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samedi 11 janvier 2025

ÉLIMINATOIRES DE LA NFL 2025 : FUSILLADE EN VUE ENTRE LES BUCCANEERS ET LES COMMANDERS !



DANS  UN  MATCH  CHAUDEMENT  DISPUTÉ,  C'EST  PEUT-ÊTRE  LA  DERNIÈRE  ÉQUIPE  EN  POSSESSION  DU  BALLON  QUI  GAGNERA.

Ce sera possiblement le match le plus intéressant et le plus excitant de la première ronde des séries éliminatoires de la Ligue Nationale de Football.  Deux clubs "hot", les Commanders de Washington (12-5), et les Buccaneers de Tampa Bay (10-7), s'affrontent dimanche soir, dans la seconde rencontre Wild Card de la Conférence Nationale.

Les deux équipes possèdent de bonnes offensives qui tenteront de profiter des faiblesses défensives de leurs adversaires.  Cela devrait donner lieu à un match à haut score.

Les Bucs ont un alignement beaucoup plus expérimenté que celui de leurs opposants.  C'est la cinquième année consécutive qu'ils participent aux séries de fin de saison. Quelques membres de la formation du pilote Todd Bowles ont même gagné le Super Bowl de 2021 (31 à 9 contre K.C.).  Les Commanders, eux, en seront à une première présence en playoffs depuis 2020.



Les Buccaneers, qui sont favoris pour gagner par trois points, auront l'avantage du terrain, et ils affronteront un quart arrière recrue, Jayden Daniels (no 5, photo ci-dessus).  Cela pourrait être déterminant.  En effet, aucun quart arrière recrue n'a gagné un match des séries éliminatoires à l'étranger depuis Russell Wilson, en 2012, avec Seattle.

Et depuis ce temps, seulement deux quarts arrières recrues (C.J. Stroud l'an dernier, et Brock Purdy en 2022) ont connu des débuts victorieux en playoffs, mais c'était à domicile.  Depuis 2010, la fiche des joueurs de quart à leur première année, est de 5 gains, douze échecs, en séries de fin de saison.

Statistiquement, les deux adversaires semblent d'égales forces.  C'est pourquoi on prévoit un match serré.  Ils se sont affrontés au premier match de leur saison, et les Bucs avaient facilement triomphé 37 à 20.  Mais c'était le premier match à vie de Daniels chez les pros, et il s'est beaucoup amélioré depuis ce temps.



Quel sera le point déterminant pour départager les deux clubs ?  C'est l'équipe qui profitera le plus de ses forces par rapport aux faiblesses de l'adversaire.

Alors, si les Bucs, excellents en attaque au sol (4e de la NFL avec une moyenne de 149,2 verges par partie) dominent la guerre des tranchées, contre la 30e défensive de la Ligue (celle de Washington, 137,5 verges accordées par rencontre) contre le jeu terrestre, ils prendront le contrôle du temps de possession du ballon, et prendront ainsi une option sérieuse sur la victoire.

On sait qu'avec un bon jeu au sol, on peut mieux préparer les jeux de passes, avec des "play action".  On feint la remise du ballon au champ arrière avant de surprendre la défensive adverse avec des bombes (longues passes), alors que les défenseurs s'étaient massés à la ligne de mêlée, en s'attendant à un jeu au sol.  Notons que l'attaque aérienne des Bucs (3e de la NFL avec une moyenne de 250,4 verges par match) est aussi redoutable que son attaque terrestre (4e ⇾ 149,2 verges/partie).  Commanders : choisissez votre poison...
 


Par contre, si Daniels et son attaque (17e de la Ligue avec 215,6 verges par match) festoient contre la faible défense anti-aérienne de Tampa Bay (29e de la NFL en allouant 243,9 verges par joute), les meilleures chances de l'emporter seront de leur côté.

Pour ce qui est du momentum au moment d'entrer en séries éliminatoires, les deux belligérants sont égaux.  Les Commanders ont fini la saison régulière avec cinq gains de suite, alors que les Buccaneers ont été victorieux dans six de leurs sept dernières parties.

Facteur non négligeable et difficile à jauger : l'état de santé des joueurs qui reviennent au jeu après avoir soigné des blessures.  Est-ce qu'ils sont vraiment guéris, et en bonne forme physique ?



Par exemple, le demi défensif étoile des Commanders, Marshon Lattimore (photo ci-dessus), devrait revenir dans l'alignement, après avoir manqué six matchs en raison d'une blessure à la cuisse qui l'ennuie périodiquement, ces dernières saisons.  Est-ce qu'il jouera à pleine capacité ?  C'est important car durant sa carrière de huit ans dans la grande Ligue, il a toujours eu beaucoup de succès à bien couvrir Mike Evans, le super receveur des Buccaneers.

Un Evans neutralisé enlèverait beaucoup de punch à l'attaque des Bucs, et diminuerait leurs chances de gagner la fusillade (shootout) qui semble pointer à l'horizon en prévision de cet affrontement.

L'attaque au sol de Washington a été très discrète au cours du dernier quart du calendrier.  C'est possiblement à cause de l'absence de leur demi offensif Austin Ekeler (aussi bon coureur que receveur de passes ⇾ photo ci-dessous), qui se remet à peine d'une commotion cérébrale.  Il a effectué quelques présences dans le dernier match de la saison de son club, la semaine passée.



Est-ce qu'il pourra donner son plein rendement dimanche soir, à Tampa Bay ?  Sinon, l'offensive terrestre en souffrira, et les Bucs pourront se concentrer davantage à stopper l'attaque aérienne des Commanders.

À ce propos, c'est un peu trompeur de considérer la défense anti-aérienne des Bucs comme étant très faible (29e de la Ligue).  Les membres de la tertiaire du club de Todd Bowles ont été éprouvés par plusieurs blessures en 2024-25.

Encore là, des blessés importants pourraient revenir au jeu dimanche.  Notamment le coeur et le dirigeant de cette unité, le superbe demi de sûreté Antoine Winfield (quatre matchs ratés, genou ⇾ photo ci-dessous).  Il peut tout faire sur un terrain de football.  À lui seul, il peut faire dérailler presque complètement le jeu aérien des adversaires.



L'absence pendant cinq rencontres de l'autre demi de sûreté, Jordan Whitehead, a aussi été nuisible à la brigade défensive de l'équipe floridienne.  Les Bucs espèrent également pouvoir compter à nouveau sur le demi défensif Jamel Dean, blessé depuis plusieurs semaines (genou).

Si les revirements devaient déterminer l'issue du match, il faudra surveiller le quart Baker Mayfield, des Bucs.  Il est le QB de la NFL qui a subi le plus d'interceptions (16) cette saison.  Et même s'il joue très bien depuis deux ans, on a pu constater qu'il peut connaître un très mauvais match, à l'occasion.

Durant la dernière campagne, les Commanders ont été vraiment des "Cardiac Kids", en revenant de l'arrière, pour gagner plusieurs matchs serrés, dans les dernières secondes de jeu.  Le jeune Jayden Daniels a un sang froid remarquable dans ce genre de situation.  Il peut battre n'importe quel équipe avec son bras (25 passes de touché), ou avec ses jambes (il a été le meilleur porteur de ballon des siens avec 891 verges de gains au sol, et six touchés).

Il a le sens du drame, et le tour de désarçonner l'adversaire.  Tellement, qu'avec lui, les parieurs estiment que Washington est le club négligé qui a les meilleures chances de causer une mauvaise surprise au club favori, en l'emportant dimanche, au premier tour éliminatoire de la NFL. 

dimanche 31 janvier 2021

SUPER BOWL LV : LES CHIEFS PEUVENT-ILS SE BATTRE EUX-MÊMES ?



Le sort en est jeté, dimanche prochain, le Super Bowl LV opposera les Chiefs de Kansas City (champions en titre) aux Buccaneers de Tampa Bay.  Le match ultime de cette saison 2020-21 de la Ligue Nationale de Football (NFL) aura lieu à Tampa Bay, la première fois dans la longue histoire des Super Bowls que l'une des équipes participantes jouera à domicile.

La présence des Chiefs, dans cette classique annuelle, n'a rien de surprenant.  Avant le début de la campagne, ils étaient favoris pour être fidèles à ce prestigieux rendez-vous encore une fois.  Et selon les experts, ils gagneront encore dimanche, pour devenir la première équipe à remporter deux fois d'affilée le SB depuis les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, en 2003 et 2004.

Quant aux Bucs, il s'agit de leur première participation au Super Bowl depuis 2002.  Ils n'avaient pas pris part aux séries de fin de saison depuis 2007.  Mais l'arrivée du légendaire quart-arrière Tom Brady, cette saison, a tout changé pour eux.  Il les a inspirés et guidés vers la terre promise !  Il sera en quête d'un septième trophée Vince Lombardi à sa dixième participation à un match du SB.  Hallucinant, lorsqu'on pense qu'une quantité innombrable de très grands joueurs n'ont jamais pu atteindre ce match de championnat si convoité.



Visiblement une fierté spéciale pour le «vieux» Brady (43 ans) et son vieux coach Bruce Arians, comme ils l'ont démontré après leur victoire de la semaine passée contre Green Bay (photo ci-dessus) les sacrant champions de la Conférence Nationale (NFC).

Ils n'étaient pas le choix des experts pour parvenir à ce match au sommet.  Mais comme bien des fois au cours de sa longue et glorieuse carrière, Brady a fait mentir les preneurs aux livres.

Au début des séries éliminatoires, j'ai écrit ici sur ce blogue, que sur papier, la formation des Buccaneers faisait peur et que Brady pouvait les amener loin.  De plus, après les ajustements normaux du début du calendrier régulier, ils étaient depuis plusieurs semaines sur un momentum gagnant qui les rendait quasi invincibles.

Les trois victoires en éliminatoires qui les ont propulsés au Super Bowl LV n'ont pas été si impressionnantes que ça.

D'abord, Brady et sa bande en ont fait juste assez pour vaincre le faible club de football de Washington.  

Ensuite, en Nouvelle-Orléans, une rare contre-performance du quart-arrière Drew Brees (trois interceptions) des Saints, ont permis aux Bucs de capitaliser sur ces erreurs.



Enfin, la semaine dernière à Green Bay, Brady n'a été bon qu'en première demie (trois interceptions en seconde demie) mais encore une fois les Bucs ont été opportunistes en profitant de deux mauvaises décisions des Packers.

D'abord à la dernière seconde du deuxième quart, quand Tampa Bay n'avait qu'une avance de 14-10, la défensive des Packers a dormi au gaz en permettant une longue passe de touché de 39 verges de Brady à Scott Miller, qui portait soudain le pointage à 21-10 à la demie.

Puis, à 2 minutes 5 secondes de la fin du match, l'entraîneur des Packers Matt Lafleur a choisi un botté de placement au lieu d'y aller sur un quatrième essai à la porte des buts des Bucs.  Avec Aaron Rodgers au poste de quart, les chances de réussite de cet essai étaient plus que bonnes.  Un touché et une transformation de deux points auraient pu égaler la marque.

D'autre part, se contenter d'un placement qui réduisait l'écart de points à cinq, et penser empêcher Brady (un expert en la matière) d'écouler les deux dernières minutes de jeu du match étaient de graves erreurs de jugement de la part du coach des Packers.  Moi, en tout cas, je n'en revenais pas...même si je ne suis pas du calibre des entraîneurs de la NFL !

Simplement au point de vue des statistiques, Aaron Rodgers et ses coéquipiers ont eu le dessus sur leurs opposants, mais c'est seulement le pointage final qui compte...

D'ailleurs, il fallait voir la face d'enterrement de Aaron Rodgers (photo ci-dessus) après cette cruelle défaite des siens, pour constater le mal immense que ces bourdes causaient au sérieux candidat au titre de joueur par excellence de la NFL en 2020-21.  À la suite de commentaires équivoques du numéro 12 des Packers après la partie, des rumeurs ont même commencé à circuler tout de suite selon lesquelles Rodgers quitterait l'organisation des Packers...  Les dirigeants du club ont démenti ces cancans mais...

La dernière défaite des Buccaneers (27-24) remonte au 29 novembre...à Kansas City.  Tirant de l'arrière 27-10 au quatrième quart, Tom Brady avait orchestré une remontée mais celle-ci n'a pas été suffisante.  Généralement, comme je l'ai écrit quelques fois récemment, le club qui gagne l'affrontement en saison régulière, triomphe également en séries éliminatoires.

Dans cette partie, Brady avait été intercepté deux fois tout en lançant trois passes de touché.  Mahomes, quant à lui, avait fait flèche de tout bois avec 37 passes complétées, en 49 passes tentées, pour des gains impressionnants de 462 verges, avec trois passes de touché et aucune interception.



L'ultra rapide receveur des Chiefs, Tyreek Hill, avait littéralement «torché» la défensive des Bucs avec 269 verges de gains aériens et trois touchés.  Lui et son coéquipier, l'ailier rapproché Travis Kelce (no 87 sur photo ci-dessous) sont des joueurs orgueilleux et vindicatifs qui sont pratiquement impossibles à arrêter.  Tout comme le quart-arrière Patrick Mahomes. 

De fait, Mahomes (photo ci-dessus) n'a perdu qu'un match comme quart-arrière partant depuis sa conquête du Super Bowl de l'an dernier.  Et les Raiders de Las Vegas avaient dû marquer 40 points (40-32, le 11 octobre 2020) pour le battre.

Grâce à leur attaque explosive, les deux belligérants du Super Bowl LV peuvent marquer beaucoup de points (plus de 30 points par match en moyenne).  La différence se situe en défensive.  Si les Bucs excellent à limiter au minimum les gains au sol avec leur très bon front 7, leur tertiaire est douteuse contre le jeu de passes, la grande force des Chiefs.



De plus, les deux maraudeurs des Bucs ont été blessés lors du match de championnat de la NFC, la semaine passée contre Green Bay.  Il n'est pas exclu que Jordan Whitehead (photo ci-dessus) puisse prendre part au match de dimanche mais ses blessures au genou et à l'épaule rendent sa disponibilité douteuse.  Tout comme celle de son coéquipier Antoine Winfield Jr, blessé à une cheville.

Même si ils jouent dimanche, ils ne seront probablement pas au maximum de leurs capacités.  Sinon, leurs remplaçants sont moins bons, ce qui faciliterait aussi l'efficacité des redoutables armes offensives des Chiefs.

Le bulletin de santé des Chiefs est meilleur que celui de leurs adversaires de dimanche prochain.  Le rapide receveur Sammy Watkins et le porteur de ballon Le'Veon Bell seront de retour au jeu après avoir manqué des parties en raison de blessures.  Le joueur de ligne à l'attaque Eric Fisher (tendon d'Achille) et le secondeur de ligne Willie Gay (cheville) vont rater le match du SB, et le statut du demi défensif L'Jarius Sneed est indéterminé à cause d'une commotion.



Chez les Buccaneers, le fait qu'ils aient disputé plus de matchs éliminatoires que les Chiefs (congé en première ronde en raison de leur premier rang au classement de la saison régulière dans la AFC) ont entraîné davantage de blessures à des joueurs importants.  Le garde Alex Cappa et le secondeur Jack Cichy seront absents dimanche.

Plusieurs autres Bucs sont ennuyés par des blessures et leur participation au SB est incertaine : le secondeur Lavonte David (muscle fessier), le secondeur Jason Pierre-Paul (genou), le receveur Mike Evans (genou), le joueur de ligne défensive Vita Vea (cheville), le joueur de ligne défensive Jeremiah Ledbetter (cuisse), le receveur Antonio Brown (genou).

Des «guérisons miracles» se produisent parfois à l'approche du Super Bowl, et des joueurs supposément lourdement handicapés reviennent au jeu plus rapidement que prévu !  Mais côté blessures, les Chiefs semblent avantagés.

Les deux défensives sont bonnes pour exercer de la pression sur les quarts-arrières ennemis.  Mais Mahomes est plus en mesure d'échapper à cette pression que le vieux Brady.  Sous pression, Brady est porté à commettre des erreurs.  Et si la tertiaire des Chiefs réussit aussi bien à couvrir les receveurs adverses qu'elle l'a fait contre Buffalo, la semaine passée, Brady pourrait ne pas avoir assez de temps et de possibilités pour trouver des cibles à découvert.

Il devra se méfier surtout du vétéran demi défensif Tyrann Mathieu (photo ci-dessus), qui a d'ailleurs réussi une interception contre Brady lors de la rencontre de la semaine 12 entre les deux équipes.  La défensive des Chiefs s'est classée au 6e rang pour le nombre d'interceptions cette saison, en 9e position pour le nombre de blitz, et au 11e échelon pour le nombre de fois qu'elle a pressé le quart-arrière adverse.

Sur le plan stratégique, le coach des Chiefs, Andy Reid a du flair et il est supérieur à son vis-à-vis des Bucs, Bruce Arians.  Reid a le don de sortir des nouveaux jeux pour déjouer les opposants.

On prévoit un match serré, dans lequel l'offensive sera à l'honneur.  Les Chiefs sont favoris par trois points.  Peuvent-ils perdre ?  Oui, si ils se battent eux-mêmes !

Si vous multipliez les revirements et les erreurs, Brady vous les fera payer cher.  Il s'en est fait une spécialité au cours de sa carrière.  Sa vaste expérience, dans la multitude de matchs importants qu'il a disputés, lui a souvent permis de tirer les marrons du feu, pour trouver un moyen de gagner.  Il ne faut surtout pas le sous-estimer.