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dimanche 18 août 2024



DEREK  CARR  ET  LES  SAINTS  DE  LA  NOUVELLE-ORLÉANS  MISENT  SUR  DE  NOUVELLES  STRATÉGIES  OFFENSIVES  POUR  AMÉLIORER  LEUR  BILAN  EN  2024.


Nous poursuivons notre tour des formations de la division Sud de la Conférence Nationale afin d'y voir plus clair dans notre boule de cristal, en vue de prédire ce qui va se produire dans la prochaine saison de la Ligue Nationale de Football.

Après des arrêts en Caroline (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/les-panthers-de-la-caroline-veulent-se.html) et à Atlanta (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/kirk-cousins-est-il-la-solution-afin-de.html), nous voilà en Nouvelle-Orléans, là où les dirigeants de l'équipe pensent qu'avec sensiblement le même alignement que l'an passé (fiche de neuf gains, huit revers, 2e rang de la division, exclus des séries éliminatoires) on peut avoir plus de succès grâce aux nouveaux instructeurs de l'offensive.  Ils vont implanter un système de jeu plus moderne et plus dynamique.  Plus excitant aussi pour les partisans du club qui trouvent le temps long et ennuyant depuis le départ à la retraite de Drew Brees à la fin de la saison 2020.

De plus, le bon momentum de fin de campagne en 2023 (quatre victoires dans les cinq dernières parties) a fait croire que l'on avait trouvé une excellente cohésion, et une recette gagnante que l'on pouvait poursuivre avec sensiblement le même personnel cette année. 



Que les Saints n'aient pas procédé à plus de changements majeurs dans l'entre saison est cependant surtout dû au fait qu'ils étaient liés par les obligations de respecter un plafond salarial défoncé (jusqu'à 80 millions de $ de trop à un certain point, cet été) !  On s'est efforcé de garder les footballeurs du club qui auraient pu devenir agents libres, en restructurant plusieurs contrats, surtout ceux des joueurs étoiles les mieux payés.

Pour pallier à des problèmes urgents à certaines positions de leur alignement, les Saints ont pu accorder des contrats d'un an aux joueurs autonomes Chase Young (chasseur de QBs, ex-49ers) et à l'agent libre Willie Gay (secondeur de ligne, ex-Chiefs).

Le problème le plus critique pour l'équipe demeure leur très mauvaise ligne à l'attaque.  Au dernier repêchage, les Saints ont d'ailleurs sélectionné un bon prospect, le plaqueur Taliese Fuaga (photo ci-dessous) afin de colmater cette unité tombée en morceaux.  En effet, parmi les titulaires de l'an dernier, James Hurst a pris sa retraite, Ryan Ramczyk va probablement devoir la prendre lui aussi à cause de blessures chroniques, Andrus Peat a quitté pour aller jouer pour les Raiders de Las Vegas, et Trai Turner est toujours agent libre.



Il ne reste que Trevor Penning, Cesar Ruiz et Erik McCoy du groupe de la saison passée.  Et Penning est vraiment très mauvais !  Les remplaçants probables sont donc la recrue Fuaga, et Nick Saldiveri, qui n'a que quatre matchs d'expérience dans la NFL.

La faiblesse de cette ligne a eu un impact très négatif sur le quart arrière Derek Carr qui, mal protégé par ses gardes et ses plaqueurs, -incapables de résister à la pression des défenseurs ennemis-, a été frappés durement pendant toute la saison.  À un tel point qu'il n'a pu terminer trois rencontres à cause de blessures.

Pressé constamment par les défenses adverses, Carr n'avait pas le temps d'exécuter ses passes et il devait avoir souvent recours à son ou ses dépanneurs, sur de courtes distances.  Cela explique pourquoi il a vu ses gains aériens passer sous la barre des 4 000 verges (3 878), lui qui avait l'habitude de surpasser cette marque depuis le début de sa carrière.



Cette problématique ligne à l'attaque, a aussi nui au jeu au sol en ne réussissant pas à bien bloquer pour libérer des corridors de course aux porteurs de ballon Alvin Kamara (photo ci-dessus) et Jamaal Williams.

Cette unité recomposée partiellement devra au moins améliorer un peu sa situation cette année, d'autant plus qu'elle devra apprendre des schémas de jeux différents avec l'arrivée d'un nouveau coordonnateur offensif, Klint Kubiak.  Il provient des 49ers de San Francisco, où il a mis à exécution l'innovant système offensif à la mode du coach Kyle Shanahan (beaucoup d'équipes de la NFL cherchent à le copier).

Klint Kubiak (photo ci-dessous) est le fils de Gary Kubiak, cet ancien entraîneur qui a révolutionné le jeu au sol en instaurant son fameux «blocage de zone».  Son fils va tenter de l'implanter avec les Saints cette saison.  Il va aussi augmenter le nombre de jeux appelés «play action», un style qui a bien réussi à Derek Carr en 2023 et à ses années avec les Raiders.



La performance de la ligne offensive va donc être cruciale pour que ces stratégies aient du succès.  La saison des Saints va en dépendre en grande partie.

Si ça fonctionne bien, Alvin Kamara (29 ans) devrait en bénéficier aussi, lui dont la production a chuté beaucoup dernièrement, autant comme porteur de ballon (seulement 3,9 verges par course) que comme receveur de passes.  Il marque aussi beaucoup moins de touchés qu'avant (dix l'an passé en 13 parties), et sa moyenne de verges combinées par jeu -course et passe- est passée de 8,3 verges à 5,4 verges.

Pour que le rendement de Carr reparte à la hausse (25 passes de touché, huit interceptions, rating de 97,7 en 2023), outre une meilleure protection de sa ligne à l'attaque, il devra être mieux appuyé par ses receveurs.  Autrefois évalué parmi le top 10 de la NFL chez les passeurs, il a dégringolé au 19e rang l'an passé.  

Les Saints manquent de profondeur au niveau des receveurs éloignés.  Mais les principaux titulaires des postes actuels ont un potentiel à la hausse.  Chris Olave a bien fait lors de la dernière campagne (87 attrapés pour des gains de 1 123 verges) mais lui et Carr n'ont pas vraiment réussi à développer une bonne chimie, ce qui a beaucoup frustré le vétéran quart arrière, que l'on a parfois vu démontrer sa colère envers son jeune receveur.



Les Saints s'attendent à bien plus de la part d'Olave (photo ci-dessus).  Ce dernier pourrait bien leur en donner davantage pour leur argent cette saison.  Il a beaucoup de talent, et, au camp d'entraînement, il a promis d'améliorer son attitude et sa productivité en travaillant plus fort.  Son but ?  Se hisser parmi l'élite de la NFL dès cette année.

Son coéquipier Rashid Shaheed pourrait aussi surprendre agréablement en 2024.  C'est un véritable marchand de vitesse qui excelle sur les longs jeux (en carrière, 15 de ses 74 attrapés ont été pour plus de 30 verges).  Il devrait être davantage utilisé.  Sans compter qu'il est aussi un des meilleurs retourneurs de bottés de la NFL (Pro Bowl).

La recrue Bub Means pourrait aussi faire partie des plans aériens de l'équipe cette saison.  Le personnel de receveurs est complété par deux agents libres signés cet été : Cedrick Wilson (ex-Dolphins et ex-Cowboys), et Equanimeous St. Brown (ex-Bears et ex-Packers).  À sa deuxième saison avec l'équipe, le jeune A.T. Perry, un substitut, pourrait aussi voir plus d'action cette saison.



Et Michael Thomas dans tout ça ?  Il est enfin parti (agent libre) après quatre années pendant lesquelles les Saints se demandaient s'il pouvait enfin être assez en santé pour jouer ! 

Taysom Hill (photo ci-dessus) est toujours là, lui.  L'homme à tout faire (porteur de ballon, receveur, passeur, ailier rapproché) arrivera toujours à l'improviste sur le terrain pour surprendre les adversaires par ses jeux d'options diverses.

Dans le champ arrière, lui aussi à sa seconde saison, le demi offensif Kendre Miller est une présence intrigante, et il pourrait aussi voir son temps de jeu augmenter si Kamara et Williams ne livrent pas suffisamment la marchandise.



En défensive, on a donc ajouté Chase Young, et Willie Gay (photo ci-dessus) pour venir en renforts à cette brigade vieillissante.  Les Saints ont d'ailleurs le club le plus vieux de toute la NFL.  Ce qui inquiète un peu la direction de l'équipe.

Leur as joueur de ligne défensif Cameron Jordan n'est plus que l'ombre de lui-même à 35 ans.  Son coéquipier, le secondeur de ligne Demario Davis a le même âge, et il a lui aussi ralenti.  Le demi de sûreté Tyrann Mathieu (32 ans) ne rajeunit pas non plus, même s'il n'a pas encore montré de signes d'inefficacité.

Tout cela fait que l'unité défensive des Saints est devenue moins bonne pour stopper les jeux de course et mettre de la pression sur les quarts adverses (seulement 118 pressions et 34 sacks la saison dernière).

Même si, en principe, globalement, cette brigade devrait demeurer dans le top 10 de la Ligue, elle est menacée de régresser à cause de certains de ses membres affectés de plus en plus par l'usure du temps.  

Si l'offensive de l'équipe devrait s'améliorer cette saison, il est primordial que la défensive ne se dégrade pas trop afin que les Saints aient de bonnes chances de coiffer leurs rivaux en tête de leur faible division.

Faible au centre de la première ligne, cette brigade défensive demeure très forte aux extrémités, en seconde ligne, et à la hauteur des demis de coin, d'une assez bonne tertiaire.

Elle doit continuer de provoquer des revirements (29 l'an passé, 4e meilleure fiche de la NFL) et d'exceller dans les situations de 3e essai. 

D'autre part, il y a des points d'interrogation du côté des botteurs des Saints.  C'est loin d'être une force de l'équipe.  L'an passé, le botteur de précision recrue Blake Grupe (photo ci-dessous) n'a réussi que 81,1 % de ses placements (dont deux ratés sur 30 verges et moins).  Le botteur de dégagement Lou Hedley (un agent libre signé en 2023) a été un des pires botteurs de la Ligue.  Pas rassurant pour les unités spéciales...
 


En somme, les représentants de la Nouvelle-Orléans constituent un club moyen dans la NFL.  Mais il est suffisamment fort pour rivaliser dans la section Sud de la Conférence Nationale.  Les Saints risquent de répéter leur «pattern» de l'an dernier : gagner leurs matchs contre des équipes inférieures à la moyenne, et perdre contre les formations plus fortes.  Heureusement, eux et leurs rivaux de section, ont le calendrier le moins difficile de tous les autres clubs de la NFL.

Comme l'an dernier, la seule façon d'accéder aux séries éliminatoires pour ces équipes de la NFC Sud sera de finir en première position de leur division, avec une fiche un peu supérieure à .500.  Le sort des Saints reposent sur leur performance collective, mais aussi sur celle de  leurs principaux rivaux : les Falcons d'Atlanta et les Buccaneers de Tampa Bay.

Pour les Falcons, même si les parieurs les donnent favoris pour rafler le titre de la section cette saison, je ne suis pas inquiet pour les Saints.  Je pense qu'ils peuvent encore les devancer au classement.  Pour les Bucs, je verrai ça dans mon prochain article !  À suivre !



New Orleans Saints 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Carolina Panthers

1:00 PM

2

Sep 15

at Dallas Cowboys

1:00 PM

3

Sep 22

Philadelphia Eagles

1:00 PM

4

Sep 29

at Atlanta Falcons

1:00 PM

5

Oct 7

at Kansas City Chiefs

8:15 PM

6

Oct 13

Tampa Bay Buccaneers

1:00 PM

7

Oct 17

Denver Broncos

8:15 PM

8

Oct 27

at Los Angeles Chargers

4:05 PM

9

Nov 3

at Carolina Panthers

1:00 PM

10

Nov 10

Atlanta Falcons

1:00 PM

11

Nov 17

Cleveland Browns

1:00 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

Los Angeles Rams

4:05 PM

14

Dec 8

at New York Giants

1:00 PM

15

Dec 15

Washington Commanders

1:00 PM

16

Dec 23

at Green Bay Packers

8:15 PM

17

Dec 29

Las Vegas Raiders

1:00 PM

18

TBD

at Tampa Bay Buccaneers

TBD



 

mercredi 30 août 2023



SAISON 2023-24 DES COMMANDERS DE WASHINGTON : GROSSE COMMANDE POUR LE QB SAM HOWELL...

Sur papier, les Commanders de Washington n'ont pas une vilaine équipe (8-8-1 l'an passé).  Mais en réalité, dans une division compliquée (Est de la Conférence Nationale) ils n'ont pas les éléments pour surpasser au classement leurs puissants adversaires à Dallas et à Philadelphie.

Surtout au poste de quart-arrière, où après leur désastreuse expérience avec Carson Wentz, la saison dernière, ils ont choisi de remettre le ballon au jeune et inexpérimenté Sam Howell pour piloter leur attaque.

Choix de 5e ronde (144e) au repêchage de 2022, Howell n'a joué qu'un match la saison passée, le dernier de l'équipe (victoire facile de 26 à 6 contre Dallas).  Il a bien paru dans cette partie en marquant un touché sur une course de neuf verges, et en lançant une passe de touché de seize verges à Terry McLaurin.


Il a un bon bras et il est mobile, ce qui lui sera utile pour éviter la pression des défensives adverses. On sait que la protection du quart-arrière fait grandement défaut à Washington (48 sacks concédés en 2022-23).  Dépendamment de comment il pourra bien se débrouiller pour exploiter les bons atouts dont il dispose à l'attaque, les Commanders connaîtront une bonne campagne, ou ils feront du sur place en 2023-24.

Leur calendrier n'est pas favorable, et les experts leur prédisent le dernier rang de la division, avec à peine cinq ou six victoires.  Je ne suis pas aussi pessimiste.  Est-ce que Howell peut être pire que Wentz (libéré par l'équipe, agent libre) ?  S'il ne fait pas l'affaire, il y a toujours Jacoby Brissett, un substitut de qualité, repêché sur le marché des agents libres cette année.

Les commanders ont un nouveau coordonnateur offensif, Eric Bieniemy, qui a eu beaucoup de succès dans le même poste avec les Chiefs de Kansas City, de 2018 jusqu'à l'an dernier.  On dit qu'il est dur avec les joueurs, mais ses schémas de jeux, surtout axés sur la passe, y compris aux demis offensifs, sont originaux et bien pensés.



Avec de bons porteurs de ballon comme Brian Robinson et Antonio Gibson (également efficace comme receveur de passe); et des receveurs éloignés de qualité comme Terry McLaurin (4 281 verges de gains en quatre saisons, photo ci-dessus), Curtis Samuel et Jahan Dotson, Bieniemy pourra déployer son offensive de belle façon.  À condition que son jeune quart-arrière puisse l'opérer adéquatement.  Ce qui n'est pas assuré.

Même avec le renouvellement de sa ligne à l'attaque grâce aux signatures récentes du plaqueur Andrew Wylie (ex-Chiefs) et du centre Nick Gates (ex-Giants), Howell ne pourra pas compter sur une unité de premier ordre.  Loin de là !  De plus, le manque d'ailiers rapprochés valables ne lui facilitera pas la tâche sur les passes courtes, ou lorsqu'il aura besoin d'un dépanneur, en situation de panique, quand ses receveurs espacés ne seront pas à découvert.

La défensive 4-3 de Washington est très forte au niveau de la première ligne avec le duo Daren Payne et Jonathan Allen, qui, à leurs deux, ont réussi 19 sacks.  Et si Chase Young peut revenir à la forme de sa saison de recrue défensive de l'année (2020), cette unité du "front 7" pourrait terroriser les QBs opposés et malmener les demis offensifs ennemis cette saison.  Young (photo ci-dessous) n'a plus été le même après sa grave blessure à un genou en 2021.



La tertiaire est plutôt moyenne et les secondeurs de ligne laissent à désirer, mais la saison dernière, cette défensive a enregistré le 3e meilleur bilan pour les verges accordées par match (304,6), le 7e rang pour les points marqués contre elle (20,2 par joute), et la 4e position pour le moins de verges allouées par la passe (191,3 par rencontre).  Ce qu'on reproche surtout à cette brigade défensive, c'est qu'elle ne provoque pas suffisamment de revirements (seulement 18 l'an passé, 26e rang dans la NFL).

Il est toujours hasardeux de prédire les performances d'une défensive d'une saison à l'autre.  Bien des facteurs, dont les blessures, peuvent les faire varier passablement...

L'équipe a été vendue récemment (Josh Harris et son groupe d'investisseurs ont payé 6,05 milliards de dollars), mettant ainsi fin à 24 années d'incompétence et de déshonneur de la part de l'ancien propriétaire, Daniel Snyder.

Eric Bieniemy à droite
Durant son règne entaché de scandales et par une gestion malheureuse, les anciens Redskins n'ont participé aux séries éliminatoires qu'à cinq reprises (remportant une seule victoire).  Ils n'ont pas gagné plus de dix parties dans une saison depuis 1991.  Cela représente la plus longue séquence dans la NFL, et ce, par une marge de dix-sept ans par rapport à toute autre équipe.

Ce n'est pas cette saison qu'ils vont stopper cette longue disette.  Leur offensive, qui au cours des cinq dernières campagnes, n'a jamais fini plus haut que le 20e rang dans la NFL, tant pour les points marqués que les verges gagnées, risque encore de piétiner en 2023-24, avec un jeune quart-arrière inexpérimenté pour la diriger.

Mais il n'est pas impossible que les Commanders puissent faire aussi bien que l'an dernier.  Malgré un calendrier difficile, en gagnant huit matchs, ils pourraient même participer aux séries éliminatoires, dans une Conférence Nationale passablement faible.  Mais je gagerais pas là-dessus...

CALENDRIER 2023-24 DES COMMANDERS DE WASHINGTON




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

mercredi 8 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : RIEN D'ASSURÉ DANS LA DIVISION EST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE...



Si vous êtes un amateur de football américain, que vous aimez le jeu offensif, et que vous étiez un partisan d'un des clubs de la division Est de la Conférence Nationale, vous devez être resté sur votre appétit, la saison dernière.  Les quatre équipes de cette section ont toutes compilé une fiche négative et elles ont souvent présenté un triste spectacle avec des attaques fréquemment en panne.  De quoi bâiller aux corneilles !

On attendait les Cowboys de Dallas comme champions de section, mais c'est plutôt le club de football de Washington qui a causé toute une surprise en terminant en tête, avec un peu reluisant palmarès de sept victoires contre neuf défaites.  En 2021, sauf les dépourvus Eagles de Philadelphie, que la cave de la division attend, les trois autres formations ont autant de chances de finir premiers que troisièmes.  Avec seuls les champions de section participant aux séries éliminatoires...


Il ne fallait pas avoir le coeur trop sensible pour voir ce qui est arrivé au quart-arrière Dak Prescott lors du cinquième match des Cowboys l'an passé.  Lors d'un jeu contre les Giants de New York, il s'est cassé la cheville de la jambe droite (photo ci-dessus).  Sur le terrain, son pied était tout de travers pendant que le malheureux souffrait le martyre.  Ce n'était pas beau à voir.  Comme l'a été d'ailleurs la performance des quatre clubs de l'Est de la NFC en 2020 !

Même avant que Prescott subisse cette grave blessure qui mettait fin à sa saison, les Cowboys connaissaient un début de campagne atroce.  La seule victoire qu'ils avaient obtenue, en quatre parties, était survenue durant la deuxième semaine du calendrier, quand leurs adversaires, les Falcons d'Atlanta, ont laissé filer une forte avance à la mi-temps (29-10), pour s'écrouler ensuite et s'incliner 40-39 sur un placement de 46 verges de Greg Zuerlein, alors que les dernières secondes s'égrenaient au cadran.

Ce n'est pas tant l'offensive qui faisait problème, mais la défensive qui était absolument nulle, la pire, en fait, de l'histoire de la franchise (fondée en 1960).  Puis ce fut au tour de la ligne à l'attaque d'être décimée par les blessures.  Tyron Smith a raté quatorze rencontres, Zack Martin six, La'el Collins seize.  Ce qui explique peut-être la piètre saison du porteur de ballon étoile Ezekiel Elliott (photo ci-dessous), qui n'avait plus le meilleur personnel devant lui, pour bloquer adéquatement, et pour lui ouvrir le chemin...  D'une moyenne habituelle de 4,6 verges par portée, Elliott est descendu à 4 verges.



Mais si tous ces joueurs, mis au rancart l'an passé, reviennent au jeu en assez bonne forme, l'attaque des Boys sera puissante.  Cependant, la marque de commerce de Prescott était sa mobilité.  L'a-t-il perdue avec cette vilaine fracture à la cheville ?  En tout cas, la direction de l'équipe a toujours confiance en lui puisqu'elle vient de lui consentir un fabuleux contrat de quatre ans, d'une valeur incroyable de 160 millions de dollars !

De son côté, Elliott commence-t-il à être usé ?  Il a été sur-utilisé depuis le début de sa carrière.  Il s'est toutefois présenté au camp d'entraînement dans une excellente forme physique, se disant prêt à rebondir, au cours de la prochaine saison. 

Pour ce qui est des receveurs, il n'y a pas de soucis.  Amari Cooper, CeeDee Lamb et Michael Gallup composent un trio du tonnerre.

Mais, malgré quelques agents libres signés, et plusieurs choix de repêchage, pour remonter la défensive, il n'y a, parmi tout ce nouveau monde, aucun joueur d'impact.  Les entraîneurs croient qu'ils ont quand même remédier à certaines faiblesses criantes et que plusieurs partants peuvent hausser leur niveau de jeu.  Cette unité renouvelée peut difficilement être aussi pire que celle de 2020.

Mais elle va encore plomber l'équipe et l'empêcher de participer aux séries éliminatoires...



On dit toujours que, pour une équipe, ce sont seulement les joueurs qui sont sur le terrain qui peuvent vraiment faire la différence entre la médiocrité et le succès.  Mais, en vérité, sur les lignes de côté, de bons entraîneurs peuvent aussi influencer favorablement le déroulement des matchs.  Ce fut le cas à Washington en 2020.  L'expérimenté et très respecté coach en chef Ron Rivera (photo ci-dessus), ainsi que le très futé Jack Del Rio, son coordonnateur en défensive, sont arrivés avec le club l'an passé, et ils ont accompli de l'excellent boulot.

Sous leur bonne gouverne, la fiche de Washington est passée de 3-13 en 2019, à 7-9 la saison dernière.  Cette belle remontée est uniquement dûe à la défensive, qui a été une des meilleures de la Ligue, après avoir été parmi les pires, l'année précédente.  C'est surtout par le repêchage qu'on a reconstruit cette unité, à partir de 2017.


En 2020, les recruteurs de Washington ont frappé tout un coup de circuit en choisissant le jeune Chase Young (photo ci-dessus).  Il s'est affirmé tout de suite en devenant la recrue défensive de l'année dans la NFL.  On dit de lui qu'il est le phénomène de sa génération et qu'il succèdera pendant longtemps au «monstre» Aaron Donald (Rams) comme joueur défensif par excellence de la Ligue.

Chez la WFT, on pense aussi avoir renforcé la seconde ligne défensive en repêchant un autre gros prospect en la personne de Jamin Davis, au 19e rang de la première ronde.

La défensive devrait donc se maintenir parmi la crème de la Ligue et tenir son bout afin que l'équipe aspire réellement au championnat de sa division.  

L'offensive devra cependant faire sa part, elle, qui a croulé en dernière place du circuit Goodell en 2020.  Aussi héroïque et courageux qu'a été le quart-arrière Alex Smith en revenant au jeu même s'il était diminué par d'anciennes blessures majeures, il n'a pas pu accomplir grand chose pour animer l'offensive anémique de son équipe.  Il a pris sa retraite à la fin de la saison.



Au lieu d'investir massivement sur un QB d'avenir par le biais du marché des agents libres, par le repêchage, ou en tentant d'un obtenir un par le moyen d'un échange, Washington a choisi une solution à court terme en embauchant le vieux Ryan Fitzpatrick (photo ci-dessus), 38 ans, qui en sera à sa neuvième équipe !  Ses statistiques sont plutôt de l'ordre de celles d'un quart substitut, mais il a connu de bonnes périodes au cours de sa longue carrière.

Si la qualité du jeu du sympathique «Fitzmagic» est au moins passable, et qu'il s'avère un assez bon «game manager» (ce qui est bien possible), il pourra compter sur de bons coéquipiers à qui remettre ou passer le ballon.  Après une solide saison recrue, le porteur de ballon Antonio Gibson pourrait poursuivre sur sa lançée.  L'excellent ailier éloigné Terry McLaurin sera mieux appuyé cette année puisqu'on a signé l'agent libre Curtis Samuel (ex-Panthers) et le serviable Adam Humphries, qui, de 2016 à 2018, avait tout de même démontré son efficacité lorsqu'il était employé régulièrement par les Buccaneers de Tampa Bay.

Si Fitzpatrick échoue, Washington a Taylor Heinicke et Kyle Allen comme substituts au pose de QB.  Rien de rassurant.  Mais si le vieux rouquin à la grosse barbe est O.K., il ne serait pas surprenant -à la différence de l'an passé- que la WFT s'empare du premier rang de la NFC Est.



À New York, chez les Giants, si seulement le quart-arrière Daniel Jones (photo ci-dessus) pouvait «débloquer» et jouer à la hauteur du potentiel pour lequel on l'a repêché au 6e rang de la première ronde en 2019, l'équipe pourrait espérer de meilleurs jours.  Jones a connu de gros ennuis l'an passé (onze passes de touché, dix interceptions, rating de 80), de sorte que l'attaque du «Big Blue» est descendue en 31e position de la Ligue Nationale.  À sa décharge, il a joué, alors qu'il était blessé, pendant la dernière moitié du calendrier.

Les New Yorkais ont encaissé dix défaites ou plus dans six des sept dernières saisons.  Leur fiche combinée des trois plus récentes campagnes montre un bilan désastreux de 15 gains et 33 revers.  Chez les Giants, on pense que les changements effectués cet été vont mettre fin à ces déboires.  Déjà, en deuxième moitié de calendrier 2020, le club avait mieux joué en gagnant cinq de leurs huit derniers affrontements.

La défensive n'est pas vilaine, malgré la perte du plaqueur Dalvin Tomlinson, devenu agent libre et faisant maintenant partie des Vikings du Minnesota.  Elle bénéficiera de l'ajout du demi de coin Adoree' Jackson (ex-Titans), pris sur le marché des agents libres, et qui rejoindra James Bradberry, le demi de coin étoile de l'équipe.  Malgré un manque de profondeur dans le front 7, cette unité est forte quand vient le temps de stopper les jeux de course, et elle est capable de mettre beaucoup de pression sur les QB ennemis.



Si Jones ne produit pas assez en attaque, ce ne sera pas parce qu'il est mal entouré, sauf en ce qui concerne sa ligne offensive, dont les composantes sont très inexpérimentées.  Il faut dire que la coûteuse blessure au genou de son porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessus), dès la semaine no 2, l'an passé, n'a pas aidé.  Ce dernier devrait être de retour au jeu sous peu, tout en espérant que ce genou atrophié ne diminuera pas trop ses capacités, à l'avenir.

C'est surtout le groupe de receveurs qui est une source d'optimisme pour les Giants cette saison.  L'imposant agent libre Kenny Golladay (ex-Lions) a été mis sous contrat, tout comme le rapide John Ross III (ex-Bengals) et le vétéran ailier rapproché Kyle Rudolph (ex-Vikings), qui secondera Evan Engram pour saisir les passes courtes.  Sterling Shepard et Darius Slayton complètent ce groupe de receveurs qui pourrait en faire voir de toutes les couleurs aux défensives adverses.

Les Giants ne peuvent demander mieux que leur botteur de précision Graham Gano, qui a réussi 31 des 32 placements qu'il a tentés l'an dernier.

Tout dépendra de Daniel Jones en 2021 pour les Giants.  Ou bien il excelle, et l'équipe peut s'emparer du premier rang de la NFC Est.  Ou bien il échoue encore, et les partisans des Bleus doivent endurer une autre saison perdante...



Dire que les Eagles de Philadelphie sont une mauvaise équipe est un euphémisme.  On se demande comment ils ont pu tomber si bas, à peine trois ans après avoir triomphé au Super Bowl de 2018.  Depuis, ils ont perdu beaucoup de plumes, entre autres les vétérans : Carson Wentz, Malik Jackson, Alshon Jeffery, Jalen Mills, Jason Peters, DeSean Jackson.  Ils ont congédié leur entraîneur Doug Pederson.  De plus, les limites du plafond salarial les ont empêchés de regarnir leur alignement avec de bons agents libres, cet été.

Il est vrai qu'ils ont été probablement le club qui a été le plus éprouvé par les blessures en 2020.  L'équipe est encore mal en point.  En défensive, leurs deux dernières lignes sont horribles et la première ligne n'a guère fait mieux en accordant beaucoup de verges (moyenne de 126 verges par match) contre la course.

En attaque, ils n'ont aucun receveur d'expérience qui pourrait être menaçant pour l'opposition.  La ligne offensive est peu talentueuse et elle a aussi été affaiblie par une épidémie de blessures l'an dernier.  On ne peut pas s'attendre à ce qu'elle soit bien meilleure cette saison.  La seule chose qui pourrait avantager les oiseaux, c'est leur calendrier 2021.  Ils n'affronteront que trois adversaires qui ont réussi à se bâtir une fiche gagnante en 2020.














Le jeune pivot Jalen Hurts (photo ci-dessus) dirigera l'attaque.  Il a bien paru dans les quatre rencontres qu'il a disputées l'an passé, mais il a complété seulement 52 % de ses passes.  Il doit prier pour que la recrue DeVonta Smith, vainqueur du trophée Heisman avec Alabama l'an dernier, devienne tout de suite une bonne cible au poste d'ailier éloigné.  Heureusement, l'ailier rapproché Dallas Goedert est super.  Joe Flacco a été engagé comme auxiliaire et, ce qui est assez intringant, on a récemment obtenu les services de Gardner Minshew II (ex-Jaguars), au cas où Hurts flancherait.

Au moins, si Hurts est limité par une ligne à l'attaque déficiente et des receveurs de passes peu qualifiés, il pourra au moins compter sur un bon porteur de ballon en Miles Sanders (moyenne de 5,3 verges de gains par portée en 2020).  Boston Scott le seconde en étant également un bon receveur de passes en sortant du champ arrière.

Par dessus le marché, leur botteur de placement, Jake Elliott, est erratique, ayant enregistré seulement quatorze succès en dix-neuf tentatives (dont deux, ratées sur des distances de moins de 30 verges).

Inutile d'en rajouter, les Eagles (4-11-1 en 2020) vont possiblement gagner une couple de rencontres de plus, mais ils vont encore croupir en dernière place de la NFC Est...