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mercredi 5 août 2026

SAISON NFL 2026 : LE SCANDALE IMPLIQUANT L'ENTRAÎNEUR-CHEF MIKE VRABEL AURA-T-IL UN IMPACT SUR LA SAISON DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE ?



Cette année, la saison de la Ligue Nationale de Football (NFL) démarre plus tôt.  Dès le 9 septembre, le match d’ouverture mettra aux prises les finalistes du dernier Super Bowl : les champions de la Conférence Américaine, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, se déplaceront à Seattle pour affronter les champions de la NFL, les Seahawks.

Chez les Pats, on voudra démontrer que les exploits inattendus de la saison 2025 (une fiche impressionnante de 17 victoires contre seulement quatre défaites) ne relevaient pas de la chance ni d’un calendrier particulièrement avantageux (le troisième plus facile de l'histoire moderne de la NFL, selon certaines sources).

L’an dernier, le nouveau coach des Patriots, Mike Vrabel, avait prédit une saison gagnante pour son équipe.  De nombreux analystes et parieurs étaient plutôt d’accord avec lui, même si la marche était haute après une campagne précédente catastrophique de quatre victoires en dix-sept matchs.  Mais de là à imaginer quatorze victoires en saison régulière, et une place au Super Bowl, personne ne l’avait vu venir.



Il faut reconnaître qu’avant la saison, la direction du club avait fait un excellent travail de reconstruction en recrutant, entre autres, de très bons agents libres.  Vrabel, de son côté, a eu un impact extrêmement positif, au point de remporter le titre d’entraîneur de l’année dans la NFL. 

L'autre grande raison de ce revirement spectaculaire de l'équipe a été le jeu du jeune quart arrière Drake Maye, qui a survolé presque toutes les catégories statistiques des quarts arrières de la NFL la saison dernière.  Il a terminé premier de la NFL, au taux d’efficacité des quarts arrières, avec un rating de 113,5.  En séries éliminatoires, il a toutefois été moins impressionnant, mais il faut dire qu’il a affronté quatre des meilleures défenses de la NFL : les Chargers, les Broncos, les Texans, et les Seahawks.  

La seule raison pour laquelle il n’a été battu que par un vote de première place au scrutin du joueur le plus utile à son équipe (MVP) est ce sempiternel reproche concernant le calendrier facile de son équipe.  Matthew Stafford, des Rams de Los Angeles, a décroché le prestigieux titre de MVP par un vote serré de 366 à 361.  



Cette saison, Maye devra affronter des défenses plus redoutables que l’an passé en raison d’un calendrier plus exigeant pour son équipe.  Comment va-t-il s’en sortir ?

Avec un calendrier nettement plus relevé cette année, les pronostiqueurs prévoient pour les Patriots de Mike Vrabel une fiche plus modeste : autour d’une dizaine de victoires, mais tout de même une place en séries éliminatoires, dans une Conférence Américaine plus compétitive en 2026.  

On saura vite à quoi s’en tenir sur la force de cette équipe dès le premier mois, avec des matchs contre les Seahawks à Seattle, puis un duel face aux Steelers de Pittsburgh à Foxborough, et deux autres rencontres à l’extérieur, à Jacksonville et à Buffalo.  Ce sont tous des adversaires de haut niveau.


En fait, la moitié de leurs futurs adversaires en 2026-27 ont participé aux dernières séries éliminatoires, et des équipes absentes des playoffs comme les Chiefs de Kansas City ou les Lions de Détroit devraient rebondir cette année, et ne seront pas des proies faciles pour les Pats.

En plus d’un calendrier plus ardu, d’autres éléments pourraient jouer sur les performances du club du propriétaire Robert Kraft.  Au printemps dernier, le scandale autour de la liaison adultère du coach Mike Vrabel avec la journaliste Dianna Russini, femme mariée, et chargée de couvrir les activités de la NFL, a fait grand bruit, et pourrait continuer d’influencer l’équipe, voire la ligue entière.

Après avoir d’abord nié toute relation intime, les deux personnes concernées ont été démenties par de nouvelles photos du couple, confirmant que leur histoire d'amour remontait à 2020.  Russini a été contrainte de quitter son poste de journaliste pour The Athletic, tandis que Vrabel n’a pas été sanctionné mais reste visé par une enquête interne.


Pourquoi ce scandale est-il si important ? Ce n’est pas juste une affaire privée ou personnelle.  Russini couvrait la NFL et Vrabel était une source de confiance, ce qui crée un évident conflit d’intérêts.  Leurs premiers mensonges après les accusations de relation intime les ont discrédités et ont terni l’image qu’avaient d’eux le public et les fans des Patriots.  Les dirigeants du club doivent maintenant gérer une crise de confiance.

En interne, on peut se demander si ce scandale ne fragilise pas l’autorité de Vrabel auprès des joueurs et du staff des Pats.  Est-ce que cela pourrait devenir une distraction nuisible dans le vestiaire ?  L’image du club est-elle ternie ? Un coach qui ment publiquement et trompe sa femme peut-il encore prétendre au respect du public et des vétérans de l’équipe ? 

D’ailleurs, Vrabel pourrait bien devoir affronter un divorce coûteux et humiliant, ce qui augmenterait la pression sur lui et donnerait encore du grain à moudre à ses détracteurs.


En plus, la NFL ne supporte pas les scandales ni les écarts de conduite en dehors du terrain. L’affaire Vrabel-Russini touche à la fois la crédibilité de l’information sportive, l’éthique concernant les conflits d’intérêts, et la réputation de la ligue.

Les observateurs pensent que ce scandale n’affectera pas vraiment les performances des joueurs des Patriots sur le terrain cette saison. À moins que l’équipe ne commence à enchaîner trop de défaites.  Dans ce cas, cette affaire désolante pourrait refaire surface, et même mener à la démission ou au licenciement de Vrabel.

Comme c'est le cas pour toutes les équipes de la NFL, il y a eu plusieurs mouvements de personnel chez les Patriots dans l'entre saison. Parmi les joueurs qui ont été libérés, ont quitté via le marché des agents libres, ou qui ont été échangés, notons les suivants :



  • le receveur éloigné Stefon Diggs (photo ci-dessus), toujours agent libre mais qui intéresserait les Commanders de Washington;  
  • l'ailier défensif K'Lavon Chiasson, qui a signé avec les Commanders;
  • l'ailier défensif Anfernee Jennings, maintenant avec les Saints de la Nouvelle Orléans;
  • le joueur de ligne défensive Khyiris Tonga, embauché par les Chiefs de Kansas City;
  • le joueur de centre Garrett Bradbury, échangé aux Bears de Chicago;
  • le quart arrière substitut Joshua Dobbs, toujours agent libre mais qui pourrait intéresser les Dolphins de Miami ou les 49ers de San Francisco;
  • le porteur de ballon Antonio Gibson, possiblement un candidat intéressant pour les Raiders de Las Vegas;
  • l'ailier rapproché Austin Hooper, qui s'alignera maintenant avec les Falcons d'Atlanta;
  • le plaqueur offensif Vederian Lowe, qui portera les couleurs des 49ers;
  • et le demi de sûreté Jaylinn Hawkins, qui jouera maintenant pour les Ravens de Baltimore.
Pour combler ces départs, les Patriots ont recruté :



  • l'ailier éloigné A.J. Brown (photo ci-dessus), grâce à un échange avec les Eagles de Philadelphie;
  • le joueur de ligne offensive Alijah Vera-Tucker, contrat de trois ans, 42 millions de $;
  • l'ailier éloigné Romeo Doubs, ex-Packers, contrat de quatre ans, 68 millions de $;
  • le joueur de ligne défensive Dre'Mont Jones, contrat de trois ans, 39,5 millions de $;
  • le demi de sûreté Kevin Byard, contrat d'un an, 9 millions de $;
  • la recrue Caleb Lomu, joueur de ligne offensive, choix de première ronde;
  • l'ailier défensif Gabe Jacas, choix de deuxième ronde au repêchage de cette année;
  • l'ailier rapproché Eli Raridon, choix de troisième ronde cette année;
  • le full back Reggie Gilliam.
Ces changements devraient rendre les Patriots plus performants que l’an dernier.



Un autre facteur qui pourrait remettre en question cette évaluation, ce sont les blessures.  La saison dernière, les Patriots ont été l’équipe la moins affectée par les blessures dans la NFL.  Ils n'ont perdu que 43,5 parties à cause des éclopés (dont la blessure à l'as de la défensive, le secondeur de ligne Robert Spillane, photo ci-dessus).  Les champions, les Seahawks de Seattle, ont également été épargnés par ce problème (3e club avec le moins de blessures).  

Fait surprenant et révélateur, sept des dix clubs ayant pris part aux séries éliminatoires la saison dernière figuraient parmi les équipes les plus épargnées par les blessures.  Mais c’est le genre de phénomène qui se produit rarement deux années consécutives, et les Patriots pourraient en payer le prix cette saison en étant davantage éprouvés par les blessures à des joueurs importants.

On note déjà qu’A.J. Brown, receveur d’élite censé dynamiser l’attaque aérienne des Patriots cette saison, selon plusieurs experts, a déjà connu des soucis avec une blessure au genou.  Il pourrait être devenu un joueur fragile. 



Sans oublier que l’an dernier, il a joué en dessous de son potentiel, créant une distraction négative en se plaignant de la façon dont les Eagles l’utilisaient.  Sa grande force c'est de savoir éviter les plaqués, d'être rapide et élusif.  Mais va-t-il encore semer le trouble en manquant de discipline avec les Patriots ?  Vrabel a déjà commencé à lui crier dessus pendant le camp d’entraînement...  

Brown est sans doute le receveur no 1 que les Pats attendaient depuis longtemps, mais y a-t-il vraiment une grande différence avec celui qu’il remplace ?  Stefon Diggs a tout de même terminé 12e de la Ligue pour le nombre de passes captées avec 85 réceptions, accumulant 1 013 verges grâce à ces attrapés.

Pendant l’entre saison, la direction a cherché à corriger les principales faiblesses de l’équipe. La plus évidente, mise en lumière lors de la lourde défaite face à la redoutable défense des Seahawks au Super Bowl, était le manque de protection de Drake Maye par sa ligne offensive.



Maye a certes deux meilleurs receveurs en Romeo Doubs (photo ci-dessus) et A.J. Brown, mais s'il est toujours sous pression parce que sa ligne à l'attaque ne le protège pas suffisamment, il n'aura pas le temps ou les conditions idéales pour les rejoindre avec des passes précises.  

Maye a encaissé 47 sacs la saison dernière, le troisième plus haut total de la NFL.  Malgré les ajustements apportés à la ligne offensive cet été, on doute qu’elle parvienne à réduire ce chiffre cette saison.  Plus un quart arrière se fait frapper souvent et durement, plus il risque de se faire blesser.

Autre détail lié à cette situation : Maye a eu la chance de s’en sortir avec seulement huit interceptions l’an dernier.  Selon Pro Football Focus, il a été impliqué dans 26 jeux qui auraient pu mener à des revirements, ce qui représente le deuxième plus haut total dans la NFL.  Maye risque de manquer de chance cette saison s’il continue à jouer ainsi avec le feu.



Pour améliorer la faible protection du quart arrière, les Patriots ont recruté le garde Alijah Vera-Tucker (photo ci-dessus), souvent freiné par les blessures tout au long de sa carrière avec les Jets de New York.  Il a d'ailleurs raté toute la saison dernière en raison d'un triceps tordu.  Les Pats pourront-ils vraiment compter sur lui pendant toute la campagne 2026-27 ?

Toujours sur la ligne d’attaque, on ne sait pas non plus si le plaqueur à gauche, Will Campbell, saura faire oublier ses performances décevantes de la saison dernière, sa première en NFL.  Il faut dire qu’après un bon départ, son niveau de jeu a chuté, probablement parce qu’il jouait blessé.  Il a alloué neuf sacs à sa saison recrue, l'an passé, ce qui est beaucoup trop. 

Reste à voir si la recrue Caleb Lomu saura confirmer les promesses de sa brillante carrière amateur en intégrant le onze de départ de cette attaque.  On se demande aussi si le plaqueur Morgan Moses va continuer à décliner et rester fragile face aux blessures, tandis que le nouveau centre Jared Wilson (photo ci-dessous) pourrait ne pas encore être prêt à endosser convenablement ses nouvelles responsabilités.



Le facteur clé sera la performance de cette ligne offensive des Patriots.  Si elle ne parvient pas à protéger efficacement Drake Maye, l’attaque pourrait en pâtir sérieusement, et cela risquerait d’avoir de lourdes conséquences sur le succès de l’équipe. 

Le porteur de ballon TreVeyon Henderson faisait lui aussi partie du problème de protection du quart arrière lors des situations de passe.  Aura-t-il corrigé cette faiblesse pour sa deuxième saison dans le circuit Goodell ? Son temps de jeu en avait un peu écopé l’an dernier, alors qu’il est pourtant supérieur à son coéquipier Rhamondre Stevenson pour gagner des verges au sol, ou comme receveur de passes.

On pense aussi que l’arrivée du full back Reggie Gilliam, en provenance des Bills de Buffalo, va influencer la stratégie de jeu au sol du coordonnateur offensif Josh McDaniels, qui apprécie particulièrement utiliser ce type de joueur.  L'attaque au sol des Patriots a été productive en 2025-26 avec 2 191 verges de gains (6e rang de la NFL) et 22 touchés (4e), mais elle peut faire encore mieux la saison prochaine en étant plus solide et consistante.



En ce qui concerne les joueurs blessés, l’ailier défensif Harold Landry (no 2 photo ci-dessus) ne s’est toujours pas remis de sa blessure au genou survenue vers la fin de la saison dernière.  On ne sait pas encore s’il sera prêt pour le début de la prochaine saison.  C'est un élément important de la défensive de Vrabel.

Pour renforcer leur défense, les Patriots ont sélectionné l’ailier défensif Gabe Jacas en deuxième ronde, dans l’espoir de combler le manque de pression exercée sur les quarts arrières adverses.  Jacas a excellé dans ce rôle au niveau collégial avec Illinois.  Les chasseurs de quarts des Pats n’ont enregistré que 35 sacs l’an dernier, le 5e plus faible total de la NFL, et Landry a été leur meilleur atout à ce chapitre avec 8½.

La faiblesse des ailiers défensifs reste le principal point faible de l’équipe, et on doute que l’arrivée du vétéran Dre’Mont Jones puisse compenser le départ de K’Lavon Chaisson, auteur de 7½ sacs en 2025-26.



Heureusement, même si les premières lignes de défense leur apportent peu de soutien pour mettre la pression sur les quarts arrières adverses, les membres de la tertiaire des Patriots représentent la plus grande force de l’équipe.  

Les demis de sûreté Craig Woodson, Kevin Byard (meilleur intercepteur en 2025-26 avec sept interceptions lorsqu’il évoluait chez les Bears, et sélectionné dans la première équipe d’étoiles ⇨ no 31 photo ci-dessus), Dell Pettus, Mike Brown, et Brenden Schooler, constituent la meilleure unité de la Ligue nationale après celle des Ravens de Baltimore.

Les demis de coin Christian Gonzalez, Carlton Davis, Marcus Jones, Charles Woods, et Karon Prunty se classent eux aussi au deuxième échelon de la NFL en termes de performance.  



Gonzalez (photo ci-dessus) est toutefois en conflit au sujet de son contrat.  C’est un joueur d’élite et un compétiteur acharné.  Il a d’ailleurs défié A.J. Brown pendant le camp d’entraînement, au point que les deux ont failli en venir aux mains récemment.  

Brown a subi une luxation du pouce, mais Vrabel a assuré qu’il allait bien.  Le coach des Pats veut préserver la réputation de sa défense, connue pour son jeu physique et agressif.

La situation du groupe de receveurs des Patriots a changé avec l'arrivée de Brown et de Romeo Doubs.  Il y a une congestion à ce poste puisque pas moins de sept receveurs espacés sont sur les rangs.  On se demande qui sera le receveur éloigné no 3 entre Kayshon Boutte (qui a demandé à être échangé), DeMario Douglas, Marck Hollins, et Kyle Williams.  

Hunter Henry demeure l'ailier rapproché favori de Drake Maye, et la recrue Eli Raridon lui servira de substitut, après le départ d'Austin Hooper pour les Falcons d'Atlanta.

En somme, avec un calendrier plus exigeant, il est normal de s’attendre à une régression des Patriots cette saison, même s’ils présentent un meilleur alignement sur papier.  Les équipes qui perdent le Super Bowl rencontrent souvent quelques difficultés la saison suivante.
  


C’est pareil pour les coachs qui décrochent le titre d’entraîneur de l’année, comme Mike Vrabel la saison dernière, et en 2021, avec les Titans du Tennessee.  En moyenne, après avoir reçu cette distinction, les entraîneurs de l’année en NFL encaissent trois défaites supplémentaires la saison suivante.

La loi de la moyenne s'applique particulièrement aux clubs qui ont connu une grosse progression, comme les Patriots l'an passé.  L'année d'après ils reviennent à des résultats plus modestes.  Et cette saison encore, les protégés de Mike Vrabel devront composer avec la forte opposition des Bills de Buffalo dans leur division (Est de l'AFC).

Même si les Pats devront sans doute se contenter d’un bilan moins impressionnant qu’en 2025-26, ils resteront dans le top 5 de la NFL, et se battront encore pour décrocher le titre ultime du Super Bowl.  

mercredi 4 février 2026

SUPER BOWL LX : L'EFFICACITÉ DES QUARTS ARRIÈRES DRAKE MAYE ET SAM DARNOLD FERA VRAIMENT LA DIFFÉRENCE DANS CE MATCH DE CHAMPIONNAT.



Le Super Bowl est l'événement sportif le plus important en Amérique, si ce n'est pas dans le monde entier.  Dimanche, pour sa 60e représentation, il opposera les Seahawks de Seattle (16-3) aux Patriots de de la Nouvelle Angleterre (17-3).  

Les Hawks seront en quête d'une deuxième victoire (fiche de 1-2) dans ce match de championnat de la Ligue Nationale de Football, alors que les Pats tenteront d'établir un record en remportant un 7e trophée Vince Lombardi (fiche de 6-5).

Les Seahawks sont le choix des parieurs pour l'emporter par 4½ points.  Les preneurs aux livres se basent sur l'entièreté de la saison 2025-26 des deux équipes pour favoriser Seattle.  Comme ce fut le cas depuis le début de la présente campagne, ils ont minimisé les succès des Patriots à cause de leur calendrier facile.  Et ils justifient leur préférence pour les Seahawks en raison de leur défensive, qu'ils évaluent comme la meilleure de la NFL.  Ils croient en l'adage que ce sont les défensives qui gagnent les championnats.



Mais en séries éliminatoires, la défensive de l'équipe du coach Mike Vrabel a été intraitable en allouant seulement une moyenne de 8,7 points en trois matchs, alors que celle des Seahawks en a accordé le double (16,5) en deux parties.  

Contre le jeu au sol, la défense de l'entraîneur Mike MacDonald est réputée impénétrable, mais celle des Pats a été extraordinaire en matchs éliminatoires en limitant les adversaires à une mince récolte de 3,15 verges par course (contre 4,53 verges du côté de la défense de Seattle).

Les défensives des deux équipes ont excellé cette saison pour limiter le nombre de jeux explosifs au sol.  Dans un match important comme celui de dimanche, c'est ce genre de jeu, de dix verges et plus, qui peut faire la différence entre la victoire et la défaite.
  


À ce chapitre, en offensive, en ce qui concerne le potentiel pour les jeux explosifs au sol, les Hawks ont peut-être un avantage, sur le plan individuel, avec le porteur de ballon Kenneth Walker (photo ci-dessus).  Mais dans l'ensemble, l'attaque au sol des Patriots annule cet avantage avec la contribution de trois joueurs : Rhamondre Stevenson, TreVeyon Henderson, et le quart arrière Drake Maye, qui offrent, à eux trois, plus de possibilités de jeux explosifs de dix verges et plus.  

L'absence, à cause de blessure, du porteur de ballon Zach Charbonnet (genou), ajoute au désavantage des Seahawks en ce qui a trait à l'attaque terrestre.  D'autant plus que Walker est assez inconstant dans sa productivité.  Il peut sortir un gros match, comme il peut être relativement inefficace dans tel ou tel match.

Je crois que cette rencontre va se jouer davantage au niveau de la guerre des tranchées.  Le club qui va la remporter va fort probablement gagner la partie.  Si le « pass rush » des Patriots parvient à mettre souvent de la pression sur le quart des Seahawks, Sam Darnold, il pourrait devenir inefficace et être amené à commettre des revirements, comme cela lui est arrivé fréquemment pendant la saison régulière.
  


Darnold (no 14, ci-dessus) est un quart peu mobile, qui court rarement avec le ballon, d’autant moins puisqu’il est toujours ennuyé par une blessure aux muscles abdominaux. Il est donc encore moins enclin à porter le ballon, de peur d’être plaqué durement, et d’aggraver sa blessure.

On dit que son homologue Drake Maye (épaule) a été blessé également dans son dernier match, à Denver.  Ce qui expliquerait sa faible performance comme passeur, face aux Broncos, le 25 janvier dernier.  Mais cette semaine, il s'est dit remis de cette blessure.  

À cause de sa ligue à l'attaque qui le protège plutôt mal, en situations de passes, Maye subit trop de sacs, mais il parvient aussi à échapper souvent à la pression en courant avec le ballon.  Il en résulte des gains au sol souvent fort appréciables.  C'est ce qui le différentie de Sam Darnold, et qui lui donne un avantage par rapport à lui.  De plus, en 2025-26, la défense des Seahawks a eu du mal à contenir les quarts arrières mobiles qui court avec le "cuir".  C'est une de leurs rares faiblesses...



Dans ces situations de pression, Maye (ci-dessus) peut également lancer le ballon rapidement et avec précision, même quand ses receveurs font l'objet d'une couverture serrée.  Quant à lui, en pareilles circonstances, Darnold risque simplement de paniquer, de se débarrasser du ballon, ou de commettre un revirement.

Le coordonnateur offensif de Seattle, Klint Kubiak, a toutefois trouvé le moyen d'aider Sam Darnold à mieux faire face à ce genre de pression.  Il commande davantage de "play actions", de passes voilées, ou de passes vives dans les entre zones, notamment aux demis offensifs.  Ces jeux sont habilement dissimulés à la ligne d'engagement, surtout lors des premiers essais.  Les défensives adverses ne savent jamais ce qui les attend...

Et lorsque Darnold est bien protégé (3e meilleur QB de la NFL lorsqu'il n'est pas sous pression, 28e quand il est pressé), et qu'il a le temps de passer, il devient une menace pour les jeux explosifs à son dangereux complice Jaxon Smith-Njigba, le meilleur ailier espacé de la NFL, cette saison.  

Les Patriots vont probablement essayer de le couvrir avec leur meilleur demi défensif Christian Gonzalez, mais à un contre un, personne n'a réussi à vraiment neutraliser Smith-Njigba (photo ci-dessous), cette saison.  Et s'ils mettent deux joueurs sur lui, ça pourrait ouvrir le terrain pour ses coéquipiers Cooper Kupp, et le marchand de vitesse Rashid Shaheed (également une grande menace sur les retours de bottés).



Ce n'est pas pour rien que Drake Maye est considéré sérieusement pour le titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année.  À 23 ans à peine, il fait preuve de beaucoup de maturité et de sang froid, même dans les situations critiques.  Ses succès ne lui montent pas à la tête, il reste humble, et il veut sans cesse s'améliorer, tout en donnant beaucoup de crédit à ses coéquipiers.

Bon passeur, il a un taux de réussite impressionnant sur les longues passes.  Sans avoir un Jaxon Smith-Njigba ou un Puka Nacua à sa disposition, il se sert bien de ses receveurs Stefon Diggs, Kayshon Boutte et Hunter Henry pour faire avancer les chaîneurs et gagner des premiers essais.  S'ils ne sont pas démarqués, Maye peut gagner des premiers essais avec ses jambes.  On le compare d'ailleurs à Patrick Mahomes, sous cet aspect.

Certes, il ne faut pas oublier que Maye est inexpérimenté, à seulement sa seconde année dans le circuit Goodell.  Ce sont ses premières séries éliminatoires, et en trois rencontres jusqu'ici, il a commis six échappés, - dont trois perdus -, et deux interceptions.  



Il a été moins efficace dans l'ensemble de son jeu, et moins précis dans ses passes, mais il a fait face à trois grosses défensives, - comparables à un certain point à celle des Seahawks -, et ce, dans des conditions climatiques difficiles.  Mais au final, il a quand même conduit son club à la victoire, à chaque fois.  Il a réussi à bien exécuter des jeux cruciaux, quand il le fallait.

À Santa Clara, dimanche, la température ne sera pas un obstacle au jeu aérien.  S'ils peuvent jouir d'une protection adéquate en situations de passes, Maye et Darnold devraient pouvoir tester sérieusement les défenses adverses.  Mais si les deux quarts arrières sont souvent sous pression, Maye a plus de chances de bien s'en tirer que Darnold.
  

La défense des Seahawks est solide, mais pas infaillible, comme l'offensive des Rams de Los Angeles l'a démontré dans les deux derniers affrontements contre elle (64 points marqués, gains totaux de 1 038 verges !).

Même si les Seahawks sont favoris pour mettre la main sur le trophée Lombardi, je ne serais pas du tout étonné de voir Drake Maye faire la différence en faveur de son équipe, et donner un 7e titre du Super Bowl aux Patriots...         

samedi 10 janvier 2026

NFL, RONDE DES "WILD CARD" 2026 : L.A. CHARGERS @ NEW ENGLAND ⇨ LA PROTECTION DE JUSTIN HERBERT EST CRUCIALE POUR LES CHARGERS.



Après un long voyage qui les a conduits de la côte du Pacifique jusque sur la côte Est des États-Unis, les Chargers de Los Angeles (11-6) rendent visite aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (14-3) dimanche soir, dans un match de la première ronde éliminatoire de la Ligue Nationale de Football.  

Si on compare les dossiers des deux adversaires pour la saison 2025-26, le choix des bookmakers, 3½ points en faveur des Patriots, est logique.  Pour mieux le comprendre, analysons les deux formations en présence.

🏈  LES QUARTS ARRIÈRES

Même si le quart des Pats, Drake Maye, est le candidat numéro 1 au titre de joueur le plus utile à son équipe (MVP) cette année, dans la NFL, je ne donnerais pas l'avantage au club de l'entraîneur chef Mike Vrabel, par rapport au quart des Bolts, Justin Herbert. 
 


Maye (ci-dessus) présente certes de meilleures statistiques que son homologue de Los Angeles, mais il a eu la chance de bien performer face à une très grande majorité de défensives médiocres en 2025-26.  Un privilège que Herbert n'a pas eu.  Et ce dernier a eu la malchance de devoir jouer derrière une ligne offensive décimée par les blessures, contrairement à son vis-à-vis de la Nouvelle Angleterre.

Herbert a été de loin le quart arrière de la NFL qui a été frappé le plus souvent et le plus durement.  D'ailleurs, il s'est fait  fracturer la main gauche.  Mais il fait preuve de beaucoup de courage en continuant de jouer malgré ce handicap.  Il doit fréquemment "courir pour sa vie" pour échapper au "pass rush" des clubs adverses.  Mais ça lui offre aussi des occasions de gagner du terrain en portant le ballon.  Il l'a fait 83 fois cette saison, pour des gains de 498 verges (moyenne de 6 verges par course), deux touchés au sol, et 5 courses de 20 verges et plus.



Il a plus d'expérience en séries éliminatoires que Drake Maye.  Celui-ci en sera à ses débuts en playoffs, alors que Herbert (photo ci-dessus) effectuera son 3e départ en pareilles occasions.  Bien sûr, le pivot des Chargers risque de commettre des revirements si sa ligne à l'attaque ne le protège pas, et s'il est frappé durement derrière la ligne de mêlée.  Il a subi 54 sacs, commis deux échappés perdus, et 13 interceptions, cette saison.

Heureusement pour lui, le "pass rush" des Pats n'est pas si redoutable.  Il n'a produit que 35 sacs, durant le dernier calendrier régulier, le 5e plus faible total dans la Ligue Nationale.  Les blessures ont obligé les Chargers à utiliser 29 combinaisons différentes dans la composition de leur ligne offensive, cette saison.  Malgré tout, Herbert a été capable de se débrouiller, et ses demis offensifs aussi.



Pour sa part, Drake Maye (ci-dessus) doit également se soucier de sa sécurité quand il veut tenter des passes.  Il a subi 48 sacs en 2025-26, et le "pass rush" des Bolts est bien plus dangereux que celui de son équipe.  De plus, la défense anti aérienne de Los Angeles est supérieure à celle des Patriots.  Maye a réussi beaucoup plus de longues passes que Herbert, mais, encore là, c'était contre de bien pire défenses que celle des Chargers.  Par surcroît, dans des conditions climatiques difficiles, comme celles prévues dimanche soir à Foxborough, ce possible atout risque de disparaître.

Somme toute, je dirais qu'aucun des deux quarts arrières n'a l'avantage l'un contre l'autre, pour ce match éliminatoire.

🏈  ATTAQUE AU SOL

Encore sur ce plan, je pense qu'il y a match nul.  Les deux attaques au sol ont produit des gains identiques de 4,4 verges par course, cette saison.  Chez les Patriots, le porteur de ballon Rhamondre Stevenson a fini la campagne en force, et son coéquipier, la recrue TreVeyon Henderson, a démontré une explosivité remarquable, pour de longues courses.



D'autre part, il y a peut-être une inquiétude en ce qui concerne le demi offensif Omarion Hampton (photo ci-dessus), des Bolts.  Blessé à une cheville, sa participation au duel de dimanche est incertaine, même s'il a dit que son plan c'était de jouer lors de cette importante rencontre.  Son coéquipier du champ arrière, Kimani Vidal, sera fidèle au rendez-vous de dimanche, en Nouvelle Angleterre.

Dépendamment de la santé de Hampton, et compte tenu de la faiblesse de la ligne à l'attaque des Bolts, les Patriots pourraient finalement avoir un avantage de ce côté-là du ballon.

🏈  ATTAQUE AÉRIENNE

En général, j'aime mieux le groupe de receveurs des Chargers, surtout avec la nouvelle des accusations d'assaut (étranglement et étouffement) contre le receveur des Pats, Stefon Diggs (photo ci-dessous).  Le jugement contre lui a été reporté après le Super Bowl, et la NFL ne semble pas l'avoir suspendu entre temps.  Mais on ne peut pas négliger l'impact que pourrait avoir cette malheureuse affaire sur son rendement dimanche soir.



C'est normalement l'ailier éloigné le plus performant de son club.  D'autant plus que ses coéquipiers receveurs Mack Hollins (abdomen), et Kayshon Boutte (ischio-jambiers) sont blessés.  Ça laisse seulement l'ailier rapproché Hunter Henry, et le substitut DeMario Douglas comme ressources "fiables" pour Drake Maye.

Quant à lui, Justin Herbert a plusieurs receveurs de qualité à sa disposition, si sa ligne offensive lui donne assez de temps pour les rejoindre.  Ladd McConkey, Keenan Allen, Quentin Johnston, Tre' Harris, et l'ailier rapproché Oronde Gadsden, sont tous capables de réussir de gros jeux par la passe.

Avantage Chargers.

🏈  LES DÉFENSIVES

Statistiquement parlant, ces deux unités défensives semblent d'égale force.  Mais il faut encore relativiser leurs performances selon l'opposition à laquelle elles ont dû faire face.  La brigade des Chargers a affronté huit équipes aux fiches perdantes, tandis que celle des Pats a eu la vie plus facile en rencontrant douze clubs au dossier négatif.



Rappelons que le "pass rush" de la défense des Bolts a été plus "mordant" que celui de leurs adversaires de dimanche.  De plus, la défense anti aérienne des Chargers a réussi 19 interceptions (3e dans la NFL) contre seulement 10 pour celle des Patriots.  Cette unité défensive de Los Angeles a donné moins de gros jeux de 20 verges et plus, que celle de ses opposants de dimanche, et ce, contre des attaques plus dangereuses que celles qu'a affrontées la défense de la Nouvelle Angleterre.

Avantage Chargers.

🏈  LES UNITÉS SPÉCIALES

Les Chargers sont supérieurs aux Patriots pour ce qui est du botteur de précision.  Cette saison, Cameron Dicker a réussi 92,7 % de ses tentatives de placement, contre 84,4 % pour son homologue Andy Borregales, des Pats.  La différence est au niveau des placements réussis sur les distances entre 40 et 50 verges.  Dicker en a placé 12 sur 13 entre les poteaux des buts, alors que Borregales en ratait quatre sur onze, sur les mêmes distances.

Du côté de Los Angeles, les retourneurs de bottés d'envoi ont eu le meilleur sur ceux des Patriots, mais ce fut le contraire sur les retours de bottés de dégagement, où les unités spéciales de la Nouvelle Angleterre ont été nettement plus efficaces.



Évidemment, au point de vue du positionnement sur le terrain, les retours de bottés de dégagement donnent un avantage aux Patriots, surtout si on a un match défensif serré.  Mais au cas où l'issue du duel de dimanche devait se décider par un botté de placement tardif, Dicker (photo ci-dessus) est plus fiable que Borregales. 

Verdict : ça va dépendre des circonstances et des conditions météo.



Il ne faut pas oublier que les Patriots ont l'avantage de la foule et du terrain.  Ce qui fait aussi pencher la balance du côté de la troupe de Mike Vrabel c'est la faiblesse de la ligne à l'attaque des Chargers.  Elle peut ralentir considérablement l'attaque au sol des Chargers, et nuire au travail et à la protection de Justin Herbert, lorsqu'il doit lancer le ballon.  

Par contre, si ce front offensif, habituellement chancelant, arrive à offrir une performance respectable, dimanche, à Foxborough, il pourrait changer une défaite probable en victoire surprenante...

Chargers  17,     Patriots    20.
          

dimanche 21 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : NEW ENGLAND @ BALTIMORE ⇨ L'URGENCE DE GAGNER LEUR DERNIER MATCH À DOMICILE POUR LES RAVENS.



S'ils veulent prolonger leur saison en janvier prochain, les Ravens de Baltimore (7-7) doivent gagner leur trois dernières parties du calendrier régulier, et remporter le championnat de leur division.  Ils tirent présentement de l'arrière par un match sur les Steelers de Pittsburgh (8-6) dans la section Nord de la Conférence Américaine, et les deux clubs doivent se rencontrer dans la dernière semaine (18e) de la saison, dans ce qui pourrait être un duel décisif.

Mais auparavant, les Ravens ont deux gros contrats.  Avant de se mesurer aux Packers de Green Bay (9-5-1), la semaine prochaine, au Lambeau Field, ils doivent d'abord faire face aux Patriots de la Nouvelle Angleterre (11-3), ce dimanche, à Baltimore, pour leur dernier match à domicile, cette année.  Ils n'ont guère obtenu de succès à la maison jusqu'ici (3-5), mais pour espérer sauver leur campagne 2025-26, ils doivent absolument l'emporter contre les Pats, dimanche soir.  Cette urgence de gagner incite les bookmakers à miser sur eux par un écart de trois points. 

Pour arriver à confirmer cette prédiction, l'équipe dirigée par John Harbaugh devra surtout compter sur de bonnes performances de leur quart arrière Lamar Jackson, et de leur puissant porteur de ballon Derrick Henry (photo ci-dessous).  Ça adonne bien, car ces deux piliers de leur attaque sont habituellement à leur mieux en décembre, quand ça compte beaucoup, lors de matchs importants.  



Mais l'attaque des Ravens devra être bien meilleure en zone payante ("red Zone"), où elle s'est classée à l'avant dernier rang de la Ligue Nationale, cette année.  Ses poussées offensives ne s'y sont terminées que 44 % du temps par un touché.  Lamar Jackson devra exploiter la faiblesse de la défensive des Patriots dans cette zone critique.  Cette dernière est la pire du circuit Goodell, à cet endroit situé près des buts.

La défensive des "Corbeaux" devra également fournir un effort spécial, dimanche, contre la redoutable offensive des Patriots.  Un effort du même genre que celui de la semaine passée, quand elle a blanchi Joe Burrow et les Bengals de Cincinnati, 24 à 0.

On ne sait pas comment les protégés du coach Mike Vrabel (photo ci-dessous) vont réagir, après leur défaite choc de 35 à 31 contre les Bills de Buffalo, dimanche dernier.  Les Patriots avaient pris rapidement une avance de 21 à 0 dans cette partie, avant de s'écrouler en deuxième demie, et concéder cinq touchés d'affilée aux Bills.  Ce revers difficile à avaler contre leurs plus forts rivaux de division, les a empêchés de remporter le titre de la division Est de l'Association Américaine.  Une victoire contre Baltimore, dimanche, ou un revers des Colts d'Indianapolis ou des Texans de Houston, leur assurerait cependant une place en séries éliminatoires.



Le plus inquiétant pour les porte couleurs de la Nouvelle Angleterre, ce sont les blessures de plusieurs de leurs joueurs clés en défense contre le jeu au sol, surtout contre la dangereuse attaque terrestre des Ravens.  On sait déjà que l'ailier défensif Milton Williams (cheville) sera encore absent.  Sans lui au cours des dernières semaines, la défense anti course des Pats a chuté de la 8e à la 31e place de la NFL, depuis la semaine 11.  Au cours des quatre dernières joutes, elle a accordé une moyenne de 134,8 verges par rencontre, sur les jeux au sol.

Le secondeur de ligne Robert Spillane (cheville) est lui aussi tombé au combat.  La semaine dernière, l'attaque au sol des Bills en a profité pour amasser 168 verges de gains, et deux touchés.  Dimanche, le secondeur de ligne Harold Landry (genou), et le plaqueur Christian Barmore (genou) représentent des cas incertains, tout comme les demis de coin Marcus Jones (genou) et Carlton Davis (hanche).  Jones est également un excellent retourneur de bottés.

Les Patriots ont une fiche parfaite sur la route cette année (6-0), et ce qui est nouveau cette saison, c'est qu'ils ont maintenant un porteur de ballon, la recrue TreVeyon Henderson, qui est un marchand de vitesse et qui peut réussir des jeux explosifs.  Il court pour une moyenne de 5,4 verges par portée, et il a à son crédit six courses de 20 verges et plus, cette saison.  Ses gains totaux montent à 773 verges, même s'il n'a pas été employé beaucoup en début de campagne.  Il vient renforcer le champ arrière des Patriots, car son coéquipier Rhamondre Stevenson n'est guère productif cette année.



Drake Maye (ci-dessus), des Pats, demeure le quart arrière le plus précis de la NFL avec un pourcentage de passes complétées de 70,9 %.  À sa deuxième année d'expérience dans la Ligue, il a appris à se débarrasser rapidement du ballon quand il est sous pression, à faire des courses aux bons moments, et à ne pas paniquer en situations de stress.  Il accepte de concéder beaucoup de sacs (43) plutôt que de lancer des interceptions, ou de mal protéger le ballon.

Il a trouvé, en son nouveau receveur Stefon Diggs, un joueur de confiance, qui peut le dépanner en cas d'urgence.  Diggs excelle pour se démarquer de ses couvreurs.  Le vétéran de 32 ans n'a plus sa capacité d'autrefois pour les longs jeux de passes, mais il est très fiable en n'importe quelle occasion.

Au final, l'équipe qui commettra le moins d'erreurs coûteuses, de revirements, et de pénalités l'emportera.  À ce chapitre, les Patriots ont été meilleurs cette saison, ils ont commis 14 revirements, comparés aux 20 des Ravens.  Je pense que la défense des Ravens va dépasser ses standards de cette saison et soutenir l’attaque au sol efficace menée par Derrick Henry et Keaton Mitchell, pour décrocher une victoire serrée de Baltimore.

Patriots  23,    Ravens   24.         

vendredi 21 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : NEW ENGLAND À CINCINNATI ⇨ JOE BURROW DE RETOUR AU JEU ?



Le quart arrière vedette des Bengals de Cincinnati (3-7), Joe Burrow, pourrait effectuer un retour au jeu, dimanche, quand son équipe recevra la visite des Patriots de la Nouvelle Angleterre (9-2).  L'entraîneur chef des Bengals, Zac Taylor, a déclaré qu'il était trop tôt pour confirmer cette rumeur, mais Burrow s'est entraîné avec l'alignement de départ de sa formation offensive, cette semaine.

Le vétéran pivot a raté deux mois d'activités en raison d'une blessure à un orteil, et pendant son absence, les Bengals ont perdu sept de leurs huit rencontres.  Joe Flacco est venu en relève, après l'échange qui l'a amené à Cincinnati, mais il a récemment joué en dépit d'une blessure à une épaule.

Malgré leur piètre fiche de 3-7, le club de Cincinnati n'est pas encore éliminé, car il est à trois matchs du sommet de sa division (Nord de l'AFC).  Mais les Bengals devraient aligner une longue série de victoires s'ils voulaient conserver leurs chances de participer aux séries éliminatoires.



Cependant, avec ou sans Burrow, leurs probabilités de victoire sont presque nulles face aux Patriots, dimanche.  L'équipe du coach Mike Vrabel (photo ci-dessus) possède la meilleure fiche de la NFL cette saison, et son efficace attaque affrontera la pire défensive de la Ligue.  Celle-ci a permis une pitoyable moyenne de 33,4 points par match, jusqu'ici, et elle manque présentement son meilleur joueur, Trey Hendrickson, blessé à une hanche.

Côté attaque, les Bengals seront privés d'un des meilleurs receveurs du circuit Goodell, Ja'Marr Chase, suspendu pour avoir craché sur le demi défensif Jalen Ramsey, dimanche dernier, dans la défaite de 34 à 12 contre les Steelers de Pittsburgh.

Si Burrow participe à la rencontre, cela pourrait stimuler le reste de son équipe.  Mais ce serait étonnant que cela suffise à renverser les Patriots.  Chez ces derniers, l'émergence du porteur de ballon recrue TreVeyon Henderson a changé la donne de leur attaque.  Le jeu au sol était leur seule faiblesse, mais quand Henderson a remplacé Rhamondre Stevenson, blessé à un orteil, l'attaque au sol est devenue soudainement plus menaçante.



La recrue de 23 ans (no 32 ci-dessus), d'Ohio State, sélectionnée en seconde ronde, au plus récent repêchage, a porté le ballon à 33 reprises, au cours des deux derniers matchs, pour des gains de 209 verges, cinq touchés.  Il a brisé six plaqués, et a franchi une moyenne de 6,52 verges après contact, durant cette période.

Les Patriots ont gagné leur huit dernières parties, et sont en voie de remporter leur premier championnat de division depuis 2019.  En plus de Rhamondre Stevenson, l'ailier éloigné Kayshon Boutte, le deuxième meilleur receveur de l'équipe après Stefon Diggs, devrait revenir au jeu, après avoir raté deux semaines, à cause d'une blessure.



Les Pats sont favoris par 6½ points pour avoir le dessus sur les Bengals, mais les atroces performances de la défensive des représentants de Cincinnati m'incitent à avantager les protégés de Mike Vrabel par un bien plus grand écart de points.

La défensive des Tigres vient d'accorder 27 points et plus dans neuf parties d'affilée.  Ce qui égale un record détenu conjointement par les Broncos de Denver de 1964, et les Chargers de 2020.  Et avec la suspension de Ja'Marr Chase, même si Joe Burrow joue, la production offensive des Bengals va être affectée...

Patriots   31,     Bengals   17.