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mardi 5 janvier 2021

ENFIN DE QUOI CÉLÉBRER POUR LES PATRIOTS "HATERS" !


Les temps ont été longs et durs pour les Patriots "haters", dont je fais partie.  Pour la première fois en deux décennies, le club dirigé par Bill Belichick (photo ci-dessus) a connu une saison perdante (sept victoires, neuf défaites) en 2020.  Enfin !  Le long des lignes de côté, on a pu voir le gourou des Pats se creuser la tête, avec un air débiné, cherchant des solutions aux sérieux problèmes de son offensive anémique, quand ce n'était pas sa défensive qui accordait trop de verges au sol à ses adversaires (131 verges par match, 26e dans la NFL).

Ça faisait drôle de voir Robert Kraft, l'omnipotent propriétaire de l'équipe, soudain plus discret que d'habitude, observer les déboires de ses protégés dans un stade vide, privé de spectateurs à cause du coronavirus.  Ce fut la seule consolation pour Kraft, ne pas voir et entendre les partisans huer sa bande de perdants.

Il faut dire que le club de la Nouvelle-Angleterre a été durement éprouvé par les blessures, les absences de certains joueurs ayant contracté le COVID-19, ou ayant choisi de ne pas disputer cette saison à cause de cette pandémie (huit joueurs, le plus haut total parmi les formations de la Ligue Nationale).

Mais la raison principale du dérapage de ce club dominant au cours des vingt dernières années aura été le quart-arrière Cam Newton, venu en relève de Tom Brady, le héros de cette dynastie, parti en Floride rejoindre les Buccaneers de Tampa Bay, qu'il a d'ailleurs conduit à une place en séries éliminatoires.



Newton a certes été mauvais, lançant seulement huit passes de touché contre dix interceptions.  Mais il n'y avait personne autour de lui pour faire de gros jeux.  Les porteurs de ballon principaux, Damien Harris (six matchs ratés), Sony Michel (photo ci-dessus) sept matchs ratés) et Rex Burkhead (six matchs ratés) manquaient souvent à l'appel en raison de blessures ou de maladie.  Son seul receveur dangereux, Julian Edelman, n'a joué que six rencontres.

Newton semblait perdu sur le terrain.  Nouveau joueur dans l'organisation, devant évoluer dans un nouveau système de jeu, il n'arrivait pas à trouver ses repères.  Il ne réussissait même les courtes passes -à ses demis ou aux ailiers rapprochés- qui sont ordinairement si efficace dans le système offensif de Belichick.  Ses courses au sol, sa grande force, le dépannaient de temps à autres.

Par surcroît, son attitude de Superman, se voulant au-dessus de tout, ne l'a pas bien servi.  Ce qui n'est d'ailleurs pas étranger au fait qu'il a lui-même attrapé le COVID-19.  Comme si ça ne pouvait pas lui arriver, étant donné son fort complexe de supériorité et sa grande force physique.


Il est quasi certain qu'il ne reviendra pas avec l'équipe, la saison prochaine.  À moins qu'il accepte un poste de quart substitut.  Ce qui serait fort étonnant, justement parce qu'il est tellement imbu de sa super personne.  Outre le fait que ses receveurs n'arrivent pas à se découvrir, Newton lance le ballon en flèche, avec trop de force, en ratant sa cible.  Ce qui ne facilite évidemment pas la tâche de ses receveurs.

Ou bien Belichick choisira un jeune quart-arrière au prochain repêchage (même si le DG des Pats n'est pas renommé pour ses bons choix de repêchage ces dernières années), ou bien il ira voir chez les agents libres.  À moins qu'il procède à un échange pour mettre la main sur un vétéran qui est peut-être en disgrâce ailleurs.

Des noms ont circulé dans les rumeurs.  On parle de Mitch Trubisky (Bears), Carson Wentz (Eagles) et même de l'ancien Patriots Jim Garoppolo (49ers).

Ce qui n'a pas aidé les Pats, c'est également l'émergence des Bills de Buffalo et des Dolphins de Miami, dans leur division (AFC Est).  Pendant ces nombreuses années où ils ont connu tant de succès, les hommes de Belichick pouvaient battre facilement les autres clubs de leur section parce qu'ils étaient faibles, la plupart du temps.

Alors, la campagne 2020 des Patriots : une erreur de parcours à cause des blessures et des absents ("opting out" pré-saison à cause du COVID-19) ?  Ou parce que Belichick n'a pas su reconstruire un club en déclin ?  On verra ce qu'il fera dans l'entre-saisons...

vendredi 3 janvier 2020

LES PATRIOTS À LA DÉFENSE DE LEUR TITRE : MÊME FORMULE = MÊMES RÉSULTATS ?


Les Patriots de la Nouvelle-Angleterre ont gagné le dernier Super Bowl essentiellement grâce à leur défensive intraitable et à la formidable chimie entre le quart-arrière Tom Brady (no 12) et son receveur étoile Julian Edelman (no 11, joueur du match).  Tous les experts semblent s'accorder pour prédire que les hommes du légendaire coach Bill Belichick ne pourront pas répéter cette formule gagnante cette année.

D'abord, parce que les Pats (12-4) ont glissé en seconde moitié de saison (4-4) après une première demie impeccable (8-0).  Ensuite, parce que pour la première fois en dix ans, ils n'ont pas obtenu de «bye» en première ronde des séries éliminatoires.  Or il est rare qu'un club se rende jusqu'au bout (champion du Super Bowl) lorsqu'il n'a pas bénéficié d'une semaine supplémentaire de congé avant d'entamer son parcours en playoffs.

Contrairement à l'an passé, Brady ne peut compter sur le monstre Rob Gronkowski, retraité depuis.  Le gros Gronk passait la charrue sur les défensives ennemies soit en bloquant pour les jeux au sol, soit en captant des passes en renversant les plaqueurs qui tentaient de l'arrêter, soit en attirant à lui les défendeurs pour ainsi libérer les autres receveurs de passes de l'équipe.

Son absence s'est fait sentir en 2019.  Brady n'a eu que Edelman comme receveur fiable.  On a souvent vu le quart-arrière des Pats être frustré après des passes ratées parce que les autres receveurs du club ne suivaient pas bien leurs tracés.


Heureusement pour lui et ses coéquipiers en offensive, Brady avait souvent des terrains courts à la suite de la multitude de revirements causés par l'unité défensive de son club.  Tellement, qu'en plaisanterie, on disait que la meilleure attaque des Pats était leur défensive.  Le demi défensif Stephon Gilmore (no 24, photo ci-dessus) a largement fait sa part avec six interceptions (dont deux ramenées pour des touchés) et 44 plaqués.  Il est en lice pour le titre de joueur défensif de l'année dans la NFL.

L'entraîneur Bill Belichick sait très bien sur qui reposent ses chances de gagner.  Plusieurs fois, surtout en seconde portion du calendrier, on l'a vu faire des caucus avec sa défensive, sur les lignes de côté, quand les choses n'allaient pas bien.  Plus souvent aussi parce qu'il sentait que son offensive n'était pas assez forte pour combler des retards dans le pointage.

Samedi soir, les Patriots recevront les Titans de Tennessee dans un match de «Wild Card».  Belichick doit avoir des soucis car il devra trouver le moyen de stopper le porteur de ballon Derrick Henry, champion dans son domaine avec des gains de 1 540 verges par la course.  Or, vers la fin de la saison les Patriots ont eu du mal contre le jeu au sol.

Si Brady a connu une de ses moins bonnes campagnes avec des statistiques assez médiocres (un rating de 88 seulement), ce n'est pas tant à cause de son âge avancé, 42 ans, qu'à cause du manque de ressources à l'attaque.  Manque de bons receveurs.  Manque de soutien au champ arrière avec le demi Sony Michel carrément mauvais (3,69 verges par portée).


Son vis-à-vis dans le match de samedi, le quart-arrière des Titans, Ryan Tannehill (no 17), a fait un «Tom Brady» de lui-même en finissant au premier rang de la NFL avec un rating de 117,5.  Il a changé la saison de son club après avoir pris la place de Marcus Mariota qui, comme d'habitude ne faisait pas le travail à titre de QB no 1 de son équipe.  Tannehill a complété 70,3 % de ses passes.  Une autre statistique remarquable.  C'est un vétéran de 31 ans, mais il n'a jamais joué une partie en séries de fin de saison.  Mais un peu comme Brady, il n'a qu'un seul receveur vraiment dangereux : A.J. Brown (1 051 verges).

C'est donc surtout par le jeu au sol avec Henry (no 22), que passe les chances des Titans de créer la surprise en allant gagner en Nouvelle-Angleterre.  Mais la faiblesse de Tennessee est sa défensive contre la passe (24e) et gageons que Brady saura l'exploiter...  Il est peut-être vieux, mais il n'est pas encore fini !  Même s'il n'a pas connu une saison très productive, le demi James White peut prêter main forte à Brady sur certains jeux.  Le robuste Rex Burkhead a également bien fait autant par la course qu'en captant le ballon sur des jeux de passe...

Et il y a bien sûr Belichick, le meilleur coach de l'histoire de 100 ans de la NFL, qui a toujours plus d'un tour dans son sac pour déjouer l'adversaire et le reléguer du côté des perdants !