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jeudi 22 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BILLS  DE  BUFFALO  :  LA  FENÊTRE  OUVERTE  SUR  LE  SUPER  BOWL  VIENT-ELLE  DE  SE  FERMER  ?

Depuis cinq ans, les Bills de Buffalo, avec en tête leur super quart arrière Josh Allen, possède un alignement de joueurs capable d'accéder aux plus grands honneurs de la Ligue Nationale de Football, c'est-à-dire, le championnat du Super Bowl.  Avec cinq saisons consécutives de dix victoires et plus; ajoutées à quatre championnats de division d'affilée, ils cognent à la porte du site du grand rendez-vous donnant accès au trophée Lombardi.  

Trois fois en quatre ans, cependant, les Chiefs de Kansas ont barré le chemin aux Bills durant les séries éliminatoires de la conférence Américaine.  L'autre fois ce fut les Bengals de Cincinnati qui ont empêché Buffalo de progresser vers la terre promise...

Ce printemps, avec une somme considérable de 40 millions de dollars au-dessus du plafond salarial, les Bills ont dû remanier leur formation en laissant partir, ou en libérant, plusieurs de leurs valeureux vétérans.  Ce faisant, est-ce qu'ils viennent d'affaiblir leur club au point de voir la fenêtre vers le SB se fermer ?

Voyons ça de plus près, alors que nous achevons notre examen des équipes de la division Est de l'AFC (voir les liens en fin d'article).



D'abord à l'attaque, les Bills ont perdu les services de leurs deux meilleurs receveurs : Stefon Diggs, échangé aux Texans de Houston contre un choix de deuxième ronde au prochain repêchage; de même que Gabe Davis, devenu agent libre et embauché ensuite par les Jaguars de Jacksonville.  Sur la ligne offensive, ils déplorent le départ du joueur de centre Mike Morse.

On ne remplace pas aisément des joueurs de cette qualité.  Les Bills ont tenté de le faire par la voie du marché des agents libres, et par le repêchage.  Par ce dernier moyen, les dépisteurs du club ont sélectionné le jeune receveur Keon Coleman (photo ci-dessus) en deuxième ronde.  Cet ancien joueur de basketball a pour principale qualité sa grandeur, qui lui donne la possibilité de sauter bien haut pour gagner ses batailles avec ses couvreurs, afin d'aller s'emparer du contrôle du ballon.

Ensuite, les Bills ont lancé leur filet un peu partout pour pêcher des receveurs disponibles durant l'encan des joueurs autonomes.  C'est ainsi que s'amèneront à Buffalo : Curtis Samuel (no 1, photo ci-dessous), qui a passé les trois dernières campagnes avec Washington; Marquez Valdes-Scantling (ex-Chiefs et ex-Packers), et Mack Hollins (avec les Falcons l'an passé).



Aucun de ces trois receveurs n'est susceptible de combler la perte de Davis et de Diggs.  Bien que ce dernier était tombé en disgrâce en deuxième moitié de saison à cause de sa mauvaise attitude.  De plus, il commandait un salaire énorme que les Bills ne pouvaient plus se permettre de payer.  Par conséquent, il était moins utilisé et ses statistiques ont périclité (636 verges de gains et trois touchés).  

Samuel, son éventuel remplaçant, a connu sa meilleure saison en 2020, avec les Panthers de la Caroline quand l'actuel coordonnateur offensif des Bills, Joe Brady, le dirigeait.  Les deux autres nouveaux venus, Valdes-Scantling et Hollins, sont plutôt des marginaux ou des substituts.  Parmi ces agents libres recrutés, il y avait aussi le receveur Chase Claypool, mais les Bills l'ont libéré durant le camp d'entraînement.

Semble-t-il que pour parer ce manque de qualité chez les receveurs espacés, les Bills emploieront davantage Khalil Shakir, qui a commencé à vraiment s'affirmer vers la fin du calendrier, l'an passé.  Ils auraient aussi recourir plus souvent au demi offensif James Cook comme receveur (445 verges de gains par la passe en 2023 + 1 122 verges au sol pour un total de 1 567 verges, en 6e place dans la NFL), ainsi qu'à l'ailier rapproché Dalton Kincaid (photo ci-dessous).  



Celui-ci a très bien fait à sa saison recrue l'an passé (il a même établi des records d'équipe dans ces circonstances, avec 73 attrapés pour 673 verges).  Si bien qu'il a progressivement devancé l'autre ailier rapproché de l'équipe, Dawson Knox.  Les Bills pensent qu'il peut devenir un genre de Travis Kelce, c'est-à-dire un pilier important et très occupé de l'attaque.

Au poste de centre, c'est l'ex-Cowboys Connor McGovern qui prendra la relève de Mike Morse, parti à Jacksonville, chez les Jaguars.

Pour enlever de la pression sur les épaules du quart arrière Josh Allen, qui doit maintenant composer avec des ressources aériennes amoindries, le coordonnateur offensif Joe Brady va changer les plans de match.  Il l'avait déjà fait après sa nomination, à la mi-novembre, la saison dernière.

Il continuera donc d'utiliser davantage les jeux au sol, surtout les courses sur les ailes, que ce soit à gauche ou à droite, au lieu d'y aller en plein centre.  Les coureurs des Bills ont eu du succès en deuxième demie de campagne, l'automne passé, grâce à cette stratégie.  Avant l'arrivée de Brady (photo ci-dessous), les Bills avaient compilé un dossier de 5-5.  Après sa venue, ils ont gagné six de leurs sept dernières parties, pour dépasser de justesse les Dolphins de Miami, en tête de la section Est de l'AFC.  Les Dolphins avaient pourtant trois matchs d'avance sur eux, cinq semaines avant la fin du calendrier régulier.



Lorsque le nouveau directeur de l'attaque a pris les commandes, 41 % des jeux offensifs des Bills étaient des jeux au sol (20e dans la NFL).  Brady a porté ce pourcentage à 52% (2e plus haut pourcentage dans la Ligue, derrière les Steelers).  Il faut s'attendre à encore plus de style "rouleau compresseur" cette saison.  Brady emploie souvent deux demis au champ arrière, et six joueurs de ligne pour bloquer.  Il ne faut pas oublier non plus que Josh Allen court souvent avec le ballon (525 verges de gains, et 15 touchés marqués de cette façon, -premier rang dans la NFL-).  Sa contribution à l'attaque terrestre devrait aussi augmenter.

Certains reprocheront à Allen son grand nombre de revirements (18 interceptions, quatre échappés perdus, en 2023-24).  Mais la grande majorité de ces erreurs se produisent dans des circonstances atténuantes (positions sur le terrain, longues passes interceptées mais servant en fait de longs dégagements lors de 3e essais ratés, etc), et elles sont peu, ou pas du tout, coûteuses les trois quarts du temps.

Comme c'est le cas depuis cinq ans, Allen a encore été l'un des meilleurs QB de la NFL la saison dernière, avec des gains aériens de 4 306 verges et 29 passes de touché.  Il dirige une des plus productives offensives de la Ligue depuis tout ce temps (l'an passé : 6e de la NFL pour les points marqués → 451; 4e pour les verges gagnées → 6 366; 7e pour les verges au sol →2 212; et 8e pour les verges par la passe → 4 154).



D'année en année, Allen a amélioré la précision et la longueur de ses passes.  La saison dernière, seuls Dak Prescott et Tua Tagovailoa ont lancé plus de passes de dix verges et + que lui.  Allen a été le meilleur QB de la ligue pour échapper à la pression des défensives adverses.  À ce chapitre, il a même devancé Patrick Mahomes, un maître dans ce domaine de l'esquive.  Il a aussi mené la Ligue pour les touchés combinés, passes et courses, avec 44 (en carrière c'est 220) !  Seul Jalen Hurts, des Eagles, a converti plus de 3e et de 4e essais que lui.  

Allen c'est une véritable machine à scorer !  Beaucoup de gens croient qu'il est tellement dominant et talentueux, qu'il pourra continuer à produire de telles statistiques peu importe le personnel moins qualifié qui l'entourera cette saison.  Avec en prime, toujours cette possibilité d'amener encore son équipe au Super Bowl.

Ça reste à voir.  Car sa défensive a aussi encaissé des coups durs durant la saison morte.  Beaucoup de bons vétérans de cette bonne brigade ont dû quitter via le marché des agents libres.  Parmi les joueurs perdus cet été par les Bills, neuf avaient déjà été au Pro Bowl, et sept avaient déjà été nommés des All-Pro (étoiles).  Et de ceux-ci, plusieurs jouaient en défensive.



Notons les départs les plus importants : le secondeur Tyrel Dobson; les joueurs de ligne Leonard Floyd (meilleur de l'unité avec 10½ sacks en 2023-24),  Poona Ford, Shaq Lawson, ainsi que Jordan Phillips.  Mais surtout la tertiaire qui a payé le prix de ces séparations : les excellents demis Jordan Poyer, Tre'Davious White, Micah Hyde et Dane Jackson ont tous été sacrifiés.  On voit mal comment les Bills pourront se remettre de ces abandons.  Surtout du côté de la défense anti-aérienne, pour laquelle les Bills étaient classés 7e dans la NFL, lors de la plus récente campagne.

Au cours des dernières années, cette unité défensive a toujours été solide (l'an passé : 4e de la NFL pour le moins de points accordés -311-, 9e pour les verges -5 222-).  Elle risque de l'être moins cette saison.  On pointe deux éléments en particulier qui sème des doutes : Matt Milano, qui est trop souvent blessé; et Von Miller qui, à 35 ans, semble au bout du rouleau...

Les unités spéciales pourraient aussi avoir d'épineux problèmes.  Le botteur de précision Tyler Bass n'a pas eu une bonne campagne l'an dernier.  Il a raté huit placements en saison régulière, et trois en playoffs, dont un très coûteux, qui aurait égalisé le pointage tard en fin de partie, dans la fatidique défaite éliminatoire contre Kansas City (photo ci-dessous).  Le botteur de dégagement, Sam Martin n'a pas été brillant non plus en 2023-24.  Les retourneurs de bottés ne cassent rien eux non plus.  Ce sera probablement KJ Hamler qui sera désigné pour se charger de cette tâche cette année.



Bref, même si Josh Allen est un super man qui peut charrier toute son équipe, il aura du mal à l'amener en séries éliminatoires cette saison.  La compétition est très forte (Jets, Dolphins) dans leur division, et dans la Conférence Américaine (pour les "wild cards").  Dès le commencement du calendrier, les Bills devront affronter des formations puissantes comme les Dolphins, les Ravens, les Texans, les Jets, et les Jaguars, dont trois de celles-ci sur la route.  Ça ne sera pas de la tarte...

C'est à cette occasion, à partir de la semaine 2 du calendrier, que l'on pourra constater si les Bills ont fait un, ou plusieurs pas de recul, après toutes les pertes de bons joueurs qu'ils ont subies dans l'entre saison.

Buffalo Bills 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Arizona Cardinals

1:00 PM

2

Sep 12

at Miami Dolphins

8:15 PM

3

Sep 23

Jacksonville Jaguars

7:30 PM

4

Sep 29

at Baltimore Ravens

8:20 PM

5

Oct 6

at Houston Texans

1:00 PM

6

Oct 14

at New York Jets

8:15 PM

7

Oct 20

Tennessee Titans

1:00 PM

8

Oct 27

at Seattle Seahawks

4:05 PM

9

Nov 3

Miami Dolphins

1:00 PM

10

Nov 10

at Indianapolis Colts

1:00 PM

11

Nov 17

Kansas City Chiefs

4:25 PM

12

Bye

 

 

13

Dec 1

San Francisco 49ers

8:20 PM

14

Dec 8

at Los Angeles Rams

4:25 PM

15

Dec 15

at Detroit Lions

4:25 PM

16

Dec 22

New England Patriots

1:00 PM

17

Dec 29

New York Jets

1:00 PM

18

TBD

at New England Patriots

TBD



🏈🏈🏈🏈🏈


AUTRES  ANALYSES  ET  PRÉDICTIONS :


→ Patriots de la Nouvelle-Angleterre





→ Dolphins de Miami






→  Jets de New York


https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/20

24/08/aaron-rodgers-pourra-t-il-faire-enfin.html


mercredi 30 août 2023



SAISON 2023-24 DES COMMANDERS DE WASHINGTON : GROSSE COMMANDE POUR LE QB SAM HOWELL...

Sur papier, les Commanders de Washington n'ont pas une vilaine équipe (8-8-1 l'an passé).  Mais en réalité, dans une division compliquée (Est de la Conférence Nationale) ils n'ont pas les éléments pour surpasser au classement leurs puissants adversaires à Dallas et à Philadelphie.

Surtout au poste de quart-arrière, où après leur désastreuse expérience avec Carson Wentz, la saison dernière, ils ont choisi de remettre le ballon au jeune et inexpérimenté Sam Howell pour piloter leur attaque.

Choix de 5e ronde (144e) au repêchage de 2022, Howell n'a joué qu'un match la saison passée, le dernier de l'équipe (victoire facile de 26 à 6 contre Dallas).  Il a bien paru dans cette partie en marquant un touché sur une course de neuf verges, et en lançant une passe de touché de seize verges à Terry McLaurin.


Il a un bon bras et il est mobile, ce qui lui sera utile pour éviter la pression des défensives adverses. On sait que la protection du quart-arrière fait grandement défaut à Washington (48 sacks concédés en 2022-23).  Dépendamment de comment il pourra bien se débrouiller pour exploiter les bons atouts dont il dispose à l'attaque, les Commanders connaîtront une bonne campagne, ou ils feront du sur place en 2023-24.

Leur calendrier n'est pas favorable, et les experts leur prédisent le dernier rang de la division, avec à peine cinq ou six victoires.  Je ne suis pas aussi pessimiste.  Est-ce que Howell peut être pire que Wentz (libéré par l'équipe, agent libre) ?  S'il ne fait pas l'affaire, il y a toujours Jacoby Brissett, un substitut de qualité, repêché sur le marché des agents libres cette année.

Les commanders ont un nouveau coordonnateur offensif, Eric Bieniemy, qui a eu beaucoup de succès dans le même poste avec les Chiefs de Kansas City, de 2018 jusqu'à l'an dernier.  On dit qu'il est dur avec les joueurs, mais ses schémas de jeux, surtout axés sur la passe, y compris aux demis offensifs, sont originaux et bien pensés.



Avec de bons porteurs de ballon comme Brian Robinson et Antonio Gibson (également efficace comme receveur de passe); et des receveurs éloignés de qualité comme Terry McLaurin (4 281 verges de gains en quatre saisons, photo ci-dessus), Curtis Samuel et Jahan Dotson, Bieniemy pourra déployer son offensive de belle façon.  À condition que son jeune quart-arrière puisse l'opérer adéquatement.  Ce qui n'est pas assuré.

Même avec le renouvellement de sa ligne à l'attaque grâce aux signatures récentes du plaqueur Andrew Wylie (ex-Chiefs) et du centre Nick Gates (ex-Giants), Howell ne pourra pas compter sur une unité de premier ordre.  Loin de là !  De plus, le manque d'ailiers rapprochés valables ne lui facilitera pas la tâche sur les passes courtes, ou lorsqu'il aura besoin d'un dépanneur, en situation de panique, quand ses receveurs espacés ne seront pas à découvert.

La défensive 4-3 de Washington est très forte au niveau de la première ligne avec le duo Daren Payne et Jonathan Allen, qui, à leurs deux, ont réussi 19 sacks.  Et si Chase Young peut revenir à la forme de sa saison de recrue défensive de l'année (2020), cette unité du "front 7" pourrait terroriser les QBs opposés et malmener les demis offensifs ennemis cette saison.  Young (photo ci-dessous) n'a plus été le même après sa grave blessure à un genou en 2021.



La tertiaire est plutôt moyenne et les secondeurs de ligne laissent à désirer, mais la saison dernière, cette défensive a enregistré le 3e meilleur bilan pour les verges accordées par match (304,6), le 7e rang pour les points marqués contre elle (20,2 par joute), et la 4e position pour le moins de verges allouées par la passe (191,3 par rencontre).  Ce qu'on reproche surtout à cette brigade défensive, c'est qu'elle ne provoque pas suffisamment de revirements (seulement 18 l'an passé, 26e rang dans la NFL).

Il est toujours hasardeux de prédire les performances d'une défensive d'une saison à l'autre.  Bien des facteurs, dont les blessures, peuvent les faire varier passablement...

L'équipe a été vendue récemment (Josh Harris et son groupe d'investisseurs ont payé 6,05 milliards de dollars), mettant ainsi fin à 24 années d'incompétence et de déshonneur de la part de l'ancien propriétaire, Daniel Snyder.

Eric Bieniemy à droite
Durant son règne entaché de scandales et par une gestion malheureuse, les anciens Redskins n'ont participé aux séries éliminatoires qu'à cinq reprises (remportant une seule victoire).  Ils n'ont pas gagné plus de dix parties dans une saison depuis 1991.  Cela représente la plus longue séquence dans la NFL, et ce, par une marge de dix-sept ans par rapport à toute autre équipe.

Ce n'est pas cette saison qu'ils vont stopper cette longue disette.  Leur offensive, qui au cours des cinq dernières campagnes, n'a jamais fini plus haut que le 20e rang dans la NFL, tant pour les points marqués que les verges gagnées, risque encore de piétiner en 2023-24, avec un jeune quart-arrière inexpérimenté pour la diriger.

Mais il n'est pas impossible que les Commanders puissent faire aussi bien que l'an dernier.  Malgré un calendrier difficile, en gagnant huit matchs, ils pourraient même participer aux séries éliminatoires, dans une Conférence Nationale passablement faible.  Mais je gagerais pas là-dessus...

CALENDRIER 2023-24 DES COMMANDERS DE WASHINGTON




AUTRES ANALYSES À CONSULTER :

Houston Texans

Chicago  Bears

Tennessee Titans

Baltimore Ravens

New Orleans Saints

Dallas Cowboys

Jets de New York 

Broncos de Denver

Browns de Cleveland

Cardinals de l'Arizona

Lions de Détroit

Chiefs de Kansas City

mercredi 8 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : RIEN D'ASSURÉ DANS LA DIVISION EST DE LA CONFÉRENCE NATIONALE...



Si vous êtes un amateur de football américain, que vous aimez le jeu offensif, et que vous étiez un partisan d'un des clubs de la division Est de la Conférence Nationale, vous devez être resté sur votre appétit, la saison dernière.  Les quatre équipes de cette section ont toutes compilé une fiche négative et elles ont souvent présenté un triste spectacle avec des attaques fréquemment en panne.  De quoi bâiller aux corneilles !

On attendait les Cowboys de Dallas comme champions de section, mais c'est plutôt le club de football de Washington qui a causé toute une surprise en terminant en tête, avec un peu reluisant palmarès de sept victoires contre neuf défaites.  En 2021, sauf les dépourvus Eagles de Philadelphie, que la cave de la division attend, les trois autres formations ont autant de chances de finir premiers que troisièmes.  Avec seuls les champions de section participant aux séries éliminatoires...


Il ne fallait pas avoir le coeur trop sensible pour voir ce qui est arrivé au quart-arrière Dak Prescott lors du cinquième match des Cowboys l'an passé.  Lors d'un jeu contre les Giants de New York, il s'est cassé la cheville de la jambe droite (photo ci-dessus).  Sur le terrain, son pied était tout de travers pendant que le malheureux souffrait le martyre.  Ce n'était pas beau à voir.  Comme l'a été d'ailleurs la performance des quatre clubs de l'Est de la NFC en 2020 !

Même avant que Prescott subisse cette grave blessure qui mettait fin à sa saison, les Cowboys connaissaient un début de campagne atroce.  La seule victoire qu'ils avaient obtenue, en quatre parties, était survenue durant la deuxième semaine du calendrier, quand leurs adversaires, les Falcons d'Atlanta, ont laissé filer une forte avance à la mi-temps (29-10), pour s'écrouler ensuite et s'incliner 40-39 sur un placement de 46 verges de Greg Zuerlein, alors que les dernières secondes s'égrenaient au cadran.

Ce n'est pas tant l'offensive qui faisait problème, mais la défensive qui était absolument nulle, la pire, en fait, de l'histoire de la franchise (fondée en 1960).  Puis ce fut au tour de la ligne à l'attaque d'être décimée par les blessures.  Tyron Smith a raté quatorze rencontres, Zack Martin six, La'el Collins seize.  Ce qui explique peut-être la piètre saison du porteur de ballon étoile Ezekiel Elliott (photo ci-dessous), qui n'avait plus le meilleur personnel devant lui, pour bloquer adéquatement, et pour lui ouvrir le chemin...  D'une moyenne habituelle de 4,6 verges par portée, Elliott est descendu à 4 verges.



Mais si tous ces joueurs, mis au rancart l'an passé, reviennent au jeu en assez bonne forme, l'attaque des Boys sera puissante.  Cependant, la marque de commerce de Prescott était sa mobilité.  L'a-t-il perdue avec cette vilaine fracture à la cheville ?  En tout cas, la direction de l'équipe a toujours confiance en lui puisqu'elle vient de lui consentir un fabuleux contrat de quatre ans, d'une valeur incroyable de 160 millions de dollars !

De son côté, Elliott commence-t-il à être usé ?  Il a été sur-utilisé depuis le début de sa carrière.  Il s'est toutefois présenté au camp d'entraînement dans une excellente forme physique, se disant prêt à rebondir, au cours de la prochaine saison. 

Pour ce qui est des receveurs, il n'y a pas de soucis.  Amari Cooper, CeeDee Lamb et Michael Gallup composent un trio du tonnerre.

Mais, malgré quelques agents libres signés, et plusieurs choix de repêchage, pour remonter la défensive, il n'y a, parmi tout ce nouveau monde, aucun joueur d'impact.  Les entraîneurs croient qu'ils ont quand même remédier à certaines faiblesses criantes et que plusieurs partants peuvent hausser leur niveau de jeu.  Cette unité renouvelée peut difficilement être aussi pire que celle de 2020.

Mais elle va encore plomber l'équipe et l'empêcher de participer aux séries éliminatoires...



On dit toujours que, pour une équipe, ce sont seulement les joueurs qui sont sur le terrain qui peuvent vraiment faire la différence entre la médiocrité et le succès.  Mais, en vérité, sur les lignes de côté, de bons entraîneurs peuvent aussi influencer favorablement le déroulement des matchs.  Ce fut le cas à Washington en 2020.  L'expérimenté et très respecté coach en chef Ron Rivera (photo ci-dessus), ainsi que le très futé Jack Del Rio, son coordonnateur en défensive, sont arrivés avec le club l'an passé, et ils ont accompli de l'excellent boulot.

Sous leur bonne gouverne, la fiche de Washington est passée de 3-13 en 2019, à 7-9 la saison dernière.  Cette belle remontée est uniquement dûe à la défensive, qui a été une des meilleures de la Ligue, après avoir été parmi les pires, l'année précédente.  C'est surtout par le repêchage qu'on a reconstruit cette unité, à partir de 2017.


En 2020, les recruteurs de Washington ont frappé tout un coup de circuit en choisissant le jeune Chase Young (photo ci-dessus).  Il s'est affirmé tout de suite en devenant la recrue défensive de l'année dans la NFL.  On dit de lui qu'il est le phénomène de sa génération et qu'il succèdera pendant longtemps au «monstre» Aaron Donald (Rams) comme joueur défensif par excellence de la Ligue.

Chez la WFT, on pense aussi avoir renforcé la seconde ligne défensive en repêchant un autre gros prospect en la personne de Jamin Davis, au 19e rang de la première ronde.

La défensive devrait donc se maintenir parmi la crème de la Ligue et tenir son bout afin que l'équipe aspire réellement au championnat de sa division.  

L'offensive devra cependant faire sa part, elle, qui a croulé en dernière place du circuit Goodell en 2020.  Aussi héroïque et courageux qu'a été le quart-arrière Alex Smith en revenant au jeu même s'il était diminué par d'anciennes blessures majeures, il n'a pas pu accomplir grand chose pour animer l'offensive anémique de son équipe.  Il a pris sa retraite à la fin de la saison.



Au lieu d'investir massivement sur un QB d'avenir par le biais du marché des agents libres, par le repêchage, ou en tentant d'un obtenir un par le moyen d'un échange, Washington a choisi une solution à court terme en embauchant le vieux Ryan Fitzpatrick (photo ci-dessus), 38 ans, qui en sera à sa neuvième équipe !  Ses statistiques sont plutôt de l'ordre de celles d'un quart substitut, mais il a connu de bonnes périodes au cours de sa longue carrière.

Si la qualité du jeu du sympathique «Fitzmagic» est au moins passable, et qu'il s'avère un assez bon «game manager» (ce qui est bien possible), il pourra compter sur de bons coéquipiers à qui remettre ou passer le ballon.  Après une solide saison recrue, le porteur de ballon Antonio Gibson pourrait poursuivre sur sa lançée.  L'excellent ailier éloigné Terry McLaurin sera mieux appuyé cette année puisqu'on a signé l'agent libre Curtis Samuel (ex-Panthers) et le serviable Adam Humphries, qui, de 2016 à 2018, avait tout de même démontré son efficacité lorsqu'il était employé régulièrement par les Buccaneers de Tampa Bay.

Si Fitzpatrick échoue, Washington a Taylor Heinicke et Kyle Allen comme substituts au pose de QB.  Rien de rassurant.  Mais si le vieux rouquin à la grosse barbe est O.K., il ne serait pas surprenant -à la différence de l'an passé- que la WFT s'empare du premier rang de la NFC Est.



À New York, chez les Giants, si seulement le quart-arrière Daniel Jones (photo ci-dessus) pouvait «débloquer» et jouer à la hauteur du potentiel pour lequel on l'a repêché au 6e rang de la première ronde en 2019, l'équipe pourrait espérer de meilleurs jours.  Jones a connu de gros ennuis l'an passé (onze passes de touché, dix interceptions, rating de 80), de sorte que l'attaque du «Big Blue» est descendue en 31e position de la Ligue Nationale.  À sa décharge, il a joué, alors qu'il était blessé, pendant la dernière moitié du calendrier.

Les New Yorkais ont encaissé dix défaites ou plus dans six des sept dernières saisons.  Leur fiche combinée des trois plus récentes campagnes montre un bilan désastreux de 15 gains et 33 revers.  Chez les Giants, on pense que les changements effectués cet été vont mettre fin à ces déboires.  Déjà, en deuxième moitié de calendrier 2020, le club avait mieux joué en gagnant cinq de leurs huit derniers affrontements.

La défensive n'est pas vilaine, malgré la perte du plaqueur Dalvin Tomlinson, devenu agent libre et faisant maintenant partie des Vikings du Minnesota.  Elle bénéficiera de l'ajout du demi de coin Adoree' Jackson (ex-Titans), pris sur le marché des agents libres, et qui rejoindra James Bradberry, le demi de coin étoile de l'équipe.  Malgré un manque de profondeur dans le front 7, cette unité est forte quand vient le temps de stopper les jeux de course, et elle est capable de mettre beaucoup de pression sur les QB ennemis.



Si Jones ne produit pas assez en attaque, ce ne sera pas parce qu'il est mal entouré, sauf en ce qui concerne sa ligne offensive, dont les composantes sont très inexpérimentées.  Il faut dire que la coûteuse blessure au genou de son porteur de ballon Saquon Barkley (photo ci-dessus), dès la semaine no 2, l'an passé, n'a pas aidé.  Ce dernier devrait être de retour au jeu sous peu, tout en espérant que ce genou atrophié ne diminuera pas trop ses capacités, à l'avenir.

C'est surtout le groupe de receveurs qui est une source d'optimisme pour les Giants cette saison.  L'imposant agent libre Kenny Golladay (ex-Lions) a été mis sous contrat, tout comme le rapide John Ross III (ex-Bengals) et le vétéran ailier rapproché Kyle Rudolph (ex-Vikings), qui secondera Evan Engram pour saisir les passes courtes.  Sterling Shepard et Darius Slayton complètent ce groupe de receveurs qui pourrait en faire voir de toutes les couleurs aux défensives adverses.

Les Giants ne peuvent demander mieux que leur botteur de précision Graham Gano, qui a réussi 31 des 32 placements qu'il a tentés l'an dernier.

Tout dépendra de Daniel Jones en 2021 pour les Giants.  Ou bien il excelle, et l'équipe peut s'emparer du premier rang de la NFC Est.  Ou bien il échoue encore, et les partisans des Bleus doivent endurer une autre saison perdante...



Dire que les Eagles de Philadelphie sont une mauvaise équipe est un euphémisme.  On se demande comment ils ont pu tomber si bas, à peine trois ans après avoir triomphé au Super Bowl de 2018.  Depuis, ils ont perdu beaucoup de plumes, entre autres les vétérans : Carson Wentz, Malik Jackson, Alshon Jeffery, Jalen Mills, Jason Peters, DeSean Jackson.  Ils ont congédié leur entraîneur Doug Pederson.  De plus, les limites du plafond salarial les ont empêchés de regarnir leur alignement avec de bons agents libres, cet été.

Il est vrai qu'ils ont été probablement le club qui a été le plus éprouvé par les blessures en 2020.  L'équipe est encore mal en point.  En défensive, leurs deux dernières lignes sont horribles et la première ligne n'a guère fait mieux en accordant beaucoup de verges (moyenne de 126 verges par match) contre la course.

En attaque, ils n'ont aucun receveur d'expérience qui pourrait être menaçant pour l'opposition.  La ligne offensive est peu talentueuse et elle a aussi été affaiblie par une épidémie de blessures l'an dernier.  On ne peut pas s'attendre à ce qu'elle soit bien meilleure cette saison.  La seule chose qui pourrait avantager les oiseaux, c'est leur calendrier 2021.  Ils n'affronteront que trois adversaires qui ont réussi à se bâtir une fiche gagnante en 2020.














Le jeune pivot Jalen Hurts (photo ci-dessus) dirigera l'attaque.  Il a bien paru dans les quatre rencontres qu'il a disputées l'an passé, mais il a complété seulement 52 % de ses passes.  Il doit prier pour que la recrue DeVonta Smith, vainqueur du trophée Heisman avec Alabama l'an dernier, devienne tout de suite une bonne cible au poste d'ailier éloigné.  Heureusement, l'ailier rapproché Dallas Goedert est super.  Joe Flacco a été engagé comme auxiliaire et, ce qui est assez intringant, on a récemment obtenu les services de Gardner Minshew II (ex-Jaguars), au cas où Hurts flancherait.

Au moins, si Hurts est limité par une ligne à l'attaque déficiente et des receveurs de passes peu qualifiés, il pourra au moins compter sur un bon porteur de ballon en Miles Sanders (moyenne de 5,3 verges de gains par portée en 2020).  Boston Scott le seconde en étant également un bon receveur de passes en sortant du champ arrière.

Par dessus le marché, leur botteur de placement, Jake Elliott, est erratique, ayant enregistré seulement quatorze succès en dix-neuf tentatives (dont deux, ratées sur des distances de moins de 30 verges).

Inutile d'en rajouter, les Eagles (4-11-1 en 2020) vont possiblement gagner une couple de rencontres de plus, mais ils vont encore croupir en dernière place de la NFC Est...