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dimanche 3 août 2025

PRÉVISIONS NFL SAISON 2025-26 : LES BILLS DE BUFFALO VONT ENCORE FRAPPER À LA PORTE DU SUPER BOWL.



DEPUIS  LA  SAISON  2020,  UNE  SEULE  ÉQUIPE  DE  LA  NFL  A  REMPORTÉ  PLUS  DE  VICTOIRES  EN SAISON RÉGULIÈRE QUE  LES  BILLS  DE  BUFFALO (61)...

Et ce club, est bien sûr les Chiefs de Kansas City (66), qui ont bloqué la route des Bills à quatre reprises en séries éliminatoires au cours de ces cinq dernières années, dont deux fois en finale de la Conférence Américaine. 

Les deux derniers affrontements éliminatoires, au début de cette année, et en 2024, se sont joués à trois points près à chaque fois, et ils auraient tout aussi bien pu basculer en faveur de Buffalo.

Ces défaites amères sont dues à une défense des Bills qui, en playoffs, a cette fâcheuse habitude de laisser tomber l'équipe dans les moments clés, contrairement aux Chiefs qui arrivent presque toujours à réaliser le gros jeu qui fait la différence.  Dans les cinq revers en séries depuis 2020, la défensive de Buffalo a accordé en moyenne 33,2 points par match (166 au total).  Elle est pourtant beaucoup plus étanche en saison régulière.



Habituellement dans le top-5 de la NFL au cours des dernières années, cette solide brigade défensive a régressé la saison dernière.  Elle est tombée au 11e rang de la Ligue pour les points accordés; en 17e place pour les verges totales consenties; en 18e position pour les verges au sol allouées par tentative de course; au 18e échelon pour les sacs réussis; et, surtout, au 29e rang sur l'incapacité à empêcher les adversaires de convertir leurs 3e essais (3e pire de la NFL avec un taux de 44,54% de réussite pour les clubs opposés).

Fait aussi alarmant, la défensive des Bills a terminé en bas du classement de la Ligue pour le pourcentage de pression sur les quarts arrières ennemis quand leurs équipes avaient une chance d'égaler ou de prendre les devants au pointage, au 4e quart.  Elle devra améliorer ce faible pourcentage qui est descendu à 20%.  

La principale faiblesse de la ligne défensive en 2024 a été la couverture de passe par leurs secondeurs.  Ils ont fini derniers de la NFL dans ce domaine.  Matt Milano, Terrel Bernard et Dorian Williams ont tous été fautifs.  Eux, et leurs trois compagnons de ligne, sont tous de retour cette saison, et ils devront faire mieux à ce chapitre.  Les Bills ont ajouté le secondeur Shaq Thompson (agent libre signé, ancien des Panthers) pour leur venir en aide.



Les Bills avaient peu d'argent à dépenser dans l'intersaison pour se payer des agents libres de qualité.  Ils ont utilisé l'argent libéré par les joueurs qui ont quitté l'équipe, pour accorder des contrats à ceux qui les ont remplacés.  Sont partis : les receveurs éloignés Amari Cooper et Mack Hollins; remplacés par Elijah Moore (qui vient des Browns), et Joshua Palmer (ex Chargers).

Les besoins de l'équipe se retrouvant surtout en défense, les Bills ont fait plusieurs changements de ce côté-là.  Les joueurs de ligne Von Miller et Dawuane Smoot sont partis, et les Bills ont acquis deux remplaçants à cette position : Joey Bosa (ex Chargers) et Michael Hoecht (ancien des Rams).   

L'équipe s'est séparée des plaqueurs défensifs Quinton Jefferson, Austin Johnson et Jordan Phillips pour faire de la place à Larry Ogunjobi, qui arrive des Steelers de Pittsburgh.



Quant à eux, les demis de coin Dane Jackson et Tre'Davious White (photo ci-dessus) reviennent à Buffalo après de brefs séjours ailleurs dans la NFL.  Ils viennent combler les départs de Rasul Douglas et Kaiir Elam à ces positions.

Pour sa part, le demi de sûreté Darrick Forrest s'amène des Commanders de Washington pour faire la lutte avec Damar Hamlin et la recrue Jordan Hancock pour être le titulaire désigné à ce poste.  Cole Bishop est également dans le "mix".

Il est à noter que Hoecht et Ogunjobi sont suspendus pour les six premiers matchs de la saison en raison de dopage.

La majorité des joueurs sélectionnés au dernier repêchage sont aussi du côté de la défense.  Le demi de coin Maxwell Hairston (1ère ronde, 30e rang) semble déjà promis à un poste régulier dans la tertiaire.

À ses côtés, Taron Johnson devrait revenir en forme après avoir été éprouvé par des blessures la saison passée.

Christian Benford (photo ci-dessous) a été phénoménal en 2024, et il sera à nouveau l'as de cette unité qui devrait retrouver la respectabilité après une campagne difficile l'an dernier.



La plaqueur T.J. Sanders (2e ronde, 41e), l'ailier Landon Jackson (3e ronde, 72e) et le plaqueur Deone Walker (4e ronde, 109e) vont tenter de challenger les titulaires actuels des postes, à leurs positions respectives (Greg Rousseau, DaQuan Jones et Ed Oliver).  Ce ne sera pas facile pour eux, car cette première ligne défensive est déjà une des meilleures de la NFL.

Le coordonnateur défensif Bobby Babich espère que tout ce beau monde pourra composer un front-7 plus dangereux au point d'attaque contre le jeu au sol, et pour exercer plus de pression sur les quarts arrières et les porteurs de ballon adverses.

On peut dire que les absences prolongées de Matt Milano ont clairement affecté ces deux aspects du jeu.  Souvent blessé, le vétéran secondeur des Bills n'a joué que 9 des 34 matchs réguliers de son équipe au cours des deux dernières saisons.
 


Joey Bosa (photo ci-dessus) a aussi été acquis pour améliorer ces phases du jeu, mais il devra d'abord demeurer en santé, ce qu'il a été incapable de faire au cours des trois dernières saisons au cours desquelles il a manqué 23 parties à cause de blessures.  Il vient de fêter son 30e anniversaire, la mois dernier.  À ses 28 derniers matchs, il n'a réussi que 14 sacs avec les Chargers de L.A..

Avec tous ces changements, la défensive devrait être plus forte.  Le défi sera d'intégrer et de coordonner tous ces nouveaux joueurs.  La saison passée, la défense a réussi à forcer 32 revirements, avec 16 interceptions et 16 échappés recouvrés, se plaçant ainsi au deuxième rang de la NFL dans cette catégorie. L'objectif sera de conserver ce même niveau de performance cette saison.

De son côté, l'attaque des Bills demeure presque identique à celle de la saison passée. Les seuls ajustements significatifs concernent le groupe de receveurs.



La signature des agents libres Joshua Palmer et Elijah Moore (photo ci-dessus) a pour but de combler les postes laissés vacants par les départs d'Amari Cooper (encore agent libre non réclamé), et de Mack Hollins (désormais chez les Patriots). Palmer devrait probablement occuper le poste d'ailier éloigné numéro 3, tandis que Hollins rejoindra le remplaçant Curtis Samuel en réserve.

Leur impact devrait être négligeable comme il le fut avec leurs équipes précédentes.

Au final, cela ne change pas grand-chose, car le talentueux quart arrière Josh Allen peut s'adapter à n'importe quel receveur grâce à son immense talent.  Il n'a pas été choisi le joueur le plus utile de la NFL (MVP) pour rien.  C'est parce qu'il a la capacité d'élever le niveau de jeu de ses coéquipiers, plutôt "ordinaires", qu'il a été préféré à Lamar Jackson, qui est sans doute plus talentueux et mieux entouré chez les Ravens de Baltimore.

Allen a conduit les siens à cinq championnats de division consécutif depuis 2020.  Et un 6e s'en vient sans doute cette année.  Il faut dire qu'il y a peu de compétition avec les trois autres équipes de la section Est de l'AFC (Miami, Nouvelle Angleterre et les Jets de New York ⇾ voir https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/previsions-nfl-saison-2025-26-lattaque.html).



Avec Josh Allen (photo ci-dessus) au volant de la machine offensive, les Bills ont établi un record de concession en marquant 525 points la saison dernière (deuxième plus haut total dans la NFL).  Et ce, avec un groupe de receveurs très ordinaires.  Treize fois, ils ont inscrit 30 points ou plus au tableau d'affichage; et à quatre reprises, ils ont dépassé les 40 points pendant cette campagne offensive particulièrement fructueuse.

Grâce à une excellente ligne offensive et à son talent pour échapper à la pression des défenseurs, Allen n'a encaissé que 14 sacs.  Une bonne équipe se distingue par sa capacité à minimiser les erreurs.  Dans ce domaine, Allen et ses coéquipiers offensifs ont été remarquables en 2024, ne commettant que huit revirements (six interceptions et deux échappés).  Un exploit extrêmement rare !

Le directeur général Brandon Beane a été critiqué pour ne pas avoir fourni de meilleurs receveurs à Josh Allen, ce qui aurait pu le rendre encore plus performant.  Mais si le groupe de receveurs actuel n'a pas reçu beaucoup d'aide de l'extérieur, il pourrait se développer de l'intérieur.



Khalil Shakir (photo ci-dessus) reste sans conteste le receveur numéro un, même si ses statistiques ne rivalisent pas avec celles des meilleurs ailiers éloignés de la Ligue Nationale.  Cependant, bien qu'il ne capte pas beaucoup de longues passes (sa moyenne de verges par réception est seulement de 10,8), il se distingue par ses verges gagnées après réception, avec une moyenne de huit verges, le plaçant au 5e rang de la NFL dans cette catégorie.

Shakir n'a que 25 ans, il a donc encore le temps de progresser cette saison.  Cela s'applique également à son coéquipier Keon Coleman, qui a réalisé de belles performances lors de sa saison recrue l'année dernière, avant de manquer quatre matchs en fin de saison à cause d'une blessure à la main et au poignet.

Ce choix de deuxième ronde (33e) au repêchage de 2024 a un bon potentiel, et les dirigeants des Bills s'attendent à ce qu'il soit meilleur cette année.  Ils apprécient son gabarit impressionnant, 6'4", 215 lbs, et il constitue une menace sur les longues passes, comme en témoigne sa moyenne de 19,17 verges par réception.



Il en va de même pour l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessus) qui a été ralenti et ennuyé par des blessures aux deux genoux.  Elles lui ont fait rater quatre parties, et il ne s'est jamais rétabli à 100%.  Il a tout de même été le deuxième receveur le plus productif de Buffalo, bien qu'il ait été sous-utilisé.

Il pourrait être plus impliqué dans les stratégies de jeu cette saison car ce choix de première ronde (25e) en 2023 a lui aussi un très bon potentiel.

Comme le groupe de receveurs, le champ arrière des Bills est très diversifié et c'est ce qui fait sa force.  Le porteur de ballon principal, James Cook, a été excellent l'an dernier avec sa moyenne de verges par course de 4,9 et ses 16 touchés au sol (+ 2 autres par la passe).

Pendant l'intersaison, il a exigé une prolongation de contrat et souhaite être rémunéré comme l'un des meilleurs à son poste dans la Ligue.  Il veut 15 millions de dollars par saison, ce qui le placerait au 3e rang des demis offensifs les mieux payés de la NFL.  Le gérant général Brandon Beane n'a pas l'intention de satisfaire sa demande.



Quel impact aura cette décision sur les performances futures de Cook (photo ci-dessus), étant donné son mécontentement actuel ?  C'est son année de contrat.  Sera-t-il motivé à impressionner les dirigeants de l'équipe pour justifier ses ambitions et décrocher le gros lot en 2026 ?

Ray Davis est un auxiliaire intéressant de Cook.  Très costaud, il est très fort pour briser des plaqués.  Quant à lui, le demi offensif numéro 3, Ty Johnson, se spécialise surtout comme receveur, un domaine où il est dans le top-10, en efficacité, dans la NFL.

Ces trois porteurs de ballon se complètent donc très bien en offrant une belle variété d'options aux stratèges de l'offensive de Buffalo.

Si Allen peut si bien travailler, et tout renverser sur son passage, autant par ses courses que par ses passes, c'est aussi en raison de la solidité de sa ligne à l'attaque classée au 3e rang du circuit Goodell.  Tous ses membres sont de retour cette saison, et bien qu'aucun ne fasse partie de l'élite des joueurs de ligne de la Ligue Nationale, aucun ne constitue une faiblesse non plus.



Ils ont dominé l'an dernier en ne permettant que 160 pressions sur Allen, et un très faible total de 14 sacs aux adversaires, soit huit de moins que leurs plus proches poursuivants dans cette catégorie (les Packers de Green Bay).

Cette unité frontale est aussi une des meilleures de la Ligue pour bloquer sur les jeux au sol.  Et si le garde à droite O'Cyrus Torrence (photo ci-dessus) peut progresser encore, à sa troisième saison, ce groupe sera encore plus efficace, ce qui donne un peu...le vertige !

Il n'y a aucun doute, les Bills de Buffalo seront encore des prétendants au Super Bowl cette année.  Trois fois au cours des cinq dernières saisons, ils ont remporté treize victoires.  Et ils pourraient en récolter autant cette année.  Assez pour finir facilement en tête de leur division pour une sixième fois d'affilée.

Tout ce qu'ils espèrent c'est qu'ils ne retrouveront pas les Chiefs de Kansas City sur la route les menant enfin au Super Bowl...

CALENDRIER  2025-26  DES  BILLS  DE  BUFFALO
 

samedi 18 janvier 2025

2e RONDE ÉLIMINATOIRE DE LA NFL 2025 : L'AVANTAGE DU POIDS EN FAVEUR DES RAVENS CONTRE LES BILLS.



LES  RAVENS  DE  BALTIMORE  ONT  UNE  ÉQUIPE  PLUS  LOURDE  QUE  CELLE  DES  BILLS  DE  BUFFALO.  CE  QUI  FERA  PENCHER  LA  BALANCE  EN  LEUR  FAVEUR  EN  RONDE  DIVISIONNELLE  DE  LA  CONFÉRENCE  AMÉRICAINE  DIMANCHE  SOIR.


Match entre deux titans de la Conférence Américaine dimanche soir à Buffalo, alors que les Bills (14-4) accueilleront les Ravens de Baltimore (13-5) par un froid glacial et peut-être un temps neigeux.  Il s'agit de deux équipes ayant des aspirations légitimes au prochain Super Bowl, le 9 février, en Nouvelle Orléans.  Il s'agira d'une rencontre entre les deux plus sérieux candidats au titre de joueur par excellence de l'année (MVP) dans la Ligue Nationale de Football, soit les quarts arrières Josh Allen (Bills) et Lamar Jackson (Ravens).

Au début de la semaine, les paris favorisaient les Bills par 1½ point, mais maintenant, ils ont été inversés par la même marge en faveur des Ravens.


Je suis d'accord avec ce changement.  Certes, cet affrontement entre deux puissances de la NFL sera plus serré que celui de la semaine 4 quand les Ravens ont infligé aux Bills leur pire défaite des dernières années en les martyrisant 35 à 10.  Les Bills avaient quelques absents en défensive (Matt Milano ⇾ photo ci-dessous, Terrel Bernard, Taron Johnson), mais ça n'excuse pas entièrement leur écroulement lors de cette catastrophe du 29 septembre dernier (427 verges de gains, dont 271 au sol, pour les Ravens).


À cette occasion, à Baltimore, les Ravens ont dominé leurs adversaires physiquement.  Ça s'explique surtout par les confrontations dans les tranchées, où les Ravens ont nettement l'avantage du poids.  À l'intérieur de la ligne défensive de Baltimore, il n'est pas facile de déplacer des poids lourds comme Nnamdi Madubuike (305 lbs), Travis Jones (338 lbs) et Michael Pierce (355 lbs).  En face d'eux, le garde O'Cyrus Torrence, et ses coéquipiers de la ligne à l'attaque des Bills, ne font pas le poids.

Ça explique aussi pourquoi les Ravens sont no 1 dans la NFL contre la course, en ne concédant qu'une faible moyenne de 80,1 verges au sol, par match.  On ne peut tout simplement pas courir contre les mastodontes de la première ligne de défense de Baltimore.

S'ils espèrent gagner dimanche soir, les Bills devront plutôt regarder du côté de la tertiaire des Ravens.  La défense anti-aérienne de Baltimore s'est solidifiée récemment, mais elle a tout de même été la 2e pire de la NFL en 2024-25 (244,1 verges accordées en moyenne par rencontre).  Elle a empêché l'ensemble de la brigade défensive d'afficher un meilleur bilan, mais au cours des huit dernières parties, celle-ci n'a permis qu'une faible moyenne de 15,4 points par joute.



En somme, elle ne souffre pas de la comparaison avec l'unité défensive des Bills de Buffalo.  Cette saison, les deux défenses ont alloué à peu près le même nombre de points par match (21).  Mais celle des Bills a provoqué beaucoup plus de revirements (32, deuxième plus grand total dans la NFL), contre seulement 17 pour les Ravens.  Gagner la bataille des revirements est une des clés de la victoire pour Buffalo, dimanche.

Par contre, les Ravens ont plus excellé que leurs prochains adversaires au chapitre des sacs du quart avec 54 réussites contre 39.

Si Baltimore a une meilleure attaque au sol (187,6 verges de gains en moyenne par match), c'est bien sûr à cause du demi offensif, le bulldozer Derrick Henry (photo ci-dessus ⇾ 325 courses pour 1 921 verges, 5,91 verges par portée, et 16 touchés) et du char d'assaut Lamar Jackson (915 verges de gains au sol, moyenne de 6,58 verges par course, + 4 touchés).  Même l'autre porteur de ballon, Justice Hill, a pu gagner 4,85 verges, en moyenne, chaque fois qu'il transportait le ballon.



Ce sont de bons coureurs, mais si ils ont eu tant de succès, c'est aussi parce que leur lourde ligne à l'attaque était capable de leur ouvrir des brèches dans les lignes de défense ennemies.  D'abord, le joueur de centre Tyler Linderbaum (305 lbs) est le 3e meilleur bloqueur pour les jeux au sol dans la NFL, et il a été élu pour le Pro Bowl; le garde à gauche Patrik Mekari n'est pas une échalotte, à 305 lbs; mais le champion poids lourd incontesté est le garde à droite Daniel Faalele (photo ci-dessus) qui écrase la balance avec ses 388 livres.  Bonne chance aux défenseurs qui s'opposent à eux, et à Henry (6'2" pour 247 livres de muscles).

Dimanche, le plan de match des Ravens sera donc assez simple, comme celui qui a été victorieux le 29 septembre : utiliser à outrance les jeux de course, comme un rouleau compresseur, pour dominer la rencontre physiquement, et contrôler le temps de possession du ballon.

Et si leur meilleur receveur de passes Zay Flowers n'est pas encore disponible (blessé à un genou), les Ravens pourront s'en remettre au système de deux ailiers rapprochés (Mark Andrews ⇾ photo ci-dessous, et Isaiah Likely), non seulement pour bloquer encore mieux sur les jeux au sol, mais pour capter de courtes passes au milieu du terrain.  Cette zone sera ouverte si les Bills font des blitz, ou qu'ils massent un grand nombre de joueurs sur la ligne de mêlée, pour arrêter les courses de Henry et de Jackson.



C'est d'ailleurs une cause de confusion et de gros maux de tête pour les défenseurs opposés à ces deux joueurs : avec le jeu d'option on ne sait jamais lequel va avoir le ballon pour ensuite enfoncer les lignes de défense. 

Les espoirs des Bills, et de leurs farouches partisans, reposent donc sur les épaules du quart Josh Allen.  Il a été tenu en respect le 29 septembre quand son club a été écrasé par les Ravens.  Dimanche, il doit se surpasser, non seulement avec son talent pour courir et convertir des 3e essais, mais il doit exploiter la tertiaire de Baltimore, qui est susceptible de se faire brûler parfois sur les longues passes (bombes).

Khalil Shakir et la recrue Keon Coleman ont été ses cibles de prédilection pour ce genre de stratégie.  Mais le receveur qui pourrait faire la différence dans ce domaine est Amari Cooper.  Il a été décevant depuis son acquisition par les Bills, à la mi-saison.  S'il pouvait enfin se réveiller, les chances de victoire de Buffalo seraient améliorées.   

jeudi 22 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BILLS  DE  BUFFALO  :  LA  FENÊTRE  OUVERTE  SUR  LE  SUPER  BOWL  VIENT-ELLE  DE  SE  FERMER  ?

Depuis cinq ans, les Bills de Buffalo, avec en tête leur super quart arrière Josh Allen, possède un alignement de joueurs capable d'accéder aux plus grands honneurs de la Ligue Nationale de Football, c'est-à-dire, le championnat du Super Bowl.  Avec cinq saisons consécutives de dix victoires et plus; ajoutées à quatre championnats de division d'affilée, ils cognent à la porte du site du grand rendez-vous donnant accès au trophée Lombardi.  

Trois fois en quatre ans, cependant, les Chiefs de Kansas ont barré le chemin aux Bills durant les séries éliminatoires de la conférence Américaine.  L'autre fois ce fut les Bengals de Cincinnati qui ont empêché Buffalo de progresser vers la terre promise...

Ce printemps, avec une somme considérable de 40 millions de dollars au-dessus du plafond salarial, les Bills ont dû remanier leur formation en laissant partir, ou en libérant, plusieurs de leurs valeureux vétérans.  Ce faisant, est-ce qu'ils viennent d'affaiblir leur club au point de voir la fenêtre vers le SB se fermer ?

Voyons ça de plus près, alors que nous achevons notre examen des équipes de la division Est de l'AFC (voir les liens en fin d'article).



D'abord à l'attaque, les Bills ont perdu les services de leurs deux meilleurs receveurs : Stefon Diggs, échangé aux Texans de Houston contre un choix de deuxième ronde au prochain repêchage; de même que Gabe Davis, devenu agent libre et embauché ensuite par les Jaguars de Jacksonville.  Sur la ligne offensive, ils déplorent le départ du joueur de centre Mike Morse.

On ne remplace pas aisément des joueurs de cette qualité.  Les Bills ont tenté de le faire par la voie du marché des agents libres, et par le repêchage.  Par ce dernier moyen, les dépisteurs du club ont sélectionné le jeune receveur Keon Coleman (photo ci-dessus) en deuxième ronde.  Cet ancien joueur de basketball a pour principale qualité sa grandeur, qui lui donne la possibilité de sauter bien haut pour gagner ses batailles avec ses couvreurs, afin d'aller s'emparer du contrôle du ballon.

Ensuite, les Bills ont lancé leur filet un peu partout pour pêcher des receveurs disponibles durant l'encan des joueurs autonomes.  C'est ainsi que s'amèneront à Buffalo : Curtis Samuel (no 1, photo ci-dessous), qui a passé les trois dernières campagnes avec Washington; Marquez Valdes-Scantling (ex-Chiefs et ex-Packers), et Mack Hollins (avec les Falcons l'an passé).



Aucun de ces trois receveurs n'est susceptible de combler la perte de Davis et de Diggs.  Bien que ce dernier était tombé en disgrâce en deuxième moitié de saison à cause de sa mauvaise attitude.  De plus, il commandait un salaire énorme que les Bills ne pouvaient plus se permettre de payer.  Par conséquent, il était moins utilisé et ses statistiques ont périclité (636 verges de gains et trois touchés).  

Samuel, son éventuel remplaçant, a connu sa meilleure saison en 2020, avec les Panthers de la Caroline quand l'actuel coordonnateur offensif des Bills, Joe Brady, le dirigeait.  Les deux autres nouveaux venus, Valdes-Scantling et Hollins, sont plutôt des marginaux ou des substituts.  Parmi ces agents libres recrutés, il y avait aussi le receveur Chase Claypool, mais les Bills l'ont libéré durant le camp d'entraînement.

Semble-t-il que pour parer ce manque de qualité chez les receveurs espacés, les Bills emploieront davantage Khalil Shakir, qui a commencé à vraiment s'affirmer vers la fin du calendrier, l'an passé.  Ils auraient aussi recourir plus souvent au demi offensif James Cook comme receveur (445 verges de gains par la passe en 2023 + 1 122 verges au sol pour un total de 1 567 verges, en 6e place dans la NFL), ainsi qu'à l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  



Celui-ci a très bien fait à sa saison recrue l'an passé (il a même établi des records d'équipe dans ces circonstances, avec 73 attrapés pour 673 verges).  Si bien qu'il a progressivement devancé l'autre ailier rapproché de l'équipe, Dawson Knox.  Les Bills pensent qu'il peut devenir un genre de Travis Kelce, c'est-à-dire un pilier important et très occupé de l'attaque.

Au poste de centre, c'est l'ex-Cowboys Connor McGovern qui prendra la relève de Mike Morse, parti à Jacksonville, chez les Jaguars.

Pour enlever de la pression sur les épaules du quart arrière Josh Allen, qui doit maintenant composer avec des ressources aériennes amoindries, le coordonnateur offensif Joe Brady va changer les plans de match.  Il l'avait déjà fait après sa nomination, à la mi-novembre, la saison dernière.

Il continuera donc d'utiliser davantage les jeux au sol, surtout les courses sur les ailes, que ce soit à gauche ou à droite, au lieu d'y aller en plein centre.  Les coureurs des Bills ont eu du succès en deuxième demie de campagne, l'automne passé, grâce à cette stratégie.  Avant l'arrivée de Brady (photo ci-dessous), les Bills avaient compilé un dossier de 5-5.  Après sa venue, ils ont gagné six de leurs sept dernières parties, pour dépasser de justesse les Dolphins de Miami, en tête de la section Est de l'AFC.  Les Dolphins avaient pourtant trois matchs d'avance sur eux, cinq semaines avant la fin du calendrier régulier.



Lorsque le nouveau directeur de l'attaque a pris les commandes, 41 % des jeux offensifs des Bills étaient des jeux au sol (20e dans la NFL).  Brady a porté ce pourcentage à 52% (2e plus haut pourcentage dans la Ligue, derrière les Steelers).  Il faut s'attendre à encore plus de style "rouleau compresseur" cette saison.  Brady emploie souvent deux demis au champ arrière, et six joueurs de ligne pour bloquer.  Il ne faut pas oublier non plus que Josh Allen court souvent avec le ballon (525 verges de gains, et 15 touchés marqués de cette façon, -premier rang dans la NFL-).  Sa contribution à l'attaque terrestre devrait aussi augmenter.

Certains reprocheront à Allen son grand nombre de revirements (18 interceptions, quatre échappés perdus, en 2023-24).  Mais la grande majorité de ces erreurs se produisent dans des circonstances atténuantes (positions sur le terrain, longues passes interceptées mais servant en fait de longs dégagements lors de 3e essais ratés, etc), et elles sont peu, ou pas du tout, coûteuses les trois quarts du temps.

Comme c'est le cas depuis cinq ans, Allen a encore été l'un des meilleurs QB de la NFL la saison dernière, avec des gains aériens de 4 306 verges et 29 passes de touché.  Il dirige une des plus productives offensives de la Ligue depuis tout ce temps (l'an passé : 6e de la NFL pour les points marqués → 451; 4e pour les verges gagnées → 6 366; 7e pour les verges au sol →2 212; et 8e pour les verges par la passe → 4 154).



D'année en année, Allen a amélioré la précision et la longueur de ses passes.  La saison dernière, seuls Dak Prescott et Tua Tagovailoa ont lancé plus de passes de dix verges et + que lui.  Allen a été le meilleur QB de la ligue pour échapper à la pression des défensives adverses.  À ce chapitre, il a même devancé Patrick Mahomes, un maître dans ce domaine de l'esquive.  Il a aussi mené la Ligue pour les touchés combinés, passes et courses, avec 44 (en carrière c'est 220) !  Seul Jalen Hurts, des Eagles, a converti plus de 3e et de 4e essais que lui.  

Allen c'est une véritable machine à scorer !  Beaucoup de gens croient qu'il est tellement dominant et talentueux, qu'il pourra continuer à produire de telles statistiques peu importe le personnel moins qualifié qui l'entourera cette saison.  Avec en prime, toujours cette possibilité d'amener encore son équipe au Super Bowl.

Ça reste à voir.  Car sa défensive a aussi encaissé des coups durs durant la saison morte.  Beaucoup de bons vétérans de cette bonne brigade ont dû quitter via le marché des agents libres.  Parmi les joueurs perdus cet été par les Bills, neuf avaient déjà été au Pro Bowl, et sept avaient déjà été nommés des All-Pro (étoiles).  Et de ceux-ci, plusieurs jouaient en défensive.



Notons les départs les plus importants : le secondeur Tyrel Dobson; les joueurs de ligne Leonard Floyd (meilleur de l'unité avec 10½ sacks en 2023-24),  Poona Ford, Shaq Lawson, ainsi que Jordan Phillips.  Mais surtout la tertiaire qui a payé le prix de ces séparations : les excellents demis Jordan Poyer, Tre'Davious White, Micah Hyde et Dane Jackson ont tous été sacrifiés.  On voit mal comment les Bills pourront se remettre de ces abandons.  Surtout du côté de la défense anti-aérienne, pour laquelle les Bills étaient classés 7e dans la NFL, lors de la plus récente campagne.

Au cours des dernières années, cette unité défensive a toujours été solide (l'an passé : 4e de la NFL pour le moins de points accordés -311-, 9e pour les verges -5 222-).  Elle risque de l'être moins cette saison.  On pointe deux éléments en particulier qui sème des doutes : Matt Milano, qui est trop souvent blessé; et Von Miller qui, à 35 ans, semble au bout du rouleau...

Les unités spéciales pourraient aussi avoir d'épineux problèmes.  Le botteur de précision Tyler Bass n'a pas eu une bonne campagne l'an dernier.  Il a raté huit placements en saison régulière, et trois en playoffs, dont un très coûteux, qui aurait égalisé le pointage tard en fin de partie, dans la fatidique défaite éliminatoire contre Kansas City (photo ci-dessous).  Le botteur de dégagement, Sam Martin n'a pas été brillant non plus en 2023-24.  Les retourneurs de bottés ne cassent rien eux non plus.  Ce sera probablement KJ Hamler qui sera désigné pour se charger de cette tâche cette année.



Bref, même si Josh Allen est un super man qui peut charrier toute son équipe, il aura du mal à l'amener en séries éliminatoires cette saison.  La compétition est très forte (Jets, Dolphins) dans leur division, et dans la Conférence Américaine (pour les "wild cards").  Dès le commencement du calendrier, les Bills devront affronter des formations puissantes comme les Dolphins, les Ravens, les Texans, les Jets, et les Jaguars, dont trois de celles-ci sur la route.  Ça ne sera pas de la tarte...

C'est à cette occasion, à partir de la semaine 2 du calendrier, que l'on pourra constater si les Bills ont fait un, ou plusieurs pas de recul, après toutes les pertes de bons joueurs qu'ils ont subies dans l'entre saison.

Buffalo Bills 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Arizona Cardinals

1:00 PM

2

Sep 12

at Miami Dolphins

8:15 PM

3

Sep 23

Jacksonville Jaguars

7:30 PM

4

Sep 29

at Baltimore Ravens

8:20 PM

5

Oct 6

at Houston Texans

1:00 PM

6

Oct 14

at New York Jets

8:15 PM

7

Oct 20

Tennessee Titans

1:00 PM

8

Oct 27

at Seattle Seahawks

4:05 PM

9

Nov 3

Miami Dolphins

1:00 PM

10

Nov 10

at Indianapolis Colts

1:00 PM

11

Nov 17

Kansas City Chiefs

4:25 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

San Francisco 49ers

8:20 PM

14

Dec 8

at Los Angeles Rams

4:25 PM

15

Dec 15

at Detroit Lions

4:25 PM

16

Dec 22

New England Patriots

1:00 PM

17

Dec 29

New York Jets

1:00 PM

18

TBD

at New England Patriots

TBD



🏈🏈🏈🏈🏈


AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉDICTIONS :


→ Patriots de la Nouvelle-Angleterre





→ Dolphins de Miami






→  Jets de New York


https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/20

24/08/aaron-rodgers-pourra-t-il-faire-enfin.html