Affichage des articles dont le libellé est Juju Smith-Schuster. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Juju Smith-Schuster. Afficher tous les articles

dimanche 19 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 7 : TAMPA BAY À DETROIT ⇨ BAKER MAYFIELD POURRAIT RETROUVER MIKE EVANS.



C'est dommage d'y penser, mais le résultat du match de lundi soir entre les Buccaneers de Tampa Bay (5-1) et les Lions de Détroit (4-2) pourrait être déterminé, non pas tant par le talent des joueurs sur le terrain, mais par l'absence de ceux qui ne pourront pas y être, en raison de blessures.

Du côté des Bucs, ce sont les receveurs qui pourraient manquer à l'appel quoiqu'il semble que l'excellent joueur étoile Mike Evans pourra revenir au jeu, après quelques semaines d'inactivité.  La merveilleuse recrue Emeka Egbuka aurait aussi une réelle chance de jouer, s'il est suffisamment remis de sa blessure aux ischio-jambiers.

La participation de ces deux ailiers éloignés, de première qualité, aiderait grandement le quart arrière Baker Mayfield à continuer son extraordinaire travail cette saison.  Jusqu'ici, il a complété 66,2 % de ses passes, pour 1 539 verges, 12 touchés et une seule interception.



Il pourrait être favorisé parce que la défensive des Lions est décimée par les blessures, surtout au niveau de la tertiaire.  C'est inouï, mais pas moins de sept demis défensifs de Détroit seront indisponibles, dont Brian Branch, qui est suspendu pour conduite répréhensible envers le receveur Juju Smith-Schuster (photo ci-dessus), après la défaite des Lions au compte de 30 à 17, à Kansas city, la semaine dernière.

Avec autant d'éclopés en défense, y compris deux ailiers défensifs (Paschal et Davenport), ainsi que le plaqueur Alim McNeill et le secondeur Malcolm Rodriguez, pas surprenant que les Lions aient accordés plus de points récemment, contre des clubs qui ont une bonne offensive.

Et malheureusement pour eux, c'est le cas de la dangereuse attaque des Bucs, habilement conduite par Baker Mayfield (photo ci-dessous), dont le nom apparaît déjà sur la courte liste des candidats au titre de MVP (joueur par excellence de la NFL). Non seulement Mayfield le mérite à cause de son jeu de passes explosif, mais aussi par ses courses audacieuses et opportunes, qui ont le don d'inspirer ses coéquipiers.



Un autre facteur qui milite en faveur des hommes de l'entraîneur Todd Bowles, le "pass rush" des Bucs est devenu un des plus efficace de la Ligue (6e avec un taux de pression de 41,5 %).  Et on sait que le quart des Lions, Jared Goff, est inefficace quand il est sous pression.

On sait aussi que les Buccaneers sont capables de malmener un club qui est affaibli par les blessures.  En effet, ils ont battu décisivement les 49ers de San Francisco au compte de 30 à 19, alors que ceux-ci ont perdu les services de leur as en défense, Fred Warner (cheville disloquée).

Néanmoins, ce sont les Lions qui sont les favoris des experts par 5½ points pour gagner au Monday Night Football de lundi. Je pense que ça sera un match plus serré, surtout si Evans et Egbuka sont de la partie.  Tampa Bay pourrait causer la surprise.



L'avantage que peuvent avoir les Lions, c'est avec leur attaque au sol, menée par le dynamique duo Gibbs & Montgomery (photo ci-dessus).  La contre partie des Bucs est moindre, parce que Bucky Irving est blessé, et que son remplaçant Rashaad White est moins performant.  Mais, d'un autre côté, la défense de Tampa Bay contre la course est la 5e meilleure au pays.

On peut s'attendre à une rencontre à pointage élevé.

Buccaneers  27,    Lions  28.    

dimanche 31 août 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : LES CHARGERS ET LES CHIEFS S'AFFRONTENT À SAO PAULO AU BRÉSIL.



Après le match inaugural de la saison 2025 de la NFL, jeudi, mettant en vedettes les champions du Super Bowl, les Eagles de Philadelphie (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2025/08/nfl-2025-semaine-1-dallas-philadelphie.html) ce sera l'ouverture de la campagne des Chiefs de Kansas City, les champions de la Conférence Américaine, vendredi soir à São Paulo, au brésil.

C'est peut-être une aubaine pour les Chargers que ce match se joue hors des États-Unis, plutôt qu'à Kansas City.  En effet, ils ont perdu leurs sept derniers affrontements contre l'équipe dirigée par l'entraîneur Andy Reid.  Ils n'ont pas battu les Chiefs depuis 2021.

Les deux équipes arrivent au Brésil avec leurs lots de problèmes et de doutes.  Les Chiefs ont connu un camp d'entraînement difficile, perdant leurs trois matchs pré-saison.  Ils ont aussi appris que leur meilleur ailier éloigné, Rashee Rice, est suspendu par la NFL pour les six premiers matchs de la saison, à cause d'une inconduite personnelle (excès de vitesse ayant provoqué un accident de la route avec plusieurs blessés).

Une dizaine d'autres joueurs vont aussi manquer à l'appel en raison de blessures :
  • l'ailier espacé recrue Jalen Royals (genou;
  • les demis de sûreté Nazeeh Johnson (épaule) et Deon Bush (tendon d'Achille);
  • les ailiers défensifs Janarius Robinson (pied), et BJ Thompson (crise d'épilepsie et arrêt cardiaque);
  • le demi de coin Eric Scott Jr (non divulguée);
  • le secondeur de ligne Brandon George (non divulguée)
  • le plaqueur offensif Ethan Driskell (appendice).



Concernant l'absence de Rashee Rice, Juju Smith-Schuster (no 9, photo ci-dessus) prendra sa place, comme la saison dernière, où il avait manqué presque toute la campagne à cause d'une blessure au genou.

Le quart arrière Patrick Mahomes devra donc se débrouiller avec le personnel disponible.  Ce qu'il a très bien fait l'an passé, en conduisant ses coéquipiers à quinze victoires contre seulement deux défaites, et une participation au Super Bowl.

Il est clair que Rice est une excellente cible pour les longues passes.  Cependant, Mahomes s'est principalement concentré sur les passes courtes et les passes pièges ces dernières années.  C'est exactement ce qu'il faudra qu'il fasse vendredi face aux Chargers, car leur défense tertiaire est particulièrement efficace contre les longues passes.

Cependant, cette unité défensive est pas mal décimée par les blessures présentement : les noms de Jaylen Jones, Eric Rogers, Deane Leonard et Jordan Oladokun sont tous inscrits sur la liste des blessés.  Le secondeur de ligne Junior Colson, et le joueur de ligne John Fuga, ne sont pas disponibles non plus pour l'affrontement de vendredi, ce qui facilitera la tâche de Patrick Mahomes.



Cette stratégie est d'autant plus recommandée car les Chargers excellent à mettre beaucoup de pression sur les quarts arrières en situation de jeu aérien.  De plus, c'est le plaqueur recrue Josh Simmons qui sera chargé de protéger Mahomes (no 15, photo ci-dessus) sur son côté aveugle, lorsqu'il tentera de lancer le ballon.  Le quart arrière vedette des Chiefs ne disposera probablement pas de beaucoup de temps pour manœuvrer derrière la ligne de mêlée, et des passes courtes et rapides (notamment vers ses demis offensifs) pourraient s'avérer très efficaces dans ces conditions.

Les Chiefs sont favoris pour gagner par trois points, dans un match serré, ce qui est la spécialité de Mahomes.  L'année dernière, il a joué un rôle crucial en permettant à son équipe de remporter douze victoires (12-0) avec une marge d'un touché ou moins.

Exceller sous pression, créer ou improviser des jeux explosifs lors des grands matchs, c'est ce qui le différencie de son homologue Justin Herbert, des Chargers.  Ce dernier a tendance à flancher en fin de rencontre, au quatrième quart, et durant les séries éliminatoires.  C'est ça qui pourrait faire la différence vendredi soir, à Sao Paulo.  Dans son plan de match, il sera crucial pour la défense des Chargers de traquer et perturber Mahomes, afin de limiter les dégâts qu'il peut causer.



Il faut dire que l'entraîneur Andy Reid (montage photo ci-dessus avec Sean Payton à gauche et Jim Harbaugh à droite) l'aide beaucoup à dynamiser l'attaque des siens, avec des schémas variés, incluant des passes latérales, des feintes (jeux d'option, play action), et des lectures rapides lui permettant de déjouer les stratégies défensives adverses. De plus, Reid et son équipe possèdent une grande expérience des matchs importants joués à l'étranger, sur terrain neutre. C'est tout le contraire pour les Chargers.

Les chasseurs de quart des Chiefs pourraient compliquer la tâche de Justin Herbert, d'autant plus que la ligne offensive des Chargers risque d'être moins performante en protection sur les jeux de passes en raison de l'absence du plaqueur étoile Rashawn Slater (blessé au genou, et fini pour la saison).  C'est l'inexpérimenté Joe Alt (choix de premier tour en 2024) qui prendra sa place sur le côté aveugle du quart Justin Herbert. 

Le garde Mekhi Becton (photo ci-dessous) a raté une partie du camp d'entraînement, en raison d'une blessure dont la nature reste inconnue, mais il a repris les entraînements il y a deux jours, et pourrait être en poste vendredi, pour le début de la saison.  Sera-t-il en pleine forme pour contrer le blitz occasionnel du front-7 des Chiefs ?



Au camp d'entraînement de Kansas City, des observateurs ont signalé des faiblesses dans la défense contre le jeu au sol, particulièrement lors des matchs hors concours.  Si cela se confirme vendredi soir contre les Chargers, ces derniers pourraient en tirer parti, car ils souhaitent justement privilégier l'attaque au sol cette saison.

C'était une faiblesse majeure en 2024-25, les porteurs de ballon J.K. Robbins et Gus Edwards ne gagnant même pas une moyenne de 4 verges par course.  L'entraîneur en chef Jim Harbaugh, et son coordonnateur offensif Greg Roman, ont changé la situation en remplaçant ces demis offensifs inefficaces, par l'ancien des Steelers de Pittsburgh Najee Harris (quatre saisons de plus de 1 000 verges de gains au sol), et par la très prometteuse recrue Omarion Hampton (choix de première ronde, 22e au total).

De leur succès va dépendre beaucoup l'efficacité de l'attaque des Chargers, car cela enlèverait beaucoup de pression sur Justin Herbert si le jeu au sol fonctionnait mieux.  Il faut dire que le quart vedette de L.A. n'a pas l'embarras du choix pour le jeu aérien.  À part l'ailier éloigné Ladd McConkey, il n'y a guère de menace pour les adversaires sur les longs jeux.



Le receveur Keenan Allen (photo ci-dessus) est revenu avec l'équipe, après une saison passée avec les Bears de Chicago, mais, à 33 ans, il a beaucoup ralenti, et il est vulnérable aux blessures.  Quant à lui, Quentin Johnston se remet d'une commotion cérébrale, mais cet ancien premier choix de repêchage, en 2023, n'a pas répondu aux attentes à ses deux premières campagnes dans la grande Ligue.

Si McConkey est pris en double couverture et ne parvient pas à se libérer, Herbert devra privilégier les passes courtes.  Dans ce contexte, les Chargers pourraient être amenés à utiliser deux ailiers rapprochés.  C'est pourquoi ils ont recruté Tyler Conklin, ancien joueur des Jets de New York, pour épauler Will Dissly à ce poste.

Avec une attaque équilibrée, mêlant des courses puissantes au centre, là où les Chiefs sont les plus fragiles, et des passes courtes et fiables, les Chargers pourraient dominer le temps de jeu et contraindre le redoutable Mahomes à rester sur le banc.



Il sera intéressant d'observer le jeu d'échec entre les deux vétérans entraîneurs.  Ce sont deux maîtres dans l'art de diriger des clubs de football.  On connaît le glorieux palmarès d'Andy Reid.  Et Jim Harbaugh (photo ci-dessus) a transformé sa troupe en club gagnant (fiche de 11-6 et une participation aux séries éliminatoires) dès son arrivée, l'an passé.

La défensive des Chargers, en particulier, est devenue très étanche, en terminant au premier rang de la NFL pour le moins de points accordés par match (17,7).  Le secondeur Khalil Mack et le demi de sûreté Derwin James sont les piliers et les leaders de cette brigade défensive qui devra cependant se passer de Joey Bosa, parti chez les Bills de Buffalo.  La perte de Poona Ford au profit des Rams, pourrait aussi faire mal dans la défense contre le jeu au sol.

Harbaugh a également fait de Justin Herbert (photo ci-dessous) un quart arrière plus efficace (coefficient de 101,7 et seulement trois interceptions ⇾ meilleures stats en carrière).  Et son système de jeu sera encore mieux compris et exécuté, à sa deuxième saison aux commandes de l'équipe.



Il ne faut pas oublier non plus qu'il a amené avec lui des assistants coachs très compétents lorsqu'il s'est joint à l'organisation californienne.  Ils devront redoubler d'efforts pour garder l'équipe à flot, en jonglant avec les nombreuses blessures actuelles, et un calendrier encore plus exigeant.  Et ça commence rudement dès vendredi avec des clients coriaces, Patrick Mahomes et sa bande.

Pour avoir des chances de renverser les Chiefs, champions de division depuis neuf ans, 
  • les Chargers devront tenir le coup en défensive en harcelant et en dérangeant Mahomes;
  • La recrue Omarion Hampton et le vétéran Najee Harris devront établir solidement l'attaque au sol;
  • la ligne à l'attaque chambardée par la blessure de Rashawn Slater, et le repositionnement de certains des titulaires des différents postes, devra trouver rapidement sa cohésion pour bien protéger Herbert, et ouvrir des brèches aux porteurs de ballon;
  • Ladd McConkey devra trouver le moyen d'échapper à ses couvreurs pour saisir les longues passes de son quart arrière, surtout si les Chargers tirent de l'arrière au pointage, et ont besoin de franchir davantage de gros morceaux de terrain;
  • enfin, les Chargers devront mieux performer sous la pression de ce match d'ouverture en pays étranger, face à un adversaire redoutable.
🏈🏈🏈

N.B. - Pour une analyse plus approfondie des formations en présence, consultez mes articles précédents.


jeudi 31 août 2023



SAISON 2023-24 DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE : MAC JONES DOIT SE GROUILLER !

Il n'a pas perdu son air taciturne, mais l'entraîneur Bill Belichick, des Patriots de la Nouvelle-Angleterre, me semblait plus soucieux et contrarié que d'habitude, en l'observant sur les lignes de côté, lors des matchs pré-saison de son équipe.


Il faut croire qu'il n'aimait pas ce qu'il voyait sur le terrain, car il a procédé à plusieurs changements depuis le début du camp d'entraînement.  La tâche du vieux coach de 71 ans est moins facile depuis le départ du quart-arrière étoile Tom Brady, il y a trois ans.

Avec Terrific Tom (dit le GOAT pour "Greatest Of All Times") comme leader de l'équipe, Belichick et les Patriots ont survolé les décennies 2000 et 2010 en raflant 17 fois en 19 ans le titre de la division Est de la Conférence Américaine, (dont une époustouflante séquence de onze championnats de l'Est d'affilée).

Pendant ces années de gloire, ils ont participé au match du Super Bowl en neuf occasions, le gagnant à six reprises.  Cette saison, le club du propriétaire Robert Kraft pourrait finir dans la cave de la section pour la première fois depuis l'année 2000.  Les rivaux des Pats dans l'Est, les Bills de Buffalo, les Dolphins de Miami, et les Jets de New York (maintenant avec le super QB Aaron Rodgers) sont tous évalués comme leur étant supérieurs.



En trois campagnes sans Brady, Belichick (photo ci-dessus) a conduit les siens à une seule participation en séries éliminatoires (en 2021-22, une cinglante défaite de 47 à 17 en première ronde contre Buffalo).  Sans son célèbre ex-no 12, les Patriots ont joué pour .500 (25 gains, autant de revers).

Difficile de croire qu'ils feront mieux cette année.  À moins que leur quart-arrière Mac Jones se reprenne, lui qui a régressé l'an passé, à sa deuxième campagne, après une saison recrue pourtant prometteuse.  En 2022-23, il a glissé en 18e position des QBs partants de la Ligue, avec un coefficient d'efficacité de 84,8 assorti d'un vilain ratio passes de touché/interceptions de 14-11.  Nettement insuffisant comme rendement.

Disons qu'il n'a pas des cibles extraordinaires chez ses receveurs pour l'aider à redresser son jeu.  En 2022-23, il pouvait lancer le ballon aux ailiers éloignés Jakobi Meyers (maintenant avec les Raiders de Las Vegas), et Nelson Agholor (maintenant avec les Ravens de Baltimore), de même qu'à l'ailier rapproché Jonnu smith (maintenant avec les Falcons d'Atlanta).  Pas exactement des receveurs étoiles ou des merveilles...



Cette saison c'est Juju Smith-Schuster (ex-Chiefs et ex-Steelers, photo ci-dessus), le fragile DeVante Parker, et le nouveau venu Mike Gesicki (ex-Dolphins) que Jones visera.  Rien pour écrire à sa mère non plus...  L'ailier rapproché Hunter Henry, ainsi que les ailiers espacés Tyquan Thornton et Kendrick Bourne devraient aussi faire partie de la rotation régulière dans l'attaque aérienne des Pats.

C'est un groupe à l'image de l'ensemble des autres unités de l'équipe (en offensive comme en défensive) : ni très bon, ni très mauvais.  Juste moyen... Genre moitié moitié, ou juste bon pour une moyenne de .500 !  Sans grandes vedettes.  Bref, un club (8-9 l'an passé) plutôt plat...  Comme Belichick dans ses conférences de presse !!!

Ce n'est pas Bill O'Brien, le nouveau coordonnateur  offensif, qui pourra réanimer une attaque peu productive l'an passé (26e de la Ligue pour les verges gagnées par match avec 314,6).  Mais O'Brian est quand même pas mal meilleur que le duo Matt Patricia (un expert en défensive !) et Joe Judge, qui ont été atroces, et ont représenté une erreur magistrale de Belichick, qui les avait nommés pour prendre la responsabilité de diriger l'offensive de l'équipe l'an dernier.


Il faut croire que cet été, Belichick n'aimait pas non plus ce qu'il observait dans le champ arrière de sa formation.  C'est pourquoi il a lancé un S.O.S. au vétéran agent libre Ezekiel Elliott (photo ci-dessus).  On croit qu'il sera utile pour les situations nécessitant un court gain.  Mais l'ex-Cowboys commence à être usé, à 28 ans, un âge critique pour un porteur de ballon qui a beaucoup joué depuis le début de sa carrière.  

Le principal titulaire au champ arrière demeure Rhamondre Stevenson qui, à sa seconde saison, l'an dernier, a très bien fait avec des gains au sol de 1 040 verges (excellente moyenne de 5 verges par portée).  Si Jones et l'offensive aérienne des Patriots ne décollent pas encore cette année, Stevenson verra beaucoup de terrain !  Raison pour laquelle Belichick a sans doute pensé à lui fournir du support avec l'embauche d'Elliott...

Belichick a également jugé que sa ligne à l'attaque avait besoin d'être requinquée.  Les Patriots ont signé Calvin Anderson (ex-Broncos) et Riley Reiff (ex-Bears et ex-Vikings).  Cette ligne offensive cause aussi des maux de tête à Belichick car elle est présentement minée par des blessures à quelques-uns de ses membres.



La défensive des Patriots a perdu un bon élément avec la retraite du demi de sûreté Devin McCourty.  Mais on a veillé à ne pas négliger l'avenir de cette brigade qui fait partie du top 10 de la NFL (10e pour les points accordés par match avec 20,4 * 6e pour les verges allouées au sol avec 105,5 par rencontre * 16e pour les verges concédées par la passe avec 322 par partie).  Les recruteurs de l'équipe se sont servis de leurs trois premiers choix de repêchage de cette année afin de sélectionner de bons prospects pour cette défensive.

Les plus grandes forces de cette unité réside dans sa capacité à provoquer des revirements (2e dans la Ligue avec 30, dont 20 interceptions) et à faire pression sur les quarts-arrières opposés (54 sacks, 3e dans la NFL).  Dans ce département, les secondeurs de ligne Matt Judon (15½ sacks en 2022-23, photo ci-dessus) et Josh Uche (11½ sacks) se distinguent particulièrement.  Le seul maillon faible de la première ligne de défense est le plaqueur au centre Davon Godchaux.

Dans une division trop forte pour eux, et avec le calendrier le plus difficile de toute la Ligue Nationale, Bill Belichick a raison de s'inquiéter pour le sort de son club en 2023-24.  Il a le don de repérer des joueurs sous-estimés et de tirer le maximum d'eux, mais ses ressources sont quand même limitées, surtout en attaque.



Le génial mais vieillissant stratège parviendra peut-être encore à déjouer les prophètes de malheur, mais il aura du mal à faire jouer sa troupe pour .500 cette saison.  Ce qui sera insuffisant pour participer au grand bal des éliminatoires du début de l'an prochain.  Et ce résultat trop médiocre l'incitera probablement à penser à une retraite bien méritée...

CALENDRIER 2023-24 DES PATRIOTS DE LA NOUVELLE-ANGLETERRE


AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Washington Commanders

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City