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samedi 8 août 2026

SAISON 2026 DES JETS DE NEW YORK : BEAUCOUP DE JEUNE TALENT MAIS AUCUNE GARANTI DE SUCCÈS AVEC GENO SMITH AU POSTE DE QUART ARRIÈRE...



Les dirigeants des Jets de New York ont été très actifs pendant l’intersaison de la Ligue Nationale de Football.  Après la saison catastrophique de l’an dernier (trois victoires en dix-sept matchs), des changements étaient nécessaires, et ils été nombreux depuis quelques mois.

Dans le onze partant en défense, on comptera huit nouveaux joueurs, dont deux recrues.  En attaque, au moins trois nouveaux titulaires devraient occuper des rôles clés dès le coup d’envoi du calendrier, le 13 septembre à Nashville, face aux Titans du Tennessee.

Il y a donc pas mal de boulot au camp d’entraînement des Jets, où l’entraîneur chef Aaron Glenn (photo ci-dessous) a changé pas moins de douze de ses vingt-deux entraîneurs adjoints après le fiasco de la saison passée.  Il va falloir intégrer tout ce nouveau monde et les amener à travailler efficacement ensemble, avec cohésion et coordination.  Un sacré défi !



Les Jets reviennent de loin après avoir vécu l’une des pires saisons de l’histoire de la NFL en 2025-26.  C’était leur dixième saison consécutive perdante, et leur 15e d'affilée sans atteindre les séries éliminatoires (depuis 2010), la plus longue période de “sécheresse” parmi tous les clubs des quatre grands sports professionnels en Amérique du Nord.

Ils ont entamé cette saison désastreuse en enchaînant sept défaites d’affilée, souvent sur des scores serrés.  Les choses se sont encore dégradées en seconde moitié de saison, lorsque les joueurs ont complètement lâché prise.  Ils ont perdu sept de leurs huit derniers matchs avec un écart d’au moins 13 points, affichant un différentiel de points de -157 sur cette période de débâcle.

Durant cette saison cauchemardesque, leur défense n’a réussi aucune interception, une première dans la Ligue Nationale depuis 1933.  Plutôt embarrassant pour Aaron Glenn, un spécialiste de la défense qui a passé 15 saisons dans la NFL en tant que demi de coin.  Cela explique également pourquoi la défense des Jets a alloué un énorme coefficient d'efficacité de 110,9 aux quarts arrières adverses. 



L'équipe newyorkaise est devenue la première de l’histoire de la Ligue à terminer dernière à la fois pour le différentiel de points (-203), le différentiel de revirements (-19), et celui des verges gagnées contre celles accordées (-1 564).  Ça montre à quel point les Jets ont été nuls !

On dirait que l’équipe est constamment en reconstruction d’une saison à l’autre, et après la déconfiture de l’an dernier, l’accent a été mis sur le renforcement de la défense.  Les Jets ont ainsi engagé un nouveau coordonnateur défensif, Brian Duker, mais c’est Aaron Glenn qui sera désormais chargé d’appeler les jeux défensifs depuis la ligne de touche.

Après avoir échangé l'ailier défensif Jermaine Johnson, et perdu le secondeur de ligne Quincy Williams sur le marché des agents libres (signé par les Browns de Cleveland), les Jets ont acquis plusieurs remplaçants dont les agents libres Joseph Ossai et Kingsley Enagbare (ailiers défensifs); le demi de coin Nahshon Wright, de mêne que le demi de sûreté Dane Belton.  De ce groupe, seul Wright, 27 ans, est âgé de plus de 26 ans. 



Les Jets ont aussi acquis le plaqueur défensif T'Vondre Sweat, et le demi de sûreté vedette Minkah Fitzpatrick (photo ci-dessus) via des échanges, et ils ont signé les agents libres David Onyemata, 33 ans, et Demario Davis, 37 ans.  

Deux recrues, David Bailey, - deuxième choix au total du dernier repêchage et formidable chasseur de QB dans les rangs amateurs → 14½ sacs à Texas Tech la saison dernière -, ainsi que le demi de coin D'Angelo Ponds (2e ronde, 50e choix), devraient rejoindre la formation partante.  

Ce dernier est de petite taille (5' 8", 182 lbs), mais il compense ce handicap par sa vitesse et son instinct sûr.  L'an passé à Indiana, les passeurs adverses n'ont compilé qu'un très faible coefficient d'efficacité de 42 quand ils ont lancé le ballon en sa direction.



Fitzpatrick a beaucoup d'expérience à 29 ans, et il sera un bon mentor pour cette talentueuse recrue (photo ci-dessus).  Il a réussi vingt-et-une interceptions en carrière et peut-être que grâce à lui, la tertiaire des Jets réussira enfin un vol de ballon !

Si tous ces nouveaux venus s’adaptent vite et apprennent à bien jouer ensemble, la défense des "Green Gang" devrait être meilleure que l’an dernier.  Il faut dire que le pas à franchir n’est pas vraiment élevé pour une telle amélioration.  



Le point fort de cette unité sera les secondeurs de ligne extérieurs avec les compétents Demario Davis, qui demeure un bon leader, et Jamien Sherwood (photo ci-dessus), qui a réussi 308 plaquages au cours des deux dernières saisons, le 2e total le plus élevé dans la NFL.

Les Jets disposaient de trois choix de première ronde après avoir conclu plusieurs échanges depuis l'an passé.  En plus de Bailey (photo ci-dessous), ils ont repêché deux receveurs prometteurs : le rapide ailier éloigné Omar Cooper Jr (30e), et le robuste ailier rapproché Kenyon Sadiq (16e), qui pourraient tous deux décrocher un poste de titulaire dans l’unité offensive.



Les Jets ont choisi de ne pas sélectionner de quart arrière en première ronde, jugeant la cuvée de prospects peu impressionnante cette année.  Ça s’annonce bien mieux de ce côté-là l’an prochain.  Ils ont tout de même misé sur le QB Cade Klubnik au 4e tour (110e), un choix que plusieurs experts considèrent comme gaspillé.

Klubnik sera le substitut de Geno Smith, le quart arrière no 1 des Jets, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, après que le club d'Aaron Glenn ait échangé leur QB régulier de l'an passé, Justin Fields, aux Chiefs de Kansas City, le 18 mars 2026.

Smith a connu une saison de misère l’année dernière avec les Raiders.  En 2025-26, mis à part Cam Ward, - la recrue des Titans du Tennessee -, Smith, un vétéran de 35 ans, repêché en 2013 par les Jets et ayant passé quatre saisons avec eux, a été le moins performant des quarts réguliers de la NFL.  Il a dominé la Ligue la saison passée en subissant 17 interceptions et 55 sacs.



Frustré tout au long de la saison, il en est même venu à invectiver des partisans qui le huaient, à Las Vegas (photo ci-dessus faisant deux doigts d'honneur), un comportement inacceptable révélant un net manque de professionnalisme.  En plus, il fait l’objet d’une enquête policière pour une altercation qu'il aurait eu avec son ex petite amie, ce qui pourrait lui valoir une suspension de la NFL.

Il avait pourtant brillé auparavant durant trois excellentes saisons avec les Seahawks de Seattle, mais beaucoup d’analystes estiment qu’à son âge, il pourrait bien être un joueur fini.  Il n’a qu’un contrat d’un an pour la prochaine campagne.  À ce stade de sa carrière, le mieux pour lui serait de servir seulement de quart substitut.

En attaque, les Jets peuvent compter sur un solide atout au champ arrière avec le porteur de ballon Breece Hall.  L’an dernier, il a franchi pour la première fois de sa carrière la barre des 1 000 verges au sol (1 065), tout en captant 36 passes pour un total de 350 verges.  Il est très polyvalent, brise de nombreux plaquages, et assure une bonne protection en blocage lors des situations de passe.



On ne peut pas en dire autant du groupe de receveurs. Seul Garrett Wilson (photo ci-dessus) est une valeur sûre, mais il n’a joué que sept matchs la saison dernière en raison de blessures.  Les Jets comptent sur la recrue Omar Cooper Jr pour s’imposer dès ses débuts dans la Ligue, et sur Adonai Mitchell pour progresser suffisamment afin de devenir un ailier espacé fiable.  Ça reste à prouver...

Au poste d'ailier rapproché, la recrue Kenyon Sadiq devra aussi s’illustrer, car les Jets n’ont pas beaucoup d’options valables à cette position.  On entend beaucoup d'éloges à son sujet : il a beaucoup de talent, est très fort pour briser les plaquages, bloque efficacement, et possède une belle accélération après avoir attrapé le ballon.  Il a connu une carrière collégiale impressionnante à Oregon.  

Si Cooper et Sadiq jouent bien et représentent de vraies menaces pour les défenses adverses, cela permettra à Garrett Wilson d’être moins étroitement surveillé et de se démarquer plus facilement.  Le talentueux retourneur de bottés Isaiah Williams (photo ci-dessous) pourrait aussi être sollicité en renfort, si les receveurs réguliers de l’équipe ne sont pas assez performants. 



La ligne offensive reste de bonne qualité malgré les pertes des gardes Alijah Vera-Tucker, parti rejoindre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, et John Simpson, qui a signé un contrat de trois ans pour 30 millions de $ avec les Ravens de Baltimore.  

Pour maintenir la solidité de leur ligne à l'attaque, le nouveau coordonnateur offensif Frank Reich mise sur la progression des plaqueurs Olu Fashanu et Armand Membou, sélectionnés au premier tour en 2024 et 2025.  Leur point fort reste leur efficacité à protéger le quart arrière dans les situations de passe.

Si Geno Smith peut être compétitif et assez compétent pour bien remplir ses tâches, et que ses receveurs recrues répondent aux attentes, l'attaque des Jets pourrait réserver d'agréables surprises.  Mais rien n'est moins certain.  La plus grande faiblesse de l’équipe se trouve au poste clé de quart arrière, car si Smith échoue, ce n’est pas la jeune recrue Cade Klubnik (photo ci-dessous) qui pourra sortir les Jets du pétrin.



Pour offrir plus d'occasions à cette offensive remaniée de se mettre en marche et de progresser sur le terrain, la nouvelle défense des Jets devra multiplier les arrêts et réduire les gains des attaques adverses pour lui redonner le ballon plus souvent.  

Pour atteindre cet objectif, les chasseurs de quart David Bailey et Will McDonald IV (photo ci-dessous) devront faire un excellent travail et provoquer des pertes de terrain pour les attaques adverses.  Cependant, avec un gabarit modeste d’environ 250 lbs, des doutes subsistent quant à leur capacité à freiner efficacement l'attaque au sol des opposants.



Côté unités spéciales, les Jets rencontrent quelques soucis après avoir perdu leur vétéran botteur de précision Nick Folk, parti en tant qu’agent libre pour rejoindre les Falcons d’Atlanta.  Son successeur, Cade York, 25 ans, manque encore d’expérience, avec seulement 45 tentatives de placement à son actif.

Avec Folk et les redoutables retourneurs de bottés Isaiah Williams et Kene Nwangwu (photo ci-dessous), les Jets comptaient l’an dernier parmi les trois meilleures unités spéciales de la NFL.



Après avoir terminé au dernier rang de leur division la saison passée, les Jets évoluent toujours dans cette section relevée où figurent deux prétendants au Super Bowl : les Patriots de la Nouvelle-Angleterre et les Bills de Buffalo.  

Leur seule chance de ne pas finir une fois de plus au bas du classement, c’est que leurs autres rivaux de division, les Dolphins de Miami, soient encore moins performants qu’eux.  

Les parieurs ne prédisent que deux victoires à ces derniers en 2026-27, tandis qu’ils estiment que les Jets pourraient en décrocher entre cinq et sept, à condition que Geno Smith joue correctement, et que les nouveaux joueurs en défense apportent un vrai plus.
      


Mais ça fait beaucoup de conditions pour que tout se passe bien pour les Jets. Ce n’est jamais très bon signe… Et nombreux sont ceux qui doutent des compétences d’Aaron Glenn en tant qu’entraîneur chef. 

C’est pareil pour le propriétaire de l’équipe, Woody Johnson, qui gère la franchise avec son jeune frère Christopher.  Après tout, ne dit-on pas qu’une entreprise reflète la manière dont elle est dirigée ? 

De plus, si les Jets remportent trop de matchs, ils reculeront au prochain repêchage et risqueraient de perdre leur objectif principal pour 2027 : sélectionner à l'encan amateur le meilleur quart arrière disponible pour l'avenir pour leur formation.  Sur papier, il semble toutefois qu’ils aient enfin jeté de bonnes bases ce printemps pour la reconstruction de l’équipe.  On verra ce que ça donnera sur le terrain...       

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Les prévisions pour la saison 2026 des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-nfl-2026-le-scandale-impliquant.html).      

vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : NEW YORK JETS À JACKSONVILLE ⇨ LES JETS DÉMUNIS CONTRE DES JAGUARS SUPERBES.



Les Jets de New York (3-10), qui ne volent pas haut cette saison, se rendront dimanche à Jacksonville, pour affronter les Jaguars (9-4), désormais leaders de la division Sud de l’Association Américaine.  Ces derniers ont pris la tête de cette section, la semaine dernière, grâce à une victoire convaincante de 36 à 19, contre les anciens meneurs de cette division, les Colts d’Indianapolis (8-5).

Compte tenu de la situation catastrophique des Jets, les Jaguars sont favoris par 13½ points pour les vaincre.  Le club New Yorkais a procédé à une vente de feu au début du mois dernier, et sa liste de joueurs blessés n'a pas cessé de s'allonger, ce qui fait que c'est avec un effectif très réduit, qu'il se rendra en Floride.

Les deux quarts arrières réguliers de l'équipe étant hors d'état de jouer, c'est la recrue Brady Cook qui sera d'office pour ce match.  En relève à Tyrod Taylor, dimanche dernier, il n'a guère impressionné, dans la cinglante défaite de 34 à 10 des siens, contre les Dolphins de Miami.  Il a complété 14 passes en 30 tentatives, pour des gains de 163 verges, et deux interceptions.  Il a subi six sacs, en plus d'échapper le ballon à deux reprises (aucun perdu).



De toutes façons, il n'est pas dans les plans de l'équipe pour la saison prochaine.  Pas plus que Tyrod Taylor, ou Justin Fields.  Les Jets se serviront de leurs nombreux choix de repêchage, pour sélectionner un meilleur candidat au poste de quart no 1.  

La défensive aura également besoin de renforts, elle qui n'a réussi aucune interception cette année, une séquence de 13 matchs sans larcin qui est la 2e plus longue depuis 1960, au football professionnel américain !  Le record est de 14 parties sans réussir d'interception.  Il appartient aux 49ers de San Francisco de l'an passé.  Cette saison, la 2e pire performance dans ce département, est cinq interceptions réussies (par quatre équipes : Cowboys, 49ers, Giants, Vikings).

En attaque, à part quelques bons flashes de la part des receveurs John Metchie et Adonai Mitchell, il n'y avait que le demi offensif Breece Hall (photo ci-dessous) qui fournissait un rendement satisfaisant.  Mais ce n'est plus le cas depuis les cinq dernières rencontres.  Il n'a pas couru pour au moins 100 verges dans un match, durant cette période, et trois fois, il n'a pas franchi la barre des 60 verges.  Pas de chance pour lui dimanche, puisqu'il fera face à la meilleure défense de la NFL contre le jeu au sol (82,9 verges accordées en moyenne par rencontre). 
 


Avec un alignement aussi dégarni, les Jets risquent de n'être que des figurants face aux Jaguars.  Le club local a le vent dans les voiles après avoir remporté quatre victoires d'affilée, et s'être emparé de la première place de leur division.

On parle toujours beaucoup, et avec étonnement, des performances inconstantes, et de l'énorme contrat, du quart arrière des Jags, Trevor Lawrence.  On le voit comme une déception par rapport aux grandes attentes que l'on avait placées en lui au début de sa carrière.  Mais depuis quelques matchs, Lawrence joue mieux.  Il faut dire que ses entraîneurs ne l’ont pas ménagé cette saison à l’entraînement.  Ils lui ont fait travailler intensément son jeu de pied, et sa mécanique, sur les jeux de passe.  Et ça semble enfin porter fruits.

L'arrivée du receveur Jakobi Meyers, obtenu dans un échange avec les Raiders de Las Vegas, l'a également aidé.  En cinq matchs, Meyers a saisi 22 passes, pour 284 verges, et trois touchés.  Il est rapidement devenu le receveur no 1 de l'équipe, à la place du décevant Brian Thomas.  L'arrivée du nouvel entraîneur chef, Liam Coen, a aussi contribué à l'amélioration de l'offensive, cette saison.  Elle se situe dans le top-10 du circuit Goodell, cette année (9e, avec une moyenne de 25,2 points marqués par rencontre).



Mais c'est en défensive que les progrès de l'équipe sont les plus importants en 2025.  Sous la gouverne du nouveau coordonnateur Anthony Campanile (photo ci-dessus), la brigade défensive de Jacksonville est passée de 32e à 3e pour les revirements provoqués, par rapport à l'an dernier.  Au total des verges allouées, elle est montée de la 31e à la 11e position dans la NFL, et de la 28e à la 11e place, pour les points accordés.  Toute une différence !  

Tout ça, malgré l'absence de plusieurs joueurs blessés.  Campanile pourrait être considéré pour un poste d'entraîneur en chef, la saison prochaine, même s'il n'a pas beaucoup d'expérience comme instructeur dans la Ligue Nationale.  Au cours du dernier mois, (quatre parties), sa défensive n'a concédé que 13 points en moyenne par match, à ses adversaires.

Les Jaguars ne devraient pas avoir de difficultés à disposer des Jets, dimanche.  Et leur calendrier est facile d'ici la fin de la saison, à part un duel contre les puissants Broncos de Denver.  Les Colts ayant perdu leur quart arrière Daniel Jones (blessé aux deux jambes), ils ne représentent plus une menace dans la course au championnat de la division Sud de l'AFC.  Seuls les Texans de Houston (8-5) pourraient rejoindre Jacksonville, en cas de problèmes.  Mais les Jaguars ont leur propre destinée entre les mains...

Jets    10,     Jaguars  27.      

jeudi 20 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW YORK JETS À BALTIMORE ⇨ FAVORIS PAR DEUX TOUCHÉS, LES RAVENS NE DOIVENT PAS PRENDRE LES JETS À LA LÉGÈRE...



Après un début de saison affreux, avec cinq défaites lors de leurs six premiers matchs, les Ravens de Baltimore (5-5) ont rééquilibré leur bilan à .500 en enchaînant quatre victoires consécutives. Ils viseront une 5e victoire consécutive, en recevant dimanche, les Jets de New York (2-8), un club qui en est réduit à faire des expériences, en vue de leur reconstruction, la saison prochaine.

Cependant, il y a une expérience qui semble terminée pour le club de l'entraîneur Aaron Glenn.  Sa patience envers le quart arrière Justin Fields semble avoir atteint sa limite.  Fields sera remplacé par le vétéran passeur Tyrod Taylor, dimanche, à Baltimore.  

Ce dernier a peu joué cette année, et son dossier montre trois passes de touché, et autant d'interceptions, en trois présences, dont une seule comme partant.  Ses statistiques ne sont pas meilleures que celles de Justin Fields.



Si coach Glenn a choisi de l'envoyer dans la mêlée à la place de Fields, c'est probablement parce que Taylor offre une meilleure option pour les jeux de passe.  Le personnel d'entraîneurs veut probablement tester le groupe de receveurs de leur formation offensive, pour savoir s'il y a du potentiel dans cette unité.

On voudra voir ce qu'ont dans le ventre les nouveaux venus Adonai Mitchell (ex Colts), et John Metchie III (ex Eagles), ainsi que l'ailier rapproché recrue Mason Taylor.

Côté défensif, la brigade du coordonnateur Steve Wilks tente de se remettre de la perte de Quinnen Williams et de Sauce Gardner, échangés il y a quelques semaines.  Mais nul doute que cette unité est affaiblie, depuis ces transactions.  Son principal défaut demeure son incapacité à provoquer des revirements (un seul cette année, aucune interception).



Ayant joué jeudi de la semaine dernière (une défaite de 27 - 14 contre les Patriots de la Nouvelle Angleterre), les Jets ont eu plus de temps pour préparer leur visite à Baltimore.

D'autre part, les Ravens retrouvent leurs ambitions de titre après un début de saison 2025-26 particulièrement difficile.  Après leur séquence victorieuse des dernières semaines, ils ne sont qu'à un match des meneurs de leur division, les Steelers de Pittsburgh.  Ils vont d'ailleurs les affronter le 7 décembre prochain.

Les protégés du coach John Harbaugh sont revenus dans la lutte pour le championnat de leur section en misant sur leur meilleur atout : l'attaque au sol, avec le puissant porteur de ballon Derrick Henry, bien secondé par le quart étoile Lamar Jackson.



Depuis la semaine 9, l'offensive terrestre des Corbeaux a écrasé ses rivaux au rythme de 162 verges par duel.  Henry a gagné 297 verges au sol, dont sept courses de plus de dix verges, durant cette période.  Il vient au 6e rang des meilleurs porteurs de ballon de la NFL avec 807 verges de gains au sol.

Il est clair que la défense des Jets devra essayer de limiter sa production s'ils veulent rester moindrement dans le match de dimanche.

Ce n'est pas un secret que le plan de match des Ravens va tourner autour de l'attaque massive par la voie terrestre.  À cause de ses récentes blessures (ischio-jambiers et cheville), Lamar Jackson ne peut pas autant courir avec le ballon.  Et quand le temps vient de lancer le cuir, c'est invariablement à son ailier espacé Zay Flowers, ou à son ailier rapproché Mark Andrews qu'il s'adresse.



Jackson n'a pas été dominant lors de ses deux dernières sorties.  Les Ravens ont dû se battre avec acharnement pour venir à bout des Vikings du Minnesota, et des Browns de Cleveland, la semaine passée.  Lamar Jackson n'a réussi qu'une passe de touché, et il a lancé deux interceptions dans ces confrontations.

C'est pourquoi l'écart de deux touchés suggéré par les parieurs en faveur des Ravens, contre "Gang Green", dimanche, me semble pas mal exagéré.

D'autant plus que la troupe de John Harbaugh présente une liste de blessés assez longue, avec beaucoup de cas incertains pour cet affrontement : Roquan Smith (ischio-jambiers), Kyle Hamilton (épaule), Isaiah Likely (mollet), Lamar Jackson (cheville), Rashed Bateman (cheville) Keyon Martin (poitrine), Andrew Vorhees, Ronnie Stanley, Marlon Humphrey.  Le secondeur de ligne Jay Higgins (genou) a été placé sur la liste de réserve des blessés à long terme.

Jets    17,     Ravens    27.       

jeudi 6 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : ATLANTA VS INDIANAPOLIS À BERLIN ⇨ LES STEELERS ONT DONNÉ LA RECETTE AUX FALCONS POUR BATTRE LES COLTS...


Dimanche à 9 hres 30, heure de l'est, les Falcons d'Atlanta (3-5) affrontent les Colts d'Indianapolis (7-2) à Berlin (Allemagne).  Compte tenu de la fiche des deux opposants, les Colts devraient l'emporter.  Mais dans leur victoire de 27 à 20 à Pittsburgh, dimanche dernier, les Steelers ont donné une recette aux Falcons pour renverser les pronostics et vaincre les Colts.

Si vous voulez avoir du succès contre le club dirigé par l'entraîneur Shane Steichen, attaquez son quart arrière Daniel Jones, avec une pression soutenue de votre défensive.  C'est ce que les Steelers ont réussi dimanche dernier, forçant Jones à renouer à ses mauvaises performances de son passé, avec les Giants de New York.

Le pivot des colts a été affreux à Pittsburgh : il a vu trois de ses passes être interceptées, il a commis trois échappés, dont deux perdus, et il a subi cinq sacs, pour un coefficient d'efficacité de 63,9.  Les revirements qu'il a commis ont mené à 24 points pour les Steelers.



Le revers contre Pittsburgh mettait fin à une série de quatre victoires consécutives des Colts, qui maintiennent cependant la meilleure fiche de la NFL (7-2, à égalité avec Denver et Nouvelle Angleterre).  Mais les Colts sentent qu'ils ont de bonnes chances d'aller loin en séries éliminatoires cette saison.  Ils sont sérieux et prennent les moyens afin de poursuivre leurs succès.

En défensive, leur tertiaire a été ravagée par les blessures, jusqu'ici.  Pas moins de six demis défensifs sont tombés au combat, et la défense anti aérienne en a subi les conséquences.  Elle a chuté au 26e rang de la NFL en accordant, en moyenne, 244,8 verges par match. C'est beaucoup trop pour un club qui aspire au championnat.

Les Colts avaient surtout besoin d'aide à la position de demi de coin, et c'est pourquoi ils ont acquis les services de l'excellent Sauce Gardner (photo ci-dessus), des Jets de New York.  C'est un des meilleurs de la Ligue, à son poste.



Les Jets (1-7) ont procédé à une vente de feu pour obtenir des choix de repêchage, en vue de leur reconstruction, l'an prochain.  En retour de Gardner, qui se remet d'une commotion cérébrale, les Colts ont cédé deux choix de première ronde (2026 et 2027), ainsi que l'ailier éloigné Adonai Mitchell.  Je trouve que c'est cher payé par les Colts.  L'avenir nous dira s'ils ont eu raison ou pas de faire ce coup d'éclat...

Si les Falcons ont une idée, - gracieuseté des Steelers -, pour venir à bout des Colts, à Berlin, dimanche prochain, leur faible défensive contre le jeu au sol (23e de la NFL avec 124,4 verges allouées en moyenne par partie) devra trouver des façons de limiter les dommages que pourrait leur infliger le dangereux demi offensif des Colts, Jonathan Taylor, qui est une véritable terreur pour les défenses adverses, cette année.

En 157 courses, Taylor a gagné 895 verges, et marqué 12 touchés, en plus de capter 27 passes pour 218 verges, et deux autres touchés.



Paradoxalement, les Falcons ont également un demi offensif semblable, et aussi dangereux, en Bijan Robinson (photo ci-dessus).  Atlanta a gagné ses trois matchs quand Robinson a porté le ballon au moins à 15 reprises, cette saison.  Sinon, ils ont perdu à chaque fois qu'il n'a pas été aussi utilisé.

Les Falcons ont subi trois échecs à leurs trois derniers matchs, et dans la défaite contre Miami, il y a deux semaines, Robinson n'a couru que neuf fois avec le cuir.  La semaine passée, c'était douze fois, dans le revers de 24 à 23 contre les Patriots.  À chaque occasion, dans les trois dernières parties perdues par son équipe, Robinson a été tenu sous la barre des 100 verges de gains.

Si les Falcons ont connu autant de difficultés, ces derniers temps, c'est qu'ils jouent mal.  La ligne à l'attaque est décimée par les blessures, et les remplaçants ne font pas un bon travail.  Les quarts arrières Michael Penix et Kirk Cousins ont été inconstants, et peu fiables, et ils ont fait beaucoup d'erreurs.  Les mauvaise pénalités n'ont rien arrangé non plus.



Même leur botteur de précision, Parker Romo, qui avait succédé au défaillant Younghoe Koo, plus tôt cette saison, a laissé tomber ses coéquipiers en ratant une transformation après le dernier touché des Falcons, dimanche dernier, contre les Patriots.  C'est ce qui a causé la défaite de son club.  Romo a été soumis au ballottage cette semaine, et il sera remplacé par le vétéran Zane Gonzalez (ancien des Commanders de Washington), à qui l'équipe a fait signer un contrat.

S'ils veulent espérer l'emporter contre les Colts, à Berlin, dimanche, les Falcons feraient bien de confier plus de responsabilité à leur as demi offensif Bijan Robinson, ainsi qu'à leurs compétents receveurs Drake London et Kyle Pitts.  Leurs défenseurs doivent constamment traquer et mettre la pression sur Daniel Jones, pour le pousser à faire des erreurs, perdre du terrain, et rater des essais.



Avec un bilan négatif de 3-5, les Falcons sont en retard dans la course au championnat de la division Sud de la Conférence Nationale.  Une défaite contre les Colts serait néfaste, mais tout ne serait pas perdu, puisque les matchs suivants contre les Panthers de la Caroline, les Saints de la Nouvelle Orléans et les Jets de New York, sont prenables.

À Berlin, Indianapolis est donné gagnant par 6½ points par les preneurs aux livres.  C'est très raisonnable...

Falcons   20,      Colts    27.           

jeudi 2 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 5 : LAS VEGAS À INDIANAPOLIS ⇨ LES RAIDERS TROP ERRATIQUES.



Cet affrontement met aux prises deux clubs qui tentent de se remettre d'une défaite crève coeur la semaine passée.  D'abord, les Raiders de Las Vegas (1-3) devaient absolument gagner à domicile contre les Bears de Chicago pour se remettre sur le droit chemin, et éviter de subir un 3e revers d'affilée cette saison.  Ils ont échoué en s'inclinant 25 à 24.  Un botté bloqué, et trois interceptions du quart Geno Smith, ont pesé dans la balance, pour expliquer cet échec douloureux.

Pour leur part, leurs adversaires de dimanche, les Colts D'Indianapolis (3-1), auraient conservé leur fiche parfaite, n'eut été de deux erreurs coûteuses du jeune receveur de 22 ans, Adonai Mitchell, dans la défaite de 27 à 20 de son équipe, contre les Rams, à Los Angeles.  

Alors qu'il s'apprêtait à traverser la ligne des buts pour marquer un touché, après avoir capté une longue passe de Daniel Jones, et distancé ses couvreurs, Mitchell a voulu célébrer trop vite, et alors qu'il tenait le ballon à bout de bras, il l'a échappé (photo ci-dessous).  Le ballon a roulé à l'extérieur de la zone des buts, pour un "touch back" (revirement en faveur des Rams).



Puis, Mitchell a été responsable de l'annulation d'un touché de Jonathan Taylor, en étant coupable d'une pénalité pour avoir retenu.

Selon les pronostiqueurs, les Colts devraient gagner par sept points à Indianapolis, dimanche après-midi.  Dans l'ensemble, ils ont une meilleure formation que les Raiders, autant en attaque qu'en défensive.

Surtout que leur quart arrière Daniel "Indiana" Jones joue beaucoup mieux que prévu, et que, à l'inverse, son vis-à-vis des Raiders, Geno Smith (photo ci-dessous), connaît une mauvaise saison, avec un coefficient d'efficacité de 79,1, miné par sept interceptions, un sommet peu enviable dans la NFL.



En tout, le club de Las Vegas domine le circuit Goodell avec huit revirements.  Vous ne pouvez pas espérer gagner beaucoup de matchs avec un tel bilan.  Dimanche dernier, ces bévues ont ruiné une performance étincelante du demi offensif recrue Ashton Jeanty, qui a couru 21 fois, pour 138 verges et un touché; en plus de capter deux passes pour des majeurs.

La tâche de Jeanty devrait être plus ardue contre la défensive des Colts, qui est supérieure à celle des Bears, qui accorde une désastreuse moyenne de 6,15 verges par course (pire de la NFL; Colts = 20e avec 4,52 verges).

Le plus grand avantage des Colts par rapport aux Raiders, se situe au niveau offensif.  Jusqu'ici cette saison, le club de l'Indiana a marqué en moyenne 31 points par partie (4e dans la NFL), contre seulement 19 (24e) pour leurs adversaires de dimanche.  L'attaque aérienne des Colts surpasse nettement celle de Las Vegas en gagnant 261 verges par match (4e de la Ligue), contre 215 pour leurs rivaux (14e).



Daniel Jones a au moins une demi-douzaine de receveurs fiables à qui distribuer ses passes, tandis que Gino Smith en a deux fois moins.  Par surcroît, le pivot des Colts peut se fier au puissant porteur de ballon Jonathan Taylor pour équilibrer l'offensive.  Un luxe que Geno Smith n'a pas.

En donnant tout ce qu'ils ont dans le ventre, et, surtout, en évitant de se tirer dans le pied en commettant des revirements, les Raiders peuvent arriver à chauffer les Colts dans le match de dimanche.  Mais le rapport de forces est en faveur du club local.

Raiders  20,   Colts  27.