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vendredi 12 décembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 15 : CLEVELAND À CHICAGO ⇨ LES DEMIS DÉFENSIFS DES BEARS VISERONT D'AUTRES INTERCEPTIONS CONTRE SHEDEUR SANDERS...



Les Bears de Chicago (9-4) doivent une bonne part de leurs succès de la présente saison à la grande quantité de revirements provoqués par leur défensive. Elle en a réussi 27, dont 18 étaient des interceptions.  Dimanche, les demis défensifs des Bears seront aux aguets, et tenteront d'ajouter à leur impressionnant total de larcins , contre l'inexpérimenté quart arrière recrue des Browns de Cleveland (3-10), Shedeur Sanders.

Sanders a démontré de belles qualités au cours du dernier mois, depuis que les dirigeants de l'équipe lui ont confié le poste de partant.  Mais en quatre matchs, il n'a complété que 52,4 % de ses passes, et il a lancé trois interceptions.  Son imprécision et sa mauvaise habitude de tenter de rejoindre ses receveurs alors qu'ils sont dans le trafic, peuvent lui jouer de vilains tours.  La défense anti aérienne de Chicago pourrait exploiter ces faiblesses.

Mais Sanders a joué tout un match, la semaine dernière, lors de la défaite de 31 à 29 de son club contre les misérables Titans du Tennessee (2-11).  En plus de marquer un touché en courant dans la zone des buts adverse, il a lancé trois passes pour des majeurs.  Il a accumulé 364 verges de gains aériens, mais il a aussi été victime d'une interception.



Le fils de l'ancienne vedette de la NFL, Deion Sanders, n'a pas fini son audition pour le poste de quart no 1 des Browns.  Il est en compétition avec une autre recrue, Dillon Gabriel, et Deshaun Watson, qui ne jouera pas cette saison à cause de sa blessure au tendon d'Achille subie l'an passé, mais qui fait toujours partie des plans de l'équipe, pour la prochaine campagne.  

La liste des blessés des Browns compte pas moins de 25 noms, dont ceux des demis de coin Denzal Ward (mollet) et Dom Jones (genou); de celui de l'ailier rapproché David Njoku (genou); des joueurs de ligne offensive Wyatt Teller (mollet) et Jack Conklin (commotion); des plaqueurs défensifs Adin Huntington (quadriceps) et Maliek Collins (quadriceps); ainsi que celui du porteur de ballon Dylan Sampson (mollet et main), qui seront tous absents, pour la rencontre de dimanche au Soldier Field de Chicago. 

En perdant contre les Titans, dimanche dernier, Cleveland a été officiellement éliminé des playoffs, mais a amélioré sa position pour le prochain repêchage.   Il n'est pas exclu qu'un autre pivot puisse être sélectionné en première ronde de cet encan annuel.  En attendant, c'est une autre campagne perdante à oublier pour les médiocres Browns.  En 25 ans, ils n'auront eu que quatre saisons gagnantes : 2002 (fiche de 9-7), 2007 (10-6), 2020 (11-5), et 2023 (11-6).



D'autre part, les Bears ont également subi la défaite, la semaine dernière.  Ils se sont inclinés 28 à 21 contre leurs rivaux de division, les Packers de Green Bay (9-3-1), qui les ont ainsi devancés au premier rang de la section Nord de la Conférence Nationale.  Du même coup, les Ours sont tombés de la première place de l'Association jusqu'à la 7e et dernière position donnant droit à un ticket pour les séries de fin de saison.

Après la partie contre les Browns, les Bears auront trois gros défis à affronter pour finir leur calendrier.  Ils devront se mesurer tour à tour aux Packers, aux 49ers de San Francisco, et aux Lions de Détroit.  Ces deux matchs contre leurs principaux rivaux de division vont déterminer leur sort.  Leur dossier actuel d'une victoire, trois revers, contre les clubs de leur section, ne les avantage pas du tout.  Advenant de mauvaises performances dans les prochaines semaines, ils pourraient rater le tournoi du Super Bowl, cette année.

Il est donc important pour eux de ne pas échapper la victoire, dimanche, contre les faibles Browns.  Mais pour espérer l’emporter, ils devront surmonter quelques obstacles, à commencer par l’un des meilleurs défenseurs de sa génération, Myles Garrett (photo ci-dessous), auteur de 20 sacs, 31 plaqués pour perte, 32 coups portés aux quarts arrières, une passe rabattue, et trois échappés provoqués.  Avis de prudence au quart des Bears Caleb Williams !



La défensive des Browns peut aussi représenter un défi pour l'attaque des Bears.  Mais la semaine dernière, contre les Titans, elle a connu une de ses rares contre performance de la saison en accordant 31 points, et 184 verges au sol, dont 161 au porteur de ballon Tony Pollard.  Elle ne doit pas répéter cette défaillance contre les Bears.   Ceux-ci possèdent la deuxième meilleure offensive terrestre de la NFL, avec une moyenne de gains par partie de 152,6 verges.  

Ils pourraient donc dominer la rencontre grâce à leurs excellents demis offensifs, D'Andre Swift et Kyle Monangai, qui affichent tous deux une moyenne de 4,8 verges par course.  Cependant, du côté de l'attaque aérienne, le meilleur receveur de l'équipe, Rome Odunze (photo ci-dessous), blessé à un pied, a manqué le match contre Green Bay, la semaine passée, et son cas est encore incertain, pour l'affrontement de dimanche contre Cleveland.



L'autre facteur qui pourrait influencer ce duel, c'est le "pass rush" des Bears.  Il n'est guère efficace, ce qui pourrait donner les coudées franches au jeune quart des Browns, Shedeur Sanders.  On a pu voir de quoi il était capable dans ces conditions, sans pression, dimanche dernier face aux Titans.  

Outre ses grandes capacités de provoquer des revirements, la défensive des Bears n'est guère efficace.  Elle vient en 30e position de la NFL contre le jeu au sol (5,13 verges allouées par course), et en 25e place pour les points accordés (25,8 points par match).  Elle peut donc être vulnérable. 

La logique, le rapport de forces, les nombreux blessés chez le club visiteur, de même que les bookmakers, favorisent les Bears par 7½ points pour l'emporter à domicile, dimanche, contre une formation déjà éliminée, qui n'a plus rien à gagner.

Browns   20,      Bears    27.  

vendredi 24 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 8 : CLEVELAND À NEW ENGLAND ⇨ DRAKE MAYE FACE À LA MEILLEURE DÉFENSIVE DE LA NFL.



Le quart arrière Drake Maye connaît un début de saison fantastique établissant des records d'équipe détenus par le légendaire Tom Brady.  Mais jusqu'à maintenant, il n'a affronté qu'une seule défensive au-dessus de la moyenne (Caroline).   Dimanche, il aura à relever le défi contre la meilleure défense de la NFL, quand les Patriots de la Nouvelle Angleterre (5-2) accueilleront les Browns de Cleveland (2-5) au Gillett Stadium de Foxborough.

Les protégés de l'entraîneur Mike Vrabel sont sur une lancée de quatre victoires consécutives, dont les trois dernières ont été remportées à l'étranger.  Son équipe trône au premier rang de la division Est de la Conférence Américaine, devant les Bills de Buffalo.  Un résultat que personne n'avait prévu.  Mais les Pats n'ont qu'un gain en trois parties à la maison, cet automne, et le receveur Stefon Diggs a déclaré, cette semaine, qu'il était temps que lui et ses coéquipiers offrent de meilleures performances à leurs partisans, qu'ils n'ont guère gâtés jusqu'à maintenant, cette saison.

Pour leur part, les Browns s'amènent en Nouvelle Angleterre après avoir déclassé les Dolphins de Miami au compte de 31 à 6, dans de mauvaises conditions climatiques, à Cleveland, dimanche passé.  En marquant autant de points, ils brisaient une vilaine séquence de onze matchs au cours desquels ils n'avaient pas réussi à marquer plus de 17 points dans une partie.



Avec les succès que connaît leur demi offensif Quinshon Judkins (photo ci-dessus), les Browns ont trouvé leur identité : du football physique, des deux côtés du ballon.  Ce qui les rend compétitifs, même dans la défaite.  Judkins n'aura cependant pas la tâche facile contre la défensive contre le jeu au sol des Patriots, qui se classe au 3e rang du circuit Goodell, avec une faible moyenne de 3,44 verges permises par course.

Ces signes de robustesse et d'intensité, on les retrouve aussi dans leur attaque aérienne qui est menée par leurs deux gros ailiers rapprochés : David Njoku (23 réceptions pour 223 verges et un touché en six matchs, mais il est présentement blessé), et l'excellente recrue Harold Fannin (32 réceptions pour 290 verges et un touché).

La défensive des Browns, -la meilleure de la NFL pour les verges totales accordées avec 256,1 en moyenne par match, et une moyenne de seulement 3,26 verges allouées par portée, sur les jeux au sol-, est menée par les solides joueurs de ligne Myles Garrett (5 sacs), et Maliek Collins (3½ sacs ⇨ no 96, ci-dessous).



Mais les Browns ont perdu leurs trois matchs lorsqu'ils étaient le club visiteur, cette saison, et par une marge moyenne de 20,7 points par rencontre.

Même si leur défensive est étanche, le quart Drake Maye devrait en faire assez dimanche pour conduire son équipe à la victoire.  La semaine dernière contre les Titans, à Nashville (victoire des Pats 31 à 13), il a été phénoménal en complétant 21 de ses 23 passes pour un pourcentage record de 91,3 %.  Il a battu le record de franchise de Tom Brady (88,5 %) établi en décembre 2009.

De plus, en réussissant une 3e partie avec deux passes de touché, un pourcentage de passes complétées d'au moins 80 %, sans lancer d'interception, il est devenu seulement le 3e quart arrière dans la NFL à accomplir un tel exploit (Drew Brees en 2018, et Jared Goff en 2024). 
 


Il excelle contre les couvertures homme pour homme, le système de défense la plus souvent employé par les Browns.  Il est le meneur de la Ligue pour les passes de 50 verges et plus (efficacité parfaite de 158,3).  Sur ce genre de jeux, il peut compter sur son receveur Stefon Diggs (photo ci-dessus) qui est un spécialiste pour trouver des ouvertures en milieu de terrain.

Précis comme passeur, Maye peut aussi étirer les jeux en courant avec le ballon et en s'avançant dans la pochette protectrice pour éviter les chasseurs de quarts ennemis.  Présentement, il est considéré dans le top-5 des favoris pour le titre de joueur par excellence (MVP) de la Ligue Nationale.

Les Patriots sont favoris par 7½ points contre les Browns, dimanche après-midi, 13 heures.  La défensive des deux équipes est forte contre le jeu au sol.  Et le quart arrière recrue des Browns, Dillon Gabriel ne peut pas compétitionner à la hauteur du talent de son homologue Drake Maye.  Ce dernier fera la différence avec son attaque aérienne.



Coach Vrabel a vanté Maye (ci-dessus), cette semaine, en affirmant qu'il répond à toutes ses attentes et ses exigences, jusqu'ici, cette année.  La seule chose qu'il n'aime pas, c'est que Maye subit trop de sacs (22).  Comme son jeune protégé, Vrabel est dans la course aux honneurs, mais lui, c'est à titre d'entraîneur de l'année dans la NFL.

Chez les Browns, pendant ce temps, certains observateurs croient même qu'on pourrait voir le substitut de Gabriel, Shedeur Sanders, dans ce match, si le pointage est élevé en faveur du club local.  Ce sera à surveiller car bien du monde pense que Sanders est une carte cachée, et que c'est plutôt lui qui a le meilleur potentiel pour être le quart numéro 1 des Browns.

Browns  16,     Patriots  23.      

vendredi 10 octobre 2025

NFL 2025, SEMAINE 6 : CLEVELAND À PITTSBURGH, ⇨ LE CHEMIN S'OUVRE POUR LES STEELERS VERS LE CHAMPIONNAT DE LA DIVISION NORD DE L'AFC.



Avec les déroutes des Ravens de Baltimore (1-4) et des Bengals de Cincinnati (2-3), la voie vers le titre de champion de la division Nord de la Conférence Américaine semble se dégager pour les Steelers de Pittsburgh (3-1).  Ce n'est pas ce qui était prévu.

L'équipe du coach Mike Tomlin (photo ci-dessous) a bénéficié d'une semaine de repos (bye) pour se préparer au choc de dimanche contre leur autre rival de division, les Browns de Cleveland (1-4), qui rentrent d'un éprouvant voyage à Londres, après leur défaite serrée de 21 à 17 contre les Vikings du Minnesota. 

Les Steelers ont une fiche éloquente de 14 victoires, quatre défaites, après les "bye", depuis 2007.  Ils ont remporté leur huit derniers matchs après ce genre de congé.  Pour leur part, les Browns n'ont pas gagné à Pittsburgh depuis 2003.  Ils ont perdu 19 de leurs 20 dernières rencontres là-bas.



Leur offensive n'est pas suffisamment forte pour espérer causer la surprise d'une victoire imprévue dimanche.  Elle n'a pas marqué plus de 17 points dans un match cette saison, et elle est au dernier rang de la Ligue avec une piètre moyenne de 14,6 points marqués par match.  Elle se freine trop souvent avec des pénalités, et elle n'est pas assez efficace pour réussir à convertir les 3e essais.  

Mais leur féroce défensive est l'une des meilleures de la NFL, et elle devrait garder le club dans le match contre l'attaque des Steelers, qui est de nature conservatrice mais opportuniste, tout en limitant les erreurs et les revirements.

La grande différence entre ces deux belligérants se situe au niveau de l'expérience.  Par exemple, le vétéran quart des Steelers, Aaron Rodgers, en est à sa 21e année dans la NFL, tandis que son homologue, Dillon Gabriel, commence sa première saison, après avoir eu son premier départ, dimanche dernier, à Londres.



Il a bien paru à cette occasion, en complétant 19 passes sur 33, pour 190 verges, deux touchés, et aucune interception.  Il est apparu calme, patient, en contrôle, et il a démontré beaucoup de sang froid.  Il est maintenant le titulaire du poste de quart partant, après l'échange qui a envoyé Joe Flacco à Cincinnati.

Mais les Steelers ont probablement conçu des simulations de couvertures de passes, et élaboré des schémas de jeu, pour le dérouter dans ses lectures de leur défense. C'est là que son inexpérience pourrait lui jouer de mauvais tours.  La défense de Pittsburgh est experte pour provoquer des revirements.  C'est la 2e meilleure de la NFL à ce chapitre avec 10 (cinq interceptions et autant d'échappés recouvrés).

Gabriel n'est pas la seule recrue des Browns qui a démontré de belles promesses.  Le porteur de ballon Quinshon Judkins a continué d'impressionner à Londres, avec 23 courses pour des gains au sol de 110 verges.



L'ailier rapproché recrue Harold Fannin (ci-dessus) attire aussi l'attention.  Il a marqué un touché contre les Vikings, et avec 21 réceptions de passes cette année, il est le meilleur de son équipe, à ce chapitre.  Il forme un bon duo d'ailiers rapprochés avec David Njoku.     

L'attaque aérienne des Browns est toutefois limitée pour les jeux explosifs sur de longues passes.  Seul l'ailier éloigné Jerry Jeudy réussit ce genre de frappe, son coéquipier Cedric Tillman étant encore absent à cause d'une blessure aux ischio-jambiers.

Ce problème vient en partie du fait que la ligne offensive des Browns est souvent responsable de ruptures, dans la protection du quart arrière, lors des situations de passe.  Elle a déjà accordé 14 sacs cette saison, un chiffre identique à celui enregistré par la défense des Steelers.  Ce sera donc un point à surveiller dimanche à Pittsburgh.  
 


À ce sujet, les nouvelles sont meilleures du côté des représentants de la ville de l'acier.  Le demi offensif et receveur de passes, Jaylen Warren (photo ci-dessus), a profité de la semaine de congé supplémentaire de son club, pour guérir sa blessure.  Il reviendra au jeu dimanche contre Cleveland.  Mais son coéquipier receveur Calvin Austin (épaule), et le demi de coin étoile, Jalen Ramsey (ischio-jambiers), sont des cas incertains pour cet affrontement.

Le groupe d'entraîneurs des Steelers a dû travailler fort durant le congé, car en dépit de la fiche positive de l'équipe, il reste beaucoup de place à l'amélioration en attaque comme en défense.  Aaron Rodgers s'intègre progressivement au système offensif du coordonnateur Arthur Smith, mais ça demeure un "work in progress".  

Contre les Browns, même s'il réagit généralement bien contre le blitz, Rodgers devra garder à l'oeil Myles Garrett, le meilleur joueur défensif de la Ligue Nationale, qui met toujours beaucoup de pression sur les lignes offensives, et les quarts arrières adverses.



Rodgers (ci-dessus) n'a plus la mobilité d'antan, il est porté à garder longtemps le ballon en tentant de prolonger les jeux, et en cherchant ses receveurs à découvert.  Ça pourrait le rendre vulnérable à des sacs de la part des chasseurs de quart des Browns, qui en ont déjà réussi 14 cet automne.

Rodgers entretient une belle complicité avec le receveur D.K. Metcalf, mais l'ajout d'une autre menace similaire, pour les longues passes, serait un atout apprécié et même nécessaire.  L'attaque aérienne de Pittsburgh ne produit que 183,5 verges par partie, et se situe seulement en 27e position dans le circuit Goodell, cette année.

Mais la tendance de la tertiaire des Browns à se faire surprendre par de longues passes (41 fois cette saison) pourrait favoriser Aaron Rodgers et ses receveurs.  C'est probablement la seule faiblesse de cette défensive autrement très étanche.



Parlant de défense, le coordonnateur Teryl Austin (ci-dessus) doit aussi solutionner plusieurs problèmes, surtout en couverture de passes.  Les Steelers sont 30e dans la NFL en défense anti aérienne, avec une ronflante moyenne de 260,5 verges accordées par la voie des airs.  Mais la situation s'est améliorée à cet égard au cours des deux derniers matchs.

Les Steelers aimeraient bien établir leur attaque au sol dimanche contre les Browns, afin de bien préparer le «play action».  Surtout que le porteur de ballon Kenneth Gainwell a semblé émerger au cours des récentes rencontres.  Mais ce sera une tâche difficile contre la défense des Browns, la meilleure de la NFL contre l'attaque terrestre.



Si attaquer cette solide défense de cette façon devient trop compliquée, Aaron Rodgers devra plutôt se fier à ses receveurs pour infliger des dommages dans les rangs ennemis.  Il a l'expérience pour y arriver, avec ses bonnes lectures, son excellent timing, et la précision de ses passes, qui le servent efficacement, afin de trouver des trous, dans les zones de couverture défensive.

On s'attend à un match physique et rude, comme c'est la tradition entre ces deux adversaires du Nord de l'AFC.  Les défensives devraient être à l'honneur, et le score final peu élevé.  Les Steelers sont les favoris pour l'emporter par 6½ points.  Et c'est ce qui devrait se produire.

Browns  16,   Steelers  23.   

lundi 1 septembre 2025

NFL 2025, SEMAINE 1 : CINCINNATI À CLEVELAND, LES CHASSEURS DE QUART DES BROWNS À L'ASSAUT DE JOE BURROW.



LES  BENGALS  DE  CINCINNATI  SONT  FAVORIS  POUR  L'EMPORTER  EN  LEVER  DE  RIDEAU  À  CLEVELAND  CONTRE  LES BROWNS,  MAIS  LEUR  TENDANCE  À  MAL  DÉBUTER  LES  DERNIÈRES  SAISONS  POURRAIT  JOUER  CONTRE  EUX.

L'année dernière, les Bengals de Cincinnati ont commencé la saison en perdant quatre de leurs cinq premiers matchs.  La saison précédente, en 2023, ils avaient essuyé trois défaites lors de leurs quatre premières rencontres, dont un revers embarrassant de 24 à 3 face aux Browns à Cleveland lors du match d'ouverture.  Dans les deux cas, ils ont terminé avec une fiche de 9-8, insuffisante pour accéder aux séries éliminatoires.

On peut dire que ces mauvais débuts ont gâché leurs dernières campagnes. Pour une équipe de premier plan, qui était venue proche de remporter le Super Bowl, en février 2022 (défaite de 23 à 20 contre les Rams), c'étaient d'énormes gâchis.

Ils ne peuvent pas se permettre un autre faux départ cette année, alors qu'ils affrontent les Browns pour débuter la saison 2025-26, dans un nouvel épisode de la "bataille de l'Ohio".

On sait déjà quel sera l'enjeu principal de ce choc entre ces deux grands rivaux de la division Nord de la Conférence Américaine.  Le rude front défensif de Cleveland, l'un des meilleurs de la NFL, devra bousculer le faible front offensif des Bengals, pour parvenir à presser le quart Joe Burrow et l'empêcher de compléter ses passes à ses excellents receveurs Ja'Marr Chase et Tee Higgins.



Cependant, Burrow (photo ci-dessus) excelle sous la pression des chasseurs de quart adverses.  Il fait partie des meilleurs à son poste pour lancer rapidement ses passes, tout en limitant les revirements, même dans des situations où le temps manque.  Mais dans ces circonstances, il est vrai que ces passes sont inévitablement plus courtes que s'il avait le temps de tenter de longs jeux pour Chase, le meilleur ailier éloigné de la NFL.  

En cas d'urgence, Burrow peut également compter sur un dépanneur fiable en lançant le ballon à son demi offensif Chase Brown, dont on estime qu'il pourrait amasser 1 500 verges de gains combinés, passes et courses, cette saison.

Dimanche, à 13 hres, au bruyant "Dawg Pound" de Cleveland, on s'attend à un match chaudement disputé, au cours duquel la féroce défensive des Browns pourrait faire la vie dure à Burrow (i.e. sacs) et au reste de l'attaque des Bengals.  Cleveland a dans ses rangs le meilleur joueur défensif de la Ligue en l'ailier extérieur Myles Garrett; et le demi de coin étoile Denzel Ward surveillera étroitement Ja'Marr Chase pour l'empêcher de gagner la partie à lui seul, comme il peut parfois le faire.

Mais de l'autre côté, chez les Bengals, il ne faut pas oublier que c'est Trey Hendrickson, l'homologue de Garrett à la même position, qui a été le meilleur chasseur de quart de la NFL avec 17½ sacs, la saison passée.  Garrett a fini 2e, avec 14 sacs. 
 


La réplique offensive des Browns pourrait toutefois être assez limitée étant donnés les effectifs modestes de l'équipe, de ce côté-là du ballon.  Avec le vétéran quart arrière Joe Flacco, 40 ans (photo ci-dessus), à la tête de l'attaque, et sa mobilité réduite derrière une ligne offensive douteuse (27e de la NFL l'an passé, pour la protection sur les jeux de passes), il n’est pas surprenant que les experts aient désigné ce club comme celui qui marquera le moins de points cette saison dans la NFL.

À défaut d'être une grande menace pour le jeu aérien, Flacco peut profiter de sa vaste expérience pour garder son sang froid, dans l'excitation générale de ce match d'ouverture, et diriger une attaque conservatrice qui évitera les risques inutiles et les erreurs coûteuses.

Du même coup, cependant, la production offensive du club local risque d'être anémique, à moins que les Bengals prennent les Browns à la légère.  Flacco dispose tout de même d'armes offensives non négligeables avec l'ailier espacé Jerry Jeudy (photo ci-dessous), et l'ailier rapproché David Njoku.  Et la tertiaire des Bengals est très vulnérable.



C'est tout le contraire pour leurs adversaires de dimanche.  Avec tout leur talent offensif, les Bengals ont la capacité d'illuminer rapidement le tableau de pointage, à condition que leur ligne offensive tienne bon.  Mais on s'attend à un bas pointage pour cette affrontement, les deux clubs jouant de prudence, et le jeu au sol étant à l'honneur.

Au final, Joe Burrow, l’un des meilleurs quarts arrières de la Ligue Nationale, s’imposera grâce à son talent, son leadership, et sa capacité de faire des jeux explosifs.  Il surmontera l'adversité de la solide défense des Browns, et offrira une victoire serrée à son équipe, malgré les cris enflammés de l'assourdissant "Dawg Pound", une foule enragée qui tentera de faire valoir l'avantage du terrain à son équipe.  Une équipe à qui les experts prédisent le dernier rang de la NFL, avec une fiche de trois victoires seulement...

🏈🏈🏈

N.B. → Pour une analyse plus approfondie de l'alignement des deux clubs, voir mes articles précédents.


samedi 19 juillet 2025

PRÉVISIONS NFL 2025 : LES BROWNS DE CLEVELAND AURONT ENCORE UNE DES PIRES OFFENSIVES.



L'APRÈS  DESHAUN  WATSON  N'EST  PAS  PLUS  RELUISANT  À  L'ATTAQUE  AVEC  UN  MANQUE  DE  TALENT  À  TOUTES  LES  POSITIONS...


Il a fallu une éternité et une fortune pour que la direction des Browns de Cleveland réalise que recruter le quart-arrière Deshaun Watson a été probablement la pire erreur de toute l'histoire de la Ligue Nationale de Football.

Après une deuxième rupture de son tendon d'Achille droit, Watson (photo ci-dessous) risque de manquer toute la prochaine saison et d'avoir joué son dernier match avec l'équipe de l'État de l'Ohio.

Même après la restructuration de son contrat colossal, il restera un énorme fardeau financier qui limite le budget de l'équipe. Et qui l'empêche d'avoir la liberté nécessaire pour recruter de bons joueurs, que ce soit par le marché des agents libres ou par des transactions.
  


Ceux qu'on parvient à faire signer ne sont que des locations à court terme, généralement d'une année.  Et plusieurs joueurs actuels écoulent la dernière année de leur contrat.

Au poste le plus crucial de l'alignement, celui de quart arrière, la situation est vraiment préoccupante.  Quatre nouveaux joueurs sont en lice pour le poste de titulaire. Le vétéran Joe Flacco, âgé de 40 ans, et le médiocre substitut Kenny Pickett devraient se disputer la place de numéro un. Cependant, si l'équipe ne performe pas, les recrues Dillon Gabriel et Shedeur Sanders pourraient avoir leur chance.

Peu importe qui prendra place derrière le centre pour lancer le ballon, cela ne représentera pas un atout majeur pour l'équipe...



Chez les porteurs de ballon, Nick Chubb n'est plus présent. Devenu agent libre, il a rejoint les Texans de Houston.  C'est donc son adjoint de l'an dernier, Jerome Ford (photo ci-dessus), qui prendra sa place.  Il a montré de belles aptitudes dans un rôle limité (5,43 verges de gains par portée), mais reste à savoir s'il peut aussi bien performer sur une base régulière.

Derrière lui, la recrue Quinshon Judkins aurait pu représenter une option intéressante, mais il doit faire face à la justice pour avoir agressé sa copine. Il reste sans contrat et risque d'être suspendu par la Ligue.

Cela ne laisse que la recrue Dylan Sampson et le remplaçant Pierre Strong comme options pour épauler Ford.



Chez les receveurs, ce n'est pas non plus l'Eldorado.  Jerry Jeudy (photo ci-dessus) a réalisé une belle saison l'année dernière, et l'ailier rapproché David Njoku pourrait bien rebondir cette saison après avoir rencontré des difficultés dues à une blessure qui l'a contraint à manquer six matchs lors de la campagne 2024-2025.

L'autre poste de titulaire à l'aile éloignée devrait être repris par Cedric Tillman, qui a également manqué six matchs la saison dernière en raison d'une blessure.

À l'image du reste de l'offensive, la ligne d'attaque manque de qualité, ce qui laisse penser que, comme l'année dernière, les Browns risquent de terminer parmi les derniers en termes de points marqués.



Du côté défensif, on ne comprend toujours pas pourquoi les Browns ont autant peiné en 2024-2025.  Sur papier, ils possèdent de bons joueurs, notamment sur la première ligne.  On dirait bien que les mauvaises performances de l'attaque ont fini par affecter le rendement des joueurs de l'autre côté du ballon.

Après avoir demandé un échange, estimant que l'équipe n'avait pas un avenir prometteur en tant que formation gagnante, la star défensive de Cleveland, Myles Garrett (photo ci-dessus), a été convaincue de rester grâce à une prolongation de contrat de quatre ans pour la somme astronomique de 160 millions de dollars.

Ses coéquipiers et lui devraient retrouver leur forme en 2025-2026 après la mauvaise campagne de l'année dernière. La défense des Browns dispose de trop de talent dans ses rangs pour ne pas se redresser cette saison.



Les Browns ont sélectionné le plaqueur défensif Mason Graham au premier tour du plus récent repêchage (5e choix au total, en provenance de Michigan) pour renforcer une première ligne défensive qui était déjà très solide.

Avec Jordan Hicks au centre, la seconde ligne défensive ne posera aucun problème non plus.

En ce qui concerne la tertiaire, Denzel Ward et Greg Newsome (photo ci-dessous) devraient revenir en pleine force.



Avec un effectif limité en attaque et l'un des calendriers les plus exigeants de la saison en NFL, les Browns ne peuvent guère espérer faire mieux que leurs trois modestes victoires de l'année dernière.  Leurs probabilités de succès ne sont bonnes que pour quatre rencontres.

Comme cela a été le cas au cours des 25 dernières années, les supporters de l'équipe devront probablement prendre leur mal en patience encore cette saison.

CALENDRIER DES BROWNS DE CLEVELAND



dimanche 25 août 2024



SAISON  2024-25  DES  BROWNS  DE  CLEVELAND  : L'ÉQUIPE  DE  KEVIN  STEFANSKI  PEUT-IL  RÉPÉTER  SES  SUCCÈS  DE  L'AN  PASSÉ  ?


Nous initions aujourd'hui notre investigation des clubs de la division Nord de la Conférence Américaine.  Point de départ : les Browns de Cleveland.

Grâce à leur super défensive, et à la compétence offensive de l'entraîneur en chef Kevin Stefanski, les Browns de Cleveland ont fait des miracles, l'an passé, en réussissant à se classer en séries éliminatoires avec une fiche de 11-6, et ce, malgré plusieurs blessures de longue durée à des joueurs clés.

Qui aurait pu gager qu'avec la perte de leur meilleur atout à l'attaque, -le porteur de ballon d'élite Nick Chubb-, dès le deuxième match; ainsi que la fin de saison prématurée de leur quart arrière de 230 millions de dollars Deshaun Watson, lors de la semaine no 6, les Browns auraient pu s'en tirer aussi bien ?

La blessure de Chubb était pénible à voir (photo ci-dessous).  Plusieurs ligaments de son genou ont été sévèrement endommagés, ce qui a nécessité deux opérations chirurgicales délicates.  Il est toujours en réhabilitation, et il pourrait manquer au moins le premier mois de la prochaine campagne.



Pour sa part, Watson a subi une rare et sérieuse blessure à l'épaule de son bras avec lequel il lance le ballon.  Il a raté le reste de la dernière saison, et on ignore s'il aura complètement retrouvé la forme, à temps pour l'ouverture des activités régulières cet automne.

C'est donc dire que les Browns ont dû se débrouiller sans eux.  L'attaque au sol en a souffert.  Avec Chubb, elle avançait au rythme de 146,5 verges par rencontre (4,7 verges par course).  Sans lui, cette moyenne est tombée à 118,6 (3,9 verges par course).

Pour remplacer Chubb, Stefanski a procédé par comité, avec principal titulaire Jerome Ford (813 verges, 4 verges par portée / photo ci-dessous), Kareem Hunt (411, 3 en moyenne par course + neuf touchés), et Pierre Strong Jr (291 verges, 4,6 par essai).



On a quand même évité le désastre puisque cette attaque au sol rafistolée a fini au 12e rang de la NFL avec 2 017 verges de gains.  On devrait répéter l'expérience cette saison, en attendant le retour au jeu de Chubb.  Hunt est maintenant agent libre et c'est D'Onta Foreman, avec les Bears l'an passé, qui a pris sa place dans l'alignement.

Lui, et Strong, ont été blessés lors du présent camp d'entraînement, et Watson a eu mal au bras de la même épaule, opérée la saison passée.

Les blessures ont également affecté la très solide ligne offensive (dans le top 5 de la NFL) en 2023-24.  Jack Conklin, le plaqueur à droite, va tenter un retour au jeu après avoir raté presque la dernière saison au complet, en raison d'une grave blessure à un genou (plusieurs ligaments endommagés).

Il pourrait devoir changer de côté et ainsi s'en aller à gauche, puisqu'une série de blessures aux occupants habituels de ce poste, sont également hors de combat, au camp d'entraînement.  Dawand Jones, qui revient aussi d'une opération au genou en décembre dernier, pourrait prendre sa place comme plaqueur à droite.



Les Browns ont le luxe de pouvoir compter sur deux Pro Bowleurs sur cette ligne : les gardes Joel Bitonio (photo ci-dessus) et Wyatt Teller.

Les Browns avaient besoin d'aide chez les receveurs éloignés, seul Amari Cooper (1 250 verges de gains en 15 parties jouées, moyenne de 17,4 verges par réception, + cinq touchés) représentant une menace dangereuse pour les défenses ennemies.

Ils ont obtenu Jerry Jeudy via un échange avec les Broncos de Denver.  Jeudy, un choix de première ronde (15e au total) au repêchage de 2020, n'a jamais répondu aux grandes attentes à son sujet, mais il est tout de même une meilleure option, comme ailier no 2, que les autres receveurs de l'équipe actuelle.

Les Browns ont promu Elijah Moore au poste de receveur no 3, mais ils espèrent que Cedric Tillman, -présentement en progression à sa deuxième saison avec eux-, lui fera la lutte pour l'exclusivité de la position.

Manquant de receveurs espacés de qualité l'an dernier, les Browns ont utilisé à outrance l'ailier rapproché David Njoku.  Sa production s'en est ressentie : 81 ballons captés pour 882 verges et six touchés.  De loin sa meilleure saison à vie.  À noter cependant, que Njoku n'a jamais développé une bonne chimie avec Deshaun Watson (photo ci-dessous).  Ses succès de l'an passé ont été réalisés avec les autres pivots qui ont dirigé l'attaque.



La grande question demeure au poste de quart arrière.  Avant de se blesser, Deshaun Watson a eu quelques relents de ses anciens exploits avec les Texans de Houston (2017 à 2020).  Pendant cette période avec le club du Texas, il s'était forgé un remarquable coefficient d'efficacité de 104,5 qui le plaçait dans le top des QBs de la NFL.

Puis, en 2022, après son échange à Cleveland, (moyennant six hauts choix de repêchage), et une suspension de onze parties pour mauvaise conduite, Watson est revenu au jeu, mais sa tenue a été lamentable.

Depuis son arrivée à Cleveland, il n'a disputé que  12 matchs.  Son pourcentage de passes complétées s'est affaissé de 70,2 %, à sa dernière saison à Houston en 2020, à 59,8 % avec les Browns.  Il a amassé 2 217 verges de gains aériens, 14 passes de touché, contre neuf interceptions, pour un coefficient d'efficacité de 81,7 (comparé à 112,4 à sa dernière saison avec les Texans).

Tout ça en mettant en perspective qu'il compte pour 64 millions de dollars par année (jusqu'en 2026), soit le quart de la masse salariale de son club !!!



Ses déplorables performances avec les Browns ont amené les experts à le classer au 34e rang des quarts arrières de la NFL.  Même pas à la hauteur des 32 QBs partants du circuit Goodell.  C'est dire la profondeur de sa déchéance, lui qui n'est plus le même joueur, depuis qu'en 2020, il a été accusé par une vingtaine de femmes, pour des inconduites sexuelles.

Chez les Browns, on s'inquiète aussi de sa durabilité puisqu'il est souvent ennuyé par des blessures.

Après le commencement de son long séjour à l'infirmerie, les Browns ont éprouvé des difficultés sous la direction des quarts arrières substituts Dorian Thompson-Robinson, P.J. Walker et Jeff Driskel.

En désespoir de cause, les Browns ont alors lancé un S.O.S. au vieux Joe Flacco, 38 ans, qui était sans emploi, et qui craignait que sa carrière soit terminée.  Bien guidé par le coach Stefanski, Flacco a bien géré l'offensive qui, supportée par une défensive agressive, a suffisamment bien joué pour que Cleveland sauve sa saison, en gagnant quatre de ses cinq dernières rencontres.



Flacco (photo ci-dessus) et les Browns se sont ensuite fait battre à plates coutures par la marque de 45 à 14, au profit des Texans de Houston, et de leur merveilleux quart arrière recrue C.J. Stroud.

Flacco a mérité le titre de "retour de l'année" dans la NFL (Come Back Player of the Year), mais les Browns n'ont pas retenu ses services cette année.  Il a été embauché par les Colts d'Indianapolis.  Pour le remplacer, et comme polices d'assurance, Cleveland a fait signer des contrats aux réservistes Jameis Winston (ex-Saints et ex-Bucs), et Tyler Huntley (ex-Ravens).

N'eut-été de leur défensive à toutes épreuves, les Browns n'auraient pu atteindre les séries de fin de saison.  Ils l'ont encore améliorée dans l'entre saison avec les additions du secondeur de ligne Jordan Hicks (ex-Vikings), et du plaqueur Quinton Jefferson.

Autour de Myles Garrett, le joueur défensif de l'année dans la NFL en 2023-24, le "front 7" compte des vedettes aguerries comme Shelby Harris, Za'Darius Smith, et Dalvin Tomlinson.  Mais c'est le trio de demis de coin des Browns qui est le plus impressionnant.  Denzel Ward (photo ci-dessous), Martin Emerson Jr, et Greg Newsome II, étouffent littéralement les attaques aériennes des clubs opposés.



La défense anti-aérienne des Browns n'a concédé que 2 800 verges aux adversaires, avec un faible coefficient d'efficacité de 74,7 aux QBs ennemis (2e position dans la NFL).  Globalement, en faisant le total des verges allouées (au sol + dans les airs), cette excellente brigade a aussi terminé au sommet de la Ligue avec 4 593.  En moyenne, les attaques adverses ne gagnaient que 20,7 verges par série de jeux (1er rang de la NFL).

L'unité défensive de Cleveland a aussi réussi à soutirer le ballon aux opposants à 28 reprises (5e position de la Ligue).  Cela contre balançait les 37 revirements commis par l'offensive de l'équipe (pire nombre dans le circuit).

Dirigée de main de maître par le coordonnateur Jim Schwartz, cette défensive impeccable avait brillé dès le premier match, l'an dernier, en tenant la grosse offensive des Bengals de Cincinnati à un famélique 142 verges, et trois petits points, dans une victoire de 24 à 3 des Browns.

Les blessures sont aussi un problème pour les unités spéciales.  Le botteur de précision Dustin Hopkins est fiable, mais il est souvent blessé.  Il était d'ailleurs encore ennuyé par une blessure mineure au camp d'entraînement, cet été.  Heureux de son travail, les Browns ont renouvelé le contrat du botteur de dégagement Corey Bojorquez.



En ce qui concerne les retourneurs de bottés, James Proche II (dégagements), et Pierre Strong Jr (bottés d'envoi), semblent tout désignés pour cette tâche.  Mais une rotation à ces postes n'est pas exclue avec Jaelon Darden, Jerome Ford, et même le demi offensif Nyheim Hines, si celui-ci peut parvenir enfin à se rétablir de la blessure au genou qui l'a mis au rancart pour toute la saison dernière.

Le thème des blessures revient toujours dans l'évaluation des possibilités pour que les Browns traversent avec succès la prochaine campagne.  Est-ce que les graves blessures aux joueurs clés de l'an passé les affecteront encore en 2024-25 ?

Les Browns ont bien tiré leur épingle du jeu malgré l'absence prolongée des Watson, Chubb et compagnie, la saison dernière.  Ça ne veut pas dire qu'ils seront en mesure de le faire si cette fâcheuse situation se répète cet automne...



Le calendrier est brutal en fin de saison.  Les Browns vont rencontrer successivement les Chiefs, les Bengals, les Dolphins et les Ravens...  Pas exactement une promenade dans le parc...

Les pronostics ne sont guère favorables.  Les parieurs et les experts leur projettent seulement un bilan de .500.  Mais avec une défensive aussi dominante, et une offensive améliorée, bien guidée par des entraîneurs chevronnés, les Browns devraient pouvoir encore chauffer les Bengals et les Ravens dans la très forte division Nord de l'AFC.  Et ce, même avec un Deshaun Watson très ordinaire comme quart arrière...

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Pour d'autres analyses, voir les références dans l'article précédent : (https://footballmaniaavechacksaw.blogspot.com/2024/08/saison-2024-25-des-cowboys-de-dallas-de.html).