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vendredi 28 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : ARIZONA À TAMPA BAY ⇨ BAKER MAYFIELD BLESSÉ, BUCKY IRVING À LA RESCOUSSE DES BUCCANEERS ?



Les Cardinals de l'Arizona ( 3-8) seront les visiteurs dimanche après-midi à Tampa Bay, pour rencontrer les Buccaneers (6-5).  Les deux équipes se ressemblent, en ce sens qu'ils ont à peu près les mêmes problèmes défensifs, et ont perdu leurs trois dernières parties.  Leur saison est aussi marquée par de nombreuses blessures touchant plusieurs de leurs joueurs clés.

La fiche déficitaire des Cards leur enlève tout espoir de prolonger leur campagne 2025-26 en séries éliminatoires, mais ils sont demeurés compétitifs, et comptent jouer le rôle de trouble fête, d'ici la fin de leurs activités.  Six de leur huit revers ont été subis par la marge d'une possession.

C'est leur défense contre le jeu au sol qui a surtout flanché au cours de leurs cinq derniers affrontements, en allouant une moyenne de 132 verges par rencontre (4,7 verges par course).  Elle a ainsi permis aux clubs adverses de contrôler le temps de possession du ballon.  Cette brigade accorde aussi beaucoup trop de points, 25,7 en moyenne par match, au 25e rang de la NFL, à ce chapitre.



Si les Cardinals ont pu rester à la portée de la victoire, dans la plupart de leurs duels, c'est grâce au quart arrière substitut Jacoby Brissett (photo ci-dessus).  Puisque tous ses porteurs de ballon ont été, ou sont blessés, Brissett a été obligé de lancer souvent le ballon.  Il est d'ailleurs le meneur de la NFL pour le plus grand nombre de passes tentées : 43,5 en moyenne par confrontation.

Il ne changera pas ses habitudes agressives dimanche contre les Bucs, car ceux-ci en arrachent énormément, par les temps qui courent, contre le jeu aérien.  Quatre de leurs demis défensifs sont sur la liste des blessés présentement.

La ligne offensive de l'Arizona est également décimée par les blessures, et Brissett risque de subir la pression du front défensif de Tampa Bay, qui pratique beaucoup le blitz, comme stratégie, pour attaquer les pivots adverses.  En passant si souvent le ballon, Brissett s'expose à être frappé, et à commettre des revirements.  Dans les huit matchs qu'il a joués, il a échappé le ballon quatre fois (trois échappés perdus), et il a lancé trois interceptions.



Historiquement, cependant, les clubs qui, comme les Cardinals, doivent traverser le continent pour aller jouer dans l'Est, ont beaucoup de difficultés à gagner.

Mais la victoire est loin d'être assurée pour les hommes du coach Todd Bowles (photo ci-dessus).  Si le retour au jeu du demi offensif Buck Irving pourra faire du bien, la blessure à l'épaule gauche, du quart arrière Baker Mayfield, inquiète les dirigeants de l'équipe, et ses coéquipiers de l'offensive.  Il semble, d'après les dernières informations, que la tendance pointe vers sa participation au rendez-vous de dimanche.  Mais on doute qu'il soit en possession de tous ses moyens.

Mayfield a fait piètre figure dans la dernière prestation de son club, une lourde défaite de 34 à 7 au SoFi Stadium contre les Rams de Los Angeles, dimanche soir passé.  Son remplaçant Teddy Bridgewater (photo ci-dessous) n'a pas fait mieux.  Que ce soit celui-ci, ou un Mayfield affaibli, qui sera au poste de quart, les chances de gagner des Bucs sont nettement moins bonnes.  Dans les deux cas, l'attaque aérienne de Tampa Bay perd un de ses atouts : la possibilité de réussir des jeux explosifs (longues passes ou "bombes").



Les trois dernières défaites consécutives des Buccaneers ont été encaissées contre de fortes formations : les Rams, les Bills et les Patriots.  La défensive des Bucs a accordé 106 points dans ces revers.  Le reste du calendrier sera beaucoup moins difficile, car ils joueront contre des équipes aux fiches négatives.  

Leur première place en tête de la division Sud de la Conférence Nationale ne tient qu'à un fil, un demi match devant les Panthers de la Caroline.  Les deux concurrents doivent s'affronter à deux reprises en fin de saison (semaines 16 et 18).  C’est sans doute lors de ces moments que se décidera le titre de la section, et la seule place restante pour les séries éliminatoires.

Le retour au jeu de Bucky Irving (photo ci-dessous) pourrait cependant avoir un moindre impact, car on ignore s'il pourra retrouver sa forme physique de match.  Et dans les quatre parties auxquelles il a participées cette saison, il n'a maintenu qu'une faible moyenne de 3,3 verges par course.



Curieusement, au cours des dernières campagnes, les Buccaneers ont connu des passages à vide à la mi-saison, mais ils ont remporté presque tous leurs matchs au mois de décembre, pour réussir à décrocher quatre championnats de division d'affilée.

Le calendrier plus léger semble favoriser un tel scénario encore cette année.  À moins que Baker Mayfield soit vraiment incapable de bien jouer, à cause de sa blessure, et que les autres éclopés des Bucs ne reviennent pas au jeu à temps, pour fournir les renforts nécessaires afin d'assurer le succès à leur club.  La défensive doit également se ressaisir pour sauver cette saison éprouvante.

Tampa Bay est le choix des preneurs aux livres par 3½ points, mais l'état de santé de Mayfield, et les revirements, seront importants pour déterminer vraiment l'issue du match.

Cardinals   24,     Buccaneers  26.         

jeudi 12 janvier 2023




NFL WILD CARD 2023 : SANS TAGOVAILOA, POINT DE SALUT POUR LES DOLPHINS DE MIAMI À BUFFALO CONTRE LES BILLS.

Il est facile d'analyser le duel entre les Dolphins de Miami (9-8) et les Bills de Buffalo (13-3) qui aura lieu dimanche après-midi (13 h.).  Sans leur quart-arrière régulier, Tua Tagovailoa, hors combat après avoir subi deux commotions cérébrales sévères cette saison, les Dolphins de Miami n'ont guère de chances de battre les Bills dans le froid glacial de Buffalo (24° F. prévus dimanche P.M.).

En effet, quand Tagovailoa (photo ci-dessous) jouait cette saison, son club marquait 25½ points par rencontre.  Il a remporté 8 des 9 victoires de son équipe durant les 13 parties dans lesquelles il était le QB partant.  Son coefficient d'efficacité de 105,5 -le meilleur de tous les QBs de la NFL- parle de lui-même.



Sans lui, l'offensive des Floridiens est tombée à 16,3 points par match et elle a été en mesure de gagner un seul match, le dernier, dimanche passé, au compte de 11-6, dans une bataille défensive avec les Jets de New York.  Ce mince gain, obtenu à l'arraché, -après cinq défaites d'affilée-, combiné au revers des Patriots de la Nouvelle-Angleterre contre les Bills, a permis aux Dolphins de se glisser de justesse en séries éliminatoires.

Hier, l'entraîneur en chef des Fins, Mike McDaniel a confirmé que Tagovailoa ne reviendra pas au jeu dimanche.  Pas plus que le quart-arrière no 2 Teddy Bridgewater (blessé à un doigt).  On devra donc s'en remettre à la recrue Skylar Thompson qui devrait débuter la partie même s'il a quelques bleus et meurtrissures, résultats du match contre les Jets, dans lequel il s'est fait «brasser».  À part quelques jeux de passes voilées, Thompson n'est pas très habile dans les autres phases de jeu.



De plus, le meilleur porteur de ballon de Miami, Raheem Mostert (photo ci-dessus) s'est fait casser un pouce dans cette même rencontre à New York.  Même s'il tente de jouer dimanche, il risque de ne pas être à pleine capacité.

Ainsi diminués en attaque, les Dolphins doivent se taper la deuxième meilleure défensive dans la NFL.  Lorsqu'elle évolue à domicile, cette unité est no 1 de la Ligue.  Pour sa part, sur son terrain, l'offensive des Bills se classe au 2e rang de la NFL pour les points marqués, et première au point de vue efficacité du quart-arrière.

Coach McDaniel en discussion avec Skylar Thompson
En contre partie, la défensive de Miami est affreuse à l'étranger.  Elle est au dernier rang de la NFL pour les points accordés et le coefficient d'efficacité des QBs adverses.

Étant donné cet état des faits, pas surprenant que les Bills sont favoris par près de deux touchés convertis pour l'emporter facilement dimanche.  Il se peut même que Damar Hamlin assiste au match.  

mercredi 28 décembre 2022



LES CHEERLEADERS ET LES FANS DE LA NFL FÊTENT NOËL ET CERTAINES ÉQUIPES LUTTENT TOUJOURS POUR UNE PLACE EN SÉRIES ÉLIMINATOIRES.


La semaine 16 de la NFL s'est déroulée autour de Noël cette année.  Et le spectacle était davantage dans les estrades et sur les lignes de côté que sur le terrain de football.

En effet, les jolies cheerleaders des clubs locaux avaient revêtu leur magnifique costume de Noël pour effectuer leurs routines et animer une foule de spectateurs, dont certains s'étaient déguisés pour l'occasion.  Cet esprit festif a donné quelques belles photos dont j'ai parsemé cet article.



Les jeux sont pas mal faits dans la NFL en ce qui concerne les équipes qui vont participer aux séries éliminatoires.  Par rapport aux pronostics d'avant saison, il n'y a guère de surprises dans la Conférence Américaine.  

Avant les parties de la semaine 17, il ne reste que deux places à déterminer.  Une d'entre elles ira au champion de la Division Sud, qui reste à départager entre les Titans du Tennessee et les Jaguars de Jacksonville.


Ça va probablement se décider au dernier match de la saison alors que les deux adversaires vont s'affronter.  Si ce sont les Jaguars qui l'emportent, on parlera d'une surprise inattendue.  Aucun expert ne leur a prédit le championnat de la division Sud de l'AFC en début de campagne.

Pour ce qui est de l'autre position disponible pour les playoffs dans l'AFC, les Dolphins de Miami semblaient très bien placés pour l'accaparer avant de perdre leurs quatre dernières parties.  Leur sort se jouera dans leurs deux rencontres restantes, la première contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, cette semaine, et la seconde contre les Jets de New York.  Sans leur quart-arrière Tua Tagovailoa (2e commotion cérébrale cette saison), qui sera remplacé par Teddy Bridgewater, rien n'est assuré pour les Phins.



Par contre, les Patriots et les Jets éprouvent aussi beaucoup d'ennuis récemment avec des fiches identiques de 1-4.  Selon des projections par ordinateur, Miami a 57% de probabilité de faire les séries, contre 25% pour les Patriots, et 15% pour les Jets.

Dans l'AFC, les Steelers sont encore dans le coup avec leur fiche de 7-8, mais leurs chances sont très minces de participer au tournoi pour le trophée Lombardi.



Dans la Conférence Nationale, tout pourrait être réglé cette semaine.  Les Giants de New York auront leur ticket pour les éliminatoires s'ils gagnent contre les pitoyables Colts d'Indianapolis dimanche, à domicile.  Ça devrait être assez facile.

Même scénario pour les Commanders de Washington.  C'est dans la poche pour eux, s'ils arrivent à vaincre les faibles Browns de Cleveland à domicile.



Autant pour les Giants que pour les Commanders, leur participation aux séries de fin de saison constituerait des surprises majeures.  Avant le début du calendrier, les analystes voyaient plutôt à leur place les Rams de Los Angeles (les champions du dernier Super Bowl) et les Packers de Green Bay.  Ces clubs ont été de grandes déceptions cette saison.

Il reste à déterminer le gagnant de la division Sud de la Nationale.  Si les Buccaneers de Tampa Bay (7-8) gagnent leur match de dimanche prochain à domicile contre les Panthers de la Caroline (6-9), ils sont champions et la porte des séries leur est ouverte.  Sinon il faudra attendre à la dernière semaine du calendrier pour connaître l'identité du club qui mêlera les cartes et s'emparera de la couronne dans la division Sud.  Les Saints de la Nouvelle-Orléans (6-9) sont encore dans le portrait des séries dans la NFC.



Même si les Bucs réussissent à tirer les marrons du feu, leur fiche et la qualité de leurs performances durant cette saison auront déçu et laissé beaucoup à désirer.  Tom Brady aura été mécontent tout au long de la campagne.  Heureusement pour lui, son équipe évoluait dans une division faible...

mardi 7 septembre 2021

SAISON 2021-22 DE LA NFL : LES CHIEFS DE KANSAS CITY, TOUJOURS LES CHEFS DE FILE DANS L'OUEST DE LA AFC.



Dans l'Ouest de la Conférence Américaine, les Chiefs de Kansas City sont nettement les favoris.  Non seulement pour dominer leur division, mais pour aller jusqu'au bout et remporter le prochain Super Bowl.  Ils devront cependant faire face à plus de compétition dans leur section et prier pour que leurs joueurs-clés demeurent en santé, car ils manquent de profondeur en défensive...

Finalistes au dernier Super Bowl et très (trop ?) confiants de le gagner, les Chiefs ont été ramenés brutalement sur terre en subissant une cuisante défaite (31-9) aux mains des champions, les Buccaneers de Tampa Bay de Tom Brady.  Cette humiliation sera une source de motivation en 2021 car ils voudront venger cet affront.

Ils en ont d'ailleurs tiré des leçons, notamment dans l'urgence de remodeler leur ligne à l'attaque qui a lamentablement perdu sa guerre des tranchées face à leurs rivaux des Bucs.  Il est vrai que si cette ligne a si mal parue à cette occasion, c'est que leur quart-arrière Patrick Mahomes était blessé à un pied et que le manque de mobilité qui en résultait ne lui permettait plus aussi facilement d'échapper à la pression exercée par le front 7 adverse.


Mahomes a mangé la volée de sa vie en étant plaqué et harcelé pendant tout le match, mais il ne faut pas trop s'en étonner car son style de jeu agressif l'expose à jouer dangereusement.  À seulement 25 ans, il a déjà été ennuyé fréquemment par des blessures aux chevilles, au pied, et à un genou, en plus d'avoir subi au moins une commotion cérébrale.  On sait qu'il sort souvent de sa pochette protectrice, qu'il court fréquemment avec le ballon, en plus de lancer celui-ci en déséquilibre, de toutes les façons possibles.  Toutes ces actions prélèvent un lourd tribut physique et le prédisposent aux «accidents».

D'où l'importance de le protéger davantage, comme Brady l'est, à Tampa Bay.  Ce fut donc la priorité l'été dernier à K.C..  Et il semble que les dirigeants de l'équipe aient bien travaillé en ce sens en allant chercher des joueurs capables de combler les lacunes de cette ligne offensive.

Un échange a amené Orlando Brown (ex-Ravens).  On a pigé chez les agents libres en signant Joe Thuney (ex-Patriots).  À la position de centre, en plus de signer Austin Blythe (ex-Rams), les Chiefs ont repêché Creed Humphrey (2e ronde, 63e choix au total, de Oklaoma).  Le garde Kyle Long (ex-Bears) a été tiré de sa retraite et rejoindra Laurent Duvernay-Tardif quand tous deux seront remis de leurs blessures.

Résultat de tout ces chambardements sur la ligne offensive : Eric Fisher a dû faire ses valises pour aller jouer avec les Colts d'Indianapolis et Mitchell Schwartz a été libéré et se remet encore d'une grave blessure au dos subie en octobre 2020. 

Tout en apprenant à jouer ensemble avec cohésion, les nouveaux membres de cette ligne à l'attaque améliorée devraient ouvrir davantage de bons couloirs de course et profiter ainsi au porteur de ballon Clyde Edwards-Helaire, qui a bien fait à sa saison recrue l'an passé.  Ses coéquipiers, les demis offensifs Darrell Williams et Jerick McKinnon, pourront en bénéficier aussi de cette meilleure tenue de l'O.L..




Chez les receveurs, exit Sammy Watkins, qui en sera déjà à sa quatrième équipe avec Baltimore.  Ça libère le poste de receveur éloigné no 2 aux côtés du lièvre Tyreek Hill.  Les Chiefs croient qu'à sa troisième saison dans la Ligue, le rapide Mecole Hardman (photo ci-dessus) est prêt à prendre du galon.  Byron Pringle et Demarcus Robinson sont d'autres prétendants.  Travis Kelce vieillit (32 ans) mais il demeure l'un des meilleurs de la Ligue à son poste d'ailier rapproché.

De médiocre la saison dernière, la défensive des Chiefs devrait se classer dans la moyenne cette année.  En 2020, des blessures à des joueurs importants ont miné ses ressources et exposé le manque de profondeur de ce côté du ballon.  Quelques changements ont été effectués avant le camp d'entraînement, mais la tertiaire demeure «so-so» et le nouveau venu, le plaqueur Jarran Reed devra donner un sérieux coup de main pour aider cette unité défensive à faire davantage pression sur les QB adverses, une faiblesse, durant la dernière campagne.

Champions incontestés du Super Bowl en 2019, les Chiefs ont perdu de leur superbe l'an passé.  Certes, ils continuaient de gagner presque tous leurs matchs, mais avec des pointages plus serrés.  Mahomes dit viser une fiche de 20-0 (en incluant les séries éliminatoires) cette saison, mais son club devra d'abord se méfier de rivaux plus redoutables dans sa division.




À chaque début de saison, lorsqu'on évalue les forces en présence dans la Ligue Nationale de Football, on constate que la très grande majorité des clubs vont demeurer les mêmes. C'est-à-dire que, malgré les modifications apportées à leur alignement à cause du respect du plafond salarial, du repêchage et du marché des agents libres, les plus fortes formations vont encore dominer et les plus faibles vont toujours en arracher, du moins, à court terme, dans un avenir prévisible.

Il y a bien quelques exceptions, mais elles sont plutôt rares.  Une bonne organisation sait se maintenir longtemps près des sommets, tandis qu'il faut souvent plusieurs années pour reconstruire solidement une franchise qui est tombée dans les bas fonds du classement.

Reste les autres, de force moyenne, qui se seront peut-être améliorées dans l'entre-saisons grâce à de nouveaux entraîneurs, un bon repêchage, l'ajout judicieux d'agents libres de fort calibre pour combler des faiblesses (sans, d'un autre côté, avoir perdu trop de bons joueurs sur ce même marché des agents libres), de bons échanges et la progression bien prévue des jeunes joueurs de l'organisation.

Ainsi, grâce à ce bon travail durant la saison morte, certains clubs pourront causer des surprises durant la saison régulière.  Plusieurs experts pensent que les Chargers de Los Angeles pourraient être une de ces bonnes surprises en 2021.  Et ça pourrait être attribuable en grande partie à leurs nouveaux entraîneurs.  Même si l'an passé, avec les anciens entraîneurs en place, l'équipe a fini la saison en force en alignant cinq victoires d'affilée, dont la dernière contre Kansas City, les éventuels champions de leur Conférence. 


Au poste d'entraîneur-chef, Brandon Staley (photo ci-dessus) arrive de pas très loin puisqu'il dirigeait l'an passé la défensive no 1 de la NFL chez les Rams, les voisins des Chargers, à Los Angeles.  D'ailleurs, c'est lui qui appellera les jeux en défensive pour son nouveau club.  Il s'est fait une réputation de champion pour varier les formations (looks) et les stratégies pour mêler ou dérouter les offensives adverses.

Il a rebrassé les cartes dans les schémas défensifs en changeant certains joueurs de positions en vue de la prochaine campagne.  Autour du noyau des stars défensives des Chargers, il manque toutefois un demi de sûreté de qualité, un secondeur de ligne efficace et il y a encore trop peu de joueurs pour appliquer de la pression sur les quarts-arrières opposés.

En attaque, Staley veut aussi instaurer un mélange de systèmes offensifs, mais il prône surtout l'adoption de celui des Saints de la Nouvelle-Orléans.  Celui-ci est axé sur les longs jeux de passes et il met beaucoup l'accent sur les courtes passes aux demis sortant du champ arrière.  Le porteur de ballon Austin Ekeler doit donc s'attendre à être mis davantage à contribution au cours de la prochaine saison, comme l'est Alvin Kamara avec les Saints.  Ekeler n'est pas Kamara.  Il est moins costaud et moins durable.  Il pourrait ployer sous le fardeau de cette charge supplémentaire de travail.


La demande de Staley pour davantage de longs jeux aériens, genre «bombes», mettra aussi à l'épreuve la force du bras du jeune quart-arrière Justin Herbert (photo ci-dessus) recrue offensive de l'année 2020 dans la NFL.  Si on peut se fier sur la dernière campagne, il n'y a pas d'inquiétude au sujet des capacités de Herbert de propulser le ballon sur de grandes distances...  Du moment que ses receveurs Keenan Allen, Mike Williams, Jalen Guyton et Tyron Johnson soient suffisamment «bien en jambes» pour courir d'aussi longues routes !

Pour les passes courtes, Herbert sera moins bien servi puisque son excellent ailier rapproché Hunter Henry a quitté pour la Nouvelle-Angleterre et qu'il sera remplacé par le «vieux» Jared Cook, qui a beaucoup ralenti.  Herbert pourra toujours se rabattre sur ses demis offensifs pour jouer ce rôle sur les courtes distances.

Pour donner le temps à Herbert de passer aussi souvent le ballon, la ligne offensive devra être à la hauteur pour le protéger.  On a embauché le centre étoile Corey Lindsay (ex-Packers) et on a repêché le plaqueur offensif Rashawn Slater en première ronde, mais les gardes Matt Feiler et Oday Aboushi sont loins d'être très compétents...

Herbert subira-t-il la fameuse «guigne de la 2e année» ?  Il doit se familiariser avec un nouveau livre de jeux et une combinaison de systèmes offensifs pas mal compliquée.  Depuis fort longtemps, à chaque nouvelle saison, on croit que les Chargers ont beaucoup de talent et qu'ils vont se hisser parmi l'élite de la NFL.  Chaque fois, ils déçoivent.  Est-ce que ce sera encore le cas en 2021 ?  On verra bien !




Comme les Chargers, les Broncos de Denver donnent beaucoup d'espoir à leurs partisans au moment d'amorcer le calendrier 2021.  Plusieurs connaisseurs prétendent qu'ils lutteront avec les Chargers pour une des dernières places en séries éliminatoires dans la Conférence Américaine.

Il est vrai que leur excellente défensive force le respect.  Leur tertiaire et leurs joueurs capables de presser les QB adverses (dont Von Miller, photo ci-dessous) représentent des forces de premier ordre.  Mais en attaque, je ne partage pas les évaluations flatteuses de plusieurs analystes.

Les Broncos, dit-on, sont venus très près de mettre le grappin sur Aaron Rodgers cet été.  Mais ils ont manqué leur coup et ils se sont rabattus sur...Teddy Bridgewater qui, à part une bonne performance de cinq matchs en remplacement de Drew Brees, en 2019, n'a jamais rien cassé dans la NFL depuis ses débuts en 2014 au Minnesota.  L'an passé, avec les Panthers de la Caroline, en quinze parties, il a commis onze interceptions.

C'est lui qui sera le quart partant, dimanche prochain, à la place de Drew Lock, qui a connu une saison atroce en 2020 comme QB no 1 des Broncos (seulement 57 % de passes complétées, dont seize pour des touchés, quinze interceptions, faible efficacité de 75).  On reproche aux Broncos de ne pas avoir plutôt repêché un jeune quart-arrière, alors qu'il y en avait encore de très bons qui étaient disponibles quand les recruteurs de Denver ont fait leur choix de première ronde.

Depuis la retraite de Payton Manning, en 2015, les Broncos n'ont jamais pu trouver un quart-arrière valable.  Si vous ne savez pas si votre quart-arrière, au poste le plus important de l'équipe, est en mesure de bien accomplir ses tâches, vous risquez gros en ce qui concerne vos chances de succès.

Je ne partage pas non plus les hommages rendus au groupe de receveurs des Broncos, par certains experts qui les classent très hauts parmi les meilleurs de la NFL.  Qu'est-ce que Courtland Sutton, Tim Patrick, Jerry Jeudy et Noah Fant ont de si excitant pour mériter une aussi bonne évaluation ?  Je me le demande...

Melvin Gordon III n'est pas un mauvais porteur de ballon, mais ce n'est pas ce que l'on peut appeler un «game changer»...

Peut-être neuf victoires pour les Broncos, grâce à leur bonne défensive.  Pas de qualification en séries de fin de saison.




Les Raiders de Las Vegas ont donné tout l'or de Fort Knox (100 millions de dollars sur un contrat de dix ans) pour embaucher le flamboyant entraîneur Jon Gruden.  Après trois ans, les résultats sont assez minces : 29 gains, 39 revers.  À venir jusqu'ici, on ne peut pas dire que Mark Davis, le propriétaire de l'équipe, est content de son énorme investissement...

Il faut dire que les Raiders sont partis de loin et que le dossier de Gruden s'est amélioré d'année en année, jusqu'à parvenir à une moyenne de .500 (8-8 en 2020).  Un fait troublant demeure : après trois bons débuts de saison, le club s'est effondré chaque fois en deuxième moitié de calendrier.

Pour expliquer ces revers de fortune, les observateurs pointent la mauvaise défensive, de mauvais repêchages et de mauvais choix d'agents libres.

Pour remédier aux ennuis de la défensive, qui a été pourrie en 2020, les Raiders ont remplacé quatre partants durant la saison morte.  La plus notable addition est celle de l'excellent agent libre Yannick Ngakoue (ex-Ravens et ex-Jaguars), un maître pour presser les quarts-arrières ennemis, réussir des sacks et faire échapper le ballon aux adversaires.  Sur la première ligne de défense, les ajouts de Solomon Thomas, Quinton Jefferson et Darius Philon sont les bienvenus.  Les Raiders espèrent que sur les deux autres lignes de défense, certains jeunes joueurs, y compris des recrues, pourront hausser leur niveau de jeu et contribuer à faire passer la défensive de médiocre à passable.




En attaque, à son arrivée en poste, Gruden (photo ci-dessus) avait laissé entendre qu'il remplacerait le quart-arrière Derek Carr par «son homme».  Il n'en a rien fait et c'est tant mieux puisque Carr vient de connaître trois saisons irréprochables (plus de 4 000 verges de gains par la passe à chaque année).  Il utilise à merveille son extraordinaire ailier rapproché Darren Waller.  

Mais les deux receveurs de deuxième année, Henry Ruggs III et Bryan Edwards devront en donner beaucoup plus, après des saisons recrues peu impressionnantes. Il y a des limites à toujours lancer le ballon à Waller.  Ça devient une tactique trop prévisible pour les défensives opposées. Par chance, les agents libres John Brown et Willie Snead IV vont ajouter de l'expérience complémentaire pour mieux nantir ce groupe de receveurs.  

La grande force des porteurs de ballon Josh Jacobs et Kenyan Drake va dispenser les Raiders de trop se fier sur leur attaque aérienne.

Malgré quelques changements récents, la ligne à l'attaque reste suspecte, et un point faible.

L'offensive des Raiders a de bonnes chances de bien fonctionner encore en 2021.  Si la défensive peut mieux tenir le coup, Gruden pourrait mieux justifier son salaire astronomique en conduisant les siens à plus de succès.  Mais les autres clubs de leur division sont eux aussi en progression et ils ne leur feront pas de cadeaux...