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lundi 6 janvier 2025

AVEC AARON RODGERS, LES JETS DE NEW YORK : LA PIRE DÉCEPTION DANS L'EST DE L'AMÉRICAINE EN 2024.



AVEC  LE  LÉGENDAIRE  AARON  RODGERS  ENFIN  EN  SANTÉ,  LES  JETS  DE  NEW  YORK  ÉTAIENT  SUPPOSÉS  ÊTRE  DES  PRÉTENDANTS  AU  SUPER  BOWL.

Beaucoup d'espoirs reposaient sur le quart arrière Aaron Rodgers et les Jets de New York pour la saison 2024-25.  Du moins, les supporters de l'équipe espéraient que leur club favori mettrait fin à treize années consécutives sans participation aux séries éliminatoires de la NFL.

Avec un bilan décevant de cinq victoires en dix-sept matchs, les Jets ont été loin d'atteindre leurs objectifs.

Et cet échec ne fut pas uniquement la faute de Rodgers, qui, à 41 ans, lors du dernier match de son équipe, dimanche dernier, a lancé la 500e passe de touché de sa brillante carrière.  C'est seulement le 5e QB à atteindre cette marque dans l'histoire de la Ligue Nationale de Football (après Tom Brady 649; Drew Brees 571; Peyton Manning 539; et Brett Favre 508).




Même si ses statistiques n'ont pas été si mauvaises, Rodgers a eu du mal à s'adapter à sa nouvelle équipe. Il ne semblait pas être sur la même longueur d'onde que ses receveurs, notamment lors des jeux critiques, des jeux qu'il avait l'habitude de réussir, et qui ont fait sa réputation enviable.

Les blessures graves subies au cours de sa carrière, notamment celle au tendon d'Achille, qui lui a fait manquer toute la saison précédente, ainsi que son âge avancé, semblent avoir affecté sa mobilité et son temps de réaction pour décider quelle stratégie adopter.

Lent, indécis, parfois même moins combatif, il a encaissé 40 sacs cette saison, et son ratio "passes de touché vs interceptions" de 28-11, ainsi que son coefficient d'efficacité de 90,5, ont été en dessous de ses standards habituels.



À New York, après la fin de sa saison, Rodgers a dit contempler la retraite, du moins, il y réfléchira.  Il pourrait aussi revenir au jeu en 2025, que ce soit avec les Jets, ou une autre équipe de la NFL.  Il paraît usé et démotivé.  Et mûr pour la retraite...

En 2024, Rodgers n'a pas bénéficié du soutien de son attaque au sol, celle-ci se classant à l'avant-dernier rang de la ligue avec une moyenne de seulement 91,8 verges par match. Cela a contraint le vétéran QB à lancer plus de passes qu'idéalement souhaité.

L'offensive des Jets n'a même pas produit 20 points par rencontre (19,9 → 24e de la NFL).  Pourtant elle pouvait compter sur de très bons éléments, avec les receveurs Garrett Wilson et Davante Adams (acquis des Raiders le 15 octobre), ainsi que le demi offensif Breece Hall.

Pendant ce temps, la défensive de "Gang Green" permettait 23,8 points par joute (20e rang du circuit Goodell), même si elle a fini en 3e position pour le moins de verges accordées (313,8 par match).  À l'image de Rodgers, qui a raté beaucoup trop de jeux clés, la brigade défensive a flanché trop fréquemment lors de situations critiques.



Les unités spéciales n'ont pas été à la hauteur, en particulier le botteur de précision Greg Zuerlein (photo ci-dessus) qui a raté sept placements en huit parties, avant d'être blessé et de s'absenter pour la seconde moitié de la saison.  Quatre de ses tentatives avortées ont coûté des victoires à son équipe.  Réussies, elles auraient permis aux Jets d'avoir une fiche de 4-1 en début de campagne, et de rester ainsi dans la course aux séries éliminatoires.

Ayant congédié l'entraîneur en chef Robert Saleh, après cinq parties, la direction de l'équipe est à nouveau à la recherche d'un coach, car elle a décidé de ne pas retenir les services de Jeff Ulbrich, qui agissait comme pilote par intérim.  Le gérant général Joe Douglas a aussi pris la porte, et on devra lui trouver un successeur.



Après 14 ans de misère, les Jets continuent de porter l'étiquette de club d'incompétents.  Si Rodgers se retire, ou quitte l'équipe, on devra combler son poste, soit par un agent libre de qualité, ou un bon jeune quart, lors du repêchage.  

Trouver un directeur général et un entraîneur hautement compétents est la première priorité.  Parmi les candidats potentiels, on remarque Mike Vrabel, Rex Ryan, Brian Flores, et Mike McCarthy...

🏈🏈🏈



Du côté des Dolphins de Miami (8-9), la saison s'est terminée en queue de poisson avec une défaite de 32-20 contre les Jets, dimanche passé.  Ils manquent les éliminatoires pour la première fois en trois ans.  Ce qui fait la manchette dans le Sunshine State après cette triste fin de campagne, c'est la déclaration tonitruante d'après match du receveur étoile Tyreek Hill (photo ci-dessus), qui a dit qu'il ne jouerait plus pour les Dolphins.

Un membre de la direction de l'équipe a mentionné, pour sa part, que Hill avait déjà jeté l'éponge bien avant de signifier son abandon du club de Miami.

C'est encore la même histoire pour les "phins" depuis quelques années.  C'est un club différent quand le quart arrière Tua Tagovailoa joue (fiche de 6-5 cette saison, avec un différentiel de + 17, entre les points marqués -moyenne de 24 par match-, et les points alloués) et lorsqu'il est blessé (fiche de 2-4, avec une moyenne de 12,3 points marqués par game; et en différentiel négatif de 36 points).



Les substituts de Tua (à droite sur la photo ci-dessus) ne font pas le travail, comme le prouve leur coefficient d'efficacité combiné de 77,8 -et surtout leur manque d'aplomb en situations cruciales-.  On remarque également que les receveurs espacés de l'équipe sont de petite taille, et sont peu "physiques".  Ils sont désavantagés pour les attrapés contestés.

Cette caractéristique s'applique aussi à la défensive, qui dans le dernier droit de la saison, a éprouvé des difficultés à réussir des plaqués, en particulier contre les demis offensifs adverses.  Des jeux au sol anodins se sont alors transformés en de gros gains coûteux.

Les membres de la tertiaire n'ont pas brillé non plus, en ratant des plaqués, en ratant des couvertures, et en ratant plusieurs interceptions.  Au total, les Dolphins ont raté 101 plaqués cette saison.



Le manque de discipline (114 pénalités), a également pesé dans la balance, en plus des nombreux ballons échappés (onze, 4e plus haut total dans la NFL).

Les blessures ont fait mal au club, mais faute de substituts de qualité, les Dolphins ont été incapables de compenser.  La ligne à l'attaque a failli à la tâche en permettant 43 sacs du QB, et en n'ouvrant pas suffisamment de brèches pour les demis offensifs (4,01 verges par portée, 28e rang dans la NFL).

Tagovailoa pose un problème en raison de ses fréquentes blessures. Il faudra déterminer s'il demeure une solution fiable au poste de QB.  La direction devra également renforcer la profondeur de l'alignement à toutes les positions. Sinon, cette formation est vouée à stagner.

🏈🏈🏈





Sitôt le dernier match terminé, le propriétaire des Patriots de la Nouvelle Angleterre (4-13), Robert Kraft (photo ci-dessus) a congédié l'entraîneur en chef Jerod Mayo.  Kraft s'attendait à ce que Mayo, -une recrue comme head coach-, fasse mieux que son prédécesseur Bill Belichick, dès sa première saison à la barre de l'équipe.  Ce ne fut pas le cas.  Les résultats (4-13) ont été identiques, avec un alignement très semblable à celui que Belichick avait dirigé à sa dernière saison (2023).

Mais Kraft était probablement le seul qui s'attendait à de meilleurs résultats.  Avant le début de la campagne, les analystes et les experts prévoyaient un aussi mauvais bilan, et ils voyaient les Pats dans les dernières positions au classement général de la NFL.

La véritable surprise est que Kraft n'ait pas accordé au moins une autre chance à Mayo (photo ci-dessous). Ce dernier n'était pas prêt à diriger une équipe. Il n'avait pas d'expérience, même pas en tant que coordonnateur.



Il n'avait pas les outils pour réussir.  À commencer par une bonne ligne à l'attaque.  Comme leur coach, les membres de cette unité était inexpérimentés.  Pas moins de douze joueurs ont tenté de la constituer, en s'échangeant les positions.  Sans succès...

Envoyé peut-être trop tôt dans la mêlée, le quart arrière recrue Drake Maye n'a pas si mal paru, mais il n'avait aucun receveur dangereux à qui passer le ballon.

Peu importe qui remplacera Jerod Mayo comme entraîneur des Pats, il héritera des mêmes problèmes que lui. Les dirigeants de l'équipe ont beaucoup de travail à accomplir pour améliorer leur formation. La première chose à faire serait d'arrêter de commettre des erreurs de recrutement, et arrêter de conclure de mauvais échanges.

🏈🏈🏈




Les Bills de Buffalo (13-4) ont encore remporté le championnat de la division Est de l'AFC, cette fois, sans forcer.  S'ils ont gagné aussi facilement, c'est surtout à cause du brio époustouflant de leur quart arrière Josh Allen (photo ci-dessus), un sérieux candidat au titre de joueur de l'année dans la NFL (MVP).

Il a lancé 28 passes de touché, seulement six interceptions, en plus de marquer douze touchés au sol !  Il n'a été plaqué derrière la ligne de mêlée que quatorze fois !  Allen a dirigé la seconde meilleure attaque de la Ligue (30,9 points par match).

La défensive a tenu son bout en n'accordant que 21,6 points par partie (11e plus basse moyenne dans la NFL), mais elle a parfois connu quelques ennuis en étant incapable d'arrêter personne, dans certains affrontements : exemples, contre Baltimore (35 points, 427 verges allouées; 44 points, 457 verges contre les Rams; 42 points, 521 verges contre Détroit).



Allen (531 verges, 12 TD) et James Cook (1 009 verges, 16 touchés, photo ci-dessus) se sont chargés de l'attaque au sol (131,2 verges par match, 9e rang dans la NFL).  L'attaque aérienne s'est également classée 9e dans la ligue avec des gains de 227,9 verges par rencontre.

Elle aurait été meilleure si le receveur Amari Cooper n'avait pas été absent pendant la moitié de la saison à cause de blessures.  Khalil Shakir (76 attrapés, pour 821 verges et quatre touchés; et Keon Coleman (29 réceptions pour 556 verges et quatre touchés, en 13 matchs joués) ont aidé à compenser pour le manque de productivité de Cooper.  Allen a aussi reçu l'aide d'une foule d'autres receveurs marginaux en étant en mesure de bien distribuer le ballon.

En première ronde des séries éliminatoires (Wild Card), les Bills recevront les Broncos de Denver, dimanche prochain (13 heures).  On en reparlera...

mardi 20 août 2024



SAISON  2024-25  DES  PATRIOTS  DE  LA  NOUVELLE-ANGLETERRE  :  UN  VENT  DE  JEUNESSE  ET  DE  RENOUVEAU...


Une vague de jeunesse et d'innovation anime les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à l'aube de la saison 2024-25 de la Ligue Nationale de Football.

Après notre tournée des clubs de la division Sud de la Conférence Nationale (voir lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/les-buccaneers-de-tampa-bay.html), nous nous lançons dans l'exploration des formations de la division Est de la Conférence Américaine.  Premier arrêt : la Nouvelle-Angleterre.

Avec une direction entièrement renouvelée, les Patriots sont en reconstruction, tout en espérant stopper la spirale vertigineuse de leur déclin depuis le départ de Tom Brady en 2020.

Comme je l'avais prévu l'an dernier, dans mon analyse pré-saison des Pats, ça sentait la fin pour le légendaire coach Bill Belichick.  Avec un bilan désastreux de quatre victoires, treize défaites, la sortie de Belichick était devenue inévitable.



Elle s'est produite en janvier dernier et elle s'est faite de façon pas très chic...  Le propriétaire des Patriots, Robert Kraft, a essayé de sauver les apparences en remerciant Belichick, mais les mésententes entre les deux hommes, au cours des dernières saisons désastreuses du club, transparaissaient néanmoins.

C'est la fin d'un parcours inégalé dans l'histoire du football américain.  En 24 ans avec le club de la Nouvelle-Angleterre, Belichick s'est couvert d'honneur et de gloire.  Lorsqu'il  a pris les commandes en 2 000, l'équipe n'allait nulle part.  Sous sa direction, elle a remporté 17 titres de division, neuf championnats de Conférence, et six Super Bowls, tous des records.  Pas de doutes, Belichick est entré dans l'histoire en étant considéré comme le meilleur entraîneur de football de tous les temps.

Sera-t-il regretté par les joueurs actuels de l'édition 2024-25 ?  Probablement pas, du moins en ce qui concerne l'ambiance autour du club, et ses points de presse très brefs, durant lesquels il ne voulait rien révéler aux journalistes en répondant bêtement à leurs questions, ou en les envoyant promener !



Le taciturne et exigeant Belichick était un coach sévère, aux méthodes strictes, et aux commandements n'offrant aucune discussion ou réplique.  Véritable gourou de la défensive, c'est cette unité, la seule valable de l'équipe, et celle qui sauvait souvent les meubles, ces dernières années, qui pourrait souffrir de son départ et de la perte de sa grande expertise.

Robert Kraft a fait maison nette en mettant à la porte la quasi totalité des membres responsables des opérations football.  En tête de liste, il a nommé un nouveau gérant général (le jeune Eliot Wolf, 42 ans).  Jerod Mayo, 38 ans, succède à Belichick à titre d'entraîneur en chef.

La décision de Kraft, au sujet du nouveau titulaire, était tellement déjà prise, qu'il n'y a même pas eu d'interviews d'embauche pour le poste laissé vacant par la mise à la retraite (forcée ?) de Belichick.



Mayo n'a pourtant aucune expérience dans le coaching, à part le fait que cet ancien secondeur de ligne de l'équipe (de 2 008 à 2 015) a été instructeur des secondeurs intérieurs des Patriots pendant les cinq dernières campagnes.  Contrairement à son bourru prédécesseur, on dit qu'il sera près de ses joueurs ("players coach").  Ça va faire changement dans l'atmosphère, sur les lignes de côté !  Davantage de plaisir, disons...

S'amènent aussi sur le bord du terrain, un nouveau coordonnateur offensif, Alex Van Pelt, assisté de Ben McAdoo, deux anciens instructeurs des Packers de Green Bay, dont l'expérience est précieuse puisqu'ils ont travaillé avec l'extraordinaire quart arrière Aaron Rodgers.  Van Pelt a passé les trois récentes saisons dans le poste de coordonnateur de l'attaque des Browns de Cleveland.  Il succède à l'incompétent Bill O'Brien, congédié par le nouveau patron Mayo.

En défensive, autre nouveau venu : DeMarcus Covington.  Il était l'instructeur des joueurs de ligne défensive de l'équipe depuis 2020.

Tous ces nouveaux entraineurs sont porteurs d'idées fraîches et innovantes qui iront bien avec l'énergie et l'enthousiasme de la jeunesse qui caractérisera le club en 2024.



Est-ce que cela de bons résultats sur le terrain ?  Probablement pas, du moins, pas immédiatement.  Les preneurs aux livres et les experts prévoient la même fiche qu'en 2023 pour les nouveaux protégés de Jerod Mayo.  Ce qui les classera au dernier rang de la NFL...

Mayo hérite d'une formation en ruines, après un paquet de mauvais repêchages, d'agents libres ou de joueurs autonomes qui n'ont pas fait l'affaire, et de transactions qui n'ont pas fonctionné.

L'offensive devrait être encore la pire du circuit Goodell cette saison.  L'an passé, elle a produit l'anémique moyenne de 13,9 points par match.  À six reprises, les Patriots ont marqué sept points et moins dans des rencontres (dont deux blanchissages).



Des changements s'imposaient pour cette unité offensive improductive.  Pour vous donnez une idée de l'ampleur du problème chez les receveurs de passes des Pats, c'est la recrue Demario Douglas (photo ci-dessus) qui a été leur "moins pire" attrapeur, avec des gains peu impressionnants de 561 verges, et un grand total de...zéro touché !  Douglas sera encore dans le paysage cette année, bien qu'on estime qu'il est vulnérable aux blessures.

Par ailleurs, dans ce département aérien, les Patriots ont libéré le vétéran Juju Smith-Schuster, et Devante Parker a pris sa retraite.  Ça laisse en place le peu dangereux Kendrick Bourne (présentement blessé à un genou et douteux pour le début de la saison), les recrues Ja'Lynn Polk (choix de 2e ronde, 37e au total cette année) et Javon Baker (4e ronde, 110e).

K.J. Osborn (photo ci-dessous), un agent libre, a été ajouté après avoir joué quatre saisons comme substitut avec les Vikings du Minnesota.  Il procure cependant un peu d'expérience à ce groupe de receveurs qui demeurera quand même le plus inexpérimenté de la Ligue Nationale. 



Du côté des ailiers rapprochés, Hunter Henry est de retour.  Il sera secondé par Austin Hooper, que l'on a signé comme agent libre (il en sera à sa 5e équipe dans la NFL).  Mike Gesicki (Bengals) et Pharaoh Brown (Seahawks), ne sont plus dans le décor.

L'ère de Mac Jones est terminée comme quart arrière en Nouvelle-Angleterre.  Les Patriots l'ont expédié à Jacksonville contre un lointain choix de repêchage (6e ronde).

Son remplaçant sera probablement le "commis voyageur" Jacoby Brissett, un spécialiste des contrats d'un an, qui revient avec les Patriots.  Ceux-ci l'avaient repêché en 3e ronde (91e) en 2016.  Il n'a joué que trois matchs avec l'équipe, avant d'être échangé aux Colts d'Indianapolis le 2 septembre 2017.  Après quatre saisons avec les Colts, il a effectué de brefs passages d'un an avec les Dolphins, les Browns et les Commanders (la saison dernière).



On ignore s'il sera le quart partant pour les Patriots ou si ce sera la recrue Drake Maye (photo ci-dessus), choix de première ronde (3e au total cette année).  À moins que les dirigeants du club croient qu'il pourrait être un genre de C.J. Stroud, on pense qu'il pourrait devoir faire ses classes en première moitié de saison, avant de sauter ensuite dans la mêlée, surtout si le club n'arrête pas de perdre.

Il faut souligner que la jeune recrue ne serait pas dans un environnement favorable pour entreprendre sa carrière comme QB no 1, dès l'ouverture de la prochaine campagne.  Avec probablement le pire groupe de receveurs de la Ligue Nationale, et une ligne à l'attaque très vulnérable en protection sur les jeux de passes, ses chances de réussir sont d'autant plus amoindries.

Le substitut Bailey Zappe est encore disponible comme pivot dans l'alignement.  Pour le moment...

Dans cette situation peu propice pour l'efficacité du jeu aérien, les Patriots vont devoir s'en remettre au jeu au sol.  Pour seconder leur très capable porteur de ballon Rhamondre Stevenson (photo ci-dessous), ils sont allés chercher Antonio Gibson (ex-Commanders) sur le marché des agents libres.  Il a signé un contrat de trois ans.  L'expérience avec Ezekiel Elliott n'aura duré qu'une saison.  Il est retourné avec les Cowboys.



La ligne à l'attaque des Patriots sera encore suspecte cette saison.  Et plus complexe aussi car,, en raison d'un manque de ressources adéquates, les plaqueurs Chukwuma Okorafor et Caedan Wallace vont devoir jouer sur le côté gauche, alors qu'ils n'ont jamais évolué que de l'autre côté de la ligne.  De plus, le garde Cole Strange va rater le début de la campagne car il soigne une blessure au genou.

Cette ligne peine à assurer une bonne protection à ses quarts arrières.  L'an dernier, elle s'est fait défoncée à 48 reprises en accordant des sacks (9e pire dans la NFL).  Autrement, les évaluateurs donne une cote moyenne à cette unité.

La défensive a tenu le coup en 2023 même si elle était éprouvée par l'inefficacité de l'attaque, qui ne contrôlait pas assez longtemps la possession du ballon, ne permettant pas ainsi à leurs coéquipiers défensifs de reprendre leur souffle entre les séries de jeu (fatigue).



Néanmoins, elle a limité les dégâts en terminant au 1er rang de la Ligue contre le jeu au sol, pour ce qui est de la moyenne de verges allouées par course (3,3).  Elle n'a permis que six courses de plus de 20 verges aux adversaires (3e rang de la Ligue) tout en faisait échapper le ballon onze fois aux coureurs adverses (3e échelon de la NFL).

Et contre les jeux de passe, elle s'est aussi bien comportée en se classant dans le top 10 du circuit Goodell.  Les demis de sûreté Kyle Dugger (photo ci-dessus) et Jabrill Peppers font partie de l'élite à leur position.

Peut-être que le niveau de rendement de cette brigade défensive baissera d'un cran puisque l'expertise de Belichick lui manquera, et qu'elle a perdu quelques-uns de ses membres dans l'entre saison.  En effet, l'excellent secondeur de ligne Matt Judon a été échangé récemment aux Falcons d'Atlanta.  Et une autre partie de la secondaire sera privée de Sione Takitaki, dont on ignore la durée de l'absence après son opération à un genou.

Dans la tertiaire, trois éléments ont quitté : les demis de coin Myles Bryant (Texans), Jalen Mills et J.C. Jackson.  Peut-être que leurs remplaçants seront de moins bonne valeur.

Le plaqueur défensif Christian Barmore manque à l'appel puisqu'on lui a découvert un problème de caillots de sang.  Il est "out" pour une période indéterminée.



La faiblesse principale de cette unité est son manque de punch pour mettre de la pression sur les QBs adverses.  Elle n'a réussi que 36 sacks en 2023 (27e position dans la NFL). Rien pour arranger les choses, le botteur de précision des Pats est le pire de la NFl. En vertu de son affreux taux de réussite de 64 %.

En résumé, les Patriots devraient en arracher encore cette saison.  Ils ont le 2e calendrier le plus difficile de la Ligue, et ils évoluent dans une division forte (Jets, Dolphins, Bills).  On estime même qu'ils ne seront favoris dans aucune de leurs rencontres.  L'inexpérience de leurs entraîneurs, et de plusieurs joueurs de leur attaque, ne sera pas un atout.

Les fiers partisans risquent de s'ennuyer encore longtemps de l'époque glorieuse de Bill Belichick.

New England Patriots 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

at Cincinnati Bengals

1:00 PM

2

Sep 15

Seattle Seahawks

1:00 PM

3

Sep 19

at New York Jets

8:15 PM

4

Sep 29

at San Francisco 49ers

4:05 PM

5

Oct 6

Miami Dolphins

1:00 PM

6

Oct 13

Houston Texans

1:00 PM

7

Oct 20

at Jacksonville Jaguars

9:30 AM

8

Oct 27

New York Jets

1:00 PM

9

Nov 3

at Tennessee Titans

1:00 PM

10

Nov 10

at Chicago Bears

1:00 PM

11

Nov 17

Los Angeles Rams

1:00 PM

12

Nov 24

at Miami Dolphins

1:00 PM

13

Dec 1

Indianapolis Colts

1:00 PM

14

Bye

 

 

15

Dec 15

at Arizona Cardinals

4:25 PM

16

Dec 22

at Buffalo Bills

1:00 PM

17

TBD

Los Angeles Chargers

TBD

18

TBD

Buffalo Bills

TBD