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vendredi 27 janvier 2023



FINALE DE LA CONFÉRENCE NATIONALE 2023 : LES EAGLES DE PHILADELPHIE VONT BARRER LE CHEMIN DES 49ers DE SAN FRANCISCO VERS LE SUPER BOWL.

Comme dans la Conférence Américaine, dans le choc Cincinnati vs Kansas City, nous aurons droit à tout un affrontement dimanche après-midi à Philadelphie dans le match de championnat de la Conférence Nationale entre les 49ers de San Francisco et les Eagles.  On verra à l'oeuvre deux offensives bourrées de talent, et de "play makers" hors pair, se mesurer à des défensives féroces ne faisant pas de quartier.

Le chemin vers cette rencontre au sommet a été plus facile pour les Eagles.  Pour s'être bâti la meilleure fiche durant la saison régulière dans la NFC, ils ont eu congé de la première ronde éliminatoire (wild card) et l'avantage du terrain pour toute la durée des playoffs.  Puis, en seconde ronde, ils ont écrasé les Giants de New York 38 à 7.

Les 49ers ne l'ont pas eu aussi facile.  Ils ont peiné en première demie contre les Seahawks de Seattle avant de revenir en force dans les deux derniers quarts pour avoir finalement raison de leurs adversaires 41 à 23 durant la fin de semaine des wild cards.

En deuxième ronde, dimanche passé, contre Dallas, les Niners et leur quart-arrière recrue Brock Perdy ont connu des ratés en attaque et c'est grâce au brio de leur défensive (seulement 76 verges accordées au sol, 206 dans les airs, deux interceptions, deux sacks, et un faible 33% de réussite des Cowboys sur les 3e essais) qu'ils sont venus à bout de leurs opposants au compte de 19 à 12.



Dimanche prochain, le jeune Perdy (photo ci-dessus) disputera son premier match éliminatoire à l'étranger, devant la foule survoltée de Philadelphie, qui agira comme 12e homme pour le club local.  La défensive de San Francisco a été la meilleure de la Ligue Nationale en 2022, mais celle de Philadelphie a exercé plus de pression qu'elle sur les quarts-arrières ennemis.  Avec 70 sacks (contre 44 pour les 49ers), les Eagles sont venus à deux sacks d'égaler un record de la NFL.  L'inexpérimenté Purdy n'a qu'à bien se tenir !

Mais heureusement pour lui, son entraîneur Kyle Shanahan lui prépare toujours des plans de match taillés sur mesures pour qu'il n'ait pas à forcer des jeux risqués.  Donc, une formule pas compliquée : des petites passes sûres en zone courte ou intermédiaire -surtout à son as ailier rapproché George Kittle-; remettre le ballon à ses excellents demis offensifs (Elijah Mitchell -photo ci dessous- et Christian McCaffrey) ou, occasionnellement à l'explosif receveur Deebo Samuel, sortant en diagonale du champ arrière; «manger» le ballon ou le lancer hors d'atteinte de quiconque au lieu de risquer un échappé ou une interception; et finalement, compter sur la défensive pour gagner la partie...

Dimanche dernier, les Cowboys de Dallas ont pas mal enrayé ce plan «sécuritaire».  Les Eagles en ont certainement pris bonne note.  Cette saison, ce sont eux qui ont alloué le moins de verges en défensive dans la NFL (3 057 contre 3 789 pour les 49ers).  La grande force des receveurs des Niners c'est le grand nombre de verges gagnées après l'attrapé.

Or, les membres de la brigade défensive des Eagles sont bons pour limiter ce genre de gains.  Ce qui fait que, avec la pression que cette unité met sur les QBs et les porteurs de ballon opposés, elle n'est pas loin d'être aussi efficace que sa contre partie de San Francisco.

De plus, la tertiaire de Philadelphie est moins vulnérable que celle des 49ers sur les longs jeux aériens, tout en étant la meilleure pour bloquer des passes.  Cette saison, l'étanche défensive des Aigles n'a permis à ses adversaires qu'une modeste moyenne de 180 verges par partie (contre 223 pour les 49ers).   

L'attaque des Eagles est numéro un de la NFL pour les jeux explosifs, soit les courses de plus de dix verges, et les passes de plus de vingt verges.  Côté talent, avec des receveurs de la trempe des A.J. Brown, DeVonta Smith et Dallas Goedert, elle n'a rien à envier à ceux de San Francisco.

L'unité défensive des Niners a été celle qui a le plus limité les gains au sol cette saison (moyenne de 77 verges par match).  Mais quand elle accorde 99 verges ou plus dans une partie, les 49ers ont une fiche de 2-4.  Pour leur part, avec un quart-arrière mobile comme Jalen Hurts (760 verges de gains au sol en 15 parties jouées) et de bons demis offensifs comme Miles Sanders et Kenneth Gainwell (photo ci-dessous), les Eagles surpassent presque toujours les 100 verges de gains au sol.  Ils ont une fiche de 12-0 quand ils y parviennent.



En général, les clubs de l'Ouest, comme San Francisco, éprouvent des difficultés à l'étranger, (décalage horaire ?) quand ils doivent traverser le continent pour se rendre dans l'Est.  Et avec la foule déchaînée de Philadelphie, les joueurs des Niners auront du mal à s'entendre sur le terrain.  Ce qui pourrait mener à des pénalités pour de faux départs (false starts) ou semer de la confusion dans l'exécution des jeux.

Cette saison, les 49ers n'ont pas été le même club à l'étranger qu'à domicile.  Ils ont subi trois défaites en sept parties sur la route.  Des revers contre de faibles formations : Chicago, Denver et Atlanta.

Bien sûr des performances individuelles extraordinaires de super stars comme McCaffrey, Deebo Samuel et George Kittle peuvent faire pencher la balance du côté de San Francisco dimanche prochain à Philadelphie.  La défensive des Niners peut être intraitable.  Mais celle des Eagles aussi, surtout devant ses bruyants partisans.

À mon avis, c'est au poste de quart-arrière que les Eagles ont un avantage décisif.  Hurts (photo ci-dessous) est meilleur que Purdy, tant par son expérience que par sa force physique qui le sert bien pour décocher de longues passes, éviter d'être frappé, "acheter" du temps pour lancer ses passes, et faire des ravages en se transformant en porteur de ballon difficile à arrêter.  En moyenne, avec lui dans l'alignement cette saison, les Eagles ont amassé des gains au sol de 164 verges par match.



Certes, San Francisco a gagné ses douze derniers matchs, mais les Eagles sont très bons à domicile (8-2 cette saison, avec un écart moyen de 10,4 points lors des victoires).  Ils ne détruiront pas les Niners comme ils ont détruit les Giants la semaine passée.  Mais si les 49ers continuent à démarrer leurs matchs éliminatoires lentement, et que Purdy maintient sa tendance à s'acclimater tardivement aux conditions de jeu, comme il l'a fait au cours des deux dernières semaines, les Eagles pourront en profiter pour connaître un autre de leurs excellents départs habituels dans le match de dimanche prochain.

Et quand les 49ers se réveilleront enfin, il sera déjà trop tard...    

lundi 5 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : LES PRÉTENDANTS AU CHAMPIONNAT DE LA CONFÉRENCE NATIONALE.



On dit parfois qu'un club de football de la NFL ne remporte pas le Super Bowl durant la saison morte, mais qu'il peut le perdre.

Les dirigeants des équipes du circuit Goodell doivent composer avec les tracasseries du plafond salarial.  Ils doivent prévoir, un an ou deux à l'avance, les grosses augmentations salariales que demanderont leurs meilleurs joueurs.  Ou bien ils doivent se garder une réserve monétaire pour acquérir des footballeurs importants sur le marché des agents libres ou sur celui des échanges.

C'est un méchant casse-tête.  Souvent, pour respecter leur budget, ils doivent libérer ou sacrifier des joueurs de milieu de peloton.  Ce qui risque quand même d'affaiblir leur équipe et de diminuer la profondeur de leur alignement.

D'autre part, ils perdent parfois des éléments essentiels de leur personnel à cause d'impératifs financiers contraignants, des joueurs qui prennent leur retraite, ou en raison de mauvaises décisions administratives.

Bref, selon que leur bilan de l'entre-saison est positif ou négatif, les équipes les plus fortes peuvent voir leurs chances de gagner un championnat s'améliorer ou diminuer.  Leur participation aux séries éliminatoires de fin de saison s'avère fort probable.  Reste à savoir, cependant, si elles iront loin sur ce chemin tortueux menant au Super Bowl.




Les Cowboys de Dallas

Après une saison régulière couronnée de succès (fiche de 12-5, champions de la NFC Est), les partisans de l'America's team étaient enthousiastes et pouvaient espérer que leur club favori retourne enfin au Super Bowl.  Un championnat que les Boys n'ont pas gagné depuis 1995.  Mais leurs espoirs ont tellement été souvent déçus, si on remonte jusqu'en 1997 (une fiche 3-10 en séries éliminatoires), qu'ils auraient dû les tempérer.

Et, comme de fait, ils ont encore reçu un coup d'assommoir quand leur club, pourtant favori pour gagner, s'est incliné dès leur premier match éliminatoire, contre les 49ers de San Francisco.  Une défaite d'autant plus cruelle par la façon que ce match s'est terminé.  

Parvenus en territoire ennemi, les Cowboys avaient encore une chance de marquer un touché, et de gagner cette partie, dans les dernières secondes de jeu.  Mais au lieu de tenter une passe, le quart-arrière Dak Prescott (photo ci-dessus) a effectué une course (jeu d'attiré) qui n'a rien donné, et qui a fait écouler les dernières secondes de la rencontre.




Cette mauvaise décision, et ce revers douloureux, ont hanté Prescott (photo ci-dessus) durant toute la saison morte.  Ce genre d'occasion de s'emparer d'un championnat, grâce à un alignement de premier plan, ne se présente pas souvent.  Cette fenêtre ouverte sur les plus grands accomplissements, ne reste pas ouverte indéfiniment.

L'entre-saison n'a pas été bonne pour les Cowboys.  Ils ont perdu de bons éléments sur le marché des agents libres, ou en raison de blessures.  Et tous ces vides n'ont été que partiellement comblés par des joueurs de moindre qualité.  Il auront aussi à déjouer le mauvais sort : depuis la saison 2000, aucun club n'a remporté deux fois de suite le championnat de la division Est de la Conférence Nationale.

Les pertes qui ont le plus fait parler sont au niveau de l'attaque des Cowboys.  Cette attaque qui a généré le plus de points (530) et de verges (6 919) dans la Ligue l'an passé.  Amari Cooper, le receveur no 1, a quitté pour Cleveland.  Son coéquipier sur l'escouade aérienne, Cedrick Wilson, jouera désormais pour les Dolphins de Miami.  De plus, Michael Gallup soigne encore une blessure au genou (ligament croisé antérieur), qui lui fera manquer le début de la prochaine saison.




Pour boucher les trous fait dans l'alignement à cette position, les Boys ont signé l'ex-Steelers James Washington (photo ci-dessus), qui tentera de sauver sa carrière à Dallas, après ne pas avoir réussi à remplir les promesses placées en lui depuis ses débuts en 2018.  Blessé à un pied au cours du camp d'entraînement, Washington ne sera pas disponible avant le mois de novembre.  

Le receveur Jalen Tolbert a été choisi en 3e ronde du repêchage de cette année, mais il pourrait ne pas être prêt à faire le saut dans un poste régulier de la grande Ligue, dès cette saison. 

Résultat ?  Seul CeeDee Lamb (72 réceptions pour 1 102 verges et six touchés en 2021) et l'ailier rapproché Dalton Schultz (78 attrapés pour 808 verges et 8 majeurs) sont des receveurs fiables et valables dans l'offensive de Dallas.  Lamb peut-il assumer une plus grande charge de travail ? Et sera-t-il davantage ciblé par les demis défensifs opposés ?

Comble de malheur, la ligne à l'attaque, jadis la meilleure de la Ligue, déplore également des pertes dommageables.  En plus de Tyron Smith (plusieurs mois d'absence à cause d'une fracture du genou), cette unité a vu le garde Connor Williams se joindre aux Dolphins de Miami, et le bloqueur La'el Collins faire de même en changeant d'uniforme pour celui des Bengals de Cincinnati.

Il ne reste plus que Zach Martin, (photo ci-contre) 31 ans, pour rappeler l'excellence de cette ligne offensive qui était le socle solide sur lequel s'appuyait l'offensive redoutable des Cowboys.  Une baisse de régime de cette unité est à craindre.  Surtout au centre, où Tyler Biadasz n'est même pas certain de garder son poste.  

Le choix de première ronde Tyler Smith pourrait ne pas être à son mieux puisqu'en raison du manque d'effectif, on l'oblige à jouer comme garde à gauche plutôt qu'à sa position naturelle de bloqueur à gauche.

La protection sur les jeux de passes souffrira de cette situation difficile, et les brèches pour les porteurs de ballon seront plus rares.




Justement, au sujet des demis offensifs, on a noté une baisse de rendement de la part d'Ezekiel Elliott (photo ci-dessus) au cours des deux dernières saisons.  Surutilisé depuis le début de sa carrière (impliqué directement dans 1 938 jeux), l'usure peut devenir un facteur de déclin, comme les blessures qu'il traîne même s'il refuse de sortir du jeu.  Sa moyenne de verges par course (4,2) et par match (59) a diminué, et il est moins efficace pour capter des passes.

Son compagnon du champ arrière Tony Pollard est meilleur que lui.  Mais le gigantesque contrat d'Elliott, et son rôle de leader, empêchent les Cowboys de trop réduire son temps de jeu au profit de Pollard.

Au moins, l'an passé, Dak Prescott est revenu en force après son grave accident de 2020 (fracture de la cheville).  Il a lancé 37passes de touché, réussi 68,8 % de ses passes, et il a accumulé 4 449 verges de gains par la voie des airs.  Par mesure de précaution, les Cowboys ont limité la longueur de ses courses en 2021 (moyenne de 2,7 verges comparée à 5,3 verges auparavant) pour qu'il complète la réhabilitation de sa blessure de l'année précédente.  Peut-être aura-t-il davantage le feu vert cette saison pour tenter de plus longues courses.  Au lieu de se jeter prématurément au sol, par mesure de sécurité, pour éviter de se faire frapper.




Grâce au formidable travail de son coordonnateur Dan Quinn (nommé assistant coach de l'année dans la NFL), la défensive a également effectué un retour en force.  L'année précédente, elle avait établi un nouveau record de franchise pour le plus de points accordés aux adversaires.  En 2021, elle a réduit ce nombre jusqu'à finir au 7e rang de la Ligue pour le moins de points alloués.  En plus de dominer le circuit Goodell au chapitre des revirements provoqués avec 34 et de terminer en 13e position pour les sacks avec 41.  

Mais elle a dû aussi essuyer des pertes dans l'entre-saison.  Les plus notables sont celles du joueur de ligne Randy Gregory, passé chez les Broncos de Denver; et des demis de sûreté Damontae Kazee (Steelers) et Keanu Neal (Buccaneers).  Le seul remplaçant raisonnable pour ces pertes est le chasseur de QBs Dante Fowler Jr.

L'extraordinaire émergence de Micah Parsons (photo ci-dessus) → recrue défensive de l'année dans la NFL ← permet cependant de rehausser le niveau de jeu de toute cette brigade.  Il a réussi 13 sacks, 20 plaqués pour des pertes de terrain; et il a frappé les QBs adverses à 30 reprises, en 16 matchs joués.



Le "front 7" est douteux, surtout à l'intérieur de la première ligne avec les peu doués Osa Odighizuwa et Neville Gallimore.  Et les Cowboys attendent un bien meilleur rendement de la part de DeMarcus Lawrence, à qui ils ont consenti une grosse partie de l'or du trésor de Fort Knox (contrat de $ 105 millions en 2019) !

La tertiaire est vulnérable.  Globalement la défensive de Dallas a réussi 26 interceptions, un sommet dans la Ligue.  Les Cowboys ont toutefois permis plus de 4 000 verges aériennes pour se situer au 20e rang de la NFL dans ce domaine.

Le demi de coin Trevon Diggs (photo ci-dessus) a défrayé les manchettes avec ses spectaculaires interceptions (11, un record d'équipe) l'an dernier, mais les plus fins observateurs ont montré du doigt ses couvertures déficientes qui se sont traduites par 1 051 verges de gains pour les adversaires.  Diggs prend beaucoup de risques pour réaliser ses interceptions, et il se fait trop souvent brûler quand il rate son coup.




Le départ de Greg Zuerlein (photo ci-dessus) pour New York (Jets) laisse les Cowboys sans botteur de précision.  Brett Maher devrait occuper le poste, même s'il a été soumis au ballottage à la fin du mois d'août.

Avec tous ces bouleversements dans leur formation, il est bien difficile de croire que les Cowboys seront meilleurs que la saison passée.  Contrairement à eux, les Eagles de Philadelphie, -leurs principaux concurrents dans leur division-, ont amélioré leur club durant la saison morte, et ils devraient les devancer au classement en 2022.

Advenant des imprévus, comme des blessures à des joueurs clés, les Cowboys n'ont plus assez de profondeur dans leur alignement pour tenir le coup.  Ils pourraient même rater les éliminatoires si de proches poursuivants, comme les Vikings ou les Cardinals, font mieux que prévu, dans cette faible Conférence Nationale.

Les affamés partisans de l'America's Team désiraient fortement que l'organisation de leur club favori soit «all in» cette année.  Comme les Rams l'an passé, avant leur conquête du trophée Lombardi.  Mais les Cowboys n'en avaient tout simplement pas les moyens.  Une autre amère désillusion pour les fans de Dallas. 




Les Eagles de Philadelphie

Les Eagles de Philadelphie ont surpris la planète NFL l'an passé en se qualifiant pour les séries éliminatoires avec un bilan positif de 9 gains, 8 revers.  Mais ce ne serait pas une surprise s'ils faisaient mieux encore cette année en s'emparant du titre de la division Est de la Nationale, devant leurs rivaux de Dallas, champions de la même section en 2021.

C'est que, pendant que les Cowboys perdaient des joueurs importants cet été, sur le marché des agents libres, les Eagles, eux, y faisaient le plein d'éléments qui enrichiront leur alignement et les rendront plus difficiles à battre.

Ils ont fortifié leur défensive, qui en avait grandement besoin.  Mais ce sont les additions à leur offensive qui impressionnent le plus.  A.J. Brown (photo ci-dessus), un receveur dominant, s'amène à Philly en provenance des Titans du Tennessee, où il a brillé, même dans un club qui privilégiait le jeu au sol.  Les seuls receveurs qui ont maintenu une moyenne de verges par tracé supérieure à la sienne sont Davante Adams et Justin Jefferson.  Il est en très bonne compagnie !!!




Un autre ailier espacé, Zach Pascal, a quitté les Colts d'Indianapolis pour rejoindre son ancien coach Nick Sirianni, chez les Eagles.  Il vient complémenter «l'air force» de Philadelphie avec l'excellent DeVonta Smith (photo ci-dessus), une révélation, l'an dernier chez les receveurs de passes.

Dallas Goedert, un des meilleurs ailiers rapprochés de la NFL, est aussi là pour armer cette offensive puissante qui sera à surveiller cette saison.  Elle a la chance de s'appuyer sur une ligne à l'attaque classée au premier rang de la Ligue par les experts.  Le centre tout étoile Jason Kelce dirige cette unité sans pareille, avec à ses côtés deux autres vedettes en Lane Johnson (bloqueur à droite) et Jordan Mailata (bloqueur à gauche).

Les porteurs de ballon Miles Sanders, Kenneth Gainwell, et Boston Scott, auront également le luxe de bénéficier de ces compétents joueurs de ligne, qui leur ouvriront les portes des défensives adverses.

La seule incertitude, et elle est de taille, réside dans la progression du quart-arrière Jalen Hurts (photo ci-contre).  J'ai l'impression de me répéter, mais Hurts s'inscrit dans la liste assez longue des jeunes QBs noirs, de forte stature, qui sont bien meilleurs coureurs que passeurs.  

Pour corriger ses défauts de lanceur de passes, Hurts a beaucoup travaillé cet été, en s'entraînant pour améliorer sa mécanique.  On a mis l'accent sur ses jeux de pieds, et sur le positionnement du haut de son corps, lorsqu'il décoche ses passes.  Déjà on remarque qu'il est plus précis, et ses mouvements plus fluides.  De passeur moyen l'an passé, on croit qu'il peut s'élever au-dessus de cette moyenne en 2022, surtout parce qu'il est mieux entouré maintenant.  S'il y parvient mieux que prévu, les Eagles deviendront de sérieux prétendants au championnat de la NFC.

En défensive, on a dû procéder à plusieurs changements pour rendre cette unité plus efficace.  Les postes de demis de sûreté demeurent problématiques après la défection de Rodney McLeod, parti chez les Colts, et avec des titulaires peu rassurants comme Anthony Harris et Jaquiski Tartt.

Par contre, les demis de coin Darius Clay et Avonte Maddox sont soulagés d'accueillir le nouveau venu James Bradberry (ex-Giants ➢ photo ci-dessous).  L'an dernier, c'est lui qui a forcé le plus de passes incomplètes dans toute la NFL.  Slay, quant à lui, a fini en 6e position dans la Ligue pour la qualité de ses couvertures contre les jeux de passe.

Les Eagles ont également eu la main heureuse en recrutant l'ailier défensif Haason Reddick (ex-Panthers), et le secondeur de ligne Kyzir White (ex-Chargers), qui arrivent en renforts pour solidifier la brigade défensive, après le départ d'Alex Singleton pour Denver.  

Le linebacker Nakobe Dean a été sélectionné en 3e ronde du repêchage de cette année, et les Eagles sont confiants qu'il sera un bon atout dès cette saison.  T.J. Edwards peut aussi tenir son bout sur cette seconde ligne qui, de médiocre l'an passé, pourrait devenir une force en 2022.




Fletcher Cox (31 ans ➢ photo ci-dessus) et Brandon Graham (34 ans), prennent de l'âge, mais on les ménagera en faisant une rotation sur la première ligne de défense.  Le choix de première ronde (13e au total), le plaqueur défensif Jordan Davis, est très prometteur.

Tout semble en place pour que Philadelphie s'illustre et attire les regards cette saison.  À condition, bien sûr, que le QB Jalen Hurts ne déçoive pas au poste le plus important de l'équipe.  Si c'était le cas, cependant, le pivot substitut Gardner Minshew pourrait prendre la relève et sauver les meubles.




Les 49ers de San Francisco

On savait que les 49ers de San Francisco avait une bonne équipe au début de la saison dernière.  Mais pas au point de passer à un cheveu d'une participation au Super Bowl.  Après avoir surpris les Cowboys de Dallas et les Packers de Green Bay, tous deux favoris pour gagner, les Niners ne devaient écouler que les deux dernières minutes de la finale de Conférence, contre les Rams de Los Angeles, pour accéder au match ultime du SB.

Ils auraient pu planter le dernier clou dans le cercueil des Rams si le demi défensif Jaquiski Tartt n'avait pas échappé une interception qui semblait archi-facile.  Au lieu de ce revirement crucial, les Rams ont poursuivi leur offensive pour aller marquer des points qui ont fait la différence en leur faveur.  Tartt était inconsolable après le match, et les 49ers lui ont fait prendre la porte après la saison.  Il est maintenant avec les Eagles de Philadelphie.

Devinez ce qui s'annonce comme le point primordial de la prochaine saison de football professionnelle à San Francisco cette année...  Et oui, vous avez frappé dans le mille si vous avez répondu : le jeu du jeune et robuste quart-arrière noir Trey Lance (photo ci-dessus).


Comme tant d'autres de ses semblables dans la NFL, on sait qu'il a un bon bras et qu'il peut courir merveilleusement avec le ballon.  Mais on sait aussi que c'est une autre histoire quand vient le temps de le lancer.  Là, c'est l'inconnu.  Il a du mal sur les passes courtes ou intermédiaires, et il peine à bien lire les défensives adverses.

À son année recrue l'an passé (choix de première ronde, 3e au total), on ne l'a vu que dans deux matchs comme quart-arrière partant, en remplacement du QB no 1 Jimmy Garoppolo (photo ci-dessus), blessé encore une fois !  Rien de bien concluant.  On doit en voir plus.  Les Niners ont bien tenté d'échanger Jimmy G, mais on n'a pas trouvé preneurs.  Les autres clubs étant effrayés par l'opération à l'épaule qu'il a subie cet été.

Même si Garoppolo est toujours sur le marché des échanges, il demeure avec l'équipe, et il est remis de son opération.  Les 49ers ne veulent pas l'échanger sans obtenir presque rien en retour.  Ils savent qu'ils peuvent gagner avec lui, si jamais Lance ne fait pas l'affaire.  Mais cela peut nuire à ce dernier, car il sera toujours nerveux en regardant par-dessus son épaule, et en voyant Jimmy G prêt à prendre sa place s'il ne joue pas bien...




Si Lance échoue, ce ne sera pas parce qu'il n'a pas de soutien en offensive.  Le receveur Deebo Samuel (1 405 verges de gains aériens en 2021, moyenne de 18,2 verges par réception) fait partie de l'élite de la NFL.  Et l'an passé, il s'est même distingué comme porteur de ballon (365 verges au sol)!  Un phénomène inédit dans l'histoire de la NFL !  Il a cependant averti l'équipe, cette année, qu'il voulait que cette option au sol soit réduite.

Avec son coéquipier Brandon Aiyuk et le super ailier rapproché George Kittle, Samuel (photo ci-dessus) a de quoi faire trembler les défensives opposées.  Ces dernières n'auront pas de répit non plus avec les dangereux demis offensifs Elijah Mitchell et Kyle Juszczyk.  L'an dernier, Mitchell a fracassé un record de franchise, pour un demi offensif recrue, en amassant 963 verges de gains au sol.  Raheem Mostert, a cependant quitté pour les Dolphins de Miami, ce qui enlève de la profondeur dans le champ arrière des Niners.

La ligne à l'attaque s'est cependant affaiblie avec l'exil du garde à gauche Laken Tomlinson, qui a fait sonner la caisse en se joignant aux Jets de New York.  Le centre Alex Mack leur manquera aussi, après avoir pris sa retraite.  Le coordonnateur offensif Mike McDaniel ne sera plus là non plus pour faire profiter l'équipe de sa grande expertise.  Il est devenu l'entraîneur en chef des Dolphins de Miami.


Le garde à droite, Daniel Brunskill était déjà un point faible l'an passé, et il continuera de l'être en 2022.  Même chose en ce qui concerne le centre Jake Brendel, une hypothèque en protection de QB.  Mike McGlinchey, le bloqueur du côté droit, revient d'une sérieuse blessure au quadriceps et on ignore s'il pourra retrouver sa forme d'avant. 

Le point fort de cette ligne affaiblie est le bloqueur à gauche Trent Williams (à droite sur la photo ci-dessus), le meilleur à sa position dans la NFL.

La défensive a meilleure mine et pourrait encore figurer dans le top-5 de la Ligue en 2022.  Surtout avec le joueur de ligne Nick Bosa, dont on dit qu'il est le meilleur à sa position après Myles Garrett des Browns, et T.J. Watt des Steelers.  Tout un compliment !  

Ce qui impressionne chez cette brigade défensive, c'est sa grande profondeur et les options multiples qu'elle permet.  Les Arik Armstead et Drake Jackson, sur la première ligne; Fred Warner, sur la 2e; et Jimmie Ward, sur la 3e; ne sont pas piqués des vers.

Il y a tout de même des craques dans le mur défensif de San Francisco.  Le demi de coin K'Waun Williams et le plaqueur défensif D.J. Jones ont pris le chemin de Denver.  Mais les 49ers ont tout de même récupéré Charvarius Ward (ex-Chiefs ➢ photo ci-dessous) et George Odum (ex-Colts) sur le marché des agents libres.




Toutefois, à l'intérieur de la première ligne, Javon Kinlaw n'est pas le crayon le plus aiguisé dans la boîte.  Le secondeur de ligne Dre Greenlaw n'a pas non plus d'étoile dans son cahier d'évaluation.  Enfin, le demi de sûreté Tarvarius Moore montre des trous dans ses couvertures de passe.

Si les 49ers sont passés à un jeu ou deux de participer au Super Bowl en janvier dernier.  Mais il ne faut pas oublier non plus qu'ils se sont qualifiés in extremis en séries éliminatoires, grâce à une victoire en prolongation contre les Rams, lors du tout dernier match de la saison.  S'ils avaient perdu, ce sont les Saints de la Nouvelle-Orléans qui auraient pris leur place.

La ligne à l'attaque est préoccupante et peu sûre.  Trey Lance devra prouver qu'il peut être un bon quart-arrière partant.  Sinon, même avec leur excellente défensive, les 49ers n'iront pas loin.  Moins loin, en tout cas, que l'an dernier.

🏈🏈🏈

PRÉVISIONS PRÉCÉDENTES

samedi 3 septembre 2022

PRÉVISIONS NFL SAISON 2022-23 : UNE BATAILLE ROYALE POUR ACCÉDER AUX SÉRIES ÉLIMINATOIRES DANS LA CONFÉRENCE AMÉRICAINE !


mardi 30 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022-23 : DES CLUBS MOYENS QUI POURRAIENT SURPRENDRE (BROWNS, SAINTS, CARDINALS, RAIDERS)


samedi 27 août 2022

PRÉVISIONS NFL 2022 : DES ÉQUIPES ENTRE DEUX EAUX (PANTHERS, COMMANDERS, STEELERS, VIKINGS).


jeudi 25 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : DES CLUBS ENTRE DOUTE ET ESPOIR (JAGUARS, JETS, LIONS, SEAHAWKS).


dimanche 21 août 2022

PRÉVISIONS SAISON 2022-23 DE LA NFL : LES DERNIERS DE CLASSE (Texans, Falcons, Bears, Giants)...

vendredi 14 janvier 2022

NFL WILD CARD 2022 : DES CHOSES IMPRÉVUES POUR UN MIRACLE DES EAGLES À TAMPA BAY...



En apparence, dimanche après-midi, les Eagles de Philadelphie (9-8) devraient jouer le rôle de négligés en affrontant les champions défendants du Super Bowl à Tampa Bay.  Les Buccaneers (13-4) de l'endroit sont les grands favoris pour écarter de leur chemin les visiteurs, en route vers leur second Super Bowl d'affilée.

Mais les Eagles pourraient donner du fil à retordre au club local.  Lorsque les deux équipes se sont rencontrées cette saison, le 14 octobre, à Philadelphie, les Bucs ont gagné seulement par une possession, au compte de 28 à 22.  C'était 21-7 à la mi-temps pour la bande de Tom Brady.

Avant le début de la campagne, pratiquement tous les observateurs (moi aussi) prévoyaient une autre année de misère aux Eagles.  Et, à la mi-saison, les résultats de l'équipe leur donnaient raison : Philadelphie avait une fiche de deux victoires, cinq défaites.  On estimait à moins de 7% la probabilité qu'ils participent aux séries éliminatoires.

Pour le nouvel entraîneur des Aigles, Nick Sirianni, c'était clair qu'il fallait changer les plans de matchs.  À ce moment-là, le pilote a décidé de miser sur les forces qu'il voyait tout de même en analysant son unité offensive.  Il allait privilégier l'attaque au sol.  D'autant plus que la course est le point fort de son jeune quart-arrière Jalen Hurts (meilleur QB de la Ligue pour les gains au sol avec 784 verges et 10 touchés).

Il faut croire que Sirianni a pris la bonne décision puisque sa troupe a terminé la saison en gagnant six de ses huit derniers matchs.  Et la défaite de dimanche passé contre Dallas n'était pas significative puisque les Eagles étaient assurés de leur place en éliminatoires et qu'ils avaient mis au repos Jalen Hurts (montage photos en tête de l'article), ennuyé par une blessure à une cheville.

Hurts et ses demis offensifs ont tellement bien couru avec le ballon (moyenne de 160 verges par partie) qu'ils ont fini en tête de la NFL dans ce département.  Le demi offensif Miles Sanders a fait sa part pour réussir cette performance exceptionnelle.  Il reviendra au jeu après avoir raté les deux derniers matchs de la saison à cause d'une blessure à une main.  Il portera une protection à cette main mais il a dit que cela ne lui nuira pas pour porter le ballon ou pour capter des passes.  Dimanche, à Tampa Bay, on prévoit des orages électriques et des vents violents à l'heure de la rencontre (13 heures).  Le jeu aérien pourrait être difficile à réussir.  Le jeu au sol devrait être le meilleur moyen d'avancer sur le terrain.

Si Philadelphie est no 1 pour le jeu au sol, les Buccaneers sont toutefois parmi les meilleurs clubs de la Ligue pour stopper l'attaque terrestre.  La force de l'offensive de Tampa Bay est évidemment le jeu aérien (1er dans la NFL, moyenne de 308 verges de gains par match) avec l'as QB Tom Brady (photo ci-dessus) et son remarquable groupe de receveurs, qui sera cependant privé de son meilleur élément puisque Chris Godwin a vu sa saison se terminer à cause d'une blessure à un genou le 18 décembre dernier.

La rencontre mettra aux prises les deux quarts-arrières avec le plus grand écart d'âge (21 ans) de l'histoire des matchs éliminatoires de la NFL.  Jalen Hurts (23 ans) n'a aucune expérience en séries éliminatoires, et il n'a pas le talent de passeur de Tom Brady [à 44 ans, celui-ci n'a pas ralenti, en dominant la Ligue pour les verges par la passe (5 316), les passes complétées (485) et le nombre de touchés par la passe (43), il en sera à sa 46e partie en séries éliminatoires], mais il peut tout de même compter sur deux bons receveurs en DeVonta Smith et l'ailier rapproché Dallas Goedert (photo ci-dessous).  Leurs homologues Mike Evans et Rob Gronkowski, des Bucs, leur sont supérieurs comme receveurs, mais Smith et Goedert ne sont pas des deux de pique...  De plus, ils ont été très bons récemment, dans la dernière portion du calendrier régulier.






Quand les Bucs choisissent le jeu au sol, ils ne sont pas en peine puisqu'ils ont le demi offensif Leonard Fournette (moyenne de 4½ verges par portée) pour porter le ballon.  Celui-ci soigne toutefois une blessure à une cuisse (hamstring) et sa participation au match sera déterminée juste avant la rencontre.  Par contre, le demi offensif no 2 des Bucs, Ronald Jones n'y sera pas.  Il est blessé à une cheville.  Ça laisse Ke'Shawn Vaughn et Le'Veon Bell comme possibles remplaçants pour Fournette (no 7, photo ci-dessous) et Jones.  Advenant l'absence des deux meilleurs demis offensifs des Bucs, ça faciliterait la tâche de la défensive des Eagles.  

Giovani Bernard effectuera également un retour au jeu après s'être absenté à cause d'une blessure à une hanche.  Bien qu'il soit surtout utilisé comme receveur de passes, il est aussi un porteur de ballon naturel.  Les Buccaneers sont aussi heureux de voir revenir au jeu le secondeur de ligne Lavonte David qui a raté presque toute la saison en raison de blessures à un pied et à une cheville.

Comme les Eagles, les Bucs ont fini la saison régulière en force, remportant la victoire dans sept de leur huit derniers matchs.  Ils sont bien préparés et résolus à s'emparer d'un second trophée Lombardi d'affilée.  Jusqu'à un certain point, les Eagles possèdent une offensive capable de les défier car ils connaissent maintenant leur identité et ils ont appris à gagner avec.
  



L'excellente défensive de Tampa Bay (5e rang de la NFL) est meilleure que celle de Philadelphie (18e), elle devra donc éviter de connaître un mauvais match afin que leurs adversaires ne gagnent pas en confiance et surprennent la planète football en arrachant la victoire aux champions du plus récent Super Bowl.

La clef pour la défensive des Eagles est de mettre beaucoup de pression sur Brady sur les jeux de passe.  Lors des rares défaites du vétéran QB, les défenses adverses ont réussi à le frapper et à le plaquer derrière la ligne de mêlée car il est peu mobile et reste dans sa pochette de protection.  Mais réussir cette mission est très difficile pour les défensives ennemies.  Brady n'a subi que 23 sacks cette saison, le plus petit nombre dans la Ligue.

Dans la pluie abondante et les forts vents, il peut arriver bien des choses sur un terrain de football.  Le ballon est glissant : on peut l'échapper plus facilement ou le faire dévier dans les mains des opposants.  Cette saison, les Bucs ont été meilleurs que les Eagles en ce qui concerne le ratio des revirements (+ 10 contre 0).  Mais avec une telle météo, qui sait si ce ne sont pas les visiteurs qui gagneront la bataille des revirements et des erreurs ?  C'est souvent ce qui départage les vainqueurs des vaincus...

Philadelphie peut aussi compter sur un meilleur botteur de placements (Jake Elliot) que leurs adversaires ( Ryan Succop).  Dans un match au pointage serré, ça peut aussi faire la différence.

Bref, Tampa Bay devrait logiquement gagner.  Ils ont la meilleure équipe.  Mais ça pourrait être plus difficile que prévu...

mercredi 8 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : RIEN D'ASSURÉ DANS LA DIVISION EST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE...



Si vous êtes un amateur de football américain, que vous aimez le jeu offensif, et que vous étiez un partisan d'un des clubs de la division Est de la Conférence Nationale, vous devez être resté sur votre appétit, la saison dernière.  Les quatre équipes de cette section ont toutes compilé une fiche négative et elles ont souvent présenté un triste spectacle avec des attaques fréquemment en panne.  De quoi bâiller aux corneilles !

On attendait les Cowboys de Dallas comme champions de section, mais c'est plutôt le club de football de Washington qui a causé toute une surprise en terminant en tête, avec un peu reluisant palmarès de sept victoires contre neuf défaites.  En 2021, sauf les dépourvus Eagles de Philadelphie, que la cave de la division attend, les trois autres formations ont autant de chances de finir premiers que troisièmes.  Avec seuls les champions de section participant aux séries éliminatoires...


Il ne fallait pas avoir le coeur trop sensible pour voir ce qui est arrivé au quart-arrière Dak Prescott lors du cinquième match des Cowboys l'an passé.  Lors d'un jeu contre les Giants de New York, il s'est cassé la cheville de la jambe droite (photo ci-dessus).  Sur le terrain, son pied était tout de travers pendant que le malheureux souffrait le martyre.  Ce n'était pas beau à voir.  Comme l'a été d'ailleurs la performance des quatre clubs de l'Est de la NFC en 2020 !

Même avant que Prescott subisse cette grave blessure qui mettait fin à sa saison, les Cowboys connaissaient un début de campagne atroce.  La seule victoire qu'ils avaient obtenue, en quatre parties, était survenue durant la deuxième semaine du calendrier, quand leurs adversaires, les Falcons d'Atlanta, ont laissé filer une forte avance à la mi-temps (29-10), pour s'écrouler ensuite et s'incliner 40-39 sur un placement de 46 verges de Greg Zuerlein, alors que les dernières secondes s'égrenaient au cadran.

Ce n'est pas tant l'offensive qui faisait problème, mais la défensive qui était absolument nulle, la pire, en fait, de l'histoire de la franchise (fondée en 1960).  Puis ce fut au tour de la ligne à l'attaque d'être décimée par les blessures.  Tyron Smith a raté quatorze rencontres, Zack Martin six, La'el Collins seize.  Ce qui explique peut-être la piètre saison du porteur de ballon étoile Ezekiel Elliott (photo ci-dessous), qui n'avait plus le meilleur personnel devant lui, pour bloquer adéquatement, et pour lui ouvrir le chemin...  D'une moyenne habituelle de 4,6 verges par portée, Elliott est descendu à 4 verges.



Mais si tous ces joueurs, mis au rancart l'an passé, reviennent au jeu en assez bonne forme, l'attaque des Boys sera puissante.  Cependant, la marque de commerce de Prescott était sa mobilité.  L'a-t-il perdue avec cette vilaine fracture à la cheville ?  En tout cas, la direction de l'équipe a toujours confiance en lui puisqu'elle vient de lui consentir un fabuleux contrat de quatre ans, d'une valeur incroyable de 160 millions de dollars !

De son côté, Elliott commence-t-il à être usé ?  Il a été sur-utilisé depuis le début de sa carrière.  Il s'est toutefois présenté au camp d'entraînement dans une excellente forme physique, se disant prêt à rebondir, au cours de la prochaine saison. 

Pour ce qui est des receveurs, il n'y a pas de soucis.  Amari Cooper, CeeDee Lamb et Michael Gallup composent un trio du tonnerre.

Mais, malgré quelques agents libres signés, et plusieurs choix de repêchage, pour remonter la défensive, il n'y a, parmi tout ce nouveau monde, aucun joueur d'impact.  Les entraîneurs croient qu'ils ont quand même remédier à certaines faiblesses criantes et que plusieurs partants peuvent hausser leur niveau de jeu.  Cette unité renouvelée peut difficilement être aussi pire que celle de 2020.

Mais elle va encore plomber l'équipe et l'empêcher de participer aux séries éliminatoires...



On dit toujours que, pour une équipe, ce sont seulement les joueurs qui sont sur le terrain qui peuvent vraiment faire la différence entre la médiocrité et le succès.  Mais, en vérité, sur les lignes de côté, de bons entraîneurs peuvent aussi influencer favorablement le déroulement des matchs.  Ce fut le cas à Washington en 2020.  L'expérimenté et très respecté coach en chef Ron Rivera (photo ci-dessus), ainsi que le très futé Jack Del Rio, son coordonnateur en défensive, sont arrivés avec le club l'an passé, et ils ont accompli de l'excellent boulot.

Sous leur bonne gouverne, la fiche de Washington est passée de 3-13 en 2019, à 7-9 la saison dernière.  Cette belle remontée est uniquement dûe à la défensive, qui a été une des meilleures de la Ligue, après avoir été parmi les pires, l'année précédente.  C'est surtout par le repêchage qu'on a reconstruit cette unité, à partir de 2017.


En 2020, les recruteurs de Washington ont frappé tout un coup de circuit en choisissant le jeune Chase Young (photo ci-dessus).  Il s'est affirmé tout de suite en devenant la recrue défensive de l'année dans la NFL.  On dit de lui qu'il est le phénomène de sa génération et qu'il succèdera pendant longtemps au «monstre» Aaron Donald (Rams) comme joueur défensif par excellence de la Ligue.

Chez la WFT, on pense aussi avoir renforcé la seconde ligne défensive en repêchant un autre gros prospect en la personne de Jamin Davis, au 19e rang de la première ronde.

La défensive devrait donc se maintenir parmi la crème de la Ligue et tenir son bout afin que l'équipe aspire réellement au championnat de sa division.  

L'offensive devra cependant faire sa part, elle, qui a croulé en dernière place du circuit Goodell en 2020.  Aussi héroïque et courageux qu'a été le quart-arrière Alex Smith en revenant au jeu même s'il était diminué par d'anciennes blessures majeures, il n'a pas pu accomplir grand chose pour animer l'offensive anémique de son équipe.  Il a pris sa retraite à la fin de la saison.



Au lieu d'investir massivement sur un QB d'avenir par le biais du marché des agents libres, par le repêchage, ou en tentant d'un obtenir un par le moyen d'un échange, Washington a choisi une solution à court terme en embauchant le vieux Ryan Fitzpatrick (photo ci-dessus), 38 ans, qui en sera à sa neuvième équipe !  Ses statistiques sont plutôt de l'ordre de celles d'un quart substitut, mais il a connu de bonnes périodes au cours de sa longue carrière.

Si la qualité du jeu du sympathique «Fitzmagic» est au moins passable, et qu'il s'avère un assez bon «game manager» (ce qui est bien possible), il pourra compter sur de bons coéquipiers à qui remettre ou passer le ballon.  Après une solide saison recrue, le porteur de ballon Antonio Gibson pourrait poursuivre sur sa lançée.  L'excellent ailier éloigné Terry McLaurin sera mieux appuyé cette année puisqu'on a signé l'agent libre Curtis Samuel (ex-Panthers) et le serviable Adam Humphries, qui, de 2016 à 2018, avait tout de même démontré son efficacité lorsqu'il était employé régulièrement par les Buccaneers de Tampa Bay.

Si Fitzpatrick échoue, Washington a Taylor Heinicke et Kyle Allen comme substituts au pose de QB.  Rien de rassurant.  Mais si le vieux rouquin à la grosse barbe est O.K., il ne serait pas surprenant -à la différence de l'an passé- que la WFT s'empare du premier rang de la NFC Est.



À New York, chez les Giants, si seulement le quart-arrière Daniel Jones (photo ci-dessus) pouvait «débloquer» et jouer à la hauteur du potentiel pour lequel on l'a repêché au 6e rang de la première ronde en 2019, l'équipe pourrait espérer de meilleurs jours.  Jones a connu de gros ennuis l'an passé (onze passes de touché, dix interceptions, rating de 80), de sorte que l'attaque du «Big Blue» est descendue en 31e position de la Ligue Nationale.  À sa décharge, il a joué, alors qu'il était blessé, pendant la dernière moitié du calendrier.

Les New Yorkais ont encaissé dix défaites ou plus dans six des sept dernières saisons.  Leur fiche combinée des trois plus récentes campagnes montre un bilan désastreux de 15 gains et 33 revers.  Chez les Giants, on pense que les changements effectués cet été vont mettre fin à ces déboires.  Déjà, en deuxième moitié de calendrier 2020, le club avait mieux joué en gagnant cinq de leurs huit derniers affrontements.

La défensive n'est pas vilaine, malgré la perte du plaqueur Dalvin Tomlinson, devenu agent libre et faisant maintenant partie des Vikings du Minnesota.  Elle bénéficiera de l'ajout du demi de coin Adoree' Jackson (ex-Titans), pris sur le marché des agents libres, et qui rejoindra James Bradberry, le demi de coin étoile de l'équipe.  Malgré un manque de profondeur dans le front 7, cette unité est forte quand vient le temps de stopper les jeux de course, et elle est capable de mettre beaucoup de pression sur les QB ennemis.



Si Jones ne produit pas assez en attaque, ce ne sera pas parce qu'il est mal entouré, sauf en ce qui concerne sa ligne offensive, dont les composantes sont très inexpérimentées.  Il faut dire que la coûteuse blessure au genou de son porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessus), dès la semaine no 2, l'an passé, n'a pas aidé.  Ce dernier devrait être de retour au jeu sous peu, tout en espérant que ce genou atrophié ne diminuera pas trop ses capacités, à l'avenir.

C'est surtout le groupe de receveurs qui est une source d'optimisme pour les Giants cette saison.  L'imposant agent libre Kenny Golladay (ex-Lions) a été mis sous contrat, tout comme le rapide John Ross III (ex-Bengals) et le vétéran ailier rapproché Kyle Rudolph (ex-Vikings), qui secondera Evan Engram pour saisir les passes courtes.  Sterling Shepard et Darius Slayton complètent ce groupe de receveurs qui pourrait en faire voir de toutes les couleurs aux défensives adverses.

Les Giants ne peuvent demander mieux que leur botteur de précision Graham Gano, qui a réussi 31 des 32 placements qu'il a tentés l'an dernier.

Tout dépendra de Daniel Jones en 2021 pour les Giants.  Ou bien il excelle, et l'équipe peut s'emparer du premier rang de la NFC Est.  Ou bien il échoue encore, et les partisans des Bleus doivent endurer une autre saison perdante...



Dire que les Eagles de Philadelphie sont une mauvaise équipe est un euphémisme.  On se demande comment ils ont pu tomber si bas, à peine trois ans après avoir triomphé au Super Bowl de 2018.  Depuis, ils ont perdu beaucoup de plumes, entre autres les vétérans : Carson Wentz, Malik Jackson, Alshon Jeffery, Jalen Mills, Jason Peters, DeSean Jackson.  Ils ont congédié leur entraîneur Doug Pederson.  De plus, les limites du plafond salarial les ont empêchés de regarnir leur alignement avec de bons agents libres, cet été.

Il est vrai qu'ils ont été probablement le club qui a été le plus éprouvé par les blessures en 2020.  L'équipe est encore mal en point.  En défensive, leurs deux dernières lignes sont horribles et la première ligne n'a guère fait mieux en accordant beaucoup de verges (moyenne de 126 verges par match) contre la course.

En attaque, ils n'ont aucun receveur d'expérience qui pourrait être menaçant pour l'opposition.  La ligne offensive est peu talentueuse et elle a aussi été affaiblie par une épidémie de blessures l'an dernier.  On ne peut pas s'attendre à ce qu'elle soit bien meilleure cette saison.  La seule chose qui pourrait avantager les oiseaux, c'est leur calendrier 2021.  Ils n'affronteront que trois adversaires qui ont réussi à se bâtir une fiche gagnante en 2020.














Le jeune pivot Jalen Hurts (photo ci-dessus) dirigera l'attaque.  Il a bien paru dans les quatre rencontres qu'il a disputées l'an passé, mais il a complété seulement 52 % de ses passes.  Il doit prier pour que la recrue DeVonta Smith, vainqueur du trophée Heisman avec Alabama l'an dernier, devienne tout de suite une bonne cible au poste d'ailier éloigné.  Heureusement, l'ailier rapproché Dallas Goedert est super.  Joe Flacco a été engagé comme auxiliaire et, ce qui est assez intringant, on a récemment obtenu les services de Gardner Minshew II (ex-Jaguars), au cas où Hurts flancherait.

Au moins, si Hurts est limité par une ligne à l'attaque déficiente et des receveurs de passes peu qualifiés, il pourra au moins compter sur un bon porteur de ballon en Miles Sanders (moyenne de 5,3 verges de gains par portée en 2020).  Boston Scott le seconde en étant également un bon receveur de passes en sortant du champ arrière.

Par dessus le marché, leur botteur de placement, Jake Elliott, est erratique, ayant enregistré seulement quatorze succès en dix-neuf tentatives (dont deux, ratées sur des distances de moins de 30 verges).

Inutile d'en rajouter, les Eagles (4-11-1 en 2020) vont possiblement gagner une couple de rencontres de plus, mais ils vont encore croupir en dernière place de la NFC Est...