, généralement près de 100, a baissé à 83.  On ne le voyait plus courir et s'esquiver, comme avant, pour échapper à la poursuite des défenseurs adverses, et réaliser des gains au sol pour des premiers essais, ou lancer des passes sublimes.



Murray commence à avoir un historique de blessures important : muscle ischio-jambier en 2019; épaule en 2020; cheville en 2021, et poignet durant le camp d'entraînement cet été.  Sa petite stature (5 pieds 10 pouces, 207 livres) semble poser un problème de durabilité.

Il semble que Murray était mécontent après l'élimination de l'équipe et qu'il songeait à demander un échange.  Les Cardinals ont mis fin à ces récriminations en lui faisant signer une extension de contrat pharaonique de $ 230½ millions pour 5 ans (un record).

Pour le satisfaire encore plus, ils ont donné leur choix de première ronde de repêchage aux Ravens de Baltimore en échange du receveur Marquise Brown (à gauche sur la photo ci-dessus), avec qui Murray a fait la pluie et le beau temps au collège (Oklahoma) en 2017 et 2018.

Brown sera chargé de remplacer Hopkins (suspension de six matchs pour usage de drogue améliorant la performance) comme receveur no 1.  Hopkins a connu une baisse de régime en 2021, mais avant de rater les six derniers matchs de l'équipe, il avait joué presque toutes les premières dix parties malgré une douloureuse blessure aux côtes.  Il a célébré son 30e anniversaire le 6 juin, et à cet âge, un ralentissement est à prévoir pour un receveur de son calibre.



Brown n'est pas un receveur du même calibre que Hopkins (photo ci-dessus).  En trois saisons en carrière, il a maintenu une moyenne de 51 verges de gains aériens par rencontre, mais il en a tout de même engrangé 1 008 l'an passé avec les Ravens, un club qui mise surtout sur le jeu au sol.  Brown remplace plutôt Christian Kirk, devenu agent libre, et qui a été signé par les Jaguars de Jacksonville.

Les Cardinals croient que Rondale Moore (choix de 2e ronde en 2021) et le vétéran A.J. Green (resigné pour un an et $ 3½ millions) viendront bien complémenter Brown en attendant le retour de Hopkins.  L'extraordinaire ailier rapproché Zack Ertz verra probablement sa somme de travail augmenter, si c'est possible.  Après avoir été obtenu dans un échange avec Philadelphie, le vétéran de 31 ans a été tout feu tout flamme en onze parties en Arizona (56 passes captées pour 574 verges et trois touchés).



Pas de crainte au poste de demi offensif.  James Conner (à gauche sur la photo ci-dessus) a été époustouflant l'an passé avec ses 18 touchés et ses gains de 1 127 verges, passes/courses combinées.  Il sera secondé cette saison par Darrel Williams (ex-Chiefs) qui remplace Chase Edmunds, signé par les Dolphins.

C'est plutôt la ligne à l'attaque qui fait défaut. Le travail de Murray et des porteurs de ballon sera compliqué par la faiblesse de cette unité, une des plus âgée de la Ligue (joueurs au-dessus de 30 ans, en moyenne).  Qui dit vieillissante dit déclinante, et plus vulnérable aux blessures.  Avec aucune relève suffisante en cas de pépins.

Les Cardinals peuvent marquer beaucoup de points, mais ils en donneront pas mal aussi.  La défensive laisse à désirer.  Elle a perdu son as, Chandler Jones (rendu à Las Vegas), de même que l'autre secondeur de ligne Jordan Hicks (Vikings).  Leur place sera prise par les jeunes Zaven Collins et Isaiah Simmons qui n'ont pas été à la hauteur de leur potentiel l'an passé.



Et que reste-t-il dans le réservoir du vieux et éternel blessé J.J. Watt (33 ans → photo ci-dessus) ?  Il n'a réussi qu'un sack en sept parties jouées la saison dernière.

De plus, Jordan Phillips a pris le chemin de Buffalo, ce qui n'est pas un cadeau pour la défensive de l'Arizona qui n'a plus que Markus Golden pour faire vraiment pression sur les QBs ennemis. 

La tertiaire fait pitié aussi, les évaluateurs chevronnés de Pro Football Focus la classant en 27e position sur 32 dans la NFL.  Les demis de coin Byron Murphy Jr et Marco Wilson sont les maillons les moins solides de cette unité.



Coïncidence ou pas, sans Hopkins, la saison passée, les Cardinals ont perdu quatre de leurs six derniers matchs (cinq si on ajoute leur dure défaite en éliminatoires contre les Rams).  Ils devront faire mieux cette saison durant les six matchs de suspension à leur receveur étoile.

Mais ça ne sera pas une sinécure.  Le calendrier des Cards est brutal.  Ils doivent affronter quatre clubs qui ont participé aux séries éliminatoires l'an dernier (Chiefs, Rams, Raiders, Eagles).  Et les matchs à Seattle et en Caroline ne sont pas gagnés d'avance...

Un mauvais début de campagne serait dévastateur, et les Cardinals pourraient glisser au 3e rang de la division Ouest de la NFC, hors de portée des séries éliminatoires.



Les Saints de la Nouvelle-Orléans

Après la retraite de leur fantastique quart-arrière Drew Brees en mars 2021, les Saints de la Nouvelle-Orléans devront se passer de leur super entraîneur Sean Payton (photo ci-dessus), qui a redressé l'équipe à son arrivée en poste en 2006, a gagné le Super Bowl en 2009, et a guidé les siens à neuf participations aux séries de fin de saison.

En 2021, sans Brees, et avec Jameis Winston comme QB partant, Payton a raté les éliminatoires de justesse, au tout dernier match de la saison, avec une fiche de 9-8.  Un peu amer et peut-être fatigué après seize ans d'un labeur très exigeant, Payton a décidé de faire une pose.

C'est un lourd déficit pour la franchise car il a été un des meilleurs de sa profession pendant toutes ces années.  C'est lui qui appelait les jeux.  Ses décisions étaient judicieuses et rarement erronées.  Il manquera à son ex-club.  Il sera analyste de football pour le réseau de télé FOX cette année.

Dennis Allen (photo ci-contre), son coordonnateur à la défensive l'an passé, prendra sa place dans le siège de conducteur en chef.  Sa brève expérience de deux dans un poste similaire avec les Raiders (2012-2014) n'a pas été probante (8 victoires, 28 revers).

Les Saints devraient avoir une assez bonne équipe mais des épées de Damoclès pendent au-dessus de leurs têtes.

Comment se déroulera le retour au jeu de Winston après sa délicate opération au genou (ligament antérieur croisé) ?  

Perdront-ils les services de leur as demi offensif Alvin Kamara (photo ci-dessous), menacé d'une suspension pour une affaire de voies de fait dans un bar de Las Vegas lors de la fin de semaine du Pro Bowl ?



Comment la ligne à l'attaque encaissera l'impact du départ pour Miami du plaqueur offensif Terron Armstead ?  Sans son support, les gardes Andrus Peat et Cesar Ruiz, déjà peu compétents, pourront-ils tenir le coup ?

En défensive, la retraite du demi de sûreté Malcolm Jenkins (trois participations au Pro Bowl) affaiblira-t-elle la tertiaire ?

Il est vrai que durant la saison morte, les Saints ont bien répondu à la plupart de ces interrogations.  Ils ont été bons sur le marché des agents libres en s'assurant les services du renommé demi de sûreté Tyrann Mathieu (ex-Chiefs), du très capable receveur Jarvis Landry, et d'un autre demi défensif plus que respectable en Marcus Maye (ex-Jets).  Mais ils n'ont pas trouvé de remplaçant de qualité pour Armstead.



Le fait saillant de la saison pour les Saints pourrait être le retour au jeu du sensationnel receveur de passes Michael Thomas (photo ci-dessus).  Après avoir établi un record de la NFL pour le nombre de passes captées en une saison (149), en 2019, Thomas n'a joué que sept parties en 2020, et il n'a pas joué du tout l'an dernier (opération à une cheville).  Mais après une si longue absence, et avec son lourd dossier médical, peut-il revenir près du niveau de jeu de 2019 ?

L'affaire judiciaire de Kamara traîne tellement en cour de justice qu'il pourrait être en mesure de jouer toute la saison, la NFL attendant un verdict de culpabilité avant de le suspendre.  Mais ses démêlées avec la justice nuiront-elles à sa concentration et à son jeu ?  Son rendement a diminué en 2021, mais c'était comparé à une saison du tonnerre en 2020.



Les Saints n'ont pas un atout valable avec l'ailier rapproché Adam Trautman, mais la grande question demeure Winston (photo ci-dessus) au poste de QB no 1.

L'an dernier, le coach Payton l'a utilisé intelligemment en limitant son nombre de passes (une couple de douzaines en moyenne par match).  On sait que l'ex-QB de Tampa Bay était une véritable machine à revirements (30 interceptions à sa dernière saison avec les Bucs en 2019 + cinq échappés perdus).

Avec les Saints en 2021, il n'a commis que trois interceptions en sept matchs joués, avant la blessure qui l'a sorti de l'alignement pour le reste de la campagne.  Avec ses nouvelles armes offensives (Jarvis, Thomas) et un nouvel entraîneur, est-ce que Winston lancera plus de passes pour ainsi refaire connaissance avec ses anciens démons le rendant coupable de multiples revirements ?



Si tout va bien, et que ses joueurs évitent les blessures, l'offensive devrait se classer plus haut que sa 28e place de l'an dernier (pire performance de son histoire).

La défensive ne pose pas de problèmes.  Elle excelle surtout contre le jeu au sol.  Les pertes de l'entre-saison ont été bien compensées.  Il est même possible que les Saints présentent la meilleure défensive de la Conférence Nationale.  Un seul bémol peut-être :  deux de leurs meilleurs contributeurs, Cameron Jordan et Demario Davis, ne rajeunissent pas.  Ils sont tous deux âgé de 33 ans, au bord d'une possible baisse de rendement.

Comme on peut le constater, plusieurs questions demeurent en vue de la prochaine saison des Saints.  Les Buccaneers sont encore largement favoris pour gagner le championnat de la division, et même de la Conférence Nationale.  La route vers les séries éliminatoires n'est pas sûre pour les représentants de la Nouvelle-Orléans.  Leur calendrier n'est pas commode.  J'ai des doutes au sujet de Winston.  Sans régresser, les Saints pourraient stagner, même si la 2e place de leur division semble assurée.



Les Raiders de Las Vegas

Les Raiders de Las Vegas se sont améliorés grâce à leurs mouvements positifs durant l'entre-saison.  Mais le problème c'est que les autres équipes de leur division (AFC Ouest, K.C., Denver, Chargers) seront probablement encore plus forts qu'eux.

Si l'ajout du dominant receveur de passes Davante Adams (ex-Packers → photo sous le titre de cet article), un bon ami du quart-arrière des Raiders Derek Carr (photo ci-dessus) va rendre encore plus explosive l'attaque de l'équipe, la défensive accueille aussi un nouvel élément de premier ordre en Chandler Jones (ex-Cardinals).

Adams a signé un contrat de 5 ans qui lui rapportera $ 140 millions.  Il a été un des meilleurs receveurs de la Ligue au cours des dernières années.  Ses deux plus récentes saisons ont été spécialement prodigieuses avec 238 passes attrapées pour 2 927 verges de gains et 29 touchés.  Phénoménal !



Et les autres bons receveurs des Raiders (Hunter Renfrow → photo ci-dessus; et l'ailier rapproché Darren Waller) pourront profiter de plus de liberté et d'espace en raison des doubles couvertures que les défenses adverses mettront sur Adams pour tenter de minimiser les dégâts qu'il peut leur causer.

Même le demi offensif Josh Jacobs, principal responsable de l'attaque terrestre, pourra bénéficier de ce groupe de receveurs, craint par l'adversaire, pour éviter d'avoir à faire face à une boîte défensive surpeuplée, une tactique employée pour étouffer le jeu au sol. Les secondeurs de ligne et les demis défensifs adverses ne pourront pas se payer ce luxe de se masser près de la ligne de mêlée, de peur de laisser à découvert des poisons comme Adams, Waller et compagnie.

Ce qui pourrait noircir ce beau panorama offensif, c'est la très déficiente ligne à l'attaque, qui se classe parmi les plus mauvaises de la NFL.  L'an passé elle a fini au dernier rang en protection de quart-arrière (le plus grand nombre de pressions allouées sur le QB par les défensives opposées).  Le garde à gauche Denzelle Good, et le plaqueur à droite Alex Leatherwood, en arrachent beaucoup !  Conséquence : Carr a subi 40 sacks l'an passé.



En défensive l'arrivée de Chandler Jones (à droite sur la photo ci-dessus) fera le plus grand bien.  Avec l'autre ailier défensif, le géant Maxx Crosby (à gauche sur la même photo), ils vont répandre la terreur dans le champ arrière ennemi, ce qui va soulager et aider les autres membres de la défense des Raiders.  Ils en ont bien besoin car les trous sont nombreux à plusieurs positions.  À commencer par l'intérieur de la première ligne, où Bilal Nichols, et surtout Johnathan Hankins, sont chancelants.

Parmi les trois linebackers Jayon Brown ne fait pas le poids, tandis que Divine Deablo a parfois du mal à tenir son bout.  Dans la tertiaire ce sont Duron Harmon et Trayvon Mullen Jr qui ont du mal à bien faire leur boulot.

L'an dernier, la fin de saison des Raiders a été particulièrement excitante.  Un vrai danger pour les cardiaques !  Devant absolument gagner leurs quatre derniers matchs pour espérer mériter une place en séries éliminatoires, les Raiders ont battu les Browns, les Broncos, les Colts et les Chargers par de faibles marges combinées de 13 points au total.  Incroyable !

Durant la saison ils ont compilé une fiche de cinq victoires, une défaite, dans les parties décidées par trois points ou moins.  Le scénario typique de ces rencontres c'était un placement gagnant dans les dernières secondes, parfois après être revenu de l'arrière dans le pointage.  De vrais «cardiac kids» !

Heureusement, pour masquer un peu les insuffisances défensives, les Raiders ont le privilège de compter parmi leurs rangs deux des meilleurs botteurs de la NFL.

Daniel Carlson (photo ci-dessous) a fracassé un record de franchise la saison dernière en marquant 150 points, dont 120 sur des bottés de placement réussis.



Le botteur de dégagement AJ Cole a été élu au Pro Bowl grâce à son étincelante moyenne de 50 verges par botté !

Avec leur nouvel entraîneur en chef, l'ex-gourou de l'offensive des Patriots, Josh McDaniels, les Raiders devraient marquer une tonne de points, car leur attaque est améliorée.  Mais leurs défectuosités au niveau de la ligne à l'attaque et de la défensive les condamnent au dernier rang de leur division, même s'ils vont probablement gagner plus de matchs qu'ils vont en perdre.  

jeudi 9 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : DIVISION SUD DE LA NFC, LES BUCS TROP CONFIANTS ?



Les dures remises en forme du camp d'entraînement, le stress du début de saison, la rudesse du jeu, un long calendrier de dis-sept parties : la vie n'est pas facile pour un joueur de la Ligue Nationale de Football.  Avec tout ce que vous devez endurer de douleur physique, avec tout ce que vous devez supporter mentalement, avec cette pression d'essayer de toujours être à votre mieux, c'est un défi de ne jamais connaître de relâchement ou de ne jamais céder à la fatigue et au découragement.

Personne n'est un superman, pas même les plus forts athlètes qui jouent dans la NFL.  La perfection n'existe pas (sauf les Dolphins de Miami, en 1972).  Ainsi, quand le quart-arrière Patrick Mahomes, des Chiefs de Kansas City, dit envisager une fiche parfaite de 20-0 pour son équipe; ou que l'entraîneur Bruce Arians, des  Buccaneers de Tampa Bay, prédit une moyenne de 40 points par match à ses champions en 2021, on peut se demander s'ils n'ont pas perdu la raison...  C'est pratiquement demander l'impossible.

Ce n'est pas parce que Arians ramène cette saison les mêmes joueurs qui ont gagné le dernier Super Bowl, qu'il obtiendra le même résultat final.  Par sa déclaration fracassante, il fait preuve de trop de confiance et de complaisance.  Des facteurs qui expliquent souvent pourquoi il est si rare qu'une équipe colle deux championnats consécutifs.

Depuis le commencement de mes récentes analyses des clubs de la NFL, je parle souvent des blessures qui ont empêché plusieurs joueurs importants d'aider leur équipe la saison passée.  Prenez les 49ers de San Francisco en 2020.  Des blessures à des joueurs-clés ont complètement fait dérailler l'équipe.  Ce ne fut pas le cas des Buccaneers.  Ils ont été bénis !  Leurs joueurs ont raté seulement vingt-cinq parties à cause des blessures.  La moyenne dans la Ligue pour chaque formation ?  71 !  Les plus chanceux dans ce département, à part les Bucs, en ont manqué 41...



Ce sera un miracle si les hommes de Arians (photo ci-dessus) sont aussi chanceux cette année.  Les joueurs plus vieux sont habituellement plus susceptibles de se blesser.  Ils sont moins rapides, leurs réflexes aussi sont plus lents, ils sont plus usés ou handicapés par d'anciennes blessures.  Chez les Bucs il y en a quelques-uns de ce genre, et pas les moindres, à commencer par le quart-arrière Tom Brady (44 ans), Rob Gronkowski (32 ans), Ndamukong Suh (34 ans), Jason Pierre-Paul (32 ans), Steve McLendon (35 ans), Antonio Brown (33 ans).

Oui, les Buccaneers n'ont pas beaucoup de faiblesses, mais ils ne sont pas parfaits.  Ils ne devraient pas avoir trop de problèmes pour finir au sommet de leur division puisque leurs adversaires de la NFC Sud semblent moins forts que l'an passé.

Mais, si l'an dernier, tout s'est mis à fonctionner au bon moment, (une fois que Brady et ses coéquipiers se sont habitués à bien jouer ensemble et à maîtriser le système de jeu) avec une série de huit victoires d'affilée (y compris les gains en éliminatoires), pour terminer la saison en beauté, ça ne veut pas dire que ça va continuer comme ça dès le commencement de la campagne 2021.  Il est rare que tous les joueurs soient à leur mieux, constamment, et en même temps, sur une si longue période...


Brady n'est pas immortel.  Il finira bien par «casser» un jour !  Mais ça fait au moins cinq ou six ans que l'on prévoit son déclin.  En vain !  Le bonhomme maintient un niveau de jeu exceptionnel.  Mais qui sait ?  Peut-être qu'en 2021 il va frapper un mur, ou qu'il tombera au combat.  Il a intérêt à ce que sa ligne offensive le protège comme il faut, car il est devenu aussi mobile qu'une tortue...

Cette ligne devrait arriver à bien remplir cette mission.  Elle se maintiendra encore dans le top-5 de la Ligue si ses membres réguliers demeurent en santé.

Pas de soucis non plus pour le groupe de receveurs des Bucs.  Ils alignent tout un trio d'ailiers éloignés avec Mike Evans, Chris Godwin et Antonio Brown.  Sans oublier Scotty Miller, qui a réalisé des catchs importants en séries de fin de saison.  La rapide recrue Jaelon Darden pourrait ajouter son grain de sel.  Il peut aussi agir comme retourneur de bottés.

Rob Gronkowski n'est plus l'ailier rapproché dominant qu'il a déjà été, mais il peut encore faire de gros attrapés à des moments cruciaux.  Et s'il a besoin de repos, ou s'il est blessé, O.J. Howard est prêt à le remplacer aisément.



Les porteurs de ballon sont le point faible de cette offensive.  Ronald Jones et Leonard Fournette sont inconstants.  Ils peuvent offrir de solides performances mais ils sont mauvais pour capter des passes en sortie de champ arrière.  Ils en échappent beaucoup trop.  C'est pour ça que les Bucs ont signé l'agent libre Giovani Bernard (ex-Bengals, photo ci-dessus).

Si les Buccaneers affrontent un club qui a une très bonne tertiaire, qui parvient à limiter les excellents receveurs de Tampa Bay, qui, en plus, ne sont pas dans leur «assiette», ce jour-là; ce ne sont pas les demis offensifs qui vont les sortir d'embarras.  Les hommes de Bruce Arians ne sont pas invincibles, quoiqu'il en pense...

En défensive, les Bucs croient qu'ils seront encore meilleurs qu'en 2020.  Les jeunes membres de cette unité ont pris de l'expérience, et les plus vieux les encadrent bien.

Avec un tel alignement, Tampa Bay peut retourner au Super Bowl, mais quelque chose me dit qu'un des clubs de la NFC West (49ers, Rams, Seahawks), ou l'équipe de Aaron Rodgers (Green Bay), va leur barrer le chemin...  Même Washington, avec un quart-arrière substitut presque inconnu en poste, n'a pas été une proie facile pour les Bucs leur de leur premier match éliminatoire le 9 janvier dernier...



Ça va être très étrange de ne plus voir le légendaire Drew Brees derrière son joueur de centre quand les Saints de la Nouvelle-Orléans vont entamer leur saison en fin de semaine.  Le futur membre du Temple de la Renommée a connu quinze fructueuses années (neuf participations aux séries éliminatoires, sept championnats de division, une victoire au Super Bowl) avec le club de la Louisiane, établissant au passage plusieurs records de la Ligue Nationale de Football.  Il était la figure emblématique de la franchise, et il est entré dans l'histoire de la NFL parmi ses plus illustres joueurs de tous les temps.

Il était tellement confortable dans le système de jeu de son coach Sean Payton, qui lui allait comme un gant.

On verra si Jameis Winston, son successeur au poste de quart-arrière de l'équipe, pourra assimiler ce système avec autant d'aisance et de succès.  Payton va sans doute chercher à adapter ses stratégies à son nouvel homme de confiance, histoire de lui faciliter la tâche.

Winston n'a presque pas joué l'an passé.  Le «jury» est divisé par rapport à sa valeur.  C'est un bon athlète et il a un bras puissant, capable de lancer la «bombe».  Ce qui manquait avec Brees qui, à son âge avancé, et ennuyé par les blessures, ne pouvait plus lancer le ballon dans les zones profondes.



Les précédents états de services de Winston (photo ci-dessus) démontre qu'il est un passeur imprécis, qui prend de mauvaises décisions. Il est une machine à revirements.  En 76 matchs en carrière, l'ancien gagnant du trophée Heisman en 2013, et premier choix au repêchage de 2015, a lancé 88 interceptions en plus d'échapper le ballon à 50 reprises.  Ayoye !!!

S'il ne fait pas l'affaire, on pourra recourir à Taysom Hill, qui a mené les siens à la victoire dans trois matchs sur quatre, quand Brees était absent l'an dernier (les Saints sont 8-1 sans Brees, depuis la saison 2019).  Hill est l'homme à tout faire de Sean Payton : il peut être tour à tour quart-arrière, receveur ou porteur de ballon.  Un vrai «couteau suisse» qui a le don de semer la confusion dans les défensives ennemies !

Elles ne savent jamais s'il va courir avec le ballon, le passer par en arrière, de côté, ou par en avant; ou s'il va le donner à un coéquipier qui va le lui relancer !  Assez mêlant merci !

Le problème, c'est que, pour respecter le plafond salarial, les Saints ont dû laisser partir plusieurs vétérans.  Hill et Winston n'auront plus autant de ressources ou d'options pour les soutenir.



À l'attaque, notons les départs de Brees, des receveurs Emmanuel Sanders et Jared Cook, du centre arrière Michael Burton et du porteur de ballon Latavius Murray (signé par les Ravens).

De plus, l'ailier éloigné Michael Thomas est blessé (opéré à une cheville cet été) et il va rater au moins le premier tiers de la saison.  De toute façon, il est sur-évalué, souvent mécontent, et il sème parfois la zizanie dans le vestiaire.  Les Saints pourraient chercher à l'échanger.  Il n'en demeure pas moins qu'en son absence, le groupe de receveurs des Saints sera parmi les pires de la Ligue.

Le seul point fort qui reste dans cette offensive est le demi Alvin Kamara, à part la ligne à l'attaque qui devrait se maintenir près de l'élite de la Ligue Nationale.

En défensive, les «déserteurs» ont été encore plus nombreux.  Patrick Robinson a imité Brees en prenant sa retraite.  Trey Hendrickson, Sheldon Rankins, Malcom Brown, et Janoris Jenkins ne sont plus avec l'équipe.  Le départ de ce dernier pour Tennessee va faire mal à la tertiaire des Saints, là ou le déclin continuel (depuis trois ans) du demi de coin Marshon Lattimore (photo ci-dessous) se fait également sentir.



Le «front 7» sera encore efficace contre la course, mais il manquera cruellement la présence de David Onyemata, suspendu pour six matchs en raison de sa consommation de substances interdites.  C'est un des meilleurs de la NFL pour mettre de la pression sur les QB adverses.

Comme si tout cela ne suffisait, les ennuis financiers des Saints les ont obligés à se départir de Thomas Morstead, qui était leur excellent botteur de dégagements.  Et, autre tuile, leur botteur de placement est au rancart (aine) pour au moins la première moitié de la campagne 2021.

Quelques-uns de leurs entraîneurs ont également fui à l'étranger...  N'en jettez plus, la cour est pleine (ou vide, c'est selon...)

Pour boucher tous ces trous dans l'alignement, les Saints ont trouvé quelques bons joueurs, et ils devront aussi s'en remettre à des jeunes sans expérience pour remplir des postes importants.

Sean Payton (photo ci-dessus) est un très bon coach et il va peut-être réussir à limiter les dégâts, mais les Saints ne remporteront pas un cinquième championnat de division consécutif.  Et une participation aux séries éliminatoires semble illusoire...



Pour la prochaine saison, tout comme les Saints de la Nouvelle-Orléans, les Panthers de la Caroline ont pris un gros pari en confiant le poste de quart-arrière à Sam Darnold, un joueur qui n'a pas accompli grand chose depuis le début de sa carrière dans la NFL avec les Jets de New York.  Ils a été acquis en échange de trois choix de repêchage, après que l'équipe ait laissé partir le quart-arrière Teddy Bridgewater pour Denver.

Les Panthers croient que Darnold (24 ans), le 3e choix au total, du repêchage de 2018, est talentueux mais qu'il n'a pas eu de succès à New York parce qu'il était mal entouré et mal dirigé.

Le nouveau titulaire du poste de QB en Caroline a également des défauts semblables à Jameis Winston des Saints. Avec les Jets, il a un dossier de 13-25 comme partant, avec un faible coefficient d'efficacité de 78,6 et 39 interceptions en 38 parties.  Comme Winston aussi, il est inconstant et il prend trop de mauvaises décisions dans le feu de l'action.

Par surcroît, Darnold (photo ci-dessous) joue mal lorsqu'il est sous pression, ce qui risque de lui arriver souvent avec les Panthers car leur ligne offensive est minable.



Les dirigeants des Panthers ont été critiqués pour ne pas avoir plutôt choisi un bon jeune quart-arrière au repêchage de cette année.  Justin Fields et Mac Jones étaient toujours libres quand les Panthers ont parlé, au 8e rang.

La bonne nouvelle, c'est que Darnold pourra lancer le ballon à deux bons ailiers éloignés, qui ont gagné plus de 1 000 verges chacun par la passe en 2020: D.J. Moore, et Robby Anderson. Avec ce dernier, il avait développé une bonne connexion lorsqu'ils évoluaient ensemble avec les Jets.  Il ne pourra cependant pas compter sur le rapide Curtis Samuel, qui a quitté l'équipe et qui jouera pour le club de Washington cette saison.

En renforts, la Caroline a signé l'ailier rapproché Dan Arnold (ex-Cardinals).  Il n'est pas mauvais, mais c'est loin d'être un joueur étoile.

L'autre bonne nouvelle est le retour au jeu du demi offensif Christian McCaffrey (photo ci-dessous), un des meilleurs joueurs de la NFL.  Sur le carreau pendant presque toute la saison 2020 (il n'a joué que trois matchs) à cause de trois blessures différentes (cheville, épaule, quadriceps), les Panthers sont une équipe différente avec lui dans l'alignement.



C'est un phénomène rare, le coeur et l'âme du club.  Il peut gagner 1 000 verges au sol et 1 000 autres par la passe dans la même saison...  Mais est-ce parce qu'il est tellement sur-utilisé qu'il a commencé à avoir des problèmes de santé ?  Cette année, il devra en plus se passer de son substitut Mike Davis, qui s'est joint aux Falcons d'Atlanta.

En défensive, les Panthers alignent plusieurs jeunes joueurs qui devraient progresser en 2021.  La première ligne est assez bonne, mais les deux autres sont chancelantes.  C'est la deuxième pire défensive de la NFL en situtation de troisième essai (taux de conversion de 49,2 % pour les équipes adverses).  À la tertiaire, l'arrivée de A.J. Bouye (ex-Broncos) va faire du bien.  Mais chez les secondeurs de ligne, les Panthers n'ont jamais réussi à remplacer le légendaire Luke Kuechly.

En 2021, le sort des Panthers repose sur les épaules du retour en santé de McCaffrey et des performances de Sam Darnold.  Si les deux fonctionnent à plein régime, la Caroline pourra peut-être lutter pour une place en séries de fin de saison.  Mais il manque trop de pièces dans la machine.  Ce sera peine perdue.



L'an dernier, les Falcons d'Atlanta n'ont gagné que quatre matchs.  En 2021, ils ne devraient guère savourer la victoire plus souvent.  C'est un club en reconstruction.  Étouffés eux aussi par les rigueurs du cap salarial, ils avaient les mains liées cet été, et même s'ils ont été actifs sur le marché des agents libres, leur récolte a été mince parce qu'ils ont dû se contenter de recueillir des joueurs assez marginaux.

Par exemple, le porteur de ballon Mike Davis arrive de la Caroline où il était un substitut, comme il l'a été toute sa carrière.  Il en est déjà à sa cinquième équipe.  Avec les Falcons, il devra chausser les souliers de demi numéro un puisque Todd Gurley et Ito Smith ont été mis dehors et sont présentement sans emploi.  Davis n'est pas une valeur sûre.  Sa moyenne à vie de verges gagnées par portée est seulement de 3,7 verges.

Chez les receveurs de passes, on ne comblera pas la perte de Julio Jones, qui a demandé à être échangé cet été et que les Panthers ont exaucé en l'envoyant au Tennessee.  Comme menace pour les défensives ennemies il ne reste que Calvin Ridley et, peut-être la recrue Kyle Pitts, un ailier rapproché repêché au 4e rang de la première ronde, et dont on dit beaucoup de bien.



Les Falcons ont dû essuyer les critiques pour ne pas avoir pris un quart-arrière avec ce choix élevé.  Mais cela impliquait qu'on échange Matt Ryan (image ci-dessus), le brillant quart-arrière de l'équipe depuis 2008.  Ce qui aurait grandement déplu aux partisans du club.  À 36 ans, il fait encore partie du top-10 des QB de la NFL, mais cela n'exclut pas un déclin en 2021.

Ryan pourrait cependant capitaliser sur le système offensif du nouveau coach Arthur Smith, axé sur le «play-action».  À condition que la ligne à l'attaque coopère.  Ce qui ne sera pas facile, surtout après la perte du joueur de centre Alex Mack, maintenant avec les 49ers de San Francisco.  Sur cette ligne on retrouve deux jeunes sans expérience, qui sont questionnables.

Un mot sur la défensive : pourrie !  Dernière de la Ligue dans presque tous les départements...

La saison sera longue à Atlanta...et pas seulement parce qu'il y aura dix-sept matchs au lieu de seize, comme l'an passé...   

samedi 22 août 2009

BATAILLE DES CHEERLEADERS : NFC SUD




Si on se fiait à la force du nombre pour déterminer quelle équipe de la NFL a les cheerleaders les plus populaires, on devrait peut-être déterminer quelles sont celles qui sont le plus photographiées. Sur ce plan, sans avoir fait de recherches exhaustives, ce sont les meneuses de claques des Cowboys de Dallas et des Buccaneers de Tampa Bay que j'ai le plus vues, en fouillant les images sur le web pour composer mes billets sur les Pom-Pom Girls, cet été.

Les filles des Buccaneers semblent vraiment les préférées des photographes, ces derniers temps. Et à juste titre. Elles sont ravissantes dans leurs vêtements aux couleurs et à la coupe très attrayantes. Original et juste assez flamboyant, sans trop de clinquant ou de tape-à-l'oeil. Très réussi. On ne peut en dire autant du "look" des costumes des autres représentantes de la section Sud de la Conférence Nationale. Mais je vous laisse en juger par vous-mêmes.

De haut en bas sur les photos : les cheerleaders des Buccaneers, des Falcons d'Atlanta, des Panthers de la Caroline (les Top Cats) et des Saints de la Nouvelle-Orléans (les Saintsations).