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samedi 22 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 12 : PHILADELPHIE À DALLAS ⇨ DAK PRESCOTT INVINCIBLE À DOMICILE CONTRE LES CLUBS DE SA DIVISION.



C'est une statistique assez troublante : le quart arrière des cowboys de dallas (4-5-1), Dak Prescott, a gagné ses 18 derniers matchs à domicile, contre les clubs de sa division (Est de la Conférence Nationale).  

Ça égale la 2e meilleure séquence du genre, de Brett Favre (1994-1998), et Prescott n'est qu'à deux victoires du record de Tom Brady (2007-2014).  Au total, le vétéran pivot de l'America's Team a une fiche de 21-2 à domicile, contre ses rivaux de section.  Sa dernière défaite contre eux, remonte à 2017.

Justement, dimanche, un de ces clubs rival, les Eagles de Philadelphie (8-2) s'amène à Dallas pour affronter Prescott et les Boys.  Le numéro 4 de l'équipe texane pourra-t-il poursuivre son incroyable série victorieuse ?



Prescott a certes les outils pour propulser l'attaque aérienne de son équipe, la meilleure de la NFL, avec des gains de 258,7 verges, en moyenne, par rencontre.  Cette offensive redoutable se situe en seconde place de la Ligue pour la production de points, avec une moyenne de 29,6 par partie.

Le receveur George Pickens (photo ci-dessus) est responsable d'une bonne partie de ces succès offensifs.  Il est en voie de connaître la meilleure saison de sa carrière.  Son bilan actuel est de 58 réceptions, pour 908 verges de gains, et sept touchés.  Il a déjà réussi 17 jeux explosifs de 20 verges et plus.  C'est le 2e plus haut total chez les receveurs de la NFL, après les 25 de Jaxon Smith-Njigba, des Seahawks de Seattle.

L'attaque au sol des Cowboys n'est pas en reste pour expliquer les succès offensifs de Dallas.  Le porteur de ballon Javonte Williams (photo ci-dessous) vient en 5e place chez les demis offensifs de la Ligue Nationale, pour les gains au sol, avec 809 verges; il est 3e pour les touchés avec 8; et 3e pour les courses qui ont procuré des premiers jeux à son équipe (45).



Mais autant l'attaque des Cowboys a connu du succès, cette année, autant la défensive a déçu.  Il fallait que la direction du club aille chercher des renforts, de ce côté-là du ballon, et elle l'a fait.  Des transactions ont été réalisées pour acquérir les services de Quinnen Williams (ex Jets), et de Logan Wilson (ex Bengals), et l'impact de ces joueurs a été immédiat, pour l'amélioration de la défensive.

Williams a d'ailleurs réussi 1½ sac, et plusieurs pressions sur le quart arrière Geno Smith, dans la victoire des Cowboys par le score de 33 à 16, lundi dernier, à Las Vegas, contre les Raiders.

Les retours au jeu de DeMarvion Overshown, de Malik Hooker, et de Donovan Wilson, ont également aidé à "réparer" cette défense qui demeure toutefois une des plus vulnérables de la NFL, notamment au chapitre des longs jeux de passes accordés.



Or, les longues passes sont la spécialité du quart arrière adverse Jalen Hurts, des Eagles (photo ci-dessus).  Il en a réussi sept de plus de 40 verges, le 3e plus haut total chez les quarts arrières réguliers de la NFL.

Cette semaine, sous le couvert de l'anonymat, des coéquipiers de Hurts l'ont critiqué pour ses performances décevantes comme passeur.  L'attaque aérienne des Aigles n'est que 28e cette saison, dans le circuit Goodell.  Elle ne produit en moyenne que 184,9 verges par match.  Le receveur A.J. Brown a maintes fois critiqué son utilité insuffisante jusqu'ici.

Hurts a répondu poliment à ces reproches en signifiant, en somme, qu'il s'en foutait.  Il a la fiche gagnante pour justifier ses propos.  Les Eagles sont au premier rang de la Conférence Nationale, avec huit gains en dix parties.  Et la prudence de Jalen Hurts lorsqu'il lance, ou pas, le ballon, lui vaut d'être le quart arrière régulier qui a lancé le moins d'interceptions : une seule.  C'est à bien considérer, ça aussi !  Il a réussi 16 passes de touché, et en a marqué six autres par la course.  Qui dit mieux ?



C'est certain que des joueurs vedettes qui ont moins d'attention peuvent trouver le temps long à Philadelphie.  Le duo d'ailiers espacés A.J. Brown (photo ci-dessus) & DeVonta Smith n'est visé qu'un total combiné de 13,9 fois, en moyenne, par partie.  Ça peut froisser leur ego et les faire "chiâler".

Ce sont plutôt les vedettes défensives des Eagles qui ont fait parler d'elles plus récemment, à cause de leurs performances remarquables.  Dans ses dernières sorties, la défense de Philadelphie a limité les dangereuses attaques des Lions de Détroit et des Packers de Green Bay à une médiocre production d'un total combiné de 16 petits points.  Un exploit peu banal...

Le nouveau venu, le secondeur Jaelan Phillips (photo ci-dessous), acquis des Dolphins de Miami, il y a deux semaines, fait passer son gérant général Howie Roseman pour un génie, en donnant un nouveau souffle à la défense de sa nouvelle équipe.  En deux matchs, il a réussi un sac, deux plaqués pour des pertes de terrain, et il a recouvré un échappé.



Sa présence semble avoir amélioré le "pass rush" du front défensif des Eagles, de même que les performances de ses coéquipiers Jalen Carter et Nakobe Dean contre les jeux au sol des adversaires.  Depuis que Dean est revenu au jeu, lors de la semaine no 6, après avoir guéri ses blessures, la moyenne de verges accordées par la course est passée de 4,7 à 3,9 verges.

Ce beau travail de la brigade défensive fait en sorte que les les Eagles gagnent la guerre des tranchées, un autre moyen de remporter des victoires.  L'équipe de l'entraîneur Nick Sirianni vient d'ailleurs d'en aligner quatre de suite.  Et ces gains ont été acquis de diverses façons, ce qui est la marque caractéristique des équipes championnes. 


Au niveau de la tertiaire, le demi de coin Quinyon Mitchell (photo ci-dessus) continue de terroriser les receveurs ennemis.  Il est le 3e meilleur demi défensif de la NFL en ce qui concerne les passes captées contre lui (26 en 60 tentatives) et pour les verges allouées (280). 

En dépit de la longue série victorieuse de Dak Prescott quand il joue à domicile contre les clubs de sa division, ce sont les Eagles que les parieurs ont choisi pour remporter par trois points, le duel de dimanche.  J'y vais aussi pour ce choix logique, mais s'il y a une victoire surprise dans les matchs de cette semaine 12, ce pourrait bien être les Cowboys qui la revendique...

Eagles   27,    Cowboys   24.   

vendredi 14 novembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 11 : CINCINNATI À PITTSBURGH ⇨ LA DÉFENSIVE DES STEELERS TROUVERA-T-ELLE UNE SOLUTION AU PROBLÈME QUE REPRÉSENTE JOE FLACCO ?



Tout au long de sa longue carrière, le quart arrière Joe Flacco a semblé avoir la recette pour battre les Steelers de Pittsburgh.  Il les a vaincus douze fois, soit le plus grand nombre de victoires par un QB contre cette équipe, à égalité avec Tom Brady.  Il va tenter de poursuivre dans cette veine, dimanche, quand son club, les Bengals de Cincinnati (3-6), visitera les Steelers (5-4), dans la ville de l'acier.

Flacco a taillé en pièces la défense du coach Mike Tomlin, lors de la semaine 7, alors que quelques jours après avoir été échangé aux Bengals par les Browns de Cleveland, il a complété 31 passes pour 342 verges et trois touchés, dans une victoire impressionnante de 33 à 31, à Cincinnati.  Le receveur Ja'Marr Chase avait saisi 16 de ces passes pour des gains énormes de 161 verges, et un touché.

Ce fut la seule victoire des Bengals au cours de leurs sept derniers matchs.  Ils n'ont pas pu perdre la semaine passée, puisqu'ils étaient en congé (bye).  Ils devraient donc être reposés pour affronter les Steelers, dans une rencontre cruciale pour les deux équipes.


Pas de doute, les Bengals ont une attaque explosive qui tourne à plein régime depuis que Flacco en a pris les commandes.  Mais, en dépit de son brio, la défensive de Cincinnati joue tellement mal qu'elle ruine toutes ses belles performances.  

Les dirigeants des Bengals étaient au courant des problèmes de cette unité, probablement la pire de l'histoire de la NFL.  Elle est au dernier rang de la Ligue pour les points et les verges accordés (33,3 points, et 426,6 verges, en moyenne, par match).  Mais les patrons des Tigres n'ont rien fait pour l'améliorer, que ce soit par le repêchage du printemps dernier, ou par des échanges, avant la date limite des transactions, le 4 novembre.

Les Bengals ont trouvé le moyen de perdre six parties même en marquant 30 points et plus dans chacune de ces revers.  Le quart arrière Joe Burrow (photo ci-dessous) devrait revenir au jeu dans les prochaines semaines, mais même lui ne pourra pas compenser pour les désastreuses performances de la défense.  Le meilleur défenseur de l'équipe, l'ailier Trey Hendrickson, est encore un cas douteux pour la rencontre à Pittsburgh.  Il est blessé à une hanche.



Les Bengals sont dans une situation précaire, après avoir perdu tant de matchs récemment.  Mais une victoire contre les Steelers leur permettrait de reprendre espoir, car ils ne seraient qu'à un match et demie de la première place de leur division (Nord de l'AFC).

Pour leur part, en cas d'échec, les Steelers seraient encore en tête de cette section, mais ils pourraient avoir été rejoints par les Ravens de Baltimore, qui devraient normalement disposer des Browns de Cleveland, dimanche prochain.

Pittsburgh a perdu trois de ses quatre dernières rencontres, dont la dernière au compte de 25 à 10 à Inglewood, contre les Chargers de Los Angeles, la semaine passée.  Le quart arrière Aaron Rodgers a été critiqué par l’entraîneur Mike Tomlin pour sa mauvaise performance lors du match.



Le vétéran pivot ne s'est pas défilé après ce revers décevant, au cours duquel il a paru lent, vieux, et indécis, en subissant deux interceptions, et un sac dans sa zone des buts (touché de sûreté).  Il a admis qu'il avait raté des passes qu'il réussit habituellement.  Mais il a quand même souligné que ses receveurs avaient été bien couverts par les défenseurs des Bolts.

Rodgers devra assurément se reprendre contre les Bengals, ce qu'il a promis de faire, d'ailleurs.  Il est vrai qu'il est toutefois limité par le manque de bons receveurs dans sa formation.  Seul DK Metcalf offre de bonnes possibilités pour les longues passes, mais les défenses ennemies se concentrent sur lui, afin de limiter les dégâts qu'il peut causer.  

La plupart du temps, Rodgers doit se contenter de courtes passes à ses ailiers rapprochés, ou à ses demis offensifs.  Un moyen peu efficace contre la médiocre défense des Bengals, la pire de la NFL pour accorder des jeux explosifs (20 verges et plus).



La défensive des Steelers n'est pas aussi mauvaise que celle des Bengals, mais elle déçoit énormément depuis le début de la saison.  Elle se classe au dernier rang de la NFL contre les jeux de passes.  Elle accorde une monstrueuse moyenne de 269,4 verges par match.  C'est pourquoi Joe Flacco a eu tant de succès contre elle, le 16 octobre dernier.

Pour contrer Flacco, le front défensif des Steelers devra le presser davantage.  Il a les joueurs nécessaires pour y arriver, avec les chasseurs de quart TJ Watt (6 sacs), Alex Highsmith (5½), Nick Herbig (5½) et Keeanu Benton (4½).  Cela aiderait grandement leur tertiaire, qui est décimée par les blessures, et qui pourrait devoir se passer de Darius Slay, victime d'une commotion cérébrale, dans le dernier match contre les Chargers.



Il faudrait aussi que cette défensive produise des revirements, une des rares bonnes choses qu'elle a réussie cette année.  Elle a huit interceptions et autant d'échappés recouvrés à son crédit, jusqu'ici.

Étant donné leur situation périlleuse, et l'urgence de gagner pour redresser leur bateau, les Steelers sont favoris par 4½ points pour l'emporter dimanche, contre leurs rivaux de division.  Mais pour y parvenir, leur défensive devra solutionner l'énigme que représente Joe Flacco pour leur défense contre la passe.

Bengals   27,     Steelers   30.          

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : CLEVELAND À NEW ENGLAND ⇨ DRAKE MAYE FACE À LA MEILLEURE DÉFENSIVE DE LA NFL.



Le quart arrière Drake Maye connaît un début de saison fantastique établissant des records d'équipe détenus par le légendaire Tom Brady.  Mais jusqu'à maintenant, il n'a affronté qu'une seule défensive au-dessus de la moyenne (Caroline).   Dimanche, il aura à relever le défi contre la meilleure défense de la NFL, quand les Patriots de la Nouvelle Angleterre (5-2) accueilleront les Browns de Cleveland (2-5) au Gillett Stadium de Foxborough.

Les protégés de l'entraîneur Mike Vrabel sont sur une lancée de quatre victoires consécutives, dont les trois dernières ont été remportées à l'étranger.  Son équipe trône au premier rang de la division Est de la Conférence Américaine, devant les Bills de Buffalo.  Un résultat que personne n'avait prévu.  Mais les Pats n'ont qu'un gain en trois parties à la maison, cet automne, et le receveur Stefon Diggs a déclaré, cette semaine, qu'il était temps que lui et ses coéquipiers offrent de meilleures performances à leurs partisans, qu'ils n'ont guère gâtés jusqu'à maintenant, cette saison.

Pour leur part, les Browns s'amènent en Nouvelle Angleterre après avoir déclassé les Dolphins de Miami au compte de 31 à 6, dans de mauvaises conditions climatiques, à Cleveland, dimanche passé.  En marquant autant de points, ils brisaient une vilaine séquence de onze matchs au cours desquels ils n'avaient pas réussi à marquer plus de 17 points dans une partie.



Avec les succès que connaît leur demi offensif Quinshon Judkins (photo ci-dessus), les Browns ont trouvé leur identité : du football physique, des deux côtés du ballon.  Ce qui les rend compétitifs, même dans la défaite.  Judkins n'aura cependant pas la tâche facile contre la défensive contre le jeu au sol des Patriots, qui se classe au 3e rang du circuit Goodell, avec une faible moyenne de 3,44 verges permises par course.

Ces signes de robustesse et d'intensité, on les retrouve aussi dans leur attaque aérienne qui est menée par leurs deux gros ailiers rapprochés : David Njoku (23 réceptions pour 223 verges et un touché en six matchs, mais il est présentement blessé), et l'excellente recrue Harold Fannin (32 réceptions pour 290 verges et un touché).

La défensive des Browns, -la meilleure de la NFL pour les verges totales accordées avec 256,1 en moyenne par match, et une moyenne de seulement 3,26 verges allouées par portée, sur les jeux au sol-, est menée par les solides joueurs de ligne Myles Garrett (5 sacs), et Maliek Collins (3½ sacs ⇨ no 96, ci-dessous).



Mais les Browns ont perdu leurs trois matchs lorsqu'ils étaient le club visiteur, cette saison, et par une marge moyenne de 20,7 points par rencontre.

Même si leur défensive est étanche, le quart Drake Maye devrait en faire assez dimanche pour conduire son équipe à la victoire.  La semaine dernière contre les Titans, à Nashville (victoire des Pats 31 à 13), il a été phénoménal en complétant 21 de ses 23 passes pour un pourcentage record de 91,3 %.  Il a battu le record de franchise de Tom Brady (88,5 %) établi en décembre 2009.

De plus, en réussissant une 3e partie avec deux passes de touché, un pourcentage de passes complétées d'au moins 80 %, sans lancer d'interception, il est devenu seulement le 3e quart arrière dans la NFL à accomplir un tel exploit (Drew Brees en 2018, et Jared Goff en 2024). 
 


Il excelle contre les couvertures homme pour homme, le système de défense la plus souvent employé par les Browns.  Il est le meneur de la Ligue pour les passes de 50 verges et plus (efficacité parfaite de 158,3).  Sur ce genre de jeux, il peut compter sur son receveur Stefon Diggs (photo ci-dessus) qui est un spécialiste pour trouver des ouvertures en milieu de terrain.

Précis comme passeur, Maye peut aussi étirer les jeux en courant avec le ballon et en s'avançant dans la pochette protectrice pour éviter les chasseurs de quarts ennemis.  Présentement, il est considéré dans le top-5 des favoris pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la Ligue Nationale.

Les Patriots sont favoris par 7½ points contre les Browns, dimanche après-midi, 13 heures.  La défensive des deux équipes est forte contre le jeu au sol.  Et le quart arrière recrue des Browns, Dillon Gabriel ne peut pas compétitionner à la hauteur du talent de son homologue Drake Maye.  Ce dernier fera la différence avec son attaque aérienne.



Coach Vrabel a vanté Maye (ci-dessus), cette semaine, en affirmant qu'il répond à toutes ses attentes et ses exigences, jusqu'ici, cette année.  La seule chose qu'il n'aime pas, c'est que Maye subit trop de sacs (22).  Comme son jeune protégé, Vrabel est dans la course aux honneurs, mais lui, c'est à titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.

Chez les Browns, pendant ce temps, certains observateurs croient même qu'on pourrait voir le substitut de Gabriel, Shedeur Sanders, dans ce match, si le pointage est élevé en faveur du club local.  Ce sera à surveiller car bien du monde pense que Sanders est une carte cachée, et que c'est plutôt lui qui a le meilleur potentiel pour être le quart numéro 1 des Browns.

Browns  16,     Patriots  23.      

mardi 20 août 2024



SAISON  2024-25  DES  PATRIOTS  DE  LA  NOUVELLE-ANGLETERRE  :  UN  VENT  DE  JEUNESSE  ET  DE  RENOUVEAU...


Une vague de jeunesse et d'innovation anime les Patriots de la Nouvelle-Angleterre à l'aube de la saison 2024-25 de la Ligue Nationale de Football.

Après notre tournée des clubs de la division Sud de la Conférence Nationale (voir lien suivant : https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/les-buccaneers-de-tampa-bay.html), nous nous lançons dans l'exploration des formations de la division Est de la Conférence Américaine.  Premier arrêt : la Nouvelle-Angleterre.

Avec une direction entièrement renouvelée, les Patriots sont en reconstruction, tout en espérant stopper la spirale vertigineuse de leur déclin depuis le départ de Tom Brady en 2020.

Comme je l'avais prévu l'an dernier, dans mon analyse pré-saison des Pats, ça sentait la fin pour le légendaire coach Bill Belichick.  Avec un bilan désastreux de quatre victoires, treize défaites, la sortie de Belichick était devenue inévitable.



Elle s'est produite en janvier dernier et elle s'est faite de façon pas très chic...  Le propriétaire des Patriots, Robert Kraft, a essayé de sauver les apparences en remerciant Belichick, mais les mésententes entre les deux hommes, au cours des dernières saisons désastreuses du club, transparaissaient néanmoins.

C'est la fin d'un parcours inégalé dans l'histoire du football américain.  En 24 ans avec le club de la Nouvelle-Angleterre, Belichick s'est couvert d'honneur et de gloire.  Lorsqu'il  a pris les commandes en 2 000, l'équipe n'allait nulle part.  Sous sa direction, elle a remporté 17 titres de division, neuf championnats de Conférence, et six Super Bowls, tous des records.  Pas de doutes, Belichick est entré dans l'histoire en étant considéré comme le meilleur entraîneur de football de tous les temps.

Sera-t-il regretté par les joueurs actuels de l'édition 2024-25 ?  Probablement pas, du moins en ce qui concerne l'ambiance autour du club, et ses points de presse très brefs, durant lesquels il ne voulait rien révéler aux journalistes en répondant bêtement à leurs questions, ou en les envoyant promener !



Le taciturne et exigeant Belichick était un coach sévère, aux méthodes strictes, et aux commandements n'offrant aucune discussion ou réplique.  Véritable gourou de la défensive, c'est cette unité, la seule valable de l'équipe, et celle qui sauvait souvent les meubles, ces dernières années, qui pourrait souffrir de son départ et de la perte de sa grande expertise.

Robert Kraft a fait maison nette en mettant à la porte la quasi totalité des membres responsables des opérations football.  En tête de liste, il a nommé un nouveau gérant général (le jeune Eliot Wolf, 42 ans).  Jerod Mayo, 38 ans, succède à Belichick à titre d'entraîneur en chef.

La décision de Kraft, au sujet du nouveau titulaire, était tellement déjà prise, qu'il n'y a même pas eu d'interviews d'embauche pour le poste laissé vacant par la mise à la retraite (forcée ?) de Belichick.



Mayo n'a pourtant aucune expérience dans le coaching, à part le fait que cet ancien secondeur de ligne de l'équipe (de 2 008 à 2 015) a été instructeur des secondeurs intérieurs des Patriots pendant les cinq dernières campagnes.  Contrairement à son bourru prédécesseur, on dit qu'il sera près de ses joueurs ("players coach").  Ça va faire changement dans l'atmosphère, sur les lignes de côté !  Davantage de plaisir, disons...

S'amènent aussi sur le bord du terrain, un nouveau coordonnateur offensif, Alex Van Pelt, assisté de Ben McAdoo, deux anciens instructeurs des Packers de Green Bay, dont l'expérience est précieuse puisqu'ils ont travaillé avec l'extraordinaire quart arrière Aaron Rodgers.  Van Pelt a passé les trois récentes saisons dans le poste de coordonnateur de l'attaque des Browns de Cleveland.  Il succède à l'incompétent Bill O'Brien, congédié par le nouveau patron Mayo.

En défensive, autre nouveau venu : DeMarcus Covington.  Il était l'instructeur des joueurs de ligne défensive de l'équipe depuis 2020.

Tous ces nouveaux entraineurs sont porteurs d'idées fraîches et innovantes qui iront bien avec l'énergie et l'enthousiasme de la jeunesse qui caractérisera le club en 2024.



Est-ce que cela de bons résultats sur le terrain ?  Probablement pas, du moins, pas immédiatement.  Les preneurs aux livres et les experts prévoient la même fiche qu'en 2023 pour les nouveaux protégés de Jerod Mayo.  Ce qui les classera au dernier rang de la NFL...

Mayo hérite d'une formation en ruines, après un paquet de mauvais repêchages, d'agents libres ou de joueurs autonomes qui n'ont pas fait l'affaire, et de transactions qui n'ont pas fonctionné.

L'offensive devrait être encore la pire du circuit Goodell cette saison.  L'an passé, elle a produit l'anémique moyenne de 13,9 points par match.  À six reprises, les Patriots ont marqué sept points et moins dans des rencontres (dont deux blanchissages).



Des changements s'imposaient pour cette unité offensive improductive.  Pour vous donnez une idée de l'ampleur du problème chez les receveurs de passes des Pats, c'est la recrue Demario Douglas (photo ci-dessus) qui a été leur "moins pire" attrapeur, avec des gains peu impressionnants de 561 verges, et un grand total de...zéro touché !  Douglas sera encore dans le paysage cette année, bien qu'on estime qu'il est vulnérable aux blessures.

Par ailleurs, dans ce département aérien, les Patriots ont libéré le vétéran Juju Smith-Schuster, et Devante Parker a pris sa retraite.  Ça laisse en place le peu dangereux Kendrick Bourne (présentement blessé à un genou et douteux pour le début de la saison), les recrues Ja'Lynn Polk (choix de 2e ronde, 37e au total cette année) et Javon Baker (4e ronde, 110e).

K.J. Osborn (photo ci-dessous), un agent libre, a été ajouté après avoir joué quatre saisons comme substitut avec les Vikings du Minnesota.  Il procure cependant un peu d'expérience à ce groupe de receveurs qui demeurera quand même le plus inexpérimenté de la Ligue Nationale. 



Du côté des ailiers rapprochés, Hunter Henry est de retour.  Il sera secondé par Austin Hooper, que l'on a signé comme agent libre (il en sera à sa 5e équipe dans la NFL).  Mike Gesicki (Bengals) et Pharaoh Brown (Seahawks), ne sont plus dans le décor.

L'ère de Mac Jones est terminée comme quart arrière en Nouvelle-Angleterre.  Les Patriots l'ont expédié à Jacksonville contre un lointain choix de repêchage (6e ronde).

Son remplaçant sera probablement le "commis voyageur" Jacoby Brissett, un spécialiste des contrats d'un an, qui revient avec les Patriots.  Ceux-ci l'avaient repêché en 3e ronde (91e) en 2016.  Il n'a joué que trois matchs avec l'équipe, avant d'être échangé aux Colts d'Indianapolis le 2 septembre 2017.  Après quatre saisons avec les Colts, il a effectué de brefs passages d'un an avec les Dolphins, les Browns et les Commanders (la saison dernière).



On ignore s'il sera le quart partant pour les Patriots ou si ce sera la recrue Drake Maye (photo ci-dessus), choix de première ronde (3e au total cette année).  À moins que les dirigeants du club croient qu'il pourrait être un genre de C.J. Stroud, on pense qu'il pourrait devoir faire ses classes en première moitié de saison, avant de sauter ensuite dans la mêlée, surtout si le club n'arrête pas de perdre.

Il faut souligner que la jeune recrue ne serait pas dans un environnement favorable pour entreprendre sa carrière comme QB no 1, dès l'ouverture de la prochaine campagne.  Avec probablement le pire groupe de receveurs de la Ligue Nationale, et une ligne à l'attaque très vulnérable en protection sur les jeux de passes, ses chances de réussir sont d'autant plus amoindries.

Le substitut Bailey Zappe est encore disponible comme pivot dans l'alignement.  Pour le moment...

Dans cette situation peu propice pour l'efficacité du jeu aérien, les Patriots vont devoir s'en remettre au jeu au sol.  Pour seconder leur très capable porteur de ballon Rhamondre Stevenson (photo ci-dessous), ils sont allés chercher Antonio Gibson (ex-Commanders) sur le marché des agents libres.  Il a signé un contrat de trois ans.  L'expérience avec Ezekiel Elliott n'aura duré qu'une saison.  Il est retourné avec les Cowboys.



La ligne à l'attaque des Patriots sera encore suspecte cette saison.  Et plus complexe aussi car,, en raison d'un manque de ressources adéquates, les plaqueurs Chukwuma Okorafor et Caedan Wallace vont devoir jouer sur le côté gauche, alors qu'ils n'ont jamais évolué que de l'autre côté de la ligne.  De plus, le garde Cole Strange va rater le début de la campagne car il soigne une blessure au genou.

Cette ligne peine à assurer une bonne protection à ses quarts arrières.  L'an dernier, elle s'est fait défoncée à 48 reprises en accordant des sacks (9e pire dans la NFL).  Autrement, les évaluateurs donne une cote moyenne à cette unité.

La défensive a tenu le coup en 2023 même si elle était éprouvée par l'inefficacité de l'attaque, qui ne contrôlait pas assez longtemps la possession du ballon, ne permettant pas ainsi à leurs coéquipiers défensifs de reprendre leur souffle entre les séries de jeu (fatigue).



Néanmoins, elle a limité les dégâts en terminant au 1er rang de la Ligue contre le jeu au sol, pour ce qui est de la moyenne de verges allouées par course (3,3).  Elle n'a permis que six courses de plus de 20 verges aux adversaires (3e rang de la Ligue) tout en faisait échapper le ballon onze fois aux coureurs adverses (3e échelon de la NFL).

Et contre les jeux de passe, elle s'est aussi bien comportée en se classant dans le top 10 du circuit Goodell.  Les demis de sûreté Kyle Dugger (photo ci-dessus) et Jabrill Peppers font partie de l'élite à leur position.

Peut-être que le niveau de rendement de cette brigade défensive baissera d'un cran puisque l'expertise de Belichick lui manquera, et qu'elle a perdu quelques-uns de ses membres dans l'entre saison.  En effet, l'excellent secondeur de ligne Matt Judon a été échangé récemment aux Falcons d'Atlanta.  Et une autre partie de la secondaire sera privée de Sione Takitaki, dont on ignore la durée de l'absence après son opération à un genou.

Dans la tertiaire, trois éléments ont quitté : les demis de coin Myles Bryant (Texans), Jalen Mills et J.C. Jackson.  Peut-être que leurs remplaçants seront de moins bonne valeur.

Le plaqueur défensif Christian Barmore manque à l'appel puisqu'on lui a découvert un problème de caillots de sang.  Il est "out" pour une période indéterminée.



La faiblesse principale de cette unité est son manque de punch pour mettre de la pression sur les QBs adverses.  Elle n'a réussi que 36 sacks en 2023 (27e position dans la NFL). Rien pour arranger les choses, le botteur de précision des Pats est le pire de la NFl. En vertu de son affreux taux de réussite de 64 %.

En résumé, les Patriots devraient en arracher encore cette saison.  Ils ont le 2e calendrier le plus difficile de la Ligue, et ils évoluent dans une division forte (Jets, Dolphins, Bills).  On estime même qu'ils ne seront favoris dans aucune de leurs rencontres.  L'inexpérience de leurs entraîneurs, et de plusieurs joueurs de leur attaque, ne sera pas un atout.

Les fiers partisans risquent de s'ennuyer encore longtemps de l'époque glorieuse de Bill Belichick.

New England Patriots 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

at Cincinnati Bengals

1:00 PM

2

Sep 15

Seattle Seahawks

1:00 PM

3

Sep 19

at New York Jets

8:15 PM

4

Sep 29

at San Francisco 49ers

4:05 PM

5

Oct 6

Miami Dolphins

1:00 PM

6

Oct 13

Houston Texans

1:00 PM

7

Oct 20

at Jacksonville Jaguars

9:30 AM

8

Oct 27

New York Jets

1:00 PM

9

Nov 3

at Tennessee Titans

1:00 PM

10

Nov 10

at Chicago Bears

1:00 PM

11

Nov 17

Los Angeles Rams

1:00 PM

12

Nov 24

at Miami Dolphins

1:00 PM

13

Dec 1

Indianapolis Colts

1:00 PM

14

Bye

 

 

15

Dec 15

at Arizona Cardinals

4:25 PM

16

Dec 22

at Buffalo Bills

1:00 PM

17

TBD

Los Angeles Chargers

TBD

18

TBD

Buffalo Bills

TBD



    

lundi 19 août 2024



LES  BUCCANEERS  DE  TAMPA  BAY  CONTINUERONT-ILS  SUR  L'ÉTONNANTE  LANCÉE  DE  BAKER  MAYFIELD  EN  2024  ?


Notre périple à travers la division Sud de la Conférence Nationale de la NFL se termine à Tampa Bay.  Après des escales à :




Si vous suivez les activités de la Ligue Nationale de Football, vous savez ce qui est arrivé aux Patriots de la Nouvelle-Angleterre après le départ de leur légendaire quart arrière Tom Brady en 2020.  Le club de Bill Belichick n'a jamais trouvé un bon successeur à "Terrific Tom", et il a commencé un déclin qui n'est pas encore achevé.  On prédit même que les Pats seront le pire club de la NFL cette saison.

Brady a continué son glorieux parcours à Tampa Bay où il a conduit tout de suite les Buccaneers au titre convoité de champions du grand Super Bowl de 2021.  L'équipe était déjà bonne avant son arrivée, mais la magie de Brady était ce qui lui manquait pour aller jusqu'au bout.  Les deux années suivantes, Brady a mené les siens à deux championnats de division, même si le second a été remporté avec une fiche perdante de 8-9.

Sentant, à 45 ans, qu'il ne pouvait plus offrir de performances à son niveau d'excellence habituel, le détenteur de sept bagues du Super Bowl prend sa retraite -pour de bon cette fois- au début de 2023.



Il est anticipé que les Buccaneers connaîtront un sort similaire à celui des Patriots après le départ de Tom Brady.  Un effondrement...  D'autant plus que le club floridien a des problèmes de plafond salarial et qu'il ne peut embaucher un quart arrière de qualité sur le marché des agents libres ou chez les joueurs autonomes.  Le désespoir...

Or, à ce moment là, il y a quelqu'un d'autre qui est désespéré.  Désespéré de continuer sa carrière dans la NFL après deux années de déconvenues en Caroline (Panthers) et à Los Angeles (Rams).  Il est ici question du quart arrière négligé, Baker Mayfield.

Son parcours professionnel l'a amené d'abord à Cleveland (2018 à 2022, avec les Browns, qui l'ont repêché au premier rang en 2018).  Ceux-ci, grandement insatisfaits de lui, s'en débarrassent en l'expédiant aux Panthers en échange d'un lointain choix de 5e ronde au repêchage de 2024.

Puis, le 6 décembre 2022, les Panthers, aussi écoeurés que les Browns au sujet du mauvais rendement de Mayfield, le soumettent au ballottage.  Il est réclamé par les Rams qui sont alors mal pris à cause des blessures à leurs joueurs de quart.



Malgré quelques bonnes performances avec le club de Sean McVay, on ne retient pas ses services pour la saison suivante.  En mars 2023, sans travail, et craignant que sa carrière soit terminée, Mayfield offre ses services aux Buccaneers.  Ces derniers, sans solution de rechange après le départ de Tom Brady, acceptent de lui faire signer un contrat d'un an, pour la "modique" somme de quatre millions de dollars.

Il faut savoir que dans la NFL, en ces temps de grande inflation dans les salaires des joueurs, même les quarts arrières substituts font généralement un salaire supérieur à ce que les Bucs ont consenti à Mayfield pour être leur passeur no 1.

Contre toutes attentes, Baker Mayfield, qui en est à sa dernière chance de prolonger sa carrière chez les pros, connaît un succès inespéré en tête de l'attaque de Tampa Bay.  Brillant et efficace dans le système offensif du coordonnateur Dave Canales, il conduit ses nouveaux coéquipiers à un troisième championnat de division d'affilée (et une 4e participation consécutive aux playoffs) en 2023-24.  C'est la seule équipe de la Conférence Nationale à avoir réussi cet exploit.



Contents de leur sort, les dirigeants des Bucs croient que Mayfield et ses coéquipiers vont poursuivre cette année sur leur heureuse lancée de fin de saison 2023-24.  Le club dirigé par l'entraîneur Todd Bowles (photo ci-dessus) a non seulement fini au sommet de la division Sud de la NFC (9-8) en terminant le calendrier avec cinq victoires dans leurs six derniers matchs, mais ils ont battu les Eagles de Philadelphie de façon décisive (32 à 9) en première ronde des séries éliminatoires. 

Et, au 4e quart du match de la ronde suivante, ils ont donné la frousse aux Lions de Détroit qui ont réussi difficilement à enrayer la menace, en route vers un gain plus serré que prévu au compte de 31 à 23.  Le sort des Bucs a été scellé quand Mayfield a subi sa deuxième interception, en fin de rencontre.

C'est d'ailleurs ce qui a terni sa réputation, et ce que l'on a reproché au no 6 des Buccaneers, tout au long de sa carrière : être négligent avec le ballon, ne pas en prendre soin, y aller de mauvaises décisions, en lançant des interceptions, ou en commettant des échappés.



Mais généralement, en 2023-24, Mayfield a largement dépassé les attentes en passant pour plus de 4 000 verges (4 044) pour la première fois en carrière.  Il a lancé 28 passes de touché, il a limité son nombre d'interceptions à 10, et à trois échappés perdus.  Contrairement à son habitude, il a été constant tout au long de la saison, et il a dirigé l'attaque avec dynamisme et autorité.

Les Buccaneers pensent avoir trouvé la formule gagnante et ils ont voulu conserver le même personnel en vue de la prochaine campagne.  Sauf que le coach de leur offensive, Dave Canales, à qui le succès de Mayfield a été largement attribué, a quitté l'équipe pour aller diriger les Panthers de la Caroline.  Plusieurs analystes croient que sans sa supervision, Mayfield va régresser vers ses anciennes et vilaines habitudes de...mauvais QB !

Mais Mayfield, fort d'un nouveau contrat de trois ans (100 millions de $), sera encore entouré des mêmes excellents coéquipiers pour connaître du succès en 2024-25.  Des receveurs d'élite comme Mike Evans, Chris Godwin et l'ultra rapide Trey Palmer; le prometteur ailier rapproché Cade Otton (photo ci-dessous); et le porteur de ballon Rachaad White, très occupé l'an passé, autant par le jeu terrestre que par le jeu aérien.



Les jeux de course n'ont pas la préférence de l'offensive de Tampa.  En 2023-24, les Bucs ont été derniers dans la NFL pour les gains au sol avec une modeste moyenne de 88,8 verges par match...

De l'autre côté du ballon, en défensive, les Buccaneers ont su tirer leur épingle du jeu en pliant mais en ne cassant pas.  En effet, cette brigade a accordé beaucoup de verges aux adversaires mais peu de touchés, grâce à une bonne résistance en zone rouge.  La faiblesse de cette unité réside dans son incapacité à presser suffisamment les QBs ennemis.

Heureusement, les efficaces membres de la tertiaire peuvent bien se débrouiller sans ce type d'aide des deux premières lignes de défense.  Mais ça reste un handicap qui peut être dangereux.

Les Buccaneers déplorent tout de même la perte de quelques bons joueurs en défensive.  L'ailier Shaq Barrett a pris sa retraite, le secondeur de ligne Devin White est maintenant un membre des Eagles de Philadelphie, et le demi de coin Carlton Davis III a été échangé aux Lions de Détroit.  Mais les piliers de cette unité sont toujours présents : Vita Vea (photo ci-dessous) sur la première ligne, -un colosse qui mène l'excellente défensive des Bucs contre les jeux de course adverses-; Lavonte David, très solide sur la 2e ligne; et Antoine Winfield Jr, un as dans la tertiaire.



Les nouveaux venus notables sont le demi de sûreté Jordan Whitehead, (de retour avec l'équipe après deux saisons passées avec les Jets de New York), la recrue Graham Barton (garde offensif), le demi de coin Bryce Hall (ex-Jets), et le receveur Sterling Shepard (ex-Giants).  Le chasseur de QB Randy Gregory (qui était avec les 49ers l'an passé) avait été retenu, mais il ne s'est pas présenté au camp d'entraînement.  L'équipe l'a libéré.   

Rien à ajouter sur les unités spéciales.  Elles font du bon boulot, notamment le botteur de placements Chase McLaughlin et le botteur de dégagement Jake Camarda. 

En résumé, le succès des Buccaneers de Tampa Bay en 2024-25 repose en grande partie sur Baker Mayfield.  Va-t-il répéter ses excellentes performances de l'an dernier, ou retrouvera-t-on le Mayfield mauvais des saisons précédentes ?  La compétition sera vive cette saison dans la faible division Sud de la NFC.  On dit que les Falcons d'Atlanta sont favoris cette année pour finir en tête, et les Saints de la Nouvelle-Orléans ne seront pas à négliger non plus.



Les Bucs n'ont pas une grande marge d'erreur s'ils veulent remporter un quatrième championnat de suite.  L'offensive doit continuer à fonctionner à plein régime avec Mayfield et un nouveau coordonnateur (Liam Coen, photo ci-dessus).  La défensive doit éviter de jouer avec le feu en accordant trop de verges aux attaques adverses.

C'est presque impossible pour un club de la NFL (à part les Patriots dans le passé, avec Brady et Belichick aux commandes) de remporter quatre championnats de division consécutifs.  Beaucoup d'observateurs ne croient pas en Mayfield, et ils pensent que les Bucs vont trébucher cette année...

Tampa Bay Buccaneers 2024 Schedule

Week

Date

Opponent

Kickoff (ET)

1

Sep 8

Washington Commanders

4:25 PM

2

Sep 15

at Detroit Lions

1:00 PM

3

Sep 22

Denver Broncos

1:00 PM

4

Sep 29

Philadelphia Eagles

1:00 PM

5

Oct 3

at Atlanta Falcons

8:15 PM

6

Oct 13

at New Orleans Saints

1:00 PM

7

Oct 21

Baltimore Ravens

8:15 PM

8

Oct 27

Atlanta Falcons

1:00 PM

9

Nov 4

at Kansas City Chiefs

8:15 PM

10

Nov 10

San Francisco 49ers

1:00 PM

11

Bye

 

 

12

Nov 24

at New York Giants

1:00 PM

13

Dec 1

at Carolina Panthers

4:05 PM

14

Dec 8

Las Vegas Raiders

1:00 PM

15

Dec 15

at Los Angeles Chargers

4:25 PM

16

Dec 22

at Dallas Cowboys

8:20 PM

17

Dec 29

Carolina Panthers

1:00 PM

18

TBD

New Orleans Saints

TBD