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mercredi 19 août 2026

SAISON 2026 DES RAIDERS DE LAS VEGAS : ON REPART EN NEUF AUTOUR DE L'ESPOIR MENDOZA...

Si vous êtes fan des Raiders de Las Vegas depuis le début des années 2000, vous avez de quoi être étourdi. 



Depuis leur participation au Super Bowl après la saison 2002, 
  • l’équipe a changé 15 fois d’entraîneur chef, 
  • connu 15 saisons avec dix défaites ou plus, 
  • atteint les séries éliminatoires seulement deux fois (deux revers), 
  • n’a remporté aucun titre de division, 
  • et a fini dernière de la section Ouest de l'AFC à neuf reprises, dont la saison passée avec un triste bilan de 3 victoires contre 14 défaites. 
Mais ce printemps, leurs plus fidèles supporteurs ont eu droit à un lot de consolation : les Raiders détenaient le premier choix du repêchage, avec lequel ils ont sélectionné le quart arrière Fernando Mendoza, 22 ans, solide gaillard de 6’5” et 225 livres, qui a brillé l’an dernier en menant l’université de l’Indiana à la victoire au championnat national, et en remportant le trophée Heisman, remis au meilleur joueur de la saison.



Il n’en fallait pas davantage pour susciter l’enthousiasme et ranimer l’espoir de jours meilleurs chez les fans de football de la région de Las Vegas.  Mendoza a montré qu'il savait prendre de bonnes décisions et exceller dans les situations à forte pression.  Il lancé le ballon pour des gains de 3 535 verges, 41 touchés, et six interceptions.  Il a un bon bras, comme il l'a prouvé en lançant un bon pourcentage de longues passes (bombes). 

Mais le nouveau pilote de l'équipe Klint Kubiak, le directeur général John Spytek, et le propriétaire minoritaire Tom Brady (ancien quart arrière surnommé le GOAT "le meilleur de tous les temps") se sont entendus pour être patients avec Mendoza.  

On va lui laisser le temps d’apprendre son métier en observant son mentor, Kirk Cousins, que l’on a recruté comme agent libre ce printemps avec un contrat de 20 millions de dollars.



Cependant, si l’équipe enchaîne encore de nombreuses défaites cette saison, il leur sera difficile d’ignorer les demandes pressantes des fans souhaitant voir Mendoza sur le terrain à la place de Cousins, qui ne rajeunit pas, à 37 ans.

Ce dernier a livré une performance correcte avec les Falcons d’Atlanta lorsqu’il a remplacé Michael Penix, blessé à la mi-saison, l’an dernier.  En dix matchs comme quart partant, il a enregistré cinq victoires et cinq défaites, complété 61,7 % de ses passes pour un total de 1 721 verges (172,1 par match) et dix touchés, et subi cinq interceptions.  Il a également été plaqué treize fois derrière la ligne de mêlée et affiché un coefficient d’efficacité de 84,8.

Il connaît bien le système offensif de l’entraîneur Klint Kubiak (photo ci-dessous), ayant travaillé avec lui lorsqu’ils étaient chez les Vikings du Minnesota (2018 à 2023). C’est un atout.  Mais il est surtout avec les Raiders pour préparer le terrain à Mendoza.  2026 est une saison de transition pour le "Black & Silver", en attendant 2027, et un autre bon repêchage.



Le choix de Mendoza au premier rang de l’encan amateur cette année n’a pas fait l’unanimité chez les experts.  Certains estiment que c’était un choix logique, mais dans une cuvée plutôt faible en quarts arrières.  Selon ces sceptiques, Mendoza n’est peut-être pas aussi bon que beaucoup le pensent.

On verra bien.  Mais la priorité pour les Raiders était de trouver de bons joueurs pour bien l’entourer.  Et ça devait commencer à la base, par l'amélioration de la ligne offensive.  

En 2025-26, ça a été un vrai cauchemar.  Ses membres ont mal bloqué, empêchant les porteurs de ballon de gagner assez de terrain (seulement 3,6 verges de moyenne par course).  En plus, ils n’ont pas protégé leur quart arrière en situation de passe, concédant 64 sacs, le pire total de la NFL.
  


Comme les titulaires de cette ligne offensive ont mal joué, ils portent une grande part de responsabilité dans les difficultés de l’attaque au sol et de l’attaque aérienne.  Ensemble elles ont produit une faible moyenne de 14,2 points par match, la pire de la Ligue Nationale.  

Il ne faut toutefois pas blâmer uniquement cette unité pour cette mauvaise performance, car le quart Geno Smith a également été décevant, tout comme ses receveurs, et le demi offensif Ashton Jeanty qui n’a pas connu une très bonne saison recrue.

Des changements s'imposaient.  Le DG John Spytek a donc fait un grand ménage dans le personnel de cette unité, et il a opté pour le marché des agents libres afin de dénicher d'abord un excellent centre, en l’occurrence Tyler Linderbaum (ex Ravens de Baltimore), à qui il a accordé le contrat le plus lucratif de l’histoire de la NFL pour un titulaire à ce poste : trois ans pour 81 millions de dollars.  
   


Les Raiders comptent sur un retour en forme de leur plaqueur à gauche, Kolton Miller, qui n’a disputé que quatre matchs la saison passée à cause d’une blessure à la cheville droite.  Avec lui et Linderbaum (photo ci-dessus), le front offensif sera renforcé, mais le reste de l’unité manque encore de qualité. 

D'ailleurs, les autres postes de gardes et de plaqueurs n’ont pas encore leurs titulaires définitifs.  Les décisions seront prises lors d’une compétition au camp d’entraînement entre Jackson Powers-Johnson, Caleb Rogers, DJ Glaze, Charles Grant, Spencer Burford et la recrue Trey Zuhn III.

Il fallait également trouver un auxiliaire à Jeanty au champ arrière.  Il semble que le poste ira à la recrue Mike Washington Jr (photo ci-dessous), un choix de 4e ronde (122e) de l'université de l'Arkansas.
  


C'est une machine !  En douze matchs la saison dernière, il a porté le ballon 167 fois pour 1 070 verges de gains, huit touchés et une incroyable moyenne de 6,4 verges par course.  Il a ajouté 28 réceptions de passes pour 226 verges et un touché.  

La seule position qui ne demandait pas de changement en offensive est celle d'ailier rapproché, Brock Bowers s'étant déjà imposé comme un des meilleurs receveurs de la NFL.  Michael Mayer sera son principal assistant.

Il en va autrement pour le groupe d'ailiers éloignés.  Tre Tucker et Jack Bech retrouveront leur poste, mais ils pourraient glisser dans la hiérarchie puisque les Raiders ont engagé Jalen Nailor (photo ci-dessous), ex porte couleurs des Vikings.  Aucun d'entre eux n'a toutefois été un receveur numéro un par le passé. 
 


Ils font partie d'un groupe qui est considéré comme le plus faible de la Ligue, à part celui des Dolphins de Miami.  C'est pourquoi le nouveau coach Klint Kubiak misera surtout sur l'attaque au sol pour gagner du terrain durant la prochaine saison.  

Kubiak, ancien coordonnateur offensif des Seahawks de Seattle, vainqueurs du dernier Super Bowl, vivra sa première expérience à la tête d’une équipe.  Il remplace le décevant Pete Carroll et prévoit mettre en place un système de blocage de zone qui lui a déjà réussi à Seattle.  Cela devrait permettre à Ashton Jeanty d’améliorer ses performances.  

Et si l'attaque terrestre produit de bons résultats, ça aidera aussi l'attaque aérienne, Cousins et Mendoza pouvant surprendre et déjouer plus facilement les défenses ennemies qui rempliront peut-être trop la "boîte" à la ligne de mêlée, en pensant pouvoir mieux arrêter le jeu au sol anticipé.



La défense avait aussi besoin de renforts après avoir fini 25e dans la Ligue en accordant en moyenne 25,4 points par match.  John Spytek (photo ci-dessus) a donc fait également le ménage dans cette brigade en laissant partir une douzaine de joueurs.

Ils les a remplacés en faisant signer des contrats à des agents libres de meilleur calibre comme : le joueur de ligne Benito Jones, l'ailier Kwity Paye, les secondeurs de ligne Nakobe Dean, Quay Walker; et le demi de coin Taron Johnson.

À sa demande, l'as ailier défensif Maxx Crosby (photo ci-dessous) avait été échangé aux Ravens de Baltimore, mais il a échoué les tests physiques en raison d'un genou blessé, et la transaction a été annulée.  Cela vaut peut-être mieux pour les Raiders.  Ils conservent un joueur d'élite quoique ce genou amoché pose un problème, en ce sens qu'ils auront du mal à trouver preneurs s'ils veulent vraiment l'échanger cette saison.



Selon les experts, les Raiders ont signé le deuxième meilleur repêchage de l’année parmi les équipes de la NFL, notamment en défense grâce aux choix de Treydan Stukes et Keyron Crawford.  

Le demi de coin Jermod McCoy représente un pari risqué en raison de l’opération au genou qu’il a subie l’an dernier.  S’il a retrouvé toute sa forme et ses capacités, il pourrait bien s'avérer un vrai vol à ce repêchage, en 4e ronde.  En rejoignant les vétérans Eric Stokes et le joueur de deuxième année Darien Porter, McCoy formerait un trio de demis de coin physiques, rapides et agressifs, mais en dessous de la moyenne de la Ligue.

Pour ce qui est du groupe des demis de sûreté, il n'est pas si mal non plus sauf Isaiah Pola-Mao qui a été un des pires de la NFL à sa position l'an dernier.  La recrue Treydan Stukes devrait le devancer comme numéro 2 dans cette partie de la tertiaire.  Il rejoindra Jeremy Chinn (photo ci-dessous) qui est assez fiable dans cette unité qui devra être renforcée encore l'an prochain.



Le nouveau coordonnateur défensif, Rob Leonard, a déjà annoncé qu’il allait changer le système défensif en adoptant la formation 3-4 à la place de la formation 4-3 de l'an passé.

Sur l'extérieur de la première ligne de défense, les Raiders sont solides avec Crosby, Kwity Paye, Malcolm Kooce et Keyron Crawford.  

Mais c'est une autre histoire à l'intérieur de cette ligne de front avec une importante baisse de qualité chez les titulaires Adam Butler, Jonah Lolu, Thomas Booker, et Benito Jones, qui sont tous mal cotés, et figurent parmi les deux pires groupes de plaqueurs dans la NFL. 

Le groupe de secondeurs de ligne devrait mieux s'en tirer avec des joueurs de qualité moyenne comme Nakobe Dean, et Quay Walker comme leaders.



Du côté des unités spéciales, les Raiders ont la chance de compter sur un des meilleurs botteurs de dégagement de la NFL avec AJ Cole (photo ci-dessus).  Mais on ne peut pas en dire autant de leur nouveau botteur de précision qui devrait être Matt Gay, à moins que la recrue non repêchée Kansei Matsuzawa le supplante au camp d'entraînement.  

Gay remplacerait Daniel Carlson qui est devenu agent libre après huit saisons avec les Raiders.  Il a eu beaucoup de difficultés la saison dernière avec les Commanders de Washington qui ont fini par le libérer après qu'il ait raté deux placements dans une défaite de l'équipe.  Il a terminé la saison avec les 49ers de San Francisco.

* * *

On ne compte plus le nombre de reconstructions ratées par les Raiders depuis près d'un quart de siècle.  Celle de cette année semble bien partie, mais de grandes faiblesses demeurent malgré une certaine amélioration suivant plusieurs changements durant l'intersaison.



En déclin, en fin de carrière, Cousins pourrait ne pas être la nouvelle solution au poste de quart arrière, et la recrue Fernando Mendoza pourrait ne pas être prêt à prendre la relève.

Le groupe de receveurs n'est pas fort non plus, à l'exception de l'ailier rapproché Brock Bowers (photo ci-dessus).

Le porteur de ballon Ashton Jeanty devrait offrir de meilleures performances à sa deuxième année dans la ligue, grâce à une ligne offensive améliorée, et au système offensif du nouveau coach Klint Kubiak.

Malgré des changements positifs, la situation de la défensive reste précaire. Maxx Crosby devrait demeurer une force sur l'extérieur de la ligne de front, à moins que son voeux d'être échangé se réalise enfin.


Le calendrier des Raiders sera encore un des plus exigeants de la NFL cette année.  Ils ne sont donnés favoris que dans trois matchs par les parieurs.  Ils évoluent dans une forte division avec des concurrents comme les Broncos, les Chiefs et les Chargers.  

Mais si Klint Kubiak joue bien ses cartes, un peu comme Ben Johnson à Chicago l'an passé, les Raiders pourraient surprendre quelques clubs plus forts qui ne se méfieront pas d'eux.  Des victoires sont à leur portée contre des formations fragiles comme les Dolphins, les Saints, les Jets, les Titans, les Browns et les Cardinals.  Une demi-douzaine de succès semblent donc tout à fait envisageables et réalistes.

Ce n’est pas une révolution, mais ça leur permettrait de doubler le nombre de victoires par rapport à la saison dernière.  Ce qui pourrait donner de l’espoir à leurs partisans en quête d’un sauveur, qui pourrait être Fernando Mendoza...

🏈🏈🏈

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Les prévisions pour la saison 2026 des clubs de la division Ouest de la Conférence Nationale (Rams, 49ers, Seahawks, Cardinals).  Vous trouverez les références en cliquant sur les lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2026/08/saison-2026-des-rams-de-los-angeles-le.html.

mercredi 4 février 2026

SUPER BOWL LX : L'EFFICACITÉ DES QUARTS ARRIÈRES DRAKE MAYE ET SAM DARNOLD FERA VRAIMENT LA DIFFÉRENCE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Le Super Bowl est l'événement sportif le plus important en Amérique, si ce n'est pas dans le monde entier.  Dimanche, pour sa 60e représentation, il opposera les Seahawks de Seattle (16-3) aux Patriots de de la Nouvelle Angleterre (17-3).  

Les Hawks seront en quête d'une deuxième victoire (fiche de 1-2) dans ce match de championnat de la Ligue Nationale de Football, alors que les Pats tenteront d'établir un record en remportant un 7e trophée Vince Lombardi (fiche de 6-5).

Les Seahawks sont le choix des parieurs pour l'emporter par 4½ points.  Les preneurs aux livres se basent sur l'entièreté de la saison 2025-26 des deux équipes pour favoriser Seattle.  Comme ce fut le cas depuis le début de la présente campagne, ils ont minimisé les succès des Patriots à cause de leur calendrier facile.  Et ils justifient leur préférence pour les Seahawks en raison de leur défensive, qu'ils évaluent comme la meilleure de la NFL.  Ils croient en l'adage que ce sont les défensives qui gagnent les championnats.



Mais en séries éliminatoires, la défensive de l'équipe du coach Mike Vrabel a été intraitable en allouant seulement une moyenne de 8,7 points en trois matchs, alors que celle des Seahawks en a accordé le double (16,5) en deux parties.  

Contre le jeu au sol, la défense de l'entraîneur Mike MacDonald est réputée impénétrable, mais celle des Pats a été extraordinaire en matchs éliminatoires en limitant les adversaires à une mince récolte de 3,15 verges par course (contre 4,53 verges du côté de la défense de Seattle).

Les défensives des deux équipes ont excellé cette saison pour limiter le nombre de jeux explosifs au sol.  Dans un match important comme celui de dimanche, c'est ce genre de jeu, de dix verges et plus, qui peut faire la différence entre la victoire et la défaite.
  


À ce chapitre, en offensive, en ce qui concerne le potentiel pour les jeux explosifs au sol, les Hawks ont peut-être un avantage, sur le plan individuel, avec le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus).  Mais dans l'ensemble, l'attaque au sol des Patriots annule cet avantage avec la contribution de trois joueurs : Rhamondre Stevenson, TreVeyon Henderson, et le quart arrière Drake Maye, qui offrent, à eux trois, plus de possibilités de jeux explosifs de dix verges et plus.  

L'absence, à cause de blessure, du porteur de ballon Zach Charbonnet (genou), ajoute au désavantage des Seahawks en ce qui a trait à l'attaque terrestre.  D'autant plus que Walker est assez inconstant dans sa productivité.  Il peut sortir un gros match, comme il peut être relativement inefficace dans tel ou tel match.

Je crois que cette rencontre va se jouer davantage au niveau de la guerre des tranchées.  Le club qui va la remporter va fort probablement gagner la partie.  Si le « pass rush » des Patriots parvient à mettre souvent de la pression sur le quart des Seahawks, Sam Darnold, il pourrait devenir inefficace et être amené à commettre des revirements, comme cela lui est arrivé fréquemment pendant la saison régulière.
  


Darnold (no 14, ci-dessus) est un quart peu mobile, qui court rarement avec le ballon, d’autant moins puisqu’il est toujours ennuyé par une blessure aux muscles abdominaux. Il est donc encore moins enclin à porter le ballon, de peur d’être plaqué durement, et d’aggraver sa blessure.

On dit que son homologue Drake Maye (épaule) a été blessé également dans son dernier match, à Denver.  Ce qui expliquerait sa faible performance comme passeur, face aux Broncos, le 25 janvier dernier.  Mais cette semaine, il s'est dit remis de cette blessure.  

À cause de sa ligue à l'attaque qui le protège plutôt mal, en situations de passes, Maye subit trop de sacs, mais il parvient aussi à échapper souvent à la pression en courant avec le ballon.  Il en résulte des gains au sol souvent fort appréciables.  C'est ce qui le différentie de Sam Darnold, et qui lui donne un avantage par rapport à lui.  De plus, en 2025-26, la défense des Seahawks a eu du mal à contenir les quarts arrières mobiles qui court avec le "cuir".  C'est une de leurs rares faiblesses...



Dans ces situations de pression, Maye (ci-dessus) peut également lancer le ballon rapidement et avec précision, même quand ses receveurs font l'objet d'une couverture serrée.  Quant à lui, en pareilles circonstances, Darnold risque simplement de paniquer, de se débarrasser du ballon, ou de commettre un revirement.

Le coordonnateur offensif de Seattle, Klint Kubiak, a toutefois trouvé le moyen d'aider Sam Darnold à mieux faire face à ce genre de pression.  Il commande davantage de "play actions", de passes voilées, ou de passes vives dans les entre zones, notamment aux demis offensifs.  Ces jeux sont habilement dissimulés à la ligne d'engagement, surtout lors des premiers essais.  Les défensives adverses ne savent jamais ce qui les attend...

Et lorsque Darnold est bien protégé (3e meilleur QB de la NFL lorsqu'il n'est pas sous pression, 28e quand il est pressé), et qu'il a le temps de passer, il devient une menace pour les jeux explosifs à son dangereux complice Jaxon Smith-Njigba, le meilleur ailier espacé de la NFL, cette saison.  

Les Patriots vont probablement essayer de le couvrir avec leur meilleur demi défensif Christian Gonzalez, mais à un contre un, personne n'a réussi à vraiment neutraliser Smith-Njigba (photo ci-dessous), cette saison.  Et s'ils mettent deux joueurs sur lui, ça pourrait ouvrir le terrain pour ses coéquipiers Cooper Kupp, et le marchand de vitesse Rashid Shaheed (également une grande menace sur les retours de bottés).



Ce n'est pas pour rien que Drake Maye est considéré sérieusement pour le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année.  À 23 ans à peine, il fait preuve de beaucoup de maturité et de sang froid, même dans les situations critiques.  Ses succès ne lui montent pas à la tête, il reste humble, et il veut sans cesse s'améliorer, tout en donnant beaucoup de crédit à ses coéquipiers.

Bon passeur, il a un taux de réussite impressionnant sur les longues passes.  Sans avoir un Jaxon Smith-Njigba ou un Puka Nacua à sa disposition, il se sert bien de ses receveurs Stefon Diggs, Kayshon Boutte et Hunter Henry pour faire avancer les chaîneurs et gagner des premiers essais.  S'ils ne sont pas démarqués, Maye peut gagner des premiers essais avec ses jambes.  On le compare d'ailleurs à Patrick Mahomes, sous cet aspect.

Certes, il ne faut pas oublier que Maye est inexpérimenté, à seulement sa seconde année dans le circuit Goodell.  Ce sont ses premières séries éliminatoires, et en trois rencontres jusqu'ici, il a commis six échappés, - dont trois perdus -, et deux interceptions.  



Il a été moins efficace dans l'ensemble de son jeu, et moins précis dans ses passes, mais il a fait face à trois grosses défensives, - comparables à un certain point à celle des Seahawks -, et ce, dans des conditions climatiques difficiles.  Mais au final, il a quand même conduit son club à la victoire, à chaque fois.  Il a réussi à bien exécuter des jeux cruciaux, quand il le fallait.

À Santa Clara, dimanche, la température ne sera pas un obstacle au jeu aérien.  S'ils peuvent jouir d'une protection adéquate en situations de passes, Maye et Darnold devraient pouvoir tester sérieusement les défenses adverses.  Mais si les deux quarts arrières sont souvent sous pression, Maye a plus de chances de bien s'en tirer que Darnold.
  

La défense des Seahawks est solide, mais pas infaillible, comme l'offensive des Rams de Los Angeles l'a démontré dans les deux derniers affrontements contre elle (64 points marqués, gains totaux de 1 038 verges !).

Même si les Seahawks sont favoris pour mettre la main sur le trophée Lombardi, je ne serais pas du tout étonné de voir Drake Maye faire la différence en faveur de son équipe, et donner un 7e titre du Super Bowl aux Patriots...         

dimanche 18 août 2024



DEREK  CARR  ET  LES  SAINTS  DE  LA  NOUVELLE-ORLÉANS  MISENT  SUR  DE  NOUVELLES  STRATÉGIES  OFFENSIVES  POUR  AMÉLIORER  LEUR  BILAN  EN  2024.


Nous poursuivons notre tour des formations de la division Sud de la Conférence Nationale afin d'y voir plus clair dans notre boule de cristal, en vue de prédire ce qui va se produire dans la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football.

Après des arrêts en Caroline (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/les-panthers-de-la-caroline-veulent-se.html) et à Atlanta (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/kirk-cousins-est-il-la-solution-afin-de.html), nous voilà en Nouvelle-Orléans, là où les dirigeants de l'équipe pensent qu'avec sensiblement le même alignement que l'an passé (fiche de neuf gains, huit revers, 2e rang de la division, exclus des séries éliminatoires) on peut avoir plus de succès grâce aux nouveaux instructeurs de l'offensive.  Ils vont implanter un système de jeu plus moderne et plus dynamique.  Plus excitant aussi pour les partisans du club qui trouvent le temps long et ennuyant depuis le départ à la retraite de Drew Brees à la fin de la saison 2020.

De plus, le bon momentum de fin de campagne en 2023 (quatre victoires dans les cinq dernières parties) a fait croire que l'on avait trouvé une excellente cohésion, et une recette gagnante que l'on pouvait poursuivre avec sensiblement le même personnel cette année. 



Que les Saints n'aient pas procédé à plus de changements majeurs dans l'entre saison est cependant surtout dû au fait qu'ils étaient liés par les obligations de respecter un plafond salarial défoncé (jusqu'à 80 millions de $ de trop à un certain point, cet été) !  On s'est efforcé de garder les footballeurs du club qui auraient pu devenir agents libres, en restructurant plusieurs contrats, surtout ceux des joueurs étoiles les mieux payés.

Pour pallier à des problèmes urgents à certaines positions de leur alignement, les Saints ont pu accorder des contrats d'un an aux joueurs autonomes Chase Young (chasseur de QBs, ex-49ers) et à l'agent libre Willie Gay (secondeur de ligne, ex-Chiefs).

Le problème le plus critique pour l'équipe demeure leur très mauvaise ligne à l'attaque.  Au dernier repêchage, les Saints ont d'ailleurs sélectionné un bon prospect, le plaqueur Taliese Fuaga (photo ci-dessous) afin de colmater cette unité tombée en morceaux.  En effet, parmi les titulaires de l'an dernier, James Hurst a pris sa retraite, Ryan Ramczyk va probablement devoir la prendre lui aussi à cause de blessures chroniques, Andrus Peat a quitté pour aller jouer pour les Raiders de Las Vegas, et Trai Turner est toujours agent libre.



Il ne reste que Trevor Penning, Cesar Ruiz et Erik McCoy du groupe de la saison passée.  Et Penning est vraiment très mauvais !  Les remplaçants probables sont donc la recrue Fuaga, et Nick Saldiveri, qui n'a que quatre matchs d'expérience dans la NFL.

La faiblesse de cette ligne a eu un impact très négatif sur le quart arrière Derek Carr qui, mal protégé par ses gardes et ses plaqueurs, -incapables de résister à la pression des défenseurs ennemis-, a été frappés durement pendant toute la saison.  À un tel point qu'il n'a pu terminer trois rencontres à cause de blessures.

Pressé constamment par les défenses adverses, Carr n'avait pas le temps d'exécuter ses passes et il devait avoir souvent recours à son ou ses dépanneurs, sur de courtes distances.  Cela explique pourquoi il a vu ses gains aériens passer sous la barre des 4 000 verges (3 878), lui qui avait l'habitude de surpasser cette marque depuis le début de sa carrière.



Cette problématique ligne à l'attaque, a aussi nui au jeu au sol en ne réussissant pas à bien bloquer pour libérer des corridors de course aux porteurs de ballon Alvin Kamara (photo ci-dessus) et Jamaal Williams.

Cette unité recomposée partiellement devra au moins améliorer un peu sa situation cette année, d'autant plus qu'elle devra apprendre des schémas de jeux différents avec l'arrivée d'un nouveau coordonnateur offensif, Klint Kubiak.  Il provient des 49ers de San Francisco, où il a mis à exécution l'innovant système offensif à la mode du coach Kyle Shanahan (beaucoup d'équipes de la NFL cherchent à le copier).

Klint Kubiak (photo ci-dessous) est le fils de Gary Kubiak, cet ancien entraîneur qui a révolutionné le jeu au sol en instaurant son fameux «blocage de zone».  Son fils va tenter de l'implanter avec les Saints cette saison.  Il va aussi augmenter le nombre de jeux appelés «play action», un style qui a bien réussi à Derek Carr en 2023 et à ses années avec les Raiders.



La performance de la ligne offensive va donc être cruciale pour que ces stratégies aient du succès.  La saison des Saints va en dépendre en grande partie.

Si ça fonctionne bien, Alvin Kamara (29 ans) devrait en bénéficier aussi, lui dont la production a chuté beaucoup dernièrement, autant comme porteur de ballon (seulement 3,9 verges par course) que comme receveur de passes.  Il marque aussi beaucoup moins de touchés qu'avant (dix l'an passé en 13 parties), et sa moyenne de verges combinées par jeu -course et passe- est passée de 8,3 verges à 5,4 verges.

Pour que le rendement de Carr reparte à la hausse (25 passes de touché, huit interceptions, rating de 97,7 en 2023), outre une meilleure protection de sa ligne à l'attaque, il devra être mieux appuyé par ses receveurs.  Autrefois évalué parmi le top 10 de la NFL chez les passeurs, il a dégringolé au 19e rang l'an passé.  

Les Saints manquent de profondeur au niveau des receveurs éloignés.  Mais les principaux titulaires des postes actuels ont un potentiel à la hausse.  Chris Olave a bien fait lors de la dernière campagne (87 attrapés pour des gains de 1 123 verges) mais lui et Carr n'ont pas vraiment réussi à développer une bonne chimie, ce qui a beaucoup frustré le vétéran quart arrière, que l'on a parfois vu démontrer sa colère envers son jeune receveur.



Les Saints s'attendent à bien plus de la part d'Olave (photo ci-dessus).  Ce dernier pourrait bien leur en donner davantage pour leur argent cette saison.  Il a beaucoup de talent, et, au camp d'entraînement, il a promis d'améliorer son attitude et sa productivité en travaillant plus fort.  Son but ?  Se hisser parmi l'élite de la NFL dès cette année.

Son coéquipier Rashid Shaheed pourrait aussi surprendre agréablement en 2024.  C'est un véritable marchand de vitesse qui excelle sur les longs jeux (en carrière, 15 de ses 74 attrapés ont été pour plus de 30 verges).  Il devrait être davantage utilisé.  Sans compter qu'il est aussi un des meilleurs retourneurs de bottés de la NFL (Pro Bowl).

La recrue Bub Means pourrait aussi faire partie des plans aériens de l'équipe cette saison.  Le personnel de receveurs est complété par deux agents libres signés cet été : Cedrick Wilson (ex-Dolphins et ex-Cowboys), et Equanimeous St. Brown (ex-Bears et ex-Packers).  À sa deuxième saison avec l'équipe, le jeune A.T. Perry, un substitut, pourrait aussi voir plus d'action cette saison.



Et Michael Thomas dans tout ça ?  Il est enfin parti (agent libre) après quatre années pendant lesquelles les Saints se demandaient s'il pouvait enfin être assez en santé pour jouer ! 

Taysom Hill (photo ci-dessus) est toujours là, lui.  L'homme à tout faire (porteur de ballon, receveur, passeur, ailier rapproché) arrivera toujours à l'improviste sur le terrain pour surprendre les adversaires par ses jeux d'options diverses.

Dans le champ arrière, lui aussi à sa seconde saison, le demi offensif Kendre Miller est une présence intrigante, et il pourrait aussi voir son temps de jeu augmenter si Kamara et Williams ne livrent pas suffisamment la marchandise.



En défensive, on a donc ajouté Chase Young, et Willie Gay (photo ci-dessus) pour venir en renforts à cette brigade vieillissante.  Les Saints ont d'ailleurs le club le plus vieux de toute la NFL.  Ce qui inquiète un peu la direction de l'équipe.

Leur as joueur de ligne défensif Cameron Jordan n'est plus que l'ombre de lui-même à 35 ans.  Son coéquipier, le secondeur de ligne Demario Davis a le même âge, et il a lui aussi ralenti.  Le demi de sûreté Tyrann Mathieu (32 ans) ne rajeunit pas non plus, même s'il n'a pas encore montré de signes d'inefficacité.

Tout cela fait que l'unité défensive des Saints est devenue moins bonne pour stopper les jeux de course et mettre de la pression sur les quarts adverses (seulement 118 pressions et 34 sacks la saison dernière).

Même si, en principe, globalement, cette brigade devrait demeurer dans le top 10 de la Ligue, elle est menacée de régresser à cause de certains de ses membres affectés de plus en plus par l'usure du temps.  

Si l'offensive de l'équipe devrait s'améliorer cette saison, il est primordial que la défensive ne se dégrade pas trop afin que les Saints aient de bonnes chances de coiffer leurs rivaux en tête de leur faible division.

Faible au centre de la première ligne, cette brigade défensive demeure très forte aux extrémités, en seconde ligne, et à la hauteur des demis de coin, d'une assez bonne tertiaire.

Elle doit continuer de provoquer des revirements (29 l'an passé, 4e meilleure fiche de la NFL) et d'exceller dans les situations de 3e essai. 

D'autre part, il y a des points d'interrogation du côté des botteurs des Saints.  C'est loin d'être une force de l'équipe.  L'an passé, le botteur de précision recrue Blake Grupe (photo ci-dessous) n'a réussi que 81,1 % de ses placements (dont deux ratés sur 30 verges et moins).  Le botteur de dégagement Lou Hedley (un agent libre signé en 2023) a été un des pires botteurs de la Ligue.  Pas rassurant pour les unités spéciales...
 


En somme, les représentants de la Nouvelle-Orléans constituent un club moyen dans la NFL.  Mais il est suffisamment fort pour rivaliser dans la section Sud de la Conférence Nationale.  Les Saints risquent de répéter leur «pattern» de l'an dernier : gagner leurs matchs contre des équipes inférieures à la moyenne, et perdre contre les formations plus fortes.  Heureusement, eux et leurs rivaux de section, ont le calendrier le moins difficile de tous les autres clubs de la NFL.

Comme l'an dernier, la seule façon d'accéder aux séries éliminatoires pour ces équipes de la NFC Sud sera de finir en première position de leur division, avec une fiche un peu supérieure à .500.  Le sort des Saints reposent sur leur performance collective, mais aussi sur celle de  leurs principaux rivaux : les Falcons d'Atlanta et les Buccaneers de Tampa Bay.

Pour les Falcons, même si les parieurs les donnent favoris pour rafler le titre de la section cette saison, je ne suis pas inquiet pour les Saints.  Je pense qu'ils peuvent encore les devancer au classement.  Pour les Bucs, je verrai ça dans mon prochain article !  À suivre !



New Orleans Saints 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Carolina Panthers

1:00 PM

2

Sep 15

at Dallas Cowboys

1:00 PM

3

Sep 22

Philadelphia Eagles

1:00 PM

4

Sep 29

at Atlanta Falcons

1:00 PM

5

Oct 7

at Kansas City Chiefs

8:15 PM

6

Oct 13

Tampa Bay Buccaneers

1:00 PM

7

Oct 17

Denver Broncos

8:15 PM

8

Oct 27

at Los Angeles Chargers

4:05 PM

9

Nov 3

at Carolina Panthers

1:00 PM

10

Nov 10

Atlanta Falcons

1:00 PM

11

Nov 17

Cleveland Browns

1:00 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

Los Angeles Rams

4:05 PM

14

Dec 8

at New York Giants

1:00 PM

15

Dec 15

Washington Commanders

1:00 PM

16

Dec 23

at Green Bay Packers

8:15 PM

17

Dec 29

Las Vegas Raiders

1:00 PM

18

TBD

at Tampa Bay Buccaneers

TBD