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vendredi 9 janvier 2026

NFL RONDE DES "WILD CARD" 2026 : SAN FRANCISCO À PHILADELPHIE ⇨ DANS LE FROID DE PHILADELPHIE, LES 49ers SONT DÉFAVORISÉS PAR LE CLIMAT ET LES BLESSURES À LEURS JOUEURS DÉFENSIFS...



Les 49ers de San Francisco (12-5) ont quitté la chaleur de la Californie pour se rendre dans la froidure de Philadelphie où ils affronteront les Eagles (11-6) en première ronde des séries éliminatoires (Wild Card) de la Ligue Nationale de Football.  

Ce n'est pas ce qu'ils espéraient.  L'idéal, pour eux, aurait été de pouvoir sauter cette 1ère ronde en finissant premiers au classement de la Conférence Nationale, la semaine dernière.  Ils auraient eu l'avantage du terrain pour le reste des playoffs, jusqu'au Super Bowl du 8 février prochain, qui sera joué chez eux, à San Francisco (Santa Clara).

Ils auraient aussi bénéficié de plusieurs jours supplémentaires pour se reposer et permettre à plusieurs de leurs joueurs blessés de guérir leurs blessures.  Mais voilà, les plans ont changé après leur défaite de 13 à 3 subie contre les Seahawks de Seattle, lors du dernier match du calendrier régulier, samedi passé.  Les Hawks ont ainsi pu les devancer en tête de la division Ouest, et de la NFC. 
 


Ce revers humiliant de 13 à 3, a marqué la pire performance offensive des Niners depuis que Kyle Shanahan (photo ci-dessus) dirige l'équipe, soit, depuis 2017.  On peut se demander si cette rebuffade laissera des traces dimanche, face aux Eagles, dans un stade glacial.

Par surcroît, cette dure bataille contre le club de Seattle a coûté cher puisqu'elle a causé d'autres blessures à des joueurs réguliers, surtout en défensive, une unité qui était déjà sévèrement amochée.  

Pas moins de cinq secondeurs de ligne sont sur la liste des blessés : Tatum Bethune (aine) et Nick Martin (commotion) sont déjà exclus de la rencontre de dimanche.  Fred Warner (cheville), Luke Gifford (quadriceps) et Dee Winters (cheville) représentent des cas incertains, mais plutôt douteux.



Quatre ailiers défensifs sont également sur le carreau, dont Mykel Williams (genou) et Nick Bosa (genou) qui sont définitivement hors de combat; tandis que Yetur Gross-Matos et Keion White (ischio-jambiers) sont questionnables pour dimanche, tout comme le plaqueur Jordan Elliott (genou→ photo ci-dessus).

Du côté de l'offensive, le rapide ailier éloigné Brandon Aiyuk, ainsi que le garde Ben Bartch seront encore absents pour une période indéterminée,  L'ailier espacé Ricky Pearsall risque de manquer aussi le rendez-vous de dimanche, car il est blessé à un genou et à une cheville.  L'ailier rapproché George Kittle devrait jouer, même s'il soigne encore une blessure à une cheville.  

Le bloqueur Trent Williams pourrait tenter un retour au jeu s'il est suffisamment remis d'une blessure aux ischio-jambiers.  Williams est un joueur étoile très important pour protéger le quart Brock Purdy sur les jeux de passes, et pour ouvrir le chemin au porteur de ballon Christian McCaffrey.  À lui seul, il peut faire une différence dans un match d'une telle envergure.



De l'autre côté, les Eagles sont en bien meilleure santé car l'entraîneur chef Nick Sirianni (photo ci-dessus) a fait reposer ses meilleurs joueurs, au lieu de les utiliser, lors du dernier match de l'équipe, dimanche dernier, contre les Commanders de Washington.  

Sirianni espère de tout coeur que le bloqueur Lane Johnson pourra revenir au jeu dimanche, après qu'il ait raté six semaines en raison d'une blessure à un pied.  Johnson a participé aux entraînements cette semaine.  L'attaque des Aigles, et son quart arrière Jalen Hurts, sont plus efficaces quand il est à son poste, sur la ligne offensive.  Comme Trent Williams, des Niners, Johnson peut faire une grosse différence, comme le prouve les statistiques du quart Jalen Hurts et du demi offensif Saquon Barkley.  Elles sont meilleures quand Johnson est sur le terrain, pour les appuyer.

L'état de santé des joueurs des deux équipes a influencé le choix des preneurs aux livres pour le duel de dimanche.  Ils misent sur les Eagles pour gagner par 5½ points.  Un autre facteur en leur faveur c'est le fait que la partie a lieu à domicile, devant leurs farouches partisans. 
 


De plus, les 49ers ne sont pas habitués de jouer dans des conditions climatiques aussi rigoureuses, en terrain hostile.  Leur attaque pourrait être ralentie par le froid, la neige et le vent, tandis que leurs jeunes joueurs défensifs, prenant la place des vétérans blessés, manquent d'expérience, dans ce genre de match éliminatoire.

Leurs rivaux de la défensive de Philadelphie sont nettement plus aguerris, et profitent de la vaste expérience de 40 ans, de leur coordonnateur Vic Fangio.  Ils sont bien préparés à faire face à la dangereuse attaque des Niners.  Ils jouent mieux depuis la mi-saison.  

En effet, depuis la semaine 10, cette défensive a été la meilleure de la NFL en n'accordant que 15,6 points en moyenne, par rencontre.  Ainsi, bien supportée, l'attaque peut être conservatrice et s'assurer d'éviter les revirements, afin de marquer juste assez de points pour remporter des victoires.



L'offensive a également fait des progrès au cours des dernières semaines.  Ce n'est pas étranger au fait que les Eagles ont recommencé à utiliser plus fréquemment le jeu d'option de course avec le quart Jalen Hurts (photo ci-dessus) comme porteur de ballon.  Ce sont des jeux de course désignés pour Hurts, après avoir feinté une remise au demi offensif.  Barkley est plus efficace et productif grâce à cette tactique qui rend confuse la défense adverse.  Ce jeu a rapporté tant de succès l'an passé, lors de la conquête du trophée Lombardi (Super Bowl 59).

Hurts a été critiqué cette saison, justement parce qu'il courait moins avec le ballon, et qu'il ne lançait pas suffisamment de passes à ses dangereux ailiers éloignés A.J. Brown et DeVonta Smith.  Mais il a remédié à la situation au cours des dernières semaines, même si l'attaque au sol est toujours privilégiée.  Brown et Smith ont terminé la saison avec plus de 1 000 verges de gains aériens.  Barkley pourrait également recevoir plus de passes dimanche contre les 49ers, afin de déstabiliser leur jeune défensive.

Avant l'affront de la panne offensive de samedi passé contre Seattle, les Niners avaient produit une moyenne de 35,7 points par partie, au cours d'une série de six victoires consécutives.  Le quart Brock Purdy (photo ci-dessous) avait été formidable en lançant au moins deux passes de touchés à chaque match.  Mais la plupart du temps, c'était contre de faibles défensives. 
 


Les Niners ont subi quatre de leurs cinq défaites cette saison quand ils ont affronté des défensives dans le top-7 de la NFL.  Leur moyenne de points marqués n'a été que de 15,6 dans ces rencontres.  Les Eagles possèdent justement une de ces défensives les plus avares de points (5e).  Elle est particulièrement restrictive contre les jeux de passes, et contre les ailiers rapprochés adverses.  

Les demis de coin Cooper DeJean, et surtout Quinyon Mitchell, ne se font pas déjouer souvent par les quarts arrières ennemis.  Mitchell n'a pas alloué de passe de touché, cette saison.  Et il est le demi de coin qui a permis le moins de passes complétées, dans la NFL.  La tertiaire de Philadelphie a été la meilleure de la Ligue dans ce département, en ne permettant qu'un taux de passes complétées de 56,5 %.  Avis à Brock Purdy et à son ailier rapproché George Kittle... 

La fiche de 12-5 des 49ers est pas mal trompeuse.  San Francisco avait probablement le calendrier le plus facile dans la Ligue Nationale.  Contre des adversaires qui ne sont pas en séries éliminatoires cette année, les Niners ont remporté huit matchs sur neuf (8-1); tandis que contre des opposants qui participent aux playoffs cet hiver, leur fiche est de quatre gains et autant d'échecs (4-4).



Leur défense contre le jeu aérien se situe parmi les moins étanches dans le circuit Goodell (25e avec une moyenne de 232,4 verges accordées par rencontre).  Le "pass rush", de cette défense décimée par les blessures, est le pire de la Ligue.  Il n'a produit que 20 sacs (32e), et n'exerce de la pression sur les QBs adverses que 25 % du temps (32e).  Ce qui va faciliter la tâche de Jalen Hurts et de sa ligne offensive, dimanche.  

Ce manque de pression pénalise aussi la défense secondaire des 49ers, car Hurts disposera de plus de temps pour repérer ses receveurs, qui auront eux aussi plus de temps pour se démarquer de leurs couvreurs.

De son côté, la défensive des Eagles va se concentrer sur Christian McCaffrey (photo ci-dessous), qui est à la fois le meilleur porteur de ballon et le meilleur receveur de son équipe.  C'est le moteur de l'attaque de San Francisco.  Parvenir à limiter le plus possible sa production, c'est s'offrir de meilleures chances de gagner cet affrontement de dimanche.
  

Forcer les Niners à de longs 3e essais représente la clé du succès en défensive.  Si Ricky Pearsall est encore absent dimanche, et que McCaffrey est bien surveillé, ça laisse peu d'options à Brock Purdy pour convertir ces longs 3e essais.  Surtout dans le contexte où la défense excelle contre les ailiers rapprochés, dont fait partie George Kittle.  De plus, contrairement au faible "pass rush" des 49ers, celui des Eagles est redoutable.  Il a produit 42 sacs cette saison (8e plus haut total dans la NFL).

Pendant que les 49ers ont compilé un dossier négatif de -6 en ce qui concerne les revirements, cette saison, ce fut l'inverse pour les Aigles (+ 6).  À cause de ses nombreux joueurs absents à cause de blessures, la troupe de Kyle Shanahan aura beaucoup de mal à gagner la guerre des tranchées, surtout dans les conditions hivernales de Philadelphie.  C'est probablement là que la partie va se jouer et se décider.  

Les Eagles ont plus de chances d'avoir le dessus sur leurs adversaires quand ils les dominent physiquement.  Ça leur permet d'établir solidement leur attaque au sol, et d'épuiser leurs opposants en contrôlant le temps de possession du ballon.  Sans oublier que Jalen Hurts et son offensive sont très opportunistes en zone payante ("red zone") puisqu'ils marquent des touchés dans 70,5 % des occasions (1er dans la NFL), notamment à l'aide de leur fameuse poussée fraternelle ("tush push"→ photo ci-dessous).



Peut-être que Kyle Shanahan a soutiré le meilleur de ses joueurs dans cette longue saison marquée par les blessures.  Il ne leur reste probablement plus grand chose dans le réservoir.  Cela a paru dans leurs deux derniers matchs, quand leur défense et leur attaque ont flanché à tour de rôle.

Bien reposés et bien préparés, les Eagles sont prêts à défendre leur titre de champions du Super bowl de l'an dernier.  Les 49ers vont s'en rendre compte dimanche prochain, dans l'igloo de Philadelphie, sous les hurlements d'une foule de partisans déchaînés contre eux.

49ers  20,    Eagles  24.               

jeudi 18 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 16 : PHILADELPHIE À WASHINGTON ⇨ LES EAGLES À UN PAS DU CHAMPIONNAT DANS LA DIVISION L'EST DE LA NATIONALE.



Si les Cowboys de Dallas perdent contre les Chargers de Los Angeles dimanche, ou si les Eagles de Philadelphie (9-5) l’emportent samedi, face aux Commanders de Washington (4-10), les champions du Super Bowl en titre seraient assurés d’avoir l’occasion de défendre leur couronne en janvier prochain.  Ce n'est qu'une formalité pour Philadelphie de vaincre leurs adversaires de samedi, et de remporter ainsi le championnat de la division Est de la Conférence Nationale.

Bien que l'offensive des Eagles aient déçu cette saison, leur défensive a assez bien joué pour soutenir l'équipe, et lui permettre de gagner assez de matchs, pour coiffer leur faible opposition, en tête de leur section.  Par contre, le "pass rush" du front défensif n'a pas été à la hauteur des attentes cette année.

Avant le début de la campagne 2025-26, personne n'aurait pu croire que l'attaque des Aigles, menée par l'imposant quart arrière Jalen Hurts, et le sensationnel porteur de ballon Saquon Barkley, serait maintenant 25e de la NFL pour le jeu au sol (moyenne de 4,06 verges par course), et 22e par la passe (199,3 verges par match).  Surtout, dans ce dernier cas, avec le super duo d'ailiers éloignés formé de A.J. Brown et de DeVonta Smith (ci-dessous).



Comment un club champion avec autant de joueurs étoiles a-t-il pu sous-performer à ce point cette année ?  Le quart Jalen Hurts est sans doute à blâmer.  Il a été moins efficace et moins actif en courant avec le ballon, et il a manqué de synchronisme sur les jeux de passes.  Cela s'est vérifié surtout sur les troisièmes essais.  Les Eagles n'ont converti que 37,4 % de ces essais, ce qui les placent au 23e rang de la Ligue Nationale.  L'an passé ils avaient été 11e, avec un taux de réussite de 40,28 %.

Ce qui explique cette baisse, c'est un trop grand nombre de pénalités, ainsi qu'un jeu au sol déficient.  Des blessures aux titulaires des postes de partants de leur ligne offensive, n'ont pas aidé non plus.

Après une série de trois défaites d'affilée, les Eagles ont retrouvé le chemin de la victoire dimanche dernier, contre le pire club de la NFL, les Raiders de Las Vegas (2-12).  Ils les ont blanchis 31 à 0.  Il n'y a pas de quoi être si satisfaits de ce gain facile contre un adversaire si misérable, mais ce fut un bon exercice pour les Eagles, tant en attaque qu'en défensive.  Cette dernière unité a limité l'offensive des Raiders à un maigre 75 verges, un tour de force qui ne s'était pas vu depuis fort longtemps.



Les Commanders de Washington devraient être également une proie assez facile pour les Aigles, en fin d'après-midi, samedi.  Leur défensive est une des pires de la NFL.  En termes de verges totales accordées, elle croupit à l'avant dernier rang du circuit Goodell avec une moyenne de 382,6 verges par partie.

En attaque, sans leur quart-arrière numéro un, Jayden Daniels, blessé au coude, les Commanders ne font peur à personne.  Ils ont mis fin à une affreuse série de huit défaites de suite, dimanche dernier, en battant les pauvres Giants de New York (2-12) au compte de 29 à 21.  Cette année, Washington ne semble pas s'être remis de la cinglante déconfiture de 55 à 23 subie face aux Eagles, dans le match de championnat de la Conférence Nationale, en janvier dernier.

Le quart Jayden Daniels, qui avait été le héros de cette surprenante campagne 2024-25, a exprimé sa frustration cette semaine, parce qu'il a été souvent blessé et qu'il n'aura participé qu'à sept rencontres cette saison.  Sans lui, l'attaque aérienne a chuté en 24e place de la Ligue, avec une moyenne de gains par joute de seulement 191,3 verges. 
 


Faute d'une production aérienne suffisante, les Commanders ont dû recourir davantage au jeu au sol, avec de bons résultats, cependant.  Les demis offensifs Jacory Croskey-Merritt (photo ci-dessus) et Chris Rodriguez ont excellé en produisant la 4e meilleure attaque terrestre de la NFL, avec des gains de 137,1 verges en moyenne, par rencontre.  On peut s'attendre à ce qu'ils portent souvent le ballon, dimanche, contre la vulnérable défense anti course des Eagles (23e de la Ligue, qui concède 4,47 verges par portée).

Équipe vieillissante, les Commanders devront faire des changements durant l'entre saison 2026.  Ils parleront tôt au premier tour du prochain repêchage, et ils ont beaucoup d'espace sous le plafond salarial pour faire de nouvelles acquisitions sur le marché des joueurs autonomes.

Samedi, les Eagles, qui sont favoris pour gagner par un touché transformé, voudront prendre les devants tôt dans le match, et s'assurer la victoire au 3e quart.  Ils pourront ainsi remplacer leurs joueurs réguliers par des substituts, pour compléter la partie.  Ce fut le cas la semaine passée, contre les Raiders, alors que l'auxiliaire Tanner McKee a pris la relève de Jalen Hurts au dernier quart.

Eagles  24,    Commanders   17.     

jeudi 11 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : L.A. CHARGERS À KANSAS CITY ⇨ PATRICK MAHOMES ET LES CHIEFS FACENT À L'ÉLIMINATION !



Pour la première fois en dix ans, les Chiefs de Kansas City (6-7) ne remporteront pas le championnat de la division Ouest de la Conférence Américaine.  Et s'ils perdent dimanche après-midi contre les Chargers de Los Angeles (9-4), ils seront éliminés des séries éliminatoires pour la première fois en une décennie.  Cela mettra fin à leur longue dynastie.

Leurs détracteurs s'en réjouiront, et ceux qui sont tannés de les voir gagner constamment depuis si longtemps seront aussi soulagés.  Ce n'est pas qu'ils ont une mauvaise équipe cette année, mais leurs excellents joueurs ne réussissent pas les jeux, en situations critiques, comme autrefois.  Contrairement à l'an dernier, où ils gagnaient pratiquement tous leurs matchs décidés par une possession, ils n'en ont remportés qu'un seul cette saison (fiche de 1-6) dans ces circonstances.

Certains analystes prétendent que les hommes de l'entraîneur Andy Reid ont joué beaucoup de football, ces dernières années, et qu'une fatigue physique et mentale a fini par les rattraper cette saison.  En tous cas, ça se voit chez les receveurs de l'équipe, qui n'ont jamais échappé autant de passes du quart arrière Patrick Mahomes.  Ils en comptent 24 jusqu'ici, le deuxième plus haut total dans la NFL.  



À lui seul, le vétéran ailier rapproché Travis Kelce en a laissé glisser huit de ses doigts, dont trois sont retombées dans les mains des joueurs adverses, pour des interceptions.  Kelce mène la NFL à ce chapitre, ce qui égale un record des dix dernières années dans le circuit Goodell.  L’ailier éloigné Rashee Rice a également laissé tomber une passe cruciale lors d’un 4e essai, un échec qui a scellé le sort du match perdu contre Houston.

En perdant 20 à 10 contre les Texans de Houston, dimanche passé, Kansas City subissait une quatrième défaite à ses cinq plus récents matchs.  Et les 10 points marqués par les Chiefs étaient le total le moins élevé depuis que Patrick Mahomes dirige leur attaque.

Au cours du dernier mois, tout le monde pensait que Mahomes (photo ci-dessous) allait retrouver sa magie d'antan, et retourner la situation en faveur de son équipe.  Mais ça ne s'est pas produit.  Les tentatives de revenir de l'arrière pour arracher des victoires in extremis, comme avant, tombent maintenant à l'eau.  Les autres clubs connaissent trop leur manège, et savent mieux les contrer.



Si les Chiefs ont une meilleure formation que leur fiche négative peut le montrer, il n'en va pas de même pour les Chargers, leurs adversaires de dimanche.  Quelques-unes de leurs neuf réussites ont été plus ou moins méritées, comme celle de lundi dernier, en prolongation, au compte de 22 à 19, contre les champions défendants, les Eagles de Philadelphie.

Le quart Jalen Hurts a presque donné la victoire aux Bolts en lançant quatre interceptions, dont la dernière à la porte des buts du club du pilote Jim Harbaugh, lors de la période de surtemps.  Hurts a aussi perdu un ballon échappé.  Son coefficient d’efficacité n’a été qu’un piètre 31,2.

Son vis-à-vis, Justin Herbert (photo ci-dessous), des Chargers, n'a pas connu un grand match non plus.  Il n'a complété que douze passes en 26 tentatives, pour des gains modestes de 139 verges, un touché, et une interception. 
 

Il a subi sept sacs, et il a été frappé trop souvent, lui qui se remettait à peine d'une opération pour soigner sa main gauche fracturée, quelques jours auparavant.  J'imagine qu'il n'a pas remercié sa ligne à l'attaque pour l'avoir si mal protégé, dans les circonstances qui le commandaient pourtant si fortement.

Herbert a passé des radiographies de sa main blessée après le match, et il a déclaré qu’il avait évité d’autres dommages, du moins en grande partie.  Mais on sent qu'il n'est pas à l'aise pour manipuler le ballon, notamment lors des remises.  Il a fait preuve d'un grand courage en portant lui-même le ballon dix fois, pour des gains de 66 verges.

Heureusement pour les Bolts, le demi offensif recrue Omarion Hampton (photo ci-dessous) est enfin revenu au jeu, après une longue absence d'un mois et demi, en raison d'une grave blessure.  Il a combiné ses efforts à ceux de son coéquipier Kimani Vidal pour amasser ensemble une centaine de verges au sol, plus 71 autres par la passe.  Il a aussi marqué un touché.



Les Chargers ont battu les Chiefs 27 à 21, au Brésil, lors de la première semaine du calendrier de la NFL.  Et ils pourraient donner le coup de grâce à leurs adversaires, dimanche.  Mais les experts favorisent encore les Chiefs par 5½ points pour qu'ils évitent l'élimination, lors de cette rencontre.  Ce n'est rien de nouveau.  Le club d'Andy Reid est toujours le choix des parieurs, qui refusent de croire à leur déclin, et à la chute de leur "empire".

Il faudra bien qu'ils s'y résoudre.  Avec quatre matchs à jouer, dont un contre les puissants Broncos de Denver, les Chiefs accusent un retard de deux parties sur le club détenant la 7e et dernière place pour se qualifier en séries de fin de saison.  De leur côté, les Bolts ne sont pas sortis du bois non plus, malgré leur bien meilleur bilan.  Après Kansas City, ils doivent affronter Dallas, Houston, et Denver.  Comme dirait l'autre, "il n'y en aura pas de facile".

Les Chiefs auront encore un sursaut de fierté et d'honneur devant leurs fidèles partisans au Arrowhead Stadium, dimanche après-midi, probablement dans le froid de décembre...  Mais ça va prendre une meilleure performance que celles offertes au cours du dernier mois.  Avec en plus un Justin Herbert moins performant, affaibli par une main fracturée...

Chargers    23,      Chiefs   24.        

dimanche 7 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 14 : PHILADELPHIE À L.A. CHARGERS ⇨ JUSTIN HERBERT PEUT-IL BATTRE LES EAGLES AVEC UNE SEULE MAIN ?



Le quart arrière Justin Herbert, des Chargers de Los Angeles (8-4), a été opéré lundi dernier, pour une fracture à la main gauche.  Pourtant il compte bien jouer au Monday Night de lundi prochain, contre les Eagles de Philadelphie (8-4).  De sa performance dépendra grandement le résultat du match.

À cause de son handicap, les Chargers pourraient confier plus de responsabilités aux porteurs de ballon Kimani Vidal et Omarion Hampton, afin d'enlever de la pression sur Herbert.  D'autant plus que la défense contre le jeu au sol des Eagles est particulièrement pourrie ces temps ci.  Elle a alloué un monstrueux total de 281 verges (oui, vous avez bien lu) aux Bears de Chicago, au Black Friday, la semaine dernière, dans une défaite gênante de 24 à 15 de Philadelphie.

Par dessus le marché, la brigade défensive des Aigles a perdu les services du joueur de ligne Jalen Carter, opéré aux deux épaules, cette semaine.  Au cours des deux derniers matchs, deux revers, cette défensive s'est fait déjouer pour 898 verges par les Bears, et les Cowboys de Dallas.  Est-ce que le coordonnateur défensif Vic Fangio va réussir à apporter les correctifs nécessaires avant l'affrontement de lundi soir, au SoFi Stadium d'Inglewood, domicile des Chargers ?



Pendant que la défensive faillit à la tâche, l'offensive ne fait pas mieux.  Au cours du dernier mois (quatre parties), elle n'a généré qu'une piètre moyenne de 15½ points par rencontre.  Le quart arrière Jalen Hurts (photo ci-dessus) a complété moins de 60 % de ses passes, dans trois de ces matchs.  

Et le porteur de ballon, la clé du succès de cette attaque, l'an passé, est toujours au neutre cette saison, avec sa faible moyenne de 3,7 verges par course.  À pareille date, l'année passée, elle était de 6,1 verges par portée...  L'absence du bloqueur Lane Johnson, blessé à un pied, ne pourra pas l'aider à se frayer un chemin dans la défense des Bolts, lundi.

Hurts est beaucoup critiqué ces temps ci, parce qu'il ne court plus autant avec le ballon, comme il le faisait si bien lors des dernières saisons.  Il a même du mal à réussir les fameuses poussées fraternelles ("tush push") maintenant !  Ne pouvant plus se fier sur Barkley pour des jeux explosifs, et prolonger les séries de jeux offensifs, il semble manquer de synchronisme et de rythme, ce qui provoque une désorganisation nuisible à l'offensive.



Dans le vestiaire, le mécontentement et les critiques, n'améliorent pas l'esprit d'équipe, chez les Eagles.  C'est plutôt le chaos.  Heureusement, le club de l'entraîneur Nick Sirianni (photo ci-dessus) n'a pas de concurrence sérieuse dans sa division (Est de la Conférence Nationale), et il est pratiquement assuré de remporter le championnat de la section, et de s'assurer d'une place avantageuse, en séries éliminatoires.

Ce n'est pas le cas des Chargers, qui ont un calendrier horrible d'ici la fin de la saison régulière.  Outre les Eagles, ils devront affronter les Chiefs de Kansas City, les Cowboys de Dallas, les Texans de Houston et les Broncos de Denver !  Ouf !  Ça ne sera pas de la tarte !

S'il fallait que Justin Herbert soit incapable de faire du bon travail à cause de sa main fracturée, les Chargers seraient dans le pétrin, et pourraient rater les playoffs...  Les preneurs aux livres croient que Herbert ne pourra pas être à la hauteur lundi soir contre Philadelphie.  Ils favorisent les Eagles pour gagner par 1½ point.  



Je me fie plutôt aux dernières tendances.  Les Eagles jouent très mal depuis un mois, autant en attaque qu'en défense, tandis que les Bolts viennent de remporter quatre de leur cinq dernières rencontres.  Ils peuvent compter sur la deuxième meilleure défense contre la passe de la NFL (168,3 verges accordées en moyenne par match), et ils sont 3e pour les verges totales allouées (275,2 contre 347,2 pour Philadelphie).

Ils ont plus besoin de gagner cette partie que les Eagles, qui sont déjà assurés d'avoir la chance de défendre leur titre de champions du Super Bowl, au début de l'année prochaine.  À moins que Justin Herbert soit incapable de bien jouer, lundi, je pense que son club va l'emporter.

Eagles   20,     Chargers  23. 

jeudi 27 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 13 : CHICAGO À PHILADELPHIE ⇨ LE BLACK FRIDAY FUNESTE POUR LES BEARS DE BEN JOHNSON ?



Après une défaite choquante face aux Cowboys de Dallas la semaine dernière, et avec les critiques qui s’abattent désormais sur eux, les Eagles de Philadelphie (8-3) accueilleront sûrement avec colère les Bears de Chicago (8-3), lors du match du Black Friday, ce vendredi à 15 h.

Les champions défendants du Super Bowl de février dernier, n'ont plus le "mordant" et l'aplomb de la saison victorieuse de l'an passé.  En 2024-25 ils ne se seraient pas fait remonter au pointage après avoir pris une avance de 21 à 0, comme ce fut le cas dimanche passé, dans leur revers de 24 à 21 aux mains des Cowboys de Dallas.

Que se passe-t-il donc chez les Eagles pour justifier cette apparente perte de désir de vaincre et de résilience devant l'adversité ?  L'esprit d'équipe semble être miné par des critiques entre coéquipiers.  Le jeu au sol, la grande force du club l'an dernier, avec la saison incroyable de Saquon Barkley, ne fonctionne plus du tout cette saison.  Et le quart arrière Jalen Hurts (photo ci-dessous) est souvent incapable de mettre en marche l'attaque aérienne, pour compenser la panne de l'offensive terrestre.



Bref, de ce côté-là du ballon, les Aigles sont tombés dans le dernier tiers des attaques du circuit Goodell, en compagnie des formations les moins performantes.

Pendant ce temps, la défensive tient le fort tant bien que mal, mais elle ne peut pas gagner les matchs à elle seule, bien qu'elle l'ait fait à quelques reprises jusqu'ici.  Elle a perdu des joueurs importants dans l'entre saison et ça paraît.  Elle n'est plus aussi dominante qu'autrefois.

Mais il ne faut pas dramatiser la situation non plus.  Les hommes de l'entraîneur Nick Sirianni sont toujours confortablement en tête de la division Est de la Conférence Nationale, et bien des équipes ont plus de problèmes qu'eux.



Mais il faut qu'ils réagissent avec conviction vendredi, contre les Bears de Chicago, un club surprenant, en pleine ascension, et qui joue avec confiance, après une seconde poussée de quatre victoires consécutives cette saison.  Le très respecté coach des Ours, Ben Johnson (photo ci-dessus), a conduit sa troupe au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale, ce que personne n'avait prévu.  

Gourou de l'offensive quand il était avec les Lions de Détroit, au cours des dernières années, il a fait, en très peu de temps, de l'attaque de sa nouvelle équipe, une des meilleures de la NFL.  Celle-ci est la 2e meilleure pour les gains au sol, avec une moyenne de 142,3 verges par match, et elle est 8e pour le plus grand nombre de points marqués, avec 26,3 points par partie.

Les Bears (8-3) n'ont cependant battu qu'un seul club avec une fiche positive cette saison.  C'est arrivé la semaine passée contre les Steelers de Pittsburgh, mais ceux-ci étaient privés de leur quart arrière Aaron Rodgers, blessé à un poignet.  



De plus, les Bears ont un différentiel négatif de - 3, entre les points marqués, et les points accordés.  C'est seulement la 3e équipe dans l'histoire de la NFL à avoir remporté huit de ses onze premiers matchs, tout en ayant un différentiel négatif.

Les Bears de Ben Johnson joue avec confiance et défiance, sans complexe, et avec agressivité.  Ils dominent la Ligue pour les revirements provoqués avec 24, soit 16 interceptions et 8 échappés recouvrés.  Ce qui compense pour leurs faiblesses défensives (27e pour les points accordés avec 26,5 par match, et leur vulnérabilité contre le jeu au sol où ils sont 30e avec 5,18 verges allouées par course), que les analystes pointent du doigt, pour leur prédire une chute au classement, dans les prochaines semaines.

En effet, le calendrier de Chicago se corse à partir de cette semaine.  Les Bears n'affronteront qu'un seul club avec un dossier négatif (Cleveland) d'ici la fin de la saison.  Et leur défensive sera d'autant plus mise à rude épreuve parce qu'elle compte une multitude de blessés.



On verra donc de quel bois se chauffe ces Bears.  Sont-ils vraiment aussi bons que leur fiche semble le démontrer ?  Vont-ils réussir autant de retours gagnants dans les derniers quarts de match, comme ils l’ont fait à plusieurs reprises cette année ?  

Le quart arrière Caleb Williams a en effet réussi ce tour de force, en guidant ses coéquipiers à des victoires de ce genre, au cours des trois dernières semaines.  Il affiche une force de caractère peu commune, et Ben Johnson l'a transformé en joueur que rien ne semble pouvoir arrêter.  

Il se classe maintenant dans le top-10 des quarts les plus performants de la Ligue, et son bras puissant lui permet d'occuper la 5e place pour le nombre de passes de 20 verges et plus, avec 37.  Il doit encore travailler la précision de ses passes, qui reste décevante à 59,2 %.  Contrairement à la saison dernière, il évite les jeux trop risqués en restant discipliné.  Ici, c’est l’expérience et le soutien de Ben Johnson qui font toute la différence.



Ce qui fait aussi la différence, c'est la complicité qu'il a développée avec ses ailiers espacés Rome Odunze (photo ci-dessus) et D.J. Moore, deux receveurs qui jouent de mieux en mieux dans le système offensif génial de Ben Johnson.  Ils ont déjà réussi 20 jeux explosifs de 20 verges et plus, cette saison.

Caleb Williams a aussi découvert un ailier rapproché qui le sert très bien : la recrue Colston Loveland, qui s'affirme de plus en plus à mesure que son utilisation augmente. Il compte déjà six passes de plus de 20 verges à son actif, ainsi que trois touchés.  Il possède des mains sures, et des qualités athlétiques qui lui permettent d'échapper à ses poursuivants, et de réaliser des jeux clés.

Le fait saillant de la rencontre de vendredi contre les Eagles pourrait être l'incapacité de la défense des Bears d'arrêter le jeu au sol.  Quand l'attaque terrestre de Philadelphie réussit à franchir la barre des 100 verges de gains, les Eagles gagnent (fiche de 5-0).  Les Bears en concèdent en moyenne 138,1 par match.  Et avec tous les blessés qu'ils ont cette semaine, ça ne va pas aller pour le mieux.



En plus, même si l’attaque des Ours a été impressionnante cette saison, elle n’a pas encore eu à se mesurer à une défense du calibre de celle des Aigles.  Caleb Williams sera mis sous pression par le front défensif de Philadelphie, et il pourrait avoir du mal à repérer ses receveurs, qui seront bien couverts par la défense anti aérienne du club local.

Mais pour espérer faire bonne figure vendredi contre ces Bears confiants et talentueux, les Eagles devront régler leurs problèmes.  Le "pass rush" du front-7 n'a pas été régulier cette année, l'attaque au sol doit être meilleure, et Hurts dont aussi être plus constant comme passeur.

Les bookmakers pensent que ces carences seront corrigées vendredi, et que Philadelphie va gagner par un touché transformé (7 points).  Après leur défaite gênante de la semaine dernière contre Dallas, les Eagles ont quelque chose à prouver.  Leurs efforts seront plus soutenus contre les Bears, qui eux, feront face à leur plus grand défi de la saison, contre les champions de la saison passée.

Bears   20,     Eagles  24.           

samedi 22 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : PHILADELPHIE À DALLAS ⇨ DAK PRESCOTT INVINCIBLE À DOMICILE CONTRE LES CLUBS DE SA DIVISION.



C'est une statistique assez troublante : le quart arrière des cowboys de dallas (4-5-1), Dak Prescott, a gagné ses 18 derniers matchs à domicile, contre les clubs de sa division (Est de la Conférence Nationale).  

Ça égale la 2e meilleure séquence du genre, de Brett Favre (1994-1998), et Prescott n'est qu'à deux victoires du record de Tom Brady (2007-2014).  Au total, le vétéran pivot de l'America's Team a une fiche de 21-2 à domicile, contre ses rivaux de section.  Sa dernière défaite contre eux, remonte à 2017.

Justement, dimanche, un de ces clubs rival, les Eagles de Philadelphie (8-2) s'amène à Dallas pour affronter Prescott et les Boys.  Le numéro 4 de l'équipe texane pourra-t-il poursuivre son incroyable série victorieuse ?



Prescott a certes les outils pour propulser l'attaque aérienne de son équipe, la meilleure de la NFL, avec des gains de 258,7 verges, en moyenne, par rencontre.  Cette offensive redoutable se situe en seconde place de la Ligue pour la production de points, avec une moyenne de 29,6 par partie.

Le receveur George Pickens (photo ci-dessus) est responsable d'une bonne partie de ces succès offensifs.  Il est en voie de connaître la meilleure saison de sa carrière.  Son bilan actuel est de 58 réceptions, pour 908 verges de gains, et sept touchés.  Il a déjà réussi 17 jeux explosifs de 20 verges et plus.  C'est le 2e plus haut total chez les receveurs de la NFL, après les 25 de Jaxon Smith-Njigba, des Seahawks de Seattle.

L'attaque au sol des Cowboys n'est pas en reste pour expliquer les succès offensifs de Dallas.  Le porteur de ballon Javonte Williams (photo ci-dessous) vient en 5e place chez les demis offensifs de la Ligue Nationale, pour les gains au sol, avec 809 verges; il est 3e pour les touchés avec 8; et 3e pour les courses qui ont procuré des premiers jeux à son équipe (45).



Mais autant l'attaque des Cowboys a connu du succès, cette année, autant la défensive a déçu.  Il fallait que la direction du club aille chercher des renforts, de ce côté-là du ballon, et elle l'a fait.  Des transactions ont été réalisées pour acquérir les services de Quinnen Williams (ex Jets), et de Logan Wilson (ex Bengals), et l'impact de ces joueurs a été immédiat, pour l'amélioration de la défensive.

Williams a d'ailleurs réussi 1½ sac, et plusieurs pressions sur le quart arrière Geno Smith, dans la victoire des Cowboys par le score de 33 à 16, lundi dernier, à Las Vegas, contre les Raiders.

Les retours au jeu de DeMarvion Overshown, de Malik Hooker, et de Donovan Wilson, ont également aidé à "réparer" cette défense qui demeure toutefois une des plus vulnérables de la NFL, notamment au chapitre des longs jeux de passes accordés.



Or, les longues passes sont la spécialité du quart arrière adverse Jalen Hurts, des Eagles (photo ci-dessus).  Il en a réussi sept de plus de 40 verges, le 3e plus haut total chez les quarts arrières réguliers de la NFL.

Cette semaine, sous le couvert de l'anonymat, des coéquipiers de Hurts l'ont critiqué pour ses performances décevantes comme passeur.  L'attaque aérienne des Aigles n'est que 28e cette saison, dans le circuit Goodell.  Elle ne produit en moyenne que 184,9 verges par match.  Le receveur A.J. Brown a maintes fois critiqué son utilité insuffisante jusqu'ici.

Hurts a répondu poliment à ces reproches en signifiant, en somme, qu'il s'en foutait.  Il a la fiche gagnante pour justifier ses propos.  Les Eagles sont au premier rang de la Conférence Nationale, avec huit gains en dix parties.  Et la prudence de Jalen Hurts lorsqu'il lance, ou pas, le ballon, lui vaut d'être le quart arrière régulier qui a lancé le moins d'interceptions : une seule.  C'est à bien considérer, ça aussi !  Il a réussi 16 passes de touché, et en a marqué six autres par la course.  Qui dit mieux ?



C'est certain que des joueurs vedettes qui ont moins d'attention peuvent trouver le temps long à Philadelphie.  Le duo d'ailiers espacés A.J. Brown (photo ci-dessus) & DeVonta Smith n'est visé qu'un total combiné de 13,9 fois, en moyenne, par partie.  Ça peut froisser leur ego et les faire "chiâler".

Ce sont plutôt les vedettes défensives des Eagles qui ont fait parler d'elles plus récemment, à cause de leurs performances remarquables.  Dans ses dernières sorties, la défense de Philadelphie a limité les dangereuses attaques des Lions de Détroit et des Packers de Green Bay à une médiocre production d'un total combiné de 16 petits points.  Un exploit peu banal...

Le nouveau venu, le secondeur Jaelan Phillips (photo ci-dessous), acquis des Dolphins de Miami, il y a deux semaines, fait passer son gérant général Howie Roseman pour un génie, en donnant un nouveau souffle à la défense de sa nouvelle équipe.  En deux matchs, il a réussi un sac, deux plaqués pour des pertes de terrain, et il a recouvré un échappé.



Sa présence semble avoir amélioré le "pass rush" du front défensif des Eagles, de même que les performances de ses coéquipiers Jalen Carter et Nakobe Dean contre les jeux au sol des adversaires.  Depuis que Dean est revenu au jeu, lors de la semaine no 6, après avoir guéri ses blessures, la moyenne de verges accordées par la course est passée de 4,7 à 3,9 verges.

Ce beau travail de la brigade défensive fait en sorte que les les Eagles gagnent la guerre des tranchées, un autre moyen de remporter des victoires.  L'équipe de l'entraîneur Nick Sirianni vient d'ailleurs d'en aligner quatre de suite.  Et ces gains ont été acquis de diverses façons, ce qui est la marque caractéristique des équipes championnes. 


Au niveau de la tertiaire, le demi de coin Quinyon Mitchell (photo ci-dessus) continue de terroriser les receveurs ennemis.  Il est le 3e meilleur demi défensif de la NFL en ce qui concerne les passes captées contre lui (26 en 60 tentatives) et pour les verges allouées (280). 

En dépit de la longue série victorieuse de Dak Prescott quand il joue à domicile contre les clubs de sa division, ce sont les Eagles que les parieurs ont choisi pour remporter par trois points, le duel de dimanche.  J'y vais aussi pour ce choix logique, mais s'il y a une victoire surprise dans les matchs de cette semaine 12, ce pourrait bien être les Cowboys qui la revendique...

Eagles   27,    Cowboys   24.   

dimanche 9 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 10 : PHILADELPHIA À GREEN BAY ⇨ FINI LE NIAISAGE CHEZ LES EAGLES !



Les lendemains de victoire au Super Bowl sont souvent difficiles pour les champions.  Ce fut le cas pour les Eagles de Philadelphie (6-2) qui, après un début de saison couci-couça, se sont finalement mis en marche au cours des dernières semaines, en remportant deux victoires convaincantes.

L'attaque s'est enfin réveillée en produisant une moyenne de 33 points au cours des deux dernières rencontres.  Le quart Jalen Hurts est également sorti de sa torpeur en multipliant les passes de touché.  L'attaque au sol s'est enfin remise à prospérer avec Saquon Barkley et, un nouveau contributeur, Tank Bigsby.

Les Aigles avaient besoin de renforts en défensive, et le gérant général Howie Roseman (photo ci-dessous) n'a pas niaisé durant la semaine de congé (bye) de son équipe.  Il a fait des transactions pour amener deux demis de coin Jaire Alexander et Michael Carter II pour solidifier la tertiaire, qui était affaiblie par des blessures à des titulaires réguliers.
  


Afin d'améliorer le "pass rush", Roseman a également procédé à un échange pour s'assurer les services du secondeur Jaelan Phillips.  Les Eagles ont aussi sorti Brandon Graham de sa retraite, et il pourra faire sa part pour aider le "pass rush" de la défensive.

Philadelphie affrontera Green Bay (5-2-1) dans un "Monday Night Football" qui promet.  Les Packers reviennent d'une défaite difficile à avaler contre les Panthers de la Caroline (16 à 13), la semaine dernière.  L'alignement est décimé par les blessures, et la perte du super ailier rapproché Tucker Kraft (genou → photo ci-dessous) risque de faire très mal, car il était une partie importante des plans de matchs à l'offensive.



Une mauvaise tendance s'est dessinée en ce qui concerne la défense contre le jeu au sol chez le "Pack".  La troupe du coach Matt LaFleur a perdu ses deux matchs quand elle a permis trop de verges aux demis offensifs adverses.  Les Eagles vont sans doute tenter d'exploiter cette faiblesse.  Ils ont la ligne offensive et les porteurs de ballon pour réussir.

C'est probablement le plus gros affrontement de la semaine 10.  Les champions défendants sont sur un bon élan, et ils sont reposés après leur semaine de congé.  Les Packers, eux, sont sans doute encore ébranlés, et doivent se poser des questions, après leur défaite surprise contre les Panthers.



Les Packers jouent à domicile et ça explique pourquoi ils sont favoris par 1½ point pour gagner contre les Eagles.  Je doute que cela puisse se produire car les Eagles ont eu deux semaines pour se préparer, et qu'ils devraient retrouver le momentum qui les a porté récemment.

Eagles  24,     Packers  23.