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samedi 8 août 2026

SAISON 2026 DES JETS DE NEW YORK : BEAUCOUP DE JEUNE TALENT MAIS AUCUNE GARANTI DE SUCCÈS AVEC GENO SMITH AU POSTE DE QUART ARRIÈRE...



Les dirigeants des Jets de New York ont été très actifs pendant l’intersaison de la Ligue Nationale de Football.  Après la saison catastrophique de l’an dernier (trois victoires en dix-sept matchs), des changements étaient nécessaires, et ils été nombreux depuis quelques mois.

Dans le onze partant en défense, on comptera huit nouveaux joueurs, dont deux recrues.  En attaque, au moins trois nouveaux titulaires devraient occuper des rôles clés dès le coup d’envoi du calendrier, le 13 septembre à Nashville, face aux Titans du Tennessee.

Il y a donc pas mal de boulot au camp d’entraînement des Jets, où l’entraîneur chef Aaron Glenn (photo ci-dessous) a changé pas moins de douze de ses vingt-deux entraîneurs adjoints après le fiasco de la saison passée.  Il va falloir intégrer tout ce nouveau monde et les amener à travailler efficacement ensemble, avec cohésion et coordination.  Un sacré défi !



Les Jets reviennent de loin après avoir vécu l’une des pires saisons de l’histoire de la NFL en 2025-26.  C’était leur dixième saison consécutive perdante, et leur 15e d'affilée sans atteindre les séries éliminatoires (depuis 2010), la plus longue période de “sécheresse” parmi tous les clubs des quatre grands sports professionnels en Amérique du Nord.

Ils ont entamé cette saison désastreuse en enchaînant sept défaites d’affilée, souvent sur des scores serrés.  Les choses se sont encore dégradées en seconde moitié de saison, lorsque les joueurs ont complètement lâché prise.  Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs avec un écart d’au moins 13 points, affichant un différentiel de points de -157 sur cette période de débâcle.

Durant cette saison cauchemardesque, leur défense n’a réussi aucune interception, une première dans la Ligue Nationale depuis 1933.  Plutôt embarrassant pour Aaron Glenn, un spécialiste de la défense qui a passé 15 saisons dans la NFL en tant que demi de coin.  Cela explique également pourquoi la défense des Jets a alloué un énorme coefficient d'efficacité de 110,9 aux quarts arrières adverses. 



L'équipe newyorkaise est devenue la première de l’histoire de la Ligue à terminer dernière à la fois pour le différentiel de points (-203), le différentiel de revirements (-19), et celui des verges gagnées contre celles accordées (-1 564).  Ça montre à quel point les Jets ont été nuls !

On dirait que l’équipe est constamment en reconstruction d’une saison à l’autre, et après la déconfiture de l’an dernier, l’accent a été mis sur le renforcement de la défense.  Les Jets ont ainsi engagé un nouveau coordonnateur défensif, Brian Duker, mais c’est Aaron Glenn qui sera désormais chargé d’appeler les jeux défensifs depuis la ligne de touche.

Après avoir échangé l'ailier défensif Jermaine Johnson, et perdu le secondeur de ligne Quincy Williams sur le marché des agents libres (signé par les Browns de Cleveland), les Jets ont acquis plusieurs remplaçants dont les agents libres Joseph Ossai et Kingsley Enagbare (ailiers défensifs); le demi de coin Nahshon Wright, de mêne que le demi de sûreté Dane Belton.  De ce groupe, seul Wright, 27 ans, est âgé de plus de 26 ans. 



Les Jets ont aussi acquis le plaqueur défensif T'Vondre Sweat, et le demi de sûreté vedette Minkah Fitzpatrick (photo ci-dessus) via des échanges, et ils ont signé les agents libres David Onyemata, 33 ans, et Demario Davis, 37 ans.  

Deux recrues, David Bailey, - deuxième choix au total du dernier repêchage et formidable chasseur de QB dans les rangs amateurs → 14½ sacs à Texas Tech la saison dernière -, ainsi que le demi de coin D'Angelo Ponds (2e ronde, 50e choix), devraient rejoindre la formation partante.  

Ce dernier est de petite taille (5' 8", 182 lbs), mais il compense ce handicap par sa vitesse et son instinct sûr.  L'an passé à Indiana, les passeurs adverses n'ont compilé qu'un très faible coefficient d'efficacité de 42 quand ils ont lancé le ballon en sa direction.



Fitzpatrick a beaucoup d'expérience à 29 ans, et il sera un bon mentor pour cette talentueuse recrue (photo ci-dessus).  Il a réussi vingt-et-une interceptions en carrière et peut-être que grâce à lui, la tertiaire des Jets réussira enfin un vol de ballon !

Si tous ces nouveaux venus s’adaptent vite et apprennent à bien jouer ensemble, la défense des "Green Gang" devrait être meilleure que l’an dernier.  Il faut dire que le pas à franchir n’est pas vraiment élevé pour une telle amélioration.  



Le point fort de cette unité sera les secondeurs de ligne extérieurs avec les compétents Demario Davis, qui demeure un bon leader, et Jamien Sherwood (photo ci-dessus), qui a réussi 308 plaquages au cours des deux dernières saisons, le 2e total le plus élevé dans la NFL.

Les Jets disposaient de trois choix de première ronde après avoir conclu plusieurs échanges depuis l'an passé.  En plus de Bailey (photo ci-dessous), ils ont repêché deux receveurs prometteurs : le rapide ailier éloigné Omar Cooper Jr (30e), et le robuste ailier rapproché Kenyon Sadiq (16e), qui pourraient tous deux décrocher un poste de titulaire dans l’unité offensive.



Les Jets ont choisi de ne pas sélectionner de quart arrière en première ronde, jugeant la cuvée de prospects peu impressionnante cette année.  Ça s’annonce bien mieux de ce côté-là l’an prochain.  Ils ont tout de même misé sur le QB Cade Klubnik au 4e tour (110e), un choix que plusieurs experts considèrent comme gaspillé.

Klubnik sera le substitut de Geno Smith, le quart arrière no 1 des Jets, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, après que le club d'Aaron Glenn ait échangé leur QB régulier de l'an passé, Justin Fields, aux Chiefs de Kansas City, le 18 mars 2026.

Smith a connu une saison de misère l’année dernière avec les Raiders.  En 2025-26, mis à part Cam Ward, - la recrue des Titans du Tennessee -, Smith, un vétéran de 35 ans, repêché en 2013 par les Jets et ayant passé quatre saisons avec eux, a été le moins performant des quarts réguliers de la NFL.  Il a dominé la Ligue la saison passée en subissant 17 interceptions et 55 sacs.



Frustré tout au long de la saison, il en est même venu à invectiver des partisans qui le huaient, à Las Vegas (photo ci-dessus faisant deux doigts d'honneur), un comportement inacceptable révélant un net manque de professionnalisme.  En plus, il fait l’objet d’une enquête policière pour une altercation qu'il aurait eu avec son ex petite amie, ce qui pourrait lui valoir une suspension de la NFL.

Il avait pourtant brillé auparavant durant trois excellentes saisons avec les Seahawks de Seattle, mais beaucoup d’analystes estiment qu’à son âge, il pourrait bien être un joueur fini.  Il n’a qu’un contrat d’un an pour la prochaine campagne.  À ce stade de sa carrière, le mieux pour lui serait de servir seulement de quart substitut.

En attaque, les Jets peuvent compter sur un solide atout au champ arrière avec le porteur de ballon Breece Hall.  L’an dernier, il a franchi pour la première fois de sa carrière la barre des 1 000 verges au sol (1 065), tout en captant 36 passes pour un total de 350 verges.  Il est très polyvalent, brise de nombreux plaquages, et assure une bonne protection en blocage lors des situations de passe.



On ne peut pas en dire autant du groupe de receveurs. Seul Garrett Wilson (photo ci-dessus) est une valeur sûre, mais il n’a joué que sept matchs la saison dernière en raison de blessures.  Les Jets comptent sur la recrue Omar Cooper Jr pour s’imposer dès ses débuts dans la Ligue, et sur Adonai Mitchell pour progresser suffisamment afin de devenir un ailier espacé fiable.  Ça reste à prouver...

Au poste d'ailier rapproché, la recrue Kenyon Sadiq devra aussi s’illustrer, car les Jets n’ont pas beaucoup d’options valables à cette position.  On entend beaucoup d'éloges à son sujet : il a beaucoup de talent, est très fort pour briser les plaquages, bloque efficacement, et possède une belle accélération après avoir attrapé le ballon.  Il a connu une carrière collégiale impressionnante à Oregon.  

Si Cooper et Sadiq jouent bien et représentent de vraies menaces pour les défenses adverses, cela permettra à Garrett Wilson d’être moins étroitement surveillé et de se démarquer plus facilement.  Le talentueux retourneur de bottés Isaiah Williams (photo ci-dessous) pourrait aussi être sollicité en renfort, si les receveurs réguliers de l’équipe ne sont pas assez performants. 



La ligne offensive reste de bonne qualité malgré les pertes des gardes Alijah Vera-Tucker, parti rejoindre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et John Simpson, qui a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $ avec les Ravens de Baltimore.  

Pour maintenir la solidité de leur ligne à l'attaque, le nouveau coordonnateur offensif Frank Reich mise sur la progression des plaqueurs Olu Fashanu et Armand Membou, sélectionnés au premier tour en 2024 et 2025.  Leur point fort reste leur efficacité à protéger le quart arrière dans les situations de passe.

Si Geno Smith peut être compétitif et assez compétent pour bien remplir ses tâches, et que ses receveurs recrues répondent aux attentes, l'attaque des Jets pourrait réserver d'agréables surprises.  Mais rien n'est moins certain.  La plus grande faiblesse de l’équipe se trouve au poste clé de quart arrière, car si Smith échoue, ce n’est pas la jeune recrue Cade Klubnik (photo ci-dessous) qui pourra sortir les Jets du pétrin.



Pour offrir plus d'occasions à cette offensive remaniée de se mettre en marche et de progresser sur le terrain, la nouvelle défense des Jets devra multiplier les arrêts et réduire les gains des attaques adverses pour lui redonner le ballon plus souvent.  

Pour atteindre cet objectif, les chasseurs de quart David Bailey et Will McDonald IV (photo ci-dessous) devront faire un excellent travail et provoquer des pertes de terrain pour les attaques adverses.  Cependant, avec un gabarit modeste d’environ 250 lbs, des doutes subsistent quant à leur capacité à freiner efficacement l'attaque au sol des opposants.



Côté unités spéciales, les Jets rencontrent quelques soucis après avoir perdu leur vétéran botteur de précision Nick Folk, parti en tant qu’agent libre pour rejoindre les Falcons d’Atlanta.  Son successeur, Cade York, 25 ans, manque encore d’expérience, avec seulement 45 tentatives de placement à son actif.

Avec Folk et les redoutables retourneurs de bottés Isaiah Williams et Kene Nwangwu (photo ci-dessous), les Jets comptaient l’an dernier parmi les trois meilleures unités spéciales de la NFL.



Après avoir terminé au dernier rang de leur division la saison passée, les Jets évoluent toujours dans cette section relevée où figurent deux prétendants au Super Bowl : les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Bills de Buffalo.  

Leur seule chance de ne pas finir une fois de plus au bas du classement, c’est que leurs autres rivaux de division, les Dolphins de Miami, soient encore moins performants qu’eux.  

Les parieurs ne prédisent que deux victoires à ces derniers en 2026-27, tandis qu’ils estiment que les Jets pourraient en décrocher entre cinq et sept, à condition que Geno Smith joue correctement, et que les nouveaux joueurs en défense apportent un vrai plus.
      


Mais ça fait beaucoup de conditions pour que tout se passe bien pour les Jets. Ce n’est jamais très bon signe… Et nombreux sont ceux qui doutent des compétences d’Aaron Glenn en tant qu’entraîneur chef. 

C’est pareil pour le propriétaire de l’équipe, Woody Johnson, qui gère la franchise avec son jeune frère Christopher.  Après tout, ne dit-on pas qu’une entreprise reflète la manière dont elle est dirigée ? 

De plus, si les Jets remportent trop de matchs, ils reculeront au prochain repêchage et risqueraient de perdre leur objectif principal pour 2027 : sélectionner à l'encan amateur le meilleur quart arrière disponible pour l'avenir pour leur formation.  Sur papier, il semble toutefois qu’ils aient enfin jeté de bonnes bases ce printemps pour la reconstruction de l’équipe.  On verra ce que ça donnera sur le terrain...       

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Les prévisions pour la saison 2026 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-nfl-2026-le-scandale-impliquant.html).      

jeudi 20 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK JETS À BALTIMORE ⇨ FAVORIS PAR DEUX TOUCHÉS, LES RAVENS NE DOIVENT PAS PRENDRE LES JETS À LA LÉGÈRE...



Après un début de saison affreux, avec cinq défaites lors de leurs six premiers matchs, les Ravens de Baltimore (5-5) ont rééquilibré leur bilan à .500 en enchaînant quatre victoires consécutives. Ils viseront une 5e victoire consécutive, en recevant dimanche, les Jets de New York (2-8), un club qui en est réduit à faire des expériences, en vue de leur reconstruction, la saison prochaine.

Cependant, il y a une expérience qui semble terminée pour le club de l'entraîneur Aaron Glenn.  Sa patience envers le quart arrière Justin Fields semble avoir atteint sa limite.  Fields sera remplacé par le vétéran passeur Tyrod Taylor, dimanche, à Baltimore.  

Ce dernier a peu joué cette année, et son dossier montre trois passes de touché, et autant d'interceptions, en trois présences, dont une seule comme partant.  Ses statistiques ne sont pas meilleures que celles de Justin Fields.



Si coach Glenn a choisi de l'envoyer dans la mêlée à la place de Fields, c'est probablement parce que Taylor offre une meilleure option pour les jeux de passe.  Le personnel d'entraîneurs veut probablement tester le groupe de receveurs de leur formation offensive, pour savoir s'il y a du potentiel dans cette unité.

On voudra voir ce qu'ont dans le ventre les nouveaux venus Adonai Mitchell (ex Colts), et John Metchie III (ex Eagles), ainsi que l'ailier rapproché recrue Mason Taylor.

Côté défensif, la brigade du coordonnateur Steve Wilks tente de se remettre de la perte de Quinnen Williams et de Sauce Gardner, échangés il y a quelques semaines.  Mais nul doute que cette unité est affaiblie, depuis ces transactions.  Son principal défaut demeure son incapacité à provoquer des revirements (un seul cette année, aucune interception).



Ayant joué jeudi de la semaine dernière (une défaite de 27 - 14 contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre), les Jets ont eu plus de temps pour préparer leur visite à Baltimore.

D'autre part, les Ravens retrouvent leurs ambitions de titre après un début de saison 2025-26 particulièrement difficile.  Après leur séquence victorieuse des dernières semaines, ils ne sont qu'à un match des meneurs de leur division, les Steelers de Pittsburgh.  Ils vont d'ailleurs les affronter le 7 décembre prochain.

Les protégés du coach John Harbaugh sont revenus dans la lutte pour le championnat de leur section en misant sur leur meilleur atout : l'attaque au sol, avec le puissant porteur de ballon Derrick Henry, bien secondé par le quart étoile Lamar Jackson.



Depuis la semaine 9, l'offensive terrestre des Corbeaux a écrasé ses rivaux au rythme de 162 verges par duel.  Henry a gagné 297 verges au sol, dont sept courses de plus de dix verges, durant cette période.  Il vient au 6e rang des meilleurs porteurs de ballon de la NFL avec 807 verges de gains au sol.

Il est clair que la défense des Jets devra essayer de limiter sa production s'ils veulent rester moindrement dans le match de dimanche.

Ce n'est pas un secret que le plan de match des Ravens va tourner autour de l'attaque massive par la voie terrestre.  À cause de ses récentes blessures (ischio-jambiers et cheville), Lamar Jackson ne peut pas autant courir avec le ballon.  Et quand le temps vient de lancer le cuir, c'est invariablement à son ailier espacé Zay Flowers, ou à son ailier rapproché Mark Andrews qu'il s'adresse.



Jackson n'a pas été dominant lors de ses deux dernières sorties.  Les Ravens ont dû se battre avec acharnement pour venir à bout des Vikings du Minnesota, et des Browns de Cleveland, la semaine passée.  Lamar Jackson n'a réussi qu'une passe de touché, et il a lancé deux interceptions dans ces confrontations.

C'est pourquoi l'écart de deux touchés suggéré par les parieurs en faveur des Ravens, contre "Gang Green", dimanche, me semble pas mal exagéré.

D'autant plus que la troupe de John Harbaugh présente une liste de blessés assez longue, avec beaucoup de cas incertains pour cet affrontement : Roquan Smith (ischio-jambiers), Kyle Hamilton (épaule), Isaiah Likely (mollet), Lamar Jackson (cheville), Rashed Bateman (cheville) Keyon Martin (poitrine), Andrew Vorhees, Ronnie Stanley, Marlon Humphrey.  Le secondeur de ligne Jay Higgins (genou) a été placé sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Jets    17,     Ravens    27.       

mercredi 12 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : NEW YORK JETS @ NEW ENGLAND ⇨ LES PATRIOTS VISENT UNE 8e VICTOIRE D'AFFILÉE.



Sauf si les joueurs des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (8-2) tombent malades, et en sortent diminués, ils devraient décrocher une huitième victoire de suite jeudi soir, en accueillant les mal en point Jets de New York (2-7).

Avec huit gains contre deux revers, les protégés du coach Mike Vrabel présentent la meilleure fiche de la NFL, à égalité avec les Colts d'Indianapolis et les Broncos de Denver.

Dimanche dernier, ils ont vaincu les Buccaneers à Tampa Bay (6-3) par le score de 28 à 23, dans l'un de leurs rares véritables tests contre un club solide.  Les Bucs étaient cependant privés de plusieurs bons joueurs, qui étaient encore blessés.



Même s'ils profitent d'un calendrier parmi les moins compliqués de la Ligue Nationale, les Patriots sont, avec les Colts, l'équipe surprise de la présente campagne.

Les Pats ont gagné à Tampa Bay, même si le quart arrière Drake Maye n'a pas disputé son meilleur match, cette année.  C'est plutôt le demi offensif recrue, TreVeyon Henderson qui a volé la vedette en portant le ballon 14 fois pour des gains de 147 verges et deux touchés.  Sa course de 69 verges pour un majeur, tard au dernier quart, a scellé l'issue du match.

Quant à eux, les Jets ont remporté une deuxième victoire consécutive en battant les Browns de Cleveland 27 à 20.  Ce qui est incroyable dans cette rencontre, c'est que les Jets n'ont obtenu que 42 verges nettes de gains aériens, soit une passe de touché de 42 verges au demi offensif Breece Hall.  Ils ont marqué deux touchés sur de longs retours de bottés.



Ce manque de punch de l'attaque aérienne peut être imputé partiellement à l'absence du receveur Garrett Wilson (photo ci-dessus), qui s'est à nouveau blessé, assez tôt dans la joute contre les Browns.  Il va manquer le rendez-vous avec les Patriots, jeudi.

Il ne faut pas se leurrer, la formation de l'entraîneur Aaron Glenn va surtout se concentrer sur l'évaluation des joueurs qui font encore partie de l'équipe, après la vente de feu qu'elle a réalisée plus tôt ce mois-ci.

Les Jets ont échangé, entre autres, deux de leurs piliers défensifs, Sauce Gardner (Colts) et Quinnen Williams (Cowboys), en retour de plusieurs choix aux deux prochains repêchages (2026 et 2027).  En tout, ils auront 16 choix lors de ces encans amateurs.  Huit de ces sélections seront lors des deux premiers tours.



S'ils font de bons choix, leur reconstruction pourrait être un succès très prometteur pour leur avenir.  Ils peuvent aussi les utiliser en échange de joueurs d'élite, de joueurs d'impact.

Pour le face-à-face de jeudi contre les Patriots, les Jets sont les négligés par 13½ points.  C'est un match intra division qui promet de raviver une longue rivalité.  Si les Pats prennent leurs adversaires à la légère, ou si le dur affrontement contre les Bucs a laissé des traces, la compétition pourrait être moins inégale que prévue.  Gang Green n'a plus rien à perdre et pourrait utiliser quelques jeux truqués...

Jets  16,     Patriots   27.  

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : DETROIT À WASHINGTON ⇨ LA DESCENTE AUX ENFERS SE POURSUIT POUR LES COMMANDERS...



Ça va très mal à Washington.  Et je ne parle pas ici du président Donald Trump, ni du cruel "shutdown" administratif qui affecte beaucoup de monde aux États-Unis.  Non je veux parler du club de football des Commanders de Washington, qui vient de perdre quatre matchs d'affilée, et son quart arrière vedette Jayden Daniels.  Celui-ci a subi une dislocation du coude, lors du massacre de son équipe, 38 à 14, aux mains des Seahawks de Seattle, dimanche dernier.

Les Commanders reçoivent les Lions de Détroit (5-3), cette semaine, mais avec un bilan négatif de trois gains contre six échecs, autant dire que la saison du club de la capitale nationale est perdue.  Car les prochaines parties s'annoncent mal pour la troupe du pilote Dan Quinn.  Outre les puissants Lions, il y a encore de dures batailles à venir : deux contre les Eagles de Philadelphie, et une autre contre la féroce défensive des Broncos de Denver.

À part la perte considérable que représente celle de leur quart arrière numéro un, qui a été responsable, en grande partie, de leurs succès surprenants de l'an dernier (finalistes du championnat de Conférence), il va aussi manquer les receveurs Terry McLaurin (blessé aux quadriceps), et Luke McCaffrey (clavicule) à la formation offensive, face aux Lions.  Rien de rassurant pour le quart arrière Marcus Mariota, appelé à prendre la relève de Jayden Daniels.



Mariota (ci-dessus) a été impliqué dans cinq parties cette saison, et les résultats n'ont pas été probants : des défaites, quatre passes de touché, autant d'interceptions, et sept sacs subis.  Pour les longs jeux de passe, il ne reste que Deebo Samuel, comme receveur dangereux, et disons que les défenses adverses le surveillent de près, l'empêchant d'être efficace.  Il ne reste que peu d'options pour Mariota, qui devra s'en remettre au jeu au sol, et à de courtes passes à ses demis offensifs ou à l'ailier rapproché Zach Ertz.

En défensive, la situation est encore pire.  Là aussi, les blessures à des joueurs clés font mal.  Les ailiers défensifs Dorance Armstrong (genou) et Drake Jackson (pied) sont hors circuit, ainsi que le demi de coin étoile Marshon Lattimore (genou).  Les Commanders présentent une des pires défenses contre la passe dans la NFL (29e en accordant une moyenne de 253,6 verges par match).

Disons que ça augure mal, face à la deuxième meilleure attaque de la Ligue, celle des Lions (moyenne de 29,9 points marqués par rencontre).



Cependant, les Lions de cette année ne sont plus ceux de l'an dernier, qui dominaient le circuit Goodell, autant en offensive qu'en défensive.  Ils ont déjà subi une défaite de plus que durant toute la saison dernière, dont deux contre des clubs de leur division (Green Bay, et Minnesota, la semaine passée).

Avant le début de la présente campagne, on se demandait si la perte de leur coordonnateur offensif, (Ben Johnson, maintenant coach des Bears de Chicago), et celle de leur coordonnateur défensif (Aaron Glenn, rendu à New York comme entraîneur chef des Jets) les affecteraient.  Au regard de leurs statistiques de ces deux côtés du ballon, on peut dire que oui.  

Les rendements sont à la baisse en attaque comme en défense.  Les Lions perdent plus souvent, marquent moins de points, et en accordent plus (14e dans la NFL avec une moyenne de 22,2).  Ils sont en milieu de peloton contre le jeu au sol (13e), et ils ne sont plus dans le top-10 en défense anti aérienne (12e).  L'attaque au sol (9e) n'a plus le mordant d'antan, et l'attaque aérienne (12e) n'est plus aussi terrifiante. 

Au point de vue offensif, les carences de la ligne à l'attaque sont en partie responsables du ralentissement de la production de cette unité.  Les membres de cette ligne perdent trop souvent la guerre des tranchées, ce qui fait que le quart Jared Goff (photo ci-dessous) est plus souvent sous pression de la part des "pass rush" adverses.  Et on sait que quand il n'a pas le temps d'exécuter le jeu prévu, il est incapable d'improviser un jeu de remplacement, et qu'il devient ainsi inefficace.



Bien sûr on peut imputer aux blessures une part des ennuis de l'équipe.  Mais on peut y voir aussi un manque de profondeur dans l'alignement.

Le jeu au sol des Lions est crucial dans les succès et les déboires de l'équipe.  Quand il rapporte au moins 100 verges par match, les Lions sont invaincus (5-0).  Sinon, en bas de 100 verges, ils ont perdu leurs trois matchs (0-3).  Contre la faible défensive des Commanders, ils ne devraient pas avoir de difficultés à atteindre cette condition gagnante.

Détroit est favori par 7½ points pour vaincre un club en chute libre, cette saison.  Les Lions sont peut-être moins redoutables cette année, mais ils ont nettement plus de talent que les Commanders.

Lions    28,    Commanders   20.       

jeudi 23 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : NEW YORK JETS À CINCINNATI ⇨ UNE BELLE (?) OCCASION POUR LES JETS DE REMPORTER ENFIN LEUR 1ère VICTOIRE DE LA SAISON ?



Selon un certain dicton, avec des "si" on va à Paris.  Et des "si", les Jets de New York (0-7) en ont beaucoup, surtout en offensive, avant d'affronter les Bengals (3-4), à Cincinnati, dimanche prochain.

Car malgré leur fiche sans victoire, les Jets ont tout de même une défensive solide qui aurait pu, par exemple, leur faire gagner leurs deux dernières parties contre les Broncos de Denver et les Panthers de la Caroline.  En effet, cette unité défensive respectable a limité chacun de ces adversaires à seulement 13 points.  Et dans ces cas, vous remportez normalement ces parties.

Mais l'impotente offensive de Gang Green n'a produit que 11 et 6 points dans ces deux rencontres.  Depuis la semaine no 2, elle a enregistré en moyenne 16,2 points par match.  Et dans les huit derniers quarts de jeu, elle n'a pas réussi à marquer le moindre touché.  Elle n'arrive pas à gagner suffisamment de terrain sur les premiers essais, et elle échoue à convertir les troisièmes essais.



Bien que l'entraîneur chef recrue Aaron Glenn ait défendu son quart arrière Justin Fields (photo ci-dessus) malgré ses nombreux ratés des dernières semaines, il a dû se résoudre à le clouer au banc en deuxième demie de la défaite de 13 à 6 contre les Panthers de la Caroline, dimanche dernier.

Fields avait complété six passes en douze tentatives, pour 46 verges, tout en subissant trois sacs.  Son remplaçant, Tyrod Taylor, n'a pas fait mieux, en réussissant dix passes en vingt-deux essais, pour 126 verges, deux interceptions, et trois sacs subis.

Et c'est là que nous en venons à nos grands "si".  Si seulement l'attaque des Jets débloquait enfin contre l'une des pires défensives de la NFL, à Cincinnati.  Si elle pouvait compter sur son meilleur receveur Garrett Wilson, malheureusement toujours blessé, et qui manquera la partie.  Si le porteur de ballon Breece Hall (photo ci-dessous) pouvait connaître le match de sa vie.  Alors, les Jets pourraient avoir des chances de savourer enfin une victoire.



Car, rappelons le, les Bengals sont toujours aussi pourris en défense : ils sont avant derniers dans la NFL pour les points accordés par match (30,6) et les verges totales concédées (moyenne de 394,4 par partie).  Ils sont 30e pour les verges allouées par la passe (257,1).

Et même si l'échange qui a amené Joe Flacco à Cincinnati, il y a deux semaines, a fait un grand bien à leur attaque (60 passes complétées en 90 tentatives pour 561 verges, cinq touchés, et zéro interception) rien n'est garanti de ce côté.  Les Bengals ont perdu 27 à 18 contre Green Bay, et ils ont gagné de justesse, et dans les dernières secondes, 33 à 31, contre les Steelers de Pittsburgh.

Avant ces deux matchs, les Bengals avaient peiné à marquer des points, dans une séquence de quatre défaites, au cours desquelles ils n'avaient enregistré qu'une moyenne de 13,8 points par rencontre.



Mais disons qu'avec Flacco (ci-dessus) aux commandes, une telle disette est improbable, surtout avec des receveurs de la trempe de Ja'Marr Chase et Tee Higgins, et même l'ailier rapproché Noah Fant, qui s'implique davantage dernièrement dans l'offensive.  

Le porteur de ballon Chase Brown a également montré des signes encourageants en gagnant 108 verges en onze courses contre la défensive des Steelers, qui semblait incapable de l'arrêter, ni lui, ni Flacco, qui, à 40 ans bien sonnés, ressemblait pourtant à Super Man.

Mais la défense des Jets est meilleure que celle des Steelers, et il serait étonnant que Flacco connaisse autant de succès contre elle.  Les Bengals sont donnés gagnants par 6½ points, dimanche.  Un écart de points que je trouve raisonnable.

Avec un dossier de 4-4, Cincinnati pourrait se retrouver près du premier rang de la division Nord de l'AFC si les Steelers de Pittsburgh (4-2) perdent cette semaine contre les Packers de Green Bay.  C'était une possibilité inimaginable il y a quelques jours à peine... 



De leur côté, avec une fiche de 0-8, on se demandera si les Jets finiront par gagner un match en 2025-26.  Au train où ils continuent à perdre, c'est le dernier rang au classement général qui les attend.  Une chose est certaine, Justin Fields n'est pas la solution au poste de quart.  Et si les Jets obtiennent le premier choix au prochain repêchage, ils pourraient enfin trouver leur quart arrière de concession.

En attendant, ils feront peut-être maison nette en échangeant plusieurs vétérans avant la date d'échéance pour les transactions, qui arrive dans deux semaines.  Les rumeurs d'échange vont bon train présentement.  On fera place à la reconstruction, le printemps prochain. 

Jets  17,    Bengals  23.  

samedi 18 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : CAROLINE À NEW YORK JETS ⇨ AARON GLENN DÉFEND ENCORE JUSTIN FIELDS



Ça va de mal en pis pour les Jets de New York (0-6).  Non seulement c'est la seule équipe de la NFL qui n'a pas encore remporté de victoire, mais la révolte gronde à New York chez les partisans frustrés de ce club en perdition.  C'est dans ce contexte tumultueux et décourageant que Gang Green accueille les Panthers de la Caroline (3-3) dimanche, au MetLife Stadium.

La défensive des Jets a bien joué dimanche dernier, à Londres, en limitant les Broncos de Denver à seulement 13 points.  Mais l'offensive, elle, s'est fait ridiculiser avec des gains nets de... -10 verges !!!  Le quart arrière Justin Fields a souffert de plusieurs crampes au cerveau, en prenant un temps fou à se décider à qui lancer le ballon, sur les jeux de passes.  Il a ainsi subi neuf sacs.  Une performance pitoyable dans la 6e défaite des siens, 13 à 11, devant une foule monstre en Angleterre, qui n'a pas eu droit à un très bon spectacle.

Après la partie, un journaliste a demandé à l'entraîneur Aaron Glenn s'il avait l'intention de reléguer Justin Fields sur le banc.  Le coach s'est offusqué, et a disputé le scribe, en faisant paraître sa question comme étant stupide.  Glenn en est à sa première expérience  comme entraîneur chef dans la NFL.  Et ça paraît.  Sa gestion des matchs est nulle, et dénote une incompétence évidente.  Est-il le prochain coach de la NFL qui sera congédié ?  La question se pose, et elle n'est pas si stupide, celle-là !



Surtout que ses propres joueurs commencent sérieusement à douter de lui.  Dimanche, à Londres, on a vu le receveur Garrett Wilson discuter ferme avec Glenn, le long des lignes de côté.  Ce même Wilson a été blessé à un genou (photo ci-dessus), plus tard, dans la rencontre, et il va rater le match contre les Panthers, dimanche après-midi.

C'est une autre tuile qui tombe sur la tête des joueurs des Jets.  C'est le seul bon receveur de l'équipe.  Tous les autres receveurs des Jets ont un grand total de 30 réceptions, pour 184 verges, et un touché, cette saison.  Tout à fait désolant pour Justin Fields, qui ne doit pas porter tout le blâme pour les ratés de son attaque aérienne, qui occupe le dernier rang de la NFL, avec une production pathétique de 144,2 verges en moyenne par match.

Sans Wilson dans l'alignement dimanche, les Jets devront s'en remettre presqu'exclusivement au porteur de ballon Breece Hall (photo ci-dessous) pour faire avancer leur unité offensive sur le terrain.  Mais le hic, c'est que la défense contre le jeu au sol des Panthers n'a donné que des miettes (50 verges au total) aux porteurs de ballon adverses, au cours des deux dernières semaines.



Cette saison, les Panthers semblent avoir une formation à double identité : une, perdante à l'étranger (fiche de 0-3), et une autre, gagnante, à domicile (3-0).  Puisqu'ils seront sur un terrain étranger dimanche, on pourrait croire qu'ils ont plus de chances de perdre que de gagner.  Mais les Jets trouvent toujours une nouvelle façon de perdre cette année, et ils devraient en trouver une nouvelle encore une fois dimanche, devant leurs fans.

Les Panthers voguent présentement sur les performances magiques de leur porteur de ballon Rico Dowdle.  Dans la victoire de 30 à 27 de son club contre son ancienne équipe, les Cowboys de Dallas, Dowdle a gagné 239 verges combinées, passes et courses.  Et en additionnant ce total à celui de son match précédent contre les Dolphins de Miami, ça lui fait 473 verges de gains à partir de la ligne de mêlée, au sol et par la voie des airs.  Il s'agit de records de franchise.

Et autre mauvaise nouvelle pour les Jets, le coéquipier de Dowdle dans le champ arrière, Chuba Hubbard, reviendra au jeu dimanche, après avoir manqué deux parties à cause d'une blessure.  L'ailier éloigné Jalen Coker sera aussi disponible pour la première fois cette saison.  Ce qui donne une autre option d'attaque au quart arrière Bryce Young.



Ce dernier a beaucoup moins de pression sur les épaules grâce à l'émergence du jeu au sol avec Rico Dowdle (photo ci-dessus).  Il se contente de gérer l'offensive avec prudence, en évitant les erreurs et les revirements.  Il a tout de même le mérite d'avoir dirigé efficacement, et avec aplomb, une série de jeux victorieuse tard au 4e quart, dans les deux derniers matchs de son équipe.

Sans être encore un quart arrière digne d'un premier choix de repêchage, Young semble faire des progrès.



Sans doute parce qu'ils ne jouent pas bien à l'étranger, et que les Jets vont se forcer pour ne pas subir une autre humiliation devant leurs partisans, les Panthers ne sont favoris que par 1½ point pour l'emporter dimanche au MetLife Stadium.  Ne soyons pas si pessimistes.

Le club de l'entraîneur Dave Canales (photo ci-dessus) semble être à un tournant dans son destin.  Les récentes performances indiquent un meilleur chemin pour sa formation.  Un chemin qui ne mène pas nécessairement vers une participation aux séries éliminatoires, mais vers d'autres succès encourageants...

Panthers  20,    Jets   16.           

jeudi 2 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : DALLAS À NEW YORK JETS > L'OFFENSIVE EXPLOSIVE DES COWBOYS, "TOO MUCH" POUR LA DÉFENSIVE CHANCELANTE DES JETS.



On s'attendait à ce que l'arrivée d'Aaron Glenn à la tête des Jets de New York (0-4) améliore considérablement la défense de l'équipe, étant donné les prouesses qu'il avait réalisées en tant que coordinateur défensif des Lions de Détroit, ces dernières années.

Erreur !  Jusqu'à maintenant cette unité défensive accorde en moyenne 30 points par match (28e rang de la NFL), et elle semble s'effondrer toujours au pire moment.

Malheureusement pour cette déficiente brigade, elle devra affronter la grosse attaque des Cowboys de Dallas, dimanche, au Meadowlands.  La célèbre "America's Team" possède la plus puissante offensive de la NFL en termes de verges gagnées totales (404,2 en moyenne par match), et en verges aériennes (281,2 par rencontre).  Au sol, ses porteurs de ballon revendiquent la 4e place de la Ligue, avec une moyenne de 5,12 verges par course.



Contre ces statistiques impressionnantes et cette force de frappe offensive, la défense des Jets devra redoubler d'efforts, et hausser son niveau de jeu de plusieurs crans, pour garder son équipe dans le coup, dimanche prochain.

La défensive de Dallas (32e de la NFL pour les verges totales, et les verges aériennes accordées) est encore pire que celle des Jets, mais leur forte attaque peut compenser leurs largesses et leurs faiblesses, comme ce fut le cas la semaine dernière, dans le match nul de 40 à 40 qu'ils ont livré aux Packers de Green Bay.

Marquer 40 points contre une des meilleures défensives de la Ligue, est digne de mention. Surtout que le quart arrière Dak Prescott était privé de son meilleur receveur, CeeDee Lamb, présentement blessé à une cheville.



George Pickens (photo ci-dessus) a pris la relève en offrant une performance sensationnelle de huit réceptions de passes, pour 134 verges, et deux touchés.  Et Prescott a passé le ballon pour 400 verges en mettant aussi à contribution son ailier rapproché Jake Ferguson, et des ailiers éloignés normalement peu utilisés comme KeVontae Turpin et Jalen Tolbert.

Dans le champ arrière, le demi Javonte Williams a continué son bon travail.  Cette saison il gagne en moyenne cinq verges à chaque fois qu'il porte le ballon.

Si la défense des Jets concèdent encore trop de points dimanche contre les Cowboys, leur attaque n'est pas équipée pour répliquer suffisamment.



Le quart arrière des newyorkais, Justin Fields (photo ci-dessus) est fidèle à lui-même depuis qu'il est arrivé cette année avec sa nouvelle équipe.  Il est excellent pour courir avec le cuir, mais comme passeur, ce n'est pas fameux.

L'offensive aérienne de Gang Green est l'une des moins productives de la NFL, avec une anémique moyenne de 160 verges par partie (29e dans la Ligue).  Seul l'ailier espacé Garrett Wilson (photo ci-dessous) est efficace cette saison, avec 27 catchs, pour 311 verges de gains, et trois touchés.



Ce qui est stupéfiant, c'est que la défense des Jets n'a pas réussi à provoquer un seul revirement cette saison.  C'est le seul club de la NFL qui affiche un gros zéro dans cette colonne statistique.  Cependant, la formation du pilote Aaron Glenn est la championne pour les échappés perdus, avec six !

Et, globalement, les Jets se tirent fréquemment dans le pied en écopant de trop de pénalités : 32 pour 291 verges (4e pire de la NFL) jusqu'ici.

Si les Jets veulent sauver leur saison, une victoire s'impose dimanche contre les Boys du Texas.  Ces derniers sont favoris par 2½ points pour gagner cette confrontation, dans un match à fort pointage.

Cowboys  30,   Jets  27.